L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 00:14 
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L'imposant elfe blanc ne cilla pas à la provocation de la noire. Il se mouva quelque peu de manière à plonger sur son interlocutrice au moindre mouvement malheureux de sa part. De par son audace, la fanatique cherchait à tester son cousin racial et s'attendait à toutes réactions possibles sauf à celle qui se produit à cet instant.
D'un mouvement délicat et expert, les doigts cendrés aux jointures saillantes de Tanaëth vinrent soulever doucement le menton d'Irina, de manière à ce que le jais se plonge en profondeur dans l'améthyste. En ce court instant d'intimité impromptue, l'elfe noire distingua dans le regard de glace du maître d'armes une étincelle de défi. Flamme infime dessinant sur ses lèvres jusqu'alors injurieuses un léger rictus, qui s'ouvrirent pour lui susurrer ces quelques mots.

"Tu es une joueuse téméraire...Irina. Jouons alors, et voyons jusqu'où tu es capable d'aller..."

De ces simples mots naquit une sensation dans le corps svelte de la belle Shaakte qu'elle n'avait pas ressentie depuis des décennies. Le souffle chaud issu de la bouche de l'elfe gris parcourut les veines de la noire, faisant vibrer son corps entier, du bout ses doigts de pieds à la pointe de ses oreilles. Une vague de chaleur intense envahit son corps pour se concentrer dans le creux de son ventre où l'effervescence y trouva un foyer où perdurer. Les pupilles plus dilatées, le rythme cardiaque accéléré et le souffle plus saccadé. De ces simples mots naquit une merveilleuse réaction en chaîne dont Irina se délectait chaque millième de seconde.
Ce désir si puissant paraîtrait pour n'importe quel être une simple pulsion animale, poussant deux êtres à s'adonner aux plaisirs de la chaire, les renvoyant à leur fonction première qu'est la procréation. Mais Irina savait que ce n'était plus seulement le corps de cet elfe gris qu'elle désirait. Elle convoitait plus que tout son aura, sa puissance, sa prestance, son esprit de glace.
A partir de cet instant, Tanaëth Ithil avait accepté de jouer avec Irina. Comme lui avait promis la douce Pulinn, la fanatique avait trouvé un nouveau partenaire de jeu, coriace et ainsi bien pus divertissant. Irina jouerait donc avec lui, jusqu'à trouver un adversaire plus intéressant.

Dans ce doux moment d'exaltation, Yumiko s'interposa entre les deux elfes, tranchant l'air de sa monstrueuse épée. ( Quelle rabat-joie ! )
Cependant, son intervention fit esquisser un léger sourire sur les lèvres de la Shaakte, voyant les deux Sindeldi se faire tirer les oreilles par une jeune humaine. L'elfe noire se retint presque de pouffer de voir un si imposant guerrier se faire réprimander par une enfant.
Ai se vit d'ailleurs de les interdire de partir dans les plaines désolées suite à leur comportement belliqueux, telle une mère privant ses enfants de sortie parce qu'ils ont fait une grosse bêtise. La situation en était presque comique, mais quelque peu à l'encontre des volontés de la manipulatrice noire.

En effet, bien qu'il soit plus qu'exaltant de voir la métisse fulminée de rage, Irina ne voulait pas perdre son partenaire de jeu alors qu'elle venait à peine de le trouver intéressant. De plus, Ai parut presser de voir les Shaakts partir. Il serait en effet de bon augure de partir au plus tôt, mais il était hors de question d'être jetée en pâture dans un lieu inconnu où les chances de survie étaient minimes. Et l'idée de rester avec cet Hekell n'enchantait pas Irina, le voyant plus comme un boulet que comme une proie depuis l'arrivée de Tanaëth.

Alors que, sous les ordres d'Ai, Hina fit signe aux Shaakts de s'approcher d'elle pour partir, l'imposant elfe gris prit place autour de la table, exactement sur la chaise sur laquelle s'était posée Irina quelques minutes auparavant, faisant signe à son petit chien de la rejoindre à sa gauche. Un geste anodin, mais annonçant que la partie entre les deux antagonistes avait bel et bien commencer. A cette place, il gardait à chacun de ses côtés son adversaire et son pion, prenant soin de les séparer. Kay aurait donc tant besoin de protection ? Son acolyte et son pion se révélerait plus tôt que tard à n'être qu'un fardeau.
Elle s'approcha d'ailleurs docilement vers sa place, près de son maître, ne pipant mot. ( Bien, bon chien. ) Qu'il était drôle de la voir se mouvoir telle une marionnette dans les doigts de Tanaëth !

Hina répondit à Hekell que les divinités des elfes sombres d'Izurith avaient été remplacés par une certaine Zarha'Eïla, croyance nébuleuse pour les humains comme le portait à croire la réponse vague qu'avait donnée Hina. Cela pouvait s'avérer être un problème pour Irina, qui voyait un point commun fort exploitable avec les matriarches noires partir en poussière. Il lui fallait en savoir plus sur cette divinité.

Les informations manquaient trop pour prendre congé. Irina refusa alors de rejoindre Hina, comme il lui était suggéré. La belle elfe ténébreuse préféra accepter la place que lui proposait indirectement son adversaire gris, pensant un instant avec espièglerie qu'il était un peu trop osé de s'asseoir sur ses genoux.
De ses longues jambes fuselées, la fanatique fit voler sa robe de jais telle une envolé de corbeaux pour se diriger vers la chaise vide, afin d'y poser son postérieur. L'elfe ténébreuse prit appui sur ses avant-bras posés sur la table, offrant alors une vue de premier choix à Ai sur son décolleté mais également une vue sur ses reins et sur la naissance de son fessier, délicieusement suggéré sous le tissu ténébreux, à son partenaire de jeu.

Après le long discours emplis d'interrogations de l'elfe gris, Irina prit à son tour la parole.

" Je ne peux pas prendre la route dans des terres qui me sont inconnues. Il me manque également de nombreuses informations. Je suis toute ouïe des réponses que vous donnerez aux nombreuses interrogations de Tanaëth Ithil. Il y a cependant trois sujets dont j'aurais besoin de plus amples informations. Premièrement, j'aurais besoin de tous les renseignements dont vous disposez sur les dirigeants des Shaakts et Sindeldi. Ces informations me semblent être d'une importance primordiale voire vitale pour une infiltration, ne pensez vous pas ? Deuxièmement, j'aimerais avoir plus de précisions sur cette divinité, Zarha'Eïla. Ou menez-moi à quelqu'un pouvant m'apporter plus de renseignements que votre sœur. Troisièmement, vous parliez d'un certain groupe, le GPET. Si la technologie est si simple d'utilisation et pleine de bienfaits, pourquoi certaines souhaiteraient son éradication au point d'en former un groupe au nom aussi ... disgracieux ? "

( 1066 mots )

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mar 23 Aoû 2016 11:24 
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    Hina leva les yeux au ciel aux questions des deux shaakts, visiblement irritée d'avoir à s'occuper de cela. Elle répondit cependant immédiatement, sans animosité.

    « Il n'y a pas de vie à la surface des terres désolées. La seule chose qui les maintient en vie sont leur connaissance technologique, qui leur permet de détecter des sources de vie sous le sol, et de creuser pour en faire des élevages. Des animaux qui ont survécus au cataclysme en se cachant sous terre. Mais on ne peut pas vraiment parler de survivre : le nombre d'elfes a drastiquement baissé au cours de cet exile, les plus faibles meurent de faim, et d'ici quelques siècles il n'y aura plus le moindre elfe vivant en dehors de ces murs. »

    « Comme nous l'avons dit, Zarha'Eïla n'est pas une divinité vénérée à proprement parler. Elle est plus une déité supérieure avec laquelle les elfes ont passé des accords. Mais depuis qu'ils ne sont plus en ville, ils n'ont plus de contact avec elle, et c'est maintenant avec les humains que Zarha'Eïla fait affaire, donc je ne pense pas que qui que ce soit pense encore à elle chez les elfes. Je ne peux pas le garantir ceci dit, nous ne connaissons pas ce genre de détails. Et évidemment, il vous sera donné de quoi vous orienter et survivre dans les terres lors de votre départ. »

    De l'autre côté de la pièce, les choses étaient quelque peu tendues. Aux premières paroles de Tanaëth, Yumiko plissa plus encore ses yeux déjà bridés et sa main se serra quelque peu autour du manche de son arme gigantesque.

    « Ne me provoque pas, elfe. Ton impertinence m'a déjà coûté beaucoup de patience, tu veux pas être là quand j'en aurai plus. »
    « Yumiko, » appela Ai d'un ton calme.

    Il n'y avait aucune animosité dans sa voix, mais cela suffit visiblement à apaiser sa jeune sœur, qui se décrispa sur son épée et retrouva une expression neutre. Son aînée reprit alors la parole, répondant aux dernières paroles de Tanaëth.

    « La seule personne qui laisse ses émotions prendre le dessus est celle qui n'a pas pu s'empêcher de menacer nos hôtes pour une histoire de querelle raciale sans aucun lien avec les personnes ici présentes, » réprimanda-t-elle d'un ton calme mais froid, comparé à son habituel air enjoué. « Les choses ayant été précisées, je veux bien vous laisser une seconde chance, à condition que vous soyez absolument certains de ne pas commettre d'acte belliqueux pouvant mettre votre mission en péril. Et à condition évidemment que vous ne leviez pas la main sur Irina et Hekell. A l'avenir, évitez également vos futiles provocations si vous voulez être traités comme des personnes responsables. »

    Elle laissa un silence entendu flotter dans l'air avant de reprendre la parole.

    « Pour en revenir à vos questions, maintenant, reprenons depuis le début. Les Shaakts et les Sindeldi d'Izurith sont exilés en dehors de ces murs, dans les terres désolées, mais complotent pour reprendre le pouvoir. Il y a cependant des dissensions au sein de leur camp, mais des dissensions trop faibles pour les désunir. Nous avons donc besoin de Sindeldi et de Shaakts pour les infiltrer et faire pencher la balance d'un côté qui nous sera bénéfique. Si possible il faudrait faire en sorte que les idées pacifiques d'alliance avec les humains triomphent. Et c'est en cela que nous avons besoin des Shaakts de Yuimen : pour infiltrer les factions Shaakts, de plus en plus méfiantes, selon nos derniers rapports, envers les Sindeldi. Actuellement, ce sont les matriarches Sindeldi qui ont le plus d'influence, elles sont en fait les chef suprêmes de cette société. Notre société humaine, elle, réserve une place bien plus faible aux femmes, du fait du traumatisme imposé par la société matriarcale qui nous a réduit en esclavages. C'est une Seigneurie obligatoirement gouvernée par un hériter mâle et très proche des royautés répandues sur Yuimen, si nos informations sont exactes. Concernant les Dieux, il me semble que ma sœur a répondu à cette question : il n'y a que Zarha'Eïla, chez les humains comme chez les elfes. A la différence près que seules les maisons nobles et quelques organismes bien informés connaissent l'existence de cette déité, les autres pensant à un simple mythe laissé par les elfes. Moi-même, je n'en connais que trop peu la concernant. Quant à l'arrivée des elfes sur Izurith... C'est une information dont personne d'autre qu'eux dispose. Il y a plusieurs millénaires, ça c'est certain... Mais nous n'avons aucune trace écrite des faits antérieurs à notre libération de l'esclavage. Nos experts placent leur arrivée entre sept et douze millénaires avant la libération, mais nous ne pouvons faire plus précis. »

    Elle se tourna finalement vers Irina, dernière à avoir posé ses questions.

    « Malheureusement nos informations concernant les Sindeldi et les Shaakts sont maigres, nous vous avons déjà donné toutes les informations importantes. Nous vous donnerons l'identité de notre contact là-bas ainsi que les directives nécessaires au seul moment du départ, vous pourrez voir directement avec lui concernant vos questions sur leur culture, mais je crains que vous soyez contraints de faire avec le minimum une fois sur place : cette personne est étroitement surveillée et vous ne pourrez pas en tirer grand chose sans attirer l'attention sur vous. Concernant Zarha'Eïla, il n'y a pas grand chose à en dire non plus. C'est une déité qui était présente ici avant l'arrivée des elfes, ça nous le savons, nous savons également qu'elle a conclu des accords avec eux, ainsi que, plus tard, avec les différents dirigeants humains d'Izurith. Mais ce sont des secrets bien gardés, même auprès des Sindeldi. Je ne crois pas que tout le monde connaisse bien les détails concernant cette divinité auprès des elfes. »

    « Le GPET est une organisation bien particulière. S'il y a plusieurs opposants à la technologie pour des raisons diverses, notamment car elle est à l'origine de la destruction du monde, le GPET a une autre histoire, un autre point de vue. Ils voient tout ce qui est elfique d'intrinsèquement mauvais, et ils voient la technologie comme un héritage elfique. Pour eux, c'est une raison suffisante pour voir en elle l'instrument qui mettra fin à notre civilisation. Ils veulent se débarrasser complètement de la technologie, quitte à se servir d'elle pour arriver à leur fin. Ils sont, globalement, des complotistes et des extrémistes. »

    « Si vous avez d'autres questions, nous y répondrons, bien sûr, ainsi qu'à vos requêtes, si c'est en notre pouvoir. Sinon le départ est imminent : qu'il soit pour retourner dans votre monde ou vous diriger vers le campement elfique. »


    [HJ : Vous pouvez tous entendre ce que disent tous les PNJ, dans l'ordre de la MàJ.]



