L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Mer 1 Nov 2017 15:40 
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Mon tir échoue mais l’idée fonctionne. Eilemyr ne parvient pas à nous éviter tous les deux. Krael arrive à le toucher à nouveau au bras. Une blessure superficielle mais elle fait bien mieux que ça. Grace à une pirouette, elle se glisse derrière lui, mettant notre adversaire entre nous. Bien joué, pensais-je. Immédiatement, j’encoche une autre flèche et le tient en joue. Il se repositionne, mais il sait sans doute qu’éviter une autre attaque venant de nous deux va être difficile.
Je sens soudain mon plastron résonner étrangement, me donnant la sensation certaine que Kara est en danger. Est-ce que c’était là le fameux pouvoir de ces objets. Kara avait beaucoup parlé de famille, est-ce que mon plastron réagit justement quand la vie d’un membre de la famille Kerella est menacée ?
Je ne veux pas que Kara meurt. Pas parce que je tiens à elle, non ! C’est seulement qu’elle est mon seule alliée de poids. Partir maintenant pour la retrouver signifie que je laisse Krael seule face au patriarche et il est fort probable qu’elle ne s’en sorte pas. Nous perdrions alors l’avantage que nous avons difficilement pris. Nous donnerions une autre chance pour lui de s’en tirer et de mener son assaut. Non, il faut neutraliser ce Sindel et retrouver Kara après.
Je fais un signe de tête à Krael, la félicitant de son mouvement et lui indiquant qu’il faut maintenant en finir. J’inspire, je retiens mon souffle, je vise notre adversaire et je tir, visant son buste.

((250 mots. Attaque simple à distance sur le patriarche.))

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Ven 3 Nov 2017 20:16 
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Montant les marches quatre par quatre, Aeglos découvrit l'étage supérieur qui se trouvait bien plus richement décoré que l'étage où sa chambre se situait, preuve s'il en était que certains hôtes n'avaient pas les mêmes avantages au sein du manoir des Kerrela. Il n'eut aucun mal à découvrir où se cachait Aënalia, puisqu'il la trouvait à l'étage en train de combattre deux patriarches qui poussaient des cris barbares et maniaient leurs lames avec l'élégance d'un mammouth. Aeglos avait beau ne rien connaître du maniement des armes en règle générale, l'inexpérience des deux sindeldi était flagrante. A leurs pieds gisaient ou agonisaient deux femelles shaakts qui tenaient fermement une dague, baignant tous deux dans leur sang. Le mage soupira, les patriarches n'étaient pas du genre à nettoyer derrière eux ni à faire preuve de finesse ou de ruse. Eïlemyr était peut-être différent de ses disciples, mais le mage commençait à douter sérieusement de sa capacité à lui faire entendre raison. Pourtant, Eïlemyr était une partie de la solution au problème des sindeldi du campement d'Izurith. Deux choix s'offraient à lui: le tuer et prendre sa place pour espérer guider les patriarches vers un avenir plus radieux ou réussir à convaincre Eïlemyr de diriger sa haine et toute sa rancune vers un objectif moins risqué pour leur peuple. Dans les deux cas, il était nécessaire d'obtenir sa confiance ainsi que celle d'une grande partie de son groupe. Faire douter quelqu'un suffirait à faire pencher la balance en sa faveur.

Lorsque le mage sindel vit un trait de lumière, ses yeux en cherchèrent la source. Aënalia, en proie à ses deux assaillants sindeldi, usait de la magie de lumière avec une puissance assez phénoménale. Un peu plus au fond du couloir, des cris qui n'étaient autre que ceux de Kara Kerrela, sa proie autoproclamée auprès d'Ailë, provenaient d'une pièce fermée par une grande porte à double-battants. C'est à ce moment là qu'Aeglos croisa le regard luisant d'espoir d'Aënalia. Pauvre folle, elle aurait dû sauver sa peau, rejoindre sa mère et ne pas se mêler de ce conflit. Elle n'était pas de taille face à l'ampleur de ce conflit. La guerre avait déjà débuté et le seul moyen d'y mettre fin était de contrôler tous les clans par la ruse ou par la force.

Il tapota légèrement de son bâton l'épaule d'Ailë pour attirer son attention.

- Dis à ces recrues de se retirer, je m'occupe déjà de la capturer, ils ne feront que me gêner, lui confia-t-il tout bas.

Conscient des conséquences de sa lourde prise de décision, il s'avança en direction des combattants et s'arrêta, fermant les yeux, concentrant sa magie au sein de son bâton d'acier noirci. Catalysant sa magie, il sentit son bâton vibrer légèrement, et c'est à ce moment qu'un souvenir ressurgit du néant de sa psyché, manquant d'anéantir le contrôle qu'il exerçait sur sa magie. Dans son esprit, il ne se trouvait plus sur Izurith mais dans ce monde glacé, inhospitalier qui hantait ses rêves depuis plusieurs mois, depuis son retour sur Yuimen. La glace l'entourait, la neige tombait drue, le vent mordait sa chair et les lances des Ithilausters tentaient d'arracher sa vie, lorsque soudain tout fut figé dans la glace. Ce sort, il le connaissait, mais aujourd'hui il n'était plus qu'un enfant qui commençait à apprendre l'art de la magie, il n'était plus celui d'autrefois. Ouvrant les yeux pour se concentrer sur sa cible qui n'était autre qu'Aënalia, il raffermit son emprise sur son pouvoir. La magie semblait se tordre, s'échapper du catalyseur et il dut se concentrer plus intensément, esquissant des signes cabalistiques de sa main droite pour lentement transmettre l'énergie magique de son corps à son bâton. La tâche restait ardue du fait de sa perte de maîtrise d'un tel art. Silencieusement, il pria Yuïa de le soutenir dans cette épreuve, conscient que sa magie devait être à l'apogée de la beauté de sa déesse tutélaire. Petit à petit, il parvint à moduler plus précisément les filins de magie de glace, à les modeler à son image. Il sentit le froid qui l'envahissait, comme à chaque fois qu'il lançait un sort. Se sentant prêt, il pointa son bâton en direction d'Aënalia et imagina un cocon de glace pour l'emprisonner.

