L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Dim 8 Mai 2016 17:09 
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Je devais avoir une soixantaine d'années lorsque je me suis retrouvé piégé par une meute de chiens affamés dans les rues putrides de Raynna. Je me souviens en avoir étripé quelques-uns, non sans subir plusieurs morsures, avant de tomber et de me faire littéralement ensevelir par la meute grouillante et féroce. Je me serais fait dévorer vivant cette nuit là, si le tumulte n'avait pas dérangé un habitant du quartier. Quelques coups de fouet bien sentis ont vite dispersé les clébards et ce n'est qu'à cet instant que le gaillard s'est aperçu de ma sanglante et misérable présence. Il a alors fait claquer à nouveau son arme, dont la lanière m'a lacéré le dos à plusieurs reprises tandis qu'il fulminait:

"Bougre de connard de gosse! J'vais t'apprendre à semer le bordel devant chez moi!"

Douce Raynna...elle ne me manquera pas trop, je pense. Pas plus que les endroits où je me suis rendu plus tard à vrai dire. Ma vie n'a été qu'obligations, contraintes, ténèbres en somme lorsque j'y repense. Elle non plus ne devrait pas trop me manquer. Mais, foutriquets de divinités malveillantes, ayez au moins la décence de me laisser crever en paix au lieu de me secouer comme un sac de patates!

J'émerge péniblement, lentement, de mon inconscience, ouvrant des yeux vitreux sur...un monstre écailleux qui s'obstine avec un bel enthousiasme à défoncer mon armure de ses crocs pour accéder à sa pitance! Cette saleté s'apprête à me bouffer vivant, comme les chiens de Raynna autrefois!!! Mon esprit fonctionne au ralenti, vaseux et brumeux, mais il me reste une bribe d'instinct de survie salutaire et, surtout, une étincelle de sauvagerie abyssale qui s'embrase au spectacle désolant offert à ma vue. Je rassemble les parcelles éparses d'énergie qui demeurent en moi et sans réfléchir je cogne de toutes mes forces sur le faciès immonde de la créature en hurlant de rage!

Elle recule, probablement plus du fait de la surprise que de mon coup, j'en profite aussitôt pour tenter de me relever malgré la nausée qui me soulève le coeur à cet effort. Alors que je prends appui par terre de la main droite pour parvenir à me redresser, mes doigts m'informent qu'ils sont posés sur quelque chose de froid, dur et assez tranchant pour m'entailler légèrement les doigts. Ma dague! L'une de mes dagues, et je me fiche bien de laquelle il s'agit pour une fois! Je tâtonne fébrilement pour en saisir la poignée, et la relève brusquement pour la pointer devant moi tandis que le lézard m'assaille à nouveau! Le maudit saurien s'empale sur ma lame qui plonge dans ses entrailles jusqu'à la garde, mais cela ne l'arrête pas et il s'abat lourdement sur moi en cherchant ma gorge de sa gueule écumante!

Avec la force que seul donne le désespoir le plus absolu je saisis son cou de ma main libre pour écarter sa tête et empêcher ses crocs de me défigurer, plongeant frénétiquement ma lame dans son ventre à plusieurs reprises avec une sauvagerie démente! Nous roulons au sol, empêtrés l'un dans l'autre et faisant de notre mieux pour achever notre adversaire à l'agonie, sans plus nous soucier des coups que nous recevons dans la confusion de cette mêlée primitive. Je ne sais combien de temps cela dure, certainement pas plus de quelques secondes, mais j'ai l'impression que la lutte dure une éternité alors que se consument inexorablement mes ultimes ressources. Le bras qui jusqu'à présent sauve ma trogne d'une morsure fatale faiblit, je le sens trembler et ployer irrévocablement, tout comme je sens l'haleine ignoble du reptile emplir mes narines alors que sans cesse les crocs se rapprochent. Ils ne sont plus qu'à quelques centimètres de mon nez lorsque soudain la créature mollit, puis meure après un dernier soubresaut qui manque m'achever également! Haletant, le regard brouillé de sang et d'épuisement, je la repousse comme je peux de côté sous peine d'être étouffé, n'y parvenant qu'à moitié avant qu'une virulente nausée ne me plie en deux.

Je vomis à plusieurs reprises, ma gorge brûlante m'apprenant vite que je n'ai plus que de la bile à rendre à la terre, mais c'est à peine si je sens cette douleur, simple piqûre de moustique en comparaison de la souffrance généralisée qui me taraude. Le monde vacille autour de moi, un voile écarlate passe par intermittences devant mes yeux, mais il me reste assez de conscience pour savoir que je vais succomber à mes plaies si je n'arrête pas très vite les hémorragies. Je n'ai pas trop de toute ma volonté pour ramper sous un arbre déraciné tout proche qui me semble sur le moment offrir un havre de paix à peu près sûr, manquant m'évanouir par trois fois, mais je finis malgré tout par rejoindre le précaire abri. Je prends quelques secondes pour récupérer mon souffle, puis farfouille dans mon sac pour en sortir de quoi bander mes plaies. Je déchire la chemise ainsi extraite de mes dents, puis utilise les bandes primitives ainsi confectionnées pour enserrer de mon mieux les blessures les plus inquiétantes. Là encore j'ignore combien de temps s'écoule, je m'évanouis une ou deux fois pendant quelques instants, mais je parviens à force d'obstination à faire cesser les saignements les plus dangereux, du moins je l'espère. Puis, vidé jusqu'à la moelle des os, je me laisse enfin partir dans une bienheureuse inconscience, avec à l'esprit l'image de certain visage et ces mots:

"Reste en vie."

(964 mots, soit 3217 au total)

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Kerenn


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Zenrin Kushu


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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Dim 8 Mai 2016 19:44 
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Crocs du Monde – Vers Illyria

Pour Earnar


    La vieille en croupe renifle de dédain aux paroles d’Earnar.

    - Si plus de gens ne pensaient qu’à ça, le monde s’en porterait mieux, jeune homme.

    Elle s’emporta alors sur les personnes ayant détruit sa maison :

    - Je n’en ai bigrement pas idée, moi, de ce qu’ils voulaient à ma maison ! Tout a été réduit en miettes et je n’ai rien pu retrouver dans les décombres.

    « Des elfes bleus à Illyria ? Autant demander s’il y a des elfes dans la cité, et la réponse serait de toute manière non ! Je ne sais pas d’où tu sors pour déblatérer de telles âneries, mais elles sont plus grosses que toi ! Entre ça et la Déesse…. Et puis Caherwyn, avoir un rapport avec le roi ? Non mais quelle idée ! Tu as une imagination débordante ! C’est fou !

    Alors que la vieille continuait son flot de radotages, ils arrivèrent en vue d’un premier village et elle demanda à descendre de croupe.