[Tanaëth : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 2 (bonus longueur)
Arkalan : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations)
Kay : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 1 (bonus longueur) ; -0,5 (retard)
Irina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 1 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mer 24 Aoû 2016 00:22 
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Le souffle d'Irina s'accélère imperceptiblement lorsque je relève son menton pour plonger mon regard scrutateur dans le sien. Pourtant ce n'est pas de la peur qui brille dans son regard, mais une excitation teintée de convoitise, de désir aussi. Je n'ai guère l'habitude d'engendrer de telles réactions à dire vrai, j'ai toujours parcouru ma route en solitaire et ne me suis jamais soucié de ce que les êtres pensaient de moi, à plus forte raison s'agissant de l'avis d'une Shaakte. Pourtant cette réaction intense m'apprend que le temps a passé depuis que j'ai quitté le Naora, il est loin le fugitif miteux ne possédant pour toute richesse qu'une vieille épée ébréchée, si loin que cela me semble appartenir à une autre vie. Aurais-je suscité une telle convoitise de la part de cette elfe voilà quelques années? Sans doute pas, mais qu'importe, les règles du jeu sont partout les mêmes et si mon apparence m'offre quelques atouts, je serais idiot de ne pas en profiter.

Après que Yumiko nous ait séparés et qu'Ai ait enjoint Hina de s'occuper des Shaakts, j'ai pris place à la table précédemment occupée par Irina, suggérant que nous retrouvions tous notre calme afin d'examiner plus amplement la situation ayant requis notre aide. Le Shaakt ricane et s'empresse de s'éloigner de nous en adressant quelques mots à Hina, lui posant quelques questions tout en dévoilant sottement ses intentions, rien moins que reluisantes puisque, comme de juste, il envisage déjà de commettre quelques assassinats et de semer la zizanie parmi les Elfes. Je demeure impassible, neutre à l'extrême, mais je me fais une promesse: celui-là ne vivra pas assez pour mettre ses plans à exécution. Il est protégé par les lois de l'hospitalité pour l'instant, mais cela ne durera pas et l'instant où cette protection disparaîtra sera aussi le dernier qu'il vivra.

La gamine à l'épée monumentale se crispe à mes paroles, me menaçant une nouvelle fois au cas où je mettrais encore sa soi-disant patience à l'épreuve. Je me contente de l'ignorer totalement, je ne suis pas venu sur ce monde pour éduquer une adolescente en proie à ses premières menstruations, même si l'envie de lui administrer une retentissante fessée pour lui apprendre le respect dû à un Sindel ne manque pas. Mais, au fond, elle m'indiffère si absolument que cette envie n'est qu'une pensée fugace qui disparaît à peine apparue, cette femelle n'a pas le moindre intérêt, simplement, qu'elle boude dans son coin si cela lui chante, je n'en ai rien à faire.

Plus intéressant est le fait qu'après que Kay soit venue s'installer à la place que je lui ai proposée, Irina décide visiblement de faire de même, affichant ainsi ostensiblement sa volonté de poursuivre la partie que nous venons de débuter. Elle s'approche d'une démarche sensuelle et provocante, jouant avec un art consommé de ses charmes pour me troubler. Arrivée près de moi elle jette un regard espiègle à mes genoux, comme si elle caressait l'idée de s'y installer, mais s'assied finalement à mes côtés, une décision largement plus prudente. J'ignore comment j'aurais réagi si elle avait poussé l'audace jusqu'à s'installer sur moi mais, vu la nervosité de nos hôtesses, mieux vaut sans doute les ménager quelque peu, et ignorer ce qui aurait pu se produire alors. Néanmoins, la Shaakte s'accoude à la table et se penche en avant, offrant ainsi à notre hôtesse une vue plongeante sur son décolleté, et à moi une vision imprenable sur sa chute de reins, joliment soulignée par le fin tissu dont elle est vêtue. Rien d'innocent dans cette posture audacieuse, la partie a débuté et visiblement elle compte bien la remporter, sûre d'elle, sûre de l'attirance qu'exerce son corps parfait sur les mâles et habituée à en abuser sans modération pour obtenir ce qu'elle veut.

Je souris intérieurement en subissant ensuite les remontrances d'Ai, écoutant d'une oreille les paroles de cette dernière alors que mes pensées vagabondent librement. Je me souviens d'une Shaakte, dans les souterrains du Rock, elle se mourrait, peut-être par la faute de mes lames, et pourtant...pourtant elle avait accepté de me révéler ce que j'avais besoin de savoir, bien que ces informations soient de nature à me permettre de contrer les dirigeantes de son propre peuple. Je me souviens de cet éclat de tristesse dans son regard, des quelques mots amers qu'elle avait laissé échapper sur la société Shaakte. Tous ne sont peut-être pas des ordures finies, finalement, mais qu'en est-il de cette elfe-là? Mystère, pour l'instant. La propriétaire des lieux achève son discours moralisateur en laissant planer un silence qui se veut entendu, il y aurait mille réparties envisageables à son discours bardé d'ignorance, après tout que sait-elle des raisons qui me poussent à détester les Shaakts? Rien, rien de rien, mais il y a aussi une chose que j'ai comprise: elle s'en cogne royalement, elle engage tous ceux qui se présentent, sans rien savoir sur eux, sans même avoir pris la peine de se cultiver la moindre sur les us et coutumes de Yuimen. Pas la moindre curiosité, un léger sourire relève le coin de mes lèvres alors que je songe que ce sera un miracle si elle se souvient même vaguement de nos noms demain matin. Pas la peine de gaspiller ma salive, donc, je pourrais simplement m'abstenir de réagir comme je l'ai fait envers Yumiko, mais il se trouve que les paroles d'Ai m'offrent une opportunité de corser légèrement le jeu entamé avec Irina. C'est donc avec un sourire imperceptible que je rétorque à notre hôtesse:

"Ma foi, je ne peux vous promettre de ne jamais porter la main sur Irina..."

Laquelle main se pose à cet instant en douceur sur le bas du dos de la Shaakte, assez haut pour que le geste reste acceptable en public, assez bas pour que le sous-entendu n'échappe pas à l'elfe noire, puis glisse sensuellement jusqu'à sa taille comme pour l'enlacer tendrement.

"...mais cela ne devrait pas trop lui déplaire, je suppose. Nous allons nous entendre à merveille, n'est-ce pas ma chère?"

La dernière phrase est accompagnée d'une légère pression sur la taille de guêpe de la Shaakte, lui indiquant que cette question lui est destinée, puis j'écoute attentivement les nombreuses explications qui suivent, sans toutefois retirer ma dextre du corps de l'elfe. Au fur et à mesure des éclaircissements je m'assombris, l'humaine expose une situation mais pas ses tenants et aboutissants, laissant ainsi de nombreux points cruciaux dans l'ombre. Peut-être a-t'elle déjà évoqué certains de ces points avec les Shaakts arrivés avant nous mais, une fois encore, l'absence totale de structure dans leur plan, si tant est que l'on puisse parler de plan dans le cas présent, me surprend. Nous sommes là depuis moins de dix minutes, passées principalement à résorber les inévitables tensions nées de la présence simultanée et maladroite de Shaakts et de Sindeldi dans la même pièce, nous avons eu droit à dix phrases d'explication, en comptant large, et nous devrions nous lancer ainsi dans l'inconnu? Ou retourner chez nous, Ai le propose et je dois bien avouer que c'est là une possibilité des plus tentantes car je commence à me lasser de ces trois gosses irréfléchies qui jouent aux grandes dames sans en avoir, et de loin, l'envergure. Je ne suis pas particulièrement raciste par rapport à la moyenne de mon peuple, mais tout cela me laisse quelque peu songeur quant à la race humaine...

A nouveau je dompte durement mes pensées, je ne suis pas sur ce monde pour les humains, je suis ici parce que, selon l'Oracle, c'est là que se déroule le fil d'or de ma destinée. Mais même cet argument percutant commence à faiblir face à la réalité, il y a d'autres chemins, toujours, et celui-ci ne m'inspire au final que très moyennement, le comportement stupide de ces trois gamines commence sérieusement à me lasser. Je m'adosse pensivement tout en parcourant distraitement la salle des yeux pendant quelques instants, réfléchissant soigneusement à la situation. Puis, après un long et intense regard à l'attention de Kay, je me décide à exprimer le fond de ma pensée sans mâcher mes mots, en fixant Ai droit dans les yeux, et tant pis pour la diplomatie:

"Il y a une chose qui m'échappe: pourquoi faire appel à des aventuriers dont vous ne savez strictement rien pour résoudre votre...problème? Vous engagez tout ce qui se présente, esclavagistes inclus, sans poser la moindre question. A Bouhen, votre...soeur n'a rien eu de plus pressé que de nous menacer de mort si nous ne filions pas droit, avant même de nous avoir expliqué même sommairement les raisons de votre appel à l'aide. Vous voulez des gentils aristocrates parfumés et serviles, pacifiques et diplomates? Alors laissez-moi vous dire que votre méthode de recrutement est inadéquate. Je suis un combattant, pas un paon habitué à ployer les genoux dans je ne sais quelle cour, damoiselle. Si c'est de braves petits laquais bien sages et policés dont vous avez besoin pour remplir votre mission, rendez-nous service à tous et épargnons notre temps: renvoyez-moi sur Yuimen dès à présent."

Je laisse filer une seconde de silence avant de poursuivre, froid et dur comme le rocher du Rock mais aussi calme que l'eau qui dort:

"Dans le cas contraire, permettez que je vous dise que menacer ceux à qui vous demandez de l'aide est malavisé, il n'y a pas mieux pour inciter vos "recrues" à s'opposer à vous. Vous ne savez visiblement rien de Yuimen, de son histoire, sans quoi vous auriez soigneusement évité de coller des Shaakts et des Sindeldi dans la même pièce avant d'avoir aplani le terrain. Il y a vingt millénaires que nos deux peuples s'étripent sur Yuimen, vous supposiez quoi?! Que nous allions en cinq minutes, pour vos beaux yeux, faire table rase de ce passé? Réfléchissez bon sang, comparez cela à ce qui se passe sur votre monde, à la haine et à la rancune issues de votre histoire, vous devriez savoir mieux que personne à quel point il est difficile de changer ça. Bref, assumez votre manque de discernement et ce qui en découle, mais ne venez pas m'abreuver de fadaises pour m'expliquer que ma "rancoeur" envers les Shaakts n'a pas lieu d'être alors que vous ne savez fichtrement rien de moi ni de notre monde, sans vouloir vous offenser. Maintenant décidez-vous une bonne fois pour toutes: soit vous avez besoin de types comme moi, auquel cas je vous suggère de conseiller à votre soeur de se détendre si vous espérez une aide véritable et loyale, soit ce n'est pas le cas et il vous suffit de rouvrir votre portail pour être définitivement débarrassée de ma présence. C'est vous qui voyez, damoiselle."

Je me relève tranquillement, prêt à retourner sur Yuimen immédiatement si tel est le choix de la fillette, je n'ai cure de son destin, qu'elle devienne esclave ne m'empêchera certes pas de dormir. Bien sûr tout cela me laisserait une certaine amertume, j'aurais pris plaisir à poursuivre le redoutable jeu entamé avec Irina dont je commençais à apprécier l'audace, tout comme j'aurais aimé en apprendre plus sur les Sindeldi de ce monde et comprendre le sens des paroles de l'Oracle. Mais je suis ce que je suis, un Danseur d'Opale Sindel, libre et fier. Aucune récompense, aucun fil d'or même, ne pourrait justifier que je m'aplatisse devant un trio de gamines humaines irréfléchies et prétentieuses qui ont causé le problème de fond par leur ignorance. Le ferais-je que je perdrais le fil de ma destinée plus sûrement qu'en repartant maintenant de ce monde. Je sens en mon âme que Syndalywë partage mon point de vue et, pour moi, il n'est d'approbation plus importante que la sienne, la seule qui compte véritablement, en définitive.

(Reste toi-même, Tanaëth, toujours. C'est l'unique chose qui importe vraiment.)

Il est si facile de trahir ce que l'on est, si aisé de se fourvoyer, d'accepter l'inacceptable au nom d'une cause prétendument supérieure et de se perdre ainsi soi-même sur les chemins tortueux de l'inexistence. Mais cela ne sera pas, je sais qui je suis, d'où je viens et où je vais. Reste à définir le comment mais, cela, la réponse de la jeune humaine le dira. Yuimen ne manque pas de causes à défendre le cas échéant, ce n'est pas demain la veille que l'ennui me guettera. Et si, contre toute attente, les humaines se remettent vaguement en cause, il sera alors temps de poser un certain nombre de questions, à commencer par celle visant à définir qui au sein de la hiérarchie d'Izurith commandite cette mission...et pourquoi. Parce que d'après ce qui vient de nous être dit, il suffirait aux humains d'attendre quelques siècles pour voir les derniers elfes disparaître, ces derniers ne semblant pas avoir la moindre chance de parvenir à reprendre le pouvoir compte tenu de leur situation misérable. Pourquoi les humains voudraient-ils une entente avec ces peuples alors qu'ils les haïssent et qu'ils pourraient apparemment s'en débarrasser sans grand mal? Et cette Divinité, que représente-t'elle? Quel type d'accord une Déesse pourrait-elle sceller avec de simples mortels, pourquoi et dans quels buts, avec qui a-t'elle passé ces accords? Un bref historique de ce monde serait intéressant également, comment les humains se sont-ils libérés de leurs oppresseurs? Et comment se fait-il que ce monde, mis à part cette cité apparemment, soit aussi effroyablement ravagé? Bref, bon nombre de questions mériteraient réponses avant de nous lancer dans une quête visant à rassembler des peuples qui se méprisent et se haïssent mais, à quoi bon toutes ces interrogations, si c'est au final pour repartir de ce monde dans les minutes qui suivent? Je n'ai pas pour habitude de mettre la charrue avant les boeufs, reste donc à attendre une réponse claire à la question de l'utilité de ma présence ici, j'aviserai ensuite quel chemin doit être emprunté.

