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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Lun 19 Sep 2016 16:12 
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Maison Kobayashi – Salon


    Alors que chacun posait ses dernières questions, Ai fit signe à toute l'équipée de la suivre. Mais au même moment, Kay sortit de sa longue torpeur pour pousser un juron tout à fait étrange. Yumiko lui adressa le haussement d'un unique sourcil, visiblement surprise dans le mauvais sens du terme par le cri de la jeune semi-sindel.

    « Je croyais que nous en avions terminé avec les incivilités, » fit remarquer Ai sans se départir de sa douceur habituelle.

    Elle préféra cependant ne pas enfoncer le clou et reprit son chemin en intimant, une fois de plus, aux Yuiméniens de l'accompagner, Yumiko et Hina sur ses talons. Ils sortirent par le couloir du fond de la pièce, traversant quelques corridors tous aussi identiques les uns que les autres. Ils passèrent devant quelques pièces à vivre, ainsi que quelques portes fermées, sans jamais s'y arrêter, avant d'arriver devant une lourde porte métallique, qui semblait jurer de par son aspect brut et impersonnel. Si les pièces précédentes avaient pu paraître impersonnelles aux aventuriers, cette porte semblait-elle encore plus froide, massive et grossière qu'elle était. Ai ouvrit la porte pour dévoiler un profond escalier métallique qui semblait descendre très bas et monter proportionnellement aussi haut. Mal éclairé, l'endroit ne dévoilait aucune de ses deux extrémités aux personnes présentes. Immédiatement, elle entama la descente des escaliers, et profita du chemin pour répondre aux différentes interrogations et observations de dernières minutes de Tanaëth.

    « Vous avez tout à fait raison, » lui confirma-t-elle en réponse à ses propos concernant les Canons. « C'est bien pour cela que nous avons besoin de votre aide : il nous est impossible de faire quoique ce soit dans le camp elfique directement. Et une guerre entre nous deux aboutirait à de nombreuses pertes. Finalement, eux ou nous, pour stopper la guerre avant de subir trop de pertes, serons obligés de tenter de désactiver le Canon adverse pour balayer l'ennemi au nom de notre survie propre. Certains humains clament qu'il faudrait faire cela dès maintenant. Ils voudraient envoyer Yumiko et les Forces Spéciales pour frapper un grand coup, désamorcer le Canon elfique et frapper de notre propre Canon. Seulement les dégâts seraient considérables. Outre le peu d'enthousiasme que j'éprouve à voir ma sœur partir en mission suicide, cette solution me semble être complètement catastrophique pour notre peuple également. Nous avons déjà du mal à produire l'oxygène et la nourriture nécessaires aux habitants d'Izurith, si nous pompons plus d'énergie vitale à la planète, celle-ci sera directement récupérer des dernières ressources naturelles de la cité et nous plongerons dans un chaos écologique plus terrible encore. Sans parler des milliers d'enfants elfes, innocents des crimes de leurs parents, qui seront balayés en même temps que les quelques uns encore vivant qui nous ont fait du tort voilà plus de sept siècles. Bref, si nous vous envoyons, c'est parce que nous avons encore quelques espoirs de paix avant d'arriver à des extrémités qui n'arrangeraient personne. »

    Elle rebondit ensuite sur son idée visant à reconduire les elfes sur Yuimen, fronçant les sourcils imperceptiblement.

    « Votre idée serait peut-être réalisable si nous comptions le nombre d'elfes en moins d'une dizaine de milliers. Cependant, si nous sommes passés très près du génocide, réduisant la population elfique à plus d'un dixième de son nombre initial, il reste tout de même à peine moins de cent-mille d'entre eux actuellement. Ce qui fait, ce me semble, assez gros pour Yuimen. D'autant que si nous les faisons venir maintenant, au vu de leur mentalité actuelle, une immense majorité d'entre eux préféreraient rejoindre Oaxaca que Tahelta, si vous voyez ce que je veux dire. Alors êtes-vous toujours aussi près à les accueillir chez vous ? Alors, oui, techniquement il est possible de faire passer des milliers de personnes sur Yuimen par le portail, mais cela prendrait du temps, et ce serait par petits groupes. Quant aux humains... Si les Canons devaient tirer à en rendre les terres complètement et irrémédiablement inhabitables, seuls les nobles et les riches viendraient sur Yuimen, évidemment. Car votre terre n'a pas vocation à abriter les vingt-millions d'humains qui composent la population d'Izurith. Alors, comme toujours, les pauvres mourraient les premiers. »

    Elle soupira, visiblement ennuyée par les paroles qu'elle avait elle-même prononcées, avant de continuer sur les dernières questions, moins complexes, du Sindel.

    « Il y a effectivement d'autres aventuriers, non elfiques, à un autre endroit de la cité. Mais eux resteront en ville. Alors si vous les rencontrez, c'est que vous en aurez terminé chez les elfes, et que vous serez revenus ici et chercherez toujours à nous aider. Je vous fournirai les moyens de les contacter à ce moment-là. Concernant votre arrivée là-bas, je vous ferai le topo au moment de partir. »

    Ils avaient, pendant ces longues paroles, descendu d'innombrables marches métalliques, qui raisonnaient à chaque pas, et le bas se faisait tout juste apercevoir. Ils avaient cependant passé plusieurs paliers aux portes closes durant leur descente. Après près de cinq minutes supplémentaires de fastidieuse descente, ils arrivèrent finalement devant une porte semblable à celle qu'ils avaient traversé pour arriver dans cet escalier, à la différence près qu'un petit boîtier métallique y était accroché. Ai appuya sur quelques interrupteurs ronds pourvus de chiffres et de lettres, et la porte s'ouvrit non sans un grand « CLAC ! ». Les trois sœurs pénétrèrent dans la salle, complètement noire, en faisant signe aux Yuiméniens de les suivre. Et alors, sans aucune explication, les lumières, toujours dépourvues du moindre feu, s'allumèrent toutes seules, dévoilant une grande salle aux parois et au sol gris foncés. Au fond, à leur droite, se trouvait une immense porte d'environ trois mètres de haut pour au moins le triple de large. La salle, qui semblait pouvoir accueillir sans peine au moins trois tentes comme celles du campement de Bouhen, était pourtant entièrement vide, en dehors d'une large table en bois qui semblait jurer avec le reste du décor, comme si on l'avait apportée pour l'occasion. Dessus étaient posées diverses armes et tenues.

    « Vous demandiez quels genre d'équipements, les voici, » annonça Ai en s'approchant de la table en bois.

    Il y avait des arcs, des couteaux, des épées, des petits objets tenant dans la main à l'allure étrange, ainsi que des vêtements amples, légers et souples de différentes couleurs et tailles, accompagnés de plastrons métalliques lourds, ainsi que d'autres plus légers.

    « Ces vêtements sont les accoutrements classiques et répandus des elfes depuis leur exil. Et ces plastrons des protections très répandues également. Ainsi vêtus, vous passerez pour des habitants du campement banals, sans grand statut. Libre à vous de dénicher des choses plus ou moins prestigieuses une fois une place, pour vous frayer un chemin vers les hautes sphères Sindeldi ou Shaakts. Il serait prudent que vous revêtiez tous ces vêtements sous vos armures. Les armures sont plus optionnelles, mais je vous conseille de prendre l'une d'entre elle, sauf peut-être Tanaëth. Votre tenue peut largement passer pour un héritage familial ou militaire prestigieux. Vous serez alors moins « invisible », les regards seront portés sur vous bien plus aisément. A vous de voir si vous désirez être plus discrets, ou plus tape à l’œil. »

    Elle leur fit signe de se servir comme bon leur semblait parmi les objets exposés avant de les mener jusqu'à une petite porte, de taille standard, qui semblait presque invisible sur le mur à droite de la gigantesque ouverture métallique.

    « Quand vous serez changés, vous passerez par là, » expliqua-t-elle en ouvrant la porte.

    Derrière, il y avait quelques marches en pierre, qui donnaient sur un long tunnel peu éclairé pourvu de rails sur lesquels se tenait un wagon bien plus grand que ceux que l'on trouvait habituellement dans les mines et disposant d'une dizaine de places assises.

    « Lorsque vous serez prêts, vous prendrez place là-dedans. Cela vous emmènera à quelques milliers de kilomètres d'ici. Vous verrez une sortie, qui vous mènera dans les Terres Désolées. A ce moment là, il faudra marcher tout droit en direction de la seule montagne visible pendant une bonne demi-journée, avant d'arriver devant un nouveau tunnel, creusé dans la montagne elle-même. Il est d'ordinaire caché, mais notre contact fera en sorte que vous le trouviez. Elle viendra alors vous chercher. Elle se nomme Aënelia Mylaëna. Il y a des sacs plein de nourriture dans le wagon. Si vous avez des questions, c'est le dernier moment pour les poser. »

    Bientôt, les deux Sindeldi et les deux Shaakts partiraient pour un voyage dont le retour serait difficile. Bientôt, ils seraient livrés à eux-même, ou presque.


