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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Lun 9 Jan 2012 14:23 
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Alertée par un bruit de cliquetis, je détournai mon regard vers les immenses meubles de bois renfermant de l’équipement malheureusement trop grands. La belle dame chaussée de longues bottes du cuir noir avait actionné un levier une fois de plus. Je fronçai les sourcils lorsque je constatai qu’elle avait retiré les haillons qui constituaient son seul vêtement, mis à part ses longues chausses récemment acquises. Mes doutes quant à sa santé mentale venaient de se dissiper, et de se muer en certitude, la folie avait emprise sur sa conscience. Cette jeune elfe grise avait grandement besoin d’aide, il fallait réussir à la sortir de cette sordide prison au plus vite, avant du moins que sons cas ne s’aggrave. Il ne me restait plus qu’à espérer que cette démence dont elle semblait atteinte ne soit pas contagieuse.
Les bruits de la machine cessèrent enfin, mais je n’eus que le temps de remarquer la présence d’un plastron argenté dans le réceptacle que Maelan m’interpella. Ce dernier, tout en délicatesse, tenta de me rassurer par des mots encourageants et réconfortants. J’observais un instant ses magnifiques yeux turquoise et je repris espoir, souriant de nouveau.
Je m’étais enfin ressaisie de ce petit moment de dépression pendant lequel mes pensées s’étaient toutes concentrées sur mes pieds déchaussés. J’étais sorti e de ma cellule, j’avais traversé le couloir, sauté sur Eiko, escaladé la petite table, monté les escaliers, j’avais accompli toutes ces actions sans cet accessoire à mes pieds, je pouvais donc poursuivre mon chemin de la même façon. L’armoire m’avait procuré un espoir qui avait bien failli courir à ma perte. Mais grâce à cette présence elfique pour me rassurer, j’avais réussi à reprendre le dessus et à redevenir cette petite lutine courageuse dont mes parents étaient si fiers.

À mon soulagement, Eiko se réveilla. Sa vue retrouvée, il s’étonna du spectacle qui se présentait devant lui. Non seulement l’elfe grise s’était dévêtue, mais de petits spectateurs, voire même admirateurs, s’étaient rassemblées autour d’elle. On pouvait y apercevoir maintes races de petites racailles, à partir des dégoutants rats d’égouts, aux araignées, fourmis, ainsi que d’autres insectes dont je ne connaissais pas le nom.
Je répondis enfin à Maelan, tout en m’adressant également aux deux autres.

« Et si on s’approchait tous ensemble de cette petite porte là-bas. »

Ce disant, de l’index gauche, je désignais la porte qui se trouvait à l’autre bout de la pièce, sur le mur nord.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Lun 9 Jan 2012 20:04 
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Silmeria cultivait la folie,
Hrist quant à elle faisait grandir le génie.
Ces deux opposés avaient cependant une chose en commun
La foudroyante lucidité, à ses yeux, tout était clair.
Aux miens, nous étions dans d'insondables abysses.
Pensées et logorrhée de Cèles


Le travail de cette machine rendit cette fois-ci une armure différente de ce qu'elle avait coutume de revêtir. Le métal, bien moins souple que l'alliage du cuir et des tissus ensorcelés. Peu satisfaite de cette surprise, elle contempla l'armure sous ses angles. Elles étaient bien décorée, mais la décoration serait réduite en miettes balafrées une fois le premier assaut soutenu. Une amure brillante, faite pour les parades et selon elle, bien trop peu adaptée au combat.

Dans le cervelet de Silmeria, une petite lumière frétilla.

( « Hum... J'ai une profonde interrogation. Les portes vue derrière le piège. Elles mènent bien à l'arrière de cette salle, si je ne m'abuse. Alors, vous pensez que le matériel y est entreposé ? »)
(« Ca m'étonnerait que le stockage des armes soit si proche de cette machine... En ce cas, elle n'aurait pas de raison d'être. »)
(« Ou alors, la salle est gardée par un mignon petit chien aux dents plus longues que vos avant-bras prêts à bondir sur votre gorge et à vous transformer en une jolie petite poupée à l'aspect chiffon ensanglanté. »)
(« Humph... C'est très bien comme nous sommes actuellement. »)
(« Donc, si je comprends bien, Silmeria va rester ici perchée sur ses bottes noires, et c'est tout ? Hrist ? Tu vas laisser faire ça ? »)
(« J'aime assez les surprises, donc oui. »)

A cet instant précis, Cèles se sentait un brin désemparée face aux réactions de plus en plus loufoques de ces deux femmes dont l'esprit était depuis bien longtemps parti en fumée. Silmeria s'empara à son tour du pouvoir, et voici qu'à présent, elle était aux rennes de ce corps dénudé, toujours face à ses compères. Lorsqu'elle fixait la lutine, ses yeux de violette fondirent et devinrent alors de nouveau verre-lierre.

(« La Reine est morte, vive la Reine, ses courtisans poilus trainent désormais à ses divines jambes. »)

Face au sort réussis de Cèles et des réactions variés de ses compères, Silmeria se mit à genoux devant ses nouveaux compagnons, enivrés du sort noir de la Faera, les animaux restaient en cercle autour d'elle, devenue l'idôle d'êtres frêles, ces parasites de la pierre au corps repoussant, Silmeria souriait. Elle caressa du bout du doigt l'un des rats, qui voyant le doigt de la jeune femme approcher s'était levé et avait reniflé la peau glacée de la femme. Sous les couinements, ils finirent par se disperser. Les araignées furieuses traquaient alors les fourmis tout en prenant soin de ne pas finir dévorée par un rat. Mais ces petits rongeurs discrets étaient trop occupés à s'éloigner, longeant soigneusement le mur tout en gardant un oeil sur les êtres qui animaient la pièce de leur bruit et de leur présence.

