L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Jeu 26 Jan 2012 01:00 
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Cruelle.
Elle sera mon aboutissement.
Elle sera ma victoire.
Je fermerais à jamais le cercle du vice,
Et ouvrirais enfin ses yeux vitreux
Folie et destruction d'Erzébeth


Eiko eut un bref mouvement de recul, un spasme dans lequel il leva sa lame pour intercepter celle de la tueuse. La surprise ou peut être le manque d'entrainement avaient rendu son geste rouillé, trop peu vif, lent et il manqua sa cible. Chose que Silmeria n'avait pas manqué, c'était son coeur. L'organe palpitant bouillonnait de peur fut coupé, étouffé dans son travail par le métal mordant et glacé de Silmeria. Sous le coup, son corps tomba presque dans ses bras, elle pu alors ressentir le poids d'Eiko qui crachait quelques gouttes de sang. Silmeria n'avait pas quitté ce sourire, les yeux de la belle devenaient de plus en plus pâles, le vert lierre s'estompait et pâlissait, son sourire n'avait jamais été aussi carnassier.

« Chuuut... Voyez... Là... Là... Ma démence ne connait pas de perte. Je suis Silmeria Rozindulät, et jamais les Dieux ne m'auraient fait périr sous une lame aussi piètre que la vôtre. Dormez maintenant. »

Elle donna un petit coup de poignet sur le manche de la lame. Il lui avait fallu forcer car celle-ci était entrée en intégralité dans la chair tendre et molle du garçon. Elle ne le voyait pas car sa tête était au dessus de l'épaule d'Eiko, comme s'ils se prenaient l'un et l'autre dans les bras comme de bons amis, mais elle sentait un liquide épais et chaud lui couler le long du bras, collant à ses manches blanches de tissus. Il ne survivrait pas à une telle blessure, peu à peu, les Dieux reprendraient leur dû. Sa vie. Elle, son âme avait disparu en ce instant funèbre, anéantissant toute chance d'un pardon divin. Le passé scellé de crimes, elle ne pouvait plus qu'avancer sans espoir de retour.

Elle tira la lame en rigolant d'un petit rire situé entre la rigolade cristalline et le couinement typique d'une bourgeoise amusée qui cherche à contenir sa joie. Le corps désormais sans vie du jeune homme tomba mollement, sous le raclement de l'armure que Silmeria venait de lui offrir, ironie du sort.

Elle aurait pu en rire, éclater de rire en levant les bras vers le ciel absent tandis que les Dieux du bien se détournaient d'elle totalement, rire à en pleurer d'être devenue si folle et dangereuse, imbuvable tueuse sans logique et merci. Mais la magie dévorante des lieux était pleine de surprise. La dépouille du garçon, à l'image d'un parchemin que l'on brûle disparu dans quelques flammes rougeâtres et ne restait plus qu'une enveloppe épaisse et noire, qui finalement ne laissa plus que les armes du triste sir disparu. Silmeria ravala un hoquet de surprise et couina un peu avant de remarquer que l'archer venait de la tenir en joue, les yeux effarés, reculant doucement.

L'Elfe aussi nerveux qu'un humain lancé à pleine vitesse dans une grotte noire pleine d'ours, reculait doucement, le pas maladroit sous l'effet de la surprise, mal à l'aise, entre la colère et l'incompréhension la plus totale, il n'en revenait visiblement pas. La fièvre du combat avait dû laisser croire aux protagonistes qu'ils seraient soudés. C'était ce que Hrist avait espéré. Silmeria en avait décidé autrement et sa décision venait de reteindre sa manche. Désormais empouprée de reste d'êtres, elle n'avança pas d'un pas, observant Maelan décidé à mettre de la distance entre eux.

« Calmez-vous... Si j'avais voulu vous tuer, vous seriez mort avant lui. Ho, ne prenez pas ça comme une menace. Eiko était un traître. Observez, il a disparu. Sa carcasse a rejoint le néant. Avez-vous vu les cendres face à vous ? Ici, là, juste à côté de la torche... Un message. Un message trouvé avec mon arme personnelle. »

Silmeria tentait un coup de bluff, montrant la Scélérate, elle savait que dans la panique, Maelan serait peut être plus malléable. Pour ça, le mensonge, elle n'avait jamais eu besoin de Hrist. Silmeria se débrouillait très bien. Elle allait utiliser de nombreux petits détails pour capter l'attention de l'homme.

« Je ne suis pas sûre. Je crois qu'il s'agit d'un message du Marionnettiste. Ca aurait du sens si on y pense. Un homme aussi puissant, ce qu'il peut détruire, il peut le reconstruire. Le message disait de tuer Eiko. Eiko devait mourir, c'est ainsi qu'il disparu. A moins que vous... N'ayez une meilleure idée ? »

Dit-elle en jetant un regard au sourire presque jovial face à la trace noire sur le sol qui trahissait la disparition magique de sa victime.

