L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mar 1 Nov 2016 03:35 
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Dragon Fantôme - Chapitre XV



Dragon Fantôme

Chapitre XVI




La prêtresse lui répliqua qu'il s'agissait d'un but honorable, mais que son travail lui serait plus complexe s'il décidait de se passer des connaissances des autres, ajoutant qu'elle l'aiderait autant qu'elle pourrait.

L'humoran s'étonnait encore de la sympathie de Leyna à son égard aujourd'hui, qu'il ne pensait pas mériter. Lorsqu'ils arrivèrent en vue du navire, la plupart des membres d'équipage était déjà sur le pont.

Qu'est-ce qu'ils avaient fait de leurs salaires pour revenir aussi vite ? Ou peut-être avaient-ils vu aussi bien que l'humoran que cette ville avait une atmosphère malsaine. Ils ont dû en avoir marre d'être scrutés et jugés par le moindre passant et, après tout, il n'était même pas dit que les taverniers et les catins soient ravis de se charger de pirates. Ils ont peut-être tout fait pour écourter leur séjour.

"Beh ? Qu'est-ce qu'y foutent d'jà ici, tous ?", dit-il, partageant sa pensée avec la semi-elfe.

L'humoran s'en allait poser la question directement aux matelots lorsqu'un étrange petit homme s'interposa entre eux et le bateau. Le personnage avait quelque chose d'étrange, emmitouflé dans une large veste qui lui descendait jusqu'au genou et une paire de binocles sur le pif. On aurait dit qu'il avait puisé dans tout le peu de confiance qu'il avait en lui pour venir les interrompre dans leur marche, n'osant regarder ni l'un ni l'autre dans les yeux en exposant la raison de sa brusque irruption :"Veuillez m'excuser, mh, c'est bien ici la... Racaille Volante ? Je dois parler à votre capitaine."

Mercurio sourit de son erreur sans le corriger ni lui dire mot et tourna la tête vers le pont, et, voyant passer le crâne suintant de Molrak, lui hurla depuis le quai :
"Oh ! Molrak ! Molrak !"

Le matelot sembla surpris, il se tourna vers la source du bruit et gueula à son tour de plus belle : "Ouais bosco, qu'est-ce qu'il y a ?"

"T'sais s'la cap'taine est r'venu sur l'navire ou pas ?"

"Heu ouais, j'l'ai vu aller vers les cabines, pourquoi ?"

"Alors va m'la chercher et dis-lui que m'sieur..." Il s'interrompit et s'adressa à nouveau au petit bonhomme. "M'sieur comment au fait, et c'pour quoi ?"

Le visiteur n'eût pas le temps de répondre que Molrak hurla :
"Heu j'ai pas entendu la fin de la phrase, t'as dis quoi ?!"

L'humoran au bigleux :
"Bon bah maint'nant dites-lui vous même, ç'ra plus rapide."



Dragon Fantôme - Chapitre XVII

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Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mar 1 Nov 2016 10:22 
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Leyna était pour le moins satisfaite de sa dernière sortie. L'humoran ivrogne et stupide qu'elle avait entrevu en Mercurio se révélait quelqu'un d'assez rustre, mais intelligent, et avait même témoigné de quelques débuts d'ouverture. Elle lui avait parlé des runes et ils avaient longuement échangé sur la possibilité de convertir l'eau en potion de soin. La prêtresse comptait bien surveiller cela de près, car le sujet l'intéressait au plus haut point. Elle avait suffisamment vu la mort et la souffrance pour souhaiter soutenir un homme apportant ses bons soins aux peuples, même si c'était en ronchonnant.

Alors qu'ils allaient remonter à bord, dans un navire fin prêt à reprendre la mer, ils furent abordés par un curieux petit homme souhaitant parler à la capitaine. La jeune femme haussa un sourcil. Elle ne connaissait pas cette personne. Peut-être un membre de la guilde transmettant des informations ? Elle s’apercevait qu'elle ne savait que très peu de choses de cette « confrérie d'outremer » à laquelle elle appartenait. Cependant, l'homme ressemblait plus à un notable qu'à un pirate... pas le genre de personne à les fréquenter...

Elle lui sourit en silence, attendant d'en apprendre plus sur ses intentions.

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mar 1 Nov 2016 11:17 
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La Rascasse en Mission !
*1*



Après avoir passé plus de temps que prévu dans la cale, je décidai de remonter. Il était inutile de m'esquinter davantage les yeux dans la pénombre du vaisseau, à la recherche d'un possible intrus. Je faisais confiance à mon demi-garzok de maître d'armes. Samrik avait repris du poil de la bête. Nul doute que s'il se retrouvait nez à nez avec un faciès inconnu, il lui tomberait dessus. Le court échange que j'avais eu avec lui m'avait donné un certain espoir : celui de le voir un jour accepter de se reconnaître comme membre de l'équipage de la Rascasse Volante. Mais vu son retour à l'indifférence, ce n'était pas encore pour les prochains jours.

Malgré la distance séparant la cale du pont du navire, je perçus la montée d'un brouhaha. Pas celui d'un esclandre ou d'une bagarre, mais une atmosphère semblable à... Celle du port de Tulorim, peu avant que la Rascasse prît la mer pour la première fois aux couleurs de la Confrérie. C'était étrange. J'avais libéré l'équipage récemment, pour leur accorder une escale bien méritée. Le vaisseau aurait du demeurer déserté plusieurs jours d'affilée, le temps que les esprits et les bourses se vident.

Je remontai au pont inférieur, découvrant que les matelots qui se reposaient à ma descente n'étaient plus là. Intriguée, je poursuivis, émergeant du ventre de bois pour m'apercevoir que la quasi-totalité de mes hommes et femmes était présente. Si certains étaient visiblement éméchés, d'autres semblaient avoir préféré acquérir des tonnelets ou des outres à emporter. En tous cas, une chose était certaine : l'air ambiant ne respirait pas autant la détente qu'il aurait du.