La porte toute indiquée par Guasina qui, outrepassant la présence des intrus rampants, baignait dans une sorte de pénombre, celle là même qui donnait à la pièce son aspect peut accueillant. La dernière tentative de découvrir un piège s'était faite catastrophique, Silmeria décidait de se préparer au pire. Le tissus abîmé qui gisait toujours à côté de l'armure contenait quelques uns de ses objets qu'elle n'avait aucune envie d'abandonner, bien que le fait de les transporter dans les bras était une idée bien désagréable, elle en toute et pour seule solution que de se faire une petite sacoche. Quelque chose fait à partir de tissus. Mais cette idée ne lui plaisait pas outre mesure, elle n'était pas reconnue comme habile pour ce genre de tâches, bonnes aux mégères, non pas à une femme qui préférait tuer pour l'argent. Au même titre, elle était bien piètre cuisinière.

Elle jeta l'armure fraîchement acquise sur l'homme qu'elle avait manqué de frapper, un peu plus tôt.

« Tenez... Acceptez ça comme un cadeau pour m'excuser d'avoir souhaité un instant vous étrangler avec vos tripes pour vous punir de votre incroyable assurance. » Cela dit, elle avait mine de rien lancé l'armure au visage du jeune homme. La machine pourrait être utile une dernière fois, elle inséra quelques pièces, moins qu'avant, tout ce qu'elle voulait, c'était une tenue, même usée à compter du moment où elle avait de quoi abriter des fioles.

Elle abaissa le levier en se demandant s'il n'était pas possible de les briser à l'aide d'une des haches présentes dans la salle afin d'empêcher d'autres de profiter des armes et armures.

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222 pièces d'or dans la machine.

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Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Mar 10 Jan 2012 13:19 
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Eiko fit à son tour fonctionner la machine après avoir retrouvé la conscience et la vue d’un coup d’un seul. Il actionna le levier, et bien vite, une paire de bottes de cuir noir, plus courtes que les cuissardes de Silmeria, et moins robustes que celles de Guasina, que Malean avait chaussées non sans fierté. Des bottes à bout pointu, et à sangles.

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Sitôt eut-il aperçu son gain que l’armure manqua de l’assommer. Il sut heureusement s’en prémunir par un réflexe de survie qui lui valut de la tenir en main, prête à être enfilée. Silmeria, quant à elle, activa une nouvelle fois le levier du plastron, qui après tous les cliquetis de la machine, lui donnèrent finalement un plastron d’écailles de cuir directement cousues sur une chemise blanche toute simple. Nettement moins protecteur que le métal d’avant, mais mieux que rien, à n’en pas douter.

Maelan, de son côté, acquiesçait de la tête à l’idée de Guasina de s’approcher de la porte au nord. Elle était certes plus petite que celle que Silmeria avait tenté d’ouvrir, mais n’en restait pas moins une porte d’une taille respectable, où n’importe quel humanoïde pouvait passer sans souci, même les plus grands d’entre eux. Alors que dire d’une lutine !

Il se dirigea donc vers celle-ci, mais, prudent, s’arrêta tout à côté, n’osant visiblement pas l’ouvrir lui-même.

« Comment se prémunir d’un nouveau piège ? »

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Mer 11 Jan 2012 03:49 
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L’armoire de bois sombre fit une fois de plus entendre tous ces petits bruits qui ne m’était plus d’aucun intérêt, ne me fit point me tourner dans sa direction. Je remarquai à peine le bel attrapé qu’effectua Eiko en saisissant la lourde armure de métal. Je me concentrai plutôt sur la réaction de mon nouvel allié qui acquiesça à mon désir de s’approcher de la porte.

Cette dernière que j’avais qualifiée de petite en comparaison de celle située sur le mur est, était tout de même d’une grande humaine, c'est-à-dire surdimensionnée pour un lutine comme moi. Prudent, Maelan s’arrêta une fois à proximité me faisant part de sa crainte justifiée de faire face à un nouveau piège. En accord avec ce dernier, je lui chuchotai tout bas.

« Je pense qu’il serait en effet plus prudent de ne pas la toucher avant de l’avoir scrutée dans ses moindres petits détails. »

Je venais à peine de prononcer ces mots qu’il me vint une idée que j’exécutai aussitôt.

« Hé oh, il y a quelqu’un de l’autre côté de cette porte ? Nous aimerions vous parler ! »

J’avais articulé d’une voix assez forte pour être entendue le cas échéant tout en demeurant polie, fidèle à l’éducation que m’avaient prodiguée mes parents.

Tout en espérant que quelqu’un se trouvait de l’autre côté de cette porte et surtout qu’il daigne nous répondre, je profitai du moment d’attente, pour examiner en détail cette possible voie de sortie, les yeux plissés et les oreilles tendues prêtes à déceler le moindre bruit suspect.

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Dernière édition par Guasina le Dim 15 Jan 2012 21:25, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Ven 13 Jan 2012 08:38 
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La machine à bottine cracha de son ventre une paire de botte de cuir noir, des chausses parfaites pour mes pieds, mais contrastantes avec la tunique en loque que je portais. Avant d’en admirer les autres détails et de pouvoir les chausser, une armure me fonça dessus, j’eus le réflexe de la saisir avant qu’elle ne m’assomme. Une tentative plutôt violente de la femme nue, elle me l’offrit néanmoins en guise de pardon. Cette femme était de plus en plus étrange, bien que sournoise, je me demandais si elle ne frôlait pas également la folie. Je la regardais un instant, le visage déformé par une moue dédaigneuse et suspicieuse.

« J’accepte votre cadeau, mais sachez que je n’oublie rien. »

Pensait-elle qu’un simple cadeau pouvait me faire oublier sa tentative de mettre fin à mes jours? Son attitude me révoltais, mais peut-être qu’elle s’en fichait complètement. J’observais alors l’armure qu’elle m’avait balancée au visage, le plastron argenté semblait résistant, pas spécialement le genre de protection que j’avais l’habitude de porter, mais je m’en contenterais. Après avoir enfilé l’armure finement décoré, je mis les pieds dans les bottes que la machine m’avait fournie.