« Quand à moi, j'aurais besoin d'un meilleur sobriquet que celui dont vous me gratifiez. La porte sur laquelle vous vous reculez... Elle n'est plus piégée. Et derrière elle, se trouve trois portes. Une à droite, une à gauche et l'autre en face de vous. Comment je le sais ? Une voix d'outre tombe vient tout juste de me le dire. Vous l'entendez aussi... N'est ce pas ? »

La tueuse encore rouge de sa dernière victime faisait de son mieux pour ne rien trahir de son mensonge. Elle avait deux atouts, la connaissance très approximative des lieux sans avoir ouvert la porte, et le message calciné qu'elle pouvait moduler selon ses souhaits. Tout collait, il ne restait plus qu'au jeune homme à mordre la ligne jetée par la tueuse. Il n'avait qu'à baisser son arc, lever la menace d'une blessure.

« Maintenant, si vous avez vraiment l'intention de me tuer, je vous en prie, mais ça serait... Un tantinet contre productif. »

Le sourire refit surface, dégageant le sérieux de la conversation et trempant les derniers mots dans un aspect vicieux, celui d'une femme considérée comme impitoyable au sourire vénéneux et à l'âme corrompue et démente.

Plus au fond de son esprit, Hrist et Cèles conversaient ferme.

(« C'est... Un jeu dangereux. »)
(« Si ça prend... C'est que ce jeune homme n'est pas le plus malin du village. Tu t'inquiètes pour elle ? »)
(« Il a raison. C'est le mal. Avec tout un tas d'absurdités... Elle ne répond plus à aucune loi. Sa vie sera basée sur le mensonge, la trahison et le meurtre. »)
(« C'est de ta faute. Est-ce que tu aimes ta vie ? »)
(« Non sans l'aimer, j'y ai pris goût... »)
(« Alors, si c'est vrai, tu feras ton possible pour rester maîtresse de ce corps avant qu'elle ne se fasse massacrer par tout un tas de fous furieux. Elle a une forte confiance mais n'est pas immortelle ni à l'épreuve des flèches... »)
(« Dis moi Cèles ? »)
(« Oui, mon petit morceau de sucre ? »)
(« Cet Elfe, il possède des fluides sombres en lui ? »)
(« Question judicieuse... Que feriez-vous sans moi mes chéries... »)


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Cèles utilise : détection des fluides sombres chez Maelan.
Silmeria a rangé ses armes et n'a pas avancé d'un pas. Tentative de calmer l'homme de par le mensonge en s'appuyant sur le doute (cendres de parchemin) et sur la magie noire (ombre noire et connaissance de ce qui se cache derrière la porte close)

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La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
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Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Jeu 26 Jan 2012 11:21 
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Alors que Cèles ne détectait aucune présence de fluides d’ombre dans le corps de l’archer, lui ne démordait visiblement pas de sa position. Il maintenait sa flèche encochée, sans la tirer toutefois… Le trouble se lisait bien sûr dans ses yeux couleur d’eau.

« Et… et la lutine ? Une traitresse, elle aussi ? Partez, partez. Je ne veux pas rester avec vous. Je ne veux pas être moi-même la cible de vos sombres voix intérieures. Un être sage m’a appris qu’il fallait se défier de ceux qui se disaient des alliés, mais dont les actes montraient le contraire. Seuls les actes comptent. Peut-être vous êtes-vous vous-même laissé abuser par cette…voix. Partez, partez maintenant, et laissez-moi rejoindre des personnes dignes de confiance. »

Il était maintenant tout contre la porte, mais ne l’ouvrait pas. Il attendait, visiblement apeuré, troublé, que la situation se tasse. Il n’y était visiblement pas à l’aise du tout.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Ven 3 Fév 2012 00:12 
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Silmeria campait sur ses positions. L'archer quant à lui menaçait toujours la criminelle de sa flèche, l'arc toujours bandé, il venait d'atteindre le fond de la pièce, dos à la porte. Celle-ci, comme Silmeria le lui avait annoncé, n'est plus piégée. Du moins, le contact de son corps n'avait encore rien provoqué. Dans le doute, elle avait légèrement détourné le regard et quelque peu plissé ses yeux afin de ne pas être frappée de cécité une fois de plus.

« Gardez donc votre philosophie pour vous, j'espère que votre bonté n'est pas contagieuse. Je ne me prétends pas alliée, je m'assure juste de rester en vie. Elle était une traîtresse aussi. D'ailleurs, nous sommes tous des traîtres. Je n'ai aucune confiance en vous, d'autant plus que votre comportement m'écœure. Je reste là, libre à vous de me tuer sur place ou de déblayer. »

Elle croisa les bras, campant à bonne distance de l'homme. Si jamais il venait à tirer, elle espérait que la panique lui fasse manquer sa cible. La faible distance qui les opposait lui donnerait de quoi l'avoir rejoint avant qu'il n'ait peut être pu réarmer son tir. Cela dit, elle ajouta afin de détendre l'atmosphère tendue comme une crampe.