(765 mots)

Tentative d'apprentissage et d'utilisation du sort Blizzard givrant : Le lanceur de sort provoque un blizzard ciblé qui immobilise la victime, l'emprisonnant dans un glaçon (ini=0 ; dure lvl/4 tours arrondis à l'inférieur, mag+0,5/lvl) qui immunise la cible à toute attaque, sauf de feu. Si la cible subit une attaque, l'effet du sort se dissipe juste après. Le sort ne peut être lancé que [lvl/4] fois par combat maximum, arrondis à l'inférieur. Le sort échoue directement si la cible a des PM de feu.

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Sam 4 Nov 2017 19:24 
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Campement elfique – Manoir Kerrela, Couloirs supérieurs (Aeglos)

Aeglos : sort, réussite

    Devant la mine confiante d’Aeglos, Aïlë haussa un sourcil, visiblement intéressé, avant de rappeler ses deux amis.

    « Laissez-le faire, » leur aboya-t-il.

    Face à lui, Aënalia écarquilla les yeux, visiblement surprise et attristée à la fois. Mais elle se concentra également. Ainsi si le sort d’Aeglos fut impeccablement lancé, il ne parvint toutefois pas à passer la défense magique de la jeune semi-elfe. Elle concentra une puissance magique étonnante pour parer l’attaque d’Aeglos, contenant complètement celle-ci. Mais le sort ne fut pas pour autant inutile. Car pour l’absorber, Aënalia s’était pleinement concentrée dessus… Si bien qu’Aïlë n’eut qu’à faire un pas vif pour transpercer l’abdomen de la fille Mylaëna de son épée. Ses yeux s’écarquillèrent de surprise tant que de douleur alors qu’elle laissa échapper un hoquet, éclaboussant par la même le visage de son assaillant de sang, avant de finalement sombrer dans l’inconscience et tomber dans ses bras sans douceur.

    Aïlë retira sa lame de son torse et la rangea avant de la jeter sur son épaule. Après quoi il se tourna vers les trois sindeldi.

    « Faites attention à celui-là, » fit-il à ses deux alliés en parlant d’Aeglos. « Je lui fais pas encore trop confiance. Et prévenez les autres. »

    Aussitôt, une épée vint se placer dans le dos d’Aeglos, le menaçant, tandis que l’autre donnait de grands coups de botte sur le sol. Le signal, sans doute. Puis le groupe se dirigea vers le bout du couloir, vers une fenêtre brisée où était déjà accrochée une corde. Aïlë, Aënalia sur l’épaule, passa le premier. Puis il fut demandé à Aeglos de le suivre.


Campement elfique – Manoir Kerrela, Couloirs (Arkalan)

Arkalan : attaque, réussite

    Des maux le menaçant, Eïlemyr identifia bien vite le moins dangereux et le choisit. Aussi fit-il presque intégralement face à Kraël cette fois, ne gardant qu’un léger angle de vue sur Arkalan. Il parvint ainsi à éviter l’attaque montante de la jeune elfe d’une adroite pirouette et à minimiser les dégâts de l’attaque du shaakt yuiménien. La flèche vint se loger dans son épaule, lui arrachant une petite grimace. Mais, bien vite après cela, de grands coups se firent entendre au plafond, et le chef des Patriarches retrouva le sourire.

    « On dirait que j’ai fourni une diversion suffisante,» railla-t-il.

    Puis, la seconde d’après, il fonça sur Kraël, la forçant à se décaler pour éviter la contre-attaque… Qui n’était qu’une feinte. Eïlemyr continua sa route et disparut bien vite à l’angle du couloir, repartant de là où il venait. Kraël, rageuse, songea à le suivre, mais elle se ravisa bien vite pour foncer dans la chambre où se trouvait Ethëne, l’ouvrant d’un coup violent coup de talon et disparaissant l’arme au poing à l’intérieur de la pièce la seconde suivante. Il y avait encore des bruits de lutte dans certaines chambres, les Patriarches ayant certainement trouvé des résistances qui les empêchait de fuir immédiatement… Mais, d’un autre côté, le mauvais pressentiment d’Arkalan, signifiée par son armure, allait crescendo. Avant qu’il ne puisse se décider, d’ailleurs, il sentit comme un violent malaise au ventre. Comme si… Comme s’il se vidait de son sang. Comme s’il mourait. Sauf qu’il ne ressentait aucune douleur et que lui était en parfaite santé.

[Arkalan : 0,5 (introspection) ; 0,5 (attaque) ; 0,5 (choix signifiant)
Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (apprentissage) ; 0,5 (trahison) 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Mer 8 Nov 2017 16:42 
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Ma flèche fait mouche, enfin ! Elle se plante dans son épaule mais ce n’est pas suffisant pour le neutraliser. L’instant d’après, de grands coups se font entendre juste au-dessus. Eilemyr semble soudain satisfait. Il fonce sur Krael qui se décale pour l’éviter. Il s’enfuit. S’il s’enfuit c’est qu’il a ce qu’il cherchait. Aënelia. Je fronce les sourcils. Nous ne pouvons pas laisser ça arriver ! Jamais !

Krael renonce à le poursuivre et se précipite dans une chambre, arme au poing. Je veux me lancer dans le couloir à la poursuite du patriarche mais mon ventre est soudain douloureux, comme si j’étais blessé. Kara, c’est Kara. Est-ce qu’elle était mourante ? Cette sensation est incompréhensible, énervante. C’est ce plastron, il est maudit. Je me suis fait avoir !

Une rage indescriptible s’empare de moi mêlé à une inquiétude pour cette femelle que je n’arrive pas à m’expliquer. Tout ce que je sais c’est qu’elle va mal, c’est que le patriarche est en vie et probablement en possession de ce qu’il ne devait pas avoir.
Haineux, je défais les lacets de ma tenue de cuir, me débarrassant de ce fardeau qu’elle m’a offert. Je hurle dans le couloir.

" Krael ! Retrouve ta mère, elle a besoin d’aide ! "

Une voix me pousse à la retrouver, mais ma raison reste là, farouche, je dois rattraper Eilemyr et l’abattre. Je peux le rattraper, il n’a pas d’avance, il est blessé. J’espère que me débarrasser de cette armure suffira pour me débarrasser de la douleur sinon je serai obligé d’abandonner cette idée. Avec une telle sensation, impossible de viser.

