L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mar 21 Nov 2017 15:59 
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Son pouvoir monta, dansant en étincelles bleu sur les fils de sa lyre. Les vagues se mirent à danser avec elle, mais faiblement. Elle n'était qu'une petite prêtresse face à toute l'étendue de la puissance de Moura. Elle insista pourtant, tentant d'appeler l'eau de toute ses forces. Le navire approchait, encore et encore, ses doigts virevoltaient... jusqu'à ce qu'une corde ne lâche.

Le sortilège retomba, inefficace. Elle était épuisée et Moura ne lui accordait plus ses bienfaits. Il lui fallait se rendre à l'évidence. Pour faire de nouveau appel à la déesse, il faudrait prouver sa valeur.

Encore choquée par cet échec, elle ne vit que trop tard la baliste braquée sur elle. C'est le bruit de la corde se détendant qui lui fit réaliser le danger, mais trop tard. La lance traversait l'air... jusqu'à être interceptée par une projection d'eau qui la dévia. La capitaine veillait au grain ! Tout en faisant effectuer des manœuvres complexes, au navire pour esquiver les projectiles, elle avait sût protéger la prêtresse. Mais la bataille était loin d'être terminée. Des projectiles secouèrent la coque. Mercurio n'était plus visible nulle-part. Le combat était bien trop inégal... L'occasion parfaite de son montrer digne de la déesse, mais encore fallait-il survivre ! Pendant ce temps, Eliwin fit remarquer quelque chose : le premier navire allait tenter de les aborder ! Le deuxième, lui, était déjà en train de recharger pour une nouvelle salve.

Alors, Leyna se précipita vers la capitaine, le cœur battant. Une idée folle venait de germer en elle. Ils avaient une arme qu'ils n'avaient pas encore utilisés...

« Capitaine, nous devons utiliser l’éperon avant ! Pour nous aborder, ils vont devoir présenter leur flanc ! Je vais couvrir la manœuvre. Ils s'attendront à ce que nous accélérions, mais je vais tenter de leur cacher nos mouvements... et vous guider. »

Elle sera son amulette et appela une dernière fois la bénédiction de la déesse. Cette fois-ci, elle ne devait pas rater son coup ! Mais ce ne serait pas Moura qu'elle appellerait à l'aide. C'est de Rana qu'elle avait besoin en cet instant. Elle avait besoin d'invoquer de brouillard, de retourner contre l'ennemi l'arme qu'il avait lui-même utilisé ! Ce brouillard magique, seul ses yeux pourraient le percer.

Elle s'assit en tailleur et ferma les yeux, cherchant à se couper de son environnement pour se concentrer au mieux. Son amulette bien en main, elle répéta inlassablement :

« Rana, guide-nous et masque la vue de nos ennemis. Rana, guide-nous et masque la vue de nos ennemis. Rana, guide-nous et masque la vue de nos ennemis... »

Elle devait y mettre toute sa puissance. Créer un brouillard qui masque au mieux le navire, dissimule ses mouvements... et quand ce serait fait, elle pourrait se lever pour guider la capitaine dans la manœuvre.

((( Lancement d'un sort de brouillard niveau max (13) autour du navire, avec l'aide de l'amulette de Moura. Puis guidage de Mytha pour tenter de virer de bord au dernier moment et éperonner le navire qui vient pour l'abordage. )))

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mer 22 Nov 2017 21:15 
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Le Grand Bleu - Chapitre VII



Le Grand Bleu

Chapitre VIII




Il repéra alors une de ces raies non loin du navire et se lança. Il bondit du bord et, miracle, retomba de ces quatre pattes sur l'animal. Hélas, la bête paniqua. Il fallait la comprendre, la pauvre venait de se prendre toute la barbaque de Mercurio dans un saut qu'il aurait pu faire moins brusque. Il n'avait pas encore trouvé son équilibre qu'elle fila au loin, précipitant le félin dans la flotte.

Il n'eût le temps de s'énerver de son échec qu'il vit dans l'eau des ombres se réunir côté poupe. De la façon dont ça bougeait, ça ne pouvait être que d'autres peaux-bleus et leurs raies qui se rassemblaient avant de lancer un autre assaut. Comme si la situation n'était pas déjà assez catastrophique !

Il se dépêcha alors de rejoindre à la nage la Rascasse Volante qui se dirigeait dorénavant vers les navires ennemis, plantant le bois de ses griffes pour vite rejoindre le pont. Mouillé comme la culotte d'une paysanne à laquelle le roi de Kendra Kâr aurait touché la joue, il s'avança vers la capitaine pour lui annoncer la nouvelle quand un boulet s'éclata tout près de la coque du navire, manquant de le refaire passer par-dessus bord.