« Voyez, la porte n'était plus piégée. Derrière vous en aurez trois autres. Partez donc rejoindre les êtres dignes de confiance. » En reculant d'un demi-pas, elle venait d'écraser un objet, visiblement trop fin pour être un os, il s'avérait que sous sa botte se trouvait une des flèches de Maelan, celle qui avait tué le squelette au pas de la porte. Un éclair frappa son esprit et elle tira risette.

(« Cèles ? Tu te souviens de la libellule et de son coffre aux grandes dents ? »)
(« Oui !»)
(« Tu peux communiquer avec elle ? »)
(« Si elle me réponds, c'est tout à fait possible ! Quelque chose me dit que tu as un plan ? »)
(« Elle échappe à mon contrôle, faut bien essayer de la distraire, si elle baisse sa garde mentalement, je pourrais reprendre le dessus. »)
(« Heureusement que vous n'êtes que deux... Enfin, je m'en vais discutailler avec ma soeur ! »)

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Conversation Faera avec... Libellule givrée !
J'écris mon message à Môssieur 9 avec le début de conversation, à lui de décider si le message parvient à destination ou non.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Lun 6 Fév 2012 03:17 
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Mon bras s’était élancé dans les airs avec le poignard, dans l’unique but de freiner la lame meurtrière de la dame, mais son geste avait été plus vif que le mien… J’avais été trop peu rapide et l’acier tranchant était venu trouer l’armure, puis déchirer ma chair, pour finir par me percer le cœur.

J’en eus le souffle coupé, la lame glacée arrêta les pulsions sanguines de l’organe le plus précieux que j’avais. J’étouffais une plainte, crachant du sang par la bouche. Le liquide chaud et poisseux vint tacher le visage pâle de la femme, le rouge écarlate contrastant avec le noir coulant de son maquillage et le vert de ses yeux. Quelques gouttes venaient également tacher mon visage qui palissait à vue d’œil.

Je vacillais, mon corps devenait lourd et engourdis, je n’avais plus le contrôle sur lui. Je tombai dans les bras de celle qui venait de me poignarder. Je tentais de la regarder dans les yeux, mais ma vision se voilait, me laissant que son sourire malsain et ses yeux de démence comme dernière image. Lentement mes forces me quittaient, seule la douleur de la lame froide qui me découpait était encore présente, ma présence mental était limité, défaillante, fuyante.

Les derniers mots que j’entendis furent déformés, comme si la voix de la femme avait une sonorité grave et déformé. Cette voix donnait un sens étrange à ses paroles, comme une mère qui consolait son enfant, mais comme si se serait la mort qui jouait son rôle. Elle me dévoila son nom, ne craignant plus rien de ma part, j’étais un chiffon entre ses mains prêt à être jeté.

Le sang chaud coulait abondamment de ma plaie, je me vidais lamentablement. Je ne voyais plus, ne pensais plus, ne ressentais plus que cette souffrance de l’échec, j’avais faillis à ma mission de survie, je m’éteignais… Une seconde plainte étouffée par le sang fut émise, Silmeria Rozindulät donna un coup sur la lame, me faisant cracher plus de sang. Elle retira ensuite la lame de mon corps et me repoussa, un rire témoignant de sa folie l’accompagnant dans sa démarche. Et je tombai au sol, sans force, baignant dans une flaque de mon propre sang, et vidé de toute existence. À instant funèbre je rejoignais Phaitos dans son royaume de mort, voyageant dans le noir néant qui me mènerait à lui. S’était ma fin, la fin de ma piètre existence…

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Eiko - Ynorien - Truand


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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Mer 8 Fév 2012 14:22 
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Maelan semblait de plus en plus nerveux. Il savait ce que vivait Guasina, derrière la porte devant laquelle Silmeria restait, sous ses propres ordres. Son regard intense courait de gauche à droite, comme s’il cherchait une issue. Comme s’il savait que la porte contre laquelle il était appuyé ne constituait aucunement un moyen de sortir de la pièce. Comme pour se donner une contenance, il répondit à nouveau, sur la défensive.

« On doit rester soudés pour survivre. Seule, vous n’y parviendrez pas. »

Sa flèche restait encochée, mais sa main tremblait… Le coup partirait bientôt, à n’en pas douter. D’une façon ou d’une autre.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Sam 25 Fév 2012 18:38 
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Silmeria était l'enclume du mal
Ouatée à souhait pour y forger les crimes
Sans que l'on entende un coup de marteau.
Versets funèbres et bimbeloteries de Hrist


Le jeu macabre lancé par la Sindel semblait avoir un effet très lourd pour le mental de l'homme qui n'avait cessé de la maintenir l'ombre maigrelette et discordante au bout de sa flèche. Scrutant du regard un renfort soudain qui viendrait briser la glace. Il lança une fois encore que sans aide, elle ne parviendrait à rien.