    - Je vais m’arrêter là, voir si ces gens savent quelque chose sur ceux qui ont cassé ma maison ! Quelle bande de rufians, non mais ! Et merci de la promenade, jeune homme !

    Sur ces paroles, elle s’en alla en clopinant et en radotant à son chat des paroles incompréhensibles sans attendre la décision d’Earnar. Il restait à celui-ci de décider ce qu’il allait faire, de continuer vers Illyria ou de suivre la vieille. Au-dessus, le soleil lui annonçait qu’il lui restait encore plusieurs heures de jour.

[Indique-moi ta décision et je poursuivrai la màj.]



Crocs du Monde – Vers Illyria

Pour Kerenn


    Les yeux de Kerenn s’ouvrent sur la nuit noire, seulement éclairée des étoiles et de l’une des lunes d’Elysian. Pourtant… il voit sans mal les arbres et leurs ombres vaciller dans la danse provoquée par une lumière changeante. Un crépitement sur sa gauche et, s’il tourne la tête, verra un feu s’élever.

    Loin d’être un feu sauvage et non maîtrisé, celui-ci s’agite dans un cercle de pierre. De l’autre côté se trouve une silhouette.

    - Vous vous réveillez, Kerenn prononce une voix féminine. Mais dormez-vous et récupérez vos forces. Nulle créature ne troublera votre sommeil cette nuit.

    S’il se redresse, il apercevra de l’autre côté des flammes la présence d’Ixtli, assise en tailleur, son épée en travers de ses genoux et les yeux brillants dans les flammes. Il pourra également remarquer que ses blessures ont été soignées et que de meilleurs bandages se trouvent à la place de ceux qu’il avait tant bien que mal placé.


Crocs du Monde – Terres du Nord


    - Prenez garde, répondit Svenja à la proposition de Baratume, un pli soucieux barrant son front.

    Elle les laissa néanmoins Baratume et Rivä s’élever dans les airs.

    Tous deux ne tardèrent pas à voir un promontoire se présenter devant eux, tout de glaces et de pierres grises aux reflets bleutés. Cette construction avait dû être montée bien, bien longtemps auparavant car il subsistait des traces de sa grandeur passée, témoin des peuples qui autrefois avaient dû traverser cette passe. Dorénavant, le tout était en ruines.

    Cependant, a peine Baratume et Rivä eurent-ils posé pied par terre qu’une créature fondit droit sur eux avec un cri d’aigle cent fois plus puissant que ce qu’un véritable aigle aurait poussé.

    La créature était pourvue d’ailes ornées de serres, comme si elles étaient à la fois ses pattes avant et ce qui lui servait à voler. Elle était pourvue d’un bec de rapace mais tout autour s’étendait ce qui ressemblait à une crinière de lion. Ses pattes arrières, elles, étaient griffues, et ce fut la première chose que vit Baratume avant de parvenir, de justesse, à éviter le coup.

    Image

[Combat dirigé pour ta pomme, p’tit gars.]


[Earnar – xp : 0,5 (questions) ;
Bratume – xp : 0,5 (décision) ;
Kerenn – xp : 0,5 (introspection), 1,5 (combat), 3 (longueur), 0,5 (bonus)]


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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Dim 8 Mai 2016 20:46 
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J'émerge peu à peu de mes ténèbres, m'efforçant de chasser de mes pensées la souffrance qui darde ses traits vicieux sans répit, de plus en plus féroce alors que je me rapproche d'un état conscient. Lorsque je suis parvenu à stabiliser ma respiration et les battements de mon coeur, je me résous à ouvrir enfin les yeux, me demandant quel autre prédateur rôde dans les environs et peu soucieux de mener un autre combat dans l'immédiat. Un feu?! Je me redresse prudemment sur un coude, somme toute étonné de ne pas ressentir de douleur plus aiguë à ce geste. Je plisse les paupières en apercevant une silhouette, ne parvenant pas immédiatement à l'identifier du fait de la lumière qui nuit fortement à ma vision nocturne. Mais une voix féminine s'élève alors, que je reconnais presque immédiatement avec une profonde incrédulité. Je m'exclame impulsivement:

"Ixtli?! Toi ici?!"

Je réalise à l'instant où mes mots franchissent mes lèvres que je l'ai tutoyée alors qu'elle s'est adressée à moi en me vouvoyant, aussi je me reprends rapidement:

"Hum, désolé de cette familiarité, je suis un peu...secoué."

Je me relève lentement, remarquant que mes blessures ont été soignées, puis que la jeune Aigail assise en tailleur tient en travers de ses genoux une lame dénudée, prête à nous défendre en cas de nécessité. Il me faut un moment pour parvenir à me tenir debout sans appui, mais je finis par me stabiliser, bien que le paysage nocturne s'entête à poursuivre une légère ronde autour de moi. Je m'approche en claudiquant du feu, dévisageant l'ambassadrice sans même songer que l'intensité avec laquelle je le fais pourrait la déranger. Ses prunelles semblent irradier de lumière dans les ténèbres, j'y rive l'ambre de mes yeux et murmure pensivement pour moi-même:

"Je vais finir par croire aux contes de fées..."

Pris de vertige je m'accroupis maladroitement face à elle, laissant le feu entre nous, puis lorsque cela passe, je la dévisage à nouveau et lui dis à mi-voix:

"Je ne sais comment vous remercier Ixtli...enfin, si, mais je voulais dire, dans l'immédiat."

Je marque une seconde de silence, m'efforçant de rassembler mes esprits éparpillés, puis reprends:

"Comment allez-vous? Et...par quel miracle êtes-vous auprès de moi cette nuit?"

J'ai bon nombre de questions qui me viennent mais je les garde par devers moi pour le moment, préférant lui laisser le loisir de répondre plutôt que de l'inonder de ma curiosité incrédule. J'attends donc, songeant fugacement qu'il faut que je récupère mes armes et mon cheval sans délai, pour autant qu'il ne soit pas déjà trop tard pour ce dernier qui pourrait aussi bien être retourné d'une traite à Ilmatar. Ce qui serait le comble de la misère à mes yeux, j'ai été engagé pour aider les Élémentaires, mais jusqu'à présent ce sont eux qui ont sauvé ma peau à deux reprises, pas de quoi être fier...il est exclu que je retarde encore ma quête en retournant à la cité des Sylphes, j'espère donc que ce maudit canasson traîne dans le coin. Je me lève donc en serrant les dents, m'apprêtant à chercher armes et monture dès que la belle Aigail m'aura répondu.

