L'Univers de Yuimen déménage !


Nouvelle adresse : https://univers.yuimen.net/




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 347 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 19, 20, 21, 22, 23, 24  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 18 Sep 2015 15:45 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Comme par hasard, c'est à ce moment-là qu'Azra sentit la fatigue s'insinuer en lui, comme sur les berges du fleuve. Ce n'était pas le moment de flancher ! Mais il fallait se rendre à l'évidence, il ne pourrait guère compter sur ses pouvoirs ici. En revanche...

(Que font ici tous ces cadavres ?)

Une bonne centaine d'orques reposaient ici, vidés de leur sang, apparemment morts depuis un moment. Morts à la bataille ? À moins qu'il n'y ait eu une bagarre dans le camps ? Il ne fallait pas oublier ce qu'avait dit l'Ol'Toga : ici, les morts pouvaient réintégrer leur corps ! Ces cadavres pouvaient être dangereux. Il avait l'habitude de ce genre de choses, bien sûr !

Bientôt, les portes s'enfoncèrent et la garnison commença à arriver, formant un cercle meurtrier autour d'eux. La porte n'était pas loin. Il ne fallait pas leur laisser le temps d'avertir le campement extérieur... Il regarda les corps autour de lui. N'était-il pas nécromancien ?

(Si tu penses à ça, oublie ! S'exclama Chandakar. Si ça se trouve, tu vas relever des ennemis !)

(Les invocations ne sont-elles pas toujours soumises à leur nécromancien ?)

(Les mains des ténèbres sont censées se dissiper après invocation ! Pas rester et permettre de manipuler des objets ! La magie fonctionne étrangement ici... mais bon, tu sais que je suis toujours partisan des expériences...)

Azra hocha la tête. Une troupe de combattant supplémentaire ne serait pas de trop ! Ça valait le coup de tenter... Alors que Karin se préparait au combat en sortant son sachet de thiir, Azra regarda les garzoks autour de lui, jouant sur l’ambiguïté, après tout, les forces d'Oaxaca avaient l'habitude d'avoir les nécromanciens de leur côté :

« En cette ville de mort, le sang tient lieu d'aigail. Triste spectacle que celui de votre incompétence... Que s'est-il passé ? Je me le demande... quoi qu'il en soit, permettez-moi d'y remédier ! »

Il leva le bâton par lequel, jadis, Boson Camarde invoquait ses légions, et concentra ses pouvoirs. Si cela devait être le dernier sort qu'il pourrait jeter aujourd'hui, autant que ce soit un bon ! Il mobilisa ses fluides et ordonna mentalement aux morts de se relever, s'efforçant de toute son âme à les lier à sa volonté.

(((Appel de l'au-delà, niveau 18, pour tenter de relever le plus de cadavres possible)))

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 26 Sep 2015 11:49 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27
Messages: 39606
Esseroth – Cour de la Porte.

    Azra put compter les assaillants qui les cernaient à la louche : près d’une centaine. Pas plus. Pas moins non plus. Une garnison fort décatie, autrefois deux fois plus nombreuse. Celle campant hors des remparts ne semblait pas encore alertée : il faudrait faire vite et ne laisser fuir personne pour fermer les portes avant d’alerter celle-ci. Mais avant tout, il fallait d’abord survivre à l’assaut que ces garzoks aux rires sadiques et à l’assurance d’une victoire facile. Chose qu’Azra… géra plutôt merveilleusement bien, puisque son sortilège, puissant au possible, augmenté drastiquement par la magie d’Aliaénon, au sein de cette cité de mages, fit se relever nombre d’ennemis tombés au combat. On les reconnaissait facilement, par rapport à leurs comparses vivants : ils étaient plus pâles, comme vidés de leur sang. Ce sang qui maculait le sol, les dalles de la cour en une teinture unilatéralement rouge et purpurine, rendant glissante les zones qui n’étaient pas encore séchées. Aucune plaie, sur ces cadavres relevés. Comme si leur sang les avait simplement… abandonné. Mais comparé à leurs pairs en vie, ils avaient dans le regard une lueur glaciale : celle de la mort, spectrale, inquiétante, pâle.

    Mais de tout ça, c’était leur nombre, surpassant tout espoir du nécromancien. Quatre-vingt orques s’étaient relevés d’entre les morts, et obéissaient maintenant à ses désirs : tuer leurs anciens partenaires bien vivants, eux. Ceux-ci, dans un premier temps, ne comprirent pas ce qui arrivait. Peut-être pensèrent-ils que leurs frères se relevaient simplement d’un sommeil magique quelconque auquel ils ne comprenaient de toute façon rien. Ils ne commencèrent à réagir que lorsque les premiers d’entre eux moururent sous les armes de leurs frères défunts. Alors, ce fut la bagarre, l’hécatombe. La bataille s’engagea, furieuse. Certains se retournèrent contre les morts dirigés par le nécromancien, d’autres préférèrent ruer sur celui-ci pour lui arracher la vie à grands coups de Kikoup. Ils étaient en légère supériorité numérique… Si l’on exceptait les ombres, qui sortirent ça et là de terre, non pas toute en une fois comme une terrible armée, mais de manière ponctuelle pour aider au combat, apparaissant derrière un orque pour lui arracher la vie sans pitié ni chance qu’il s’en sorte…

    Une victoire un peu simple, quoiqu’haletante, pour Azra. À la fin du combat, il ne restait plus que 35 garzoks morts-vivants en possession du nécromancien. Karin s’en était sorti lui aussi avec brio, galvanisé par le thiir qu’il avait absorbé. Après la bataille, même, il haletait encore comme s’il n’en avait pas eu assez. Comme s’il cherchait encore à se battre.

[HJ : je te laisse décrire cette partie de la bataille en libre total. Impressionne-moi. Tu gagnes d’office, mais je veux lire tout l’épique que cela t’inspire. La note sera bien sûr en fonction de la qualité de ce que tu proposes. Après ça, indique ce qu’Azra fait après la bataille, et nous pourrons reprendre le cours des màjs.]