(env. 2400 mots)


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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Jeu 25 Aoû 2016 14:11 
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La réaction de ces trois humaines et leurs maigres réponses commencent à me rendre méfiant. Au fond, elles ne savent rien. Que ce soit de nous comme de ceux que nous devrions infiltrer. Comme le soulève le Sindel après avoir joué un jeu amusant en caressant le dos de la Shaakt. Sait-il seulement dans quoi il s'embarque ? Je serais d'avis de dire oui en le voyant mais je pense aussi qu'il sous estime son adversaire. Quant à son acolyte, elle reste toujours silencieuse malgré ses regards haineux. Me provoquant des ricanements incontrôlables.

Au vu de ce qui se dit et de ce qui se passe, je ne peux qu'appuyer l’elfe gris.

"Il a raison, ce que vous nous demandez ne demande pas la présence de combattant ou d'infiltrés. Si vous voulez faire pencher les elfes vers une solution pacifique il vous faut des gens pacifiques.
En plus de ça vous nous demandez de se fondre dans une population ou au final, vous l'avouez vous même, vous ne savez rien. "


J'observe Ai qui a l'air la plus ouverte à la discussion. Mon ton est cordial, poli, je ne cherche pas à me moquer ni à provoquer. En réalité j'expose simplement des faits en cherchant à être le moins offensant possible.

"Ajoutez à ça le désir de nous faire tous travailler ensemble et nous sommes sûr que ce sera un échec. Bien que je n'ai aucune animosité envers vous, je n'ai aucune confiance en vous non plus. Sans offense."

Dis-je à l'attention des Sindels en posant ensuite mon regard sur la semi elfe.

"Et je pense que c'est réciproque."

Je m'approche de la table en soupirant sans pour autant m'y asseoir. Je reste tout de même hors de portée de toute attaque surprise de la part des autres Yuiméniens.

"Laissez moi suggérer une autre idée. Au lieu de se lancer dans une mission bancale qui pourrait ne mener qu'a notre perte sans prendre en compte nos compétences et nos affiliations pourquoi ne pas nous donner quelque chose en fonction de nos compétences ?"

Je marque une courte pause en observant les trois humaines avant de continuer.

"Lui est visiblement un combattant talentueux et comme il l'a souligné, habitué à pourfendre des elfes noires. Je suis personnellement plus doué dans la discrétion, le tir a distance et la survie dans les milieux hostiles. Il ne nous reste plus qu'a savoir en quoi nos femelles sont doués et vous pourrez nous mettre là où nous serons le plus utile. Après tout c'est vous qui nous avez embauché."

Je croise les bras, patientant que les autres se décident.

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mer 31 Aoû 2016 23:27 
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Alors que Hina fit à nouveau une magnifique démonstration de son ignorance, la tension montait crescendo entre Tanaëth et Yumiko, tandis que Ai tentait vainement de la résorber. Telle une mère grondant ses enfants, la doyenne des trois sœurs tentait de tempérer le comportement des deux protagonistes, lancés dans une joute ridicule de menaces qui ne se concrétiseraient surement jamais.

Que le temps commençait à se faire long entre des explications qui se répétaient et laissaient cependant les Yuiméniens dans le flou, et l'échange incessant de provocations entre la chétive humaine et l'elfe belliqueux. Alors que sa seule présence avait déclenché le début des hostilités entre les humaines et les Sindeldi, Irina était lasse de ce flot interminable de paroles en l'air, de tous ces discours inutiles, ponctués de temps à autre par un ricanement inapproprié du Shaakt présent, qui semblait-il, n'avait rien d'autre de mieux à faire.
Seuls le contrôle et la manipulation étaient les moteurs de sa venue en ce lieu étranger. Si elle avait quitté le Temple des Plaisirs, ce n'était certainement pas pour se justifier de sa présence et encaisser des menaces à tout bout de champ. De plus, selon les dires de Hina, les elfes d'Izurith ont une espérance de vie semblable à celle de la rosée sous un soleil d'été. Pourquoi ne pas les laisser croupir dans les sous sols des terres désolées ? En quoi une poignée d'elfes justifierait une telle campagne de recrutement, et dans un autre monde de surcroît ? Et pourquoi vouloir faire la paix avec ses ennemis lointains alors qu'il serait tellement plus simple de les exterminer tout bonnement ? L'extermination de Shaakts n'était pas une idée séduisante pour l'elfe ténébreuse mais c'est la démarche la plus logique qu'elle aurait adoptée envers ses propres ennemis. Le comportement de plus en plus illogique des humaines fatiguait Irina, qui espérait trouver bientôt plus d'âmes puissantes à manipuler, valant son départ loin de la blanche Pulinn et de ses parties de débauche. L'elfe ténébreuse se laissa alors doucement portée par ses pensées, vagabondant de souvenirs en souvenirs, entre partie de "chasse" avec l'Hïnionne et nuits blanches avec ses courtisans...

"Ma foi, je ne peux vous promettre de ne jamais porter la main sur Irina..."

D'un geste plus qu'incongru, Tanaëth Ithil sortit brutalement Irina de sa torpeur. De sa main experte, son adversaire de jeu caressa doucement le creux des reins de l'elfe noire, laissant ses doigts se frayer langoureusement un chemin vers sa taille, pour l'enlacer finalement, témoignant autant de tendresse qu'une étreinte donnée à sa compagne.

"...mais cela ne devrait pas trop lui déplaire, je suppose. Nous allons nous entendre à merveille, n'est-ce pas ma chère?"

Sur ces derniers mots, l'audacieux Sindel serra son adversaire vers lui, tel un pécheur tirant sur son filet pour capturer sa précieuse prise, et il ne semblait pas vouloir perdre son futur trophée.
Ainsi Tanaëth avait jouer son tour, démontrant brillamment que sa façade de glace cachait bien des surprises. Tous les coups étaient permis et la provocation du Sindel le rappela agréablement à la Shaakte. La main du Sindel répandit toute sa chaleur dans le corps encore érectile de la ténébreuse elfe, effet d'autant plus amplifié par l'audace du geste ampli de sensualité. Savourant ce moment d'intimité partagé avec son puissant adversaire, Irina fit glisser ses doigts fuselés le long de ceux de Tanaëth, fusionnant avec sa main avec une passion presque insolente.

Mais ce Sindel ne reste pas moins un mâle et une proie. Cet être est fort, doté d'une aura puissante, dont la prestance suffit à mettre en garde son entourage. Mais ce pouvoir de domination et ce comportement belliqueux qu'il a adopté depuis leur rencontre traduisent un arrogant égocentrisme, presque une perversion narcissique : il est puissant, il le sait et veut que tout le monde le sache. Mais les rôles ne doivent pas être échangés. Le gibier reste un jouet, une victime avec laquelle on s'amuse. Et en aucun cas, la proie devient chasseur.
Afin de rappeler que le Sindel ne gagnerait pas cette partie, Irina enfonça profondément ses ongles dans la peau cendrée de son adversaire. La Shaakt sentit la chaire de l'elfe gris s'enfoncer sous ses doigts. Le geste n'était pas doux ni affectueux, c'était ni plus ni moins un avertissement adressé à son partenaire de jeu, lui suggérant de jouer plus subtilement ses tours. Irina tourna délicatement sa tête vers Tanaëth, ses cheveux tombant délicatement sur son décolleté et ses doigts serrant la prise. Les yeux et le sourire pleins de tendresse, l'elfe ténébreuse répondit au Sindel d'une voix voluptueuse :

" Je suis plus qu'honorée d'être la seule de mon espèce à qui vous témoignez autant d'attention. Je pense que nous formerons un excellent binôme, pleins de surprises. Du moins je l'espère, très cher. "

Ne lâchant pas sa prise, Irina refit face à leur hôtesse, écoutant le blabla répétitif de Ai. Tout ce qu'il y avait à retenir de son discours, c'est qu'elle ne savait rien. Irina s'en vint à se demander comment elles avaient l'information d'une potentielle rébellion d'elfes apparemment en sous nombre. Et il faudrait les infiltrer ? Autant parcourir une forêt inconnue, infestées de créatures malignes, en plein brouillard et les yeux bandés. Le danger était tout aussi présent, d'autant qu'Irina ne connaîssait que trop bien qu'elles peuvent être les conséquences de la puissance dune matriarche noire.
Les jeunes femmes n'avaient pas l'air d'avoir eu affaire à ce genre d'individus. Sinon, elles se seraient un tant soit peu renseignées sur l'ennemi à abattre. Pour faire confiance à une Shaakt pour ce genre de mission, il fallait être le dernier des naïfs. Et même si ces gamines ne voulaient pas lui accorder leur confiance, elles n'avaient guère le choix si la mission devait être menée à bien. Quelle ironie du sort.

Aux mots de leur hôtesse, Tanaëth Ithil s'insurgea, pointant sévèrement chaque erreur que les humaines commissent. Il se leva alors, enlevant sa main de la taille de la Shaakt, forçant Irina à lâcher sa prise. Les trois jeunes femmes semblaient lui taper sérieusement sur le système, à cause des frugales informations qu'elles donnèrent. Il y avait en effet de quoi être frustré. La possibilité que le Sindel parte attrista quelque peu la Shaakt, qui serait déçue de perdre un adversaire attrayant. Mais Irina savait que cette mission lui offrirait une multitude d'autres âmes puissantes à manipuler, comme lui promit Pulinn la Blanche.

De son côté, le Shaakt tentait au même titre qu'Ai de calmer les ardeurs et de baisser les tensions entre elfes et humaines. Conformément au schéma type d'un mâle Shaakt, Hekell se soumettait totalement aux femelles humaines, rappelant que ce sont elles qui les avaient embauchées. Malgré son attitude rebelle, l'elfe ne pouvait lutter contre sa nature de mâle asservi. Il eut par ailleurs l'idée étrangement logique de donner nos affinités afin d'adapter la mission selon nos capacités. Malgré la rationalité de cette pensée, Irina ne voulut pas aggraver sa situation critique en précisant qu'elle manipulait les fluides d'ombres, puisant sa force dans son culte de Valshabarath et Phaïtos. ( Moins ils en sauront, mieux ce sera. )
Préférant ignoré pour l'instant l'intervention d'Hekell, Irina se leva également de son siège, prenant appui avec ses mains sur la table, afin que l'attention lui soit portée et que chacun puisse entendre son discours.
L'elfe ferma un instant ses yeux, prit un simple inspiration puis transperça de son regard rubis la doyenne des trois humaines.

" Je pense que nous vous avons plus que démontrer que Shaakts et Sindeldi font rarement bon ménage. Et ce depuis la nuit des temps sur Yuimen. Le simple fait que vous nous ayez accueillis ensemble en ce lieu me porte à croire que non seulement vous ne connaissez pas les Yuiméniens, mais vous ne connaissez même pas ceux que vous combattez. Vous ne savez d'eux que leur race et leur "technologie" que vous exploitez dorénavant. Nous ne connaissons rien de votre monde et nous devrions partir à l'aveugle au cœur dune rébellion ? Comprenez notre réticence. Il aurait été judicieux de faire venir votre contact ici afin que nous ayons toutes les informations en main, ne pensez-vous pas ? "

Irina marqua une courte pause avant de reprendre plus posément.

" Nous avons tous fait le choix de venir ici pour diverses raisons. Nous avons répondu à votre appel. Nous sommes ici parce que nous sommes volontaires et parce que vous avez besoin d'aide. Ne faîtes pas fuir l'aide qui peut vous être précieuse. "

L'elfe noire espéra par ces derniers mots qu'ils suffiront à dissuader son partenaire de jeu de partir ou à permettre aux jeunes humaines de prendre conscience de l'immaturité de leurs agissements et ainsi bousculer leur comportement.

" Comme je l'ai fait remarquer il y a peu à Tanaëth Ithil, je suis votre meilleur atout pour infiltrer la société Shaakte. Il me manque encore des informations pouvant faire le lien entre les elfes noirs de Yuimen et ceux d'ici, pouvant mettre toutes les chances de mon côté pour assurer la réussite de cette mission. J'ai besoin de rencontrer votre contact avant de partir, c'est vital. "

La Shaakte intensifia son regard dans celui d'Ai, se préparant aux réactions que pourraient provoquer sa question quelque peu brutale.

" Mais je me pose encore une question qui se doit d'être éclaircie. Si les elfes sont si peu nombreux, s'ils sont vos ennemis depuis la nuit des temps, pourquoi vouloir faire la paix avec eux, au lieu de tout bonnement et simplement les exterminer ? "

Cette idée lui faisait encore froid dans le dos mais Irina devait savoir. L'elfe ténébreuse scruta alors toute la salle de son regard calculateur, attendant avec impatience les réponses et les réactions à ses questions.

( 1603 mots )

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Jeu 1 Sep 2016 16:31 
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    Au soliloque de Tanaëth, le visage d'Ai se ferma. Elle qui était d'ordinaire si douce semblait se durcir à mesure que son interlocuteur déversait son amertume. Avant de répondre, cependant, elle attendit que Hekell et Irina s'expriment à leur tour. Après quoi elle se positionna près de l'emplacement du portail pour dominer toute la pièce et s'adresser à chacun des elfes présents.

