L'Univers de Yuimen


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 Sujet du message: Temple Valshabarathien
MessagePosté: Mer 29 Juil 2009 09:27 
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Temple Valshabarathien


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Ce temple est dédié à la grande déesse des Shaakts qui n'est autre que le dieu Thimoros ayant voulut s'adapter à la culture des elfes noirs. Une puissante prêtresse araignée dirige les cultes, les sacrifices et toutes sortes de choses en rapport avec Valshabarath. Elle se prénomme Lavishtae.

A l'entrée du temple se trouve, en haut d'un grand escalier, se trouve une grande et majestueuse statue de la déesse, avec un corps d'araignée et une incroyablement belle silhouette, en granit poli.

Les femelles ont l'avantage, en ce lieu, de pouvoir choisir d'aller prier où bon leur semble dans le grand temple, et peuvent interrompre à tout moment un mâle en plein culte pour l'envoyer se recueillir ailleurs.

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Chibi-Gm, à votre service !


La règle à lire pour bien débuter : c'est ICI !
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 Sujet du message: Re: Temple Valshabarathien
MessagePosté: Mer 29 Juil 2009 13:00 
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Le silence de Zanios


Valshabarath se dressait au dessus de Nirge, majestueuse, transpirant la violence, esthétique, parfaite en tout point. Jamais une statue n’avait pu rendre autant de réalisme que cette sculpture intemporelle en granit poli qui siégeait devant l’entrée du temple, tout en haut des escaliers.

Elle représentait une jeune femme excessivement belle pourvue d’un corps d’araignée imposant qui inspirait le respect le plus total, ou à défaut, une peur incontrôlable. Elle portait également sur elle plusieurs symboles de son appartenance à l’ordre des araneae, voire de son admiration à cette race ingénieuse et sans pitié.

_ (Je me demande pourquoi la Déesse Valshabarath a un corps aranéide, alors que nous, ses descendants, sommes tous humanoïdes. Et pourquoi le rituel des Rath’arghus les transforme-t-ils en mi-Shaakt, mi-araignée afin de les punir, si la Déesse était fière d’être ainsi), se demanda-t-elle pendant qu’elle montait les nombreuses marche qui la séparaient encore du temple.

Elle se présenta devant la statue de son ancêtre, et une petite Shaakt de seulement soixante-treize ans fit soudain face à des millénaires de torture et de traîtrise. Elle laissa lentement sa main gauche errer sur le granit lisse comme un miroir tandis qu’elle passait à côté des pattes d’araignée puissantes, puis reprit sa route en direction de l’autel, où l’attendait la prêtresse Lavishtae.

Celle-ci l’accueillit d’un regard respectueux mais néanmoins hautain, la guida jusqu’à son bureau, et la fit s’installer sur une chaise recouverte de velours noir, aussi doux que les soies aranéides. La prêtresse s’assit en face d’elle, de l’autre côté de son immense bureau et déclara :

_ J’espère que ton séjour d’entraînement s’est bien déroulé, mais Nirge n’eut pas le temps de répondre. J’ai malheureusement une mission importante à te confier qui, je pense, sera dans tes cordes.
Depuis quelques jours, nous devons faire face à une série d’enlèvements pour le moins curieux, et j’aimerais qu’avec l’aide d’un mâle en qui j’ai confiance – autant que faire se peut – tu ailles mener l’enquête sous tes couverts de jeune fille afin d’attirer l’attention au minimum, car je n’aimerais pas que l’information circule librement pour l’instant.


Nirge acquiesça avec appui.

_ Il faut donc que tu retrouves les trois disparues : Siranamé, Loetrisia et enfin, Angäle, que tu dois être la dernière à avoir vue. Les deux premières devaient me rencontrer hier pour des compte-rendus, mais elles ne se sont pas présentées, et Angäle devait te surveiller lors de ta dernière mission, tester ton aptitude au combat, puis venir me faire son rapport ce matin.
Puisque je ne l’ai pas vue dans mon bureau, je suppose qu’elle doit également faire partie des Shaakts enlevées. Ceci dit, nous n’avons eu un début de piste QUE concernant Siranamé et Loetrisia qui, selon nos maigres informations, seraient parties en direction d’Eniod, accompagnées ou non. Nous ne connaissons pas non plus les conditions exactes.


Nirge savait que les Shaakts ne désertaient jamais leur ville sans en avoir préalablement informé la grande prêtresse, et le fait qu’elles aient été enlevées ne faisait aucun doute.

Elle sentit alors un frisson glacé lui parcourir l’échine lorsqu’elle comprit que les chausses dont Angäle lui avait fait cadeau, n’étaient peut-être pas un présent après tout.

_ Angäle et moi sommes restées une partie de la nuit à discuter, mais lorsque je me suis réveillée, elle n’était plus là. (Va-t-elle me demander comment s’est passé le test d’Angäle ?)

_ Bien. Je vois que tu n’as aucune égratignure. C’est que le test était plutôt concluant en ce qui te concerne.
Sur ces bonnes nouvelles, malgré tout, je tiens à te présenter ton compagnon pour cette mission : Zanios.


Nirge n’avait pas remarqué que la porte derrière elle s’était ouverte peu avant, afin de laisser pénétrer un mâle, âgé probablement d’une paire de centaines d’années et pourvu de l’élégance caractéristique des elfes masculins – il était fin et parfait. Il hocha la tête en signe de présentation.

La prêtresse observa les réactions de Nirge, alors même que celle-ci détaillait chaque petite parcelle de la vie de ce fameux Zanios qu’elle parvenait à lire en lui et sur lui.

Ainsi, son aspect propre et tiré à quatre épingles lui indiqua que cet elfe noir n’avait connu que des déceptions sentimentales mais aspirait à trouver LA Shaakt qui saurait lui faire ressentir le grand amour et qu’il était, par conséquent, en recherche constante de sa moitié parfaite.

Elle nota également qu’il était de ceux qui vouaient un culte suprême à leur arme de prédilection – une dague, en l’occurrence – car elle était si étincelante qu’elle aurait pu être neuve. Et la prêtresse n’aurait jamais risqué de lui adjoindre un compagnon qui ne soit pas sûr de son arme, après l’avoir pratiquée encore et encore. Il devait donc être maître d’arme, et avoir une grande expérience des assassinats, si elle s’en fiait à l’arme choisie et au fait qu’elle ne l’avait pas entendu entrer, ni même ouvrir la porte. Il était ce qu’elle voulait devenir, non pas un assassin, mais un maître dont l’arme lui importait plus que tout.

Enfin, elle comprit que, de par les capacités de Zanios et les paroles de la prêtresse, ceci était une mission où elle allait devoir exercer une cruauté suffisant à prouver qu’elle en était capable sans aucun regret et, surtout, dont elle n’hésiterait jamais à user.

Bien sûr qu’elle serait à la hauteur, cela ne faisait aucun doute ! Mais elle se demandait tout de même si elle n’était pas trop accrochée à la vie pour jouer avec celle des autres, et elle avait peur de ce qu’allait lui révéler l’avenir.

Dès que Nirge eût fini de le dévisager et qu’elle se retourna vers la prêtresse, celle-ci reprit la parole :

_ Zanios est…

Mais elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase que Nirge compléta:

_ Maître d’arme et assassin. Et, bien entendu, nous ferons en sorte que le ou les coupables soient torturés et que cela se sache, afin que tous soient conscients de ce que risquent les personnes qui s’attaquent aux Shaakts ou à leur Déesse. Nous ramènerons mes trois sœurs.

A ces mots, Nirge se leva, inclina le haut du corps vers l’avant en signe de respect et sortit du bureau avant que qui que ce soit ait pu rajouter quelque chose.

_ (Je n'en attendais pas moins de toi, Nirge.) Prends soin d’elle, Zanios. Et que la Déesse Valshabarath vous guide.

Zanios se pencha à son tour vers l’avant, puis tourna les talons et quitta la pièce.

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 Sujet du message: Re: Cité souterraine : Temple Valshabarathien
MessagePosté: Mer 5 Aoû 2009 16:33 
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Kill Fontnam Vol.1


Cela faisait bientôt une semaine que Nirge et Zanios étaient partis en mission, et la prêtresse n’avait encore reçu aucune missive de leur part ou quoi que ce soit d’autre. Elle ne s’inquiétait pas vraiment mais elle espérait sincèrement qu’il ne leur arrive rien de fâcheux, car cette mission était avant tout un entrainement de plus pour Nirge, sous la protection de son meilleur assassin.

La prêtresse se perdait de plus en plus dans ses pensées ces derniers jours, lorsque sœur Soezinh frappa à la porte de son bureau, qui était grande ouverte, et lui annonça que ses deux sources de réflexion venaient de rentrer à Khonfas et qu’ils allaient arriver au temple dans peu de temps.

"Merci ma sœur."

Elle attendit que sœur Soezinh soit hors de vue et rangea un peu les papiers éparpillés sur son bureau afin de calmer son excitation de les savoir tous les deux en vie. Cependant, la disciple n’avait pas mentionné qu’ils étaient revenus accompagnés par les Shaakts disparues…

Elle loua tout de même la Déesse Valshabarath de les avoir guidés jusqu’ici.

Peu après, effectivement, Zanios et Nirge faisaient leur entrée au sein du temple, sans rien laisser transparaître de bon ou de mauvais, et se dirigèrent sans détour vers le bureau de la prêtresse.