Je m'avançai, saluant du chef les membres de la Confrérie. Certaines têtes manquaient à l'appel, mais sans doute leurs propriétaires étaient en chemin.

"Eh bien ? Aurait-on le mal de terre ?"

Ma petite boutade trouva un écho amusé sur certains visages, gênés sur d'autres. Je laissai passer et déverrouillai la porte de ma cabine quand l'un de mes hommes se mit à beugler en m'apercevant.

"Capitaine ! Y'a l'bosco qui vous d'mande, là !"

Au moins, avec Molrak, pas besoin de porte-voix. L'homme dégarni et trapu avait assez de coffre pour se faire entendre par-dessus les échanges de l'équipage. Et il pointait grossièrement du doigt en direction de la passerelle. Mercurio me faisant demander, c'était assez inhabituel. Il était du genre débrouillard et j'avais confiance en sa capacité à se sortir d'un bourbier quelconque. J'acquiesçai et me dirigeai vers le bastingage, apposant une main entre deux dents.

L'humoran guérisseur était là, en compagnie de la Prêtresse demie-earion Leyna'sëraya et... D'une silhouette inconnue. Un homme, drapé dans un long manteau, et avec ce que j'identifiai comme des sortes de bésicles sur son nez. J'aurais presque trouvé qu'il avait l'air d'un original, si mon propre équipage n'était pas constitué d'êtres aussi improbables que des demi-elfes, félins et garzoks, sans oublier la brindille à leur tête.

Je relevai mon tricorne d'un serpentin, avisant le trio arrêté sur le ponton d'embarquement.

"Un problème ?"


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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mar 1 Nov 2016 17:51 
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L'homme regarda autour de lui, quelque peu intimidé par l'équipage. Lorsque Mytha sortit de sa cabine, il sembla reconnaître le capitaine de la Rascasse et monta à bord pour la saluer, non sans avoir glissé une timide politesse à l'humoran.

- Vous êtes... Mythanoé, n'est ce pas ? Oui, ça ne peut être que vous. Je me nomme Nasakura, Li Nasakura. Je viens de la part de sieur Mazhui. Il a des affaires pressantes à Oranan, alors il m'a demandé de vous faire passer un message. Vous me devez 700 Yus...

Comprenant bien vite la nature de sa demande, il se rectifia, presque paniqué :

- J-je veux dire. Il était convenu d'un arrangement. Vous pouvez vérifier dans sa lettre.

Après avoir dit cela, il tendit un petit sac en cuir fermé par une ficelle, lequel contenait ledit message. Qui l'ôterait de son enveloppe et lirait le parchemin pourrait constater qu'il était bien signé Mazhui.

"Frères et sœurs de la Rascasse.

J'ai eu vent de vos progrès et j'espère que vous bravez les océans avec succès. Dans nos efforts pour en savoir plus sur les Sangs-Pourpres, j'ai entendu parler d'une île, appelée l'Île du Serpent. Selon mes informations, cette île, dissimulée derrière un mur de brume, serait un repaire de Sangs-Pourpres et probablement le seul endroit où ils semblent se rassembler en nombre. Je ne connais pas la raison de cette concentration, mais c'est une opportunité d'entrer en contact avec eux et d'approfondir nos connaissances à leur sujet, afin de faciliter de futures alliances. L'île se trouverait loin à l'ouest du Nirtim, comptez 5 ou 6 jours en mer à partir de Darhàm. Cette mer est peu fréquentée, vous risquez de n'y rencontrer que des cynores, mais restez sur vos gardes, les Sangs-Pourpres sont avant tout des pirates.
J'aimerais pouvoir vous accompagner, mais le Masamune est retenu à Oranan. J'essaie d'établir des relations commerciales avec les marchands locaux, mais même si ils se sentent menacés par les attaques des oaxiens, ce n'est pas une mince affaire de les convaincre, et il semblerait que la guerre se rapproche plus que jamais.
J'ai promis à mon messager que vous lui feriez don d'une compensation de 700 Yus. Je laisse cette affaire à votre entière discrétion, mes relations avec lui n'ont plus lieu d'être. Pour ce qui est des Sangs-Pourpres, je vous souhaite bonne chance.

Prospérité, Mazhui."

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mer 2 Nov 2016 10:43 
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Le plus évident concernant l'inconnu était qu'il ne paraissait visiblement pas à l'aise en notre présence. Il se tenait étrangement alerte, sur le qui-vive pensai-je même. Toutefois, il monta résolument à bord en m'apercevant. Première chose qui me fit légèrement froncer le nez, il écorcha mon nom, demandant de manière presque rhétorique si c'était moi. Rares étaient les capitaines d'origine oudio en escale dans les environs. Les risques de se tromper étaient franchement minimes. Toutefois, il poursuivit, ce dénommé Li Nasakura, en se présentant comme un envoyé du respecté Mazhui. Le nom fit revenir en bloc les souvenirs de Tulorim, du visage de l'ynorien, du majestueux Masamune quittant la rade. L'homme respecté et le navire se trouvaient à Oranan pour affaires. C'était assez rassurant, si c'était bien vrai. Ma mine se fit suspicieuse lorsque le messager réclama sept-cents yus, qu'il s'empressa de justifier par la mention d'un arrangement, avant de me tendre un sac de cuir. Un message se trouvait à l'intérieur.

Je ne tardai pas à découvrir la lettre, en commençant par en regarder la signature. Avec une ratification de style "Prospérité, Mazhui", il y avait peu de chances qu'elle fût contrefaite autrement que par un être aux prestations onéreuses. Rapidement, mes yeux accoutumés à la lecture la parcoururent, en tirant les éléments essentiels. Notre frère de la Confrérie nous indiquait une île, l'Île du Serpent, à un peu moins d'une semaine de navigation à l'Ouest de Darhàm. C'était apparemment là, derrière un mur de brume, que les Sang-Pourpres que nous cherchions à contacter avaient pour coutume de se rassembler. Si cette partie de l'Aeronland était apparemment peu fréquentée, Mazhui nous incitait néanmoins à faire preuve de prudence.