[Tanaëth : 0,5 (introspection) ; 0,5 (idées de résolutions) ; 0,5 (informations) ; 3 (bonus longueur)
Irina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 1 (bonus longueur)
Arkalan : 0,5 (informations)
Kay : -1,5 (retards répétés et non signalés) ; 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 1,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mar 20 Sep 2016 23:45 
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La chevelure relevée, les sens en éveil, Irina était à l'affût des futurs mouvements de son partenaire, et des sensations qui en résulteraient. La belle noire s'offrait totalement à lui, un mouvement lui suffirait pour que la douce gorge se transforme en fontaine pourpre. Au lieu de porter le coup fatal, le Sindel usa de toute la douceur et la tendresse d'un amant pour répondre à l'invitation que lui avait faite la Shaakte. Caressant sa peau de velours de la naissance de ses doigts, Tanaeth passa avec sensualité sur le buste de la ténébreuse tel le passage d'une plume, attachant finalement le collier autour du coup si fragile. Les lèvres fines de l'elfe gris chatouillèrent légèrement la pointe de l'oreille droite d'Irina, afin que son souffle chaud véhicule ses sensuelles paroles.
Il était certain que ce téméraire adversaire savait user de ses atouts, Irina se délectait de chacun de ses mouvements experts, créant toutes sortes de sensations exquises sur son corps. Et ses frissons de désir n'étaient que plus accentués car Irina avait fait germer ce qu'elle voulait dans l'esprit de sa proie. Une simple idée qui ne demandait qu'à croître. La manipulatrice avait réussi à rendre Tanaeth dépendant de son existence. Cette idée encore légère, presque imperceptible, était pourtant bien présente dans l'esprit de ce maitre d'armes si froid. Alors que la mort de la noire l'aurait apaisé il y a de cela à peine quelques minutes, il était devenu son partenaire de jeu avec consentement, et avait même fait preuve de magnanimité. La partie n'était pas gagnée mais la bataille était remportée.

Alors que ces sens étaient déjà érectiles au possible, Irina sentit les lèvres chaudes de Tanaeth se plonger avec langueur dans sa chair, embrasant la peau de son cou, endroit au combien sensible. Un instant de pur délice, qu'Irina n'aurait que plus apprécié si il eût durer plus longtemps. La Shaakte pensa un instant au temple des Plaisirs, où elle aurait convier ce bel elfe à partager plus d'un instant d'intimité, derrière les rideaux de velours et sous les draps de soie. Il n'y aurait eu ni Yumiko, ni Ai, ni ce petit chien de Kay pour les déranger, juste à l'écoute de leur propre désir et plaisir. Mais Irina aurait elle autant apprécié son trophée ? Elle en douta sérieusement.

Alors que la Shaakte se tenait collée au corps musclé du Sindel, Tanaeth continua de danser dans les pas de la Shaakte, choisissant d'accepter l'étreinte de la belle en la serrant davantage contre lui d'une main sur l'épaule. Irina décidant alors de jouer le jeu de la provocation à son paroxysme, elle posa avec lascivité sa main sur le pommeau de son partenaire. A sa grande surprise, le Sindel garda son sang froid face à l'attaque de la belle ténébreuse. Alors que n'importe quel homme évaluant sa virilité uniquement sur la taille de son arme aurait mordu la main provocante, Tanaeth préféra jouer de sa sagesse, déplaçant la main noire du pommeau à sa hanche, avertissant avec tendresse la Shaakte. Bien que l'action fusse jouer avec adresse et sang froid, Irina comprit toutefois que Tanaeth était tout de même de ces mâles qui portent leur virilité et leur ego autour des hanches et non entre les jambes. Sans ses joujoux, Irina castrerait son adversaire. Information essentielle à garder en mémoire.

Irina aimait d'autant plus adopter son style de jeu que la suivante de Tanaeth fulminait à chacun des mouvements sensuels de la Shaakte. La manipulatrice lisait sur le visage de la batarde comme dans un livre ouvert : la colère, la haine, mais surtout la jalousie. Aucun sentiment n'était plus destructeur que celui la. Combien de familles, d'amitiés et d'amours briser au nom de la jalousie ? Combien de fratricide, d'homicide, d'infanticide à cause de ce sentiment corrosif ? Il sera facile pour Irina de tirer parti de cette émotion destructrice. Pour l'instant, la Shaakte préférait se délecter du spectacle que la semi-elfe lui donnait. Kay en vint même à blasphémer sur la divinité chérie des Sindels. A cette injure, Irina ne put contenir son rire quelque peu étouffé, se demandant comment allait réagir ce très cher Sindel.

Même si cette intervention étonna quelque peu l'assemblée, il était tant pour eux de partir. Parcourant de nombreux couloirs donnant sur de nombreuses pièces à vivre ainsi que des portes fermées, le convoi s'arrêta devant une porte massive, à l'apparence lourde et froide. Ai l'ouvra pourtant avec aisance puis le convoi reprit sa marche dans un escalier semblant infini. Leur hôtesse profita alors de cette petite randonnée pour répondre aux questions de Tanaeth. Elle avait une vision bien onirique des relations potentielles entre humains et elfes. Mais si la cohabitation entre Shaakts et Sindeldi fut possible, pourquoi pas avec les humains. Irina ne voulait pas se former d'aprioris et préférait voir d'elle-même cette situation douteuse.
Et comme elle s'en doutait, il serait impossible de transférer tous les elfes sur Yuimen, bien trop nombreux. Il fallait donc faire preuve de diplomatie pour débloquer le problème, quel qu'en sera l'issue. Seul son intérêt et son existence l'intéressait dans cette histoire, quoi qu'il en soit.

Une fois au pied de l'escalier infini, une nouvelle porte métallique faisait face à la petite troupe, avec en supplément un boîtier avec des petits cercles étrangement lumineux, où étaient inscrits des chiffres et des lettres. Ai toucha certains d'entre eux dans un ordre bien précis, ce qui engendra un horrible son de claquement suivi par l'ouverture de la porte. Une salle dans la pénombre accueillait les trois jeunes femmes, qui, à leur entrée, s'illuminait comme par magie d'une lumière sans feu. ( Encore un tour de cette "technologie" ?)

Dans la salle vide, une immense table en bois jurant avec la modernité des autres matériaux était disposée au centre de l'immense pièce. Un capharnaüm de nombreux objets et accoutrements jonchait le bois, dans lequel Irina put reconnaître plusieurs armes et plastrons, à la mode d'Izurith.
Ai présenta ses objets comme étant les armes que peuvent porter les elfes de ce monde, et qu'il fallait mieux adopter pour passer inaperçu. Une fois changés, Ai leur présenta un véhicule sur rail à la naissance d'un tunnel, qu'il faudra emprunter pour rejoindre leur contact.
Cependant, durant le discours de leur hôtesse, Irina fut intriguée par une monstrueuse porte, aussi large que haute. Le trésor ou le monstre que devait cacher cette porte devait être aussi dangereux et précieux pour mériter une aussi grande protection. Son contenu titillait la curiosité de la Shaakte.

Mais les elfes devaient se préparer et Irina décida à ce propos de continuer la partie.
Si les elfes devaient se changer, qu'il en soit ainsi. Irina défit les boutons retenant l'arrière de sa robe, qui chut alors à ses pieds avec délicatesse. Seuls le poignard à sa cuisse, le collier et le regard des autres habillaient les courbes nues et délicieusement dessinées de la belle ténébreuse. Irina se nourrissait de ses regards sur sa peau comme un ogre se nourrirait d'un buffet sans fin : avec avidité.
Irina défit ses pieds du tissu de sa robe, pour avancer vers la table, faisant onduler ses courbes et danser l'air sur sa peau. Chaque pas était lent et langoureux, comme si la Shaakte ne voulait jamais qu'il finisse, épousant le sol froid du sol avec sa peau ardente.
Avec dépit, Irina arriva bien tôt à la table. Elle se pencha délicatement afin d'attraper un des vêtements mis à leur disposition : une blouse et une paire de jambières informes. Alors que la belle créature exhibait son corps dans sa nudité la plus parfaite à toute l'assemblée, elle fit une moue déçue à l'idée de devoir camoufler son arme de séduction dans cette camisole hideuse.

La Shaakte se tourna vers ses hôtesses, désignant de la main les tissus extirpés du tas sur la table.

" Les matriarches elfes portent elles la même chose ? Vous n'avez rien de plus... Saillant ?"

Un plastron n'était vraiment pas un accoutrement séduisant pour la coquette Shaakte. Peut être utile mais Irina comptait bien évidemment éviter d'en avoir besoin. De plus, rester près de Tanaeth pourrait lui éviter bien des désagréments à ce sujet.

En attendant la réponse des matriarches, Irina s'empara d'un plastron léger sur la table en bois, délaissant les armes présentes. Aucune ne lui était utile, elle ne battait pas avec ce genre d'artilleries. Mais autre raison évidente mais qu'elle ne s'avouait pas, l'elfe noire n'avait aucune connaissance dans le maniement de ces armes. La Shaakte ne ferait que s'encombrer et entraver son corps.
Profitant des quelques instants supplémentaires de liberté que lui offrait sa nudité, Irina se tourna vers le Sindel, afin de lui offrir une vue inégalable de ses courbes sans artifice. Ses cheveux blancs tombaient avec désinvolture, telle une cascade sur son corps ténébreux. Le regard rubis tentait de transpercer les yeux de jais de Tanaeth, cherchant à lire dans son esprit sa prochaine stratégie. Puis d'une voix tintée d'une innocence provocante, Irina tendit le plastron à son adversaire.

" Comme vous devez vous en douter, je ne suis pas du tout à l'aise avec ce genre d'accoutrement contraignant. Peut être pourriez vous m'aider ? "


( 1517 mots )


( J'attends de savoir si AI peut me proposer autres chose avant de prendre le plastron sinon je le prends. )

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mer 21 Sep 2016 17:50 
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La semi elfe se reveille enfin, comme sortant d'un cauchemard elle hurle qu'il est temps de bouger.

Je suis bien d'accord avec elle, nous avons assez perdu de temps et le jeu que se livre Irina et Tanaeth commence à me rendre malade, voir mal à l'aise. Je devine qu'il en est de même pour celle qui accompagne le seducteur qu'est le Sindel.

Mais là où le raprochement de ces deux elfes m'apporte l'interet d'être invisible aux yeux de la vil femelle Shaakt, je pense déceler chez la jeune Kay une pointe de jalousie. Je l'observe d'un air indiférent malgré l'amusement que celà me procure.