    « Vous semblez tous réprouver nos méthodes et questionner les objectifs que nous avons exposés. Vous voyez, face à vous, trois jeunes femmes tout juste adultes, bonnes à rien et incapables de discernement. Mais il va falloir vous mettre dans la tête que nous ne sommes pas incapables. Au lieu de remettre en question tout ce que nous faisons, n'est-il pas plus judicieux de nous demander pourquoi nous agissons de la sorte ? Oui, nous avons mis des Shaakts et des Sindeldi dans la même pièce. Et vous semblez tous nous le reprocher. Mais le but même de votre présence ici est de vous fondre dans une société dans laquelle les Shaakts et les Sindeldi cohabitent, évidemment que nous allons tester votre impulsivité ! Evidemment que nous allons vous demander de ne pas prendre part à cette mission d'infiltration si vous ne pouvez vous empêcher de vous découper les uns les autres. »

    Son ton se faisait de plus en plus dur, et ses sourcils se fronçaient. Elle en avait visiblement assez de devoir constamment se justifier, et d'être traitée comme une enfant quand elle était la seule à tenter de temporiser la conversation au lieu de la laisser s'envenimer.

    « Alors pour répondre à vos questions : nous faisons appel à des aventuriers dont nous ne savons rien parce que c'est notre seule solution. Il n'y a pas d'elfe parmi nous, aucun moyen d'envoyer un espion faire quoique ce soit, et pourtant nous en avons besoin. Alors nous recrutons des gens dont nous ne savons rien, car c'est mieux que de ne rien faire. Et non, Messire Tanaëth, » cracha-t-elle, « nous ne voulons pas des laquais bien obéissants, mais ce n'est pas pour autant que nous devons vous laisser nous insulter, menacer nos invités et laisser entendre que nous sommes des incapables sans broncher. Vous êtes libres de prendre les décisions que vous voulez, mais si vous insultez ma sœur à tort et à travers, assumez-en les conséquences. Et si elle vous brise les deux jambes pour vos incessantes menaces, ne venez pas pleurer après parce qu'elle aurait soi-disant « agit sans réfléchir ». Vous n'aviez pas mis deux pieds dans notre salon que vous insultiez déjà tout le monde avec votre attitude et vos menaces, après quoi vous avez voulu jouer à l'innocent à qui l'on a fait des reproches infondés, ça c'est ce que j'appelle agir sans réfléchir. Il semble que vous soyez la seule personne irrationnelle ici, Sindel, alors je ne vous retiens pas : partez si vous le voulez. Si cependant vous voulez toujours faire parti de la mission, si vous voulez toujours nous aider et recevoir les récompenses qui vont avec votre aide, alors prenez exemple sur les « incivilisés » Shaakts ici présents, descendez d'un ton, et quand vous ne savez pas quelque chose, demandez au lieu de sous-entendre que nous sommes incapables. »

    Son ton se radoucit quelque peu alors qu'elle continuait son discours.

    « Si Yumiko vous a manqué de respect, alors je m'en excuse. Elle est, comme vous-même, impulsive, et n'apprécie guère les elfes. Seulement je ne peux pas me passer d'elle : vous semblez très compétent dans l'art martial, et elle est la seule personne qui je le sais ne perdra jamais face à vous si vous en veniez à devenir violent. Cependant, tant que vous ne l'insultez pas et n'adoptez pas une attitude belliqueuse, vous n'avez absolument rien à craindre d'elle, ni d'aucune d'entre nous. »

    Elle se tourna ensuite vers Hekell pour rebondir sur ses propositions.

    « Vous êtes les seuls Shaakts et Sindeldi à notre disposition. Donc nous avons, en priorité, besoin de vous dans le campement des elfes. Si nous ne sommes pas allés chercher des aristocrates, c'est que vous aurez besoin de savoir vous débrouiller une fois sur place. Vous êtes discret ? Très bien, vous risquez de devoir infiltrer les endroits les plus secrets de leur base une fois sur place. Messire Tanaëth est un grand combattant ? Parfait, il y aura éventuellement besoin de se débarrasser de certaines personnalités gênantes. Dame Irina sait jouer de ses charmes à la perfection et connaît le fonctionnement des Shaakts sur le bout des doigts ? Excellent, car il faudra jouer de la diplomatie pour rendre nos idées populaires. Alors évidemment, tout ceci repose sur votre capacité à supporter l'autre race composant ce campement, mais nous n'avons pas vraiment le choix, nous ne pouvons pas demander à des humains de les infiltrer. »

    Elle se tourna pour terminer vers Irina.

    « Effectivement, nous connaissons peu la société elfique d'Izurith. Mais notre contact la connaît du bout des doigts, elle vous aidera du mieux qu'elle le pourra. Malheureusement, encore une fois, nous ne pouvons rien faire d'autre que faire confiance à votre capacité d'adaptation. Mais cette mission a toujours été optionnelle : si vous la jugez trop dangereuse, alors rentrez donc chez vous, il me semble avoir été clair depuis votre arrivée ici, vous n'êtes en rien forcés à faire quoi que ce soit. Concernant notre contact, il ne peut pas venir, c'est tout bonnement impossible. Je vous ai déjà dit qu'il était étroitement surveillé, il ne peut donc pas quitter tout simplement le campement pour venir jusqu'à nous. Sinon, croyez bien que tout serait bien plus facile. »

    A la dernière question d'Irina, elle fronça de nouveau les sourcils.

    « Nous ne les exterminons pas car nous ne le pouvons pas, déjà. Ils disposent eux aussi d'un Canon. »

    Elle se tourna vers les deux Sindeldi, absents lors de cette discussion.

    « Le Canon est une arme capable de dévaster des kilomètres de terre d'un seul tir. Nous en possédons un, vestige de leur domination sur Izurith, c'est ce qui a détruit le monde extérieur jusqu'à devenir les Terres Désolées. » Puis, se tournant de nouveau vers Irina : « Mais ils ont également un Canon ; de moindre puissance, mais assez dévastateur pour empêcher toute attaque contre eux. Un tir de leur part, et nous les exterminons d'un tir de notre propre Canon. Un tir de notre part, et ils en font de même. C'est une impasse qui nécessite que vous vous rendiez sur place. Ou que quelqu'un le fasse, en tout cas. Maintenant que vous fassiez un choix, tous, maintenant. Restez-vous, ou partez-vous ? Si vous partez, ce sera en sécurité : aucun mal ne vous sera fait. Mais si vous restez, vous obtiendrez toutes les récompenses dont vous rêvez. Ou peu s'en faut. »

    Elle se tourna en particulier vers Tanaëth, qui avait exprimé le premier l'hypothèse de son départ. Les choses avaient été mises à plat, il lui fallait choisir définitivement maintenant.



[Tanaëth : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 2 (bonus longueur)
Arkalan : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations)
Irina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 1,5 (bonus longueur) ; -0,5 (retard)]

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Sam 3 Sep 2016 01:09 
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L'elfe noire frémit au contact de ma main, ses doigts frôlent les miens en une caresse sensuelle avant de s'y entremêler étroitement comme pourraient le faire ceux de deux amants. Puis, subitement, les ongles de la Shaakte se plantent dans ma peau, assez fort pour que le sang perle légèrement. Je ne suis pas vraiment surpris, même si je m'attendais à vrai dire davantage à une gifle ou quelque autre geste de cet acabit, si bien que je parviens à réprimer brutalement mon instinct et la légère douleur qui afflue à mon esprit, restant rigoureusement impassible. Irina tourne alors la tête vers moi en serrant davantage sa prise, les yeux et la voix irradiant de tendresse factice, pour déclarer à quel point elle est honorée de la prétendue attention que je lui porte. Elle souligne également que nous ferons un excellent binôme plein de surprises, du genre de celle dont elle vient de me gratifier sans doute, et s'arrange dans la foulée pour m'inciter à contempler le profond décolleté qu'elle arbore. Mes prunelles restent pourtant rivées aux siennes, je n'ai pas besoin de baisser les yeux pour voir. Un guerrier doit être capable d'analyser ce qui se passe en bordure de son champ de vision s'il veut survivre dans une bataille, ceux qui n'y parviennent pas meurent vite, j'ai payé pour le savoir dans les premiers temps de ma formation d'Hirdam. Mes lèvres forment un léger sourire, aimable, mais le reste de mon visage et mes yeux demeurent de marbre alors que je réponds d'un murmure à la Shaakte:

"Je ne suis pas venu seul, Irina."

Mon sourire se fait légèrement plus ironique tandis que j'ajoute sur le même ton:

"N'allez pas vous casser un ongle, cela ferait mauvais genre pour une personne aussi délicieusement soignée que vous l'êtes."

Après que j'aie exposé mon point de vue sur la situation, le Shaakt mâle approuve mes paroles et y ajoute quelques propositions pleines de bon sens tout en s'approchant de la table à laquelle nous avons pris place. Irina s'exprime ensuite, rappelant que si nous sommes là, toutes et tous, c'est à la base pour leur apporter notre aide. Elle souligne une nouvelle fois qu'elle est la mieux placée pour infiltrer les Shaakts de ce monde, puis demande pourquoi les humains ne massacrent pas tout simplement les Elfes. La question me tire un léger sourire, elle est abrupte mais sensée, seulement au vu des réactions précédentes de nos hôtesses je suis curieux de voir comment elles vont prendre ça...

Une chose est certaine, les trois gamines n'aiment pas être remises en question, Ai s'est notablement crispée lors de mon "discours", allant jusqu'à froncer les sourcils de contrariété. Il s'ensuit une nouvelle salve de menaces, au terme de laquelle elle affirme avec un bel aplomb que si Yumiko est là, c'est qu'elle est certaine que cette dernière serait en mesure de me défoncer si je décidais de dégainer mes lames. Mais par Sithi, qu'en sait-elle?! Cela n'a rien d'impossible évidemment, nombreux sont ceux ou celles qui pourraient me vaincre sur Yuimen, mais cette péronnelle ne sait rien de moi, elle n'a donc strictement aucun moyen de savoir si c'est véritablement le cas... Je serais presque curieux de voir ça, les morts ne seraient peut-être pas précisément celles envisagées par les trois donzelles...mais je n'aime pas prendre des vies pour rien, pas plus que je n'ai l'intention de sacrifier mon existence pour de si piteuses raisons d'égos malmenés. Quand bien même il s'agirait du mien car, je renâcle à me l'avouer, mais je serais très certainement plus conciliant si j'avais en face de moi trois Sindeldi multicentenaires.

Enfin, ce qui me dérange le plus, ce sont ces menaces de mort répétées qui ont commencé à Bouhen, lorsque Yumiko a menacé de nous découper avant même de se présenter. Drôle de manière d'accueillir l'aide demandée, pas des plus plaisantes à mon sens. Depuis cet instant je suis tendu, rares, très rares sont ceux qui m'ont menacé et qui sont encore en mesure d'en parler, c'est quelque chose que je ne tolère que très difficilement.

(Bah, tu as menacé les deux Shaakts en entrant, hein...)

(Oui...eh bien c'était un effort remarquable, j'ai réussi à garder mes lames au fourreau...bon, d'accord, j'espérais qu'ils bougeraient, quand même...)

(Tsssk! Dis-toi que Yumiko fait pareil?)

(Mouais...c'est vrai qu'elle n'a guère de raisons d'aimer les Shaakts ou les Sindeldi si ce que ces trois humaines nous ont raconté est véridique. Aucune des trois n'a de raison de nous apprécier, de près ou de loin.)

(Je peux te parler franchement?)

(Hum. Tu demandes la permission, maintenant? Je m'attends au pire...mais vas-y.)

(Bon. Tu es un guerrier. C'est bien, tu as suivi la Voie, et tes armes sont devenues le prolongement de ton corps, puis de ta volonté. Ce qui a fait de toi un Maître d'armes, puis un Danseur d'Opale. Il est temps d'aller plus loin. Tu devras diriger l'Opale, et pour cela un guerrier ne suffit pas. Pas plus qu'un Danseur d'Opale ne suffit. Tu dois apprendre la diplomatie, Tanaëth, si tu veux que l'Ordre reprenne un jour la place qu'il doit occuper. Et puis, il y a des Sindeldi sur ce monde, et souviens-toi des paroles de l'oracle...)

Les paroles et surtout la présence en mon esprit de ma Faëra me forcent à adopter un regard nouveau sur la situation, un regard étrange, détaché, comme si j'assistais à la scène en tant que pur spectateur. La vision me fait légèrement plisser les yeux, puis sourire discrètement, d'autodérision alors que je vois à retardement la manière dont il aurait fallu parler pour apaiser la situation. Difficile chemin que celui de la diplomatie, pour qui ne l'a jamais arpenté. Enfin, l'un dans l'autre le seul sang qui ait coulé est le mien, pour l'instant. Les voies du destin sont d'une rare ironie...

Ai tente aussi de justifier le fait d'engager n'importe qui, nous expliquant qu'eux, humains, ne peuvent aller dans le camp des Elfes, et que par conséquent engager tout ce qui se présente est mieux que de ne rien faire. Et c'est moi qui suis irrationnel? Cette fois j'ai un peu de mal à réprimer l'éclat de rire qui menace de jaillir, mais je parviens cependant à le limiter à un mince sourire qui peut signifier tout et son contraire. Je ne vois pas ce qui les empêcherait d'effectuer une sélection des candidats, ne serait-ce qu'en les interrogeant plutôt que de les menacer de mort avant de leur faire franchir le portail. Mais bref, ce qui est fait est fait.

J'écoute avec attention la suite, la jeune humaine présente ses excuses pour le comportement de Yumiko, ce à quoi je réponds d'un hochement de tête pour signifier que j'accepte ses excuses, et de quelques mots:

"Pardonnez-moi si je vous ai offensée, dame, telle n'était pas mon intention. Je sors tout juste de longs mois de rudes conflits contre des Shaakts, découvrir leur présence ici juste après les menaces à notre encontre, cela me rend...nerveux."