Le reste de la missive indiquait que notre frère d'Ynorie cherchait à établir des liens commerciaux avec les marchands locaux. Mazhui prit encore davantage de hauteur dans mon estime, car retourner en Ynorie, connaissant ses relations tendues avec cette nation, demandait un courage exemplaire. Les dernières lignes de sa lettre indiquaient qu'il avait promis une compensation à son messager, mais nous laissait une entière discrétion à ce sujet, car les relations entre les deux hommes semblaient s'achever avec cette tâche.

Relevant le nez, je fis signe à Eliwin, Mercurio et Leyna d'approcher, afin de prendre connaissance de la missive à leur tour. En tant que mon conseiller, mon bosco et la représentante de Moura à bord, les tenir informés me paraissait tout à fait dans l'ordre des choses. J'offris un sourire au messager. Nonchalamment, je décidai de le tester, ce Nasakura.

"Je vois. Il est bien établi que nous devons vous verser une compensation, mais..."

Je plissai les yeux, comme si ce que j'avais juste lu me contrariais grandement.

"La lettre stipule également que vous devez rester en notre compagnie le temps de notre petite... Affaire. Après quoi, Mazhui nous demande la faveur de vous mener au port de votre choix."

Avec aplomb, je regardai mon interlocuteur, tordant la vérité sans tressaillir, juste pour voir si l'homme était au courant du contenu de la missive. J'avais du mal à comprendre pourquoi notre frère de la Confrérie aurait envoyé quelqu'un d'aussi impressionnable à la rencontre d'un équipage pirate. Notre cale recelait une bonne partie de butin en argent et bijoux, mais je me voyais mal me départir de cette somme, peu importait la forme qu'elle prît, simplement pour payer un messager.

Quelque part, une autre solution bien plus radicale se présenta à moi, chose qui me vint à l'esprit en laissant reposer ma paume sur la garde de mon épée. Mais je n'étais pas assez pragmatique ni encline à user de ce genre de moyens pour nous défaire d'un élément gênant. Il pouvait peut-être encore servir après tout.


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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mer 2 Nov 2016 18:33 
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Dragon Fantôme - Chapitre XVI



Dragon Fantôme

Chapitre XVII




Mythanorïe pointa finalement le bout de son nez d'écorce et l'homme monta sur le pont. Il se présenta à elle sous le nom de "Li Nasakura", venu en messager de la part de Mazhui. Il tendit alors une lettre vers elle et lui demanda de le dédommager de sept-cent yus, comme convenu dans le message.

Mercurio eût un mouvement facial surpris. A sept-cent yus le messager, le bon Mazhui aurait mieux fait de demander à un simple coursier plutôt que d'envoyer un bourgeois d'Ynorie... Ou alors le message devait être une extrême importance.

Et voilà-t-y pas que l'oudio, après avoir brièvement lu la lettre et vraisemblablement méfiante envers le bonhomme, lui annonce que les yus, il ne pourrait les obtenir qu'après avoir réglé l'affaire.

La capitaine laissa alors Eliwin, Leyna et lui prendre connaissance de la lettre. Ses difficultés à la lecture le poussèrent à lire en diagonale et y déchiffrer ce qu'il pouvait. Il ne lu que les premières lignes. Il s'agissait vraisemblablement de cette fameuse histoire de Sangs-Pourpres. La lettre apprenait qu'ils étaient localisés sur "l'île du Serpent". Jamais entendu parler d'un tel endroit, même pas à Dahràm.
De ce qu'il avait compris de l'affaire, une alliance avec les plus sanglants pirates sangs-pourpres était vitale pour contrecarrer certains ennemis qu'avait pu se faire la Confrérie d'Outremer. Et voilà que ce message offrait une belle opportunité d'enfin les rencontrer.

L'humoran était un peu circonspect et se demandait s'il valait cependant bien la peine de supporter la présence d'un tel parasite à bord. L'ynorien était visiblement un richard pour qui ça avait déjà du être une véritable aventure de les trouver juste pour délivrer ce message, pas le genre d'élément de faiblesse que l'on voudrait avoir à nos côtés pour négocier avec les pires raclures de bidet de la piraterie des Sangs-Pourpres, pour qui, il devinait, ils n'accepteraient de s'allier qu'avec des cinglées aussi sanguinaires qu'eux.

De plus, il n'avait guère envie de se casser la tête à lui trouver une utilité sur le navire. Ses mains épargnés en peau de bébé se décharneraient rien qu'en tenant une corde, il n'était même pas sûr qu'il puisse aider la cantinière et il imaginait mal le laisser glandouiller toute la journée sur le navire, ça serait démotivant pour tout l'équipage.

Il chuchota alors discrètement à ce qui servait d'oreilles à la capitaine :
"Hé cap'taine, j'suis sûr qu'en lui foutant un peu la pétoche il va les oublier, ces yus... R'ga'dez-le, c'gringalet tout moisi, il a les g'noux qui tremblent rien qu'd'êt' là... J'lui rugis une fois à la gueule, et y va s'barrer en courant avec d'la merde au fond du froc. C'plié."

Il finit sa phrase avec un sourire en coin malicieux, attendant juste un signe d’acquiescement de sa part pour mettre au petit bourge la peur de sa vie. Par Gaïa, qu'est-ce qu'il détestait ce genre de personnage... Alors quand il y avait une occasion de les houspiller, il n'allait pas se faire prier pour sortir le grand jeu.



Dragon Fantôme - Chapitre XVIII

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celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
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Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mer 2 Nov 2016 19:50 
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L'homme était chargé de remettre un message contre 700 yus, apparemment. Mythanorië s'approcha et lu. Sans demander la permission, Leyna et Mercurio vinrent tous deux lire à leur tour, par-dessus son épaule. Le cœur de la jeune femme s'accéléra. Il s'agissait rien de moins que d'aller à la rencontre des sang-pourpres ! Le peuple dont elle descendait par son sinistre père... son ascendance la plus haïe...