J'attend soigneusement que tout le monde se lève pour suivre les soeurs dans le couloir après que Ai nous y aient inviter. Je ne tiens pas à me retrouver dos à n'importe lequel d'entre eux.

Je suis donc la troupe à travers la maison, passant devant des pièces vides et des portes fermés ce qui me soulevait d'un coup une question. A part ces trois soeurs, qui habitait cette maison ?

J'ai un instant l'envie de disparaitre pour fouiller tout le batiment mais ma prudence me ravise, si ca se remarque, je serai tué.

Nous arrivons devant une lourde porte à l'aspect brut. Ai ouvre la porte avant de s'engouffrer dans un profond escalier, suivis de pres par nous tous.

Ai profite de la longue descente pour répondre à nos questions, que j'écoute d'une oreille tout en observant régulierement derrière moi pour être certain de ne pas être suivi.

Parmis les longues explications je ne retiens que quelques informations que je juge importantes. Premierement, une guerre créerait un choc trop profond pour cette planète car elle aurait du mal à se remettre d'un tir de ce fameux canon. Donc que l'un ou l'autre des camp tire et ce serait de toute manière la fin pour tout le monde.

Je retiens également que contrairement à ce que je pensais, les elfes sont encore très nombreux. Une centaine de milliers d'après Ai et un autre fait choquant est la population humaine qu'elle annonce; vingt millions.

Dans ces conditions, l'idée de Tanaeth pour résoudre ce problème n'etait pas envisageable. J'avais déjà du mal à croire qu'une planète pouvait abriter autant de monde. Qu'une ville pouvait abriter autant de monde.

Je garde aussi en tête que d'autres Yuiméniens sont présents ici pour agir en ville. Je les plains de devoir passer du temps dans le décor que j'ai vu par la fenêtre.

Nous continuons de descendre pour enfin parvenir devant une autre porte qu'Ai ouvre en tapotant un petit boitier. La salle derrière est immense, plongée dans le noir alors que les soeurs y pénetrent.

Soudain les lumières s'allument, m'obligeant à porter mon avant bras devant mes yeux pour m'en protéger.

Quand je m'y habitue, j'apercois que la piece titanesque est vide à l'exception d'une table en bois où y était posés armes et armures.

Le fameux équipement qui nous permettrait de nous fondre dans la population d'elfes. Un arc attire particulierement mon attention. De forme et de couleur étrange, je constate de vue qu'il n'ait pas fait de bois.

Quand Ai nous invite à nous servir, je l'attrape délicatement, le soupèse, le renifle et l'inspecte dans les moindres détails. Après cela je le pointe vers le sol avant de tirer sur la corde et de la relâcher, écoutant attentivement le son qu'elle produit. L'arc est bien plus raide que ceux que j'utilise habituellement, pourtant tirer la corde ne m'a pas demandé beaucoup d'effort. Probablement grace au systeme installé aux bouts des branches. L'arme toujours vers le bas, je remarque en visant qu'une lunette me permet de voir le sol de beaucoup plus près. Voilà quelque chose d'utile. J'en conclue qu'il s'agit d'un excellent arc, la raideur des branches fournit plus de puissance, le systeme au bout réduit la fatigue et augmente la vitesse pour tendre l'arc et la lunette permet une plus grande precision. Pour finir il est parfaitement équilibré et pese moins lourd qu'un arc en bois.

Je le prends ainsi qu'un carquois et des flèches qui trainent sur la table.

Je prends également deux couteaux, ils me seront utiles si je me retrouve dans un combat au corps à corps et ils ont l'air bien mieux aiguisés que mes petites dagues que je laisse sur la table. J'y laisse également mon arc et attrape des habits sombres et l'armure légère.

Je m'écarte ensuite de la table pour laisser de la place avec mon nouvel équipement.

J'attrape ma capuche, prêt â la retirer pour me débarasser de mes habits mais l'idée de me déshabiller devant tout le monde et surtout devant Irina me répugne. Contrairement à elle qui s'exhibe avec joie. Je n'ai aucune envie de dévoiler les nombreuses cicatrices dont ses semblables sont responsables.

Pourtant je n'ai pas le choix si je veux continuer. J'abaisse donc ma capuche sur ma nuque, laissant apparaitre ma face lacérée et mon oreille tranchée aux yeux de tous. Avant de poursuivre, je plonge mon regard dans celui de la Shaakt. Je veux qu'elle comprenne que je n'ai aucune honte de ce que j'ai subis, simplement une rage intense une haine qui n'aura jamais de fin envers elle et les autres femelles de son espèce. Mais je ne tiens pas plus que ca à la provoquer au risque de revenir au centre de son attention et je baisse rapidement mon regard vers sa poitrine et le bas de son ventre en retenant mon dégout avant de détourner le regard, feintant un air gêné pour lui faire croire que son corps à un effet sur moi.

Je me dévetis alors sans me presser mais sans trainer non plus. Je laisse tomber ma cape et retire mon plastron de cuir puis ma chemise usée et sale laissant apparaitre les anciennes marques de fouet et les traces de brûlure sur mon dos, les larges cicatrices sur mes épaules et mes bras et les bleus d'un affrontement plus récent. Je défait ensuite ma ceinture et laisse choir mon pantalon troué, montrant ainsi mes jambes et les blessures qu'elles ont subis avec la large entaille encore rouge du traqueur qui m'a attaqué.

A nouveau, j'observe la Shaakt, gonflant ma haine et mon espoir de repartir de cette planète avec le moyen de venger tous ceux qui ont subis les mêmes tortures que moi.

J'enfile l'armure légère puis les vêtements amples fournit par les soeurs humaine avant de glisser les couteaux à ma ceinture et de m'équiper de mon carquois et de mon arc.

Je ramasse mes anciennes affaires que je laisse à côté de la table. De ce que j'avais avant je ne garde que mon sac et les vivres qu'il contient en esperant qu'on nous en fournira encore avant de partir ainsi qu'une carte.

Sans plus attendre, je me dirige vers la petite porte pour attendre le reste de la troupe.

((1147 mots. Je prend donc un arc, un carquois, des munitions, deux couteaux, un plastron léger et les vetements proposés.))

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Dernière édition par Arkalan le Ven 23 Sep 2016 15:41, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Jeu 22 Sep 2016 20:44 
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Kay sort une première fois de son mutisme prolongé pour me répondre que le silence permet à son sens de mieux résoudre les conflits, les interprétations possibles de ces mots me font légèrement sourire, offrir un éternel silence rend en effet les êtres moins prompts à la confrontation. Plus tard, alors qu'Ai nous suggère de nous mettre en route, ma jeune compagne rompt une nouvelle fois son fameux silence pour éructer un juron blasphémant Sithi et exprimer son envie de partir immédiatement. J'ai remarqué au cours des instants précédents que le jeu auquel Irina et moi nous livrons semble la mettre mal à l'aise, peut-être est-ce là la raison de cette expression insultante envers l'Astre Nocturne, mais tout de même, je ne peux pas laisser passer ça. Yumiko se contente de lever un sourcil, Ai réagit en faisant remarquer qu'elle pensait que nous en avions fini avec les incivilités, Irina pouffe tout en semblant curieuse de la réaction que je pourrais manifester, si bien que je plisse légèrement les yeux en me dégageant en douceur de son étreinte pour me tourner vers Kay. Je la fixe un instant en silence, le visage dépourvu de la moindre émotion, puis lui dis d'un ton calme comme l'eau qui dort:

"La prochaine fois que tu insultes Sithi, évite de le faire en ma présence, Kay de Kallah."

Cependant Ai nous invite à la suivre, l'heure du départ a sonné et je n'en suis pas fâché. Nous lui emboîtons le pas et arpentons plusieurs corridors jusqu'à parvenir devant une lourde porte métallique, plus brute et massive que les autres. Ai ouvre l'huis, nous dévoilant un interminable escalier allant aussi bien vers le bas que vers le haut, l'éclairage y est faible et, bien que cela ne m'empêche pas d'y voir clair, je ne parviens pas à en distinguer les extrémités. L'humaine entame aussitôt la descente tout en entreprenant de répondre à nos dernières questions, ce que j'écoute avec attention en me gardant de l'interrompre. Elle confirme que mes élucubrations stratégiques sont fondées, apportant au passage quelques nouvelles précisions. Certains humains seraient d'avis d'envoyer Yumiko et les troupes d'élite frapper au coeur des peuples elfiques de façon à rendre leur canon inopérant. Un mission suicidaire d'après elle, ce qui rejoint ma pensée. Toutefois, suicidaire ma dernière mission l'était également, et pourtant j'y ai survécu après l'avoir accomplie...Quelques détails sont aussi apportés sur les conséquences qu'aurait l'usage de ce canon, apparemment il puiserait dans les dernières ressources de la planète pour fonctionner, ce qui rendrait la survie de cette cité plus difficile encore. Les humains peinent à produire la nourriture et l'oxygène nécessaire à leur survie, je ne connais pas ce dernier mot mais je suppose qu'elle parle d'air, même si je peine à concevoir qu'on puisse le produire, n'est-il pas simplement là, présent sur les mondes? Mes connaissances technologiques et philosophiques atteignent là leurs limites, ce qui me fait prendre conscience de l'immensité de ce que j'ignore, qui a créé l'air au juste? Les Dieux? Mais quels dieux? Ceux de chaque monde sont-ils les créateurs de ce genre de choses? Si oui, existerait-il donc des règles régissant les dieux, leur attribuant certaines fonctions destinées à permettre la création de la vie? Étranges pensées que celles-ci...