"Cap'taine !", dit-il en passant la main sur son front pour écarter la fourrure trempée de son visage. "Y a un tas d'raies qu'y s'rassemb' côté poupe !"

Pour lui, ça suffisait les conneries. Cette baignade improvisée lui avait remis les idées en place. Les navires sangs-pourpres se rapprochaient à une allure inquiétante, ils semblaient avoir abandonné l'idée de les couler pour carrément les aborder. C'était le moment de montrer qu'il méritait son poste de bosco.

La prêtresse s'avança à son tour vers l'oudio, elle semblait avoir une idée en tête pour masquer leurs faits et gestes lorsque l'ennemi sera au plus près et préconisait d'utiliser l'éperon avant pour transpercer leur flanc. Très bonne idée, il fallait espérer que son plan fonctionne. En attendant, il fallait toujours s'occuper de la menace immédiate des raies sanglantes qui revenaient.

Mercurio se posta au milieu du pont pour donner des ordres aux matelots : "Allez les gars, on lâche rien ! D'aut' raies vont se pointer côté poupe, alors vous allez m'canarder ces connards dès qu'leurs salles tronches sortent d'l'eau, compris ? Allez, magnez-vous l'cul d'armer vos arcs et arbalètes ! J'veux pas qu'y z'aient l'occas' de jeter encore un seul d'leurs putain d'javelots !" Et enfin il interpella Jiro de manière plus discrète : "Non, pas toi. 'Faut qu'j'te confie une mission délicate. Ecoute-moi." Le ton du bosco se faisait particulièrement grave, le regardant dans les yeux. "Si ces enfoirés nous abordent, à moins d'un mirac' on va pas faire un pli. Et dans les cales, on a l'gosse et sa daronne, qui doivent être en train d'baliser à mort en c'moment. Et on sait tous c'qu'les sangs-pourpres font aux prisonnières et aux enfants qui sont pas d'leur race... Va les r'trouver et rassure-les... Et si jamais t'entends un seul d'ces connards descendre, fais c'qu'y faut pour leur épargner ces souffrances inutiles. T'as compris ? Y a qu'à toi qu'j'peux confier c'te mission. T't'en sens capable ?" Jiro s'était décomposé au fur et à mesure du discours de Mercurio mais il comprenait pourquoi c'était à lui qu'il donnait cette mission. L'ynorien avait confié quelques bribes de son passé à l'humoran, il avait déjà vu ce genre d'horreurs se passer devant ses yeux. Lui seul pouvait comprendre la nécessité d'en arriver à de telles extrémités. L'ynorien déglutit, avalant l'idée avant de lui répondre : "Ouais bosco. J'comprends. Ouais. J'ferais c'qui faut." Mercurio lui fit quelques tapes amicales sur l'épaule, désolé d'avoir à lui confier une mission pareille, qui serait peut-être leur dernière discussion. Et il s'assura de le voir rejoindre l'intérieur du navire.

Il alla ensuite se joindre à l'équipage, se préparant à devoir user de sa magie de lumière d'attaque dès que cela serait nécessaire.

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Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

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Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi


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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Jeu 11 Jan 2018 18:10 
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Comme un seul arbre, les diverses branches de mon équipage faisaient front face à la menace. Notre situation était peu enviable, et pourtant mes hommes continuaient de suivre les directives et de faire de leur mieux. Peu importait qu'ils n'eussent jamais été du bois dont on fait les Thunderhead et les Von Klaash, ils faisaient de leur mieux. Jamais personne n'allait être en mesure de leur ôter cela. La pointe fière qui persistait en moi ne me privait pas de rester sur mes gardes. Bien m'en pris, car un son brutal provenant de la lyre, et pas franchement rassurant, m'indiqua où concentrer ma magie. L'eau intercepta un trait d'une lourde arme prenant la Prêtresse pour cible. Malheureusement, je ne fus pas assez remise pour faire de même avec un puissant projectile de catapulte. Une partie des crocs de la Rascasse vola en éclat, offrant la vie d'un de mes marins à la lance d'une Raie.

L'un après l'autre, mes matelots étaient cueillis, diminuant nos forces et notre potentiel de riposte. Plus grave encore, une manœuvre adverse fit accourir mon conseiller à mes côtés. Le vaisseau venant vers nous allait nous percuter et son équipage nous aborder. J'eus malgré moi un rictus.