Non qu'elle ait vraiment quelque chose contre les hommes de la mer, mais Saryon Barbe-rouge, le capitaine du Chasseur des Brisants, était le seul à l'avoir reconnu. Qui sait ce que les autres penseraient d'elle ? Pour beaucoup, elle était une hérésie.

Elle ne put retenir un murmure sinistre en voyant leur destination :

« L'île du Serpent... »

La légende qui courait sur les lieux était pour le moins sinistre. Elle recula d'un pas, ne prêtant guère attention à ses compagnons. Elle allait devoir se rendre là-bas ? Cette seule perspective était glaçante... mais si telle était l'épreuve de Moura, elle devrait s'y plier.

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Ven 4 Nov 2016 13:02 
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Lorsque Mythanorië déclara que le messager devait aussi les accompagner selon les termes de Mazhui, Nasakura eut un sursaut et des sueurs froides commencèrent à perler sur son front :

- P-p-pardon ? M-mais ce n'est pas ce qui était convenu ! Il m'a simplement écrit que je devais vous remettre le message et que je serais payé et... et rien de plus ! J-je ne peux pas partir, j'ai le mal de mer et mon bureau est à Lebher ! Vous... vous êtes sûre d'avoir bien lu ?

Il avait clairement des préjugés sur l'intellect de ses interlocuteurs. Il fixait aussi Mercurio lorsque celui-ci murmura à l'oreille de l'oudio avec une anxiété à peine dissimulée.

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Dim 6 Nov 2016 12:02 
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*3*



Ma petite supercherie eut des résultats encourageants, ou plutôt pathétiques. Notre interlocuteur fut comme sidéré, en proie à une crainte croissante. Malgré la température fraiche de Lebher, l'homme commençait à suer grandement. En bégayant, il se défendit, arguant que ce n'était pas ce que Mazhui lui avait écrit. Puis, il se justifia, m'apprenant sans que j'eus besoin de demander qu'il était sujet au mal de mer, mais surtout possédait un bureau en ville. Toutefois, il reprit suffisamment d'aplomb pour questionner ma capacité à bien saisir le sens de la missive.

Mercurio choisit ce moment pour se pencher à mon oreille, proposant de lui coller une telle trouille qu'il allait en oublier cette promesse de yus. La perspective était plutôt amusante, et voir un inconnu me remettre en question m'avait un tantinet vexé. Ce fut donc en arborant une expression aussi froide que le climat local, et en rivant mes yeux clairs à ceux du messager, que je repris la parole.

"Un bureau... Un humain installé à Lebher... Ben voyons... Eh bien le monsieur va gentiment nous indiquer où, histoire de confirmer ce qu'il raconte et puisse être... Raccompagné."

Je relevai légèrement mon tricorne, sachant pertinemment que le vieux Toki était humain aussi, mais je fis exprès d'omettre la connaissance de ce détail. J'appuyai par contre de la voix et du regard mes propos suivants, comme une mise en garde sur ce qui aurait pu arriver à notre interlocuteur.

"Car le dernier usurpateur qui a tenté de nous flouer..."

Une petite brise froide balaya le pont. J'achevai ma phrase, en adressant un petit regard à Mercurio.

"A fini par s'ouvrir à nous d'une façon plutôt... Instructive, entre les mains habiles de mon cher camarade, ici présent."

Si ce Nasakura Li n'avait plus rien à voir avec Mazhui, je ne voyais pas pourquoi délester notre groupe d'une si grande partie de ses ressources. Je laissai donc Mercurio agir à son gré et s'amuser d'un signe de tête. Si sa tactique fonctionnait, tant mieux. Si l'homme cherchait à négocier un prix plus bas, et surtout son destin, j'allais peut-être lui accorder une chance. Mais sept cents yus était une somme invraisemblable. Il aurait encore été question d'une dette passée, avec preuve, j'aurais consenti à accorder la moitié de ce pécule sur l'instant, et l'autre à notre retour. Mais cela ne semblait pas être le cas. J'avais beau respecter Mazhui, je ne comprenais pas ce qui l'avait poussé à promettre un montant pareil. Ou alors, c'était comme il nous l'avait suggéré dans sa missive : une manière de nous tester, de voir ce que nous allions faire s'il laissait cette affaire à notre entière discrétion.

Toutefois, cette pensée demeura fugace, remplacée par une autre. Une partie de moi, en cet instant, s'amusait de la possibilité que l'homme prît ses jambes à son cou ou, plus drôle encore, perdît connaissance aux pieds de ma racaille d'équipage, avec laquelle il contrastait grandement.


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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Dim 6 Nov 2016 15:26 
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Dragon Fantôme

Chapitre XVIII




Li semblait de plus en plus mal à l'aise. Il bégayait, prétextant qu'il ne pouvait venir car son bureau était sur Lebher-même et en raison de son mal de mer.

Mercurio remarqua qu'après son chuchotement, celui-ci le regardait avec un air apeuré.

La proie était prête à être dévorée toute crue. Se prenant au jeu, la capitaine commençait à remettre en cause les dires du messager d'une manière on ne pouvait plus froide. L'humoran jubila lorsque celle-ci le menaça en feignant que l'humoran allait s'occuper de son cas.

Enfin, elle le regarda et, d'un mouvement de tête, lui laissa carte blanche pour se débarrasser de l'ynorien.

Li, tremblant de tout son être, vit ainsi le colosse s'approcher doucement de lui, lui tourner autour, le dévisager... La sueur perlait sur son front, il était figé. N'osant se retourner, il suivait du regard Mercurio lui tourner autour jusqu'au coin de l’œil. On imaginait tellement son cœur battre la chamade à un rythme effréné que le guérisseur pouvait presque entendre son pouls résonner dans son esprit.

Peut-être était-ce son côté woran qui était excité par la délectation d'avoir une petite créature terrifiée à sa portée, mais il s'en mettait presque à saliver, son regard se portant sur gorge de l'ynorien.

Continuant de tourner autour de lui avec un sadisme joyeux, il tournait parfois la tête, avec un grand sourire, vers les membres de l'équipage comme pour les prévenir qu'ils auraient un rôle à jouer dans le spectacle qui allait se mettre en place sous leurs yeux.