Ai explique aussi que l'usage de la force causerait la mort de milliers d'enfants Elfes innocents, ce qui semble être pour elle une raison majeure de résoudre la situation de manière pacifique. C'est de la sensiblerie me dis-je d'abord, puis en réfléchissant je me fais la remarque que je n'ai jamais tué le moindre enfant, en serais-je seulement capable? Je n'en sais rien, ce qui est certain c'est que cela me déplairait au plus haut point. Notre hôtesse aborde ensuite la possibilité que j'ai évoquée de faire passer les Elfes, ou certains humains, sur Yuimen. Elle nous apprend que leur nombre actuel est proche de la centaine de milliers, ce qui fait effectivement beaucoup. Elle souligne aussi qu'en l'état, la majorité rejoindrait plus volontiers Oaxaca que Tahelta, puis reconnait qu'il serait malgré tout possible de faire passer autant d'êtres sur Yuimen. Quand aux humains leur nombre est colossal, près de vingt millions et, si les humains étaient contraints de fuir Izurith, seuls les puissants sauveraient leurs précieuses petites existences en se réfugiant sur notre monde d'origine. Cet aveu me soutire un léger grognement vaguement méprisant, non envers elle mais envers l'éternelle séparation de la société en classes dotées de droits différents. Je lui réponds pensivement:

"Tahelta, Oaxaca, même combat. Les méthodes sont différentes, les buts sont les mêmes. Ce sont les prêtres qui dirigent en réalité les Sindeldi sur Yuimen, des fanatiques avides de pouvoir et de richesses. Mais je comprends le sens de vos paroles, il est clair que la venue de ces peuples sur Yuimen poserait de nombreux problèmes. Cela étant, oui, je préférerais les accueillir sur Yuimen malgré ces risques que de les laisser tous crever comme des animaux nuisibles ici. Les morts n'ont plus aucune chance de réaliser leurs erreurs."

Je laisse filer un instant de silence avant de poursuivre:

"Ce sont toujours les petites gens qui paient le prix de la folie des grands, en effet. On n'utilise pas le terme d'esclaves pour les décrire, et pourtant c'est bel et bien ainsi qu'ils sont considérés...il n'y a que le mot qui change."

Ai nous révèle ensuite qu'il y a bien d'autres aventuriers, mais que nous ne les croiserons pas avant d'être revenus du camp des Elfes et d'avoir réitéré notre volonté d'aider les humains. Ces autres aventuriers resteront en ville, sans doute pour faire pencher la balance au sein même des humains puisque ces derniers semblent divisés sur la manière de résoudre le conflit. Ce qui signifie que nous ne serons que quatre pour agir chez les Elfes, et quels quatre! Je dévisage tour à tour Kay, Irina et Heckiël, me demandant s'ils réalisent les enjeux qui reposent sur leurs épaules et l'écrasante responsabilité qui nous est confiée. Je me doute fort que nos avis sur la manière de résoudre tout cela divergeront notablement, chacun et chacune définira l'objectif à sa manière, selon ses intérêts, reste à espérer que cela ne nous plongera pas nous-mêmes dans un conflit...ô douce utopie, quand tu nous tiens...

Nous descendons d'innombrables marches métalliques, passant plusieurs paliers sur lesquels se trouvent des portes closes, et finissons par arriver devant une porte semblable à celle que nous avons franchie quelques minutes auparavant. Ai presse quelques boutons sur une sorte de boîtier, ce qui fait s'ouvrir le lourd et austère battant sur un lieu totalement obscur. Les trois humaines s'y engouffrent sans hésiter et la lumière s'allume alors avec soudaineté, dévoilant une vaste salle aux murs et sol gris foncé. Au fond à droite se trouve une immense porte de près d'une dizaine de mètres de large pour trois de haut, mais c'est la table incongrue placée au centre de la pièce par ailleurs vide qui retient mon attention. Une table en bois...c'est le premier objet de cette matière que je vois sur ce monde, une rareté destinée à nous faire sentir un peu moins étrangers en cette terre, peut-être. Dessus sont posés divers équipements, des couteaux, des épées, des arcs mais aussi des vêtements et des pièces d'armure, des sortes de plastrons apparemment.

Ai nous explique que ce sont là des objets usuels chez les Elfes d'Izurith, et que nous pourrons éventuellement trouver plus prestigieux sur place si notre mission l'exige. Elle nous conseille à tous de nous habiller avec les vêtements proposés, mais aussi de nous munir d'une armure, précisant que cela ne s'applique pas forcément à moi puisque mon armure pourrait passer pour un héritage précieux. Cela tombe bien, je n'avais pas la moindre intention de me démunir de mes protections, pas plus que de mes armes d'ailleurs. Elle ajoute que je serai moins "invisible", la qualité de mon matériel attirera les regards et me positionnera d'emblée comme un personnage hors du commun. Après qu'elle nous ait fait signe de nous servir à notre convenance, je lui souris en coin avant de lui répondre:

"Le rôle d’appât me convient, cela provoquera des réactions, des questions. Et vous savez comme j'aime susciter des réactions...rien de tel pour révéler ce qui est dissimulé."

Et en parlant de dissimuler, Irina n'a rien de plus pressé que de laisser tomber au sol le fin tissu qui occultait son corps, dévoilant sans la moindre trace de pudeur ses courbes parfaites. En toute autre occasion je me détournerais pour respecter son intimité, mais puisque c'est précisément pour s'exhiber qu'elle agit ainsi...autant profiter du spectacle, elle est assez belle pour damner un saint et je doute que quiconque ait jamais songé à m'attribuer ce qualificatif...

(Tanaëth, enfin!!!)

(Quoi?)

(Tu sais bien qu'elle cherche à te manipuler, alors ne regarde pas!!!)

(Pfff...rabat-joie! C'est quand même un spectacle plus agréable que les derniers auxquels nous avons participé, non?)

(Tsssk! Tu n'es qu'un lubrique personnage!)

(Hey! Tu ne m'as pas dit qu'il fallait faire voeu de chasteté pour devenir un Danseur d'Opale, alors puisque ce n'était pas dans le contrat...laisse-moi profiter du spectacle!)

Je ris intérieurement en sentant Syndalywë bougonner sur la frivolité des êtres puis se murer dans un silence boudeur, une attitude qui m'amuse toujours et que je connais trop bien pour m'en inquiéter. J'observe donc sans détour la Shaakte se diriger d'une démarche lascive vers la table et se pencher pour y saisir des vêtements aux allures de chiffons informes, non sans remarquer la dague fixée à sa cuisse. Ces tenues ne sont évidemment pas à son gré, elles la priveraient de son atout maître, ce qu'elle ne manque pas de souligner d'une moue déçue. Lorsqu'elle demande à l'humaine si elle n'a pas quelque chose de plus seyant, je ne peux m'empêcher de rire légèrement devant son dépit évident, tout en admettant à part moi qu'il serait en effet bien dommage de l'accoutrer de ces frusques, elle est vraiment trop séduisante pour se parer de ces chiffons. En attendant la réponse d'Ai, que je pense connaître au vu des lieux rigoureusement vides, Irina se saisit d'un plastron léger et se tourne vers moi, s'offrant ainsi sans le moindre artifice à mon regard toujours posé sur elle. Ses prunelles de rubis se rivent aux miennes, je suppose qu'elle cherche à estimer l'effet que son exhibition produit sur moi mais mes prunelles sont immuablement indéchiffrables, seul un léger sourire en coin ourle mes lèvres, indiquant un léger amusement devant la manœuvre qu'elle accomplit.

Elle me demande alors avec une innocence aussi factice que provocante de l'aider à revêtir cette armure, prétextant qu'elle n'est guère habituée à cet attirail guerrier. Je hausse un sourcil à cette demande puis, avec une lenteur calculée, je laisse mon regard glisser le long de son corps jusqu'à ses pieds et, au même rythme, remonter à ses yeux. Je m'approche tranquillement jusqu'à me trouver face à elle, m'immobilisant assez près de sa personne pour que ma chevelure frôle son buste lorsque je penche légèrement la tête pour garder mon regard rivé au sien. Je pose avec délicatesse et sensualité une main sur sa hanche puis, de la manière la plus caressante qui soit je la laisse descendre le long de sa cuisse jusqu'à la dague que je dégaine lentement pour l'amener à hauteur de mes yeux. Je détache mes yeux de ceux d'Irina pour observer l'arme, d'une facture plus que médiocre. D'une geste souple et nonchalant, je l'attrape par la pointe et la lance sur la table où elle va se ficher en vibrant, avant de ramener mon regard dans celui de la Shaakte:

"Maintenant vous êtes vraiment nue, et je dois dire que c'est ainsi que je vous préfère."

Je lui adresse un sourire ironique appuyé d'une moue à la fois sensuelle et carnassière, puis je me recule d'un pas avant d'ajouter en désignant du menton les vêtements qu'elle ne voulait pas enfiler:

"Enfilez ces frusques pour commencer, porter une armure à même la peau n'est pas une bonne idée. Je vous aiderai ensuite à boucler votre plastron. Et choisissez une lame correcte, la vôtre ne viendrait pas à bout d'une carotte."

Le Shaakt qui s'est présenté sous le nom d'Heckiël choisit pendant ce temps un arc et deux couteaux, il se munit également d'un carquois après avoir examiné l'arc étrange pourvu de poulies. Il se dévêt ensuite, révélant un corps salement marqué par d'innombrables cicatrices, dont certaines assez récentes pour ce que j'en vois. Son regard brûle de haine alors qu'il regarde assez brièvement Irina, ses yeux filant rapidement sur le corps de l'elfe noire pour se river au sol. Il semble très mal à l'aise d'avoir à se dénuder ainsi devant nous, ce que je peux comprendre, si bien que je me déplace de manière à lui tourner à moitié le dos et à constituer un rempart entre Irina et lui. Je n'ose imaginer ce qu'il a vécu pour être marqué ainsi, mais sa haine évidente d'Irina me laisse supposer que ses congénères féminines ne sont pas totalement étrangères à cet entrelacs de cicatrices. L'avenir s'annonce radieux avec ces deux-là...quoi qu'il en soit Heckiël s'équipe rapidement puis se dirige vers la porte qu'Ai nous indique une fois que nous sommes tous prêts.