(560 mots)

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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Lun 9 Mai 2016 11:57 
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Crocs du Monde - Illyria

    Après avoir laissé là la vieille femme vitupérant dans sa barbe, Earnar arriva le lendemain en milieu de matinée à Illyria, après avoir pu passer la nuit dans un bosquet. Sa première vision de la cité des Hommes se fit à partir d’un promontoire dominant la métropole. Il s’agissait d’une ville, d'une cité gigantesque faisant probablement deux fois la taille de Kendra Kâr. Très urbanisée, elle s’ornait çà et là de bâtiments colossaux qui surplombaient les autres, les écrasant sous leur masse. Fait inhabituel, la cité intérieure semblait être principalement constituée de bâtiments de pierre là où les faubourgs qui ceinturaient les murailles étaient constitués de bâtiments de bois. La cité, illuminée du soleil levant, était si grande qu’il ne parvenait à en voir les extrémités. Au loin, Earnar pouvait, par ce soleil radieux et ce temps clément, apercevoir les contours du détroit d’Illyria et même apercevoir la Cité qui s’étendait de l’autre côté.

    Les faubourgs s’étendaient devant lui, il était libre de choisir où il désirait se rendre dans la Cité des Hommes.

    Image

[Ton prochain post pourra se faire directement dans la cité.]


Crocs du Monde – Vers Illyria


    L’aigail esquisse un sourire à la surprise de Kerenn et hoche la tête, comme si sa familiarité n’était aucunement dérangeante. Le sindel pourra également remarquer que ses armes sont disposées à côté de lui tandis que son cheval est attaché à une longe à côté de celui, bai, de la jeune femme.

    - Je me porte bien, merci, quoi que je ne puisse en dire de même pour toi. De sombres engeances s’agitent dans les bois et j’ignore tout d’eux. Ce sont deux d’entre elles qui ont croisé ta route.

    « Quant à ma présence ici, et bien, elle n’a rien de bien sorcier. J’ai accompagné Earnar jusqu’aux bordures des terres d’Ilmatar et j’étais simplement en train de rentrer lorsque j’ai entendu les bruits de combat. Je suis malheureusement arrivée trop tard pour t’aider, mais au moins ai-je pu soigner tes blessures. Il est inutile de me remercier.


[Kerenn – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (longueur)]


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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Lun 9 Mai 2016 19:57 
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Ixtli semble plus amusée que fâchée par ma familiarité et répond d'ailleurs en me tutoyant également, ce que je préfère car le formalisme m'a toujours agacé même si, en tant que Vagabond, je suis en mesure de le pratiquer. L'Aigail se porte bien d'après ce qu'elle me dit, remarquant que ce n'est pas mon cas, puis évoque ces créatures qui, apparemment, ne font pas partie de la faune locale. Elle enchaîne en m'expliquant comment il se fait qu'elle se soit trouvée dans le coin, regrettant de ne pas être arrivée plus tôt et affirmant qu'il est inutile de la remercier.

Je reste quelques instants songeur après ces réponses, remarquant soudain avec soulagement que mes armes sont disposées là où elle m'avait allongé et que mon cheval se trouve à côté d'un autre, bai, appartenant très certainement à Ixtli. Je me fends d'un sourire légèrement sarcastique pour répondre à ses premiers mots:

"Je suis vivant, contrairement à mes agresseurs. Et comme tu n'auras pas manqué de le remarquer, je n'en suis pas à quelques balafres près."

Je souligne ces paroles d'un silence, puis reprends tout en me levant pour aller récupérer mes lames, on n'est jamais trop prudent vu ce qui rôde dans le coin:

"Tu me dis que ces bestioles ne sont pas de la région, et que de sombres engeances parcourent maintenant ces forêts. Je trouve cela inquiétant, et compte tenu de ce qui a motivé notre présence ici, je peine à croire au seul hasard. As-tu connaissance d'autres créatures inhabituelles dans les terres des Élémentaires? Avez-vous cherché à savoir d'où elles venaient? Sont-elles seulement naturelles?"

Je ramasse mes armes avec un certain soulagement, les nettoyant sur de la mousse avant de les remettre au fourreau, puis je reviens m'asseoir près du feu tout en sortant de mon sac de quoi nous sustenter. Je tends nourriture et breuvage à Ixtli tout en poursuivant:

"Les animaux ne changent pas de territoire sans raison, et lorsque ce sont les prédateurs qui se déplacent, cela peut signifier deux choses: ils n'ont plus assez de nourriture dans leur habitat naturel, ou alors ils ont été chassés par pire qu'eux. Dans les deux cas cela pourrait avoir un lien avec ce qui vous préoccupe, direct ou indirect. Je pense qu'il serait sage de le vérifier, à tout hasard."

J'avale quelques gorgées d'eau qui me font le plus grand bien, puis je fixe à nouveau Ixtli droit dans les yeux:

"Je suis resté trop longtemps de l'autre côté du Voile, pour reprendre les termes des Ishtars, et j'ignore beaucoup de ce qui s'est passé depuis ma rencontre avec les esprits de Niyx. Aaria m'a dit que de nouveaux aventuriers étaient arrivés, et que nombre d'entre eux s'étaient rendu à Illyria, dont Cromax. Je suppose qu'il y a bien assez de monde là-bas, la plupart d'entre nous appartenons à des peuples peu courants voire inexistants sur ces terres et nous finirons par éveiller des suspicions si nous n'y prenons garde. D'autre part, si Cromax s'y trouve déjà, je doute fort être en mesure de faire davantage qu'il ne peut accomplir. Je songeais donc à me rendre de l'autre côté de la mer, à Sihle par exemple. Aaria m'a parlé aussi de Kanteros, ville peuplée d'Orcs et de Shaakts qui vivraient plus ou moins de piraterie d'après ce que j'ai compris. Elle m'a dit également qu'Elivagar possédait des navires mais qu'ils étaient rarement au port, et qu'il fallait donc que je me rende à Illyria pour trouver un bateau pouvant m'emmener de l'autre côté du détroit."

Nouvelle rasade d'eau claire, puis j'achève ma longue tirade par quelques questions:

"As-tu des informations récentes, sur mes compatriotes ou sur la situation en général? Autre question, Elivagar a subi autrefois des attaques des habitants de Kanteros, cela arrive-t'il encore, existe-t'il encore des tensions entre eux et vous? Peux-tu m'en dire plus sur cette cité de Kanteros, ses habitants, ou sur cette ville de Sihle?

(714 mots)

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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Sam 14 Mai 2016 12:00 
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Svenja paraît soucieuse à l'annonce de mon plan, mais nous laisse tout de même partir. Je ne compte pas la décevoir. J'imagine que chaque échec sera gravé à jamais dans la mémoire de son peuple. Je n'ai pas le droit à l'erreur, même si elle est humaine.
Nous volons donc, droit vers le promontoire. L'air est glacial, mais nous allons vite et le voyage ne dure pas très longtemps. Rivä prend de plus en plus de vitesse. Ce vol-là n'a rien à voir avec le tout premier, lorsque nous remontions de la grotte.
Les ruines sur lesquelles nous posons les pieds remontent à très longtemps. Les pierres se mêlent à la glace. L'endroit est froid, et désert.

