Siiwih a écrit:
Anastasie Terreblanc a écrit:
ValdOmbre a écrit:
Anastasie Terreblanc a écrit:
Hailindra a écrit:
Anastasie Terreblanc a écrit:
Et ma deuxième grande réforme ce serait d'abolir les évaluations individuelles. Mais vous savez ce que c'est, communisme, toussa toussa, on a des idées bizarres.
Bah là pour le coup, je suis assez d'accord avec toi (enfin pour la première phrase, et comme moi je la comprends). L'incitation est l'esprit de compétition, c'est pour moi nuisible. Et à partir du moment où les enseignants reprendraient leur fonction de transmission du savoir (et donc aurait pour objectif de faire réussir TOUS leurs élèves), une évaluation basée sur l'acquisition des compétences qui se poseraient plutôt la question de savoir quels sont les points que l'apprenant n'a pas encore acquis pour travailler dessus, serait de loin le plus efficace. (mais ça forcerait à changer la mentalité des parents qui oscillent volontairement ou non entre "mon fils c'est le meilleur de la classe" et "nous aussi on en a bavé, c'est normal qu'ils aient difficiles" en passant par "de toute façon, cette fillière, elle accepte n'importe qui, regarde entre la première et la 2ème année, il n'y a que 10% d'échec")
C'est tout à fait là où je voulais en venir.
Sans compter qu'on nous apprend depuis notre plus jeune âge que demander de l'aide c'est tricher, c'est quand même un beau message je trouve.
Une évaluation collective aurait tellement de bienfaits pour la mentalité de la société, ça changerait notre façon d'appréhender le monde après la fin de nos études et transformerait complètement notre relation aux autres.
Je ne suis pas d'accord avec ta seconde phrase. En interdisant de tricher, on stimule le fait de savoir se débrouiller par soi-même, avec ses moyens. Avoir une tête pensante dans la classe ne doit surtout pas se terminer avec le fait que tous les autres pompent sur lui. Parce qu'entre ça et le comportement de panurge, il n'y a qu'un pas. Et que de toute façon si tu es assez habile, tu trouvera toujours des combines pour t'en sortir.
L'école n'est certainement pas seulement un apprentissage scolaire. Du moins, est loin de se résumer à cela. C'est une vie d'adulte miniature, ni plus ni moins : il y a des patrons que tu peux aimer, d'autres que tu peux détester, pareil avec tes collègues. Tu peux décider de briser certaines conventions tenues pour acquises, mais c'est à toi d'assumer les conséquences de tes actes.
Oula. Je suis en immense désaccord avec ça. J'espère que tu pourras lire ce message.
Mais l'école n'a pas pour but d'affirmer les conventions sociales qui découlent du capitalisme. Ou en tout cas elle ne devrait pas. De plus, on sait très bien que le directeur (la seule autorité au dessus du professeur, donc) a tendance a prendre le parti du professeur, et donc d'affirmer une situation qui peut être injuste, et c'est un très mauvais exemple pour les générations à venir. Et c'est en perpétuant encore et encore les mêmes mauvais exemples que l'on prend ces situations comme faisant parti d'une norme et non de ce qu'elles sont : une injustice.
Enfin, si c'est ce que tu entendais par le fait d'assumer ses actes.
Des évaluations collectives pour mettre en commun les connaissances et ne pas travailler chacun pour sa gueule, et que chacun apporte le meilleur de lui-même... Dans l'idée je dis oui. Dans la pratique on sait ce que ça donne : y'en a qui bossent, d'autres pas. Et il y a injustice parce qu'ils y a ceux qui veulent faire les choses bien et travaillent en conséquence tandis que d'autres glandent et s'en tirent sans souci. Du coup, ça créée un conflit dans le groupe et ça finit en pugilat avec ceux qui travaillent qui se débarrassent des fardeaux ou alors qui ne mouftent pas, parce qu'ils se sentent heureux de côtoyer un peu ces glandeurs qui sont souvent qui sont brillants sur d'autres plans - mais pas celui des études.
Comment vois-tu les choses ? Comment selon toi ça peut se régler ce problème-là ?
La principale solution est simple : l'humain en général est rarement comme tu le décris. Du moins, c'est ce que je pense. Pour moi, on est devenu comme ça à cause d'un système trop nombriliste et opportuniste, c'est pas l'inverse qui est arrivé. Les thèses sur la carotte qu'on aurait besoin de tendre à tout le monde pour qu'il ne glande pas rien de leurs journées c'est une connerie qui nous fait oublier que l'homme a vécu sur la base de la bonne volonté, de l'échange et de l'entraide pendant des générations.
Donc ma solution principale, c'est de laisser faire : les mentalités se transformeront bien vite auprès des jeunes, et ils apprendront à collaborer.
D'ailleurs, si j'ai raison et que l'homme est naturellement comme ça, dans un système ou sa simple nature le rend altruiste, que dire d'un système ou toute l'éducation sera centrée sur ce point ? Pour moi, 95% des mauvais comportements du genre sont effaçables juste en changeant les mentalité.
Et au final, les 5% restants se sentiront pour la plupart obligés d'y mettre du leur, car si la majorité participe, ils seront les parasites pour tout le reste du groupe, qui leur fera naturellement ressentir.
Et pour terminer, le professeur, dans un cas comme ça, se rendra vite compte de qui ne fait rien, et pourra recadrer simplement en discutant, ou en sévissant de différentes manières.
Après je suis peut être simplement naïf, mais je ne crois pas une seule seconde à la thèse de l'humain naturellement égoïste. Dans une société ou l'énorme majorité des problèmes inéluctables liés aux conditions de vie seraient balayés (parce que bon ma réforme viendrait pas seul, j'ai toujours dans l'espoir de voir un régime communiste s'installer), personne n'aurait l'obligation d'être égoïste pour survivre.