Pour ma part je ne souhaite pas m'alourdir encore de matériel supplémentaire, si intrigantes que soient ces armes étranges, d'autant plus que rien de ce que je vois ici n'arrive à la cheville de mon propre équipement. Quant aux habits que l'humaine m'a suggéré de revêtir aussi, ils sont amples, sans doute l'ignore-t'elle mais porter ça sous une armure serait idiot, rien de tel pour couper la circulation sanguine en faisant des plis là où il ne faut pas. Bref, hors de question de gêner ainsi mes mouvements, d'autant plus que mes habits ne se discernent pour ainsi dire pas sous mon armure.
Après m'être assuré que Kay est prête également je me dirige à la suite d'Heckiël vers la porte, presque invisible lorsqu'elle était fermée, qu'Ai nous désigne, découvrant quelques marches en pierre menant à un long couloir pourvu de rails. Sur ces derniers se trouve un wagon un peu semblable à ceux que j'ai vus dans les mines du Rock Armath, mais en largement plus grand. Il semble pouvoir contenir une bonne dizaine de personnes et Ai nous explique qu'il va nous emmener à des milliers de kilomètres d'ici. Je hausse un sourcil étonné à ces mots, par Sithi, combien de temps nous faudra-t'il pour parcourir une telle distance!? Elle nous explique encore que nous verrons au terme de ce voyage une sortie qui nous mènera dans les terres désolées, puis qu'il nous faudra marcher pendant une demi-journée en direction de la seule montagne visible avant d'atteindre un nouveau tunnel habituellement dissimulé qui nous conduira enfin aux camp des Elfes. Elle nous donne également le nom de leur contact, une certaine Aënelia Mylaëna, puis ajoute que de la nourriture a été placée dans le wagon. Enfin, elle nous signale que c'est aussi pour nous la dernière occasion de lui poser des questions, ce que je ne manque pas de faire:

"Cette...Aënelia Mylaëna, c'est une Shaakte ou une Sindel? Pouvez-vous me la décrire, même sommairement? Si elle est surveillée il n'est pas impossible qu'elle ait été percée à jour et qu'un piège nous soit tendu. Autre détail qui me semble important: Comment devrons-nous procéder pour revenir ici en temps voulu? Et dernière question, combien de temps avons-nous pour accomplir notre tâche"

(env. 2700 mots)
(aide Irina à s'équiper du plastron le cas échéant, ne prend aucun équipement)


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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Ven 23 Sep 2016 16:44 
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Maison Kobayashi - Salon (Aliéron)


    Aliéron atterrit au beau milieu de ce qui ressemblait à une salle à vivre.

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    (Sans la femme au fond)


    Il y avait des tables et des chaises faites dans des matériaux inconnus, des murs tout aussi étranges, et le sol, qui ressemblait à des planches de bois, était complètement lisse, presque glissant. A sa droite et face à lui, des couloirs, et au fond à droite, un escalier.

    Une poignée de secondes plus tard, une jeune femme déboula dans la pièce. Elle arborait un sourire doux, mais semblait étrangement essoufflée.

    Image
    (Cliquez pour la version grande)


    « Bonjour... je suis... Ai... » souffla-t-elle, visiblement exténuée.

    Derrière elle arrivèrent deux autres jeunes femmes, qui semblaient elles ne pas avoir fourni le moindre effort. La première, Aliéron l'avait déjà aperçue au Campement de Bouhen. Elle était celle qui avait escorté Duncan, le guerrier Ynorien qui avait disparu après leur arrivée à Izurith. La seconde, étrangement, ne semblait pas avoir de traits proches des Ynoriens comme les deux autres, mais son port altier et son katana semblaient pourtant crier une telle origine.

    Image
    (Cliquez pour la version grande)


    « Je vois pas pourquoi on a dû courir pour l'accueillir, » déclara cette dernière en direction de Ai.

    L'intéressée lui adressa un regard noir avant de reporter son attention sur le Yuiménien.

    « Vous devez être Aliéron, » reprit la plus enjouée des trois. « Je vous présente Hina, » fit-elle en pointant la jeune femme aux lunettes, « et Yumiko, » ajouta-t-elle en direction de la jeune femme armurée. « Hina doit vous escorter, il me semble. »

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Dim 25 Sep 2016 19:26 
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À peine son blasphème avait-il franchi ses lèvres grisâtres que Kay sut qu'elle s'était laissée emporter. Cette évidence lui était déjà apparu avant - bien sûr - mais il avait fallu que cela sortît pour que son esprit redevînt clair. À la remarque d'Ai sur les incivilités, la jeune demi-elfe haussa un sourcil, mais ne fit aucun commentaire et n'en pensa pas plus. Elle avait que peu à faire avec ces humaines. Son regard, cependant, croisa celui de Tanaëth qui la fixa, d'abord sans un mot, avant de lui découvrir le fond de sa pensée d'une voix si tranquille qu'elle n'était que l'image du calme avant la tempête. Par un certain réflexe, Kay baissa les yeux, mais elle les releva presque immédiatement et, faisant exprès de passer devant le maître d'arme, elle lui répondit dans un chuchotement que lui seul aurait dû entendre, mais que sa proximité avec Irina empêcha cela.

"La prochaine fois que tu me dis que tu veux suivre ton fil d'or et que tu vas batifoler avec une Shaakte, préviens-moi avant, que je ne fasse pas les frais d'un inutile voyage, Tanaëth Ithil."

Puis, sans même attendre sa réaction - sans même avoir envie de savoir ce qu'il pensait, elle marcha droit sur Ai et les deux autres humaines. Ils arpentèrent d'infinis corridors tant l'un ressemblait à l'autre et qui n'intéressa pas le moins du monde la guerrière. Elle avait épuré ses pensées et ne réfléchissait désormais plus qu'à leur présente situation. Bien qu'elle souhaitait attendre de s'être rendue chez les elfes pour se faire sa propre opinion (on ne pouvait décemment juger un conflit qu'en ayant l'avis des deux camps en présence) elle avait pris la résolution de ne pas abonder dans le sens des humains, à savoir : il était hors de question qu'elle désarmât le canon seul des elfes. Tranchant avec l'immaculé décor, ils empruntèrent à cet instant une porte et un escalier en métal. Durant la descente, Ai répondit aux dernières interrogations de Tanaëth qui concernaient plus précisément les canons. Kay eut un faible sourire en entendant l'humaine avouer qu'elle n'était pas pour un autre tir de ces canons ravageurs. L'exil n'était pas non plus la solution. Ils étaient trop nombreux, qu'il fût question des elfes ou des humains.

Enfin, après de longues minutes de descente, ils arrivèrent devant une porte semblable à celle qu'Ai avait ouverte pour accéder à l'escalier métallique. La jeune femme appuya sur différents boutons qui se trouvaient à la surface d'une sorte de petite boîte accrochée sur la porte. Avec un grand bruit cette dernière s'ouvrit alors, révélant une salle plongée dans le noir. Mais bientôt, la mystérieuse technologie s'activa et des torches sans feu révélèrent l'intérieur de l'endroit. La salle était complètement vide à l'exception d'une porte aux dimensions titanesques et, au milieu, d'une table en bois - qui fit froncer les sourcils à Kay tant une telle matière était incongrue sur cette planète. Cette table supportait le poids d'un bon nombre de pièces d'équipements. Ai leur fit signe de se servir avant de leur montrer l'endroit par lequel ils sortiraient, ceci fait.

Kay n'avait pas eu le temps de jeter un regard plus aiguisé vers les objets proposés qu'Irina laissa tomber ses vêtements et bien nue à la vue de tous, s'approcha de la table d'une démarche qui devait être la plus sensuelle qu'elle pût. Kay gonfla ses joues sous l'exaspération. Ce n'était plus du malaise qu'elle ressentait à l'écart de cette Shaakte. Juste une irrépressible envie de lui passer ses deux lames au travers du corps. L'elfe noire continua son petit numéro, mais elle n'y faisait plus attention. La semi-elfe s'approcha d'un pas rapide de la table. Hekell y était déjà, soupesant un de ces arcs bizarres qui n'étaient pas de bois, mais d'une matière étrangère à sa connaissance. Kay était fascinée par l'arme et en oublierait presque qu'elle ne saurait pas du tout comment le manier - ce qui ne semblait pas être le cas d'Hekell qui le testa de gestes experts. Kay reporta son attention sur les autres armes. Sa main se referma sur la garde d'une épée. Elle était longue, fine et pas trop lourde. S'en saisissant fermement, elle recula de quelques pas et lui fit faire quelques moulinets. Un mince sourire appréciateur apparut sur son visage. Kay aurait bien voulu en prendre deux, mais, n'étant pas ambidextre, cela ne lui aurait servi à rien sinon à la charger de trop. Sa main se porta alors sur l'étrange petit objet qui, bien que visiblement une arme lui aussi lui était par trop étonnant. La jeune femme se tourna alors vers Ai.

"Comment s'en sert-on ?"

Tout en attendant la réponse, Kay parcourut machinalement les autres du regard et se figea en voyant l'oreille manquante d'Hekell. Puis toutes ses autres et nombreuses cicatrices. Ses sourcils se froncèrent. Que lui était-il arrivé ? Ce pourrait-il que la société shaakte ne soit pas uniquement cruelle envers les humains ? Société purement matriarcale, ce n'eût pas été étonnant que les mâles ne fussent pas plus respectés que cela. Lentement, Kay détourna le regard, son esprit rendus confus par de multiples pensées. Quelque chose, quelque part en elle, la pousser à vouloir proposer son aide à Hekell.