[Azra : XP : 0,5 (post) + 2 (invocation ultra nombreuse). Mot : 1XP. - nèble.]

_________________
Image
Image
Image



Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Mar 29 Sep 2015 14:44 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Le nécromancien sentit la magie s'évader de lui en masse et l'épuisement le fit trembler un instant. Il se sentit glisser du dos de son loup... mais une main le saisi pour le maintenir. Karin.

« L'homme ne doit pas faiblir maintenant. »

Azra se remit d'aplomb en remerciant son compagnon. Il y avait en effet plus d'ennemis que de raison, mais il savait maintenant que son sortilège allait fonctionner et il sourit. La centaine de brutes assoiffées de sang s'approchaient en ricanant, nullement impressionnées par sa prestation. L'un d'eux, un colosse en armure, se permit même de grogner :

« Toi aussi tu seras bientôt par terre, gamin ! »

Les corps commençaient lentement à bouger. Pour l'instant, personne ne l'avait remarqué, mais déjà, des mains se tendaient vers les armes abandonnées. Azra sourit en montrant ses dents :

« Dis-moi, orc... as-tu déjà vu la mort qui passe parmi les hommes comme la nèble dans un champ de blé ? »

Il fit claquer la visière de son casque, présentant un visage d'ossement à ses ennemis. Il y eut un instant de flottement, puis les premiers hurlements retentirent.

Le pouvoir qu'il avait déchaîné dépassa toutes les espérances d'Azra. La quasi-totalité des cadavres se levèrent pour répondre à son appel, frappant de gauche et de droite, moins soucieux de leur propre sécurité que de faire le plus de morts parmi leurs anciens compagnons d'armes.

Bientôt, ce fut la panique dans l'armée d'Omyre. Les garzoks mirent un certain temps à réaliser qu'ils étaient plus nombreux que d'ordinaire, mais qu'un certain nombre d'entre eux étaient aussi pâles qu'animés d'intentions meurtrières. Le sang commença à couler à flots, les ordres furent lancés, mais il était trop tard. La bataille était engagée et le nécromancien cherchait des yeux une cible prioritaire. Il fallait en finir vite, et les empêcher d'aller chercher des renforts. Ses yeux accrochèrent bientôt celui qui avait parlé. Il semblait vouloir donner des ordres dans la cohue. Un officier. Un groupe se forma autour de lui, décidé à en finir avec l'homme en noir qui les menaçait ainsi.

Il éperonna Ombos et s'élança vers le groupe dans ce qui aurait pu passer pour une charge aussi ridicule que suicidaire. Le loup, ravi de retrouver le champ de bataille, semblait voler au ras du sol, silencieux comme la mort mais rapide comme l'éclaire. Rendrak n'était pas en reste. Azra souriait sous son masque, un sourire autant dû à la peur qu'à l'excitation. Plus que quelques mètres et...

Le loup et ses deux cavaliers percutèrent de plein fouet les rangs des garzok. Un poing et une dague se couvrirent aussitôt de sang. Ombos n'était pas en reste, saisissant la jambe d'une proie dans sa gueule. Le garzok tenta frénétiquement de s'accrocher à la tête du loup pour ne pas racler par terre. Malgré les secousses de l'animal, il parvint presque à se hisser... mais seulement pour rencontrer le poing du nécromancien qui lui brisa le crâne.

Ils étaient maintenant dans la mêlée. Heureusement, les garzoks, désorganisés, n'opposaient qu'une résistance relative, et la vivacité du loup évita bien des blessures. L'un d'eux, tout de même, se montra avec une pique, visiblement décidé à embrocher l'animal. Azra allait ordonner au loup de reculer quand une ombre surgit de terre. Une lame siffla et décapita le guerrier. Une intervention aussi furtive que meurtrière. Azra devinait que cela devait se produire partout sur le champ de bataille, mais il n'avait guère le temps de vérifier. Il faisait confiance à ses alliés. Par contre, il devait quand même vaincre l'officier.

Un nouvel ennemi bondit dans leur direction, pointant dans leur direction une lourde bardiche, et Ombos se cabra. Azra, qui n'avait encore qu'une expérience limitée du combat à dos de loup, tomba en entraînant Karin. Il tenta de reculer à quatre pattes, mais le garzok était sur lui, ricanant. Il leva son arme pour porter un coup aussi fatal qu'imparable, et le nécromancien se mit à prier pour qu'une ombre passe par là.

Ce fut inutile. Le garzok poussa un râle de douleur à peine audible dans le tumulte. Karin, vif comme l'éclair grâce au thiir, s'était relevé avant de se glisser dans son dos pour l'éliminer d'un coup précis. Azra se releva en le remerciant et en lui proposant de se mettre dos à dos. L'homme-pâle semblait tellement surexcité qu'il aurait visiblement préféré foncer dans la mêlée, mais il acquiesça.

Cependant, le combat ne fut pas particulièrement rude en cela que les garzoks avaient fini par remarquer les ombres. Ils donnaient maintenant des coups frénétiques dans l'air, pour essayer de tenir à distance la mort venue d'en bas.

Le chef qu'Azra avait identifié cria alors à l'un de ses subalternes d'aller chercher des renforts. Celui-ci s'élança aussitôt et Azra tenta de le rattraper. Mais l'officier s'interposa, l'empêchant d'avancer du bout de son épée.

« Sarok est mon meilleur coureur, vous n'avez aucune chance de l'empêcher d'accomplir sa mission. Et alors, vous serez balayés ! »

Azra n'eut qu'un signe à faire. Rendrak vit le fuyard et s'élança à sa poursuite. Ils disparurent bientôt dans une ruelle. Il ne restait qu'à espérer que le liykor soit aussi rapide que le messager. Pendant ce temps, les garzoks s'assemblaient autour du nécromancien et de son ami homme-pâle. Ils furent bientôt séparés, mais Azra ne s'inquiétait guère pour Karin. Ce dernier se battait comme un lion, ayant récupéré une dague d'une de ses victimes pour porter encore plus d'attaques foudroyantes, se glissant entre ses ennemis, s'éloignant dans la cohue avant de revenir au moment opportun comme une ombre de mort.