Je suivis la lutine et l’elfe qui se dirigeait vers une porte plus petite que celle qui était piégé. Maelan allait l’ouvrir, mais se ravisa, préférant s’assurer qu’elle ne soit pas piégée. Bonne précaution, mais le stratagème de Guasina pour savoir si une personne se trouvait de l’autre côté me déplut. En appelant ainsi, elle trahissait notre présence en ces lieux et attirait, s’ils s’y trouvaient, des monstres prêts à nous mettre en pièces. Je reculais alors dans l’ombre de la pièce, attendant que la porte s’ouvre et dévoile, ou non, son contenu.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Sam 14 Jan 2012 18:38 
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Seul refuge de l'âme,
Parvenir à cette sagesse,
ne pas craindre les ténèbres où nous allions
Peut être n'avaient ils rien à envier de ceux d'où nous venions.
Bimbeloteries et versets funèbres de Hrist


Le petit manège incessant de ses compagnons bipèdes et insectes s'animait. Quelques instants plus tôt, la salle n'était qu'à elle et à elle seule. Partager des armes et des protections n'était absolument pas sa tasse de thé, d'autant plus que son oeil invariablement fixé sur l'elfe tatoué, si avenant, faisait monter en elle un immense sentiment de doute et de suspicion. Mais, l'espace d'une seconde, la réponse du mage Eiko l'arrachât à ses pensées, ses remerciements étaient amers, il lui en voulait terriblement, mais son acte aurait sans doute été d'une grande bonté, le tuer ici et maintenant lui aurait mérité d'éviter de nombres et terribles souffrances par la suite.

Tous lui semblaient pathétiques, mais elle tentait de faire bonne figure, maintenant qu'elle s'était montrée violente, il fallait mettre sur le tapis la carte du doute. La folie et le doute étaient ses meilleures armes. Quoi de plus compliqué à prévoir qu'une personne imprévisible ? Toute cette question faisait office de lapalissade, mais le sens y était aussi profondément ancré que dans l'Esprit de la tueuse.

Dans les premières années de sa vie, elle avait souvent entendu dire les garçons que les femmes étaient très imprévisibles. Alors elles, elles deux qui partageaient le même corps mais non pas ses idées, étaient un véritable casse-tête. La machine libéra enfin son armure. La chemise et un petit plastron de cuir en écaille, à l'aspect d'écailles de poisson. Là encore n'était pas l'idéal, mais ça conviendrait pour chasser la caresse glaciale des courants d'airs et lui permettre de dissimuler ses effets.

Tout en enfilant ses nouvelles parures, elle pensait à la meilleure façon d'installer discorde dans les coeurs de ceux qui l'entouraient. Non bien qu'elle se doutait que cette ambiance pesante et noire le ferait d'elle même, un petit coup de pouce ne serait pas vain.

Hrist quand à elle, était plus occupée à se demander où pourraient bien être ses affaires que de s'intéresser à la santé mentale des autres prisonniers. Quoiqu'ils n'étaient plus si prisonniers que ça en définitive, mais s'ils pouvaient s'aventurer dans les couloirs, c'était que quelqu'un n'avait rien à craindre d'eux. Par la même suite logique, elle vint à penser qu'il pouvait même s'agir d'une chasse dans laquelle ils ne seraient que victimes.

Les pièges, car ça devait être ça qu'il fallait craindre, de sombre mécanismes retors dissimulés par magie et dans l'ombre. Hrist voulu tendre la main vers la porte et la faire s'ouvrir d'un terrible courant d'air... L'équipement magique lui manquait, de même qu'elle méprisait les mages, la magie lui était tout de même très confortable et commode. A défaut, ce fut Silmeria qui eut l'idée d'aller récupérer le couteau à beurre qui traînait par terre non loin d'une araignée maladroite.

Un doute soudain. Et le message ? Le petit morceau de parchemin ? Que disait-il à ce sujet ? Est-ce que la porte était dans l'énigme ? Ou bien le message était il au sujet de la lutine ? Le terme était très vague. Elle tira un sourire terrible en observant et Guasina et la porte avant de porter du bout des doigts le parchemin au dessus de la flamme de torche qui avait quelques instants plus tôt était retirée de la machine et jetée à même le sol. Le parchemin tomba en poussière grise sous les flammes. Le secret gravé s'effaça à jamais.

Le couteau à beurre entre les doigts, elle se trouvait à bonne distance de la porte. Si jamais celle-ci venait à exploser à cause de quelque maléfice, les premiers frappés seraient les trois aventuriers qui s'étaient agglutinés au panneau de bois comme des mouches sur un pot de miel.

Silmeria jeta la lame vers la porte, prête à déclencher ou non un piège mais le mouvement de son bras s'était terminé devant ses yeux, prête à protéger la prunelle d'un nouveau flash aveuglant.

(« Un jour Sissi, un jour tu comprendras pourquoi tu as du mal à avoir des amis... »)

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Dim 15 Jan 2012 11:30 
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Silmeria : jet d’attaque AJ : réussite.

Les paroles de Guasina, le couteau lancé habilement par Silmeria qui, s’il ne s’enfonça pas dans la porte du fait de sa pointe ronde, la percuta tout de même bruyamment, tout ceci fit que, bien entendu, passer inaperçu auprès des résidents de la pièce d’à côté devenait difficile. Et des résidents, il y en avait…

La porte s’ouvrit à la volée, peu après, sur un squelette fort similaire à ceux qu’ils avaient pu croiser en bas, dans les couloirs des geôles. Même équipement, même arme, mêmes orbites vides et impersonnelles, qui scrutaient les aventuriers du plus profond de leur crâne.

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Bien sûr, seuls, ils ne payaient pas de mine, et ne faisaient pas une grande menace. Mais là, ils étaient une bonne douzaine, au total, à s’amasser près de la porte pour intervenir. Car ils semblaient moins enclins à ce que vous soyez là qu’en bas. Et leurs intentions d’attaque étaient claires.

Derrière l’attroupement d’os, deux personnages moins désincarnés observaient la scène, assis à une table massive. Le premier avait une apparence d’homme sévère et rude. Il était engoncé dans une armure de plates imposantes, qui couvrait l’entièreté de son corps, mis à part sa tête, barbue et aux longs cheveux gras. Une balafre impressionnante lui barrait un œil.