(Allons, quelle bêtise ! Il doit sûrement me considérer comme une gamine !)

Au même moment où un poignard se fichait sur la table - ne pas se retourner pour voir ce qu'ils fichaient ensembles, les deux autres - Kay s'empara des vêtements proposés avant d'hésiter longuement sur les plastrons. Les premiers étaient décidément trop lourds et quand aux autres, ils lui apparaissaient comme bien trop inconfortable. Mais devant la décision de Tanaëth de garder ses propres affaires et compte tenu qu'elle apparaitrait à ses côtés et que ces armures étaient la norme... Elle soupira. Se déplaçant de façon à ce qu'elle tournât le dos à tout le monde, Kay entreprit de se dévêtir, sans s'attarder ni se hâter. Elle n'en avait, pour ainsi dire, rien à foutre. Elle revêtit donc les amples vêtements puis un des plastrons légers et bougea les épaules pour s'habituer à ces nouvelles choses. Son regard tomba sur l'épée de son père. Son hésitation fut de courte durée. Bientôt, la lame porte-bonheur vint se plaquer contre une de ses jambes, parfaitement indiscernable sous ses larges bas. Elle accrocha l'épée bizarre sur son flanc gauche et la drôle de petite arme sur le droit. Puis récupérant son armure et ses deux grandes épées, elle se tourna vers Ai.

"Que fait-on de nos affaires ? J'y tiens beaucoup" précisa-t-elle aussitôt.

(1171 mots)

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Kay de Kallah, Maître d'Armes et demie-Sindel

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Lun 26 Sep 2016 16:26 
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Maison Kobayashi – Hangar (Tanaëth, Kay, Irina, Arkalan)


    Pendant que tous s'habillaient et changeaient leurs équipements, Ai répondit aux dernières questions. Premièrement elle adressa ses excuses à Irina, lui confirmant qu'il n'y avait rien d'autre à revêtir, mais qu'elle pourrait aisément trouver autre chose sur place.

    « Les matriarches shaakts portent effectivement des vêtements bien plus dénudés, » confirma-t-elle, « vous n'aurez qu'à demander à notre contact comment en obtenir. »

    Elle reporta ensuite son attention sur Tanaëth, qui avait des questions sur cette Aënelia Mylaëna justement.

    « Vous marquez un point, même si je doute qu'elle vous dénoncerait, quand bien même elle serait découverte. Aënelia est une sindel adolescente avec une marque bleue sur le front. Vous reviendrez par ce wagon : Aënelia devrait vous aider à partir, que ce soit urgemment ou parce que votre mission est terminée. Et n'oubliez pas de la ramener avec vous si c'est dangereux de la laisser là-bas. Quant au temps que vous avez... Je n'ai aucun chiffre précis à vous laisser, mais... Très peu. La Maison Kobayashi fera ce qu'elle pourra pour gagner le plus de temps possible, mais si la menace devient trop importante, les autres Maisons réclameront une réaction en conséquence. Essayez de boucler cela en moins d'une semaine, s'il vous plaît. »

    Elle se tourna ensuite vers Kay, qui demandait des informations concernant les étranges objets sur la table.

    « Ce sont des catalyseurs, » expliqua-t-elle. « Ils servent à mieux utiliser la magie. Si quelqu'un ici a des fluides, qu'il en prenne un. Sinon, c'est inutile. Concernant vos équipements, vous pouvez nous les laisser si vous voulez que l'on vous les garde, sinon vous pouvez les mettre dans vos sacs, c'est comme vous voulez. »

    Quand tout le monde fut finalement installé plus ou moins confortablement dans le wagon, Ai se pencha sur un boitier du même genre que celui qui lui avait permis d'ouvrir la porte du hangar et qui se trouvai à l'entrée du tunnel, appuya sur quelques touches, et, en signe d'au revoir, leur souhaita bonne chance. Aussitôt après, une coque en vitre vint entourer la cabine du wagon, et celui-ci démarra, prenant de la vitesse à une allure vertigineuse, jusqu'à ce rapidement le véhicule aille bien trop vite pour espérer observer les parois de la galerie. Pour autant, si la sensation de vitesse était bien présente, elle était pourtant moindre, comme dans les cabines des aynores.



    Le trajet dura près de trois heures. Trois heures d'un paysage répétitif, celui des parois ternes illuminées de lumières sans flamme, dont la présence même était étonnante au vu du peu d'utilité que représentait le simple fait de voir dans cet espace.

    Mais au terme de ces presque trois heures de voyage, le wagon s'arrêta, perdant de la vitesse très brusquement jusqu'à s'arrêter complètement quelques secondes plus tard, tout en douceur. La vitre se retira alors, retournant dans les parois du wagon, et laissant la possibilité à chacun de sortir du véhicule. Devant eux, quelques marches, puis une porte.

    [suite dans Terres Désolées]


Maison Kobayashi – Salon (Aliéron)


    Ai répondit par l'un des grands sourires francs dont elle avait le secret à la présentation d'Aliéron, et s'accroupit immédiatement pour faire signe au silnogure de venir chercher des caresses.

    « Qu'il est beau, » fit-elle, attendrie. « Nous avons peu d'animaux sur Izurith, et la plupart ne servent qu'à nous nourrir. »

    Elle reporta finalement son attention sur l'aventurier, répondant à la seule question qui était de son ressort.

    « Nous sommes ici dans le salon du manoir Kobayashi. Plus précisément dans le salon de la zone résidentielle principale, où nous vivons, ma mère, mes deux sœurs et moi-même. »

    Ce fut ensuite au tour de Yumiko de prendre la parole, en réponse aux questions concernant la relique qu'Aliéron partait cherchait.

    « Non, non, » commença-t-elle, « c'était pas du tout au même endroit. Ton sabre je l'ai trouvé sur Yuimen, il avait aucune raison d'être ici. Il était dans une grotte, gardée par une énorme bestiole de trois mètres, avec des cornes longues comme mes jambes. Il parlait, il m'a tenu la jambe pendant un quart d'heure, soit disant que j'étais pas assez sage pour avoir son trésor, blablabla, j'ai dû lui couper la tête. Donc heu... Non, j'ai pas de conseil particulier... A part que si une bestiole de trois mètres te dis que t'es pas assez sage, évite l'épée dans la gueule. Même moi j'ai dû m'y reprendre à trois fois. »

    Près d'elle, la dénommée Hina poussa un petit ricanement, alors qu'Ai affichait une mine exaspérée. Ce fut au tour de la dernière, la jeune femme à lunettes, de répondre aux questions.

    « C'est à dire que là où on va, y a pas vraiment besoin de se fondre dans la foule. On peut bien trouver une tenue qui traîne, mais on est pas armuriers nous. »

    Un nouveau froncement de sourcils apparut sur le visage d'Ai, qui prit la relève.

    « Ce que veut dire ma sœur c'est qu'on a rien de beaucoup mieux que ce que vous avez à vous proposer. Les équipements que nous possédons ici sont plutôt rudimentaires, ou alors ils appartiennent déjà à quelqu'un. Mais si vraiment vous voulez une tenue pour vous fondre dans la décor, je suis certain que ma mère a ce qu'il faut pour votre retour au palais, lorsque vous aurez récupéré votre arme. »

    Elle se tourna de nouveau vers Hina, prenant un air de grande sœur, même s'il était évident qu'elle était la plus jeune des deux.

    « Et puis prête lui un katana, » ordonna-t-elle.

    L'intéressée sembla afficher une mine outrée, mais devant le regard de sa sœur elle soupira et capitula rapidement, s'absentant quelques instants pour revenir avec un sabre d'apparence Ynorienne.

    « Tu sais t'en servir au moins ? » demanda-t-elle en lui tendant l'arme, passant du vouvoiement au tutoiement tout à fait naturellement. « Enfin en tout cas si tu le prends, t'y fais gaffe. »
    « Bon, » reprit Ai, « vous allez vous rendre dans le tombeau de Zarha'Eïla. Attendez vous à toute sorte de pièges, de mécanismes variés, de créatures bizarres et d'énigmes... heu... »
    « A la con ? » proposa Yumiko.
    « Oui, c'est ça... à la con... »
    « Allez, si t'es prêt, suis-moi, » proposa Hina, partant vers le fond de la pièce.

    Ils sortirent par le couloir du fond de la pièce, traversant quelques corridors tous aussi identiques les uns que les autres. Ils passèrent devant quelques pièces à vivre, ainsi que quelques portes fermées, sans jamais s'y arrêter, avant d'arriver devant une lourde porte métallique, qui semblait jurer de par son aspect brut et impersonnel. Si les pièces précédentes avaient pu paraître impersonnelles à l'aventurier, cette porte semblait, elle, encore plus froide, massive et grossière qu'elle était. Hina ouvrit la porte pour dévoiler un profond escalier métallique qui semblait descendre très bas et monter proportionnellement aussi haut. Mal éclairé, l'endroit ne dévoilait aucune de ses deux extrémités au semi-sindel. Immédiatement, elle entama la descente des escaliers. Le trajet dura de longues minutes, après quoi ils arrivèrent finalement au rez-de-chaussée. Il y avait là une porte semblable à celle qu'ils avaient traversé pour arriver dans cet escalier, à la différence près qu'un petit boîtier métallique pourvu de boutons lettrés et chiffrés y était accroché. Hina ignora la porte et fit le tour des escaliers de métal, menant Aliéron devant un pan de mur poussiéreux. Elle sembla tâtonner dessus quelques secondes, avant de finalement trouver un mécanisme qui fit reculer le mur, dévoilant un long corridor sombre, à peine éclairé par quelques lumières technologiques.

    Ils s'engouffrèrent dans le tunnel et marchèrent pendant de longues minutes, près d'une heure en fait, jusqu'à arriver à un cul de sac. Hina répéta la même opération que lors de l'ouverture du tunnel, et le mur se déroba de nouveau, dévoilant finalement leur destination.