"Mauvais, ça. Une éraflure de plus sur la coque, et Mazhui me fera une canopée au carré."

Un trait d'humour bien grave, qui m'avait échappé aussi naturellement qu'un souffle. Un Mercurio trempé vint à son tour me voir. Son apparence suscitait un tas de questions dans ma caboche végétale, mais nous manquions de temps. Un groupe de Raies se rassemblait à la poupe. Plusieurs raisons possibles : monter dès que la Rascasse allait s'immobiliser lors du contact ou attraper et disposer des marins pensant que leur salut résidait dans un plongeon.

Peu après, ce fut au tour de la Prêtresse de m'inciter, semblait-il, à les éperonner d'abord. La Rascasse en était-elle seulement capable ? Mazhui nous avait confié un vaisseau d'exploration. Rapide car peu armé. Nous n'étions pas censés nous en prendre à une flotte au complet. Si seulement ces imbéciles de Sang-pourpres n'avaient pas eu tant d'eau dans les esgourdes...

Le Bosco prit alors les choses en main, donnant ses directives pour accueillir la meute comme il se devait. Je le laissai faire, avisant Leyna assise en tailleur qui en appelait à la puissance de Rana. Et moi ? Qu'étais-je censée faire ? À bord, nous avions déjà bien des morts et un prisonnier sang-pourpre qui allait connaître un sort funeste. Car oui, soit il allait être tué par un de mes matelots vengeur, soit par les siens pour avoir subi l'humiliation de la capture. Il n'avait aucune valeur en qualité d'otage. Peut-être avait-ce été là mon erreur : poursuivre plus avant dans les eaux des Pourpres. Pourtant, cela avait été et restait notre mission. Prendre contact avec ces pirates sanguinaires au nom de la Confrérie.

Je rajustai mon tricorne et avisai la stature de mon maître d'arme. Eliwin et lui étaient les seuls à véritablement savoir se battre à courte distance. Jamais ils n'allaient pouvoir tenir contre tout un équipage. Et pourtant, il le fallait.

"Si abordage il y a, il faudra limiter la zone de contact au minimum. Garder un avantage et miser sur nos réserves magiques et vos talents pour tenir."

Repousser les assaillants. Tous ne pourraient pas monter à bord. Certains devraient rester à la manœuvre. J'avais une idée, mais l'écartai vivement tant elle était risquée. Snori aurait été des nôtres, je les aurais envoyé lui et Nahöriel éliminer discrètement les marins aux postes-clés. Je n'avais toutefois pas ce luxe, ni moi-même les capacités pour le faire, hélas.

"Puisse Moura être avec nous, et que le capitaine de cet autre navire soit un peu moins dur de la feuille."

J'avais presque de la pitié envers les Sang-Pourpres. Pour se montrer si vindicatifs envers un vaisseau d'aussi petite taille et visiblement peu armé que la Rascasse, ils devaient vraiment avoir des choses à se prouver, eux.

Serpentins serrés sur la garde de ma lame, l'autre main rassemblant ma magie d'eau et prête à repousser un autre trait destiné à la Prêtresse, j'avisai fièrement le navire filant vers nous.


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- Même chose que précédemment.

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Mythanorië - Oudio / Shamane Hippocampe


Sœur de la Confrérie d'Outremer, Capitaine de la Rascasse Volante, au corps de bois et cœur de bête océane
"Y'a pas à dire, la mer, ça vous change quelqu'un !"

Ancien thème
Thème actuel & Nouvelle Voix


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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mer 17 Jan 2018 03:20 
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Leyna : réussite du sort (4/8 PM air) et échec du guidage
Timonier sang-pourpre : échec critique
Prière à Rana : réussite critique


Eliwin hocha la tête avec conviction. Il avait le regard d'un homme prêt à se battre avec acharnement jusqu'au bout quand bien même la défaite lui serait inévitable. Samrik, plus réservé, se contenta de frotter ses lames.

A la poupe, les Raies Sanglantes jaillirent de l'eau pour tenter de grimper au navire, mais les assaillants furent accueillis par les traits et les piques des marins prévenus par Mercurio. Les soldats restèrent sur l'eau, pestant contre cette résistance inattendue. Leur chef resta sous l'eau, attendant de voir ce qui allait se passer...

Grâce à la magie de Leyna amplifiée par son amulette, un épais brouillard se leva presque instantanément sur les eaux troublées. Son sort avait fonctionné, mais était-ce vraiment le bon choix ?