Au bout de quelques secondes, il se posa derrière lui, posant doucement sa patte sur son cou, les griffes sorties se baladant sur sa gorge sans le blesser. Il se retenait vraiment de ne pas lui arracher la jugulaire sur place, c'était tellement tentant...

Il décida alors de la jouer mielleux, ronronnant presque :
"l'a pas tord, savez ? L'monde est... si cruel... 'faut bien qu'on s'protège... qu'on prenne des précautions... qu'on fasse gaffe quoi, chacun à sa manière... Moi, si j'tais gaulé comme une crevette anorexique, j'me s'rais pas aventurer sur un bateau d'pirates, seul, en habit d'bourge, en espérant leur r'tirer des yus, par exemp'... C's'rait... vraiment pas prudent."

Il l'obligea à se tourner vers lui et le fixa avec un grand sourire avant de clamer à Mythanorië :
"Oh, cap'taine ! R'gadez, not' p'tit invité transpi' à grosses gouttes dis donc ! Z'avez chaud ? Enl'vez donc c'te veste, v'sentirez mieux.", dit-il en lui enlevant brusquement du dos.

Il la balança alors à Jiro :
"Tiens, Jiro, c'pas ta taille ça ? Essaye voir ?"

Le pirate ynorien joua le jeu et porta le manteau.
"Elle me va nickel bosco !", répondit-il alors qu'elle était clairement trop courte pour lui.

L'humoran se retourna vers Li, se remettant à se balader :
"Alors, on s'sent pas mieux là, plus au frais ? Mais... c'qu'il est tout pâle en plus ! L'aurait p'tet besoin d'un p'tit remontant..." Se tournant vers Molrak : "Molrak, ramène donc une bouteille pour not' p'tit invité, qui r'prenne des couleurs !"

Pendant que celui-ci obéissait, il continuait à s'amuser :
"C'qui faut bien être poli 'vec un invité d'si haut rang... On va lui faire goûter not' plus bon rhum...", avant de finir sa phrase en hurlant : "PAS VRAI LES GARS ?!"

"AYE !" répondit l'équipage en cœur.

"Ah ! Ça c'pas des pirates d'pacotilles ! C'pas beau un équipage soudé, comme ça, hein ? ALORS LES GARS, ON VA LES LUI DONNER CES YUS OU PAS ?!"

Si l'équipage clamait plus ou moins qu'il n'en était pas question, ce fut certainement Molrak, ramenant la bouteille de rhum, qui se fit entendre le plus avec sa grosse voix pleine de subtilité : "Y PEUT S'LES FOUTRE DANS L'CUL !"

Mercurio lui prit alors la bouteille des mains et s'écarta de Li en disant :
"Exactement. T'auras pas ton blé mon p'tit bonhomme, j'vois pas pourquoi on t'fil'rais l'moindre sou juste pour nous avoir emm'ner un putain d'morceau d'papier. Mais fais pas la gueule, j'te paye un coup !" A l'équipage : "Plaquez le au sol et maintenez-le les gars."

Ce fut étonnamment Lydia qui fut la première à le maîtriser, rapidement rejoint par Taloc puis tous les autres. Mercurio repéra même Samrik qui, s'il ne semblait pas vouloir participer, était juste là, à côté, à afficher pour la première fois un regard amusé.

Le petit être immobilisé au sol, l'humoran ouvrit la bouteille, en but quelques gorgées et commenta :
"Ah, t'as d'la chance en plus, c'du bon, c'du fort ! Ranos, maintiens-lui la bouche ouverte !"

Li était submergé, paniqué, il ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait et ce n'était pas pour déplaire à Mercurio. Il avait perdu ses verres durant sa chute et il semblait ne plus y voir grand chose. Le moment devait être traumatisant pour lui. Il ne pouvait plus bouger ni même fermer la bouche et cherchait vraisemblablement à appeler à l'aide lorsque l'humoran fit couler le contenu de la bouteille contre son visage. L'humoran ne se tracassait pas de viser juste, il en foutait partout. Ça lui arrivait dans la bouche, dans le nez, dans les yeux... Il vida toute la bouteille sur le pauvre bougre, conforté dans son élan sadique par l'exaltation de l'équipage qui avait vraisemblablement aussi besoin de se passer les nerfs sur quelqu'un et, pauvre Li, c'était tombé sur lui. Il cherchait à se débattre, il toussait... Et pendant ce temps, les membres de l'équipage ne s'étaient pas privés pour lui faire les poches.

L'humoran jeta alors la bouteille par-dessus bord et ça lui donna une idée.

"Relevez-le. Alors, ç'fait du bien d'trinquer comme un pirate ?", dit-il en rigolant grassement, Li ayant vraisemblablement du mal à tenir debout de tout l'alcool qu'il venait soudainement d'ingurgiter.

"Comme quoi, t'es pas v'nu pour rien ! T'as pu goûter not' bon rhum et not' convivialité. Et en plus t'sais quoi ? J'ai un bon r'mède cont' l'mal de mer !"

Il le saisit alors, prêt à le balancer par-dessus bord, dans l'eau gelée de Lebher.



Dragon Fantôme - Chapitre XIX

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Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

--------------------
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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Dim 6 Nov 2016 15:37 
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Leyna écoutait distraitement les autres, qui s'amusaient visiblement à terroriser le pauvre homme. En d'autres circonstances, elle les aurait sans doute arrêté, mais elle n'avait pas le cœur à ça. Elle s'éloigna, s'assit et chanta. Alors que les marins riaient de leurs mauvaises blagues, elle chantonnait et se laissait porter par le rythme vers les étranges contrées de son esprit. Vers les légendes anciennes, parlant de serpents et de guerre marines que les peuples de la terre n'avaient jamais connu.