Celle-ci remarqua que Nirge semblait légèrement différente. Quelque chose dans son attitude avait dû être transformé, remodelé, sans qu’elle ne parvienne à mettre le doigt dessus. Zanios, quant à lui, avait l’air fermé sur lui-même.

"Alors ? Que s’est-il passé pour que vous ne donniez pas nouvelles et que vous arriviez en ville, la mine déconfite, et apparemment sans avoir pu remplir votre mission," commença-t-elle avant qu’un des deux n’ait pu entrouvrir les lèvres, sur un ton qui se voulait dominateur.

"Nous avons été très occupés. Tellement que nous n’avons pas eu le temps d’envoyer un quelconque message," rétorqua Zanios.

Mais avant que la prêtresse ne le demande, Nirge ajouta, comme si les deux compères avaient répété leurs dialogues en prévision des questions qu’on allait leur poser :

"Nous avons fait le chemin jusqu’à la jungle qui nous sépare d’Eniod sans encombres."

L’atmosphère avait dès lors été aussi pesante qu’un cadavre de noyé. Ils avaient progressé lentement à cause de l’enchevêtrement des arbres et de l’humidité qui atrophie les muscles, par raréfaction de l’oxygène.

"Le lendemain, nous avons quitté la forêt. Nous avions une demi-journée d’avance sur le trajet par la route qui borde la jungle," continua Nirge.

Leur attention avait dû désormais être à son maximum, dans ce territoire ennemi. Ils avaient fureté ici et là à la recherche de vêtements. Puis ils étaient tombés sur un petit groupe d’une demi-douzaine de marchands, protégés par deux gardes humains, qu’ils suivirent jusqu’à la tombée de la nuit en direction d’Eniod.

Les gardes s’étaient organisés pour que l’un d’eux fasse le guet tandis que l’autre dormait, de même que les marchands. Et il avait été assez aisé d’attendre que celui qui luttait contre le sommeil relâche un peu ses sens aux aguets.

Nirge et Zanios avaient alors parcouru la cinquantaine de mètres qui les séparait du campement de fortune sans un bruit et, pendant que Zanios était parti égorger le garde assoupi, Nirge se posta dans le dos de l’autre garde, le plus près possible, et lorsqu’elle fut suffisamment proche, enfonça son épée courte en un éclair de façon à perforer l’un de ses poumons afin qu’il ne puisse pas réveiller les marchands. Il agonisa quelques minutes tandis qu’il se vidait de son sang, sans émettre la moindre vocalise à part le léger râle qui émanait depuis l’ouverture supplémentaire de son dos, et Nirge le regarda ployer sous le poids funeste qu'elle venait de lui asséner.

Aucun des marchands n’avait entendu le moindre son. En tout cas, pas suffisamment fort pour les réveiller. Les deux Shaakts entreprirent ensuite de fouiller les affaires des revendeurs à la recherche de peaux de bêtes et autres colorants vestimentaires expérimentaux de sorte qu’au bout de quelques dizaines de minutes, ils ne ressemblaient plus à des assassins à la peau noire comme la nuit, mais à de pauvres vendeurs nomades à la peau légèrement halée et au capuchon tombant sur les yeux.

"Nous avons alors pris en otage un petit groupe de marchands ambulants pour qu’ils nous fassent escorte vers la ville d’Eniod, pour passer inaperçus."

"Grimés et déguisés, nous étions à l’abri de tout soupçon, surtout noyés dans la masse de camelots qui affluent continuellement vers cette ville," compléta Zanios de sa voix profonde.

En arrivant aux portes de la ville, Nirge fut frappée par les portes dorées de la ville humaine. Deux lourds battants sculptés se dressaient devant elle, ouverts dès le petit matin jusqu’à la pénombre annonçant le soir et son cortège de bêtes diaboliques et de tranche-gorges à la petite semaine. Cette ville respirait, ou plutôt transpirait, la paix par tous les pores. Une autre façon d’exprimer la couardise sous des dehors pompeux, pensa-t-elle alors.

Les gardes à l’entrée ne firent pas cas de ce groupe d’une petite dizaine de commerçants, à vue d’œil, à tel point qu’ils ne fouillèrent ni les uns, ni les autres. Certainement car d’autres têtes avaient l’air bien plus louches un petit peu plus loin. Nirge et Zanios pénétrèrent ainsi dans la ville, munis de leur arme respective, sans plus de tracas.

Puis ils empruntèrent une ruelle peu fréquentée et relativement ombragée afin de se débarrasser de leurs leurres dans la discrétion la plus totale, et par derrière, de préférence. Après quoi, ils arrangèrent les corps de façon à ce que les autorités locales pensent à un règlement de compte entre camelots. Un corps dans ce sens, un autre dans celui-là, un poignard bon marché ensanglanté dans cette main, et une poignée de cheveux dans celle-ci.

Il était temps maintenant d’enquêter comme il se devait, aussi furtivement que possible et sans attirer la moindre suspicion. Nirge pensa tout d’abord à inspecter les échoppes d’esclaves, mais aucune d’elles ne proposait une quelconque femelle ayant ne serait-ce que de lointaines origines Shaakts, car cette race était réputée pour mordre, griffer, estropier, arracher ou encore tuer tout ce qui passait à sa portée en période de captivité avant de finir invariablement par s’ôter la vie si on ne la relâchait pas avant (si tant est que l’on ne craigne pas de se faire lapider en retour lorsqu’on lui rendait sa liberté…). C’était certain, les Shaakts ne valaient vraiment rien en tant qu’esclaves.

Et, alors qu’il fallait trouver une autre piste ingénieuse, les oreilles de Zanios captèrent quelque chose de très intéressant.

"Nous entendîmes soudain, peu de temps après notre arrivée, parler de certaines soirées qui s’organisaient en dehors de la cité humaine, à seulement quelques kilomètres de là. Il s’agissait apparemment de combats mortels sur lesquels pouvaient miser toutes les bourses et toutes les races. Et il se disait apparemment que quelques Shaakts étaient prévus dans les soirs à venir."

Ils se mirent donc en route pour le bourg d’Espan, un petit peu plus à l’ouest d’Eniod, et sur le chemin, Nirge fit bouillir quelques décilitres de racines de malarrhes afin d’en enduire convenablement leurs armes et garda le reste dans une petite fiole qu’elle avait pu dérober sur le marché d’Eniod.

Lorsqu’ils arrivèrent à Espan, il faisait déjà presque nuit, et l’agitation commençait à gagner le bourg petit à petit. Les gens sortaient de chez eux, ou arrivaient des quatre coins du village, en parlant tout bas, et se dirigeaient tous vers le point central qu’était la vieille bâtisse d’un dénommé Grewenth Fontnam.

Ils suivirent donc la foule de badauds et autres coureurs de yus jusqu’à l’entrée de la demeure et Nirge sentit les fourmis engourdir ses avant-bras et ses mains petit à petit. Puis une chaleur douce se diffusa lentement, comme pour chasser les envahissants petits insectes et laisser place à un bien-être inhabituel.

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Dernière édition par nirge le Mer 12 Aoû 2009 15:41, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Cité souterraine : Temple Valshabarathien
MessagePosté: Jeu 6 Aoû 2009 16:50 
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La maison qui se dressait devant eux était presque aussi simple que toutes celles des environs, à une exception près : il semblait y avoir une cave de bonne profondeur sous l’édifice. Les combats devaient certainement s’y dérouler.

A l’entrée étaient postées deux armoires à glace qui filtraient les visiteurs du regard et refoulaient uniquement les péquenauds connus pour ne pas avoir la moindre piécette à jouer. Tous les autres étaient les bienvenus.

C’est ainsi que les deux Shaakts entrèrent dans l’antre, qui sentait le renfermé agrémenté d’une odeur ferreuse typique de sang. Il n’y avait presque qu’à suivre l’odeur pour se retrouver dans un sous-sol bondé et nauséabond qui occupait toute la surface de la maison.

"Il y avait au milieu de la cave d’une des maisons, une sorte de cage de bois où l’on enfermait apparemment certains combattants afin qu’ils s’entretuent, et le dernier en vie avait le droit de sortir, manger et se reposer avant son prochain combat le lendemain soir," expliqua Nirge.

"Une fois en dehors de la cage, ils étaient tout de suite enchaînés et parqués dans une pièce à l’étage, entassés les uns sur les autres. Et ils étaient nombreux. D’après ce que j’ai entendu dire, il y aurait en moyenne cinq matchs par soir. Parfois dix, suivant les arrivages. J’ai essayé de me renseigner pour savoir si nos sœurs avaient déjà combattu ou non, mais il semblerait qu’ils les entraînent un minimum avant de les jeter dans la cage, histoire d’améliorer un peu le spectacle. Et après nous être assurés qu’aucune d’elle ne combattrait ce soir-là, nous sommes partis nous installer un peu plus loin pour planifier notre attaque du lendemain."

Il avait fallu échafauder un plan et certaines bonnes idées avaient été énoncées. Nirge proposa premièrement de s’introduire sans se faire remarquer dans la pièce des combattants, ce qui ne devrait pas être trop difficile vu l’état constant d’ébriété du garde posté là. Il fallait ensuite libérer ses sœurs et éventuellement tuer quelques humains sur le chemin du retour pour semer un petit vent de panique nécessaire à leur fuite. Mais Zanios lui rappela une demande express de la prêtresse : il fallait punir les coupables, et que cela se sache.