Azra, pour sa part, devait faire face au chef. Il para un coup de son bâton avant de tenter d'atteindre son ennemi du poing, mais il manquait d'allonge. De plus, le garzok portait un plastron qui, même s'il ne semblait pas d'une qualité exceptionnelle, saurait retenir les coups du lourd poing briseur du jeune homme. Il tenta donc plutôt d'utiliser le long bâton d'invocation pour faire tomber son adversaire, mais là, c'était son manque d'expérience dans ce type de maniement qui l'handicapait. Il devait l'admettre : il n'était pas fait pour être directement au contact de l'ennemi. Il commença à reculer pas à pas...

***


Rendrak était bon coureur, mais son armure le gênait. Et c'était là un problème. Sa cible s'élançait dans les rues, parfaitement au fait de leur plan. Il s'était élancé confiant, il apparaissait moins sûr maintenant. De sa vitesse dépendait la victoire, mais il ne parvenait qu'à grande peine à réduire la distance avec son ennemi.

Finalement, il parvint à le rattraper une première fois, mais le garzok s'élança pour aller dans une ruelle... pour finalement au contraire prendre appuie sur un mur dans un saut acrobatique qui l'envoya au contraire dans la direction opposée. Rendrak entendit son ricanement tandis qu'il devait péniblement corriger sa trajectoire et perdre ainsi plusieurs mètres.

Il avait tout de même un avantage : il ne se fatiguait pas. Pas de doute, au temps de l'armée kendrane il aurait fait un malheur s'il avait été dans cette condition physique ! Il recommença donc bientôt à réduire la distance... jusqu'à ce que deux poignards ne volent dans sa direction, le forçant à lever son bouclier. Il para sans peine l'attaque, mais quand il baissa la protection afin de retrouver des yeux son ennemi, celui-ci disparaissait déjà dans une autre ruelle. Il courut avec plus d'ardeur que jamais. Ce n'était pas une saleté de peau-verte qui allait battre un liykor à la course !

Mais il devait trouver une solution avant qu'ils ne sortent du bourg... Il pensa alors à son crochet. Les guerriers usant de fléaux pouvaient s'en servir pour désarmer ou faire chuter leur adversaire... Il se plaça donc au mieux derrière le garzok et déroula la chaîne pour commencer à la faire tournoyer. Ce n'était pas facile et les premiers essais raclèrent le sol ou les murs, ou se réenroulèrent autour de son bras de façon intempestive.

Évidemment, les multiples essais, surtout les premiers qui tombèrent près du fuyard l'avertirent du danger et il s'efforça de mettre de la distance... et bientôt, l'orée du bourg apparue au bout d'une rue. Hors de question qu'il arrive à sortir ! Il risquerait d'être vu depuis le palais ! Rendrak ajusta au mieux... se concentra... et lança sa chaîne vers les jambes du garzok. Le coup n'était pas encore assez précis pour s'enrouler autour de la jambe, mais suffisamment pour faire culbuter la cible. Lorsque le garzok tenta de se relever, une lourde patte se posa sur sa poitrine. Rendrak eut un petit geste fataliste, comme pour dire : « Pas de chance, mon gars... »

***


Azra avait vraiment cru sa dernière heure arriver quand trois garzoks étaient venus en aide à leur chef. Heureusement, les ombres avaient fait leur travail et deux étaient tombés. Le troisième, à la demande de son supérieur, n'attaquait pas le nécromancien, mais surveillait les arrières afin que l'officier n'ait pas à craindre un Ol'Toga qui lui tomberait sur le dos. Les garzok étaient peut-être des brutes assoiffées de sang, mais il fallait reconnaître qu'ils avaient un talent impressionnant pour s'adapter aux batailles les plus défavorables.

Cependant, Azra avait ici l'ascendant psychologique. Quoi qu'il arrive, les garzoks, dont les rangs étaient déjà terriblement éclaircis, n'auraient aucune chance sans l'arrivée de renforts. Ironiquement, la seule erreur du nécromancien avait été de garder un millier d'ombres avec lui alors que cinq cent auraient été plus que suffisantes. Ici, elles n'avaient tout simplement pas la possibilité d'attaquer ensemble un si faible nombre d'ennemis.

En revanche, il s'inquiétait de celles qui attaquaient le palais. Il devait en finir au plus vite.

Il para de son gantelet un nouveau coup d'épée furieux et se glissa sous la garde de son ennemi. Petit et souple, le nécromancien n'avait guère de mal à toucher son adversaire dans une telle manœuvre, mais tant qu'il ne pourrait lui broyer le crâne, la victoire lui échapperait toujours.

Puis, il tenta de désarmer son ennemi, mais celui-ci évita d'un mouvement souple du poignet et un coup frappa les épaulières du jeune homme. Ce dernier perdit un peu son équilibre et un coup de pied acheva de le faire basculer à terre.

(Par Phaïtos ! C'est mal barré !)

Il recula frénétiquement à quatre pattes, évitant de justesse plusieurs coups d'épée, parfois au prix d'une roulade... jusqu'à se retrouver acculé contre un mur. Un sourire malsain au visage l'officier leva son arme bien haut et Azra sentit qu'il allait bientôt comparaître devant son dieu. Il était habitué depuis longtemps à ce que Phaïtos, qu'il aimait autant qu'il détestait, le réclamerait corps et âme.

« Tu étais plutôt doué, mon gars, mais je n'ai aucune pitié pour ceux qui surestiment leur force... »

Le jeune homme ne répondit rien, attendant la sentence finale.