Du moins c'est ce que je pensais...
Une créature fonce sur nous, dès notre arrivée. Un cri d'une puissance effroyable me perce les tympans. Je n'ai le temps que d'esquiver les griffes de la bête. Elle semble avoir de grandes ailes, ainsi qu'un corps de félin. Une sorte d'hypogriffe version deux. Terrifiant, comme bestiole.

(On attaque en même temps. On prend chacun un côté.)

Je transmets rapidement à Rivä mon plan d'attaque. Cela ne m'a pris même pas une seconde. C'est drôlement pratique, même si ça me demande encore un peu de concentration.
Je dégaine donc mon lame et charge la créature en tentant un large coup de taille au niveau de son aile droite. De son côté, Rivä se jette sur sa gauche et essaye de griffer notre ennemi commun.
Le lien qui nous unit nous permet d'être à peu près synchronisé, alors j'espère que la bête d'en face sera surprise.

(((Utilisation de la CC AA de Coureur de Plaine au niveau 6 :
- Double assaut : Le coureur lance une attaque simultanée avec son animal, d'une synchronisation parfaite (Un seul test de réussite), avec +0,5/lvl maîtrise AA. On cumule la force du coureur des plaines et du compagnon. Cette CC doit obligatoirement être apprise par le coureur des plaines et le compagnon ensemble.
)))

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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Dim 15 Mai 2016 15:42 
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Crocs du Monde – Vers Illyria

    Ixtli, le visage redevenu grave, hoche la tête aux inquiétudes de Kerenn.

    - Leur présence m’inquiète également, inquiétude renforcée par le fait que j’ignore tout de ce qu’elles font ici. Nous en avons également croisé avec Earnar hier, et j’ai dans l’idée qu’il en existe de nombreuses autres. Les forêts des Crocs du Monde sont devenues dangereuses. J’ignore ce qu’elles sont exactement, les Ishtars se pencheront sans doute là-dessus.

    Elle attrape la nourriture tendue par Kerenn en le remerciant d’un hochement de tête et lui tend à son tour du fromage et du pain qu’elle avait dans ses propres fontes.

    - Je vais informer Jillian de tout ceci, il ne doit pas être laissé dans l’ignorance et enverra sans doute des troupes s’intéresser à tout cela. Je dois avouer être intriguée…

    L’aigail hocha la tête aux paroles de Kerenn, confirmant que les informations que lui avait donnée Aaria étaient correctes.

    - Je n’ai malheureusement pas d’informations plus récentes que celles que tu possèdes déjà. Cromax, Hrist et Faëlis prévoyaient de s’infiltrer au palais, et Leykhsa voulait rejoindre les ombres de la cité, mais j’ignore s’ils s’en sont tenu à ce plan initial, elle sembla hésiter avant de poursuivre, les yeux plongés dans les flammes : Pourrais-tu, si tu vois Cromax, lui envoyer mes vœux de réussite ?

    « Kanteros limite ses actions de pirateries sur Elivagar, il existe une forme de statut quo entre eux et nous. J’ai longtemps souhaité me rendre dans leur cité, on la dit ouverte et libre quoi que dure et impitoyable. Ses peuples se gouvernent exactement de cette manière, avec une justice impitoyable, tranchante, mais néanmoins existante. J’ai entendu dire qu’il n’y avait aucune mendicité chez eux.

    « Sihle, elle, est un autre modèle de dureté. Le Désert de Shill est réparti en de nombreux clans et le clan dominant fluctue en fonction du Chef des Chefs de Clans, le Roi-Guerrier de Sihle. C’est un peuple guerrier à la justice expéditive qui possède cependant des artisans parmi les plus fins qui se trouvent sur Elysian. Ils sont cependant très peu tournés sur le commerce, malgré leur artisanat et les épices qu’ils possèdent, au grand dam d’Illyria qui tente depuis des siècles de nouer avec eux des accords commerciaux.

    Kerenn eut le temps de poser quelques questions et Ixtli d’y répondre avant qu’ils n’entendent un gigantesque rugissement, accompagné de plusieurs autres. Ils n’étaient pas à proximité directe, peut-être à cinq cent mètres de là, ou un kilomètre, il était difficile de dire dans la nuit. Ixtli fut instantanément sur ses jambes, le visage grave et ne pouvant retenir un hoquet de surprise.

    - Des theriens ! Il y en a plusieurs ! murmura la jeune aigail. Habituellement, ils ne chassent qu’en solitaire bien plus haut dans les montagnes. Un seul est très difficile à combattre pour moi, mais s’ils sont autant que les rugissements le laissent présager… Même à deux, nous n’avons aucune chance, si nous les combattons !

    Les chevaux, eux, commençaient à s’agiter et à hennir.


Crocs du Monde – Terres du Nord

Baratume et Rivä : réussite.
Créature : réussite.


    L’attaque combinée de Rivä et Baratume parvient à porter ses fruits sur la créature qui se retrouve blessée au flanc et au poitrail par les deux compagnons. Cependant, elle réplique sans mal, balayant Baratume d’un grand coup d’aile ornée de serre qui l’envoie bouler à quelques mètres de là. Il retombe durement sur le sol et glisse jusqu’à se retrouver sur la plateforme, à quelques centimètres à peine du précipice. Il n’est pas passé loin d’une chute qui lui aurait été sans le moindre doute fatale.

    La créature ne semble pas souffrir particulièrement des coups qu’elle a reçu et semble prête à un nouvel assaut, dirigé sur Rivä. Il s’agit assurément d’un autre calibre que ce qu’ils ont pu combattre jusqu’à présent.


[Kerenn – xp : 0,5 (informations), 0,5 (longueur) ;
Baratume – xp : 0,5 (utilisation de la CC).]


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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Lun 16 Mai 2016 13:36 
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Ma lame touche la créature au flanc droit. La blessure n'est pas grave, malheureusement. Mon épée l'a juste éraflé. De quoi lui faire sentir un peu ce qui va lui arriver dans quelques minutes. De son côté, Rivä l'atteint au poitrail. Ses griffes laissent une marque ensanglantée, mais cela ne change rien à l’agressivité de la bestiole.