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Le second était un peu plus… bizarre. Vivant ou mort-vivant, rien ne permettait de l’assurer. Il avait la mine pâle et ouverte ou cicatrisée en de nombreux points. Il lui manquant des dents, avait un cocard énorme sur l’œil… mais le plus impressionnant était sans doute ses yeux : deux billes entièrement dorées. Il avait sur l’épaule un petit chat borgne et sage, qui ne bougeait pas d’un poil, mis à part sa queue qui remuait de gauche à droite avec rythme. Il avait un énorme sac de jute à côté de lui.

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Ils se posaient tous deux en spectateurs de ce qui allait suivre.

[HJ : c'est un combat, vous l'aurez compris. Pour l'instant, Maelan (et Guasina) sont devant la porte, et Silmeria et Eiko sont en recul. La porte peut contenir un seul combattant de front, que ce soit du côté squelette ou du vôtre. Soit vous les combattez un par un, soit vous les laissez entrer. A vous de choisir la stratégie. C'est un combat dirigé. (du moins au début.)]

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Dim 15 Jan 2012 15:41 
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Les yeux cachés par l'avant bras, le couteau venant de percuter la porte ne fut annoncé que par un bruit de métal. Et puis rien. Si ce n'était la présence des prisonniers devant la porte. Mais quelque chose en elle vibrait, une sensation d'adrénaline qui montait en sa poitrine lorsque soudainement, la porte s'ouvrit brusquement. Dans la pénombre, on pouvait voir l'aspect décharné et mort des mêmes squelettes que ceux qu'elle avait rencontré plus bas. Ces êtres animés par la magie ou le mal s'approchaient de la porte sous l'effet des grincements de morceaux de métal qui constituaient leur armure.

Le couinement des vieilles articulation, l'odeur de la mort, de la nécrose flottait. Bien que déjà morts, il était toujours possible de les briser. La scène s'était déroulée très vite. Silmeria craignait que les autres soient frappés de surprise, la situation était critique car ils allaient se préparer à combattre. Les archers se trouvaient près de la porte et les deux êtres capables de se battre au corps à corps de part leur matériel étaient bien ce mage maladroit et la tueuse. Elle aurait préféré un autre compagnon d'armes, mais la présence des deux êtres assis à la table, derrière ce festival de nécropole, lui soufflait à l'oreille que tout ceci n'était jamais qu'un test. Ils avaient été libérés dans l'optique de réaliser quelque chose, les faibles et les couards mouraient, les plus vifs resteraient en vie.

Les squelettes n'étant par définition pas d'irremplaçables guerriers, les auteurs de ce jeu sordide se pouvaient bien se permettre d'en briser quelques uns. Ou alors, le colosse en armure, confortablement assis sur son séant dirigeait l'assaut. L'heure n'était plus aux questions, il lui fallait agir vite. Il y avait bien une grosse hache, celle qu'elle avait utilisé pour abaisser les premiers leviers. La torche à côté des cendres du parchemin.

(« Hrist ! Le message qui était avec la Scélérate ! »)
(« Je crois... Que même si le moment n'était pas propice, nous dérouiller ne pourrait pas faire de mal. Laisse moi maintenant... »)

La nuque raide, les épaules flagadas, Silmeria tombait dans le vide alors que Hrist s'accaparait son être, prête à user de ses lames afin de renvoyer quelques squelettes dans le néant. Eiko était non loin d'elle. La stratégie de la Frémissante était toute posée et relativement facile à mettre en place. Elle tiendrait cependant sur un esprit vif et franc.

« Venez ici, c'est l'occasion rêvée pour vous de me prouver que nous avions bien fait de vous laisser respirer. » Dit-elle au jeune mage pour attirer son attention. Elle lui indiqua du bout du doigt qu'il devait se placer sur le côté droit de la porte en lui disant plus bas :

« Allez, ils ne peuvent pas venir tous en même temps dans la pièce, ils sont lents et fragiles, tenez-vous à droite, je tiendrais à gauche. »

Elle recula, laissant le jeune homme répondre ou non de ses directives. Trop occupée à se demander ce qui allait se passer par la suite, qui étaient ces deux êtres qu'elles distinguait mal derrière ces ribambelles de squelettes. Hrist s'empara de la hache, bien que lourde, celle-ci avait peu de décoration ce qui lui permettait de glisser au sol et en faucher un ou deux... à supposer qu'elle soit assez petite pour passer la porte.

« Vous deux ! Reculez, ne restez pas devant la porte. »


Le manche fermement tenu entre les mains, elle donna un coup de rein pour la faire glisser au mieux en usant du poids de son corps. Si son mouvement était assez souple et sa force au rendez-vous, la hache glisserait jusqu'à la porte et pourrait soit rester coincée dans le pas de celle-ci, soit faucher un adversaire, ou l'elfe qui supportait la lutine, mais ça, c'est jamais qu'un dommage collatéral...

------------------------

Tente de jeter la hache en la faisant glisser sur le sol dans l'idée de faucher un squelette, n'a pas vraiment bougé de sa position mais la joueuse a dans l'idée de se rendre contre le mur, à côté de la porte et face à Eiko.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Dim 15 Jan 2012 22:04 
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Eiko, qui nous avait suivis jusqu’à la porte située au nord, s’empressa de se reculer dans l’ombre lorsque j’appelais les occupants de la pièce d’à côté. Probablement traumatisé par son expérience aveuglante, il ne voulait point risquer une autre blessure de cette envergure.

Je voulus tenter de le rassurer, mais au moment même où je me tournais la tête en direction de l’homme aux cheveux noirs, je vis filer un couteau à bout rond tout juste devant mon nez pour aller heurter la porte avant de tomber aux pieds de Maelan.