((270 mots. Retire son armure pour tenter de rattraper Eilemyr si c'est possible. Sinon il rejoins la chambre de Kara.))

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Dim 12 Nov 2017 17:53 
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Alors qu'Ailë s'écarte de son passage, celui-ci ordonna aux deux sindeldi de le laisser œuvrer en paix, ces derniers obéissant aveuglément aux ordres de leur chef. Ailë n'était sans doute pas la dernière recrue du dirigeant des Patriarches du campement elfique d'Izurith, sans doute avait-il réussi à obtenir la confiance de ce dernier et bénéficiait d'un rang important si tant est qu'il y ait une véritable cohésion et une véritable hiérarchie au sein des Patriarches.

Sans surprise, Aënalia, la fille du bras-droit de la Matriarche Suprême révéla sa surprise et sa tristesse lorsqu'elle comprit ce qui était en train d'arriver. Aeglos n'en allait retirer aucun plaisir ni aucune satisfaction lorsque son acte sera réalisé, cependant le mage sindel devait le faire pour obtenir la confiance d'Eïlemyr et comprendre pourquoi Aënalia semblait être la pièce centrale pour résoudre ce conflit complexe entre les sindeldi et entre les sindeldi et les shaakts. Le cryomancien se moquait un peu de ce qui pouvaient arriver aux elfes noirs d'Izurith, seule la survie de son peuple comptait à ses yeux.

Alors que son sort fonctionna, la glace commençant à se former autour d'Aënalia, celle-ci ne sembla pas se laisser faire et concentra sa magie de lumière à un point qu'il n'avait jamais encore vu. En principe, seul le feu pouvait faire face à sa magie de glace, mais sa faiblesse actuelle et la puissance magique de la sindel suffisaient à contrecarrer son sortilège, la glace autour d'elle semblant s'évaporer sous l'effet de l'intense lumière et sa magie semblant se faire aspirer par celle de l'héritière du campement elfique. Aeglos insista, augmentant sa propre puissance magique, sentant que petit à petit la fille de Mylaëna épuisait sa réserve de magie, cependant la vision d'Ailë perturba sa concentration.

Le sindel arrogant se jeta sur Aënalia, lui transperçant l'abdomen de la pointe de sa lame. Si l'horreur était bien présente dans les yeux de la victime, celle-ci l'était tout autant dans ses propres yeux. Tout ce sang lui rappelait combien son propre peuple avait perdu et continuait à perdre par leur propre folie. Cette sensation d'avoir contribué à blesser un membre de son peuple le blessait affreusement et il était pris d'un profond d'écœurement vis-à-vis d'Ailë. Alors que ce dernier retira sa lame du torse de sa victime avant de transporter une Aënalia grièvement blessée et ayant sombrée dans l'inconscience, une sourde colère l'envahit et les poings fermés, il voulut s'approcher du sindel le tançant d'un regard noir.

- Ailë ! Espèce d'enfoiré ! J'avais la situation en main, tu n'avais pas besoin d'intervenir !

Son interlocuteur se retourna dans sa direction ainsi que celle des deux autres sindeldi qui l'entouraient à présent, l'un plaquant la pointe de sa lame contre son dos lorsque Ailë annonça qu'il ne lui faisait pas encore confiance. L'autre compère s'empressa de donner des grands coups de botte contre le sol pour signaler aux autres qu'ils détenaient leur cible. Aeglos n'eut d'autre choix que des les suivre et de descendre le long de la corde après Ailë.

(553 mots)

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Lun 11 Déc 2017 18:22 
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Campement elfique – Manoir Kerrela, Couloirs (Arkalan)

    Le sentiment de meurtrissure d'Arkalan s'effaça effectivement lorsqu'il se débarrassa de l'armure, comme s'il perdait son lien avec Kara. Mais malgré la blessure du sindel, il ne parvint pas à le rattraper, tout juste à maintenir la distance entre eux. Lorsqu'ils arrivèrent dehors, Eïlemyr bifurqua vers la gauche et emprunta un talus jusqu'à rejoindre un groupe de sindeldi, dont Aeglos et Aënalia, posée, inconsciente, sur l'épaule d'un inconnu.

    [HJ : Suite plus bas]


Campement elfique – Manoir Kerrela, Extérieurs (Aeglos, Arkalan)

Arkalan : attaque simple, réussite (?)

    Lorsqu'ils arrivèrent en bas, Aïlë rassura brièvement Aeglos d'un geste nonchalant.

    « Elle ne mourra pas, nous avons besoin d'elle vivante. Mais je suis curieux de savoir pourquoi tu t'offusques tant de la blessure d'une femelle, » railla-t-il, cependant suspicieux.

    Puis il continua son chemin à travers un petit sentier montagneux sur le flanc du manoir, suivi des deux autres soldats qui tenaient Aeglos en respect. Ils accélérèrent bien vite l'allure et furent rejoints par un grand sindel d'âge mûr blessé à l'épaule, qu'Aeglos reconnut comme étant celui contre qui joutait Arkalan dans le couloir. Ce dernier était d'ailleurs non loin de là, arc à la main. Il était le dernier rempart avant la fuite définitive d'Eïlemyr. Lorsqu'il tira sa flèche, celle-ci fila droit vers le Patriarche, mais elle interceptée par le corps d'un autre soldat, qui s'interposa pour sauver son général. La flèche lui perça l'abdomen, le faisant chuter à terre sous la douleur, mais bien vite il se redressa, serrant les dents, pour suivre les siens. Aïle, le sindel portant Aënalia, la confia à son chef et, pour laisser le temps aux autres de s'enfuir malgré leur blessé, barra la route à Arkalan.

    « Il est encore temps de rebrousser chemin : quand bien même tu me tuerais, tu ne les rattraperas plus, maintenant. Alors vas et panse tes blessés. »

    Son message était sans haine ni condescendance. Simplement pragmatique. Derrière lui, Aeglos était plus ou moins face à sa dernière chance d'intervenir. De faire ou dire quelque chose. Quant à Arkalan, il devait maintenant choisir ses priorités entre tuer un ennemi, le faire prisonnier, ou bien s'enquérir du sort de ses alliés de fortune.


