Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27 Messages: 39606
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Esseroth – Cour de la Porte.Akouba haussa les épaules aux questions d’Azra le nécromancien.
« Voilà longtemps que nous n’avons eu de contact avec les Cadi Yangin. Il y a des lustres, nous parlions de leur peuple par la grandeur de Messaliah. »
Rien de certain, donc. L’ombre poursuivit.
« Ennemis, morts depuis longtemps, déchus de leurs pouvoirs ou fermés sur eux-mêmes, nous n’en savons rien, car tout est possible. Il en est en ce monde qui sont connus pour amasser les savoirs sur les peuples. Ceux-là, les Ouessiens, vivaient autrefois dans la cité d’Ouesseort. Mais elle fut détruite par les marées sauvages venues des Îles de Rocsombre. Ne vous perdez pas dans les légendes du passés, Azra. Vous vivez la vôtre, à présent. »
Il parut hausser les sourcils à la suite des questions du mage noir, bien que ce soit plutôt imperceptible, sur son visage d’ombre. Il hésita avant de répondre.
« Lorsque nous aurons récupéré, cette guerre sera depuis longtemps finie. Ou si elle ne l’est pas, les morts joncheront tout Aliaénon, et la terre tremblera de terreur face à ce que vous aurez éveillé. La magie est puissante, à Elscar’Olth. Nous ne saurons obtenir une victoire aussi rapide ni simple qu’ici, sans aide. Et même si nous tuons tout ce qui s’y trouve, nous devrons alors rentrer à Jesuir, notre éternel port d’attache. Nos forces y sont liées. Nous ne pourrons veiller sur le fluide que peu de temps. Même si le rôle est noble, nous ne sommes pas en mesure de le remplir. Si elle tentait de s’emparer de Jesuir, là nous pourrions devenir ces défenseurs terribles et invincibles. »
À sa dernière question, Akouba mit encore plus de temps pour répondre, réfléchissant profondément.
« A notre peuple, vous êtes désormais lié. Et à Jesuir vous y serez toujours accueilli. Mais devenir un Ol’Toga est une chose que je ne suis pas certain que vous voudriez. Souhaiteriez-vous être lié par la mort à Jesuir, jusqu’à la fin des temps ? Votre monde vous manquerait, et vous seriez une âme triste, loin de ses origines. Celles qui finissent par devenir incontrôlables, vouées au mal, que nous appelons banshees. »
Il laissa le silence retomber, et posa sa main mi-immatérielle sur l’épaule de l’humain.
« Il y a bien des manières de traverser la mort et d’en comprendre les secrets. Trouvez la vôtre. Vous en semblez plus que capable. »
Il désigna Rendrak du regard, le compagnon mort du nécromancien. Et il conclut :
« Puisse, si elle vient à vous faucher, votre âme rejoindre vite Jesuir, que nos lumière sombres nous puissions vous apporter. »
Derrière la porte qu'Azra entrouvrit non sans peine, tout seul, il vit que la bataille faisait rage. Une bataille unilatérale, mêlée d'ombres assassinant des garzoks sans que ces derniers ne puissent répliquer. Le sang sombre giclait, les ombres apparaissaient et disparaissaient comme des explosions de fumée noire, tuant sans relâche jusqu'à ce qu'il n'y ait plus âme qui vive dans le camp ennemi. Azra n'eut guère le temps de se projeter une nouvelle fois dans le combat : ils étaient tous passés de vie à trépas. Et il ne restait bientôt plus qu'un lit de cadavres, plus d'une centaine, autour de cette porte. Non loin de celle-ci, à l'endroit où il avait vu Karin pour la dernière fois, le corps de ce dernier ne paraissait pas. Les morts qu'il avait causées étaient visibles, en arc de cercle autour d'une même position... Mais là où stagnait son cadavre, il n'y avait plus rien. Juste du sang imbibant le sol de terre boueuse.
[Azra : 0,5 (post) + 0,5 (informations). Mot : 0,5 (bien placé, mais mal orthographié et accordé. Je suis magnanime, je t'offre la moitié des points.) - Napée.]
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