(Vieux papa des ténèbres et du destin, depuis le temps que tu essaies de m'inviter chez toi, j'espère que tu m'as au moins préparé une place confortable...)

L'épée s'abattit... mais s'arrêta dès le début du mouvement. Une chaîne s'était enroulé autour du bras qui la portait., le retenant prisonnier.

« Wouhou ! J'ai enfin réussi ! À toi, Azra ! » hurla Rendrak.

C'était si inattendu qu'Azra crut un instant à un miracle. Mais depuis le temps, il savait que les miracles n'existent pas. Empli d'une nouvelle énergie, il se leva d'un bond. Il était nécromancien, et il comprenait maintenant qu'il n'était pas un monstre égoïste. Arek avait dit que les nécromanciens tiraient leur pouvoir des âmes en peine. Ils leur donnaient une chance d'agir dans la vrai vie. Les nécromanciens étaient l'image de la collaboration au niveau le plus spirituel. Et cette collaboration s'était plus que jamais exprimée ici. Il siffla à son ennemi qui tentait frénétiquement de dégager son bras, le visage maintenant empreint de peur :

« Ma force est celle de toutes les âmes détruites par Oaxaca... Je suis LEGION !!!! »

Son poing jaillit avec une force inouïe et percuta le visage de l'officier. Il bascula et s'effondra, mort.

Le garzok qui le couvrait poussa un piaillement et s'élança vers les portes de la ville, décidé à sauver sa vie et prévenir les troupes extérieures. Mais il ne fit que trois pas avant de s'immobiliser. Il laissa échapper un gargouillis avant de glisser à terre, mort.

Karin essuya nerveusement sa dague, cherchant des yeux une prochaine cible. Mais il n'y en avait plus d'autres. Les Ol'Toga parcouraient le champ de bataille pour démembrer et anéantir les corps.

Azra siffla pour appeler Ombos. Le loup vint le chercher et il aida Karin à monter.

« Rendrak, avec nous ! Il faut fermer ces portes ! »


Et ils s'élancèrent vers les lourdes portes de la cité, décider à les fermer à toute aide extérieure, accompagnés d'une poignée de garzoks morts-vivants. La première bataille semblait gagnée, et Azra se sentait submergé par une grande exaltation. Ils étaient en bonne voie ! Il ne fallait pas faiblir...

(((tentative d'apprentissage de Lien funeste par Rendrak)))

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 4 Oct 2015 12:07 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27
Messages: 39606
Esseroth – Cour de la Porte.

    Le carnage était passé, et les morts maculaient une fois de plus cette place qui mériterait sans doute dans l’avenir le nom de « place rouge », si tant est que la ville soit repeuplée un jour. Le responsable du massacre vengeur se tenait là, sur son loup. Karin refusa de monter en croupe du nécromancien, trop frétillant encore de son ingestion de thiir. Il s’élança en courant, avec une rapidité certaine, surpassant étonnamment celle de la monture d’Azra, vers ces portes à fermer. Ils y arrivèrent tout juste, quoiqu’un peu tard : l’alerte avait été donnée par les bruits de la bataille, et les renforts se pressaient, orques et gobelin du camp extérieur à la cité, à la rescousse illusoires de leurs frères déjà morts.

    Les lourdes portes d’Esseroth étaient là, prêtes à être fermées, mais lourde et lente serait la manœuvre. Azra ne pourrait agir seul. Et s’il ne couvrait pas son acte, les renforts parviendraient à pénétrer l’endroit, du moins partiellement, et ça rendrait plus complexe encore la fermeture.

    Toujours animé par la fureur du combat, Karin s’élança dehors, seul face à tous ces renforts, hurlant :

    « Ainsi meurt l’homme. Ainsi aura-t-il aidé l’Etranger. Ainsi aura-t-il libéré une cité. »

    Fier, dénué de tout regret de son acte, il se lança dans le combat, ralentissant la progression des assaillants, qui le submergèrent bien vite. Il resta vivant, pour l’instant, se battant furieusement avec rage, faisant couler le sang, gicler les tripes et pleuvoir les plaintes et cris de ses ennemis. Seul, il n’enrayerait pas l’avancée de ceux-ci le temps que es portes soient fermées, mais… ça aidait déjà pas mal. À Azra de décider ce qu’il ferait alors. Ce qu’il ferait lui-même, bien sûr… Mais également ce que feraient ses troupes mort-vivantes restantes, et Rendrak, bien sûr.

    Afin que le sacrifice de Karin ne soit pas vain. Mais y avait-il encore moyen de le sauver ? Un risque qu’il pourrait choisir de prendre… ou non.

[Azra : XP : 4 (post de combat) + 8 (actions dans le combat, victoire large.) + 0,5 (apprentissage de Rendrak validé). Mot : 0 (trop tard) - iatrique]

_________________
Image
Image
Image



Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Lun 5 Oct 2015 11:00 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Hélas, quand ils arrivèrent, la situation était moins bonne qu'il semblait : manifestement, les troupes à l'extérieur avaient remarqué la bataille et s'élançaient vers la porte. Ils l'avaient déjà presque atteinte !

Azra se précipita sur le premier battant, mais il était incroyablement lourd. La clameur des garzok était terrifiante, motivant leur jeune homme à mobiliser toutes ses forces. Rendrak se précipita sur l'autre battant et arc-bouta, puisant dans toute sa force bestiale pour le repousser, centimètre après centimètre. Le nécromancien imita sa position pour gagner en force essayant, comme à son habitude, de puiser dans sa volonté farouche de survivant pour ne pas faiblir... tenir... pousser à s'en éclater les muscles ! Peu importait s'il tombait brisé après... Fermer ces portes, il s'en convainquait aisément, était le but ultime de sa vie en ce jour.