Soudain, elle leva les yeux et vit le petit homme soulevé pour être jeté à l'eau. Sa voix porta avec une autorité inhabituelle :

« Assez ! Vous ne voudriez pas que la ville de Lebher nous rejette à jamais ? Laissez le partir, cette lettre annonce des troubles qui vont réclamer toute notre attention. »

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Dim 6 Nov 2016 16:37 
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Dragon Fantôme - Chapitre XVIII



Dragon Fantôme

Chapitre XIX




Il fut arrêté dans son geste par la prêtresse, qui somma à Mercurio et à tout l'équipage de le laisser partir, qu'ils ne devaient pas se mettre Lebher à dos et qu'ils avaient mieux à faire. On aurait dire une mère qui engueulait des enfants qui ont fait une bêtise. Manque de chance pour elle, ceux à qui elle s'adressait n'en étaient pas.

Il y eût ainsi un petit flottement, l'espace d'une seconde, où l'on pouvait voir l'équipage douter et le messager voir la fin de son calvaire. Sur l'instant, il devait prendre l'intervention de Leyna comme une véritable bénédiction.

Mercurio, tenant toujours Li au-dessus de lui, tourna le regard vers les membres d'équipage, qui lui renvoyèrent le même. Ils éclatèrent alors tous de rire et les espoirs de Li s'estompèrent brusquement, se mettant à chouiner comme un chiot.

L'humoran finit alors son mouvement et le balança lourdement dans l'eau. Lorsqu'il rejoint la surface, il lui lança :
"Allez, adieu Li, c'tait chouette d'te rencontrer, r'viens quand tu veux ! T's'ras toujours l'bienvenue sur la Rascasse Volante !", finit-il en se marrant.

Puis, voyant l'équipage ne sachant plus trop quoi faire, il enchaîna :
"C'tait bien hein ? Ben la rigolade est fini bande de moules, on lève l'ancre. On va pas s'attarder dans c'te ville pourrie. Allez, larguez les amarres et tout le monde à son poste ! Et qui c'est le con qu'a foutu tout ce rhum par terre ? C'gâchis, moi ça m'débecte. Ça m'donne presque envie d'pleurer p'tain ! Allez, n'toyez moi c'merdier, 'n'est pas chez les sektegs ici !"



Le Grand Bleu - Chapitre I

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Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

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Dernière édition par Mercurio le Jeu 22 Juin 2017 11:48, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mar 8 Nov 2016 22:13 
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*4*



Je savais que je m'exposais à une situation inattendue en laissant Mercurio mener la danse. Cela ne manqua pas. Tous crocs dehors en ce que j'estimais être un sourire carnassier, l'humoran se mit à tourner autour de sa proie. Figé, suivant du regard le prédateur en chasse, comme faisant instinctivement tout pour ne pas le provoquer, Nasakura paraissait plus vulnérable encore. Le guérisseur m'interpella, juste pour faire savoir à la ronde que l'homme s'était mis à suer à grosses gouttes, prétexte choisi par le félin pour lui retirer son manteau. Soit le mulot tremblotant était un stupéfiant comédien, soit il était véritablement terrorisé. Grosse erreur. Face à mon équipage que je devinais frustré de ce séjour à terre, afficher une telle faiblesse était une incitation aux brimades. Et à dire la vérité, sur le coup, je ne voyais aucun problème à laisser mes hommes se défouler. Moins de tracas en mer pour moi.

Laissant libre cours à son imagination et à ses pulsions, Mercurio fit partager son goût pour l'alcool avec le Li à sa façon. Après avoir rallié l'équipage à lui, le poussant à se rebeller contre le versement de cette somme exorbitante, il fit plaquer le messager sur le pont. Lydia, l'humaine mûre au rôle de vigie, fut la première à se lancer en affichant un air grandement amusé, puis ce fut le varrockien Taloc, et puis d'autres, en une mêlée qui aurait pu paraitre bon enfant d'un point de vue extérieur. Même Samrik, le demi-garzok, avisait la scène depuis un point éloigné du tumulte, mais avec une lueur presque d'amusement dans le regard.

La bouteille vidée, autant sur les planches de mon navire que sur le pauvre bougre d'ailleurs, Mercurio le fit relever puis l'empoigna. Apparemment, il voulait en finir et laisser tomber l'homme, au sens littéral, en l'envoyant par-dessus bord. Son geste fit réagir Leyna' qui s'en offusqua, arguant que nous risquions de nous mettre Lebher à dos, mais aussi que nous avions mieux à faire. Son indignation fit naître un moment de flottement, de doute, mais qui ne dura pas. L'équipage pirate éclata de rire tandis que je demeurais de marbre. La cité nous avait déjà plus ou moins fait comprendre que nous la dérangions, et si cet homme avait des amis hauts placés, il en aurait fait mention pour se donner contenance ou de l'importance. Je doutais qu'il eût, dans ses relations, des gens aptes à nous causer des problèmes. Plus qu'à des pirates lambdas, en tous cas.

Un "plouf" émanant de l'eau jouxtant mon vaisseau me fit tourner la tête en contrebas, d'où celle de Nasakura finit par émerger, sous le regard surpris d'un Nahöriel enfin de retour. Je vis mon ami semi-elfe brun hausser un sourcil à ce spectacle. Il effleura son anneau d'or d'oreille distraitement, visiblement hésitant entre aider le nageur à se tirer de là ou monter à bord, pendant que Mercurio donnait de nouveau de la voix. Il préparait les hommes à reprendre leurs postes, et blaguait sur le fait que Mathias, le nouveau-né de notre cuisinière, n'était pas encore là à faire ses corvées de nettoyage de pont comme un bon mousse.

Les serpentins dans ma sacoche, j'en extirpai quelques pièces, et fis signe à Jiro, l'ynorien qui s'était paré du manteau trop court sous les encouragements du félin, de me le donner.

"C'est la couleur, Jiro. Elle ne te va du tout."

Mes yeux clairs balayèrent le pont. Je repérai et ramassai les lunettes étrangement indemnes de Li, les enfournant dans la poche intérieure avec quelques piécettes que je masquai au mieux, d'une valeur avoisinant la centaine de yus. Après tout, tout travail méritait salaire, et ce bouffon avait quand même réussi à grandement divertir mes hommes. Je lançai la tenue à mon ami demi-elfe et désignai des caisses sur le quai.