    [suite dans Ruines]

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Jeu 16 Mar 2017 04:19 
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Maison Koyabashi - Salon


    Aeglos arriva au beau milieu de ce qui ressemblait à une salle à vivre.

    Image
    (Sans la femme au fond)


    Il y avait des tables et des chaises faites dans des matériaux inconnus, des murs tout aussi étranges, et le sol, qui ressemblait à des planches de bois, était complètement lisse, presque glissant. A leur droite et face à eux, des couloirs, et au fond à droite, un escalier.

    En plus de Shizune, une jeune femme était présente dans la pièce. Elle arborait un sourire doux.

    Image
    (Cliquez pour la version grande)


    « Bienvenue ! » lâcha-t-elle d'un air enjoué.

    Elle portait une tenue de cuir sombre comme on pouvait en trouver sur Yuimen, mais avec des finitions d'une qualité cependant étonnante.

    « Je te laisse t'occuper tes explications, Ai, » fit Shizune à la plus jeune.
    « Oui, » répondit l'autre. Puis, se tournant vers Aeglos, elle continua : « Avant tout, je suis Ai Kobayashi, fille du Colonel Shizune Kobayashi, » se présenta-t-elle. « Vous devez avoir beaucoup de questions, pour commencer. »


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (engagement) ; 0,5 (informations) ; 2 (bienvenue à Izurith) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Jeu 23 Mar 2017 00:20 
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Aeglos se sentit comme aspirer par un tourbillon d'énergies et il sut à l'instant où il posa le pied qu'il ne se trouvait plus sur Yuimen mais bien sur un autre monde. Le mobilier était étrange, la luminosité provenait des plafonds comme d'immenses vers luisants. Tout paraissait étrange et pourtant si commun du même coup. Si les chaises et les tables semblaient faîtes en bois tout comme les lattes composant le plancher, certaines choses étaient dans des matériaux totalement inconnus. Le mage comprenait mieux l'intérêt des Ithilausters à présent, car sans compter leur technologie permettant de voyager entre deux mondes, les humains de ce monde paraissaient très avancés, plus que sur Yuimen en tout cas.

Suivant religieusement le Colonel Shizune, le sindel remarqua la présence d'une seconde femme dans la pièce, sur les lèvres de cette dernière flottait un doux sourire propre à un enfant. Elle semblait être de la même race que Shizune, elle aurait pu être confondue avec une ynorienne si ce n'était sa sombre tenue à la qualité exceptionnelle. Shizune s'adressa à elle, laissant la jeune Ai à sa disposition. Cette dernière se tourna vers lui et se présenta comme étant Ai Kobayashi, la fille du colonel. Etait-ce courant de laisser à sa fille le soin d'expliquer les détails de la mission sur ce monde ou le colonel n'était-elle pas le genre de personne à apprécier répondre aux questions d'étrangers ? Derechef le mage s'inclina devant la jeune Ai, puis, sans demander son reste, prit sa place sur l'une de ces étranges chaises.

- Votre monde est plutôt fascinant...

Il laissa son regard parcourir la pièce avant de fixer de nouveau son interlocutrice.

- J'ai cru comprendre qu'un complot menacer votre gouvernement, en faîtes-vous partie ? J'ai effectivement énormément de questions, cependant je crains que votre mère ne m'ait pas envoyé ici pour visiter la région, mais plutôt pour prôner une solution pacifique avec les Sindeldi et les Shaakts. Ma question est donc la suivante: jusqu'à quel point êtes-vous prêt à négocier pour rendre possible une paix durable entre les elfes et les humains et où sont-ils à présents que vous les avez chassé de votre cité ?
Quelque part, Aeglos craignait de devoir trahir les siens, même s'ils n'étaient pas comme lui et ne partageaient pas ses idéaux, ils restaient des Sindeldi et il avait appris à ses dépends que ceux paraissaient les plus enjoués étaient souvent les plus prompts à manipuler leur entourage et à leur faire miroiter beaucoup de choses, aussi gardait-il une certaine distance avec la jeune humaine.

(445 mots)

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Mar 28 Mar 2017 17:26 
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    Comme promis, ce fut Ai qui répondit aux questions d'Aeglos, et non sa mère, qui resta irrémédiablement silencieuse, observant la scène.

    « Nous ne faisons pas parti du complot, non, nous essayons de le prévenir. Ce complot lie l'une des Maisons dirigeantes d'Izurith, cette cité, aux elfes, exilés à l'extérieur et désireux de reprendre le pouvoir ici. C'est pour cela que vous êtes là : si nous trouvons une solution, pacifique bien entendu, à nos querelles avec les elfes, ils n'auront plus besoin de comploter. »

    Elle réfléchit ensuite quelques instants à sa seconde question, concernant les limites des négociations.

    « Si vous devez négocier, je pense qu'il serait plus sage de mettre les personnes prêtes à cela en contact direct avec ma mère. Mais pour le moment, ce n'est pas vraiment l'idée... Le problème est que les dirigeants elfes sont pour une guerre contre nous, ils pensent pouvoir la gagner. Ce qu'il faut, c'est que de nouvelles personnes puissent prendre le pouvoir. Des personnes en faveur de la paix, des personnes qui ne tenteront pas de nous exterminer à la moindre ouverture. »


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (questions)]

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Sam 8 Avr 2017 16:27 
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Aeglos écouta attentivement la jeune Ai alors que sa mère demeurait silencieuse et les observait. Ai lui expliqua que sa famille ne faisait pas parti du complot mais qu'ils essayaient au contraire de l'éviter. Elle considérait comme très envisageable une invasion des elfes pour reprendre le pouvoir à Izurith. Elle expliqua qu'il était là pour trouver une solution pacifique afin d'éviter tout complot future. Aeglos doutait que les elfes se suffiraient à cultiver quelques lopins de terre ou allaient faire la paix sans demander une énorme contrepartie. Tout du moins la mission s'avérait exaltante et constituait un défi de taille. On l'avait prévenu de l'alliance improbable entre elfes noirs et sindeldi ainsi que sur la nécessité de cacher son appartenance à l'ordre des danseurs de l'opale. Pouvaient-ils être raisonnés ou allaient-ils poursuivre la folie des Ithilausters ? Le mage espérait bien pouvoir s'en faire des alliés, leur montrer la voie de Sithi plutôt que celle de la guerre. Les affrontements n'allaient ni aider les humains ni les elfes, ces deux races perdraient les siens en une guerre sans fin. Ce qu'il n'appréciait guère était le fait qu'elle lui expliquait qu'il lui fallait remplacer les personnes en place au pouvoir pour en placer d'autres plus propices à la paix. La négociation avec les humains allait être aussi compliquée qu'avec les elfes, songea-t-il un instant.

- Je veux au moins essayer à apaiser ce conflit latent entre vos deux races, mais je doute sincèrement que renverser des dirigeants déjà en place soit très appréciée par les sindeldi ou les shaakts même. S'ils acceptent de faire la paix et de mettre fin à cette histoire d'esclavage de la race humaine, ils exigeront sans nul doute une contrepartie suffisante.

Se levant, il tendit la main en direction d'Ai.
- Je crois que les humains se serrent la main pour agréer les termes d'un contrat, en l'occurrence l'établissement d'une paix durable entre les sindeldi et les vôtres. Cependant, il y a un problème de taille à prévoir que vous pourriez peut-être arranger. Je n'ai aucune idée de où sont cachés les elfes, je ne connais ni leur rite ni leur culture ou leur formation politique et rien ne dit qu'ils accueilleront un parfait étranger. Auriez-vous donc quelques informations à me partager pour combler ces lacunes ?

Sa décision était prise, il allait les aider mais à l'unique condition de pouvoir aider les siens à sortir de cette impasse.

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Lun 17 Avr 2017 05:46 
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    Ai hocha la tête aux déclarations d'Aeglos avant d'accepter sa poignée de main.

    « Je ne peux pas vous donner moi-même les détails de la culture des elfes d'Izurith, ne la connaissant que trop peu. Mais notre contact au campement elfique vous le dira. Néanmoins, avant que vous ne partiez, je dois vous parler de l'histoire de notre monde. Que vous le compreniez. »

    « Voyez vous, Izurith est l'unique cité de notre monde, qui porte par conséquent le même nom. Toutes les autres ont disparu il y a des millénaires, nous ne savons rien d'elles. Le reste du Monde n'est que Terres Désolées. On n'y trouve rien. Et c'est bien là tout le problème : ce ne sont pas seulement des terres hostiles que nous n'avons pas su dompter, il n'y a juste absolument rien. Tout a été rasé, la surface d'Izurith est presque plane. Et les quelques lieux épargnés se sont vu priver de leur énergie, de leur vie. Tout a été drainé, suçant la vie de notre monde jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'Izurith. C'est le fait du « Canon », » expliqua-t-elle. « Une arme à mi-chemin entre la technologie et la magie, que les Sindeldi ont utilisé pour nous soumettre à leur arrivée sur cette terre. Elle a ravagé nos terres, et pour ce faire a puisé dans l'énergie vitale de la planète. » »

    « Cependant, c'est maintenant nous, les humains, qui possédons le « Canon ». Mais les elfes, conscients que seule une arme similaire pourraient empêcher leur éradication en imposant un statut quo, en ont créé un second, bien moins puissant mais assez dévastateur pour détruire une grande partie de la cité. C'est ce qui empêche l'un et l'autre partis de provoquer une nouvelle guerre ouverte. Avez-vous des questions ? »


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations)]

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Dim 23 Avr 2017 09:23 
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Après lui avoir serré la main, elle reprit point par point les interrogations qui trottaient dans sa tête depuis tout à l'heure. Elle précisa qu'elle ne connaissait pas véritablement la culture des elfes d'Izurith, cependant Ai lui affirma qu'ils avaient un contact parmi les elfes. Sindel ou shaakt, telle était la question. Elle lui parla ensuite de leur monde, de son fonctionnement. Le mage sindel apprit qu'Izurith s'avérait être l'unique cité de ce monde, là où il pensait qu'Izurith renvoyait au nom de la planète sur laquelle ils se trouvaient. Il comprit vite la raison pour laquelle Izurith avait été la seule à avoir survécu. Le "canon", une arme à la fois technologique et magique qui avait le pouvoir de tout raser, y compris les autres cités qui existaient il y a de cela des millénaires. Apparemment les humains avaient quant même cherché la trace de leurs anciennes cités mais leurs secrets avaient été perdus depuis tout ce temps, si tant est qu'elles existaient encore. A la place, il n'y avait plus qu'une terre stérile et malade sur laquelle habitaient les elfes. Il comprenait à présent leur colère de se faire ainsi exiler dans des lieux aussi inhospitaliers que le bagne de Ragna sur Yuimen, et leur désir de vengeance sur les humains. La vengeance n'apportait cependant rien de bon, il le savait pertinemment de par son histoire personnelle. Il essayera de les aider le plus possible, d'apaiser leur haine pour construire et non plus détruire.