« Et c'est en m'épinglant sur la porte, d'une de vos flèches que vous comptez rester soudé ? Mis à part me souder au mur, votre jeu n'a aucun sens pour moi. Ho, à ce sujet, je vais passer doucement cette porte, j'ai peut être été abusée par cette voix, mais seule moi pourra défaire le mal que j'ai moi même causé. Ma faera m'indique que de nombreux aventuriers se trouvent au contrebas de la porte, dans la cellule du geôlier. »

Elle se baissa et ramassa doucement, sans faire de geste trop brusque, entre ses doigts Silmeria tenait fermement la flèche qui avait tué un squelette, non sans un sourire forcé dissimulé par l'ombre, elle se releva, lentement tout en conservant son regard immanquablement fixé sur l'homme dont l'arc de la corde crissait lors du lourd et pesant silence qui trônait dans la salle.

(« Cèles ? Tu communiques avec elle sans que je puisse l'entendre ? »)
(« Mais non ! Mais non je te le juuuure. Elle bluffe. »)
(« Silmeria... Reviens. Tout de suite.»)
(« Dans quel monde vivons-nous. Toutes ces années à servir la vertu. J'en attends toujours les fruits. Triste et cruelle époque où la seule récompense d'une bonne action est de rester l'avoir faite. »)
(« C'est vrai que c'est convivial, j'aime assez l'esprit. Cette pièce serait merveilleuse d'ailleurs, avec quelques cadavres de plus... »)
(« Cèles, fiche le camp de mon esprit. »)
(« Techniquement non ! Seule ma maîtresse peut me congédier, or c'est Hrist qui a choisi mon nom, donc seule Hrist peut me demander de partir, toi non, même si tu peux communiquer avec moi du fait d'être dans le même corps. »)

Silmeria observa une dernière fois la pièce, ses armes toujours à la ceinture, la chemise empourprée de sang, elle passa doucement la porte, faisant crier les gonds et raclant les fragments d'os au sol.

(« Cèles, des nouvelles de la faera ? »)
(« J'allais le dire ! Elle a demandé ce qu'elle pouvait faire pour nous aider. Je lui dis quoi ? Que notre maîtresse est devenue complètement folle, qu'elle a déglingué un prisonnier en lui perforant le palpitant et qu'elle s'apprête à étaler un complot qui provoquerait à coup sûr la mort d'une bonne dizaine de personne par heure ? »)
(« Trop extrême. Elle propose d'aider, pas de croire que pour se faire, il soit nécessaire de nous tuer. »)
(« Sur le plan humain, si, c'est catastrophique, si tu ne peux pas la raisonner, profite de la première occasion de prendre le contrôle pour tremper ta lame dans un poison et te l'enfoncer dans la poitrine. Enfin, pour ça il faudrait que tu aie un semblant de moral et d'amour envers le monde, ce qui est en soit assez mal parti. »)
(« Dis lui que nous sommes trois âmes dans un corps. Et que l'une d'elle, teintée des trois personnalités mélangées a perdu la tête et entre dans une frénésie sanglante. Mais ne parle pas du meurtre. Silmeria, je le sens, a un double jeu. »)
(« Ca peut se faire. Mais n'oublie pas que ma soeur est libre de communiquer à son maître. Elle ne peut mentir que dans le but de le protéger.»)

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« Je dois t'informer, petite soeur que ma maîtresse est... En danger. Elle a deux personnalités. Une bonne, et une mauvaise. Sauf que la bonne est devenue plus mauvaise que la mauvaise. Sauf qu'en prime, elle est folle avec un petit côté chaotique. Elle ne tient aucunement à sa vie, elle est donc assez instable et serait capable de tout. Aucun respect pour la vie peu importe ses formes. On cherche un moyen, mon âme maîtresse et moi de reprendre le contrôle du corps. Tu me suis ? Donc si tu vois la brune, observe bien ses yeux. S'ils sont verts, évite le contact. Ne venez à nous uniquement si les yeux sont violets. C'est la seule façon de distinguer quelle âme prend possession du corps. D'ailleurs, garde le silence, une seule personne qui en sait quelque chose serait déjà de trop, ma maîtresse soupçonne une tragédie prochaine. »
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(« Tu sais, cette histoire va mal se terminer, Hrist. »)
(« Je sais. La cruauté est la forme que prend la folie des assassins. Folie que l'on ne garde ni dans les chaînes ni dans un cachots. La prison est un état d'esprit. Mais dans ce beau logis clair entouré du vacarme discordant de visiteurs bavards, jusqu'à ce que démence s'en suive et ce, sans le moindre espoir de guérison. Maelan n'est pas si insensé pour ne pas viser les faveurs de Silmeria en s'alliant à elle. Il faut être bien sot, même transi de froid pour plonger son corps dans les flammes dévorantes en voulant se réchauffer. »)
(« Toi aussi, tu me fais peur, à tes heures perdues. Tu le sais, ça ? »)