De l'autre côté du conflit, sur le navire au voiles rouges, le timonier fut pris de panique et n'osa pas entreprendre de manœuvre. Ce fut alors que son supérieur, l'intendant du navire, qui avait vu clair dans le jeu de ses ennemis, le poussa pour lui prendre la barre.

- Donne-moi ça, imbécile ! Tu ne vois pas qu'ils veulent nous percer la coque ?!

Il vira à tribord à toute allure pour éviter l'assaut de la Rascasse, mais il ne savait pas qu'elle était déjà sur le point de les percuter...

De son côté, Leyna, alors qu'elle guidait le timonier de la Rascasse, ne put remarquer que trop tard le virement de bord du navire ennemi. La Rascasse entreprit un tour tardif qui, lui aussi, ne servit au final qu'à réduire légèrement les dégâts.

Dans un fracassement assourdissant, les proues des deux navires en pleine manœuvre entrèrent en collision. Des éclats de bois fusèrent dans tous les sens, et le navire Sang-Pourpre, trahi par son architecture, perdit non seulement son éperon mais aussi son gouvernail. La Rascasse perdit elle aussi sa devanture, mais le gouvernail, bien qu'amoché, n'était pas encore hors d'état. Là où la coque du navire aux voiles rouges arborait désormais un trou béant, celle de la Rascasse n'avait que quelques planches brisées à l'avant, avalant ça et là quelques gorgées d'eau salée.

Une demi-minute de silence intimidant s'ensuivit. Ceux qui étaient tombés sur leurs fesses suite au choc se relevèrent péniblement. Si abordage il y avait, il était bien calme. Le robuste Eliwin qui était resté ferme sur ses pieds se hâta à la proue pour aviser de la situation, mais le brouillard l'empêchait de voir clairement ce qui se passait chez l'ennemi. Ce que ses yeux ne captaient pas, ses oreilles, en revanche, l'entendaient : le vent, sous la forme d'une bourrasque ininterrompue, soufflait dans son dos. Il se rua vers la barre laissée vacante par le marin étourdi, et vira à tribord pour effectuer un contournement.

L'attaque prévue par Leyna avait dans un sens, échoué, et dans l'autre, réussi. Bien que le coup n'avait pas détruit l'ennemi, ils n'avaient désormais plus à s'inquiéter d'un abordage, et encore moins d'une poursuite de leur part. Ils étaient hors course. Le souffle accordé par Rana gonfla les voiles de la Rascasse qui reprit de plus belle sa périlleuse entreprise.

La brume aveuglante n'en avait pas fini avec ses vertus. Seule Leyna pouvait voir que le prochain navire, sensé être à portée de tir, n'avançait plus pour attaquer, ne pouvant plus viser efficacement.

Le brouillard était fait pour durer, mais il ne se déplaçait pas avec la Rascasse. Les marins de la Confrérie sortiraient bientôt de leur couvert magique, mais il resterait encore un navire hors de la brume, qui avait peut-être encore l'intention de combattre, et qui les repérerait une fois sortis de la zone d'effet du sort de Leyna...


État des lieux et précisions :

- L'éperon de la Rascasse est inutilisable et il vous sera plus dur de faire des manœuvres avec un gouvernail en piètre état.
- Le navire aux voiles rouges est incapable de continuer la poursuite.
- La brume vous cache aux yeux des deux autres navires. Vous n'êtes plus exposés aux tirs de catapulte.
- Le tout dernier navire est le seul hors du brouillard.
- Vous naviguez dans le sens du vent. La Rascasse a considérablement gagné en vitesse. En continuant vers l'île, vous sortirez de la zone brumeuse au tour prochain. Considérez maintenant que, si vous procédez à une allure maximale :
- dans 1 tour, vous sortirez du brouillard et passerez à côté du dernier navire
- dans 2 tours, vous arriverez sur l'île

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Jeu 18 Jan 2018 03:33 
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Le Grand Bleu - Chapitre VIII



Le Grand Bleu

Chapitre VIII




Il fallait croire que les sangs-pourpres ne s'étaient pas rendu compte d'avoir mis le petit équipage de ce petit vaisseau qu'était la Rascasse Volante au pied du mur pour ne pas avoir anticipé la charge désespérée qu'ils avaient entrepris. Le navire filait à sa rapidité maximale vers la collision et la tentative d'intrusion des raies sanglantes au niveau de la poupe fut accueilli avec une nuée de flèches, de carreaux et de pointes de lances qui ne leur laissèrent aucune chance.