J'écoute la suite, toujours attentif, Ai décrit les rôles que chacun pourrait remplir, parle brièvement de leur contact chez les Elfes, qui est étroitement surveillé et ne peut donc venir répondre à nos questions, puis évoque une arme, un...canon, capable de dévaster des surfaces impensables d'un seul coup. Je fronce les sourcils à cette évocation, et plus encore lorsque je réalise à quoi tient l'équilibre et la survie de ces peuples. Qu'un fou, un extrémiste, vienne à avoir accès à cette arme...et ce serait la fin pour eux. Et pour nous si nous avons le malheur d'être encore dans le coin. Une sale mort que celle que l'on ne voit pas venir, de mon point de vue, même si la finalité est la même. Toujours est-il que l'existence de ces armes est un foutu problème qu'ils feraient bien de régler fissa.

Reste la question cruciale, posée en définitive par Ai, le choix: se lancer dans cette quête, ou repartir. Elle se tourne vers moi à cet instant, logique puisque j'ai évoqué mon possible départ si ma présence ici n'était pas appropriée. Je la dévisage d'un regard impénétrable durant quelques secondes avant de répondre:

"J'ai dit que je vous aiderai, si mes compétences avaient une quelconque utilité."

Je vais aider mon peuple à trouver une issue pacifique à ce conflit. Je préférerais ne pas avoir sur ma conscience de Sindel un deuxième monde ravagé par notre faute. Quant aux Shaakts et aux Humains, leurs destins ne me concernent qu'indirectement, en tant qu'influence sur celui des Sindeldi. Influence étroitement imbriquée dans le cas présent, je peine encore à concevoir que les noirs et les gris puissent cohabiter, il faudra que je le voie de mes yeux pour l'admettre. Je ferais bien de commencer tout de suite, d'ailleurs, au vu des occupants de la pièce et de la dangereuse proximité de la Shaakte. Je me tourne vers cette dernière et frôle sa joue du dos de la main, celle dans laquelle elle a planté ses ongles, de manière à lui tracer sur la joue un fin sillon de mon sang:

"J'espère que vous savez danser, très chère."

Je sors de ma poche une chaîne noire comportant un pendentif de même couleur en forme de pentagone, sur lequel sont incrustés des éclats de rubis symbolisant une araignée, et le tends à l'elfe noire:

"Il appartenait à une matriarche de Khonfas, elle dirigeait une armée de cinq mille des vôtres vouée à la destruction de mes amis. Portez-le, il vous protégera, et vous vous souviendrez de moi en le voyant."

Un léger sourire souligne mes derniers mots dont je ne doute pas qu'elle en comprenne les diverses interprétations possibles, puis je me tourne vers Kay en haussant un sourcil interrogateur:

"Et toi, Kay? Tu es bien silencieuse, depuis un moment..."

Je fais pour finir face au Shaakt:

"De confiance il n'est pas question, pour le moment, nous sommes d'accord. Toutefois si vous restez, nous avons un but commun, même si vous préférez agir seul. Alors si vous avez besoin d'un coup de main pour favoriser notre objectif...faites signe. "


(Env 1800 mots)

(Don de: - Chaîne noir avec un pendentif pentagone rouge avec illustrée une araignée rouge (End +10) [E=1] à Irina, si elle la veut. (elle est dans mon sac))


Dernière édition par Tanaëth Ithil le Dim 4 Sep 2016 17:48, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Sam 3 Sep 2016 14:42 
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En m'étant approché de la table, je suis plus que trop près pour assister au jeu que se livre Irina et Tanaeth. Un jeu qui finira forcément mal. L'avantage, c'est qu'elle a trouvée en l'elfe gris un adversaire bien plus intéressant que je ne le suis et je m'en réjouis car son attention sera portée sur lui plutôt que sur moi.

Après qu'elle ai joué son tour en lacérant la main de son compagnon de jeu elle posa une question que je gardais en réserve. Pourquoi ne pas exterminer ce qu'il reste d'elfe ?

La réponse est plus que risible, la raison est ce fameux canon. Arme de dissuasion qui maintient la paix entre espèce. A croire que les humains de cette planète sont incapables.

Tandis que les esprits s'échauffent encore et que Ai la souriante devient plutôt colérique, elle nous donne de légère informations. Celles-ci sont vraiment à extraire filon par filon et cela commence à m'impatienter et à me faire douter.

Je m'éloigne mentalement des conversations qui suivent pour résumé ce qui se passe. Histoire de faire le point. Le pour et le contre. Je suis sur une autre planète, dévasté par une guerre entre des humains, victorieux et des elfes noirs et gris défaits cohabitant pour survivre dans une terre sans vie et qui sont voués à disparaître. La seule façon pour eux de survivre et donc de reprendre la dernière cité de la planète ou de faire la paix avec ses habitants pour y vivre. D'instinct je me dis que la paix est impossible entre des espèces qui se sont entre tués par le passé et dont certains étaient réduit à l'esclavage.

Mais c'est pourtant notre principale objectif, rendre la paix possible, faire glisser la population Shaakt et Sindel vers une solution pacifique. La possibilité d'échouer est plus que grande mais la récompense en vaut le coup d'après Ai, ce dont on rêve.

Je dirige mon regard vers les deux tourtereaux, observant le fin filet de sang qui coule sur la main du Sindel. Je suis ensuite des yeux le bras à la peau cendrée pour remonter vers le visage de la femelle. Elle me rappelle ma sœur. Il n'en faut pas plus pour qu'une boule de haine prenne place dans mon ventre, je fronce les sourcils, serre les poings. Cette faculté innée de faire le mal, de manipuler et jouer avec les esprits des faibles comme des forts. Je ne peux que me souvenir comment elle nous faisait souffrir mon père et moi jusqu'à ce que j'y mette fin.

Ce jour-là j'ai choisi entre le risque et la lâcheté. Je sens qu'ici dans cette pièce, à ce moment-là. C'est le même choix que je dois prendre. Celui de rester au péril de ma vie et avoir comme récompense la solution pour me débarrasser de la société matriarcale Shaakt ou partir… Partir et passer le reste de ma vie à fuir, encore et encore jusqu'au jour ou enfin les assassins des prêtresses me tuent, ou pire … Une image traverse mon esprit en un éclair, me terrifiant et me faisant reculer d'un pas.

L'image de ces créatures asservis à la déesse araignée, mi humaine, mi arachnoïde. Je sens la sueur couler le long de mon dos, une vague de frayeur m'envahir. Ça n'arrivera pas. Ça ne doit pas arriver. Ça n'arrivera pas. Je ne peux que me le répéter pour m'en convaincre, inspirant et expirant pour me calmer sans me faire trop remarquer.

J'avance à nouveau vers la table, posant mes mains à plat dessus pour en camoufler les tremblements et m'installe sur une chaise avant que mes jambes ne se dérobent.

Le Sindel m'adresse la parole, me sortant de ma bulle de terreur.

Je l'observe un instant, le regard encore apeuré l'espace d'une seconde avant que celui-ci ne reprenne un air déterminé. Déterminé à repartir avec une solution pour en finir avec Valsbarath.

Je lance un dernier regard haineux vers Irina, comme si elle était responsable de ce qui venait de se passer. Indirectement, elle l'est. Puis je dirige mes yeux vers le Sindel.

Mon expérience avec Nessandro m'a montré que deux personnes qui ont le même objectif peuvent plus facilement l'atteindre en équipe que seul. De plus, je n'ai vraiment aucune animosité envers lui. Je reste néanmoins méfiant, il peut simplement faire semblant de vouloir faire équipe pour me trancher la tête dès que nous serons sorti d'ici. Mais le risque est à prendre. Si je dois faire équipe avec eux pour réussir, je le ferais.

Je hoche finalement la tête avant de prendre la parole.

"Il est temps de monter un plan avec les informations que l'on connait. Je reste, vous restez, j'imagine que votre amie muette reste avec vous. "

J'ajoute avec un rictus.

" Et j'imagine que votre si charmante compagne de jeu va vouloir continuer à jouer avec vous. "

Je me tourne vers Ai et m'adresse à elle, toujours courtois.

" Vous vous rendez sûrement compte que de trouver une issue pacifique à des espèces qui se haïssent est déjà, selon moi, impossible mais si on y parvenait, il y aura un énorme travail sur la population de cette cité pour qu'elle ne tue plus les elfes à vue et qu'ils puissent vivre en harmonie, en relative harmonie. "

A nouveau, je me remets face au Sindel.

" Je refuse de me montrer et de m'afficher à la vue de tous les Shaakts sur ce monde, je vous propose de m'y infiltrer et de rester discret pour recueillir des informations et neutraliser les têtes de groupe hostiles à la paix, si c'est nécessaire. Je trouve un peu idiot de chercher une solution pacifique en tuant des gens alors si je peux l'éviter, j'éviterais. Mais j'imagine qu'une fois sur place il faudra prendre contact avec votre ami sur place qui a sûrement d'autres pièces du puzzle à nous donner et se débrouiller ensuite avec ce qu'on a. Encore. "

Je me racle la gorge avant de continuer.

" Mais si la solution pacifique échoue… Qu'est-ce qu'on fait ? "

Des idées j'en ai quelques-unes, mais je préfère les garder pour le moment. Je reste silencieux attendant une réponse des autres personnes de notre… groupe. Même si je m'adresse plus particulièrement à Tanaeth.

"Ah et... Je m’appelle Hekell."

Je me présente comme un cheveux qu'on jette dans la soupe, presque désolé de ne pas l'avoir fait plus tôt.

((1131 mots))

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Lun 5 Sep 2016 14:49 
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Dans un ballet aussi intense que dangereux, Irina ressentit un léger frisson à mesure que la pointe de son ongle s'enfonçait dans la peau grisâtre du Sindel. Ces derniers temps, il était difficile pour la délicieuse Shaakte de trouver un compagnon de jeu correct tant ses critères s'affinaient. L'obstination de son jouet à s'élever au-dessus de la masse lui procurait un doux plaisir qu'elle s'impatientait de laisser mûrir quand l'elfe gris lui murmurait à l'oreille, volontaire pour s'aventurer sur un terrain instable.

Sa voix chaude et mielleuse se glissait jusqu'à ses oreilles et Irina dût réprimer son envie de lui arracher le reste du bras. Si elle restait l'avatar de la passion, la Shaakte ne pouvait voiler ses origines et la défiance de cette sous-race d'homme attisait les braises de la colère au fond de son esprit. En une fraction de seconde, Irina chassait ses mauvaises pensées, certaine que ce moment n'était pas le bon pour agir. Du moins, pas encore. Les mots de Tanaëth étaient cependant des plus étranges, forçant la Shaakte à revenir dessus à plusieurs reprises. Faisait-il référence à ce petit chien qui virevoltait autour de lui ? Disposait-il de troupes prêtes à agir à son signal ? Cette phrase pourtant si anodine tourmentait vivement l'esprit de la belle noire. Cependant il fallait attendre pour que cette mystérieuse phrase prenne un sens.

Lorsqu'Irina dut lâcher sa prise, une légère goutte de sang perlait sur le bout de son index. Cette minuscule goutte du liquide sombre éveilla l'espièglerie de la jeune Shaakt, l'incitant à revenir de plus belle dans la partie après un accès de doute. Soutenant le regard de jais de Tanaeth, Irina essuya doucement le sang sur son doigt le long de sa lèvre inférieure, passant ensuite avec envie le bout de sa langue sur le liquide vital du Sindel. Un goût puissant lui envahit la bouche, augmentant alors de manière exponentielle son intérêt pour sa proie. De sa bouche entrouverte encore imbibée du goût du sang s'échappèrent alors des mots langoureux à peine audibles.

" Il n'y a pas que moi qui soit délicieuse, Tanaeth."

Cependant, la douce envie d'y regoûter s'envolait avec les réprimandes d'Ai, très remontée contre Tanaëth et ses impolitesses.

A mesure que son hôte déversait sa colère, la Shaakte approuvait mentalement, comprenant parfaitement l'indignation qui animait les paroles de la jeune femme ? Après tout, il s'agissait là d'un abus de bonté à l'oeuvre du malaise qui régnait dans la pièce.Irina n'aurait toléré un dixième de l'irrespect que subissait Ai, approuvé ou non. Mais on jauge la force d'un être au respect qu'on lui donne. Or les trois jeunes femmes ici présentes étaient bien faibles face aux esprits aussi douteux d'elles qu'étaient ceux des Yuimeniens, plein d'aprioris face au monde nouveau qu'ils découvraient assez brutalement. Il était complexe de se faire respecter par des étrangers mais si les trois sœurs voulaient gagner l'aide des aventuriers, elles n'avaient pas le choix : il fallait s'imposer.
Parmi le discours d'Ai, l'information que recherchait Irina la déconcerta quelque peu. Les elfes possédaient donc un Canon, l'arme de destruction massive, alliant cette maudite technologie et la puissante magie. Par quel prodige avaient ils pu en construire un dans les terres désolées ? Encore un mystère à résoudre. L'idée d'être visée par un Canon au moment même où ils parlaient, surtout utilisé par les mains impropres d'un mâle véreux et idiot, lui fit froid dans le dos.

Mais chose encore plus remarquable et mystérieuse, ce fut le changement radical du comportement du Sindel. Ce guerrier arrogant et belliqueux se transforma en un instant en un diplomate magnanime et intègre. Quel étrange revirement de situation ! Serait ce en relation avec le fait qu'il ne soit pas venu "seul" ? Son esptit arrogant ne peut être la source de ce changement drastique. Arriverait-il à communiquer quelqu'un ? Ce revirement était extrêmement suspect et Irina accentua son attention sur cet étrange mâle.