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Sam 25 Fév 2012 21:51 
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La porte s’ouvrit sans résistance, et Silmeria put passer dans la pièce d’à côté, où Guasina avait été enfermée l’instant d’avant. Maelan ne répondit rien aux assertions de la Sindel, et se contenta, immobile, de la scruter jusqu’à ce qu’elle ait disparu, arc bandé et flèche prête à être décochée… Silmeria ne remarqua même pas l’ombre furtive qui, dans le coin de la pièce menant chez le geôlier, guettait silencieusement.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Dim 4 Mar 2012 10:40 
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Tous arrivèrent de concert dans l’immense salle d’armes. Silmeï, Léandre, et Guasina. Deux êtres y étaient déjà, avant leur arrivée. Deux elfes. L’une au visage dissimulé par des voiles d’ombre, et l’autre, le visage tatoué, qui tenait à la main un arc baissé, et une flèche dans l’autre. Ils étaient en train de discuter entre eux, près de l’unique porte encore close de la pièce, à l’Est.

L’elfe noir et l’aldryde venaient de pénétrer dans la pièce, et pouvaient voir, non loin de la lutine, une flaque de sang où baignaient plusieurs équipement, qui l’instant d’avant, appartenaient encore à Eiko. Mais ça, seule Guasina le savait. Le plastron d’argent, les bottes sanglées, un poignard usé et un fémur jaunâtre. Les grandes armoires aux symboles d’armes et d’armures étaient intactes, tout comme la collection de haches suspendues au mur. Seule la première manquait, et traînait elle aussi au sol, près de la porte donnant sur la salle des gardes, que la lutine venait de quitter.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Dim 4 Mar 2012 18:31 
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Inquiète de l’état de santé de mon ami, je pénétrai dans la pièce en m’écriant de nouveau :

« Maelan, vous allez bien ? »

Puis je le vis alors plus loin dans la pièce, l’arc baissé, flèche à la main discutant avec un autre individu que je ne pus identifier dû aux voiles qui camouflaient son visage.
Préoccupée par ce que Silmeria m’avait révélé au sujet de l’elfe tatoué, je me précipitai à sa rencontre. Je ne pus malheureusement faire plus de deux pas, freinée par la curieuse et désagréable sensation d’avoir mis les pieds à un endroit non recommandé.
Je baissai mon regard vers mes pieds toujours dénudés, pour remarquer que j’étais au beau milieu d’une grosse et malodorante flaque de sang. Légèrement dégoûtée, je m’empressai de sortir de cette répugnante marre à l’odeur de fer. Tout près de moi, gisaient sur le plancher des bottes sanglées, un plastron d’argent, un poignard à la lame émoussé et un long os jauni. Je reconnaissais ces pièces d’équipement, elles appartenaient à Eiko. Tout son équipement était là, sauf lui et ses haillons de prisonnier.

La dame à la peau blanche avait donc raison, Eiko décédé, son corps s’était évaporé. Ce phénomène était tout de même étrange, en temps ordinaire, la mort s’empare de notre âme, mais laisse là notre corps qui retourne en poussière.

(Oh Yuimen, donne-moi la force de poursuivre ma mission dans ce lieu où rien ne se passe comme il le devrait.)

Je me dirigeai finalement vers Maelan, décidée à lui demander ce qui s’était passé en mon absence, puis je m’arrêtai de nouveau, voyant les deux nouveaux arrivants dans cette salle remplie d’armes destinées aux humains. Ma curiosité piquée par cette disparition inusitée du corps d’Eiko, je n’avais pas aperçu pas immédiatement l’elfe noir, ni le petit être juché sur son épaule.

Afin de ne pas paraître trop impolie et dans le but de me faire de nouveaux alliés, je cessai mon avancée et m’adressai à eux sans inquiétude, puisque d’après les haillons qu’ils portaient, tout comme moi, ils n’étaient que des prisonniers.

« Je me nomme Guasina Roquin. » Puis regardant l’elfe noir je rajoutai :

« Contente de vous revoir sain et sauf ! »

_________________
Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Ven 27 Juil 2012 19:25, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Ven 9 Mar 2012 12:01 
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Monter les marches de cet escalier fut relativement rapide, Silmeï calé sur mon épaule gauche n'avait pas bougé d'un millimètre. Une fois dans cette nouvelle pièce, je ressentis de la joie et de la tristesse. De la joie d'abord parce que Maelan était dans cette salle, vivante qui plus est. Donc il ne lui était rien arrivé, après tout ce que le geôlier avait pu nous dire sur ce qu'il se passait au-dessus de son antre...