Mais ça ne serait pas suffisant ! Alors, il se produisit quelque chose qu'il n'attendait pas : Karin bondit à travers les portes pour tomber comme la foudre sur l'armée. C'était incroyable ! Il avait déjà massacré tant d'ennemis... et pourtant, il semblait toujours en pleine forme ! Semant la mort comme jamais... mais même avec la force que lui donnait son thiir, il était évident qu'il ne viendrait pas à bout d'une armée entière. Qu'espérait-il ?

« Ainsi meurt l’homme. Ainsi aura-t-il aidé l’Etranger. Ainsi aura-t-il libéré une cité. »

Azra sentit quelque chose s'effondrer en lui. Karin, le premier homme d'Aliaénon à avoir rallié leur cause, celui qui lui avait probablement sauvé la vie dans les plaines ynoriennes... allait donner sa vie pour qu'ils aient une chance de fermer les portes. Hors de question ! Le cerveau d'Azra tournait à pleine puissance. Chandakar pointa son esprit malveillant en ricanant :

(Ah ! N'est-ce pas magnifique ? On fait copain-copain avec les gens et après ils se tuent pour nous ! Si tu savais le nombre de fois que j'ai utilisé cette technique... enfin, espérons qu'il aura servi à quelqu...)

(TA GUEULE ! BOUCLE LA, IMMONDE TAS D'ORDURES PUTRÉFIÉ ! TU ES MORT ! FOUT LE CAMPS ! FOUT MOI LA PAIX !)

La fureur du jeune homme était telle qu'il réussit l'exploit de rejeter le spectre au fin-fond de son âme avec une violence inouïe. Ce fut comme si quelque chose se libérait en lui. Son esprit, perpétuellement occupé par cette présence, semblait plus libre maintenant. Oh, bien sûr, il sentait toujours ce parasite fixé à son âme, mais il était recroquevillé, sonné. Hors d'état de nuire.

D'un ordre il signifia à sa troupe de garzoks morts-vivants de s'élancer, de charger tout d'un bloc contre les lignes ennemies. De les enfoncer, de les bousculer, de les repousser... De puiser dans toute la rage de leur maître pour frapper comme jamais ils n'avaient frapper ni de leur vivant, ni de leur mort. Peu importait s'ils se faisaient tous tailler en pièces, il n'avait aucune intention de les rappeler de toute façon. Il y avait plus important. Il cria à Karin :

« Il y a d'autres villes à sauver ! Reviens ! Nous n'y arriverons pas sans toi... et surtout pas s'ils mettent la main sur ta sacoche ! Ne deviens pas le fléau de ton monde en voulant sauver une ville ! »

Il espérait que malgré son état de folie dû au thiir, Azra espérait que Karin comprendrait. Il N'osait le dire à voix haute devant l'armée, mais étant donné la force que procurait cette substance, même une sacoche juste suffisante pour une poignée d'hommes pourraient renverser la bataille...

Mais fermer la porte restait important. Avec Rendrak, ils poussaient, mais comptaient bien laisser entrouvert juste le temps que Karin puisse rentrer. Un gros risque, mais Azra sentait que c'était nécessaire. Pour la guerre... mais aussi pour prouvé qu'il n'était pas un nécromancien dans le genre du monstre qui habitait son esprit.

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 10 Oct 2015 10:32 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27
Messages: 39606
Esseroth – Cour de la Porte.

Azra : jet de persuasion : échec.

    Les trente-cinq guerriers garzoks morts-vivants lancés dans la bataille par Azra se ruèrent au combat avec toute la fureur dont ils étaient capables. Oh certes, leurs corps abimés par la mort n’aidaient pas à la vélocité, et ils semblaient plus à des zombies qu’à des vaillants guerriers, mais leur efficacité était redoutable : ils ne ployaient pas devant les coups reçus, morts et ne ressentant pas la douleur. Même si on leur arrachait un bras, ils avaient tôt fait de le ramasser pour s’en servir d’arme s’ils s’étaient faits désarmer. Karin trouva du soutien dans ces troupes, et ils parvinrent à donner toute la latitude à Azra et Rendrak pour lentement pousser sur les énormes portes d’Esseroth pour les fermer progressivement, non sans un effort notoire, tellement elles étaient lourdes.

    Mais par la faille laissée par le nécromancien, Karin ne passa pas. Il se retourna vers Azra, le fixant de son regard d’or, à travers ce bandeau usé qui masquait son visage couru de cicatrices anciennes. Au loin. Et avec toute la hargne et la détermination qu’il avait dans ses yeux jaunes, il lança vers la ville le sac de thiir, qui pénétra dans l’interstice des portes, juste entre Azra et son compagnon lyikor. Ainsi il ne serait pas responsable du gain de thiir chez les ennemis. Mieux, il léguait son bien le plus cher au nécromancien… Le seul ami qui lui restait sur ces terres. La seule personne qui se souciait encore de lui.

    Image


    Tourné ainsi, il sembla hésiter à revenir, mais un puissant coup de masse vint le cueillir au creux des reins, et il hurla, tombant à genoux alors que son agresseur se préparait à abattre sa masse puissante sur la crâne de l’homme pâle. Mais le thiir faisait toujours effet. Le regard de Karin s’emplit de rage, de haine, et il se retourna avec une vitesse prodigieuse pour planter sa dague dans la gorge de son assaillant, se jetant à bras le corps dans cette bataille dont il ne pourrait ressortir vivant. C’était la dernière chance pour Azra de le sauver, peut-être… Mais c’était un risque terrible à prendre, car déjà ses guerriers, qui avaient réussi à maintenir le flux des ennemis, commençaient à se faire décimer sous le nombre qui arrivait. Ils se feraient bientôt submerger.

[Azra : 1 (post) + 1,5 (fermeture partielle de la porte + récupération du Thiir). Mot : 0. - gibbeux.]

_________________
Image
Image
Image



Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 10 Oct 2015 13:23 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
C'est en évoluant comme dans un cauchemar qu'il aida Rendrak à caler les barres de soutien pour verrouiller les portes, étouffant jusqu'aux bruits du combat. Ce qu'il avait fait était juste. Il ne pouvait risquer toute l'expédition pour une seule vie. C'était parfaitement logique.