Alors qu'il s'excusait auprès de leur hôtesse, Tanaeth se rapprocha d'Irina, caressant de sa main la joie de la noire. Dans ce contact charnel, le fin sillon de sang encore présent sur la main du Sindel s'essuya sur la peau immaculée de la belle Shaakt. Par cette tâche faite sur sa joue et sur sa fierté, Irina ne donna pas longtemps à son adversaire pour que ce sang effrontément essuyé sur sa peau s'écoule en masse sur le sol d'Izurith.

Au même moment, ce dernier glissait sa main dans sa poche avant d'en ressortir un pendentif des plus reconnaissables pour la jeune femme. En forme de pentagone, le médaillon rougeâtre tenait en son centre l'illustration d'une petite araignée couleur sang. Irina reconnut facilement l'empreinte Shaakte sur cet objet, assurée qu'il s'agissait là d'un butin volé ou récupéré sur le cadavre d'une soeur. Tanaëth confirmait ses soupçons, racontant à la jeune femme l'origine de sa trouvaille. Davantage avertissement que réel cadeau, le Sindel offrait le pendentif à Irina sans le moindre ménagement, prêt à prolonger le jeu à un point encore inconnu.

Peu réticente à refuser un tel présent, la Shaakte le récupérait avec une certaine lueur dans les yeux, brillant à ses yeux comme gorgé de Magie. Ses remerciements se firent attendre, mais c'est finalement après avoir assouvi son regard qu'Irina le plongeait dans celui du Sindel.

"Voilà un don des plus généreux. Vous êtes un homme plein de surprises, Tanaëth, et je saurais vous en remercier..."

Tandis qu'Hekell se tenait terrorisé sur la table avant que le Sindel ne le sorte de sa torpeur, le Shaakt continua de lancer ces regards pleins de haine et d'aberration envers la noire. Préférant ignorer ce mâle sans importance, Irina se demandait plutôt pourquoi le petit chien du Sindel avait cessé d'aboyer et se tenait encore tranquillement assis à la table.

Alors que les mâles s'étaient exprimés, Irina prit alors la parole, essayant de temporiser la doyenne devenue plus hostile et tentant alors de la mettre dans sa poche.

" Je suis prête à jouer mon rôle de diplomate parmi les matriarches noires. J'ai hâte de rencontrer votre contact qui pourra, je suis certaine, m'apporter tous les renseignements nécessaires à mon infiltration. Que la partie commence."

Alors que ses derniers mots s'adressaient en particulier à Tanaeth, Irina ne put s'empêcher de penser à tous ces esprits puissants qui l'attendaient au bout de cette aventure. De plus, la Shaakt était envahit de curiosité de savoir comment Sindeldi et Shaakts pouvaient vivre en communauté.

" Quand partons nous ? "

(1068 mots)

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mar 6 Sep 2016 16:19 
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    Aux paroles, plus mesurées, de Tanaëth, le visage de Ai se décrispa ostensiblement, jusqu'à finalement arborer de nouveau ce sourire bienveillant qui l'avait caractérisée jusque là.

    « Je serais heureuse que nous puissions mettre les erreurs du passé derrière nous, alors, » déclara-t-elle.

    Elle se tourna ensuite vers Arkalan, ou plutôt Hekell, pour répondre à ses propos pessimistes.

    « Nous le savons, oui, il faudra certainement des décennies pour qu'elfes et humains se côtoient sans animosité... Si leur cohabitation est rendue possible. Si ce n'est pas le cas... »

    Elle prit une grande inspiration avant de continuer, comme ayant de la difficulté à exprimer la suite à l'oral.

    « Si ce n'est pas le cas, alors ce sera à notre tour de jouer... A moins que vous vous sentiez prêts à désactiver leur Canon pour le rendre inopérant ? Si de telles extrémité devaient arriver, cependant, alors votre mission première serait de ramener notre contact jusqu'ici. De gré ou de force, mais la ramener saine et sauve. »

    Elle fronça de nouveau les sourcils, comme pour souligner la gravité de ses propos.

    « Je répète, si une guerre ouverte devait éclater entre les humains et les elfes, si il y a le moindre risque d'attaque de notre part ou de la leur alors que vous êtes encore sur place, je veux que vous rameniez notre contact ici. Vous serez grassement récompensé, j'en fais la promesse. »

    Ses traits s'adoucir de nouveau alors qu'elle se tourna vers Irina pour répondre à son ultime question.

    « Vous partez quand vous êtes prêts. Le plus vite possible serait le mieux, en vérité. Mais d'abord nous devons vous fournir équipement, vivres, itinéraire et informations relatives au contact. Vous êtes prêts ? »



[Tanaëth : 0,5 (introspection) ; 0,5 (don d'équipement) ; 1,5 (bonus longueur)
Arkalan : 0,5 (introspection) ; 1 (bonus longueur)
Irina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (équipement) ; 1 (bonus longueur)
Kay : surement coincée dans un autre espace-temps]

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mer 7 Sep 2016 18:15 
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Le jeu auquel nous nous livrons avec la Shaakte se corse imperceptiblement, la téméraire elfe noire porte son ongle ensanglanté à ses lèvres, passant ensuite avec une sensualité proche de l'érotisme sa langue sur ces dernières pour goûter à mon sang. Le murmure rauque et langoureux qu'elle m'adresse ensuite, affirmant qu'il n'y a pas qu'elle qui soit délicieuse, me fait hausser un sourcil amusé. La diablesse est adroite à jouer sur les mots, habile à user de tout son corps aussi, elle élève la séduction au rang d'un art mais malheur au moucheron qui se laisserait prendre dans sa toile, sa fin serait prompte. J'ai beau être raisonnablement certain de pouvoir la briser d'un seul geste, je ne suis pas à l'abri d'un traître coup de dague, pas plus que je ne survivrais à une dose létale de poison. J'ai d'ailleurs déjà commis une imprudence en la laissant me griffer, ses ongles auraient pu être empoisonnés. Cela étant je ne crois pas qu'elle souhaite ma mort, pas encore, d'abord elle veut faire de moi son jouet, son esclave, ainsi que l'a tenté la matriarche dans la forêt maudite de Khonfas. Je ne peux manquer de reconnaître l'arme utilisée pour ce faire, cette séduction dominatrice et cruelle que les Shaaktes emploient pour conserver leur absolue main-mise sur la société des noirs, mais ce savoir ne constitue pas une protection absolue, je ferais bien de ne pas l'oublier. La plus élémentaire prudence voudrait que je mette un terme à son existence dès que nous serons sortis d'ici, mais...de même que me tuer maintenant n'aurait probablement aucun intérêt aux yeux de cette Shaakte, sa mort ne m'apporterait au final qu'ennui, la sécurité n'ayant jamais été au premier rang de mes préoccupations. Je lui adresse donc un sourire indéfinissable en répondant sur le même ton, les yeux rivés aux siens:

"Dois-je vous convier à une dégustation plus...approfondie, ô ténébreuse ensorceleuse?"

Le moment n'est guère propice aux échanges privés toutefois, déjà Ai retrouve le sourire en souhaitant que nous tournions la page de nos erreurs passées, ce que j'approuve avec sérieux d'un signe de tête.

Je retourne mon attention sur Irina après lui avoir offert le pendentif, souriant intérieurement à sa réaction. Elle ne peut empêcher ses prunelles de dévoiler une sourde avidité en scrutant longuement l'objet doté d'un certain pouvoir. Je n'attends pas de remerciements, certain qu'elle a parfaitement saisi le sens de ce cadeau, du moins le plus évident. Il n'a pas suffit à protéger une puissante Matriarche de mes lames, il ne la protégerait pas davantage si je décidais de mettre fin à ses jours, simple évidence. C'est un avertissement clair, certes, mais c'est aussi une affirmation bien différente qui se camoufle derrière cette première signification, je suis curieux de voir si elle la percevra...et ce qu'elle en fera. Quoi qu'il en soit l'elfe noire finit par relever les yeux du collier et river son regard d'améthyste au mien, évoquant la générosité de ce cadeau puis ajoutant que je suis un homme surprenant et qu'elle saura me remercier. Je laisse un léger rire jaillir de mes lèvres, cristallin et sincère, puis j'essuie d'un geste plus doux que la soie la légère trace de sang que j'ai laissée sur sa joue avant de lui répondre avec sérieux, mes prunelles plongées dans les siennes:

"Vous voulez me remercier? Alors restez en vie. Vous êtes jeune, belle, intelligente et courageuse jusqu'à la témérité, toutes choses que j'apprécie. Ne gâchez pas tout cela pour un mirage, Irina, la puissance, le pouvoir, ne sont pas là où vous l'apprennent vos matriarches."

Je doute que mes paroles aient un quelconque effet sur une Shaakte endoctrinée dès sa plus tendre enfance à dire vrai mais, si mince soit la chance que cela la fasse réfléchir, il n'y en aurait eu aucune si je ne les avais pas prononcées. Je détache mon regard de l'elfe pour le poser sur son compatriote masculin, qui semble soudain en proie à une terreur profonde, au point de trembler de tous ses membres et d'être contraint de s'asseoir à notre table. Les paroles que je lui adresse mettent quelques secondes à franchir son trouble mais finissent par le sortir de son état et il ne tarde pas à retrouver un air déterminé. Il jette un nouveau regard haineux à Irina, qui confirme mes suppositions à son égard. La vie d'un mâle dans la société Shaakte n'est pas une sinécure d'après ce que j'en sais, des histoires effroyables courent sur ce sujet mais j'ignore dans quelle mesure elles reflètent la vérité. Ce que je discerne dans les prunelles de ce Shaakt semble indiquer qu'elles pourraient être fondées, mais l'instant est mal choisi pour le questionner à ce propos.

Il déclare qu'il est temps d'imaginer une stratégie avec les éléments en notre possession, supposant que Kay m'accompagnera et qu'Irina souhaitera poursuivre la redoutable partie entamée avec moi, idée qui lui soutire un rictus pas particulièrement joyeux. Je hausse légèrement les épaules en signe d'ignorance tout en plongeant mes prunelles de jais dans les siennes:

"Tous les êtres sont libres de leurs choix, même si le poids des conséquences peut inciter à penser le contraire. Vous en savez quelque chose, je crois."

J'écoute la suite de son discours sans intervenir, tout comme j'écoute Irina réaffirmer sa volonté d'infiltrer les matriarches Shaaktes de ce monde, puis Ai répondre aux différentes questions posées. Le Shaakt souligne la difficulté de faire cohabiter des races qui se haïssent et la nécessité de préparer le terrain au sein même de la cité humaine, puis il me fait face pour ébaucher le rôle qu'il souhaite endosser. Il veut rester discret et se fondre dans la population de façon à pouvoir éliminer si besoin les opposants à la paix, précisant qu'il s'efforcera d'éviter le recours à la violence, un moyen peu approprié compte tenu de l'objectif selon lui. Puis il demande ce qui se passera si nous échouons, une question pertinente, et dérangeante d'après la réaction d'Ai. Cette dernière admet que la tâche sera délicate et nécessitera beaucoup de temps, puis déclare qu'en cas d'échec ce sera à elles, ou à eux en tant qu'humains, de jouer. A moins que nous ne soyons prêts à rendre inutilisable le canon des Elfes, hypothèse qui me fait intérieurement grincer des dents. Elle ajoute qu'au cas où une guerre viendrait à éclater notre mission prioritaire serait de ramener en ville leur contact, elle semble même y tenir tout particulièrement car elle répète cette volonté en promettant monts et merveilles à qui l'accomplira. Irina demande ensuite quand nous partirons, ce à quoi Ai répond que le plus vite sera le mieux, mais qu'il faut d'abord nous équiper et nous munir des informations nécessaires. Puis le Shaakt se présente de manière un peu incongrue sous le nom d'Hekkel, ce à quoi je réagis d'un hochement de tête poli, gardant le silence pendant quelques secondes alors que j'examine soigneusement les informations en ma possession avant de reprendre la parole, sans m'adresser à qui que ce soit en particulier:

"Corrigez-moi si je fais erreur mais, si nous échouons ,il me semble que les conséquences d'un conflit ouvert sont claires: trois peuples seront anéantis, et ce monde sera totalement inhabitable. Quelques "élus" parmi les humains pourront éventuellement fuir sur Yuimen, pour autant qu'ils aient le temps d'activer et de franchir le portail. A moins que l'un des camps parvienne à empêcher le canon de l'autre camp de fonctionner, auquel cas seul l'un des deux partis serait anéanti. Ce qui ferait probablement une belle jambe à ce monde et aux survivants puisque l'usage de cette arme ruinerait encore le peu qui subsiste de cette terre."

Je dévisage chacune des personnes présentes avant de poursuivre:

"Il n'y aura pas de gagnant si cette guerre éclate. Il y aurait peut-être quelques survivants, cette cité pourrait peut-être même perdurer si le canon des Elfes ne fonctionne pas mais, est-ce une vie que d'être cloîtré pour des millénaires dans une unique ville au milieu d'un monde ravagé? Et nous voici aujourd'hui dans cette salle, toutes et tous, en train d'évoquer l'éradication pure et simple de peuples, la destruction quasi totale d'un monde, comme si cela était...normal."