« Mais vous êtes cinglée ! Vous auriez pu nous blesser ! »


Ahurie et en colère, j’avais crié suffisamment fort pour être entendu par la dame concernée ainsi que des occupants de la pièce d’à côté, à supposé qu’elle soit habitée bien sûr. Du haut de mes vingt centimètres, je défiais du regard l’elfe nouvellement habillée d’une armure souple d’écailles de cuir, attendant qu’elle m’explique la raison d’un tel agissement, avant de la sermonner de nouveau. Une fois de plus, rien ne se passa comme je l’avais prévu. Tout le boucan que nous avions fait n’avait pas passé inaperçu, puisque la porte, devant laquelle je me trouvais, s’ouvrit brusquement dévoilant un nombre impressionnant d’êtres armés de lances à demi-décharnés, copies conformes à ceux qui gardaient l’antre du geôlier.

Instinctivement et sans réfléchir davantage, je me mis rapidement en position debout, campai bien mes pieds, armai ma petite fronde de fortune avec les petits cailloux que j’avais ramassés plus tôt dans le couloir et bombardai l’affreuse créature qui me faisait face.

Derrière moi, la voix de l’elfe à la peau blanche s’éleva nous ordonnant de lui libérer la voie. La sachant à moitié folle et devinant qu’elle n’avait rien à son épreuve, je considérai plus sage de lui obéir. Je fis donc part de mes impressions à Maelan.

« Je crois que vous devrez l’écouter et changer de position. Pour une fois qu’elle nous prévient avant d’attaquer, on devrait en profiter. »

Ces tas d'os qui nous barraient la route semblaient protéger d'autres personnes que je j'eus pas le temps de regarder plus en détail.

((( Utilisation de la CC tirs fourbes, niveau 12)))

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Ven 20 Jan 2012 06:52 
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Avant que la porte ne s’ouvre, un objet métallique percuta la porte dans un fracas, il ne s’agissait que d’un couteau à beurre lancé par la dame qui avait tentée de me tuer plus tôt. Ce bruit avait eu bien plus de chance d’alerter les gens ou monstres qui se trouvaient de l’autre côté de la pièce que la petite voix de la lutine. Sans que d’autre invitation à se montrer ne soient faites, la porte s’ouvrit brusquement, laissant voir entre son cadre une horde de squelettes semblable en tout point à ceux qui étaient en bas dans le couloir. Leur attitude trahissait leur intention agressive, muni de lances rouillées et d’armures en tout aussi bon état, les cliquetis de chocs métallique ne trompaient pas.

Caché dans l’ombre du mur, la dame frôlant la folie m’interpella comme à son habitude de manières très peu engageantes. Elle donnait des ordres sur la façon de combattre ces monstres en os, m’ordonnant d’aller me placer de l’autre côté de la porte, afin de cueillir les ennemis lorsqu’il tenterait de franchir la porte. Sa stratégie n’était pas bête, les squelettes ne pouvaient pas tousse passer dans la porte en même temps, il suffisait de les faucher un par un, à présumer qu’ils soient assez bête pour aller jusqu’au bout de ce petit manège. La lutine avait déjà fait feu sur les monstres, leur lançant de petites pierres. Maelan et Guasina se trouvaient cependant devant la porte, si la lutine était une tireuse, la position « devant l’ennemi » ne lui allait pas du tout, quant à l’elfe je ne savais pas même s’il savait se battre, ils devaient reculer. La dame leur fit le même commentaire avant de lancer une hache sur le sol. Si cette femme s’avérait être une bonne combattante, elle était aussi une redoutable ennemie!

Je grimaçais, je n’avais pas d’arme digne de ce nom, uniquement un poignard usé et un fémur humain… Se battre avec un os contre des squelettes… cela avait quelque chose d’ironique et sonnait comme très inefficace dans mon esprit, quoi que…

Je m’approchais de la porte en longeant le mur et me postait là où la femme le désirait. Il était temps pour ce poignard de prouver sa valeur. Silencieux j’attendais le bon moment pour frapper celui qui s’avancerait le premier, ou celui qui ne se serait pas fait happer par la hache qui glissait au sol. Je souris en entendant gronder la petite faera dans ma tête, je n’avais pas peur, j’étais confiant malgré le piètre armement que j’avais. Je pouvais faire confiance à Thimoros pour ce qui était de causer la mort de ces morts.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Sam 21 Jan 2012 13:34 
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Jets :
Silmeria : attaque AJ : échec.
Guasina : attaques AJ : réussite (de justesse)
Maelan : Attaque AJ : réussite (de justesse aussi XD)
Eiko : Attaque SA : échec.


Consentant très bien à s’écarter, ce qu’il aurait fait même si on ne le lui avait pas demandé, Maelan recula vivement de trois bons pas, pour se retrouver en retrait par rapport à la porte, et plus sur la directe trajectoire de la hache de Silmeria. Hache qui, vu son poids, n’était guère aisée à lancer. L’elfe grise la fit en effet glisser sur le sol, mais elle ripa contre celui-ci bruyamment avant d’arrêter sa course en se cognant contre le chambranle de la porte, juste avant que le premier squelette ne pose son pied dessus.

Par chance, Guasina veillait au grain, et armée de sa fronde et de ses petites roches, elle propulsa avec force ces-dernières sur le crâne du premier squelette, qui se désolidarisa complètement de sa colonne vertébrale, et chût en arrière alors que les os inanimés s’écroulaient au sol. One shot, comme on dit. Confiante en son tir, elle en exécuta deux autres, qui tuèrent tout aussi sec deux autres des squelettes, à l’arrière. Si bien qu’Eiko, ayant vu seulement le premier squelette, avait abattu sa lame sur lui alors qu’il était déjà mort… Un peu inutilement, donc.