(C'est un soulagement.)

Puis mon attention fut attiré par la seconde créature présente dans la pièce, un elfe qui avait le visage dissimulé par un voile sombre qui me glaça le sang.

(Nous ne tirerons rien de bon de cette personne, j'en ai peur.)

Et enfin une dernière personne que j'avais déjà côtoyé brièvement avant de suivre Gruush dans la grotte du charnier, la gentille lutine à qui j'avais proposé mon aide. Elle était saine et sauve, elle devait faire preuve d'une grande force pour avoir survécu toute seule.

(Je lui avais proposé mon aide mais il semblerait que j'aurais plutôt besoin de son aide si jamais nous devions croiser le fer ensemble.)

Et maintenant la partie la plus effrayante dans cette pièce, le sang et les pièces d'armures qui étaient au sol. J'avais un étrange pressentiment à ce sujet, mais serait-il possible pour moi de récupérer une partie de l'équipement pour me protéger ?

(Certes, ce n'est pas l'équipement que j'ai gagné en battant ses bandits mais c'est déjà pas mal.)

Mais avant toute chose, soyons un peu civilisé.

- "Guasina, c'est un véritable plaisir de vous retrouver vivante ici. Je vous présente Silmeï, il m'a sauvé la vie et je lui suis redevable pour cela. Etant blessé à une aile, j'ai proposé de le porter."

Devrais-je dire que je le considérais comme un ami ? Mieux valait garder cela pour moi pour le moment. Puis d'un geste de la main j'indiquais à la lutine la marre de sang et les équipements au sol.

- "Savez-vous ce qu'il s'est passé ici ?"

Je voulais en avoir le coeur net, était-ce vraiment l'un de nous qui était mort, un des prisonniers de cet enfer ?

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Léandre - Shaakt - Soldat



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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Lun 12 Mar 2012 08:33 
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Post squelette (vraiment désolé, mais pas le choix pour l'instant)

Réponse à la Faera de Silmeria : remerciements un peu méfiants : (Euh, merci, mais pourquoi nous prévenir? Vous avez besoin de nous?) Aurore et Sil' ne comprennent pas trop le pourquoi de l'avertissement, et craignent de tomber sur ladite psychopathe aux yeux verts en haut des escaliers.

En haut des escaliers, ils y sont d'ailleurs à présent, grâce aux longues enjambées de Léandre. Nous débarquons dans une nouvelle grande salle, avec des haches un peu partout aux murs.

Là, je découvre Guasina (description, et intrigué voire apeuré par un physique si similaire aux Akrillas) et Ethel en pleine conversation avec ... Maelan!

J'apostrophe vivement les deux tandis que Léandre me présente à la lutine :
"Maelan... Alors c'était vous! Par quel coup du sort pouvons-nous nous retrouver ici? Le Marionnettiste est-il impliqué dans cette affaire? Cependant, je ne vous cache pas que ça me soulage un peu de retrouver ici un visage familier."

Puis avisant la mare de sang par terre: "Et que s'est-il passé ici ?"

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Dernière édition par Silmeï le Dim 18 Mar 2012 16:18, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Lun 12 Mar 2012 14:31 
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L’aile de Silmeï allait désormais beaucoup mieux. Elle avait petit à petit retrouvé sa force vitale, et fonctionnait désormais tout à fait normalement. L’effet de la flamme mauve s’était estompé. À l’arrivée de Guasina, Maelan parut soulagé, et le fit savoir de vive voix :

« Guasina, vous allez bien, que je suis rassuré ! J’ai manqué à mon devoir en ne courant pas à votre secours… Mais j’avais si peur. Cette elfe qui a fermé la porte, et a tué l’humain aussitôt. Je l’ai menacée, mais elle n’a pas plié. Elle semblait comme… folle. Elle est dangereuse, il faut s’en méfier. »

Cette dernière phrase, il l’avait prononcée à toute l’assemblée, d’une voix tremblante. Il était visiblement encore nerveux de sa confrontation avec Silmeria. Il avait jeté quelques coups d’œil à Léandre, aussi, pendant son discours, puisqu’il avait brièvement expliqué la situation, répondant ainsi à la question de l’elfe noir.

Puis, il s’était tourné vers l’aldryde qu’il avait déjà côtoyé, et lui avait répondu.

« Silmeï. C’est donc bien vous que j’avais aperçu dans le couloir, tout à l’heure. Tout ceci est trop étrange… Le geôlier a prononcé le nom du Marionnettiste, mais je ne sens pas sa présence ici. Je n’entends pas sa voix me guider. Je… j’ignore la raison de notre présence ici… »

Il laissa sa phrase en suspens, comme s’il hésitait à en dire davantage. Toujours plus troublé.