Aeglos apprit également qu'un autre "canon" avait été fabriqué par les elfes pour maintenir un statut quo entre les deux peuples, une initiative sage au vue du passif qui existait entre les humains et les elfes d'Izurith. Il comprenait mieux pourquoi les humains envoyaient des elfes pour calmer le jeu, ce n'était pas tant pour contrer le complot ourdi contre leur nation que pour éviter l'utilisation du prototype du "canon". Il n'y avait donc aucun désintérêt de leur part.

- Peut-être que les Sindeldi m'écouteront, je serais assez vite fixé de toute manière. Il serait peut-être plus sage que je ne révèle pas que j'ai été accueilli sur Izurith par des humains mais que je leur dise plutôt que je vienne d'un autre monde, qu'en pensez-vous ?

Il réfléchit un instant sur l'idée d'avoir un contact au sein du campement des elfes.

- Votre contact est au courant de mon arrivée ? Puis-je lui faire totalement confiance ? Dans tous les cas je suis prêt à y aller. Par quels moyens puis-je y aller ?

Cela marquait enfin le début de sa mission et le respect de sa promesse envers l'ordre des Danseurs d'Opale.

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Lun 1 Mai 2017 05:53 
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    La jeune femme grimaça à l'entente du plan d'Aeglos.

    « Je vous laisserai voir les détails avec notre contact, mais il serait peut-être plus prudent de ne pas révéler votre appartenance à un autre monde. Quant à votre arrivée, oui, elle sera dévoilée pendant votre voyage. Vous pouvez avoir toute confiance en notre contact, je vous le garantis personnellement. Suivez-moi, je vais vous mener à votre moyen de locomotion. »

    Ils sortirent par le couloir du fond de la pièce, traversant quelques corridors tous aussi identiques les uns que les autres. Ils passèrent devant quelques pièces à vivre, ainsi que quelques portes fermées, sans jamais s'y arrêter, avant d'arriver devant une lourde porte métallique, qui semblait jurer de par son aspect brut et impersonnel. Si les pièces précédentes avaient pu paraître impersonnelles aux aventuriers, cette porte semblait-elle encore plus froide, massive et grossière qu'elle était. Ai ouvrit la porte pour dévoiler un profond escalier métallique qui semblait descendre très bas et monter proportionnellement aussi haut. Mal éclairé, l'endroit ne dévoilait aucune de ses deux extrémités aux personnes présentes. Immédiatement, elle entama la descente des escaliers. Celle-ci dura de très longues minutes, à passer devant plusieurs paliers aux portes closes, ils arrivèrent finalement devant une porte semblable à celle qu'ils avaient traversé pour arriver dans cet escalier, à la différence près qu'un petit boîtier métallique y était accroché. Ai appuya sur quelques interrupteurs ronds pourvus de chiffres et de lettres, et la porte s'ouvrit non sans un grand « CLAC ! ». Elle pénétra dans la salle, complètement noire, en faisant signe au Yuiménien de la suivre. Et alors, sans aucune explication, les lumières, toujours dépourvues du moindre feu, s'allumèrent toutes seules, dévoilant une grande salle aux parois et au sol gris foncés. Au fond, à leur droite, se trouvait une immense porte d'environ trois mètres de haut pour au moins le triple de large. La salle, qui semblait pouvoir accueillir sans peine au moins trois tentes comme celles du campement de Bouhen, était pourtant entièrement vide, en dehors d'une large table en bois qui semblait jurer avec le reste du décor, comme si on l'avait apportée pour l'occasion. Dessus étaient posées diverses armes et tenues.

    Il y avait des arcs, des couteaux, des épées, des petits objets tenant dans la main à l'allure étrange, ainsi que des vêtements amples, légers et souples de différentes couleurs et tailles, accompagnés de plastrons métalliques lourds, ainsi que d'autres plus légers.

    « Ces vêtements sont les accoutrements classiques et répandus des elfes depuis leur exil. Et ces plastrons des protections très répandues également. Ainsi vêtu, vous passerez pour un habitant du campement banal, sans grand statut. Libre à vous de dénicher des choses plus ou moins prestigieuses une fois une place, pour vous frayer un chemin vers les hautes sphères Sindeldi. Il serait prudent que vous revêtiez tous ces vêtements sous vos armures. Les armures sont plus optionnelles, mais je vous conseille de prendre l'une d'entre elle »

    Elle lui fit signe de se servir comme bon lui semblait parmi les objets exposés avant de le mener jusqu'à une petite porte, de taille standard, qui semblait presque invisible sur le mur à droite de la gigantesque ouverture métallique.

    « Quand vous serez changé, vous passerez par là, » expliqua-t-elle en ouvrant la porte.

    Derrière, il y avait quelques marches en pierre, qui donnaient sur un long tunnel peu éclairé pourvu de rails sur lesquels se tenait un wagon bien plus grand que ceux que l'on trouvait habituellement dans les mines et disposant d'une dizaine de places assises.

    « Lorsque vous serez prêts, vous prendrez place là-dedans. Cela vous emmènera à quelques milliers de kilomètres d'ici. Vous verrez une sortie, qui vous mènera dans les Terres Désolées. A ce moment là, il faudra marcher tout droit en direction de la seule montagne visible pendant une bonne demi-journée, avant d'arriver devant un nouveau tunnel, creusé dans la montagne elle-même. Il est d'ordinaire caché, mais notre contact fera en sorte que vous le trouviez. Elle viendra alors vous chercher. Elle se nomme Aënelia Mylaëna. Il y a des sacs plein de nourriture dans le wagon. Si vous avez des questions, c'est le dernier moment pour les poser. »

    Bientôt, le Sindel partirait pour un voyage dont le retour serait difficile. Bientôt, il serait livré à lui-même, ou presque.


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations)]

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 Sujet du message: Re: Maison Kobayashi (Izurith)
MessagePosté: Sam 6 Mai 2017 23:05 
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La grimace apparente de la jeune Ai lui indiquait clairement que son idée de passer pour un voyageur d'un autre monde auprès des elfes n'était pas appréciée, pourtant il songea que de donner l'espoir aux elfes parqués sur des terres inhospitalières pouvait être bénéfique à leur cause. De plus en plus, Aeglos se méfia de cette étrange famille qui semblait influente et puissante militairement de par leurs équipements. Quant à sa seconde question, elle opina évidemment du chef en confirmant le fait qu'il pouvait faire confiance à leur contact, l'inverse aurait été étrange. Silencieusement, le mage suivit la jeune femme couverte de ce tissu d'une qualité supérieure à celle que l'on trouvait sur Yuimen à travers le long couloir pourvu de plusieurs corridors quasiment identiques les uns que les autres. Certaines portes étaient fermées tandis que la lourde porte métallique devant eux s'ouvrit pour dévoiler un escalier descendant apparemment assez profond. Il s'arrêta un instant avant d'examiner l'étrange architecture avant de rattraper la jeune Ai qui tapait du bout des doigts sur l'étrange boîtier près d'une seconde porte. La salle était plongée dans l'obscurité, seul un shaakt aurait pu voir s'y diriger sans problème.

Le plus étrange qu'il remarqua fut les lumières froides qui s'allumèrent sans aucune forme de combustible. Il semblait évident que les humains utilisaient et abusaient de la technologie, abandonnant la pratique de la magie. Il pénétra dans la pièce où il n'y avait qu'une large table en bois où divers objets comme des armes et des armures ainsi que des vêtements étaient entreposés. Elle se tourna vers lui pour lui expliquer que c'était là l'équipement standard des habitants du campement elfique, ainsi pourrait-il passer inaperçu ou du moins n'attirerait-il pas les soupçons sur sa personne. Elle finit par l'inviter de se changer avant de lui faire remarquer qu'il devrait descendre où l'attendait une sorte de wagon qui allait l'emmener au lieu-dit. Il nota dans son esprit le nom de l'espionne: Aënelia Mylaëna. Tout semblait prêt, l'aventure n'attendait plus que lui.

Il changea ses vêtements à regret préférant la robe de mage, mais apprécia néanmoins de porter un plastron lourd et s'équipa d'une épée à l'esthétique travaillée. Il ne savait pas encore comment combattre à l'épée mais peut-être était-il temps d'étendre son champ de compétence.

- Très bien, j'y vais à présent.

Sans plus autre cérémonie, il descendit dans le gouffre jusqu'au wagon technologique où il pénétra au sein de l'habitacle où il trouva un sac de nourritures. Son périple pouvait à présent commencer.

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