Et pourtant, il détestait ce qu'il venait de faire.

Il ramassa la sacoche et la serra entre des doigts blanchis. Rendrak s'approcha et murmura :

« Il faut y aller. Aider les autres au palais. Nous pleurerons nos morts plus tard, quand nous aurons tout fait pour que leur mort ne soit pas vaine. »

Azra hocha la tête et, l'esprit vide, monta sur Ombos pour se préparer à aller au palais. Il regarda autour de lui, légèrement hébété. Les ombres étaient toutes rentrées sous terre. Alors, il s'élança vers le palais en criant :

« Ol'Toga ! N'y a-t-il rien que vous puissiez faire ? Vous avez dit qu'on ne pouvait mourir ici. Ne pouvez-vous sauver au moins son âme ? Je sais qu'il avait peur de vous et qu'il préférerait peut-être le repos... mais il mérite au moins d'avoir le droit de choisir ! Ne pouvez-vous pas faire cela pour lui ? »

Tandis que les maisons défilaient autour de lui, il regardait ça et là, espérant voir une ombre jaillir... et lui dire que c'était possible.

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 16 Oct 2015 17:39 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27
Messages: 39606
Esseroth

    Nul cri, sinon les bruits de combat, n’accompagna le trépas de ce compagnon étrange, mais fidèle qu’avait appris à connaître, un peu, Azra. Le seul qui ait jamais essayé de le comprendre. Le seul à qui il s’était un peu attaché. Ce regard orangé, au visage masqué de toile resterait la dernière chose qu’il aurait vue de Karin. Un regard qui le hanterait encore sans doute longtemps. Sa survie… était improbable. Impossible, sans doute, car les orques ne sauraient l’arrêter qu’en lui ôtant la vie. Car c’était non seulement le Thiir qui animait son corps, mais aussi une inébranlable volonté de se racheter.

    Une mort inévitable, qu’aucun Ol’Toga ne commenta, en réponse aux suppliques un peu vaines d’Azra. Car si les Ol’Toga voyaient la vie comme un passage vers leur vraie vie sous forme d’ombre, il n’en était pas de même pour les autres peuples d’Aliaénon. Ils mourraient, et leurs âmes perduraient, hantant le monde sans plus pouvoir agir dessus, témoins intouchables de leurs propres défaites. Les Ombres de Jesuir n’avaient aucun pouvoir sur ces âmes. Ou en tout cas ne le dirent-ils pas ici.

    Ombos, supportant le poids unique du nécromancien, traversa les champs dévastés et brûlés autrefois parsemés de plusieurs plantes et arbres étranges. Il arriva au pied de la cité : les portes en avaient été enfoncées, et de nombreux corps de garzoks gisaient sur le parvis. À l’intérieur, des bruits de combat lui parvenaient encore. S’il entrait, il pourrait voir une succession de couloirs, menant à diverses habitations. Des appartements, sur de nombreux étages. Un véritable labyrinthe. Les escaliers centraux semblaient mener à tous les étages de cette forteresse aux murs tâchés du sang des Esserothéens et des garzoks. La cité elle-même semblait vomir ce trop-plein de sang. La mort était omniprésente ici, depuis quelques jours.

    Mais il ne se leurrait pas : la bataille était pour lui gagnée, ici. Il ne tarda pas à rejoindre Akouba, dans les hauteurs de la cité. Il lui fit un rapport de la bataille.

    « Tous les garzoks sont morts, ici. Il ne reste qu’une petite poche, Al’Carbonn et sa garde rapprochée, qui se sont enfermés dans le Donjon. Nous avons pensé que vous aimeriez assister à cette dernière bataille. »

    Un plaisir ? ça dépendrait d’Azra.

[Azra : 0,5 (post) + 1 (fermeture de la porte.) - Mot : 0. - Passecaille.]

_________________
Image
Image
Image



Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 16 Oct 2015 18:03 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Personne ne répondit, laissant le jeune homme dans un silence mortel. Aussi mortel que le destin de son ami. Il parcourait les rues jonchés de débrits, se demandant vaguement si c'était le sort qui attendait Kendra Kâr. Il n'avait jamais aimé la cité blanche, au contraire, elle était l'image de ce qu'il détestait. Mais personne ne méritait ça.

Son masque était toujours abaissé. Tant mieux. Personne ne pouvait voir les larmes qui coulaient le long de son visage. Ces larmes qui avaient trop souvent coulées depuis sa naissance. Ce qu'il haïssait le monde et la vie ! Il donnerait tout pour changer tout cela. Apprendre à tous, garzoks et humains, la justice de la vie et de la mort. Il était bien plus sensé que tous ces gens, il était le mieux à même de les guider vers la vérité. Une vérité où des gens tels que Karin n'auraient pas à se sacrifier pour racheter leurs erreurs.

Si jamais il revenait un jour à Andel'Ys, les hommes-pâles auraient intérêt à honnorer la mémoire de leur héro inconnu !

Il entra dans le palais et fit enfin plus attention à ce qui l'entourait. Mort et dévastation, là aussi. Mais plus récente. Et plus juste. Les Ol'Toga avaient fait du bon travail. Les garzoks étaient décimés, le palais dévasté. Les troupes d'Omyre avaient subit en Esseroth leur première défaite sur Aliaénon, aussi minime soit-elle.

Akouba apparut pour expliquer qu'Al'Carbonn était retranché avec sa garde et proposer à Azra de participer à la dernière bataille. Ce dernier hocha sombrement la tête :

« Ils ont massacré toute une ville pleine de civils sans défense. Ils ont tué Karin. Ils mourront. Mais je veux d'abord parler à leur chef. Les gardes sont sans importance, au contraire, je préfère qu'il soit seul... Bref. Allons y, et merci de m'avoir attendu. »

Des remerciements teinté d'une rage aussi glacée que la mort elle-même.