De son côté, Ethel n’avait pas bougé, ni prononcé le moindre mot, pas même pour répondre à la lutine. Elle observait la scène, en retrait.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Mar 13 Mar 2012 04:23 
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Le grand elfe à la chevelure blanche semblait content de me revoir et sans tarder, il s’empressa de me présenter le petit lutin assis sur son épaule. Ce qui m’arracha un petit sourire, trop occupé de décliner l’identité de celui qui l’avait sauvé, il avait oublié de s’identifier lui-même. Je m’abstins de lui faire la remarque ne connaissant pas son niveau de susceptibilité. Je lui souris et fis une timide révérence à celui qui venait de m’être présenté avant de me retourner vers Maelan qui venait tout juste de m’interpeller et qui du coup répondit à la question de l’elfe noir.

Dès que je l’entendis s’inquiéter sur mon sort et se reprocher d’avoir manqué à son devoir me laissant seul avec les soldats décharnés dans l’autre pièce, mes inquiétudes à son sujet s’évanouirent. Je compris alors que la dame au comportement étrange s’était bien jouée de moi en me racontant toutes ces sornettes au sujet de Maelan.
Tout en m’approchant de lui, je l’écoutais relater ce qui s’était réellement passé. Contrairement à ce Silmeria m’avait exposée, c’est elle qui avait refermé la porte et c’était de sa main que Eiko avait succombé. Ce qui expliquait ses vêtements souillés et la flèche qu’elle tenait dans sa main. Puis, l’elfe au visage tatoué m’avoua que la peur l’avait figé et qu’il avait été incapable de riposter.

Lorsque Maelan répondit à Silmeï, j’étais rendue à sa hauteur. Attendant poliment qu’il ait terminé de parler au petit lutin ailé, j’en profitai pour m’essuyer les pieds. Pour la deuxième fois depuis mon arrivée dans cette prison maudite, je déchirai le bas de ma tenue. Cette fois, ce n’était pas pour me confectionner une arme, mais plutôt pour essuyer le sang sur mes petits pieds souillés. Après avoir expliqué qu’il ne reconnaissait pas la voix de son maître nommé le marionnettiste, Maelan se tut, apparemment encore troublé par ce qui venait de se passer.

Pour le rassurer, je décidai de m’approcher davantage de lui. C’est ainsi que tout doucement, j’embarquai sur son pied.

« J’aimerais te raconter ce qui s’est passé alors que j’étais dans l’autre pièce. »

Cela dit, tout doucement, sans le brusquer, je m’agrippai à son pantalon et débutai mon ascension. Je restai ainsi silencieuse, jusqu'à ce que j’eus atteint sa taille.

« Dans l’autre salle, j’ai vu un grand homme défiguré par une grande balafre, il ne m’a pas attaquée, mais il ne voulait pas répondre à mes questions ou bien, il n’en connaissait pas les réponses. »

Je me tus de nouveau, pour reprendre mon escalade. Sans perdre une seconde, j’atteins son estomac, puis son épaule où je m’assis avant de lui chuchoter à l’oreille.

« Silmeria m’a raconté pour la mort d’Eiko. Elle m’a dit que ce n’était qu’un traître et qu’il avait refermé la porte derrière moi dans le but de me piéger. Mais ta version des faits est différente de la sienne. Et c’est toi que je crois sans hésitation. Depuis le tout début de ma rencontre, elle s’est comportée de façon étrange. À moi aussi, elle me fait peur. »

Ayant dit cela d’une traite, je repris mon souffle puis je poursuivis d’une voix qui se voulait aimable et compréhensive:

« Tu n’as pas manqué à ton devoir, c'est cette vilaine femme qui est la coupable. Et puis, ces soldats décharnés étaient déjà à moitié morts, j'ai pu me débrouiller. »

Bien que facile à tuer, ces squelettes, par leur nombre, m’avaient toutefois donnée du fil à retordre, mais ne désirant surtout pas qu’il s’en veuille encore plus, je me tus. Bien que je le connaissais depuis peu, j’aimais bien cet elfe. Depuis mon emprisonnement, c’est lui qui avait été le plus sympathique à mon égard, comprenant entre autre mon désarroi face à mes pieds dénudés. Je m’étais donc moi aussi donné la mission de le protéger.

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Dernière édition par Guasina le Ven 27 Juil 2012 19:28, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Mar 13 Mar 2012 17:00 
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Nous venions d’arriver dans cette salle dont les murs étaient tapissés de haches et déjà je perdais la tête. Trop d’informations en même temps me firent chauffer l’esprit. Nous étions cinq dans cette pièce : Guasina la lutine, Silmeï l’aldron, Ethel qui était en grande discussion avec un autre elfe au visage bariolé du nom de Maelan si j’en croyais les propos du petit être sur mon épaule. En le voyant, il parla alors d’un Marionettiste dont je n’avais jamais entendu parler.