Je n'ai pas le temps d'esquiver la réplique. Un large coup d'aile et de griffe m'envoie rouler un peu plus loin. J'ai beau tenter de m'accrocher au sol, je glisse tout de même et me retrouve à quelques centimètres du vide. J'ai eu chaud, très chaud. Les griffes de la créature mon un peu touché, mais ça devrait aller.
M'ayant un peu éloignée, la créature s'apprête à attaquer Rivä. La vision de cet acte me donne une impulsion morale. Je ne peux laisser faire ça. Je dois secourir au plus vite mon compagnon.
Je me relève et fonce, brandissant ma lame à deux mains, tel un véritable barbare. Au diable la finesse et l'élégance. Je vise une aile. Si on lui la tranche, il ne sera plus qu'à moitié dangereux, l'oiseau de malheur qui tente de nous bouffer. Une fois à côté de la bête, je tenterai donc un puissant coup de haut en bas. À deux mains, j'essaye d'y mettre toute ma force. J'essaye aussi d'y insuffler un peu de cette surpuissante énergie que j'ai déjà réussie à utiliser auparavant. Je ne sais pas si ça va marcher, mais j'espère. Je n'ai jamais tenté un tel coup. Le but est véritablement de trancher l'aile. J'imagine que si la créature peut voler, ses os sont légers et creux, comme ceux d'un oiseau. Ils ne doivent donc pas être très résistants. De plus, l'énergie que j'accumule dans ma lame devrait faire le travail.

Je pense qu'une fois qu'il sera un peu affaibli, j'enverrai Rivä chercher Svenja. Je ne voudrais pas qu'il lui arrive quelque chose. Seule, aussi puissante soit-elle, elle reste une cible facile.
De son côté, Rivä compte simplement riposter, en esquivant du mieux qu'il peut l'attaque de l'adversaire.



(((Tentative d'apprentissage de la CC AA :
Trancheur : Le combattant saisie sa lame à deux mains au lieu d’une et concentre tout son Ki pour essayer de trancher un membre, peu de chose résistant à l'effet du Ki qui agit lui-même comme une lame (For+1,5/lvl, arrondis à l'inférieur, [lvl]% de trancher un membre.) )))

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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Lun 16 Mai 2016 19:43 
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L'Aigail partage mon inquiétude à propos de ces animaux inconnus et étranges à ces forêts, elle souhaite en parler à Jillian, qui enverrait alors probablement des combattants se pencher sur la question. Les Ishtars pourraient aussi enquêter sur le phénomène, d'un point de vue fluidique j'imagine. Si ces deux points me semblent positifs, je garde pourtant une certaine réserve quant au premier, que je m'abstiens d'exprimer à haute voix. Jillian n'est qu'un humain, au service de Tulorim qui plus est. Oh, certes, il est transi d'une amour impossible pour la reine des Sylphe, son dévouement envers elle et son peuple me paraît plus ou moins certain. Mais il n'en reste pas moins une petite chose éphémère appartenant à ce peuple si veule et cupide qu'ils sont capables de détruire les sources mêmes de leurs existences misérables. Je les plains plus que je les déteste, à vrai dire, mais quoi qu'il en soit leur faire confiance serait une absurdité. D'autant plus quand ils proviennent de Tulorim, l'histoire de cette cité est peu connue mais lorsque l'on sait sur quoi elle est fondée...il y a de quoi être songeur quant aux buts réels qu'ils poursuivent sur Elysian. Et plus encore quant à leurs méthodes. Les miliciens ne m'ont pas posé la moindre question avant de m'envoyer ici tel un sauveur providentiel, je doute fort qu'ils en aient posé davantage aux autres, ou qu'ils se soient simplement renseignés sur ceux qu'ils engageaient. Cela aurait-il été qu'ils auraient jeté l'autre tarée de "Pureté" dans le caniveau sans le moindre ménagement, mais non, ils l'ont envoyée ici sans sourciller. Ne pas trop compter sur Jillian donc, ni sur les motivations des dirigeants de Tulorim. Bien sûr ils m'ont engagé, mais je ne leur dois rien, pas tant qu'ils n'auront pas dévoilé leu jeu véritable. Sauver les pauvres élémentaires, quelle jolie manière de se faire passer pour des âmes charitables...une manière comme une autre de refermer leurs griffes avides sur ce monde. Enfin, chaque chose en son temps.

Ixtli me déclare ensuite ne posséder aucune information plus fraîche que celles d'Aaria à propos des autres envoyés de Tulorim, puis me demande avec une certaine hésitation si je peux transmettre ses voeux de réussite à Cromax au cas où je le croiserais. En voilà encore une qui a succombé au piège mielleux de l'amour impossible...mais c'est sa vie, aussi je réponds simplement:

"Je lui transmettrai tes paroles si je le croise, oui, bien sûr."

Elle évoque ensuite plus précisément Kanteros et Sihle, je l'écoute avec une attention soutenue cette fois. Deux cités dures et impitoyables d'après ses descriptions, très différentes dans leur organisation mais similaires en ce sens que toutes deux possèdent des combattants expérimentés, pilleurs ou soldats qu'importent, ceux-là pourraient se révéler dangereux en cas de conflit. Il serait bon de détenir quelques leviers dans ces villes, à tout hasard. Seulement je n'ai plus toute la puissance et l'influence du Naora derrière moi, je suis seul, illustre inconnu jeté dans un monde tout aussi inconnu, ce qui va notablement me compliquer la tâche. Mais est-ce bien là que je dois déployer mes efforts? Cette histoire de créatures inconnues me dérange, me titille, mais je ne parviens pas immédiatement à mettre le doigt sur le point précis qui me tarabuste.

Je demeure silencieux quelques minutes, le regard perdu dans les flammes captivantes, laissant mon esprit libre de tisser librement et instinctivement des liens que ma logique ne verrait que difficilement. Et puis, soudain, un motif apparaît, une tapisserie se dessine à vive allure, les éléments disparates s’emboîtent les uns dans les autres pour former un tout cohérent, si cohérent que j'en oublie de respirer pendant un instant et murmure en bon vieux bagnard que je fus:

"Les enfoirés..."