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 25 Oct 2015 12:10 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27
Messages: 39606
Esseroth – Donjon.

    Akouba et ses ombres opinèrent sentencieusement, et ne tardèrent plus à abandonner le corps de cité devenu charnier sanguinolent pour se retrouver devant le pont effondré du donjon, stigmate de la première bataille où les aventuriers s’étaient retranchés, abattant le pont pour empêcher la poursuite ennemie de parvenir jusqu’à eux. Seule entrée de cette haute et large tour isolée du reste du Palais-Cité, accessible seulement via ce pont vertigineux surplombant le vide les forces de Vallel avaient réparé temporairement le passage avec des poutres de bois et des débris trouvés lors du sac d’Esseroth, tel qu’en avait été témoin Sirat.

    Le passage était accessible, et ils ne tardèrent pas à l’emprunter pour se retrouver face à la dernière porte. Les ombres l’enfoncèrent et disparurent aussitôt, laissant Azra et Rendrak seuls face à une pièce circulaire assez vaste, garnie de coffres et d’une vaste table. Al’Carbonn était là, avec une douzaine de guerriers orques.

    Image


    Ces derniers ne furent pas longtemps un souci. En position défensive autour de leur chef aux dents saillantes, ils ne s’attendaient pas à ne voir qu’un duo d’ennemi à combattre. Aussi furent-ils surpris lorsque les ombres, sortant de terre, leur passèrent une lame sous la gorge, les tenant en respect. Seul Al’Carbonn n’était pas soumis à la menace, mais son sourire carnassier et assuré de buter Azra et son chien de compagnon s’était vite mué en lueur craintive dans les yeux. Il grogna :

    « Qu’est-ce tu veux, toi et ton armée des ombres ? Qui qu’t’es ? »

    Il était difficile de comprendre comment il avait été mis à la régence d’une cité conquise…

[Azra : 0,5 (post). Mot : 0. - wagage]

_________________
Image
Image
Image



Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 25 Oct 2015 16:45 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Les ombres semblaient satisfaites du plan car elles disparurent bien vite dans le sol. Azra et Rendrak marchèrent longuement dans le palais transformé en charnier, jusqu'à arriver à un immense pont menant au cœur du palais. Pour une raison quelconque celui-ci s'était effondré, mais la coupure était étrange. En regardant depuis la hauteur, le nécromancien vit comme une tâche de gras en bas... étrange. Mais peu importe. Un pont de bois avait été construit à la hâte pour accéder au cœur du palais, et visiblement les forces d'Omyre n'avaient pas eu le temps de le rompre. Tant mieux. De totue façon, ça ne les aurait pas sauvé.

Azra s'engagea tout de même prudemment sur la construction, de crainte qu'elle n'ai quand même été saboté. C'est presque d'instinct que Rendrak le devança pour prendre le risque à sa place. Azra fit la moue :

« Tu n'es pas obligé... »

« Si. »

Une réponse laconique qui tira une grimace au jeune homme. Il avait du mal à imaginer la vie du liykor. Il faudrait vraiment qu'il trouve un moyen de l'en libérer... Mais il n'avait guère le temps, et de toute façon cette libération viendrait bien vite avec sa mort imminente. Enfin... au moins, avec le retrait forcé de Chandakar, les maux de tête avaient reculé aussi.

Azra entra dans le palais et décida de suivre le couloir principal, se disant que ça le mènerait bien quelque part. Oui, il trouva finalement une porte et la poussa violemment. Un groupe de garzoks se trouvait ici, leurs lames au claire, visiblement effrayés. Ils se rassurèrent bien vite en voyant qu'ils n'étaient pas confrontés aux ombres terribles mais à un être de chair... du moins c'est ce qu'ils crurent jusqu'à ce que les Ol'Toga surgissent de nulle part pour les prendre en otage.

Al'Carbonn, un colosse aux canines saillantes, était le seul encore libre de ses mouvements. Il grogna craintivement, demandant ce que le nécromancien faisait là. Sans prendre la peine de relever son masque, montrer un visage de mort était plus impressionnant que dévoiler sa tête d'ado pâlichon, Azra ricana :

« Ce que je viens faire ? Je vous retourne la question, omyriens, que faites-vous si loin de chez vous ? Mais je suis disposé à te laisser une chance de survie plutôt que de te réduire en moins que du wagage... si tu réponds bien à mes questions. Où est l'armée qui a pris cette ville ? Pourquoi toi et ta troupe êtes-vous resté ? »

Il comptait bien comprendre ce qui s'était passé. L'armée était-elle réellement déjà rendue sur les berges du fleuve Andel ?

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 31 Oct 2015 11:14 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27
Messages: 39606
Esseroth – Donjon.

    La hargne se lisait dans les yeux du garzok, alors que le nécromancien parlait. Lorsqu’il répondit, ce fut avec un renâclement odieux, avant une prise de parole pas plus ragoutante.

    « C’qu’on fait de mieux : la guerre. Écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes. Si tu me crois vaincu, chien d’homme, tu te trompes. Parc’que mourir au combat c’est ce que désire chacun des miens. »

    Il cracha sur le sol et dégaina un cimeterre des plus lugubres. Son manche, sans garde, semblait avoir été fait dans le tibia d’un humain, et sa lame semblait tranchante et pointue.

    « Alors toi, nécromancien, qui ne sait t’battre que par les autres et ta foutue magie de lâche, pourquoi j’te répondrais ? Dis à tes sbires de m’buter, ou si t’as un chouïa d’courage, viens l’faire toi-même. »

    Le garzok était prêt à accueillir Azra…

[Azra : 0,5 (post). Mot : 1XP. - mâche-dru]

_________________
Image
Image
Image



Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 31 Oct 2015 12:59 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Mais la brute ne semblait pas avoir de réponses, il ne faisait que grogner sur son désir de tuer et de mourir au combat, tirant son arme et appelant le nécromancien à un duel, s'il en avait le courage. Azra éclata d'un rire irrépressible qui dura plusieurs secondes, incapable de se contrôler. Un rire lugubre qui se répercuta dans son casque, puis dans la salle avec des échos qui portaient tout le mépris qu'il avait pour un tel discours.