Il lui suggéra donc un plan un petit peu plus cruel, sombre… Shaakt, en somme. Et elle se mit à calculer un enchaînement de choses sordides qui s’imbriquaient minutieusement.

Ils avaient eu toute la journée pour repérer les grands pontes de ces jeux du cirque, et ils en avaient dénombrés trois, dont Fontnam. Sans compter les hommes payés pour faire régner l’ordre aux alentours ainsi qu’à l’intérieur et qui s’avéraient être une dizaine.

Nirge et Zanios avaient repéré deux des instigateurs de ce petit manège. Ils avaient alors observé leurs allées et venues, et étaient maintenant capable d’estimer où se trouvait le chef. Quant aux gardes, ils avaient eux aussi un rôle à jouer dans la représentation qui allait bientôt commencer.

Et le lendemain soir, ils étaient prêts !

En milieu de soirée, Nirge se présenta à l’entrée de la bâtisse et releva très légèrement son capuchon avant de s’adresser à l’un des deux costauds et lui demander à voir son patron car celle-ci avait une affaire juteuse à lui proposer. Une affaire de nobles, tous guerriers, en grand nombre, disponibles pour une bouchée de pain. Mais l’homme se méfiait de cette jeune fille qui sortait de nulle part avec une surprise dans sa manche. C’était sans doute trop beau pour être vrai. Elle lui raconta alors qu’elle était payée pour servir d’objet sexuel à une bonne quinzaine de guerriers, mais qu’elle n’en pouvait plus et comme son père l’avait vendue à son nouveau propriétaire, elle ne pouvait pas faire autrement que de saborder sa petite entreprise dégoûtante, sans quoi sa famille serait exterminée jusqu’au dernier si elle essayait par exemple de s’enfuir. Elle y ajouta même quelques larmes pour alourdir encore ses arguments.

Le garde, voulant assurément s’empresser d’être dans les petits papiers du grand boss et voyant que l’histoire de la gamine était plus que vraie, l’amena directement au bureau de celui-ci, dans une dépendance de la maison, dissimulée entre l’arrière de la demeure et une barricade en bois, et la fit patienter quelques minutes. Elle allait de toute évidence être autorisée à pénétrer là où se manigançait le trafic de Shaakts et autres races, car quel homme d’affaire attiré uniquement par l’argent pouvait résister à l’appât du gain et de l’argent facile ? Et on n’organise pas de combats ou les paris qui vont avec pour le plaisir du sport…

Pendant ce temps, Zanios se dirigea sans la moindre hésitation vers le l’homme posté devant la pièce où étaient enfermés les combattants. Il était assis à un minuscule bureau qui encombrait la moitié du couloir. Le Shaakt lui dit alors qu’il avait perdu son chemin et lui demanda s’il voulait bien l’accompagner jusqu’au sous-sol, mais l’humain, consciencieux bien que légèrement éméché, lui répondit qu’il n’était pas là pour ça et qu’il avait d’autres bouloums à fouetter, comme on disait dans son pays natal de Nirtim.

Zanios s’assura alors que personne ne pouvait le surprendre dans ce qui allait suivre, et agrippa le bras du garde, alors qu’il tentait de lui expliquer par de grands gestes comment on allait jusqu’à la cave. En une fraction de seconde, il avait entouré le coup de l’homme avec son propre bras, et se tenait contre le dos de sa victime pour assurer la prise. Le garde essaya bien de se débattre, mais en vain car Zanios le tenait fermement et celui-ci tira alors jusqu’à ce que l’épaule craque, dans le but de l’étrangler. Puis, au moment où il allait manifestement appeler à l’aide – avec le peu d’air qui réussissait à forcer le passage devenu étroit et qui avait été autrefois un œsophage fonctionnel –, Zanios s’empara d’un pique-notes (socle surmonté d’une tige en fer d’environ vingt centimètres sur laquelle on pique tout un tas de morceaux de papier) et l’enfonça aussi sec dans l’oreille de l’humain jusqu’à atteindre son cerveau.

L’homme resta quelques instants en suspend, bercé par la délivrance de la douleur - comparable à un soleil qui aurait fait littéralement fondre son corps tout entier en un instant. Du sang remonta le long de la tige, sortit timidement par l’oreille et finit inutilement sa course sur l’épaule du garde. Puis celui-ci s’avachit sur le sol de tout son poids mort.

Quant à elle, Nirge n’avait pas attendu très longtemps pour que la porte de la dépendance lui soit grande ouverte. Un grand homme fin l’accueillit. Il avait un air de fouine qui se méfie de tout, et il avait raison car dans ce métier, les coups bas sont fréquents. Il l’invita à se présenter et à s’installer confortablement sur une chaise, en face de lui, de l’autre côté de son bureau, tâché à l’évidence depuis des années d’alcool et d’encre.

Elle lui conta donc sa petite histoire, sans modifier le moindre détail, et commença à nouveau à sangloter. L’homme, qui était partagé entre l’excitation du gain et le désir charnel de cette toute jeune fille alléchante et bien bronzée, mais certainement pas étouffé par la compassion, fit pourtant mine de la comprendre et lui offrit un mouchoir, dans le seul et unique but de combler l’une de ses attentes, voire les deux…

Elle prit le morceau d’étoffe et se moucha d’une main, délicatement, tandis que l’autre main se faufilait sous les replis des peaux de bête qui l’habillaient. Grewenth Fontnam se présenta à son tour et au moment où il allait venir la serrer dans ses bras, muni de ce faux masque de tendresse dont il avait toujours trouvé l’utilité dans des moments comme celui-ci, une lame jaillit de nulle part et se dirigea vers son visage dans un arc de cercle sans doute puissant, mais les réflexes du vieux renard eurent raison de cette attaque, et Nirge regretta de l’avoir raté parce qu’elle venait de perdre l’avantage de la surprise. Cependant, quelque chose avait été différent. Elle avait eu l'impression fugace de ne plus contrôler totalement sa force.

Grewenth eut alors un moment d’hésitation. Il essayait de jauger tant bien que mal la dextérité de l’attaquante en face de lui, et son avis n’arrivait pas à se fixer sur quoi que ce soit de tangible. Oui, elle avait l’air très jeune, peut-être même trop. Mais elle venait aussi de lancer un coup à priori assez correct. Or, soit elle était surentraînée, soit elle avait eu de la chance, et dans ce genre de cas, il vaut mieux éviter de tenter le destin… Il prit donc le parti d’assurer ses arrières et de faire attention à ne pas commettre d’impair.

Il leva les mains – réflexe qu’ont toujours les gens lorsqu'ils ne sont pas armés – et se mit à faire de petits pas dans des directions aléatoires, suivant son envie, puis repéra son arbalète de l’autre côté de la pièce. Son regard alla dès lors sans cesse de l’arbalète à Nirge, et de Nirge à l’arbalète.

Cependant, la Shaakt ne prêta pas attention à ces mouvements rapides d’yeux. Car elle savait qu’il ne cherchait, à ce moment précis, qu’une seule et unique chose : une arme pour se défendre. Elle, n’avait d’yeux que pour le visage de sa proie. Celui-ci était d’ailleurs fin, mal rasé, parsemé de quelques rides, qui lui conféraient assurément un certain charme, celui de l’expérience, et surmonté d’une chevelure grisonnante courte, quelque peu en désordre. Elle en aurait presque été admirative, s’il avait eu une quarantaine d’années de moins. Et seulement s’il avait été de la même race qu’elle…

En attendant, Grewenth se rapprochait petit à petit de son arme de poing, tandis que Nirge essayait de ressentir le meilleur moment pour attaquer. De l’extérieur, on aurait pu croire à une sorte de danse peu courante, où les personnes restent à bonne distance et tournent en rond en se dévisageant.

Encore quelques pas et le vieux loup arriverait à s’emparer de son arbalète. Il allait la prendre en se penchant un peu, d’un mouvement circulaire du bras, et – heureusement qu’il pensait toujours à la laisser armée, pour des cas comme celui-ci – mettrait en joue la jeune délinquante avant de lui demander ses raisons. Si elle ne voulait pas répondre, ma foi, elle tâterait purement et simplement du carreau d’arbalète en pleine tête ! On ne se fout pas impunément de ce bon vieux Grewenth !

Nirge patientait. Elle contrebalançait les pas de Fontnam sur la gauche, par des pas sur la droite, de façon à rester à distance d’épée, ni plus, ni moins. Elle essayait également de déterminer les forces et faiblesses de son ennemi, et celui-ci semblait être facilement déstabilisable.

L’humain arriva enfin à portée de bras et mit à exécution son plan d’attaque, visa la tête de la jeune fille et lui demanda pourquoi elle voulait le tuer. Il y avait pourtant quelque chose de louche. Elle n’avait pas essayé de le frapper à nouveau, alors qu’elle avait eu un avantage indéniable durant ces longues minutes où il n’était pas armé. Et là encore, elle ne disait rien, ni ne semblait vouloir attaquer.