(Serait-ce le boss dont nous a parlé le geôlier ? Dans ce cas, Silmeï et Maelan le connaissent ? Bizarre…)

L’elfe au visage tatoué ajouta que c’était une elfe qui était responsable du carnage que nous pouvions voir au sol, cette dernière avait tué un humain. Cette folle pour citer les propos de Maelan avait enfermé Guasina dans une salle adjacente à la pièce ou nous étions en ce moment. C’était donc le sang et l’équipement de l’humain qui se trouvait au sol...

(Qu’il repose en paix et qu’il trouve le chemin vers ces ancêtres.)

Notre lutine rousse de son état se dirigea vers Maelan, ayant apparemment une grande confiance en lui, car elle se mit à lui grimper littéralement dessus. Elle se mit alors à lui expliquer ce qui lui était arrivée depuis leur séparation. Dans la pièce qu’elle avait visitée, elle avait vu un homme qui n’avait pas voulu répondre à ses questions.

(De toute évidence, nous avions trouvé la meilleure source d’information de ce lieu en la personne du geôlier.)

Le reste de la conversation fut perdue dans la pièce car la lutine avait atteint les oreilles de l’elfe peinturluré pour ne lui parler qu’à lui. Retenir ainsi des informations qui pouvaient être capitales pour la suite de l’aventure n’était pas très sport de sa part. Faisons un peu la lumière sur la situation maintenant. Formant un T avec les mains, je levai la voix.

- « Tout le monde, temps mort s’il-vous-plaît ! »

Je m'adressai en premier au duo Maelan-Guasina, je venais de me rappeler que je ne m'étais pas présentée à la lutine ni à l'elfe, il étant temps de rétablir la situation.

- « Avant de poser une question, je tiens à me présenter. Je me nomme Léandre et maintenant que les présentations sont terminées, venons-en au fait, voulez-vous ? »

Puis prenant mon souffle, je m’adressai en premier à Silmeï et à Maelan, les regardant tour à tour.

- « Qui est le Marionnettiste ? Qu’est-ce qu’il a à voir avec le lieu ou nous nous trouvons ? J’aimerais comprendre, vous vous connaissiez avant de vous retrouver dans cette prison ? »

Si ma supposition était juste Silmeï avait un allié de poids dans sa manche, il me faudrait donc manœuvrer habillement pour qu’il devienne le mien également. Une personne de plus de notre côté serait capital si nous avions à affronter le Big Boss. Puis pointant le duo lutine-elfe du doigt très rapidement, je revenais vers eux.

- « Qui est mort et qui l’a tué ? Vous avez l’air de connaître les deux protagonistes de l’histoire, j’aimerais bien en savoir plus au sujet de la tueuse. J’ai moyennement envie de croiser sa route si comme vous l’avez dit, elle est folle ! Dame Guasina, dans cette pièce que vous venez de visiter, y avait-il des gens étranges dedans ? Les suppliciés par hasard ? »

Je venais délibérément de griller une de mes munitions afin de savoir si le geôlier avait dit vrai à leur sujet. Si c’était le cas, tout ce qu’il avait pu nous dire était vrai et alors nous aurions un paquet de problèmes à régler.

(Par tous les dieux, faites que je me trompe.)

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Léandre - Shaakt - Soldat



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 Sujet du message: Re: La Salle d'Armes
MessagePosté: Dim 18 Mar 2012 21:22 
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Maelan se laissa escalader sans mot dire par la lutine, et parut estomaqué par les révélations de celle-ci sur Silmeria et ses mensonges diaboliques. Il parut toutefois soulagé, après que Guasina eut fini de parler.

« Merci de m’accorder votre pardon. Je ne faillirai plus. Vous avez été bonne avec moi… »

L’intervention de Léandre mit fin à tout ceci, et attira l’attention de l’elfe blanche comme du tatoué. La première ne répondit rien, ni ne prononça mot. Le second, en revanche, parut blêmir un peu, et parut ne pas savoir que répondre au shaakt.

« Ce… ce n’est pas le Marionnettiste qui est ici, en ce lieu. Il… Il est mort, et il avait changé. Il ne servait plus les Treize. Silmeï et moi étions présents lorsqu’il est tombé… »

Sa voix était empreinte d’émotion. Une émotion réelle, qui étreignait sa gorge. Il jeta un regard indescriptible vers l’aldryde, qui ne sut dire s’il était positif ou négatif, puis reprit sur le sujet du crime de Silmeria.

« Une elfe grise, avec des lames et des bottes de cuir. Elle a tué de sang-froid l’humain aux cheveux sombres. Sans doute devrions-nous rester groupés pour ne pas nous faire surprendre… »

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