Sharis Felahan a écrit:
Tout à fait d'accord sur le fait que les extrémistes manipulent la vérité historique pour appuyer leurs arguments. C'est ce qu'il se passe plus ou moins ici, mais la base existe, on ne peut pas le nier. Il y a bien eu discrimination, tu sais.
Et puis les problèmes sont autant d'ordre culturel qu'économique puisque les flamands accusent les wallons (considérés comme fainéants et chômeurs) de siphonner leurs bénéfices.
La base existe, mais elle fait partie intégrante de l'Histoire. N'en garder qu'une part, c'est l'apanage des extrémistes.
Si on part dans ce principe de langue, de culture, de politique imposées, alors tous les pays devraient s'entredéchirer.
En France, même la région parisienne devrait faire scission. Ridicule, n'est-ce-pas ?
Quant aux principes économiques, ce n'est qu'un phénomène de vase communicants. La Wallonie était autrefois plus riche, puis se furent les Flamands... et voilà qu'à nouveau la tendance s'inverse.
Penses-tu sincèrement que dans les autres pays du monde on se sépare d'une région si elle devient plus pauvre que les autres ?
Si c'était le cas, je pense que nous pourrions nous débarrasser de notre gobelin. (mais on ne le fera pas, il est galant.) ou même de nos Corses, eux qui veulent tant l'indépendance.

Non, vraiment, je considère que ce mariage étrange entre flamands et wallons est particulière intéressant, instructif et force à la tolérance.
Après, si tu veux un exemple démontrant qu'il est possible de vivre avec des langues différentes, une histoire complexe, etc. je t'invite à regarder le Luxembourg.
Eh, l'argument économique, c'est pas le mien, c'est celui des flamands hein ! C'est pas moi qu'il faut convaincre, ce sont eux.
Moi je soutiens que le pays va se briser, non pas parce que j'en ai envie ou parce que je pense que tout entente est impossible, mais parce je crois que la majorité du peuple belge, dont les esprits auront été peu à peu travaillés par les politiques pour envisager la solution ultime, finira par accepter avec un soupir résigné la séparation. On verra si l'avenir me donnera raison, et encore une fois je serai très heureux du contraire.