Mais la patience de Grewenth avait ses limites – pas plus d’une trentaine de secondes – et il se mit à crier avant d’appuyer sur la gâchette. Nirge eut juste le temps de faire un tour sur elle-même de façon à éviter le projectile et trancha d’un coup sec les joues de Fontnam, qui se distendirent dans un flot de sang abondant. D'autant plus qu'elle venait d'entamer légèrement les muscles situés presque au niveau des oreilles et qui lui permettaient d'articuler sa mâchoire. Et, alors que le vieil homme commençait à hurler de douleur, Nirge cria plus fort encore : "Haaaaaaa ! Une gouuuule !!" Ce qui surprit Grewenth au plus haut point, et le fit arrêter de s’époumoner. Il posa alors la main libre sur sa bouche et essaya péniblement de se relever. Il ne lui restait plus de carreau à portée de main, mais le poids de l’arbalète suffirait certainement à la frapper jusqu’à la mort.

Nirge attendit qu’il se rétablisse sur ses deux pieds, et constata pendant ce laps de temps qu’un léger picotement la dérangeait au niveau de l’épaule gauche. Elle n’avait pas dû être assez rapide et le carreau l’avait tout de même effleurée suffisamment, juste avant sa rotation, pour la faire saigner. Mais elle s’en inquiéterait plus tard, car pour l’heure, elle devait rester attentive aux faits et gestes de sa victime, qui ne savait plus vraiment comment agir rationnellement face à cette harpie pour le moins étrange dans sa façon de combattre. Elle daigna soudain répondre à sa question précédente en lui disant que ce n’était pas elle qui allait le tuer, mais ses propres subordonnés.

Il se releva donc et dressa l’arbalète au-dessus de sa tête, pendant que l’autre main s’occupait de maintenir sa mâchoire inférieure, puis rua vers Nirge de toute sa haine et son humiliation. Mais celle-ci se déroba hors de la dépendance et couru en direction de la cave en vociférant qu’une goule était à ses trousses.

Les gens qui se trouvaient sur le passage étaient interloqués, mais voyant que quelque chose lui courait après, le teint et le blanc des yeux jaunâtres, se déplaçant de plus en plus difficilement parce que ses muscles ne le portaient plus vraiment, et apparemment pourvu d’une mâchoire béante qu’il tentait de cacher tant bien que mal, ils avaient alors tendance à s’écarter le plus possible, voire même à fuir, pour ne pas servir de repas chaud à cette bête immonde.

Le poison extrait des malarrhes commençait à agir, et il se propageait vite dans le corps du pauvre Grewenth. Et lorsque Nirge pénétra dans le sous-sol plein à craquer cette nuit encore, la malarrhia avait presque fini de faire son office à cause de la quantité importante de sang qui se déversait de sa gueule béante, et l’homme qui était à ses trousses ne ressemblait plus à rien d’autre qu’une frêle goule avide de chair et de sang.

Un silence se fit entendre lorsque Fontnam débarqua en plein milieu de l’assemblée. Il s’arrêta net et observa ce nombre impressionnant d’yeux tournés vers lui. Il essaya ensuite d’articuler quelques ordres pour que ses hommes attrapent la garce qui lui avait fait cette balafre affreuse, mais tout ce qui sortit de sa bouche ne fut qu’un horrible gargouillement de voyelles incompréhensibles à cause de ses muscles qui ne répondaient plus et parce que sa mâchoire inférieure n’arrivait plus à joindre l’autre bout pour former des mots.

Une parcelle d’éternité passa lentement, puis tous les hommes armés, dont les propres gardes de celui qui ressemblait à Grewenth Fontnam il y a pourtant si peu de temps, se ruèrent sur cette bête ignoble, la dépeçant dans tous les sens, lui crevant les billes de chair molle qui lui permettaient de voir ce qu’allait devenir son pauvre corps, la molestant au niveau des appendices qui lui servaient à entendre les coups sourds s’abattant sur elle et lui brisant chaque os qui aurait pu lui être encore utile.

Nirge se tenait en retrait afin d’observer la violence dont est capable un troupeau de gens lorsqu’ils sont conscients de leur supériorité numérique. Elle se dit d’ailleurs que plus les gens étaient nombreux et plus ils étaient cruels… Ce qui n’allait pas pour lui déplaire. Bien qu’elle vienne de franchir un cap sans s’en rendre compte. Elle venait de repousser encore un peu plus le seuil de cruauté dont elle était capable, et responsable.

Puis, elle aperçut Zanios, à l’autre bout, qui avait dû en finir avec les deux soldats de ce général gisant dans son sang au milieu de la cave, et libérer ses trois sœurs afin qu’ils rentrent tous au pays, sains et saufs.

Les autres captifs avaient été laissés à leur triste sort.

"Nous avons fait le ménage comme il se doit, en punissant les responsables, et nous sommes rentrés chez nous, avec les trois Shaakts qui avaient été kidnappées. Cependant, celles-ci sont directement rentrées chez elles pour se reposer et se panser tandis que nous sommes tous deux venus faire notre rapport. De plus, la populace locale doit maintenant être au courant que les Shaakts sont venus se venger car j’ai laissé un des deux sbires du trio organisateur de tout ceci en vie, mais en très mauvais état, afin qu’il raconte ce que je lui avais dit."

'Vous avez apparemment fait du très bon boulot, et je vais réfléchir à la façon de vous récompenser. Zanios, tu peux aller prendre un repos bien mérité," ce qu'il fit après un signe de respect en direction de la prêtresse.

"Quant à toi, Nirge, j'ai noté que quelque chose avait changé en toi. Quelque chose qui prouve que tu es sur la bonne voie. Tes pupilles sont aujourd'hui un peu plus sombres qu'hier ce qui veut dire que tu as grimpé un barreau de plus dans l'échelle de la Déesse Valshabarath, et que je suis fière de toi, ma fille."

Elle prit Nirge dans ses bras et conclut:

"Va reprendre des forces comme il faut, je vais bientôt avoir besoin de toi encore," tandis qu'elle observait son épaule gauche, bandée proprement, de la même façon que n'importe quelle blessure mineure.

"Oui, prêtresse."

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Nirge, guerrière Shaakt lvl. 3

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 Sujet du message: Re: Temple Valshabarathien
MessagePosté: Mar 31 Mai 2011 00:29 
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Marla était dans le temple depuis plus d'une heure maintenant, elle avait participé à l'office qui avait réunit les fidèles, certains étaient partis pour s'occuper d'affaires plus urgentes que la prière, elle se mordit la langue à cette pensée, si elle avait les plein pouvoir et obliger les gens à prier, elle le ferai, elle irai ensuite traquer ceux qui ne prient pas et elle les ferai sacrifier dans le grand temple pour hérésie et enfin elle irait chercher ceux qui se sont détourné de la voie sacrée de Valshabarath pour d'autres dieux, ceux la, ils ne méritaient même pas de venir poser à nouveau leurs pieds sur le sol sacré du grand temple. Elle les aurait fait bruler en même temps que leur temple, tel était la loi!

Marla se remit à genoux devant la statue de Valshabarath, une très belle statue d'un noir immaculé, une représentation fidèle disait on, était devant elle, elle se mit à murmurer les prières de Valshabarath pour qu'elle lui assure force et pouvoir dans les épreuves à venir. L'encensoir qui était devant elle faisait bruler des drogues que les prêtresses devaient inspirer durant leur prière, les volutes qui naissaient était d'un mauve pâle qui de dispersait lentement au fur et à mesure de leur ascension en direction du plafond qui lui était composé d'un millier de toiles d'araignée. Certaines avaient même établie leur nid ici, quoi de plus normal...

Valshabarath, mère des araignées, mère de notre peuple, moi ta fille de la maison des Maev'ar,te demande humblement force et pouvoir contre mes adversaires pour le jour à venir, je te demande humblement d'aveugler mes ennemis et de les faire souffrir.


Marla se releva légèrement et inspira à grande bouffée la fumée violette qui se dégagée de devant elle tandis que des bruits de pas résonnait derrière elle, même une rivale savait qu'il ne fallait pas perturber une prière, elle était plus ou moins sans danger, à moins qu'elle attendait qu'elle ait finie pour pouvoir la poignarder dans le dos? La seule rivale qu'elle avait pour le moment était ses cousines ou bien sa mère, mais aucune ne souhaitait tuer l'unique l'unique héritière de la maison Maev'ar pour le moment... Ce la concernait alors autre chose...

Elle se releva doucement tout en expirant et regarda en coin la personne qui avait osé la déranger. Un shaakt, un mâle, le messager de sa mère, il était de temps en temps un passe temps pour sa mère, il lui ramenait ce qu'elle demandait tel un petit chien au service de son maitre et quand sa mère était en forme, il servait aussi de jouet sexuelle pour celle ci.

Parle vite, que veux ma mère au point d'envoyer son chien déranger sa fille au temple de notre sombre mère?

Elle m'as demandé de vous dire que sa cargaison d'esclave rivvil venait d'arriver en ville, et veux que soit vous qui aillez les réceptionner pour les marquer du sceau de votre noble maison Yathrin.

Marla se leva lentement faisant face au messager et elle lui envoya le revers de sa main en plein visage, le choc résonna dans la partie du temple ou elle se trouvait, perturbant quelques personnes.

La prochaine fois que ma mère veut quelque chose et que je suis en train de prier, le chien que tu es dois rester à l'entrée du temple pour attendre sa maitresse, me suis je bien fais comprendre?

O...oui Yathrin!

Puisque mère veut que je m'en charge, je le ferai, toi tu retourne dans à notre maison, tu iras passer quelque heures en salle de tortures et tu reviendras me montrer les marques...soit heureux que je sois indulgente envers toi jaluk.

Merci Yathrin...