Il se mit à tourner autour du groupe de prisonniers, restant à bonne distance, le regard fixé sur le chef. Rendrak le suivait comme son ombre, paré à intervenir.

« Le courage ? Mais qu'est-ce donc ? Quand deux hommes se battent, il y a forcément un vainqueur, et celui-ci était donc le plus fort. Il s'est donc attaqué à plus faible que lui et est donc un lâche. Avoir de la magie, ou des alliés... cela fait aussi partie de la force, car en définitive il n'y a que ceux qui meurent et ceux qui survivent. »

Il n'oubliait pas l'éclat de crainte qu'il avait vu dans les yeux du garzok. Ce dernier savait qu'il n'avait que peu de chances de s'en sortir. Il fallait être prudent car il pouvait charger à chaque instant. Malgré les ombres, malgré Rendrak, Azra était prêt à le recevoir.

« D'ailleurs, je suppose que tu étais content d'avoir une armée à tes côtés pour prendre cette ville... mais peu importe. Je suppose que je perds mon temps avec toi. Ton chef t'a laissé à la tête d'une ville fantôme plutôt que de t'emmener avec lui vers de nouvelles batailles... pourquoi si ce n'est pas crainte que ton incompétence ne lui apporte plus de problèmes que de soutien. Tu es un mâche-dru, réclamant toujours plus de chair et de sang, mais même tes chefs ne veulent pas de toi parce qu'ils savent bien qu'un tel comportement ne mène nulle-part... »

Le ton du nécromancien se fit franchement malveillant, mais presque charmeur. Sa voix claire se répercutant tandis qu'il contournait tranquillement le groupe par l'arrière, ses bottes de fourrure effleurant le sol comme un fantôme.

« D'ailleurs, il semble qu'ils aient raison. Quand je suis arrivé, la garnison en ville était déjà décimée ! J'ai eu tout le loisir de fermer les portes pour bloquer les renforts. Je ne conteste pas ta force de guerrier, mais ton incompétence en tant que gouverneur m'a grandement facilité la tâche... »

Il conclut finalement :

« Tu désires mourir au combat ? Très bien, je ne demande pas mieux. Moi, je compte survivre pour continuer à vous donner, à toi et aux tiens, ce que vous voulez si ardemment... A toi de voir si tu veux répondre à mes questions et avoir d'autres occasions de te battre et de prouver que tu vaux mieux que ça... ou si tu préfères mourir maintenant sur un échec. »

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Mar 3 Nov 2015 11:36 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27
Messages: 39606
Esseroth – Donjon.

    Il était écrit qu’Azra ne saurait jamais si l’orque avait saisi ou non ses paroles, s’il les avait comprises. Quoiqu’il en soit, la réponse du dirigeant déchu d’Esseroth, tombée une seconde fois en très peu de temps, se fit rageuse et grognante :

    « Te cacher derrière tes mots et tes morts. Voilà tout c’que tu sais faire. »

    Il cracha sur Azra. Le mollard visqueux le toucha sur le masque… Heureusement qu’il l’avait, sinon c’eut été en plein visage. Il poursuivit, s’approchant du nécromancien avec férocité pour le pousser de deux mains puissantes sur le thorax. Azra chancela, sans tomber toutefois.

    « Attaquer une ville presque désertée avec une armée invincible et refuser une mort honorable à son ennemi. Le Faible. Voilà comme on va t’appeler, désormais. Le lâche. »

    Il pointa son arme droit vers le masque d’Azra. Sa volonté de se battre, d’en découdre, était forte. Il ne lâcherait pas le morceau.

[Azra : 1 (post). Mot : 1XP. - Obsidional]

_________________
Image
Image
Image



Haut
 

 Sujet du message: Re: Esseroth (Aliaénon)
MessagePosté: Mar 3 Nov 2015 17:17 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Le garzok, hors de lui, gronda toujours plus d'insultes, lui crachant au visage, et Azra se félicita d'avoir son masque. Il l'accusait d'attaquer une ville désertée et de se comporter comme un lâche. Mais voilà que dans sa fureur, il fendit toutes les défenses du jeune homme pour... le bousculer.

Azra resta un instant interdit. S'il était vraiment si rapide, il aurait pu en profiter pour lui porter un coup ! Alors pourquoi ?

Peut-être l'avait-il sous-estimé dans son corps comme dans son esprit. Il sourit :

« Peut-être as-tu plus de valeur qu'il n'y paraît finalement. Pour ce qui est de la bataille, tu m'excuseras de ne pas t'avoir maintenu en condition obsidionale pendant trop longtemps, mais j'ai bien d'autres choses à faire... »

(Obsidionale ? Hum... Chandakar est toujours là, ça ne fait aucun doute. Il n'y a que lui pour employer des mots aussi ridicules.)

Il n'avait pas le temps de penser à ça, pourtant, et s'approcha, passablement dégouté par la bave visqueuse.

« Soit... Puisqu'il en est ainsi, permet moi de te rendre ce qui t'appartient ! »

Et il donna un violent coup de tête, histoire d'écraser la bave du gouverneur déchu sur son propre visage !

(((Utilisation de la CC coup de tête niv 10
- Coup de tête : Technique de rue, le coup part du thorax pour que le front frappe le nez de l'adversaire, s'il est d'une taille plus ou moins similaire (Ne marche pas d'un humain sur un lutin, par exemple). Se donne rapidement sur une impulsion, front contre dents ou nez, pouvant être délétère pour les deux protagonistes, avec fracture du nez ou de la dentition de la cible possible. (For+3/lvl, PV-0,5/lvl pour l'attaquant) )))

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 347 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 19, 20, 21, 22, 23, 24  Suivante


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016