Pour terminer les meurtres d’ossements en série, Maelan décocha une flèche puissante qui vint couper littéralement en deux un quatrième squelette, dans la salle voisine… Si bien que nul squelette n’était plus près de la porte, et que les neuf autres se mirent de part et d’autres de celle-ci, sans laisser passer la moindre phalange, adoptant la même technique que le groupe d’aventuriers, qui furent donc confrontés à une nouvelle prise de décision, dans ce combat au commencement plutôt encourageant.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Dim 22 Jan 2012 03:05 
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Ma grand-mère me disait souvent que c’était dans l’adversité que les gens se serraient les coudes et s’aidaient les uns les autres. Une fois de plus, elle avait raison. Sous les directives de Silméria, nous nous étions tous unis pour former une vraie équipe afin de vaincre cette horde de créatures en décomposition. La grande dame, armée de courage, avait soulevé et projeté une lourde hache pour l’envoyer faucher les squelettes qui se trouvaient dans l’embrasure de la porte. Eiko, lui, s’était positionné à côté de cette même ouverture avec l’intention évidente de poignarder le premier ennemi qui se présenterait. Il ne restait plus que moi et Maelan qui faisions face à notre ennemi fort mal en point si l'on en jugeait, ses bouts de chairs arrachés avant même qu'on l'ait attaqué.

Malheureusement, l’arme de Silmeria trop lourde s’arrêta contre le pas de la porte sans causer de dégâts. Plus chanceuse que ma nouvelle partenaire, mes lancers de fronde firent mouche à chaque fois. Et le vaillant Maelan, qui n’était pas en reste et fidèle à la promesse de protection qu’il m’avait faite, lança une flèche qui coupa littéralement un squelette en deux. Quant à Eiko, il avait agi vaillamment, mais sa cible était déjà morte bien avant qu'il ne porte le coup.

Nos affreux ennemis, moins stupides que je l’avais d’abord cru, s’éloignèrent rapidement de la porte afin de ne plus s’exposer inutilement. Certes, ils n’étaient plus visibles, mais il était facile de deviner qu’ils se trouvaient de chaque côté de la porte attendant tranquillement que nous la franchissions.

Le désespoir m’avait quittée définitivement pour faire place à ce courage qui m’animait lorsque je me sentais en confiance et bien entourée. Certes, nos tentatives n’avaient pas été toutes fructueuses, mais cela importait peu. Nous avions tous essayé quelque chose et c’est ça qui comptait à mes yeux. Désormais unis, nous avions décuplé nos chances de nous évader de cette sinistre prison.

C’est en regardant les cadavres et leur équipement qui traînaient à présent sur le sol que me vint une idée. Sans perdre une minute, je chuchotai à l’oreille de Maelan:

« Tenez-vous prêts à tirer, nos ennemis vont se montrer à nouveau puisque je vais servir d'appât. »

Ne voulant pas dévoiler mon plan à mes adversaires squelettiques, je n'expliquai pas à voix haute mes intentions à mes deux autres acolytes, me contentant de leur faire un petit signe de la main, signifiant que j'allais tenter une action.

Mon plan bien en tête, sans perdre une seconde supplémentaire, tout en silence, je m’agrippai aux haillons du charmant elfe aux magnifiques yeux turquoise et descendis au sol. Regardant mes pieds, je me consolai en pensant que sans mes bottes, j'avais au moins l’avantage de me déplacer à pas feutré.

C’est ainsi que je me rendis jusqu’au casque gris du soldat défraichi. Heureusement pour moi, son couvre-chef avait roulé de notre côté. Bien qu’il soit composé de métal, armée de détermination, je le soulevai sans peine et me faufilai dessous. J’avais bien évidemment préalablement pris grand soin de le déplacer pour l’enligner devant l’ouverture. Tel un escargot qui déplace sa maison, je tentai donc de franchir la porte le plus vite possible en fonçant tout droit contre le cadavre qui bloquait le passage. Je savais qu’il me faudrait une certaine puissance pour traverser ce tas d’os, mais je comptais sur mon acharnement et ma persévérance, qui me permettraient de déplacer des montagnes si cela s’avérait nécessaire.

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Ven 27 Jan 2012 00:15, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Dim 22 Jan 2012 21:58 
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Nous étions comme des sœurs
Mais il est terrifiant de voir les gens changer
Pour la forger, j'ai rasé ses sentiments
Annihilé son amour, sa compassion et effondré sa douceur
Et maintenant, elle ne souffre d'aucune limite
Une créature illogique, ne répondant à aucune loi naturelle
Et aussi devenue mon pire cauchemar.
Bimbeloterie et versets funèbres de Hrist


La hache malheureusement et comme elle le craignait heurta la porte et non pas un mort vivant. Hrist se mordit la lèvre mais les tirs de la lutine et de l'archer firent mouche et les êtres animés imitèrent la stratégie lancée par la tueuse. Bien que morts, ils jouissaient d'une dernière étincelle de lucidité, à moins que ça ne soit la peur qui puisse les pousser à agir ainsi, ou tout autre chose. Selon Hrist, savoir identifier un danger provoquant la peur était signe d'intelligence, les squelettes et autres morts non morts n'étaient pas réputés pour l'être, elle supposa qu'un être l'étant devait les influencer.

Le calme, les adversaires s'étaient retranchés et passer la porte aurait pu être dangereux, Hrist aurait été partisane d'une stratégie plus sécuritaire, rester en arrière et attendre que l'un d'eux ne se pointe, à défaut de pouvoir se protéger, sans même savoir combien d'entre eux se trouvaient d'un côté ou de l'autre de la porte.

Guasina eut l'initiative remarquable de se faufiler sous un casque, la tueuse ne l'avait pas vu descendre, étant dans le mauvais angle, mais le heaume qui avançait tout seul trahissait l'idée brillante et le remarquable sens du sacrifice de la jeune lutine. Si son acte s'était avéré réussit, elle aurait gagné tout le respect de la Frémissante. Mais les choses en furent autrement. Quelque chose se passa dans le corps de la femme. Hrist eut un violent malaise, un haut le coeur qu'elle peinait à cacher, cette sensation lui crevait l'esprit et elle se mordit la lèvre encore une fois, jusqu'au sang qui ne perdit pas de temps pour perler doucement le long de ses lèvres. Les yeux violets avaient pleurés le charbon présent sur son visage sous la traînée informe d'un vestige de maquillage, le sang coulait de sa bouche.