Marla le regarda partir rapidement du temple, ne cherchant pas plus la confrontation, les mâles savaient qu'il était vain de chercher la confrontation avec les femmes, elle gagnait tout le temps et réservait parfois des sorts pires que la mort...

Elle réajusta sa robe qui avait légèrement glissé du fait qu'elle s'était prosternée devant la statue de sa déesse, elle se tint droite devant celle ci, porta ses doigts à son front et salua la statue.

L'elamshin d'lil ilythiiri zhah ulu har'luth jal
(Le destin des elfes noirs est de tout posséder)

Elle se dirigea vers la sortie et partit en direction des enclos aux esclaves, le marché principale de la ville, des centaines d'esclaves de toutes espèces transitaient chaque jour là-bas, des centaines étaient tués chaque jour aussi, si un surplus d'esclave était dans la ville, ils servaient majoritairement en tant que cobaye pour l'académie de magie ou en tant que sacrifice pour la déesse.

Elle sortit du temple le visage haut, l'allure fière, son médaillon brillant légèrement sous les roches qui éclairaient légèrement l'endroit, lui donnant l'air d'une personne bien plus importante qu'elle ne l'était, ce qui marchait car les gens qui arrivaient pour prier s'écartèrent de son passage certain en la saluant, espérant gagner quelques faveurs. Le marché était assez proche, Marla se mit donc en marche pour le rejoindre.


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Dernière édition par Marla le Mer 1 Juin 2011 17:11, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Temple Valshabarathien
MessagePosté: Mer 1 Juin 2011 17:00 
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Marla s'était levée de bonne heure pour assister au sacrifice de ses frères, elle ne voulait manquer cela pour rien au monde, elle avait mit une robe de cérémonie la plus indécente qu'elle avait, c'était une occasion de fêter un évènement en soit,une occasion rare. Elle avait mis au courant la grande prêtresse qui avait tout de suite donnée une réponse favorable à sa proposition.

L'heure pour la cérémonie avançait à grand pas, elle avait rejoins sa mère après avoir été prié dans le temple attendant la vraie cérémonie, ses frères avaient été torturé toute la nuit, ils étaient menottés et baillonnés pour éviter toute fuite ou des propos injurieux qu'ils auraient pu émettre à l'encontre de la déesse.

La cérémonie commença, tous se prosternait devant la grande prêtresse qui leva la bras en signe de salut, elle se retourna et se mit à parler à la statue d'obsidienne, demanda à la déesse de bénir tout le monde, tous se prosternant devant elle, tous n'étant que des insectes à cotés de sa puissance, mais tous cherchaient à se montrer aussi puissante et dangereuse que l'était la déesse.

Marla cherchaient calmement des yeux, les représentants de la maison qui avait décidé de les attaquer, elle voulait les voir pour les confondre le moment venu, elle venait de les voir! La matrone de la maison Kil'roth, accompagné de ses 3 filles, toutes plus laide les unes que les autres, mais ils avaient eux aussi une de leur fille qui était marqué comme étant une favorite de la déesse, Marla comprit alors le plan de celle ci...

La déesse voulait savoir qui de Marla ou de la fille de la maison Kil'roth était la plus forte, la plus puissante, la plus combative, tout cela pour déterminer quel maison serai gagnante! Tout devenait clair maintenant dans son esprit, les doutes et les craintes s'estompant tout à coup.

Les sacrifices allaient maintenant commencer, on ramenait un par un des prisonniers ou des personnes qui avaient été vaincues, Marla voyait déjà la maison adverse se tenir à la place des exécutés et elle à la place de la grande prêtresse, plantant la dague sacrificielle en plein dans leur coeur, répandant leur sang pour la gloire des Shaakts.

Dalninils! Dalninuk! En ce jour, nous avons quelque chose de particulier à sacrifier, la noble matrone de la maison des Maev'ar nous offre ses deux fils, ses jumeaux, en offrande à notre déesse!


Marla regardait attentivement les membres de la maison Kil'roth, ceux ci chuchotèrent entre eux avant de jeter un regard en direction de Marla, celle ci répliqua avec un sourire de victoire mêlée de défi, elle avait maintenant identifié ses ennemis avec brio et savait de quel endroit viendrait la menace, elle allait pouvoir se préparer en conséquence.

Près de l'autel, ses deux frères étaient trainés de force, ils étaient allongés ensemble, comme l'avait demandé Marla à la grande prêtresse, ils étaient venu au monde ensemble, ils avaient trahis la maison ensemble...ils allaient maintenant mourir ensemble...

Tout était prêt, la grande prêtresse fit signe à Marla de venir, elle lui avait demandé de parler au nom de la déesse et en tant que favorite de celle ci, la grande prêtresse ne pouvait qu'accepter, parler pendant qu'elle exécutait ses frères, rien ne l'interdisait, elle ne pouvait pas les exécuter elle même..mais le résultat était le même.

Elle dépassa sa mère, marcha à travers les croyants qui s'écartaient au fur et à mesure, créant un couloir ou elle pouvait marcher sans bousculer personne, elle était regardé par ses pairs et ses supérieurs, une machination aux yeux de tous.

Elle monta sur l'estrade et fit face à la foule:

Notre sombre mère est venue me visitée cette nuit, elle est venu me remercier de mon indéfectible foi, ainsi que celle de ma maison envers elle, elle est aussi venu me faire porter un message, un message que peut être certain d'entre vous comprendrons.

Elle se mit à parcourir des yeux la foule, faisant monter doucement la pression su ce faux message, tout ceci n'était qu'une mise en scène bien sur, mais il était fait en l'honneur de la déesse, pour montrer qu'elle lui apporterai la tête des dirigeants de la maison Kil'roth. Elle se mit à regarder dans leur direction en leur souriant poliement

Peut importe qui ils sont, aussi puissant qu'ils puissent paraître, le jour viendra ou je les regarderai dans les yeux et je leur dirait, "Je suis plus puissant que toi, je suis plus fort que toi en tout point et je vais te tuer!" Tel sont les mots que la déesse a murmuré à mon esprit.

Le message voilé était maintenant lancé, demain d'autre personne viendrons sacrifier leur enfant pensant que c'était eux les personnes visés par cette avertissement, mais ils se tromperont, Marla ne se souciait pas de ce problème, 4 regards meurtriers s'étaient posé sur elle, faisant face, elle savait très bien que tôt ou tard il y aurait une vengeance, mais pour leur ils leur fallaient se faire discret.

Marla descendit lentement de l'estrade, le bruit d'un couteau pénétrant la chair se faisant entendre derrière elle, puis un second et les traitres venaient maintenant de donner leur âme à la déesse, elle alla rejoindre sa mère comme ci de rien était et se remit à suivre la prière, son plan marchand à merveille, il lui fallait bien sur tout mettre en oeuvre pour la suite des évènements, mais tout se passaient à merveille.

Le séance touchait à sa fin, tout le monde se mettait à partir pour retourner chez eux, elle aussi devait partir, sa mère était déjà loin, accompagné de ses gardes, Marla voulu aller les rejoindre mais fut intercepté par la matrone de la maison Kil'roth..

Excellent message, rien de tel pour pousser les hérétiques à se démasquer et à craindre la déesse, mais sachez une chose dalninil, les messages divins peuvent parfois être mal interprétés et mettre en colère celle ci.

Votre inquiétude me touche au plus au point, entre vous et moi, j'ai eu d'autre messages et ils me paraissaient tout à fait clair et sans ambiguitée.

Vous êtes très douée dalninil, j'espère que vous arriverai à monter les échelons de la société rapidement, histoire de voir ce que vous valez à grande échelle...

N'ayez crainte, j'ai déjà de grande ambition et personne ne se mettra en travers de ma route ou celle de ma maison, j'en fais le serment et je souhaite grand mal à qui voudrait m'en empêcher...

Marla souriait, le même sourire de défi lorsqu'elle avait prit la parole devant les croyants, cela ne plaisait visiblement pas à la matrone, mais celle ci ne pouvais pas faire autrement, elle dévoilerai alors à tout le monde l'animosité entre les deux maisons et la guerre pourrait alors s'emparer de la rue.

Alluve', que la déesse vous accompagne..


Alluve'..

Maintenant il allait falloir faire preuve de finesse pour réduire à néant cette maison, elle allait aussi avoir besoin d'une escorte lorsqu'elle se déplacerai en ville, mais cela montrerai alors une certaine faiblesse...Dans un premier temps elle devait rentrer chez elle et mettre tout cela à plat et voir quelles cartes elle avait en main pour déstabiliser ses adversaires.


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Dernière édition par Marla le Lun 6 Juin 2011 22:44, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Temple Valshabarathien
MessagePosté: Jeu 2 Juin 2011 20:34 
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Elle arriva au temple, encore sous la colère de ce qui venait de se passer dans le bureau de sa mère quelques instants auparavant, elle aurait dut reprendre la drogue, elle aurait dut la lui donner par dose et ainsi la manipuler entièrement. Elle s’arrêta, une idée noire venait d'obscurcir son esprit, est ce que le chien de sa mère se serait jouée d'elle? Aurait il osé ? Il était sur de mourir et pouvait très bien avoir mentit, falsifier ce qu'elle avait trouvé et ainsi créer une discorde au sein de la maison Maev'ar.

Non, la matrone de la maison Kil'roth était au courant de ce complot, oui, c'était elle qui l'avait orchestré, elle ne devait pas douter maintenant et même si ses frères étaient innocent, cela faisait encore plus de pouvoir à disposer lors de son bon vouloir.