[Arkalan : 0,5 (introspection) ; 0,5 (attaque) ; 0,5 (choix signifiant)
Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Mer 13 Déc 2017 15:38 
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A peine débarrassé de mon plastron, je sens mon lien avec Kara disparaître. Sensation étrange, je sens tout de même le poids de l’inquiétude peser sur ma poitrine.
Je m'efforce de l'ignorer et pars à la poursuite d’Eilemyr. Si je ne parviens pas à le rattraper, je réussis tout de même à ne pas le perdre. Il rejoint les siens où j’aperçois Aënalia, inconsciente, capturée et celui qui nous a sans doute trahis et qui est responsable de tout ça. L’imbécile de Sindel. Voilà pourquoi les patriarches sont au courant de tout et qu’ils ont su où nous trouver.

La rage envahit mon corps. D’un regard, je distingue la silhouette du chef au milieu des autres, j’encoche une flèche, bande mon arc et tir. Le projectile fend l’air vers ma cible mais un sous fifre s’interpose, se faisant percer l’abdomen. Il chute mais se redresse avant de fuir avec les siens. Je crache par terre. Ils étaient décidément résistants mais s’ils l’amènent directement à leur repaire je pourrais suivre les traces de sang.

Le sindel qui portait Aënalia l’avait confié à son chef et me barrait maintenant la route avec Aeglos. Il me déclare qu’il est encore temps de rebrousser chemin et que je ne pourrais plus les rattraper. Pragmatique. Il avait raison. Je baisse mon arc, ne voulant pas perdre plus de temps. De plus, ils étaient deux et j'étais seul. Je jette simplement un regard à Aeglos. Un regard sombre, haineux et lui déclare simplement d’un ton sans équivoque.

" Je saurais te retrouver. Traître. "

Je fais alors volte-face et cours rejoindre le manoir, je récupère mon plastron et monte quatre à quatre les escaliers pour rejoindre Kara. Jamais je n'avais été si inquiet. Pourquoi j’espérais autant qu'il ne soit pas trop tard. J'ouvre la porte de sa chambre avec fracas, me souvenant de la douleur qui m'avait traversé la poitrine. Je plonge une main de mon sac et m'empare d'une potion de soin qui s'y trouve tout en me rendant compte que jamais je n'aurais imaginé m'en servir sur une femelle.


((345 mots. S'apprête à utiliser Grande potion de soin (20 pv) sur Kara.))

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Jeu 21 Déc 2017 19:17 
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Arrivé en contrebas, l'agaçant Aïlë lui annonça d'un air suspicieux qu'ils avaient besoin d'elle vivante et qu'il ne voyait pas en quoi une femelle blessée l'intéressait. Sans doute songeait-il déjà qu'il était un traître au service des femelles, un banal espion, mais Aeglos ne prit pas la peine de lui répondre, toute réponse de sa part n'allant qu'accroître sa suspicion à son égard.

Tandis qu'il cheminait à travers un sinueux sentier montagneux situé au flanc du manoir, ils pressèrent l'allure sans doute pressés de rentrer à leur base et de soutirer à la sindel de précieuses informations. C'est alors qu'ils furent rejoint par un grand sindel plutôt âgé, bien plus que sa personne certainement et qui était blessé à l'épaule. Aeglos se rappela immédiatement de lui, il l'avait croisé au détour du couloir et leur avait à peine jeté un regard alors qu'il combattait la fille de Kerra et Arkalan, les deux shaakts en qui le sindel avait le moins confiance si tant est qu'on pouvait faire confiance à un elfe noir connu pour leur traîtrise dans l'unique but de s'accaparer plus de pouvoirs. S'il trahissait les siens, c'était dans l'unique dessein de les protéger contre eux-mêmes et de leur faire prendre conscience du mal qu'ils diffusaient sur cette terre en poursuivant leurs querelles vides de sens. Alors qu'ils allaient se remettre en route, le mage entendit le sifflement caractéristique d'une flèche sifflant près d'eux avant de se ficher dans la chair avec un bruit spongieux. Si la cible initiale était le sombre Patriarche, un autre soldat s'interposa, la flèche lui transperçant l'abdomen. Alors qu'Aeglos songea qu'il ne pouvait décemment se relever après une telle attaque, celui-ci bien que serrant les dents sous l'effet de la douleur se releva presque comme de si rien n'était. Ce n'était pas la première fois qu'il assistait à ce phénomène et il commença sérieusement à se demander si la technologie ne leur permettait pas de renforcer leur corps.

Quoiqu'il en soit, Arkalan, le tireur shaakt, s'empressa de leur barrer la route. Il allait finir par faire capoter tout son plan. Il avait déjà été difficile de trahir l'une des siennes et cette douleur qu'il s'était infligée il entendait bien à ce qu'elle serve son objectif.

Aïlë se dressa entre l'elfe noir et leur groupe, se sacrifiant au nom de la cause. Les Patriarches semblaient être des suicidaires prêts à tout au nom de leur cause, cela s'avérait compliqué pour convaincre les jeunes recrues de se rebeller contre ce groupuscule et c'était définitivement impossible de rallier à sa cause leurs aînés. Aeglos jeta un rapide coup d'œil au Patriarche qui transportait à présent Aënalia. S'agissait-il d'Eilemyr en personne ou l'un de ses lieutenants ? Il n'eut guère le temps de s'appesantir que le shaakt mit à mal son plan en l'accusant de traître. Le véritable traître courrait toujours, il s'agissait de la personne qui a livré l'information quant à l'emplacement du manoir des Kerrela, la même peut-être lui ayant demandée de les trahir. Ne lui avait-il pourtant pas expliqué vouloir parler ou du moins infiltrer les Patriarches ?

- Ne me confonds pas avec un autre, serviteur des femelles, lâcha-t-il d'un ton dédaigneux avant qu'il ne se mette à décamper.

Cela n'allait pas suffir à calmer la méfiance d'Aïlë et des autres, mais du moins il espérait gagner du temps pour prouver qu'il était digne de confiance.

- Allons-y Aïlë, ce shaakt est une perte de temps, nous avons mieux à faire pour le moment et j'ai mieux à faire également.

Il se tourna vers celui qui semblait le plus haut-gradé, soit le vieux Patriarche.