Silmeria, ou plutôt son esprit s'agitait, tout son être était en effervescence, elle bouillonnait dans son corps et Hrist, elle et son âme furent englouties dans un abysse démentiel. La folie grandissante de la Douce avait ravagé la force mentale de la Frémissante.

Lorsqu'elle est venue au monde dans le corps de Silmeria, Hrist n'était qu'une entité anarchique, devenue plus grande et plus forte au fil des expérience et des nombreux voyages. Silmeria n'avait jamais été que sa victime, l'hôte porteuse d'un parasite assoiffé de sang. Et voilà qu'après des années, une fois que Silmeria avait réalisé qu'elle avait tout perdu, l'amour, la vie, la douceur et que son âme était probablement aussi noire qu'un général d'Oaxaca, qu'elle ne vivait plus que pour la tourmente, que ses actes envers les autres étaient instinctivement mauvais, elle s'éveilla.

Hrist luttait, Silmeria prenait peu à peu le dessus, d'ordinaire ce n'était jamais arrivé, en combat. Le corps à demi mort au pas déglingué s'approcha de la porte, Silmeria la ferma violemment une fois que la lutine s'était trouvée de l'autre côté en disant à voix haute :

« Eiko, mais que faites-vous ? » S'en suivit le lourd claquement de porte qui avait balayé les restes de ces squelettes. Appuyée sur la porte désormais close, la main griffait le bois, le sourire de la femme n'était visible que d'Eiko au travers de ses longs cheveux noirs. S'il avait été assez malin, il aurait compris que la déclaration de la femme n'avait qu'un seul but, celui de faire croire à une trahison de la part du jeune homme à l'aspect douteux...

(« Silmeria ! Mais qu'est ce que tu fais ?! »)
Les contractions du corps se firent plus vives, plus fortes, elle souffrait ma jubilait à la fois. Silmeria était pleinement au contrôle de son être...

(« Assez, tu ne reviendras que lorsque je te le dirais ! »)

(« Ca chie... ») Constata Cèles avant de s'éclipser brièvement au fond des bracelets de l'Ombre Noire.

La femme se redressa, elle fixa Eiko en face d'elle, sagement installé de son côté comme le brave petit soldat qu'il méritait d'être. Les yeux rougis de larmes et la pupille verte lierre, le sang qui coulait le long de ses lèvres et un sourire pas du tout sadique qui perforait son visage lui donnait l'air aussi avenant qu'un ours mal achevé.

« Bonjour Eiko, vous vous souvenez de moi ? J'ai cherché à vous tuer... » fit-elle en s'adressant au jeune homme, bien que brièvement, Silmeria ne voulait pas s'attarder davantage aux moqueries, et la voix de Hrist qui lui vrillait les tympans n'aidait rien à l'affaire.

(« Silmeria ! Ouvre cette porte tout de suite ! »)
(« Ca suffit !! Tu ne parleras que lorsque je l'aurais tué ! »)

Hrist n'avait pas d'enveloppe à proprement dit, mais cette réaction en temps normal l'aurait faite tomber à renverse. Peu à peu, la Frémissante comprenait ce qui se passait, comment Silmeria avait perdu l'esprit, et tout ceci par sa faute. Toutes ces aventures passées, toute sa violence, ces indices, d'abord les servantes, les marchands, les prêtres et les marins. Tout ce qui à ses yeux avait moins de valeur que sa propre vie elle le méprisait. Se prémunir d'un tel personnage était impossible... Elle échappait à tout contrôle, devenait une entité criminelle par excellence, n'agissait plus que pour son goût du carnage. Hrist craignait qu'à présent, Silmeria soit de toutes les batailles, peu importe de quel côté, elle n'avait aucune solution, aucun remède ni même pas le moindre mot pour atténuer son désir de mort.

Car en effet, la seule chose qui priverait Silmeria de cette lubie terrifiante serait sa propre mort. Hrist fondit, son esprit alla rejoindre celui de Cèles qui malgré son côté fluidique s'inquiétait un brin quant à la santé mentale de sa maîtresse. L'enveloppe charnelle quant à elle griffait le manche de la lame, Silmeria tremblait, ses genoux claquaient et la chaleur du liquide poisseux et épais qui lui coulait le long de la lèvre l'enivrait, elle devenait folle, ce goût, l'inimitable saveur du nikel dans la bouche, le parfum âcre et métallique, la saveur cuivrée de son propre sang. Il lui en fallait plus. Sans même se soucier de l'archer qui se trouvait sur sa droite, elle qui tenait position devant la porte close face à Eiko. Elle avait attendu ce moment, prête à assassiner le jeune homme, Silmeria emplit ses poumons d'air, gonflant sa poitrine, l'émotion était à son comble, palpitante, elle ne leva pas la main comme la dernière fois, elle se contenta simplement d'envoyer un coup de lame directement vers le torse de l'homme, une attaque simple et brève, une frappe qui ne demandait pas trop de technique ni de dextérité mais alimenté de sa seule hargne et colère, le coup était messager de la cruauté de celle qui fut la nouvelle Silmeria...

Hrist contemplait le spectacle à l'aspect macabre de là où elle était. Sur son épaule fantomatique, la petite Cèles s'installait. Ou plutôt, l'illusion de l'esprit de la petite Cèles. Toutes deux observaient la scène, impuissante, ne pouvant que contempler la hauteur du désastre provoqué par toutes ces années passées.

(« Je croyais que les gens ne changeaient jamais... »)
(« Quelque chose me dit que cette nouvelle maîtresse sera particulièrement cruelle... Et dire que j'avais un jour pensé que c'était toi la cruelle... »)
(« Par les Anciens... »)
(« Nous voici dans une nouvelle ère... Ère où Silmeria sera confrontée au fait d'avoir pour plus grande faiblesse le fait de n'être capable de s'attacher. Si les relations sont la plus grande faiblesse d'un être, cela peut aussi bien faire de cet être la personne la plus forte de ce bas monde, ou la plus folle... »)
(« Je suis incapable de la chasser maintenant. Il faudrait que je nous tues.»)
(« C'est vrai...»)