Elle pénétra dans le temple, saluant la statue de la déesse et chercha des yeux la grande prêtresse, elle se trouvait à non loin de la statue, officiant déjà avec les futures prêtresses, elle fit signe à Marla de venir qui se dépêcha de venir, la grande prêtresse avait d'autre chose à faire que de s'occuper de novice, elle aussi, mais elle ne pouvait pas y réchapper.

Vendui' zhennu yathrin, que puis je faire pour vous ou pour notre sombre mère ?

Vendui' yathrin, ces filles sont l'avenir de ce temple et peut être même de la ville, ce sont les filles des maisons noble de la ville, je souhaite que tu t'en occupes.


A vos ordres zhennu yathrin, je ferai ce que vous souhaitez.


Elle n'avait pas du tout envie de s'en occuper, mais avoir déjà ce qui allait peut être devenir les futur matrones des maisons nobles était peut être un mal pour un bien futur, elle pouvait ainsi sans doute les modeler à sa volonté et les manipuler elles aussi ! Marla repoussa cette idée loin de son esprit, elle était au service de Valshabarath, elle devait initier ces jeunes à se comporter comme de vrai shaakts, à se montrer impitoyable envers les mâles, envers quiconque.

Suivez moi wanre !

C'est ce qu'elles étaient devenues maintenant, elle était rentré dans le temple et il fallait qu'elle y suivent l'enseignement des apprenties, un enseignement long, contraignant et parfois dangereux. Marla se remémorait le temps ou elle aussi était une apprentie et les questions qu'on lui avait posé, les épreuves que l'on lui avait fait subir, elle demanda si elle devait refaire ce même parcours à ses apprenties ou bien en changer. La question n'était pas à poser...

Elle alla dans une annexe du temple, l'endroit réservée à la formation des futures prêtresses, une autre statue de la déesse était la, avec un encensoir qui faisait bruler les mêmes drogues que celui du temple, faisant voleter cette fumée violette.

Qu'est ce que vous voulez faire de votre vie wanre ?

Les petites shaakts se regardèrent les unes les autres se demandant ce qu'elle voulait bien dire, ce que signifiait cette question.

Alors !

Marla se montrait ferme, certaines avait beau avoir un nom plus prestigieux que le sien, ici elles étaient toutes inférieur à elle, elle n'était que des novices, même les mères matrones ne pourraient rien pour elles si elles osaient la défier ou la déesse elle même.

Nous sommes la pour apprendre à servir Valshabarath.


Exactement, si vous êtes la c'est que vos mères vous ont jugés digne de suivre l'enseignement du temple, à partir de maintenant et pour les années à venir, je serai votre supérieure, je serai votre maitresse, si à un moment donné vous venez à manquez à vos devoir, vous gouterez à mon fouet, si cela se produit trop souvent, je vous renverrai chez vous, anéantissant les espoirs de vos mère d'avoir une descendance digne de perpétrer le nom de leur maison à l'intérieur du temple.


Elle fit le tour des novices, mettant bien au clair les règles directement, les premiers mois étaient les plus dur, ils devaient apprendre l’obéissance et la soumission, c'est grâce à cela qu'ils obéiraient à la déesse.

Par contre si l'une de vous se permet de rejeter ou de dénigrer notre déesse, si l'une de vous se permet de prononcer le nom d'un autre dieux dans l'enceinte de ces lieux, je la sacrifierai tout de suite, vos mères le sauront et me remercieront d'avoir lavé leur nom de tout soupçon, si l'une d'entre vous se croient au dessus de tout cela qu'elle parle maintenant.

Aucune ne bougea, baisant la tête par respect, aucune n'avait remit en cause son autorité, tout allait se passer pour le mieux, du moins pendant cette journée. Elle savait qu'il y aurait des défis qui lui seront lancés, elle même avait défié sa supérieur et avait goutté du fouet.

Maintenant dispersez vous, faites face à la déesse et commencez à prier, je veux voir comment vous faites.


Les novices se répartirent dans la salle, se mettant à genoux face à la statue comme leur mère avait du leur apprendre.

Saluez !

La voix de Marla était forte mais sans avoir besoin de crier, toutes firent le signe pour honorer la déesse, toutes se penchèrent en avant pour la saluer, toutes dirent en même temps cette phrase qui était un peu le devoir et le crédo de leur peuple. L'elamshin d'lil Ilythiiri zhah ulu har'luth jal...Voila un dicton qui les représentaient complètement.

Maintenant vous allez refaire ces gestes une cinquantaine de fois! Ces gestes sont la base de toute prière honorant notre déesse, si vous ne le faites pas correctement, vous n'êtes pas digne de devenir une yathrin officiant sous ses ordres.


Certaines échangèrent des regards, se demandant si tout cela était normal, mais elles s'exécutèrent quand même, par contre quand on fait les gestes un peu trop rapidement, on finit par perdre l’équilibre, c'est ce qui arriva à l'une d'entre elle... Marla détacha son fouet et fit voler la lanière de cuir à travers la salle, écorchant le dos à la novice qui avait eu le malheur d'aller trop vite.

Sais tu pourquoi tu as faillis ?

Non Yathrin

Tu vas trop vite ! Se précipiter c'est dénigrer sa prière et donc offenser la déesse, c'est pourquoi elle te rappelle que tu n'es rien face à elle ! Reprend vite cette exercice !

Marla s'écarta de la novice et retourna dans le fond de la salle pour avoir une vue d'ensemble sur les erreurs que pouvaient commettre les novices, la première fois elle non plus ne faisait pas tout bien dans les règles, mais la morsure du cuir sur la chair l'avait forgée, comme elle aussi elle allait forger ces futures prêtresses pour qu'elles deviennent de digne représentante de Valshabarath.

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 Sujet du message: Re: Temple Valshabarathien
MessagePosté: Ven 3 Juin 2011 19:09 
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Les exercices qu'elle ordonnait de faire aux apprenties étaient tout de suite exécuté sans broncher, aucune n'avait eut encore l'audace de la défier ou de refuser de faire ce qu'elle voulait. Elle leur avait demandé de prier pendant quelques heures, c'était après tout la base de leur vocation, elle leur avait fait respirer les drogues des prêtresses pour les forcer à s'habituer, celle qui toussait était immédiatement fouettée !

Marla venait d'avoir une petite idée sur l'épreuve à suivre, une prêtresse devait vouer sa vie à la déesse mais aussi savoir repousser les ennemis lorsqu'il y en avait. Elle les fit se placer deux par deux, elle allait déjà départager les premières novices, le début de la sélection martiale sous les yeux de la déesse.

Deux par deux, prenez une arme en bois ! Celles éliminées ce premier tour seront fouettées dix fois pour avoir faillit, les gagnantes s'affronteront à la suite jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'une ! La déesse veut que ses enfants soient fort, les faibles ne survivent pas longtemps ! Les combats cessent lorsque coule le premier sang ! Allez !

Les novices partirent chercher une arme, épée, masse, bâton, gourdin, il y avait une arme de chaque style accroché sur les murs. Les grandes prêtresses du passé avaient rudement bien conçu ce système de formation. Les adolescentes se mirent face à face dans la discipline, commençant à attaquer leurs adversaires.

Certaines n'avait encore jamais manié d'arme de leur vie, cela se voyait, elle même n'avait jamais eut un entrainement aux armes avant son arrivée au temple, elle avait passé son temps à apprendre à lire, à écrire, à prier, elle avait par contre eu des notions de magie, étant une enfant marqué par la déesse.

Les apprenties se débrouillaient comme elles le pouvaient, certaines tentant des assauts répétés sur leurs d'autres tentant d'y aller plus finement. Une même attaquait dans toute les directions, touchant ses adversaires probable, une bonne stratégie, mais elle n'était pas assez concentrée sur son propre ennemi si bien qu'elle fut éliminée la première, un coup au visage venait de la faire cracher du sang...dommage.

Quand toutes les perdantes furent éliminée, certaines se tenait les cotes ou se frottaient les bras, elle avaient ressuent des coups mais le sang n'avait pas coulé ! Le combat reprit entre les gagnantes, le bon grain de l'ivraie avait maintenant été séparé et certaines se déchainaient comme des démons, pour l'honneur de leur maison, mais surement aussi pour montrer aux autres qui était la plus forte.

Ce fut le moment ou il n'en resta que deux, toutes les autres étaient blessés, Marla les regarda d'un air mauvais, elles savaient toutes qu'elle allaient goutter au fouet. Mais la loi des Shaakts était encore plus impitoyable envers celle qui avait osé défier celle qui était au dessus des autres, elle était généralement humilié en place publique et c'est ce qu'elle allait faire.

Il ne reste plus que vous deux, vos corps sont maintenant fatigué et meurtris par les coups que vous avez déjà pu prendre, mais celle qui échoue maintenant aura un châtiment exemplaire ! On ne s'approche pas de la surface sans se bruler les yeux. Ce sera sa punition pour avoir échoué si près du but. Commencez !


Les deux shaakts se jetèrent l'une sur l'autre, chacune était déterminée à gagner cette victoire sur l'autre et aucune des deux ne souhaitait recevoir cette punition spéciale. Les coups allaient dans tous les sens, visant sur la force brute pour vaincre son adversaire, après tout, le combat était équitable, toutes les deux avaient subit des coups, toutes les eux étaient arrivés à la fin de l'épreuve, mais seule une en ressortirait gagnante.