- J'imagine que les présentations pourront se faire à votre base et j'imagine que vous ne me faîtes pas confiance, ce que je peux comprendre. Notez simplement que je connais les plans des Kerrela et que je vous les dévoilerai sans problème et de surcroît j'ai aidé à la capture d'Aënalia.

Il se tut en regardant le Patriarche sans ciller, attendant de voir s'il allait lui faire confiance ou non ou tout du moins si un doute était suffisant pour qu'ils risquent de l'intégrer parmi les Patriarches.

(767 mots)

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Lun 22 Jan 2018 01:38 
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Campement elfique – Manoir Kerrela, Couloirs (Arkalan)

    Lorsqu'Arkalan traversa le château, il put se rendre compte que les combats n'étaient pas terminés, même s'ils semblaient toucher à leur fin. Il fut donc le premier à arriver à l'étage. Il trouva là le corps d'une servante, inanimé, sur le sol, et la porte de la chambre de Kerrela défoncée. Et, lorsqu'il pénétra dans la pièce, il la vit. La Matriarche, sur le sol. Elle baignait dans une mare de sang, son propre sang, alors qu'un filet rouge s'échappait de ses lèvres. Elle avait un trou conséquent dans l'abdomen, visiblement causé par une arme perforante, et ne bougeait pas d'un centimètre, les yeux clos.

    Lorsqu'il arriva jusqu'à elle, cependant, Arkalan put sentir son souffle. Il était faible, presque inexistant, mais il était la preuve que Kerrela vivait. Avec difficulté, il parvint à lui faire ingérer la potion de soin, mais si elle avait un effet sur l'organisme mourant de la matriarche, il était presque invisible aux yeux du shaakt. Après quelques secondes, son souffle sembla légèrement plus fort, lui accordant certainement quelques temps de répit, quelques gestes supplémentaires avant qu'elle ne finisse par trépasser. Mais s'il ne trouvait pas de solution très rapidement, il serait trop tard : son état était trop critique pour être résolu par de simples potions. Les secondes étaient comptées.


Campement elfique (Aeglos)


    Aïlë put finalement suivre les Patriarches dans leur fuite, mais ils ne furent pas bien inquiétés par les Matriarches, que l'attaque surprise avait prit bien trop au dépourvu pour organiser des poursuites. Ils disparurent donc bien rapidement, passant par un passage contournant la montagne par l'extérieur, un sentier qui leur permettait d'observer l'immensité des terres désolées dans lesquelles le campement était plongé. Ils marchèrent ainsi près d'une heure, à flanc de montagne, jusqu'à rentrer de nouveau dans celle-ci par une petite cavité sombre. Là, ils suivirent un chemin étroit et bas quelques minutes avant de se retrouver dans une petite maison à l'aspect lugubre, visiblement abandonnée. C'est là que le groupe s'arrêta. D'abord pour panser les blessures d'Aënalia, quelque peu mal en point. Mais également pour permettre à Eïlemyr de s'adresser à Aeglos.

    « Je suis Eïlemyr, meneur des Patriarches. Dis-moi qui tu es, mon frère. Tu comprends bien que je ne peux pas t'emmener chez moi sans en savoir plus sur toi. »


[Arkalan : 0,5 (introspection) ; 0,5 (sauvetage)
Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Dim 28 Jan 2018 16:23 
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Quelques combats ont encore lieu dans le manoir mais je n'y accorde plus la moindre attention. J'arrive à l'étage et enjambe une servante morte pour pénétrer dans la chambre de Kerella. Elle gît au sol, dans une mare de sang, son sang. J'accoure vers elle pour lui faire boire ma potion de soin, retardant son trépas. Son souffle se fait à peine plus fort, le temps m'est compté pour la sauver. Délicatement, je l'allonge sur le sol en essayant de la rassurer, en lui disant que ça va aller, ce n'est pas si grave.

Je tranche un bout de ses draps pour en faire une compresse que j'applique sur sa blessure, maintenant une pression pour empêcher que d'avantage de sang s'en écoule.

"TINAËL !" Hurlais-je a plein poumons en espérant que quelqu'un m'entende.

"Que quelqu'un aille chercher Tinaël !"

Elle, pouvait la sauver, en attendant je devais tout tenter pour la garder en vie. Je tend ma main vers la sienne mais je cesse soudain mon geste. Pris d'un doute. Qu'est-ce qui m'arrivait ? Pourquoi tenais-je tant à sa survie ? J’hésitais d'un coup à l'achever, me disant qu'elle m'avait forcement jeté un sort pour que je sois tant inquiet. Son souffle faible m'interpelle, je l'observe à nouveau et sent ma poitrine se déchirer. Déchirer par la douleur, l'inquiétude, la rage également de ressentir autre chose que de la haine pour une femelle. Son air mourant gagne la bataille et me rappelle à l'ordre, je n'avais pas le temps de réfléchir à mes sentiments. Je saisis sa main et la pose sur la compresse tout en lui ordonnant d'appuyer fort dessus. Je me redresse ensuite et fouille la pièce, vidant chaque tiroir, chaque armoire, espérant trouver quelque chose. Une potion, du fil, une aiguille, qu'importe qui puisse m'aider à refermer sa blessure.

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Dim 4 Fév 2018 00:07 
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Une fois Arkalan parti, Aïlë eut tôt fait de les rattraper, suivant tout comme lui la troupe rapide d'intervention des Patriarches dans leur fuite effrénée des Matriarches. Pourtant rien ne se passa pendant leur périple et de toute manière qui aurait pu les poursuivre après une telle attaque éclair, bien trop coordonnée et précise pour les Patriarches que Kerrela lui avait décrits. S'aidant de son bâton comme d'un bâton de marche, Aeglos suivit en silence la troupe sans prononcer le moindre mot tout le long du chemin. S'il paraissait calme, son trouble s'accentua lorsque ses yeux d'un bleu glace fixèrent la sérieuse blessure d'Aënalia. Qu'avait-il donc fait ? Avait-il condamné une innocente ? Avait-il sacrifié l'un des membres de son peuple dans le vain espoir de sauver toute sa race ? Le doute naquit dans son cœur tout autant que la souffrance et la colère qu'il ressentait à cette occasion. Etait-il vraiment digne du médaillon que la guerrière des Danseurs d'Opale lui avait offert ?