Et tandis que mon grand feu
Dévore le monde de la matière
Je prends ma place au centre du Cercle Divin
Bimbeloterie et bazar de songes de Silmeria


------------------------

Attaque simple sur Eiko. Coup de lame en main directrice vers la poitrine.

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Mer 25 Jan 2012 05:06 
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Mon dos contre la pierre froide du mur, mes bras tendus et prêt à enfoncer la lame dans l’individu décharner qui allait se pointer d’un instant à l’autre, je fermai les yeux un instant. Puis les ouvrai quand les bruits osseux et métallique franchirent le cadre de la porte, mon bras s’élança, poignardant violement le squelette qui entrait. Le poignard fut efficace, mais pas comme je l’espérais. Les pierres de la lutine avaient massacrées le crâne du squelette que je venais de perforer, avant que je ne le fasse. Une grande déception s’empara de moi, j’avais raté la chance de prouver ma valeur sur ce premier coup. Je devais me ressaisir pour la suite du combat. Heureusement une horde de squelettes n’attendait que de se faire broyer les os. Je ne baissais pas les bras d’autre squelettes allaient franchir le seuil de la mort, déjà qu’un amas d’ossement se rassemblait au ras de la porte.

Je me replaçais droit comme une planche contre le mur, attendant qu’un nouvel ennemi se montre. Dame Guasina se faufilait sous l’un des casques et trottinait vers l’autre salle. Sous le casque elle passait inaperçue, sa petite taille lui donnait cet avantage, contrairement à la dame dont j’ignorais toujours le nom, Maelan et moi. Il me semblait que le calme était revenu, du moins les opposants ne donnaient plus signe de leur vieux os. Il en restait pourtant encore beaucoup, seul quatre d’entre eux avaient périr sous les tirs de Guasina et Maelan.

Je me demandais ce qu’ils fabriquaient? Avaient-ils battu en retraite ou adopté la même stratégie que nous? La lutine s’offraient en appât, pour que les monstres se montrent à nouveau. Je me tenais prêts comme elle le demandait, je ne demandais d’ailleurs que ça. Le casque amovible qui cachait la lutine franchit le cadre de la porte sans faire de bruit, contrairement à la porte qui venait de caquer. Je relevais vers les yeux vers la femme qui venait de la refermer, complètement ébahis par son geste. (Dis donc, elle est pas bien celle-là!)

« Mais… »

Et je compris en voyant le sourire tordu par la folie, au travers des cheveux de jais, que je venais de me faire piéger. Je me crispais alors, ce sourire sadique ne m’inspirait rien qui vaille! Ma main resserrait le poignard qu’elle tenait fermement, prêt à me défendre contre cette sorcière. Elle me rappela même sa première tentative de meurtre! Ses intentions étaient claires pour moi, elle voulait me tuer, laissant croire à la lutine que je les avais trahis et qu’elle en toute bonne foi m’avait empêché de nuire. Mais tout cela était faux, le traitre ici s’était elle. Brûlant de l’intérieur, je la dévisageais, la folie avait abandonné cette femme pour la démence. Je voyais dans son regard qu’elle m’observait comme un chacal. Je voyais ce goût pour le sang, et pas parce qu’un mince filet rouge salissait sa bouche. Tremblant, mais déterminer à vivre je n’allais pas la laisser faire!

« Je vous pensais folle, mais vous en êtes à un niveau bien plus avancé! Votre démence vous mènera à votre perte! »

Elle abattait alors sa lame sur moi, je levais ma propre lame pour la bloquer. Mon cœur battait fort, battait vite, il se laissait aller comme si s’était sa dernière mélodie de tambour. Tout se passait si rapidement… Si j’y arrivais elle n’en resterait sans doute pas là, je devais me tenir prêt à agir et contre attaquer. J’espérais que l’elfe aux tatouages prenne mon parti et non celui de cette femme.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Mer 25 Jan 2012 17:12 
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Jets :
Silmeria : Fermeture de porte : réussite. Attaque SA : réussite (XD et merde)


Guasina parvint sans peine à se faufiler dans le casque pour filer droit dans la pièce voisine… Ce à quoi elle ne s’attendait pas, c’était la trahison de Silmeria, qui referma d’un coup sec la porte sur elle, repoussant le corps qui était tombé en travers.

Et pour parfaire sa traitrise, l’elfe grise venait d’enfoncer sa lame jusqu’çà la garde dans la poitrine d’Eiko… L’humain ne put rien faire pour contrer le coup, vif et rapide, précis et redoutable. Un flot de sang lui monta dans la gorge, et déborda de ses lèvres, alors que le même flot carmin s’écoulait de sa plaie. Droit au cœur. C’est ainsi qu’il s’effondra par terre, à genoux d’abord, sentant petit à petit la vie l’abandonner… Et il mourut ainsi, baignant dans son propre sang.

Ce à quoi ne s’attendait pas Silmeria, ce fut la disparition presque immédiate de son corps, qui fut comme calciné et consumé sur place, dévoré de matière noirâtre qui finit par disparaitre avec tout l’équipement de l’humain, mis à part son poignard et le fémur dont il se servait comme arme. Bottes, patron et sac avaient disparus également.

Ce qui n’avait pas disparu, en revanche, c’était Maelan. L’elfe aux tatouages faciaux s’était reculé vivement en voyant la scène, et avait encoché une flèche à son arc, la pointant vers la meurtrière. Il ne tira néanmoins pas tout de suite.

« Vous êtes folle. Inconsciente. Comment espérez-vous survivre à tout ceci si vous tuer ceux qui se présentent comme vos alliés ? Restez à distance de moi, sinon je tire. Vous êtes le mal incarné. »

Il ne semblait pas vraiment à l’aise, et tout en parlant, reculait petit à petit vers la porte qui, peu avant, avait jeté un aveuglant flash de lumière.

[HJ : Guasina, j’ouvre une nouvelle pièce. Eiko, je te MP.]

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