Et c'est ce qui arriva, l'une des deux, fonça dans son adversaire, l'envoyant au sol et se mit à matraquer le visage de celle ci, la faisant cracher du sang, la lèvre surement coupée à cause du coup, Marla les regarda avec un petit sourire, elle ne savaient pas encore se battre, ni prier, ni lancer de la magie, mais quelques une d'entre elles voulaient vraiment faire honneur à leur famille.

Bien...Rangez les armes ! Les premières perdantes, déshabillez vous ! Face à la déesse !

Certaines hésitèrent et pour casser cette hésitation Marla détacha fit claquer son fouet sur le sol provocant un bruit qui résonna dans la pièce, celles ci n'en demandèrent pas plus et enlevèrent leur vêtement se mettant face à la statue de Valshabarath. Marla se plaça derrière chacune d'entre elle et leur donna les dix coups de fouet promis, certaines on malheureusement eut le réflexe de courber leur dos pour éviter d'avoir trop mal, mais Marla se déchenna particulièrement sur celles qui bougeaient, il fallait accepter la punition et non l'éviter.

Maintenant vous pouvez vous habiller, les autres même ordre, nue face à la déesse !


Elle ne prenait aucun plaisir à voir les corps de ces novices nues, elle prenait du plaisir en faisant claquer son fouet et en pensant à l'humiliation que cela devait être pour certaines, étant jusqu'à maintenant considérée comme des princesses...se sentant tout à coup comme des esclaves....Marla se tourna maintenant vers celle qui avait perdu en dernier, un sourire en coin...

Bien maintenant que il ne reste plus que toi, est ce que tu peux seulement imaginer ce que je te réserve wanre ?

Non Yathrin, j'espère juste....

Elle fit une grimace à l'évocation de ce mot:

Tu espères ? L'espoir est l’apanage des faibles, de ceux qui non aucune assurance de voir leur objectifs s'accomplir, veux tu vraiment espérer ?

Non Yathrin !

Marla lui tendis un couteau, couteau qu'elle avait pris dans une armoire qui était derrière la statue de la déesse, cette armoire contenait les objets de culte destiné aux vrais rituels, ce couteau ornée d'un manche ressemblant à une araignée avec une lame violette était la copie conforme du couteau sacrificiel utilisée par la grande prêtresse.

Voilà wanre, tu vas couper un de tes doigts que tu ferras bruler comme pour l'offrir à la déesse..

La jeune shaakt hésita, elle ne voulait pas perde l'usage d'un doigt, mais elle ne voulait pas non plus désobéir à Marla qui la pressait pour la forcer à agir.

L’hésitation n'as pas non plus sa place ici, demande à la déesse de pardonner ton échec ou rentre chez toi !

La novice prit alors la dague sacrificiel et alla près de la statue, Marla la suivie pour voir le visage de la petite, elle voulait aussi voir si elle allait hésiter plus longtemps ou simuler, se rappelant que celle qui avait simulé un sacrifice s'était vu renvoyé chez elle par la yathrin qui s'occupait d'elle à l'époque.

Elle appliqua la lame sur son auriculaire, au niveau de la première phalange et appuya lentement sur l'arme, du sang commençant à fleurir sur celle-ci...Mais elle prenait tout son temps, ce qui ne dérangea pas Marla, elle aussi avait tout son temps, elle pouvait rester la pendant des heures à regarder quelqu'un s'auto mutiler. La shaakt poussa un hurlement lorsqu'elle arriva au niveau de la jointure des os.

Dit toi que cela fait plus de mal à la déesse de voir qu'une de ses filles tente de se repentir sans y parvenir. Pour cela tu dois finir ce que tu as commencé !


Marla prenait un malin plaisir à la voir se mutiler, un sourire sadique sur son visage. Celle ci comme réconforté par les mots qu'elle venait de lui dire trancha entièrement la phalange, le bout de son doigt roulant par terre.

Maintenant il ne te reste plus qu'a le bruler...

L'apprentie ramassa son doigt et se dirigea vers le braséro qui faisait bruler les drogues et elle y fit bruler son doigt, ou du moins celui ci brulant lentement répandant l'odeur de chair brulée dans toute la salle, chatouillant les narines des personnes présentes. La novice lâcha son doigt et celui ci tomba parmi les braises rougeoyantes du bruleur.

Bien...Maintenant vous allez dans vos appartements, vous ne quitterez pas cette endroit avant longtemps, celle qui quittent le temple verront leur avenir s'éteindre avec cette décision, les futures yathrin que vous êtes, ont pour obligation de rester cloitrer ici le temps de leur formation. Si on ne vous as rien dit, vous voilà maintenant informée.


Marla souriait en leur annonçant la nouvelle, elle savait que les matrones n'avaient rien dit à ce sujet, cela ajoutait une épreuve aux novices, la soumission et la discipline, voilà les règles fondamentales qu'elles allaient apprendre.

Vous avez quartier libre tant que vous restez dans l'enceinte du temple, mais je vous conseille d'aller vous reposer, demain sera un autre jour.

Marla sortit de la salle, laissant les novices à leurs souffrances, à leurs craintes et à leurs questions sur cette première journée, ne sachant pas ce qu'elle lui réserverai par la suite.


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 Sujet du message: Re: Temple Valshabarathien
MessagePosté: Lun 11 Mar 2013 16:03 
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-Se faire un nom (partie 10)

Alkayvosh entra dans le temple avec les deux esclaves qui ne disait pas un mot par peur des représailles. Le shaakts regardait les priants et affichait un sourire cynique.

(Et ils croient vraiment qu'une sois disant déesse peut changer quoique se soit dans leur vie. Les dieux sont là pour être manipulé, du moins c'est ce que je crois...)

La salle était bien rempli de priants, se qui avait pour effet d’agacer un peu le fanatique, qui lui, détestait les dieux et ne faisait que les utiliser comme de vulgaires marionnettes. Selon lui, les dieux sont sans intérêts et si il en trouvait un il deviendrait probablement le plus croyant de tout les shaakts. Marchant un petit moment dans le temple, il finit par apercevoir la grande prêtresse.

(Fait semblant d’être poli, il ne faudrait pas que tout le monde se retourne contre toi...)

Alkayvosh s'approcha de la prêtresse sans jamais la regarder. Rendu à une distance d'environ un mètre il s'agenouilla en mettant le poignard sur ses paumes à plat et en l'offrant à la femme (qui sois dit en passant, n'était pas très belle). La femme n'en fit pas des cas et pris le poignard en disant

"Sa vous as pris du temps, messieurs les miliciens."

Alkayvosh sortie du temple sans réponse, sans émotions et toujours avec la laisse des esclaves, qu'il trouvait de plus en plus séduisante.

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 Sujet du message: Re: Temple Valshabarathien
MessagePosté: Mer 16 Avr 2014 05:15 
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L'exil sombre: ACTE II.
I.
Après avoir attendu que l'agitation ne cesse, cachés dans les bas fonds des rues de la cité souterraine de Khonfas, Maeglin Tinùviel et Zoltun Iralis se trouvent devant le Temple Valshabaratien. Ils espèrent pouvoir y passer la nuit sous la protection de la maîtresse des lieux, Lavishtae.

Nous allons entrer dans un lieu de culte, ce temple est dédié à Thimoros frère de Phaitos...

Je sais très bien qui est le Dieu du mal, de la guerre et de la souffrance, Grand Prêtre Iralis, et je sais où nous allons, alors s'il vous plait continuons...

Les deux hommes entrent dans le temple, la grande porte en acier qui en garde l'entrée se referme derrière eux laissant s'entendre un grand bruit raisonnant laissant ensuite place au silence quasi-total... Les seuls sons audibles sont des chants de fanatiques semblant venir de salles plus reculées du temple. L'atmosphère est lourde, l'environnement sombre, l'emprise du seigneur du mal est grande en ces lieux. A gauche se dresse un escalier, menant à un grand couloir encore plus sombre que le reste du temple, des bruits de pas approchant se font entendre dans celui-ci, une silhouette est maintenant visible à l'entrée du couloir, elle descend les escaliers, d'un pas lent et certain avant de s'arrêter à quelques pas en face de Maeglin et Zoltun. L'homme à peine visible dans le noir se met à parler, une voix sombre et pesante prononce:

La Maîtresse Lavishtae va vous recevoir dans ses quartiers, veuillez me suivre.

L'homme se retourne instantanément, reprenant sa marche lente et certaine vers les escaliers, il est cette fois suivi par Maeglin et Zoltun, qui progressent eux aussi sûrement dans le sombre Temple Valshabarathien. Arrivés en haut des escaliers, se dresse maintenant devant eux un long couloir sombre où sont postées quelques portes. Tout au fond de celui-ci, se trouve un autre escalier semblant descendre assez bas, celui-ci semble plus éclairé que le reste du temple, le fanatique guidant Maeglin et Zoltun se dirige vers cet escalier, des cris de souffrance se font entendre des profondeurs auxquelles il mène. Une fois les escaliers descendus, les trois hommes se trouvent dans une salle assez grande, remplie de reliques et d'autels du mal, ainsi que de vieux squelettes accrochés aux murs sûrement d'anciens sacrifices à Thimoros. Au milieu de la pièce, se trouve Lavishtae, tenant un fouet dans ses mains. En face d'elle, enchaînée face à une colonne de pierre, une Shaakt, quasi nue, pliée de douleur et don le dos est plein de traces de coups de fouet. Alors que Maeglin et Zoltun s'approchent de la scène toujours en suivant le servant qui les a accueillis à l'entrée, la voix de celui-ci se fait à nouveau entendre.