Le contact froid contre sa peau du métal composant le pendentif ne lui rappelait que trop bien les principes de l'ordre, tout autant que de sa responsabilité envers les siens sur Izurith. Balayant l'étincelle de doute qui luisait dans son regard, le paysage montagneux qui s'étendait devant lui lui fit comprendre qu'ils empruntaient un chemin de traverse. Décidément le campement elfique était un véritable labyrinthe aux multiples sorties secrètes, si bien qu'on pouvait s'enquérir de l'utilité de l'entrée principale. Aeglos tenta non sans mal de se repérer, de se rappeler du chemin. Entre deux décors rocheux, le mage sindel put admirer le désert qui semblait tendre vers l'horizon et songea qu'enfouies sous une tonne de sables se trouvaient des portes entre les mondes. Inconsciemment, il se demandait laquelle pouvait mener à leur ancien monde, Eden, avant de se rappeler que les récits s'accordaient tous sur un point: la destruction de leur monde. De plus, aucun sindel n'était assez âgé pour se rappeler d'Eden. Aujourd'hui, Yuimen était leur terre, tout du moins pour ceux qui s'inclinaient devant l'autorité des Ithilausters.

En regardant les Patriarches, il reconnut une certaine ressemblance avec les Ithilausters, mais Aeglos espérait au fond de son cœur pouvoir les sauver d'eux-mêmes alors même qu'il avait échoué à sauver ceux ayant succombé à l'autorité du dirigeant des Ithilausters, celui là même qui avait tout fait pour le bannir du Naora.

Au bout d'un certain temps qui lui parut plutôt long, le groupe s'arrête devant une masure à l'aspect plutôt lugubre et officiellement abandonnée. Ainsi il s'agissait de la base d'opération des Patriarches, tout du moins c'est ce qu'il pensait. Certains Patriarches profitèrent de cette pause pour panser les blessures béantes d'Aënalia, plutôt mal en point.

(Maudit Aïlë !)

Le plus âgé des sindeldi, celui qu'avait visiblement attaqué le shaakt s'adressa uniquement à lui pour se présenter. Il s'agissait ni plus ni moins du fameux meneur des Patriarches. Aeglos constata qu'il ne parlait pas ainsi de lui même comme d'un dirigeant mais comme un simple meneur. Instinctivement, il sentait qu'il y avait quelqu'un de beaucoup plus puissant que lui au cœur même de cette attaque. L'héritière était restée cachée tout le long du trajet jusqu'au manoir des Kerrela. Quand bien même le sindel aurait adoré mettre cette trahison sur le dos des elfes noirs, ils semblaient totalement hors de cause. Cette voix de femme l'ayant poussée à trahir constituait déjà un indice indiquant qu'une tierce-personne manipule les forces en présence.

Perdu dans ses pensées, il ne se rappela que quelques courtes minutes plus tard qu'il allait devoir se présenter. Il lui fit face et posa sa main à l'emplacement de son cœur en signe de respect avant de se présenter plus avant.

- Tous ceux partageant la noble cause des Patriarches ne saurait rêver meilleur meneur que vous, Eilemyr. Je m'appelle Aeglos, je suis un...utilisateur de magie comme pourra le confirmer Aïlë. J'espérais pouvoir vous rencontrer afin de servir encore plus notre cause et de ce fait, j'ai espionné les Kerrela dans leur manoir avant d'y avoir été découvert et enfermé dans une chambre qui, bien que luxueuse, n'était autre qu'une cage dorée. Votre intervention m'a permis de m'échapper avec Aïlë et de l'aider à capturer Aënalia.

Puis le mage ajouta sur le ton de la confidence:

- Il ne m'appartient pas de juger Aïlë qui me semble être l'un des plus loyaux et braves serviteurs de notre cause, mais était-il obligé de la blesser alors que j'étais en train de la capturer sans dommage, nous permettant ainsi de ne dépenser aucune ressource supplémentaire pour à présent la soigner ? Si l'entraînement militaire nous enseigne bien une chose, c'est que dans une guerre, celui qui gâche le moins de ressources, est potentiellement le vainqueur de celle-ci.

Il songea que l'information sur l'entraînement militaire de base des sindeldi allait enfin pouvoir lui fournir un prétexte valable pour éviter de renforcer la suspicion d'Aïlë et s'assurer de la bonne santé d'Aënalia.

(893 mots)

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Mer 7 Fév 2018 00:11 
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Campement elfique – Manoir Kerrela, Couloirs (Arkalan)

    Si quelqu'un entendit le hurlement d'Arkalan, personne ne sembla y répondre, du moins au premier abord. Quant à la recherche du shaakt, elle n'était pas très fructueuse. En dehors de quelques linges pour faire des bandages de fortune, il ne semblait pas y avoir quoique ce soit d'un tant soit peu médical dans cette chambre. Mais finalement sa main se posa sur le placard caché de la Matriarche, derrière laquelle se trouvaient les reliques de sa famille, ou du moins celles que ne portaient pas l'aventurier. Une fois les objets qu'il avait déjà pu voir devant ses yeux, le shaakt continua mécaniquement ses mouvements de recherche, sans vraiment comprendre d'où lui venait cette soudaine intuition. Il passa outre les objets magiques pour appuyer très fort sur le mur derrière... Qui était une nouvelle cloison, qui s'ouvrit automatiquement sous la pression, coulissant sur un côté pour laisser apparaître un nouvel objet étrange.

    Ca ressemblait à un cœur, excepté que la matière semblait être purement minérale. Ca n'empêchait pas l'artefact de palpiter, étrangement, dans un étrange bruit de rouages, comme un véritable organe. Arkalan entendait d'ailleurs un bourdonnement dans ses oreilles, de plus en plus fort, semblant rythmer les battements du cœur artificiel. Et toutes ses reliques Kerrela semblaient trouver un écho réconfortant dans ce bruit régulier.

    Près de là, la Matriarche semblait s'être brièvement éveillée et utilisa ses maigres ressources pour articuler quelques mots, péniblement, lentement.

    « Le Cœur... Palpite pour... toi... et moi... Il me sauvera mais t'enchaînera... Champion de la Passion Mortelle... »

    Puis, alors que ses yeux semblaient se clore d'eux-même, une nouvelle voix retentit dans l'esprit d'Arkalan. Une voix éthérée et mécanique... Comme n'appartenant à rien de réellement vivant.