Je me tourne vers Ai pour poursuivre:

"Ces armes insensées, ces canons, doivent être détruits, cela me semble une évidence. Tous les deux, et en même temps. Le problème dans tout ça, c'est que la destruction de ces armes engendrera un déséquilibre massif des forces. Les Elfes seront tributaires du bon vouloir des humains, puisqu'ils sont très largement inférieurs en nombre et en proie à une misère noire d'après ce que vous nous en avez dit. Or je présume que cette idée engendrera parmi eux une peur abyssale, tout comme vous, humains, seriez terrifiés si votre canon venait à être détruit sans que celui des Elfes le soit, même s'ils étaient véritablement disposés à une cohabitation pacifique et n'avaient pas l'intention de s'en servir. Cette crainte, ô combien naturelle étant donné le passé que vous nous avez conté, est le véritable noeud du problème à mon sens. Les Elfes ne renonceront pas à leur unique moyen de défense, pas plus que les humains ne renonceront à leur suprématie après ce qu'ils ont vécu, ils n'accepteront pas de courir le risque de retomber sous la coupe des Elfes. C'est le serpent qui se mord la queue, si vous me permettez cette métaphore."

Je laisse filer un instant de silence pour laisser à mes interlocuteurs le temps de réfléchir à mes paroles, puis je continue:

"Je vois deux solutions. La première, celle imaginée d'après ce que j'ai compris, nécessite du temps, beaucoup de temps. Elle consiste à renouer peu à peu des contacts, à rétablir des échanges puis, à terme, la confiance. Elle est risquée, parce que durant tout ce temps nécessaire il suffirait d'un dérapage minime pour que la situation devienne plus explosive qu'elle ne l'était auparavant. Au moindre faux pas la paix ne sera plus une option pour personne. La deuxième consisterait à faire passer les Elfes sur Yuimen. S'ils ne sont que quelques milliers, il me semble relativement aisé de leur trouver de nouveaux foyers parmi leurs peuples respectifs. Les Humains seraient alors seuls maîtres de leur destin sur ce monde, les Elfes retrouveraient une vie normale sur Yuimen. Ils pourraient accepter cet "exil" d'autant plus aisément qu'ils ne sont pas originaires de cette terre et qu'ils retrouveraient les leurs. Cette deuxième hypothèse repose évidemment sur une question de base: est-il techniquement possible de faire passer sur Yuimen quelques milliers de personnes?"

Je repense à cet instant aux gigantesques tentes de leur campement à Bouhen, bien trop importantes pour accueillir quelques aventuriers d'après ce que j'en ai vu, si bien que je demande encore:

"A moins que vous, humains, ayez prévu d'aller sur Yuimen si une guerre éclatait? Autre question, je suppose que vous avez recruté d'autres aventuriers, aurons-nous la possibilité de les rencontrer? Une action concertée serait sans doute plus efficace. Enfin, dernière question, comment avez-vous prévu l'approche du camp des Elfes? Arriverons-nous là-bas tous ensemble? Séparés? A notre guise?"

Ayant achevé ma tirade j'indique d'un geste de la main que je suis prêt à partir, les réponses à mes questions et autres avis pourront sans mal être discutés en chemin.

(env. 2000 mots)


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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Jeu 8 Sep 2016 09:43 
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J'ai comme l'impression qu'Ai sait déjà que tout ça va mal tourner. Elle inspire profondément, l'air grave avant d'annoncer qu'en cas d'échec, le canon des elfes devra être désactivé et le contact ramené de gré ou de force.

Le Sindel y réagit, de façon très pertinente et propose des solutions qui le sont tout autant. Des solutions auquel, j'avoue, je n'avais pas pensé.

Il est difficile de se faire un avis sur tout ça, je suis certains que ces humains nous cachent quelque chose. Je vais devoir évoluer au sein d'un groupe en qui je n'ai pas confiance pour une mission confiée par des personnes qui m'inspirent de la méfiance. Tout cela me met dans une position très inconfortable.

Je prends la parole suite à Tanaëth, m'adressant à Ai :

" Si nous n'avons rien à apprendre de plus ici, alors autant partir tout de suite. Quel genre d'équipement allez-vous nous fournir ? "

Je n'ai pas grand-chose à rajouter aux paroles de l'elfe gris pour être honnête. Je comprends pourquoi Irina le trouve si intéressant.

((193 mots))

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mar 13 Sep 2016 01:21 
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Tanaëth et Irina continuaient de jouer leurs tours avec brio et clairvoyance, jaugeant par chaque geste exécuté, par chaque mot prononcé, la puissance de leur adversaire. Chaque coup joué était réfléchi, aucun détail n'était laissé au hasard, sinon, c'était la mort. Alors que le Sindel ne parût à son entrée dans la pièce que d'un pantin dont aurait lavé le cerveau, ni plus ni moins une arme de guerre sans sentiments ni émotions, Irina prenait plaisir à reconnaître en lui du malice. Cette façade de glace fondait peu à peu que la partie s'avançait, et que l'atmosphère entre les deux elfes s'échauffait.
Tandis que la Shaakte se délectait de la fine ligne de sang sur ses lèvres, le Sindel corsa à nouveau la partie entre eux, invitant Irina à une dégustation plus approfondie. Un léger rire s'échappa des lèvres encore ensanglantées de l'elfe, sans qu'elle ne put le contenir. Irina fut quelque surprise par cette convocation des plus téméraires, alors que ce n'était ni le lieu , ni le moment propice à ce genre de débauche. Mais dans un futur proche, Tanaëth serait-il prêt à aller jusque là pour remporter la partie contre Irina ? Sur ce terrain, la Shaakte ne manquait pas d'expériences et profita de cet avantage pour lancer un dernier pic pour clore cette conversation intime.

" Y survivrez-vous seulement deux minutes, guerrier solitaire que vous êtes ? "

Embrassant langoureusement du regard les yeux de jais du Sindel, Irina retourna son attention sur Ai.

Après avoir reçu le sombre collier de Tanaëth, ce dernier effleura à nouveau la joue de la Shaakte, d'un mouvement cette fois-ci dénué de provocation et empli de douceur, pour essuyer le sang qu'il laissa tantôt sur la peau cendrée d'Irina. Lorsque les lèvres fines du Sindel s'ouvrirent, un rire aussi doux et sincère que son mouvement précédent s'échappa, laissant place à un discours dégoulinant de compliments et de bonnes paroles. Irina arrive à distinguer de la sincérité dans les dires de Tanaëth. Alors que les lames acérées du maître d'armes avaient ôtées la vie de nombreux des siens, Irina se demanda quel intérêt avait son adversaire de lui tenir un tel discours. Les motivations de ces paroles étaient floues pour l'elfe ténébreuse, qui aurait pu prendre ces dires pour un coup joué dans leur partie si ils n'étaient pas imprégnés par tant de magnanimité. Ce guerrier au palmarès teinté de noir n'en saurait pas là s'il avait eu autant d'égard envers les autres Shaakts auxquels il a du avoir eu affaire. En quoi Tanaëth voulait qu'Irina soit différente ? Encore une question à la réponse nébuleuse.
Malgré l'état inconfortable d'ignorance dans lequel se trouvait la noire, elle préféra camoufler le trouble qui l'envahissait, jouant encore avec Tanaëth. La belle ténébreuse remit le médaillon dans le creux de la main cendrée du Sindel. Elle se retourna, puis souleva les longs cheveux ondulés immaculés d'un geste langoureux empli d'érotisme. De ce mouvement sensuel dégageant sa nuque, la fanatique offrait au guerrier la possibilité de lui attacher le collier ou de lui trancher le cou. Le risque qu'elle prenait la faisait frémir de curiosité.

Alors que leur hôtesse retrouva son engouement naturel, elle exposa la possibilité évidente qu'une guerre puisse éclater entre humains et elfes. Et que si une telle bataille était à venir, il sera vital de ramener leur contact saine et sauve. Une femelle donc ? Irina était d'autant plus excitée de la rencontrer et d'obtenir des renseignements sur elle et ses semblables d'Izurith. Mais si une guerre était à venir, il serait absurde de ramener cette femelle auprès d'Ai. Un tel affrontement ne ferait aucun survivant, les canons pointant chacun le camp adverse. Elfes et humains seraient décimées et personne, pas même les Yuiméniens, n'y gagneraient dans cette histoire. Il n'y aurait que deux solutions : la cohabitation ou l'asservissement voire l'extermination d'une des deux races. Et à ce stade, si Irina devait choisir un des deux camps, elle ne saurait dire si ce serait en faveur des humains.

Lorsque Tanaëth prit la parole, il exprima avec éloquence les pensées d'Irina. Cet elfe était décidément de plus en plus intriguant, Irina dessella en lui une aptitude qui n'était auparavant seulement propre aux femmes : l'intelligence. Les mâles ne se contentent que du sens premier des choses, de cherchant aucune subtilité, ce qui paraît être de la paresse mais qui n'est que de l'inaptitude, de la débilité. Il évoqua même une idée qu'Irina n'avait pas envisagée : l'exil des elfes. En apparence solution aux problèmes actuels, cette théorie reste presque improbable à mettre en place. Bien qu'étant un Sindel, Tanaëth reste un mâle et aurait bien du mal à s'imposer face aux matriarches. Or, une mission pareille demanderait toute la conviction et la diplomatie du monde.
Le Sindel révéla également un point intéressant. Les humains avaient la possibilité de fuir en cas de conflit . Irina se demanda lors si les elfes disposaient également de cette capacité et si c'était le cas, où pouvaient ils se rendre ? En flot incessant, une question en amenait d'autres et lorsqu'une réponse était donnée, il y en avait encore tant en attente. Et si les réponses ne pouvaient sortir de la bouche des trois sœurs, il était temps de partir.

Lorsque Tanaëth demanda comment se déroulera leur arrivée auprès du camp des elfes, Irina ne put s’empêcher de sauter sur l'occasion trop belle pour jouer son tour.
La manipulatrice s'approcha furtivement de son adversaire cendré, se plaçant entre son bras droit et sa hanche. De la même manière que le Sindel le fit auparavant, l'elfe noire mit la main sur la hanche gauche du Sindel, pressant ainsi sa poitrine sur le buste musclé de son adversaire.
Dans cette étreinte, Irina posa sa main droite sur le torse de Tanaëth et s'adressa alors à Ai.

" Si nous pouvons choisir comment approcher les elfes, j'aimerais pouvoir rester avec Tanaëth. Je me dois de le remercier après le magnifique présent qu'il m'a fait. "

Irina leva ses yeux vers Tanaëth et lui adressa ces paroles de sorte que tout le monde puisse les entendre.

" Je suis moi-même curieuse de rencontrer les autres aventuriers qui ont du répondre tout comme nous à leur appel à l'aide. Yumiko m'a dit à Bouhen que nous les rencontrerons sûrement si nous sommes efficaces dans notre mission. A nous de prouver que Sindeldi et Shaakts peuvent s'entendre. "

Les paroles de la Shaakt à l'intention de Tanaëth se firent ensuite plus discrètes, imprégnées de sensualité.

" Et j'aurais surement le privilège de la voir pourfendre... "

Suite à ces mots, la main droite d'Irina glissa langoureusement le long du torse du Sindel, se frayant avec expertise un chemin le long de son armure rouge sang, arrivant lentement sur l'aine. Les doigts fins de la manipulatrice caressèrent avec légèreté le corps de l'elfe gris, avant de venir se poser sur son épée portée sur la hanche droite, se resserrant sur son pommeau.
Attendant la réponse de cette provocation, Irina fit de nouveau face à leur hôtesse.

" Quels équipements avez vous à nous proposer ? "

( 1155 mots )

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Multi de Hild, Humaine de Wiehl, Archère et Herenndil, Hinïonne, Guerrière


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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mer 14 Sep 2016 02:10 
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La Shaakte riposte à ma proposition de la convier à plus ample dégustation en ironisant sur mes chances de survivre à quelques ébats avec elle, me qualifiant de guerrier solitaire. Alors qu'elle me dévisage langoureusement, je me contente de lui adresser une moue sensuelle et légèrement ironique en réponse, que s'imagine-t'elle? Que je suis un mercenaire errant qui ne connait en termes de femmes que celles que l'on paie et que l'on "honore" à la sauvette entre deux batailles? Enfin, qu'elle croie ce qu'elle veut, je n'éprouve aucun besoin d'argumenter à ce propos, si certains ont des complexes à ce niveau c'est loin d'être mon cas.

Les paroles que je lui adresse ensuite pour lui suggérer de rester en vie, agrémentées de quelques compliments, font naître dans son regard de rubis une discrète lueur de perplexité. Je retiens le sourire que cela pourrait faire naître sur mes lèvres, rien de tel qu'un peu de franchise bien directe pour perturber ceux qui sont habitués à la rouerie, le concept même leur échappe. Sans doute verra-t'elle là une certaine naïveté de ma part, ce qui me convient parfaitement. Elle se reprend cependant très vite, trop vite, et le geste qu'elle a ensuite manque me faire ciller de surprise. Par Sithi, sa témérité n'a-t'elle donc pas de bornes? Plutôt que de fixer elle même le collier que je lui ai offert, elle le glisse dans ma main, se retourne et d'un geste à la sensualité débridée, soulève sa chevelure de manière à dégager sa nuque pour que je le lui accroche! Une provocation pure et simple, il me suffirait d'un geste, d'un simple petit geste pour l'égorger proprement sans que nul dans la pièce n'ait seulement le temps de réaliser que ma lame est sortie de son fourreau. De l'audace à la folie il n'y a décidément qu'un pas... Quoi qu'il en soit ce geste m'en apprend probablement plus sur elle qu'elle ne l'imagine. Elle veut dominer quel qu'en soit le prix, montrer qu'elle est prête à tout pour remporter une "victoire" dans son jeu malsain, seulement en l’occurrence elle montre aussi bien inconsciemment sans doute qu'il y a au moins une chose qui la domine elle: sa dépendance totale au jeu en question. Une faille béante que je ne suis pas pressé de lui révéler, le temps n'est pas encore venu, la partie reste bien innocente pour l'instant et mérite d'être quelque peu pimentée avant de s'achever.