"Nahö' ! Balance-moi ce vêtement près de ces caisses et monte, nous levons l'ancre !"

Je me tournai vers mes hommes, non sans avoir d'abord aperçu du coin de l’œil le demi-elfe tirer Nasakura sur le ponton d'amarrage, s'assurer de son état puis se précipiter sur la passerelle.

"Matelot Nahöriel, prêt pour le service, Capitaine !"

Et pendant qu'il filait en direction des cordages, Eliwin vint à moi, m'expliquant rapidement vouloir me montrer la voie la plus rapide à parcourir sur les cartes. Je relayai sa directive première, qui était de partir d'abord vers le Sud pour attraper certains courants.

Ces quelques jours à terre m'avaient mise mal à l'aise voire grandement dérangée. Aussi j’accueillais dans ma tête de bois un nom aux échos pleins de promesse : l'Île du Serpent.


*--->*

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Mythanorië - Oudio / Shamane Hippocampe


Sœur de la Confrérie d'Outremer, Capitaine de la Rascasse Volante, au corps de bois et cœur de bête océane
"Y'a pas à dire, la mer, ça vous change quelqu'un !"

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Mar 8 Nov 2016 22:55 
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On ne l'écouta guère et l'homme fut jeté par-dessus bord. Sur ce, le bosco et la capitaine rétablirent bien vite l'ordre, appelant à se mettre en route sur-le-champ, distribuant les tâches avec une hâte visible d'arriver à destination. Leyna n'y prêtait pas attention et ne prit part à aucun préparatif. Les pensées tournaient dans sa tête comme des requins flèches... l'Île du Serpent... la deuxième patrie des Sang-pourpres après l'océan, c'est ainsi qu'ils l'appelaient.

Un peuple qui sacrifiait toutes ses filles, dont elle faisait partie.

Elle resta longuement assise sur le pont, à méditer. Était-elle prête pour une telle épreuve ? Son regard se porta sur Nahöriel, qui travaillait activement à la manœuvre. Peut-être devrait-elle le prévenir... non. Ils s'étaient disputés cet après-midi. Peut-être ne voulait-il même plus entendre parler d'elle, et ce serait tant mieux. S'il lui accordait encore de l'importance, il risquait de s'interposer, sur l'île, et ce serait la mort assurée pour lui.

Alors, elle attendit patiemment le soir, sans rien dire ni rien faire d'autre que méditer et rassembler ses esprits pour ce qui allait venir. Le soir tombant, alors que les marins étaient assemblés sur le pont pour manger, elle se mit à chanter. C'était un chant à la fois triste et épique, cargé de la force et de la sauvagerie des temps anciens.

Elle raconta comment jadis, Moura était assisté de plusieurs lieutenants qui étaient les maîtres des créatures marines. Le requin flèche, sage et rapide messager, le drakarn, le plus fort et le plus sauvage, l'hippocampe, courageux et combatif et le serpent de Moura, fourbe et venimeux. La sagesse, la férocité, le courage et la ruse... les trois piliers de la Force de Moura. Ces généraux des mers n'avaient de cesse de rivaliser entre eux, pour prouver leur dévotion à leur déesse. Mais un jour, le serpent fut vaincu par plus malin que lui. Un marin qui le traîna hors de l'eau par la ruse et le priva ainsi de la force de l'élément liquide. Le serpent s'endormit dans une caverne de son île, prison de terre au milieu de l'océan. Cette île deviendrait l'Île du Serpent, sacrée pour les earions comme pour les Sang-pourpres, ces derniers allant jusqu'à en faire leur plus fameux pied-à-terre. Là-bas, plus que nulle-part ailleurs, Moura était vénérée par la force des armes. Elle n'avait jamais vu cette île elle-même, mais la mémoire des earions en parlait avec un mélange d'effroi et de fanatisme. Snori en était originaire, et il n'y avait pas mené la partie la plus sécurisante de sa vie...

« Ne négligez pas l'épreuve qui s'annonce. Là-bas, vous aurez de la chance si vous n'êtes que jeté par-dessus bord par des marins avinés. Là-bas, la seule loi est celle du sang et de l'épée. Puisse Moura nous donner la force. »

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 Sujet du message: Re: La Rascasse Volante (Guilde : Confrérie d'Outre-mer)
MessagePosté: Dim 12 Mar 2017 11:36 
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*5*



Ce fut sans le regarder que je laissai Eliwin quitter ma cabine. La route que nous allions emprunter avait été calculée au mieux, Mercurio supervisait les manœuvres, et le temps était plutôt clément. Pourtant, je ne parvenais pas à chasser une étrange angoisse nichée dans mon torse. Était-ce d'avoir peu à peu l'impression de m'éloigner de ma nature première ? Peut-être. Quelques mois auparavant, j'étais encore une oudio typique, correspondant à la description que mon aîné en avait fait à Tulorim. Une présence observatrice, non impliquée dans les affaires du monde, se sentant davantage proche des brins d'herbe sous ses pieds bandés et des arbres du chemin plutôt que des animaux bipèdes. Qui devais-je blâmer pour être devenue une créature capable de mesquinerie, de violence et autres sentiments entravant mon jugement ? Devais-je seulement rendre quelqu'un responsable ? Est-ce que cette situation me déplaisait au final ? Je n'en savais rien et personne ne semblait en mesure de répondre à ma place.

Je me levai de mon siège, me tournant vers la fenêtre dans mon dos donnant sur le sillage du vaisseau. Quelques formes animales suivaient avec plus ou moins de discrétion tandis que nous naviguions dans les eaux habituellement traversées par des pêcheurs locaux. Je savais que ce n'était pas important, et pourtant mes yeux clairs demeuraient rivés à certaines ombres. J'avais l'impression que la chose m'était familière, d'avoir déjà vécu cela, et que la paroi m'en séparant était aussi infranchissable que des barreaux de cage.