    « Etranger, tu as été désigné Champion de la Passion Mortelle. Mets-moi en lien avec la Reine de la Passion Mortelle pour accepter ton destin. Je serai le catalyseur de ta puissance. »

    Vraisemblablement, le cœur lui-même parlait à Arkalan. Mais était-ce un simple artefact accomplissant son rôle, ou bien une entité douée de raison ? En tout cas, Kara et la relique semblaient toutes deux penser qu'Arkalan pouvait sauver la Matriarche par son biais.


Campement elfique (Aeglos)


    Eïlemyr sembla observer Aeglos étrangement pendant les quelques secondes qui suivirent ses paroles. Il était visiblement suspicieux, mais l'était-il à cause de l'attitude d'Aeglos, ou par simple souci de prudence ?

    « Je fais confiance au jugement d'Aïlë, s'il a blessé Mylaëna, c'est que c'était là la solution la plus adaptée. Mais dis-moi comment tu sembles tant en savoir alors que je ne sais rien de toi ? T'infiltrer dans le Manoir Kerrela est un exploit en soi, mais tu sembles en plus vouloir rejoindre notre cause et ne t'offusque pas de la présence d'une Mylaëna, de sang mêlé qui plus est. Pourquoi ne sais-je pas qui tu es ? Comment en as-tu appris autant sans notre aide ? »

    Son ton ne semblait cependant pas accusateur, comme s'il laissait le temps à Aeglos de s'expliquer sans le diffamer, attendant des réponses avant d'émettre des jugements. Il n'en restait pas moins que l'aventurier devrait se montrer particulièrement convaincant s'il voulait étouffer les soupçons de son « hôte ».


[Arkalan : 0,5 (introspection) ; 0,5 (tentatives)
Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (discussion signifiante) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Lun 12 Fév 2018 17:33 
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Personne ne me répond tandis que je fouille la pièce en vain. Je ne trouve que du linge qui pourrait me servir de bandage mais à quoi bon si je ne peux pas refermer la plaie. Je me retrouve devant les artefacts Kerrella. Etrangement, un instinct me pousse à appuyer sur le mur derrière les reliques. Une sorte d’appel, une intuition que je ne peux expliquer. Sous la pression, le mur s’ouvre pour me laisser apercevoir un autre objet. Une pierre qui a la forme d’un cœur. Mais elle semble palpiter, battre comme un véritable organe. J’ai envie de le lâcher, de le jeter même craignant que ce soit de la magie noire. Pourtant, l’étrange bruit de rouage me fait réfléchir et penser que ce cœur minéral est plutôt l’œuvre de la fameuse technologie de ce monde.
La Matriarche mourante me tire de ma réflexion, elle souffle difficilement que le cœur palpite pour moi et elle, qu’il peut la sauver mais qu’il m’enchainera à elle. Mes sourcils se froncent alors qu’elle me nomme champion de la passion mortelle avant de fermer les yeux. Elle vit probablement ses derniers instants. Nous avons tout perdu dans cet assaut. Cette mission est un échec cuisant. Je ressens une haine profonde à l’égard des patriarches et de ce traitre de Sindel qui m’a fait passer à côté de l’occasion de mettre un terme aux règnes des prêtresses de Valshbarath. Une voix jaillit dans mon esprit. Je songe d’abord à ma propre inconscience, à ma folie qui tente de me résonner ou de me tirer d’avantage vers le bas mais il n’en est rien. Je ne reconnais pas cette voix. Ethérée, mécanique, je baisse les yeux vers le cœur. Certain qu’il y a un lien entre cette pierre et la voix intrusive. Il me rappelle que j’ai été désigné Champion de la Passion Mortelle. Passion Mortelle, quel nom idiot. Le cœur me parle de destin, de mon destin, celui de m’enchainer à la Reine de la Passion Mortelle. Kara. Mes yeux se glissent vers elle. Je ne peux pas me résoudre à la perdre. A tout perdre. Je sens qu’avec cet objet, je peux la sauver. C’est ma dernière chance de ne pas être hors-jeu.
D’un pas déterminé, je rejoins le corps de la matriarche et prononce quelques mots en posant le cœur minéral sur le sien tout en le gardant en main, créant un lien entre elle, le cœur et moi.

" Tu voulais un héros, un mari, un champion. Je serais le Shaakt qui va enivrer les foules pour toi et qui va mener les tiens à la survie. Reviens à la vie, montre-moi la puissance que peut avoir un champion de la Passion Mortelle et je trancherai toutes les têtes des Patriarches pour avoir la paix. "

Lier ma vie à celle d’une femelle, jamais je ne l’aurais imaginé. Mais c’est la seule solution pour parvenir à mes fins. Au notre, celui de sauver ceux qui peuvent encore l’être ici. Quand je pose le cœur sur elle je ne peux que l’avouer. Sa cause devient aussi la mienne et j’imagine que la mienne devient la sienne.

((500 mots))

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Mer 14 Fév 2018 00:33 
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Le regard acéré d'Eïlemyr et son silence n'auguraient rien de bon pour son cas, toutefois Aeglos savait qu'il finirait par parvenir à briser sa méfiance, tout comme celle d'Aïlë. Il avait face à lui le dénommé chef des Patriarches, des traîtres aux yeux des Matriarches, aux yeux de l'ordre de la Rose. De plus en plus, le mage sindel se demandait si les Patriarches étaient véritablement les monstres que Kara et Amënilia lui avaient décrit. Il ne doutait pas que ceux-ci voulaient renverser l'ordre des choses de manière sanglante, ce qui était des plus contestables, cependant ne rêvaient-ils tous que de revanche contre les Matriarches et les humains ? Ne souhaitaient-ils pas d'autres choses ? Tout cela il allait devoir le découvrir par lui-même.

Perdu dans ses pensées, il reprit conscience de sa situation lorsque le sindel d'un âge avancé prit la parole pour le questionner plus avant sur son identité. Si son ton ne semblait en rien accusateur, la suspicion flottait dans l'air tel un parfum capiteux. Sans surprise, il accordait une totale confiance envers Aïlë, avant de répéter toujours la même question qui était de savoir comment il n'avait pu entendre parler de lui avant.