Je me reprends immédiatement et me fustige mentalement, tout ça n'est qu'une hypothèse, une théorie, mais elle est plus convaincante que toutes celles que j'ai pu entendre ou envisager, et de très loin. Toutes les pièces s'ajustent sans la moindre faille, nulle part, formant un plan parfait, ingénieux et vicieux en diable. Mais comment le prouver? A qui en parler? Voilà les questions primordiales auxquelles je dois répondre. Mmm. Les preuves ne devraient pas être si difficiles à réunir, mais je vais devoir avancer avec prudence, la partie sera risquée et ma peau ne vaudra pas lourd si je mets le nez au mauvais endroit. Evidemment je peux me tromper du tout au tout, auquel cas mes recherches ne mettront strictement rien en mouvement. Je souris pour moi-même, froidement. Planter un bâton dans la supposée fourmilière, donc, en protégeant mes arrières au cas où je vois juste. La réaction, ou son absence, m'apprendra ce que j'ai besoin de savoir. Mouais, mais il manque un rouage dans mon esquisse de plan. Un bouclier plutôt, parce que si le bâton dérange bel et bien la reine des fourmis, ça va être la fête macabre pour ce monde et ses peuples, certains du moins, et plus vite que prévu. Mais à qui en parler, qui puis-je mettre dans la confidence de mon élucubration? Aaria? Oui, je crois que c'est la première à qui en parler. Sa sagesse et ses connaissances seront précieuses pour disséquer mon raisonnement et en discerner les éventuelles failles. D'autre part elle n'a qu'un rôle de dupe et de victime dans mes suppositions. A moins que...mais non, je n'y crois pas...ou alors c'est une actrice incroyablement douée.

Je m'apprête à m'adresser à Ixtli pour lui poser quelques questions lorsque de monstrueux rugissements résonnent dans la sylve enténébrée, la faisant se lever précipitamment! Elle me parle avec inquiétude de ces créatures, des Thériens dit-elle, m'affirmant que nous n'avons aucune chance contre elles si elles sont plusieurs. Mais comme j'ignore tout de ces créatures je lui demande en me levant à mon tour:

"Des...Thériens? Qu'est-ce? D'autres lézards, mais pour adultes cette fois?"

Elle me répond sans fioriture:

"Non. Des fauves ailés. Rapides et rusés. Notre seule chance est de fuir."

Nos foutus canassons se mettent alors à braire comme les imbéciles qu'ils sont, faisant un tapage d'enfer qui ne manquera pas d'attirer ces créatures dans les secondes qui suivent! Je déteste ces bêtes stupides et craintives par Meno! Je cours vers le mien pour récupérer les fontes avant que cet abruti ne brise ses liens et ne se sauve avec mon matériel, disant dans le même temps à Ixtli:

"Fuir à cheval des fauves ailés? On devrait chasser nos canassons, nous frotter avec des plantes bien odorantes et nous planquer sous les racines d'un arbre, si tu veux mon avis! Mieux encore, ce truc orangé semblable au pendant d'Uraj que tu as autour du cou, il te permet de te transporter loin d'ici? Si oui, fais le et vite! Je ne peux plus utiliser le mien aujourd'hui..."

(1196 mots)

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Zenrin Kushu


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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Lun 16 Mai 2016 22:39 
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    Ixtli secoue négativement la tête.

    - Non, l’idée aurait été bonne avec n’importe quel autre animal, mais leur odorat est bien trop développé et elles sont trop proches, elles nous sentiraient tout de suite. Notre chance est de récupérer nos chevaux et de fuir à travers les arbres. Leur envergure devrait les gêner, elles ne pourront pas tomber en piqué sur nous sans se prendre dans les arbres et être ralenties.

    Le ton de l’aigail restait parfaitement maîtrisé et calme, malgré l’urgence qui perçait dans chacun de ses mots. Ce disant, elles se précipita sur les chevaux et défit les liens de sa monture et elle les tendit à Kerenn.

    - Prends Nis, elle a le sabot sûr et est plus habituée à ces situations.

    En effet, la monture d’Ixtli semblait plus calme que celle de Kerenn, attendant la décision de son cavalier avec crainte mais patience tandis que l’autre roulait des yeux affolés.

    - Mon pendant n’est pas utilisable non, et n’utilise jamais un Pendant dans une situation de stress. Le danger serait grand.

    Elle ne laissa pas à Kerenn le temps de protester et monta sur son cheval à lui et parvint à calmer légèrement la monture affolée. Elle piétinait nerveusement le sol et semblait prête à s’élancer au galop.

    - Continue sur le chemin, ce sont des animaux nocturnes. Si nous sommes encore à cheval au lever du soleil, nous parviendront peut-être à les semer, elles préfèreront des proies plus faibles.

    Elle semblait attendre que le sindel accepte de monter à cheval et s’élance, si tel était son souhait. Les rugissements se faisaient de plus en plus prêts et à présent Kerenn pouvait entendre les battements d’aile. Pour faire un tel bruit, ces créatures devaient être grandes.


Crocs du Monde – Terres du Nord

Baratume : échec de la tentative d’apprentissage.
Rivä : échec.
Créature : échec.


    Baratume ne parvint pas à trancher l’aile de la créature. Si le mouvement était une bonne idée, la pratique fut différente car l’arme du rôdeur glissa sur la membrane sans parvenir à percer la chair et ne lui infligea pas le moindre dégât.

    Rivä, de son côté, fut tout aussi chanceux que la créature et parvint à esquiver le coup de bec qu’elle lui envoya. Le griffon avait dû être déconcentré par l’attaque de Baratume, même si elle n’avait pas porté.

    La réplique de l’hippogriffe fut néanmoins sans effet et le coup qu’il porta fut dans le vide. La créature avait déjà bougé. Elle grognait et grondait, ses pattes raclant la neige avec hargne. Ses yeux étaient braqués sur Baratume, la prochaine attaque serait sans nul doute pour lui.


[Kerenn – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (réaction), 1 (longueur) ;
Baratume – xp : 0,5 (échec de la tentative d’apprentissage).]


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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Mer 18 Mai 2016 21:24 
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Ixlti me répond que les fauves nous sentiront malgré un camouflage olfactif, et répète qu'il faut fuir, que c'est là notre unique chance. Fuir...voilà bien une idée qui ne fait pas partie de mes réflexions. Un Vagabond Sindel ne fuit pas, à moins que la Reine du Naora le lui ordonne. Il lutte, et l'emporte même et surtout lorsque les faibles le donnent perdant à cent contre un. Nous avons suivi une formation que nul ne peut seulement imaginer, nous somme l'élite occulte du peuple Sindel, endoctrinés d'une manière impensable. Fuir? Mais, jeune Aigail, on fuit lorsque l'on a peur de mourir, or la peur a été extirpée de nous jusqu'à la lie. Notre vie ne nous appartient plus, nous sommes des armes au service du Naora. Et dis-moi, ô douce mais ignorante Aigail, une épée fuit-elle? Non, à moins que la main qui la manie le lui ordonne. Seulement voilà, l'arme que je suis n'a plus de main pour la manier, les troupes d'Oaxaca l'ont tranchée. Fuir? Non, la vie ne m'importe pas à ce point. Je suis déjà mort, c'est arrivé le jour où j'ai franchi l'épreuve qui a fait de moi un Vagabond.