Je m'approche d'elle jusqu'à la frôler, mon souffle calme et régulier réchauffe sa nuque tandis que ma main droite se pose sur son épaule, légère comme une plume. Puis d'une caresse lente et incendiaire, ma dextre glisse sur le haut de son buste pour venir attraper l'un des brins du collier que l'autre main amène à portée du côté opposé. Au même rythme, mes mains frôlent son cou, puis sa nuque jusqu'à me permettre d'attacher le bijou. Je me penche de façon à ce que mes lèvres frôlent son oreille et lui murmure:

"Les baisers de l'acier sont si froids...votre peau si douce mérite mieux, assurément."

Mes lèvres glissent sans hâte jusqu'à la chair tendre de son cou pour y déposer un délicat baiser, chaud celui-ci, puis je m'écarte tranquillement pour reprendre le fil normal de la conversation. Après quelques palabres, alors que je questionne Ai sur la façon dont elle a prévu que nous abordions le camp des elfes, Irina joue toujours aussi témérairement le coup suivant en venant littéralement se faufiler dans mes bras, m'enlaçant d'une main qui vient se poser sur ma hanche et pressant sa poitrine contre mon torse. J'en viendrais presque à regretter de porter une armure...d'autant plus lorsque sa main libre vient se poser sur ma poitrine, se positionnant ainsi comme seule une amante pourrait le faire.

Qu'à cela ne tienne, j'ai connu des situations autrement plus désagréables, quitte à jouer autant le faire bien. J'entoure sensuellement ses épaules d'un bras et l'attire un peu plus étroitement contre moi tandis qu'elle déclare à Ai vouloir rester en ma compagnie, rien de surprenant vu les circonstances, puis elle ajoute en me dévisageant qu'elle est également curieuse de rencontrer les autres aventuriers s'il y en a, et qu'il nous appartient de démontrer que Shaakts et Sindeldi peuvent s'entendre. La réplique me fait sourire, leur montrerons-nous aussi que cela finit toujours par une lame dans le dos? L'exemple serait marquant à n'en pas douter, mais serait-il bien favorable à l'accomplissement de notre mission? Voilà qui est tout de suite moins certain. Toutefois, pour le moment, cette question ne mérite pas d'être posée. Rejoindre le camp des elfes en nous comportant comme des amants en soulève de plus importantes à mon sens, cette approche est indubitablement à double tranchant. D'un côté cela pourrait être une force, nous symboliserions ainsi la possibilité d'une union pour ainsi dire totale, d'un autre côté cela pourrait nous empêcher d'approcher de cette manière des elfes de ce monde, un ou une solitaire est en général plus facilement abordée qu'un couple. Mais, comme rien ne sert de se préoccuper de problèmes dont on ne sait pas s'ils se poseront vraiment, je garde pour moi mes réflexions, ce fameux camp nous n'y sommes pas encore et bien des événements peuvent se produire d'ici là.

La Shaakte interrompt le cours de mes pensées en me susurrant quelques mots évoquant le privilège qu'elle pourrait avoir à la voir pourfendre. Au fil de ses paroles, sa main glisse le long de mon torse jusqu'à parvenir à l'aine, ses doigts se font caressants, frôlant avec légèreté mon corps puis finissent leur course sur le pommeau de ma lame d'Eden. Un geste qui rend son murmure équivoque au possible, ce n'est pas du sang qui coule dans les veines de cette elfe mais de la lave par tous les dieux! Ceci étant, il est temps de fixer une limite, mes lames ne sont pas des jouets que n'importe qui peut toucher à loisir. Ma main se trouvant sur son épaule entame une lente et langoureuse descente sur le corps de l'elfe, épousant la moindre de ses courbes jusqu'à venir se poser par dessus la sienne. D'un geste très doux je soulève sa main du pommeau de mon arme et la replace sur ma hanche en murmurant à sa seule attention avec un regard d'avertissement:

"Mieux vaudrait que ce ne soit pas cette arme-ci qui vous pourfende, contentez-vous de celle à laquelle vous survivrez...éventuellement."

D'avertissement mon regard se fait ironique au dernier mot, non sans qu'une étincelle endiablée n'y scintille. J'espère pour la suite de notre jeu qu'elle aura saisi la limite à ne pas franchir, notre plaisir n'en sera que plus grand et plus durable.

Quant à la question de l'équipement que nos hôtesses malmenées peuvent nous fournir, j'écoute avec attention la réponse, bien que je doute trouver ici du matériel plus efficace que celui que je possède. Il me tarde de me mettre en route maintenant, avec un peu de chance nous aurons un peu de temps pour faire plus ample connaissance en toute intimité avec Irina, auquel cas c'est une belle danse en eaux troubles et tropicales qui s'annonce...

(env. 1200 mots)


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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Dim 18 Sep 2016 19:08 
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Hina leva les yeux et Kay fronça les sourcils. On avait l'impression qu'elle n'avait pas envie de faire cela. Intéressant de nommer pour une mission qui allait traiter de politique, une humaine qui n'aimait pas parler. Mais Kay se départit bien vite de cette pensée préférant se concentrer sur ce qu'elle semblait se forcer à leur révéler. Or donc, la vie des elfes en dehors des murs n'était qu'en sursis. Ce qui pourrait les pousser à des actions désespérées. D'un autre côté, Zarha'Eïla qui aurait pu être rapprochée de la divinité arachnéenne des Shaakts était désormais seulement contactée par les humains. Bizarre. À cet instant, l'attention de la jeune guerrière fut détournée par Yumiko qui, visiblement, perdait le peu de patience qu'elle avait. Un léger sourire étira les lèvres de Kay. Pas une seconde, elle ne doutait de la réussite de son mentor en cas de combat... Ai reprit alors, leur annonçant qu'ils allaient peut-être avoir une deuxième chance. S'il n'était plus question de provocations.

(Ils n'ont pas vu les camps d'esclaves. Difficile de rester poli devant une de ces raclures, après.)

Ai continua sur les relations entre les Sindeldi, les Shaakts et les humains. Kay l'écoutait attentivement, mais son regard était sans cesse distrait par Irina. De prime hostile, elle paraissait à présent vouloir... séduire Tanaëth. Non, c'était ridicule. Mais voilà qu'au beau milieu de la conversation, le Sindel fit glisser sa main sur le bas de son dos. Sans même pouvoir y faire quoi que ce soit, les joues de Kay s'enflammèrent. Elle détourna immédiatement la tête et feint de s'intéresser intensément aux paroles d'Ai. Pourvu que personne ne l'eût vue !

(Et puis après tout, qu'est-ce que j'en ai à faire ? Ils font ce qu'ils veulent !)

Cependant, après la tirade d'Ai, Tanaëth tourna son regard vers elle. Kay fit de son mieux pour le lui rendre, le plus neutre possible. Cela lui était égal, voulait-elle lui signifier. Ce qui n'était pas le cas de l'elfe gris qui cracha tout son ressentiment à l'égard de la situation. Kay n'était que d'accord avec lui bien que depuis beaucoup moins longtemps que lui en rapport avec les Shaakts. Tanaëth se leva ensuite et par réflexe, Kay fit de même. Ce fut ce moment que choisit Hekell pour intervenir. Étrangement, il semblait le plus à même de négocier, dans cette pièce, déclarant de but en blanc que la mission, partie de cette façon, allait droit à l'échec avant d'ajouter que les trois humaines devaient se concentrer sur leurs aptitudes respectives et non selon ce qu'elles avaient en tête. Kay tiqua au mot "femelle", mais décida de ne pas s’appesantir dessus. Elle préféra se concentrer sur Ai car la question d'Irina était bien pertinente : pourquoi les humains ne laissaient-ils pas les elfes décrépir et disparaitre ?

Néanmoins ce n'était pas à cela que la jeune femme répondit en premier lieu. Elle semblait avoir été piquée au vif par les paroles de Tanaëth. Kay fronça les sourcils à ses mots. Les humaines recherchaient une société où Shaakts et Sindeldi cohabiteraient.

(Et donc, elles croient que cette société doit commencer sur Yuimen ?)

Kay secoua la tête devant le ridicule de cette pensée. Les elfes gris et noirs d'Izurith avaient peut-être un passé suffisamment commun pour permettre cela sur leur planète. Mais certainement pas sur Yuimen. Ai ne voulait pas qu'on la traitât comme une enfant, mais elle continuait de dire des paroles qui n'avaient aucun sens. Elle réprima par la même occasion Tanaëth seul ce qui irrita profondément la semi-elfe qui aimait à adopter la même attitude que celui qu'elle considérait comme son modèle. Enfin, après des minutes de reproche, Ai finit par répondre à la question d'Irina. Tout n'était qu'une question d'équilibre, finalement. Si un camp usait de son arme - appelée le Canon - l'autre faisait de même et ils s'entre-tuaient.

(Ça ne nous dit toujours pas pourquoi ils ne laissent pas les elfes s'éteindre d'eux-mêmes.)

Tanaëth décida de ne pas s'appesantir sur la questions, préférant réitérer sa décision. Il aiderait s'il pouvait être d'une quelconque utilité. Il se tourna ensuite vers Irina pour lui offrir un pendentif qui venait d'une matriarche de Khonfas. En entendant ce nom, Kay ne put empêcher un naïf sourire se dessiner sur son visage blanchâtre. Cette matriarche, elle ne l'avait jamais vue. Cependant, il y avait des chances qu'elle avait dû se sentir bien seule, face à Tanaëth, quand la moitié au moins de son armée s'occupait d'un feu tout à fait innocemment allumé dans un coin du campement. Soudain, entendant son nom, la semi-elfe releva brutalement la tête. Haussant un sourcil interrogateur, Tanaëth s'enquérait de son silence. C'est vrai que, depuis leur arrivée à Bouhen, rares étaient les paroles qui étaient sorties de sa bouche. Kay fit un sourire gêné.

"Je trouve que le silence... permet de mieux résoudre les conflits" se contenta-t-elle de répondre.

Elle détourna ensuite la tête et ses yeux se posèrent alors sur Hekell. Le diplomate apparaissait mal à l'aise comme... apeuré. Quand il releva les yeux pour répondre à Tanaëth, Kay se fit la réflexion que c'était bien lui le plus sage de tous. La Shaakte était une véritable ordure noire, Tanaëth et elle haïssait du plus profond de leurs entrailles la race de cette dernière et quant aux humaines, elles les détestaient tous sans exception. Tandis qu'Hekell donnait l'impression de pouvoir vraiment apporter cette paix.

(Si tout le monde a un destin, est-ce que le sien ne serait pas d'aider à régler cet éternel conflit entre nos deux peuples... ?)

Après que le Shaakt et la Shaakte eurent exprimé leur accord quant à la poursuite de la mission, Ai reprit la parole et ce qu'elle dit prit Kay par surprise. Alors même qu'on leur parlait diplomatie, paix et cohabitation depuis de grosses minutes, voilà qu'elle leur signalait, le plus naturellement possible, qu'ils pouvaient se contenter de neutraliser le Canon des elfes et ramener leur contact. Plus d'arme dissuasive : les humains pourraient faire feu aussitôt. Et détruire tous les elfes d'un coup.

(Mais c'est affreux !)

Ai semblait le penser aussi, mais cela ne l'empêcha de clarifier encore plus les choses : elle voulait qu'ils assurassent la sécurité de leur contact dès la moindre menace de guerre. Autrement dit : ce n'était pas la paix qu'ils cherchaient à tout prix. Juste une solution. Et déjà, c'était l'heure de partir. Au moins, Kay trouva son réconfort en Tanaëth dont la chose déplaisait avec la même force. Il préférait une autre solution qu'il exposa d'ailleurs sur le champs : au lieu de risquer une guerre qui ne ferait qu'achever la planète, il proposait le retour pur et et simple de tous les elfes sur Yuimen. Kay ne savait que penser de cela. En fait, elle avait un autre plan en tête. Mais trop farfelu pour le dire maintenant. Peut-être plus tard quand Tanaëth et elle se retrouveraient à nouveau seuls.

(Si cette crevure d'Irina ne nous colle pas aux basques...)

Difficile d'imaginer le contraire. Les deux paraissaient tenir à leur petit jeu. Kay n'avait pas peur pour son mentor même si ce "jeu" la mettait fortement mal à l'aise, elle devait se l'avouer. Inconsciemment, elle espéra une intervention d'Hekell pour en détourner son attention, mais il ne fit que demander l'équipement promis afin de partir au plus vite. Et Irina, sensuelle plus que jamais, continuait, sa main venait se promener sur la poitrine du maître d'arme, savait exactement où se mettre. Et lui faisait de même, sa propre main se baladant langoureusement dans son dos. Après la façon dont l'elfe noire avait dégagé sa nuque pour que Tanaëth y accrochât le collier, on aurait bien dit que ces deux-là étaient devenus amants en l'espace d'une heure de temps. Kay ne regardait plus, ne pouvait plus regarder. Ses deux yeux de ténèbres étaient fixés sur Ai et ses pensées tentaient de se réduire à leur plus infime expression. Elle ne comprenait pas bien le trouble qu'elle ressentait à côté de ces deux personnes. Cela dépassait la simple jalousie qui allait de pair avec l'affection qu'elle ressentait à l'égard de Tanaëth. C'eussent été deux inconnus, ils l'auraient mises pareillement mal à l'aise. Brusquement - et si soudainement que Kay en fut la première surprise, la jeune guerrière fit un pas en avant et laissa s'échapper sa frustration devant le silence des humaines.

"PAR LE CUL BLANC DE SITHI ! N'aviez vous pas dit vous-mêmes que partir le plus vite possible était le mieux ?!"

(1514 mots)

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Kay de Kallah, Maître d'Armes et demie-Sindel

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