Mercurio était comme un fou, les raies sanglantes n'avaient rien vu venir et l'équipage n'a nullement été inquiété. C'était un spectacle exaltant que de voir tous ces camarades réussir à se défendre comme un seul homme. Ah, pris un par un, c'était une belle bande de bons à rien dont la survie jusqu'à ce jour demeurait un mystère (Surtout en ce qui concernait Taloc, qui avait pourtant réussi là à coller un carreau directement entre les deux yeux du premier sang-pourpre à jaillir de l'eau) mais là, il n'y avait pas la moindre ambiguïté sur leur instinct de survie en tant qu'équipe.

L'humoran n'eût même pas à utiliser sa magie offensive.
"Haha ! Ouais les gars, c'est bon ça ! C'ça qu'j'veux voir, j'suis p'tain d'fier d'vous là ! Mais on en est pas sorti encore ! Restez sur vos gardes !"

Soudain, un brouillard se leva.
C'était quoi encore ce délire ? Bon, peu importait.
L'humoran détourna le regard vers la proue qui était sur le point de s'encastrer dans le navire ennemi.

"Accrochez-vous !", hurla Mercurio presque trop tard.

Le navire sang-pourpre avaient tenter de faire pivoter sa proue, sûr de résister éperon contre éperon mais ils n'eurent pas le temps nécessaire, la Rascasse s'enfonçant violemment légèrement à leur bâbord et faisant des dégâts immenses dans un fracas abasourdissant qui envoya de nombreux membres d'équipage tomber lourdement sur le pont.

Le choc avait été encore plus violent qu'il aurait pu l'imaginer et les sangs-pourpres devaient encore plus l'avoir senti passer. Ainsi, dans un nouvel instant onirique, les deux vaisseaux blessés encastrés l'un dans l'autre s'étaient immobilisés dans le brouillard et le brouhaha de la bataille avait laissé place aux doux clapotis des vagues et au bruit des planches qui craquent.

Les peaux-bleus, que tout le monde savait pourtant si proches, ne se faisaient même pas entendre. Aucune parole, aucun bruit de mouvement à leur bord, comme s'ils venaient de foncer dans un vaisseau fantôme.

Eliwin, pragmatique à en crever, ne semblait pas avoir eu besoin d'une seule seconde pour reprendre ces esprits, bourrant le timonier encore hébété et manœuvrant derechef la Rascasse Volante, la faisant sortir de ce merdier en prenant la première bourrasque de vent qui les en dégagerait. En passant à côté, l'humoran put constater à quel point le navire adverse avait pris très cher. Il leur était sans doute impossible de pouvoir maintenant diriger le bâtiment, ils étaient définitivement hors-jeu alors que leur rafiot ne souffrait que d'un éperon endommagé par le choc, de quelques planches brisés et du gouvernail qui n'avait vraisemblablement pas aimé se cogner contre la surface juste après le bref vol de la poupe.

Si la situation n'était pour autant toujours pas idéale, les derniers événements avaient des allures de victoires exaltantes. S'ils devaient finir par en mourir, ce serait avec l'immense satisfaction d'avoir fait rabaisser le caquet des sangs-pourpres qui semblaient avoir sortis leurs plus grands moyens pour s'attaquer à un pauvre bateau d'exploration qui ne voulait pas leur chercher querelle. Bien fait pour leurs culs tous bleus.

Ils étaient maintenant cernés par le brouillard, et si sa mémoire et son sens de l'orientation étaient bons, face à l'île. Fuir en prenant le large serait trop risqué avec la Rascasse Volante dans un état pareil et de toute façon, quitte à en être là, autant continuer leurs tentatives hasardeuses et désespérées.

Mercurio aida ses compagnons encore au sol à se relever, avec un grand sourire et les gratifiant de petites tapes amicales. Il dit presque en murmurant, se surprenant lui-même : "Les dieux sont avec nous les gars, soyons-en dignes. On s'relève. L'plus long jours d'nos vies est pas encore fini."

L'humoran semblait apaisé, il avait accepté de la manière la plus absolu ce qui était en train de se passer dans toute sa violence et son absurdité... Même les morts parmi l'équipage ne semblaient plus avoir d'importance. Cette action... Ça lui plaisait. Trop, c'en était presque malsain. Il avait déjà été dans des situations aussi grotesques et désespérées auparavant, mais il s'en sentait toujours victime. Là, c'était différent.

Il s'avança paisiblement vers la capitaine, glissant ses pouces dans ses poches et dandinant légèrement. Son grand sourire n'avait pas faibli. Il se positionna juste à côté d'elle, regardant avec vers la proue du navire une seconde avant de dire avec un ton joueur :
"On fonce ?"

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Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
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C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

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