L'Aigail ne suit évidemment pas mes pensées, elle me propose de prendre son cheval, plus habitué que le mien dit-elle. Puis elle m'informe qu'elle ne peut pas non plus utiliser son pendentif, ajoutant qu'il serait dangereux d'utiliser ces artefacts en situation de stress, ce qui me tire un léger sourire en coin, croit-elle donc que la menace d'un combat soi-disant perdu d'avance, me stresse? C'est mal me connaître. J'aime me battre. Surtout lorsqu'il semble n'y avoir aucune chance, c'est là que se révèle l'être véritable, là qu'apparaît sa vraie nature, d'acier trempé ou de vulgaire fer blanc.

"Reste en vie."

La peste soit de l'attachement, qui n'est qu'une faille béante, une faiblesse odieuse où s'infiltre le doute vicieux qui abat les êtres.

"Reste en vie."

Et merde. Maudit soit ce monde, maudite soit cette foutue amnésie qui a brisé mes certitudes! Maudit sois-je d'avoir oublié la leçon de Sybil! Une bile amère me brûle les entrailles, la gorge, et je la sens renaître cette rage écarlate qui m'a consumé, et rendu si dangereux en même temps. Tant d'années, des siècles maintenant, mais elle est pourtant toujours là, présente et puissante comme au premier jour. Aucune mort n'a su l'apaiser, aucune rencontre non plus. Tout au plus ai-je appris à la mettre en sourdine de temps en temps. Sybil...

Et je devrais fuir?

"La lumière sait les semblants. Et l'ombre connait les hommes."

Peut-être, mais je ne suis pas un homme. L'homme, dans le sens d'être masculin doté de sentiments, est mort à Raynna, un soir d'été. Tout le reste n'est qu'illusion, rémanence de ce qui aurait pu être. Je vais exterminer ces fauves, ou mourir, et cela n'a aucune importance, ne fait aucune différence. Sybil est morte, parce que je n'étais pas là pour la protéger.

"La lumière sait les semblants. Et l'ombre connait les hommes."

Et merde. Elle est là, la gueule béante de mon enfer personnel, la faille qui a dévasté mon armure d'indifférence: je n'étais pas là pour la protéger. L'histoire se répète, que pourrais-je pour Yuralria si je crève cette nuit? Rien, que dalle, néant. L'histoire se répète, mais j'ai une chance de faire en sorte que l'issue soit différente, cette fois. Simplement parce que je sais que la vie de cette jeune Ishtar, à laquelle je me suis attaché pour une raison que j'ignore, est menacée. Mais vaut-elle seulement la peine que je me batte pour qu'elle survive? Je n'en sais rien, et je ne le saurais jamais si je finis dans l'estomac de ces damnés fauves. Foutue lumière. Allons, tâchons donc de survivre encore un peu, juste pour en avoir le coeur net.

L'Aigail est montée sur mon cheval pendant que mes pensées erraient entre absolues ténèbres et lueurs à peine esquissées, attendant visiblement que je me décide. J'entends maintenant les battements d'ailes des créatures qui doivent être colossales pour produire tel boucan, fuyons donc, et voyons un peu si nous pouvons tenir jusqu'à l'aube...

Je me mets en selle d'un bond, rassemblant mes fluides pour les utiliser de la seule manière qui me semble avoir une quelconque utilité, sachant fort bien que ce n'est pas avec mon faible pouvoir que je pourrais espérer combattre les prédateurs, et je tente grâce à eux de calmer la monture affolée qu'Ixtli a généreusement choisi de monter. Puis je talonne sans brutalité inutile la jument prêtée par l'Aigail pour la lancer au galop sur le sentier qui serpente entre les arbres, me penchant sur son encolure pour éviter les branches basses, j'ai bien assez de chances de me vautrer sans cela...

(869 mots)(tentative d'utilisation du sort de combat "calme animal" au niveau 11)

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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Sam 21 Mai 2016 16:12 
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Sort calme animal : réussite.


    Le sort de Kerenn a un effet immédiat sur la monture d’Ixtli qui cesse soudainement de gesticuler. L’aigail la regarde un instant avec stupeur avant de reporter son regard sur Kerenn qui déjà talonne Nis. La monture est réceptive et obéit instantanément à la demande du Sindel, se lançant au grand galop dans la forêt, rapidement suivie par Ixtli. L'aigail parvient à suivre le rythme de la monture bai que monte Kerenn grâce au sort qu'il a lancé.

    Peu de temps après, ils entendent un brusque bruit provenir de derrière eux, à quelques mètres à peine, alors qu’une créature fend la canopée, brisant branches et arbres sous son poids et, si Kerenn relevait brièvement la tête, il pourrait voir une grande masse sombre s’effondrer sur le sol dans un grondement de rage. D’autres rugissements leur parvinrent, provenant des airs. Ils n’étaient pas encore au-dessus d’eux, mais ça ne saurait tarder. Les battements d’aile étaient puissants et nombreux. Un nouvel arbre s’effondra sous le poids d’une des créatures, plus proche cette fois et Kerenn pu apercevoir l’envergure du fauve, elle était impressionnante.

    - Nous ne parviendrons pas à les distancer ! cria Ixtli. Je sais comment les retenir, mais je dois être seule pour le faire ! ça ne marcherait pas autrement. Alors poursuis ta route et ne fais demi-tour sous aucun prétexte !

    Une fois que Kerenn lui eut fait part de sa volonté de l’attendre sur la route d’Illyria une fois le jour levé, Ixtli répondit :

    - Je ne peux pas poursuivre après, ce sont les terres des hommes, ne m’attends pas !

    Sur ces mots, elle retint les rennes de la monture qui s’arrêta, laissant Kerenn s’enfoncer plus avant dans la forêt. La dernière chose qu’il put voir d’elle fut la jeune femme sautant à bas de sa monture et s’agenouillant sur le sol pour y enfoncer ses mains.

    Kerenn et sa monture poursuivirent ainsi une dizaine de minutes, entendant toujours les battements d’aile des créatures qui les poursuivaient, se faisant néanmoins de plus en plus lointains. Nis, le cheval d’Ixtli, tenait étonnamment bien le rythme effréné imposé, ce qui était heureux pour le sindel.

    Soudain, il y eut un grand bruit de glace brisée et les battements d’aile se turent. Un nouveau, et ce furent les rugissements. La forêt sombra dans un calme relatif alors que les premiers rayons du soleil perçaient la canopée.