Sans doute aurait-il pu lui dévoiler la vérité, qu'il venait d'un autre monde, mais allait-il le croire seulement ? Lui faisant face, il construisait son identité petit à petit, par petites touches. Il concéda d'abord que le jugement d'Ailë pouvait être le bon d'un signe de la tête, cependant il crut bon de préciser :

- Aïlë a un bon instinct, je le reconnais volontiers. Il s'agissait de la solution la plus rapide, mais parfois pour parvenir à ses fins, il est nécessaire de prendre des chemins de traverse, le chemin le plus court pour atteindre ses objectifs, la solution la plus évidente pour réaliser ses idées, n'est pas toujours la voie la plus appropriée.

Il laissa ensuite planer pendant un certain temps un silence de mort pour réfléchir à l'identité qu'il souhaitait se former, sans craindre néanmoins que son comportement ne le trahisse.

- C'est plutôt rassurant que ni les Patriarches ni les Matriarches avec à leur tête la Reine ne me connaissent. Je suis un marginal, voilà ce que je suis, même si je conviens que la réponse n'est guère satisfaisante. Je n'éprouve pas un très grand intérêt pour les jeux de pouvoir en règle générale, mon unique intérêt réside dans le savoir magique, les portails dimensionnels et surtout la déesse Zarha’Eïla qui semble influer tant sur les sindeldi et les shaakts que sur les humains. Concernant ma discrétion absolue, j'imagine que les nombreuses cachettes qu'offre ce campement y a largement contribuée. J'ai appris caché de tous, écoutant plutôt qu'intervenant, ce qui explique que je m'offusque moins de la présence d'une Mylaëna et que je préfère ma magie à la technologie.

Ses yeux bleutés balayèrent un instant la masure abandonnée qui se remplissait de patriarches.

- L'exploit est surtout d'avoir réussi à organiser une embuscade au coeur du manoir des Kerrela, alors même que sa position était censée être secrète. J'imagine que vous avez dû avoir quelques coups de mains au sein du manoir, car c'est une sacrée coïncidence que vous cherchez Aënalia au coeur du manoir alors qu'elle venait d'arriver au manoir. Concernant mon infiltration, il n'y a rien de spectaculaire. Le shaakt que tu as vu est celui qui m'a fait entrer, pensant que je servais les Kerrela. Servir les femelles ont semble-t-il amoindri ses facultés cognitives, mais en l'occurence cela s'est avérée utile. Il se trouve que j'avais appris auparavant qu'une rencontre entre une Mylaëna, Kara et Amënilia devait être organisée et qu'elle allait porter sur le sort de la Reine qui est liée à la déesse, d'où mon intérêt initial.

Le fixant à nouveau, d'un air moins songeur qu'auparavant, il termina son discours.

- Au passage, j'ai appris que la Reine n'était pas si immortelle et toute puissante qu'elle le prétendait. Avec toutes ces informations, nous connaissons tous deux mon sort, soit vous me faîtes confiance et je peux ainsi vous aider à gagner cette guerre, soit vous me tuez pour éviter que je ne tombe entre les mains du clan de la Rose et qu'ils m'asservissent pour obtenir toutes les informations que je détiens. A dire vrai, je préfère la mort plutôt que l'asservissement, la liberté est plus importante que la vie même parfois.

Ainsi Aeglos le laissa trancher quant à son sort.
(787 mots)

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 Sujet du message: Re: Campement elfique (Izurith)
MessagePosté: Lun 19 Fév 2018 01:38 
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Campement elfique – Manoir Kerrela (Arkalan)


    Lorsque le cœur entra en contact avec Kara, il émit une lueur pourpre, comme s’éveillant de sa léthargie. Alors Arkalan, désormais incapable de bouger, ressenti une douce chaleur parcourir son corps. Il sentait qu’une étrange énergie pénétrait son corps. Et un lien. Un lien puissant, magique. Le cœur était le pont entre son existence et celle de Kara Kerrela. Puis… Le froid. Le froid glacial de la morsure de l’acier contre la chair. De son corps qui se vidait de son énergie comme après une violente blessure. De la vie qui le quittait. C’était le blessure de Kara qu’il ressentait, aussi clairement que si elle était la sienne. La douleur était atroce. Mais elle ne dura pas. Alors que l’esprit d’Arkalan s’embrumait, l’empêchant d’appréhender les alentours, son énergie se restaura, et, il le sentait, celle de Kara également. Lorsqu’enfin la brume dissipa son esprit, le cœur avait disparu et Kara s’était glissée entre ses bras, sa respiration haletante et son corps fiévreux, mais belle et bien vivante. Elle semblait plongée dans une inconscience bienfaisante, mais ses bras enlaçaient fermement le corps du shaakt alors que son menton reposait sur son épaule. Mais il le sentait : elle était hors de danger, mais lui avait essuyé la même fatigue qu’après la guérison d’une violente blessure.


Campement elfique


    Eïlemyr écouta attentivement tout ce qu’Aeglos avait à lui dire, hochant parfois la tête, ou fronçant les sourcils. Lorsqu’il eut terminé, finalement, il garda le silence quelques secondes, pensif, avant de se décider à répondre.

    « Eh bien, ne parlons pas dès à présent de confiance, Aeglos. C’est une chose qui se construit, qui s’accorde après de dures épreuves, ou bien des décennies. Mais je répugne à prendre la vie d’un mâle sans une excellente raison, et pour le moment tu ne m’en as donné aucune de valable. »

    Il resta songeur un instant avant de reprendre la parole.

    « Je te propose un marché : dis m’en plus à propos de ces informations sur l’immortalité de la Matriarche Suprême et tu pourras nous accompagner chez moi – avec un bandeau sur les yeux, dans un premier temps. »

    Avait-il réellement besoin de cette information ou le testait-il simplement ? Il était difficile de lire le visage de cet homme. Non loin de là, les elfes semblaient avoir presque terminés de porter les premiers secours au Patriarche blessé et à Aënalia. Ils allaient bientôt reprendre la route.

[Arkalan : 0,5 (introspection) ; 0,5 (décision difficile) ; 2 (Champion de la Passion Mortelle) ; 0,5 (bonus longueur)
Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (mensonges) ; 0,5 (bonus longueur)]

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