Après de longues minutes, je parvins à en arracher le regard et me tourner vers mes effets. Ayant un peu de temps devant moi, je me mis à ordonner mon sac, esquissant un mince sourire à la vue de quelques souvenirs. Ils n'avaient guère leur place dans mes effets, comme cette tiare en argent offerte par Nahöriel, croyant innocemment qu'elle pouvait constituer une preuve indéniable de sa reconnaissance à mon égard. Je savais devoir la lui rendre un jour, qu'il puisse la monnayer et faire un cadeau à la Prêtresse plutôt qu'à moi. Y songer fit grincer doucement mon écorce lors d'un petit sourire. Il était fou de voir à quel point les sentiments des sang-rouge pouvaient changer, croître en puissance ou l'inverse. Un jour ils étaient gênés d'être en présence l'un de l'autre, le suivant ils ne pouvaient plus se quitter, et le troisième ils étaient si tristes qu'ils se sentaient perdus.

Mon attention fut attirée par un phénomène étrange. Mes gourdes avaient l'air de luire d'une façon intrigante voire menaçante. Je me saisis de la petite, apercevant comme un éclat lumineux tentant de se frayer un chemin entre l'intérieur et le bouchon. Se pouvait-il que, magique ou pas, ce récipient n'était pas fait pour contenir un fluide ? Préférant ne pas risquer de gaspiller un achat, je débouchai la gourde et la portai à mes lèvres de bois. Le fluide doré entra en contact avec elles, s'y insinuant en les réchauffant un peu. Concentrée, je poussai ma propre énergie à sa rencontre. L'exercice m'était familier et je n'eus aucun mal à m'approprier cet apport magique. Je pris tout de même quelques instants pour la manipuler, vérifier qu'elle ne prenait pas le pas sur moi. Un petit grincement facial m'échappa tandis que je me souvenais de la raison m'ayant poussé à accroître mon potentiel : pouvoir soulager Mercurio en terme de soins magiques en cas d'urgence. Et il était évident qu'après avoir croisé la route d'un dragon noir, il fallait s'attendre à tout.

J'avisai ma grande gourde, consciente de la présence des autres fluides. Toutefois, je ne me voyais pas en absorber plus d'un supplémentaire. Ils étaient concentrés donc risquaient de malmener mon corps si je me précipitais. Je pris donc le parti de choisir ce qui m'avait façonné : l'énergie de l'eau. Cette fois-ci, j'avalai la dose directement, la sentant se diviser au gré de mes canaux de sève. Mon liquide de vie circulait lentement, docilement, demeurant inchangé malgré la présence de magie supplémentaire. Pourtant, j'étais persuadée de le sentir s'épaissir, comme un affluent après une période de pluie. J'inspirai doucement, me laissant porter par les sensations et les bruits du navire. Calmement, je fis cette force mienne. J'y ajoutai une prière rapide à Moura, confiante dans le fait que celles de la Prêtresse étaient assez puissantes pour servir de compensation aux faibles miennes.

Attrapant mon tricorne sombre, je m'en coiffai, rangeai mes affaires et sortis sur le pont, allant prendre place auprès du timonier. Scrutant l'horizon, jetant parfois un œil à la vigie où Lydia et Nahöriel échangeaient leur place avec régularité, j'avais à la fois hâte et peur de ce que nous allions trouver. Le soir, alors que je ne l'avais pas remarquée de la journée, Leyna' se manifesta pour chanter. Une mélodie et des paroles à l'image de cet océan : clément en ce jour, mais sauvage et puissant quand nécessaire. La jeune hybride évoqua les généraux de Moura, me faisant lui jeter un regard instinctif quand elle parla de l'Hippocampe. Un général qui me faisait écho. Après tout, j'étais apte à prendre une forme semblable, quand bien même j'imaginai que l'Hippocampe devait être bien plus majestueux.

Elle conta l'histoire de l'Île du Serpent, baptisée ainsi car renfermant l'un des suivants de Moura, et où se trouvait notre épreuve. Là-bas, sang et épée, marins avinés, violence coutumière. Autrefois, j'aurais frémi, mais plus maintenant. D'abord je ne pouvais pas me permettre de me montrer impressionnée, sans quoi mes hommes risquaient d'en pâtir, mais ma mission était de prendre contact et rallier les Sang-Pourpre à la Confrérie. Il était hors de question de rebrousser chemin quand nos frères comptaient sur nous. Plus personnellement, je refusais de donner raison à Thunderhead quant à mon inaptitude à être Capitaine. Je n'étais pas une mauvaise herbe ou une plante décorative, et je comptais bien le prouver.

"Ils seront capables de tout, mais c'est le lot de tous les vivants. Il suffit de ne pas oublier qu'eux aussi peuvent saigner et périr, comme tout un chacun. "

Je passai sous silence que je ne saignais personnellement pas, ni n'avais d'organes vitaux à détruire, contrairement à mes hommes. Détails, détails.

"Mais le danger est réel. Samrik !"

J'avisai le grand gaillard aux bras croisés sur le pont, au torse revêtu pour une fois, qui ne tourna pas même la tête vers moi. Toutefois, son regard n'était plus rivé aux vagues, preuve qu'il m'écoutait à sa façon.

"Vous veillerez à ce que chacun sache tenir correctement une arme avant que nous atteignons notre destination. Ne me décevez pas, maître d'arme."

Cette fois-ci, le gigantesque demi-garzok pivota légèrement la tête vers moi et effectua un mouvement subtil, mais que j'interprétai comme un acquiescement. Il reprit ensuite sa contemplation, mais avec une attitude plus fière que froide. Ou peut-être était-ce mon duo d'yeux clairs qui me jouait des tours.

Je scrutai le lointain, songeant aux prochains jours. Moi aussi, je devais me tenir prête.


*--->*

(Prise de fluides : 1/4 de lumière et 1/8 d'eau)

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Dernière édition par Mythanorië le Dim 22 Avr 2018 08:32, édité 4 fois.

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