    Le paysage autour du sindel ne tarda pas à changer pour voir des champs apparaître, formant un bocage de plus en plus dense alors qu’il s’approchait de la cité des hommes. Il dû passer une nouvelle nuit à la belle étoile pour n’arriver devant Illyria que le lendemain, vers midi.
    Sa première vision de la cité des Hommes se fit à partir d’un promontoire dominant la métropole. Il s’agissait d’une ville, d'une cité gigantesque faisant probablement deux fois la taille de Kendra Kâr. Très urbanisée, elle s’ornait çà et là de bâtiments colossaux qui surplombaient les autres, les écrasant sous leur masse. Fait inhabituel, la cité intérieure semblait être principalement constituée de bâtiments de pierre là où les faubourgs qui ceinturaient les murailles étaient constitués de bâtiments de bois. La cité, illuminée du soleil levant, était si grande qu’il ne parvenait à en voir les extrémités. Au loin, Kerenn pouvait, par ce soleil radieux et ce temps clément, apercevoir les contours du détroit d’Illyria et même distinguer la Cité qui s’étendait de l’autre côté.

    Les faubourgs s’étendaient devant lui, il était libre de choisir où il désirait se rendre dans la Cité des Hommes.

    Image



[Ton prochain post pourra être posté à Illyria.]



[Kerenn – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (lancement du sort), 0,5 (fuite), 0,5 (longueur)]


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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Lun 6 Juin 2016 11:46 
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C'est l'échec total. Malheureusement, nous ne sommes pas dans un entraînement inoffensif...
Ma lame glisse sur les membranes de la créature. Je n'avais pas pris en compte sa morphologie totalement inédite pour moi. Je ne lui inflige aucun dégât et perds un temps précieux. Au moins, c'est bon à savoir. Il faut donc attaquer d'estoc plutôt que de taille.

Néanmoins mon attaque semble utile. Rivä parvient à esquiver de justesse le coup puissant que mon adversaire lui préparait. La bestiole a dû être légèrement déstabilisée par mon épée. Rivä, de son côté, est aussi efficace que moi. Un coup dans l'air. Notre adversaire est agile et rapide. Un peu trop vivace à mon goût.
Elle me fait soudainement penser à un volcan. Elle gronde, griffe et fume presque. Elle arriverait presque à faire s'évaporer la neige sous ses pattes. Elle me fixe avec colère. Je me prépare au coup. Tout sera pour moi, dans quelques instants. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Le vide n'est pas loin.

(Rivä, envoles-toi quelque peu et tente une attaque en l'air. Cela détournera peut-être son attention. Je vais tenter un coup d'estoc si jamais il se découvre un peu la poitrine.)

Je ne sais pas trop ce que ça va donner. Je gonfle mes poumons. Mes doigts blanchissent sur ma lame. Mes genoux ne tremblent pas encore. Ma respiration se veut sereine, mais je sens peu à peu que j'ai un peu peur.
Je puise dans toutes mes réserves d'énergie. Il faut que je fasse surgir ma force intérieure. Je l'ai déjà fait pour stimuler mes muscles. Il faut réitérer l'exploit ! Il le faut à tout prix ! Je sens la chaleur qui descend de mon cœur. Est-ce simplement mon imagination ?
Cette énergie semble se transmettre à tout mon sang. Mes organes ne sont plus que de simples vecteurs d'une force insoupçonné. J'ai peur de perdre le contrôle. Je fonce sur ma proie, droit sur elle. Brandissant ma lame tel un véritable barbare de terres inconnues. Et je me taille un chemin.

(((Utilisation de la CC AA : Les Cent Lames : Pendant un laps de temps très court, les muscles du combattant vont atteindre leurs limites, ce qui va lui permettre d’accélérer ses attaques jusqu’à ce que l’adversaire ait l'impression de voir une centaine de lames filant devant lui. (Attaque avec [lvl/5]coups simples d'affilée en un seul tour. Minimum 1, maximum 5. Un seul jet pour la CC). )))
Rivä : Attaque simple aérienne

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Hawke de la maison Zear'ël', Sindel, Chevalier du Chaos
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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Mer 15 Juin 2016 12:51 
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Baratume : réussite.
Rivä : réussite.
Créature : réussite.


    Les lames de Baratumes entrèrent en contact avec la créature qui subit les coups douloureux en criant. Des entailles apparaissaient sur son corps et le sang, poisseux, rouge vif se mit à couler, quelques gouttes se rependant dans les airs, venant maculer le visage de l’humain venu d’outre monde.

    Cependant la créature était puissante, et malgré les coups qui continuaient de pleuvoir sur elle, elle dominait Baratume de sa taille gigantesque et il lui suffit de baisser la tête pour toucher le yuiménien à l’épaule. Elle l’enserra de ses crocs avant de l’envoyer valdinguer à plusieurs mètres de là. L’homme était blessé, son épaule saignait elle aussi là où le bec avait percé l’armure. Il était mal en point.

    Mais la créature était tout aussi mal en point et, lorsque son cousin hippogriffe fondit sur elle, ce fut pour l’achever, plantant à son tour son bec dans la gorge de la créature et la lui ouvrant jusqu’à ce qu’elle s’effondre dans un gargarisme lamentable.

    La créature était vaincue, mais elle avait prélevé son tribut sur Baratume.


Baratume – xp : 0,5 (utilisation de la CC), 1 (créature pourfendue)]


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 Sujet du message: Re: Les Crocs du Monde
MessagePosté: Mar 21 Juin 2016 14:15 
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Mes bras s'activent. Ma lame bouge tellement vite que mes yeux ont du mal à suivre ce ballet meurtrier. Je touche à tous les coups, ou presque. Ma proie crie, veut se dégager, mais encaisse malgré tout mes coups. Les coupures s'ouvrent et se referment, comme si la peau de la créature haleter. Le sang sort telle la lave. Rouge, brûlant, flamboyant. Gras, surtout. J'en ai sur le visage. Je m'en fous. Je continue de taillader, coûte que coûte.

La masse de mon ennemi me recouvre. Mes coups se font plus insistants. La bête est puissante. Je ne le réalise que bien trop tard. Je vois sa tête s'abaisser légèrement et dans un ultime effort, elle m'attaque. Ses crocs m'entourent. Une douleur fulgurante s'éveille en sursaut à mon épaule. Je suis envoyé au loin, blessé.
Je tente de me relever, mais cela ne sert à rien. La créature est morte. Rivä l'a achevé d'un coup de bec. La fontaine de sang ne s'éteint qu'après de longues secondes.
Tout se conquiert. J'ai réussi à lui retirer sa vie. Mais à quel infâme prix ? Me voilà blessé, peut-être mortellement.

-Va chercher Svenja, vite.

J'ordonne à mon compagnon de ramener mon alliée. Je n'ai même pas pensé à lui transmettre l'ordre mentalement. Qu'importe, puisqu'il comprend ce que les hommes disent...
En attendant qu'elle soit là, je tente de nettoyer au mieux ma plaie. Il doit sûrement y avoir un peu de neige, non loin. J'essaye de ramper tranquillement, malgré la douleur qui se fait insistante. Et j'attends patiemment les renforts.

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