L'apprentie Noéthia a eu recours à la magie de guérison pour sauver un autre apprenti lors d'une mission que la maîtresse leur avait confiés, elle est en train d'être punie, comme vous pouvez le constater.

Espèce de sale petite chienne ! Comment as-tu osé manquer de respect à Valshabarath ?! Tu mériterais d'être donnée à Phaitos et de pourrir en enfer pour toujours !

La prêtresse araignée donne un coup de fouet à l'apprentie enchaînée, un cri de souffrance atroce ainsi que des pleurs de douleur se font entendre instantanément.

Arrêtez s'il vous plaît ! Je l'referai plus, c'est promis !

Tu crois vraiment que notre culte est un simple règlement auquel on peut désobéir lorsque l'envie nous prend ? Ton âme appartenait à Valshabarath, mais ton corps l'a trahie ! Tu vas aujourd'hui et en ces lieux subir son courroux par le biais de ma colère !

Le servant mène Maeglin et Zoltun à Lavishtae, ils assistent au spectacle qu'elle leur offre avec une indifférence oppressante, alors que la prêtresse araignée continue de fouetter l'apprentie désobéissante. De nouveaux cris et pleurs de souffrance résonnent dans la pièce.

Bonsoir à vous, grande prêtresse araignée Lavishtae, je vois que vous traitez les pêcheurs avec le plus grand soin.

En effet, grand prêtre Iralis. Je ne laisse jamais qui que ce soit trahir nos convictions et nos croyances, cette petite peste n'a pas fini de payer. Enfin bref, j'imagine que vous n'êtes pas venu me voir me passer les nerfs, qu'est-ce qui vous amène ?

Nous cherchons un endroit où passer la nuit en sûreté, et je pensais que l'hospitalité de Thimoros s'adonnerait volontiers à de tels fidèles de Phaïtos que nous sommes.

Ah oui, j'ai entendu parlé du désordre qu'a semé votre ami, très intéressant, des informateurs m'ont dit que la populace était totalement effrayée, ça a dû être beau à voir. Je ne vois pas de problème au fait que vous passiez la nuit ici, mais pas plus, je ne voudrais pas avoir de problèmes avec la garde.

Bien entendu.

Bon je vais vous faire préparer des lits, mais avant toute chose, j'aimerai avoir l'avis de votre ami sur la question de ma pêcheuse, c'est votre nouvel apprenti n'est-ce pas ? Comment s'appelle-t-il ?

Eh bien, oui, enfin je compte à ce qu'il le devienne en tout cas, dès que nous aurons rejoint mon temple. Il est assez prometteur. Il se nomme Maeglin.

Bien, bien. Alors Maeglin penses-tu que je devrai épargner la vie de cette traîtresse ?

Maeglin regarde la Shaakt enchaînée, elle pleure et est désespérée, son corps est recouvert de sang et elle pousse des cris atroces, elle supplie sa maîtresse de la laisser en vie et d'arrêter de lui faire du mal, une telle vision en aurait horrifié plus d'un, mais Maeglin lui, répond froidement.

En aucun cas. Si la mort se dresse devant nous, et qu'elle est décidée à nous emporter, nous ou qui que ce soit, rien ne doit être fait. Seul Phaitos est capable de décider de notre sort et en douter est lui manquer de respect à lui et à son frère.

Je n'aurais pas dis mieux, elle mourra sur le bûcher demain matin, vous pourrez assister au spectacle avant votre départ si vous le souhaitez. Pour l'instant allez vous reposer, vous avez l'air d'en avoir besoin.

Maeglin et Zoltun présentent leurs remerciements à Lavishtae avant de s'en aller vers les quartiers qui leur ont été attribués pour la nuit.

Temple Valshabarathien.

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Merci à Itsvara.




Ce jour là j'ai appris une chose, la bonté ne mène à rien, à quoi bon être bon si c'est pour par la suite se faire tuer par quelqu'un qui se dit plus bon que vous ? Aujourd'hui le mal est mon bien, et les ténèbres sont ma lumière...


Dernière édition par Maeglin Tinùviel le Jeu 17 Avr 2014 18:25, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Temple Valshabarathien
MessagePosté: Jeu 17 Avr 2014 16:10 
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Inscription: Ven 11 Avr 2014 23:11
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Localisation: Marais de Gutenborg
((( Changement du code couleur de mon personnage, l'ancien était trop sombre et donc presque illisible à cause du fond noir du forum. Nouveau code couleur : #4000BF )))

L'exil sombre: ACTE II.
II.

Le lendemain matin, dans la cour du temple. La Shaakt ayant trahi Thimoros va bientôt être brûlée, il a été décidé que l'exécution serait publique. De nombreux Shaakts commencent à entrer dans la cour du temple pour y assister, ils attendent tous avec impatience l'arrivée de la prêtresse araignée Lavishtae qui va personnellement s'occuper d'envoyer la traîtresse au royaume des morts.

Maeglin et Zoltun se trouvent dans un coin plutôt reculé de la cour, derrière une colonne de pierre, personne ne les a encore remarqués.

La prêtresse aurait pu prévenir qu'elle rendrait tout ça public... Maintenant si je me montre pour partir, un troupeau d'elfes noirs enragés va me fondre dessus.

Maintenant que j'y pense, il aurait été illogique que l'exécution ne se fasse pas en public, toutes les Shaakts vouent un culte à Thimoros, qu'elles le veuillent ou non, alors bon... C'est de ma faute, j'aurais dû le prévoir et nous serions partis plus tôt.

Alors on fait quoi ? On attend cachés ici que ce soit fini et on décampe rapidement juste après ?

Non, nous avons peu de temps, mon associé nous attend aux portes de la ville avec nos chevaux... Qu'il a volé. Si nous n'arrivons pas d'ici peu il va disparaître ou être arrêté si il attend trop longtemps. Mais j'ai peut-être une idée, on va attendre que tout le monde soit là et que l'exécution commence, quand ils seront tous occupés à regarder le corps de cette pauvre Shaakt brûler il faudra filer rapidement, mais en douce, si l'un d'eux te remarque nous sommes finis.

(Par Phaitos, c'est risqué mais je crois qu'on a pas vraiment l'choix... Je regrette PRESQUE d'avoir tué cette garce à l'auberge.)

La cour est pleine à craquer, on pourrait croire que tout Khonfas s'est réuni au temple Valshabarathien pour assister à ce spectacle. Tous regardent la jeune Shaakt attachée au vieux pilier de pierre au milieu de l'estrade qui se trouve elle aussi au milieu de la cour. On dit que ce pilier a vu passer des milliers d'âmes, que ce soient celles de traîtres, d'ennemis de Thimoros ou de simples sacrifices. Certains fanatiques affirment même que quiconque est destiné à mourir accroché à ce pilier, sera hanté par les esprits damnés de tous ceux qui vinrent avant lui, avant d'y trouver une mort atroce et sans repos.

La foule commence à s'impatienter, tous crient " A mort ! " à répétition, alors que les pleurs et les cris de la condamnée se font de plus en plus fort. Mais lorsque la grande porte en acier du temple commence à s'ouvrir, tous se taisent et l'observent. Sortant du temple, Lavishtae et ses plus fidèles servants sont tous vêtus de robes de cérémonie plus noires que la nuit et avancent vers l'estrade où se trouve la condamnée. Ils se mettent tous à former un cercle autour d'elle, le silence règne, personne n'ose dire un mot, la condamnée a même arrêté de pleurer et de crier, Lavishtae se dresse juste en face de son corps nu et mutilé accroché au pilier et lui adresse un sourire sombre et mesquin, la condamnée recommence à pleurer, Lavishtae débute son discours.

C'est le moment ! Ne traînons pas !

(Dommage, je me réjouissais de la voir brûler...)

Alors que la prêtresse araignée s'adresse à tous les habitants de Khonfas présents dans la cour, Maeglin et Zoltun tentent de se frayer un chemin discrètement, ils approchent de la sortie de la cour du temple quand une Shaakt se met à regarder Maeglin en particulier, le coeur de celui-ci se met à battre très rapidement, elle l'a vu, elle va alerter les autres c'est sûr, il continue cependant de marcher, tout en la regardant, lui aussi dans les yeux. Elle ne dit rien, qu'est-ce qu'elle attend pour prévenir ses semblables que le meurtrier Hiniön se trouve toujours ici ? Le coeur de Maeglin bat de plus en plus vite, mais celui-ci reprend rapidement son rythme normal quand la Shaakt adresse un sourire charmeur à Maeglin puis se retourne pour continuer d'écouter Lavishtae.

(J'ai bien cru qu'il en était fini de moi...)

Maeglin et Zoltun parviennent à sortir du temple sans se faire remarquer, ils n'ont maintenant plus qu'à retrouver l'associé de Zoltun pour fuir Khonfas avant que tout le monde ne reprenne sa place dans les rues.

Les rues de la cité souterraine.

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Merci à Itsvara.




Ce jour là j'ai appris une chose, la bonté ne mène à rien, à quoi bon être bon si c'est pour par la suite se faire tuer par quelqu'un qui se dit plus bon que vous ? Aujourd'hui le mal est mon bien, et les ténèbres sont ma lumière...


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