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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Mar 22 Mar 2016 02:53 
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Les chemins des volcans (P46)


Jet de dés armure de fer: Réussite
Jet de dés orque: Échec

Pour tous

Bien qu'Aliéron l'ait suggéré, personne ne s'occupa des deux brutes, à l'exception de Dems qui les somme d'arrêter (une intervention sans grand poids face à deux mastodontes) et de Caabon qui s'interpose entre Aliéron et les deux combattants.

Fabiolo pour sa part a compris qu'il pouvait désormais contrôler l'armure et lorsqu'il vit l'orque s'interposer, il fit signe aux autres enfants de le rejoindre. Nadine et Maude, n'hésitèrent pas à se rendre près de lui.


La petite Huguette présentement en communion avec le silnogure, sourit à Astérie lorsque celle-ci lui replacea une petite couette rebelle. Elle écouta avec attention Aliéron en qui elle avait une certaine confiance puisqu'il était avec elle depuis presque le début. Elle fit quelques signes de tête acquiesçant ses propos. Lorsque la petite vit la lame du canif, ses yeux s'agrandirent et la peur se lut dans son visage, elle recula d'un pas et semblait prête à rebrousser chemin, à interrompre le rituel qui venait de commencer, la réalité semblait la rattraper. C'est alors qu'Astérie intervint. Aussitôt qu'elle apposa sa main sur l'épaule d'Huguette, celle-ci reprit courage, et tendit sa main vers Aliéron et commença à répéter les paroles de la prière:

"Je te salue Silnogure animal profané par l’esprit du mal !
Laisse-moi t’aider à retrouver ta véritable nature,
En acceptant mon offrande ! »


Une fois la prière prononcée un halo de lumière entoura Huguette, puis se condensa en un faisceau lumineux qui s'éleva. Du côté du silnogure (7:Nalartëa), ce fut une ombre noire qui s'en échappa. L'ombre (l'âme souillée) et la lumière (l'âme pure) s'approchèrent mais sans se toucher.

Nadine et Maude entourèrent Fabiolo et Muguette et après s'être consultés s'écrièrent tous les quatre criaient à l'armure en choeur:

" Sauvez Huguette ! Ils ne doivent pas la saigner ! Sauver Huguette."

A ce moment l'armure semblait plus forte que l'orque qui épuisé suait à grosses gouttes. L'arme du géant de fer s'abattit sur l'orque qui l'abdomen à moitié tranché s'effondra au sol tout en hurlant, non de douleur, mais bien de rage. L'orque, même au sol, voulut stopper le géant de Fer en lui agrippant un de ses pieds. Mais l'armure demeurait plus forte grâce à l'appel des enfants qui ne cessaient de crier :
" Sauvez Huguette ! Ils ne doivent pas la saigner ! Sauver Huguette."

C'est ainsi que l'armure trainant au pied Hector comme s'il s'agissait d'un simple boulet se retrouva face à Caabon, il leva son immense arme, prêt à l'abattre sur l'assassin si ce dernier refuse de céder le passage.

Martine que Caabon put voir derrière le mastodonte, les mains devant la bouche semble désespérée. Elle regarde Caabon, puis les autres enfants qui ne cessent de crier. Son regard questionne Caabon, elle veut l'aider mais ne sait que faire.
Le shaakt pour sa part demeure à côté de Martine. Loin d'être lâche, son arc dans les mains et prêt à tirer, il semble tout simplement pas saisir la situation. Indécis, il ne sait qui aider.



C'est à ce moment qu'intervient Naya en invoquant la suggestion de Martin qui soulagé que quelqu'un l'écoute poussa un soupir de soulagement.

Bien qu'elle demeure muette l'idée de Naya sembla apaiser l'enfant.

Naya remplit la coupe d'eau, mais il ne se passa rien, puis à l'aide du canif de Aliréon y mit son propre sang, mais rien ne se produisit. Puisque les moyens eurent échoués. AElle laisse donc Aliéron prélever quelques gouttes de son sang. Ces dernières s'ajoutèrent à l'eau et au sang de Naya. La coupe était pleine.

Le rituel put alors se poursuivre. Un cri affreux se fit entendre de l'âme souillée pendant que l'âme pure tourbillonnait autour pour l'emprisonner. Après quelques secondes, il n'en resta qu'une brume grise qui se dissipa.
Huguette s'affaissa inconsciente dans les bras d’Astéie et d’Aliéron. Le silnogure se détentit, ses iris reprirent leur couleur originale, ses pupilles, leur taille initiale. Assis au sol, la gueule posé sur ses pattes avant, il était redevenu lui-même. Un silnogure venait d'être sauvé. Pour ce qui était de la petite, sa respiration était perceptible seulement par ceux qui l'entouraient (Naya, Astérie et Aliéron), mais tout de même faible et irrégulière. Elle serait sans doute sauvé avec un minimum de soin... enfin, c'était à vérifier et à espérer.


Malheureusement pour Maâra, l'âme de Fenouil ne lui répondit point. Si les dires de l'orque sont vrais, et d'après ce qu'ils furent témoins, l'âme de Fenouil aurait sauvé une espèce de Silnogure.

Charlène qui était morte de peur, supplia Maâra:

" Aidez-moi à fuir cette endroit. Je n'en suis pas prisonnière, je n'ai jamais regarder aucune de ces bêtes... on pourrait quitter l'endroit par le puits de lumère. Ne les laissez pas me saigner"

Martin, celui-là même qui avait soufflé en quelque sort l'idée à Naya, s'approcha de Dems, inquiet lui demandant:

"Et si ça ne fonctionne pas, vous allez nous tuer ? "


Et le petit Phil que tous semblait oublier ne resta pas immobile. D'abord caché tout près de son père décédé, il lui retira sa cape et s'en recouvrit. A quatre patte et tapis sous la cape de son géniteur, il tente de prendre la fuite à l'aveuglette. Ne sachant où mène ses pas, il se dirige vers un silnogure enchainé (9:Suralartëa)



((( Il y a beaucoup de choses qui se passent en même temps. Soyez vigilant pour ne rien oublier, à 7 vous devrez y arriver ;) )


Hawke: XP: 0,5 (post)
Naya: XP: 1 (post) 0,5 (mot) 1,5 (idée et mise en oeuvre)
Dems XP: 1(post) 0,5 (mot) 0,5( tentative d'arrêter les deux combattants)
Astérie: XP: 2 (post) 0,5 (encourage enfant)
Caabon XP: 1 (post) 0,5 (délai respecté) 0,5 (mot) 0,5 (assiste Aliéron)
Aliéron: XP 1 (post ) 0,5 (délai respecté) 0,5(48 heures) 1,5(idée et mise en oeuvre )
Maâra: XP: 2 (post) 0,5 (délai respecté) 0,5 (tentative d'invocation de l'âme de Fenouil)

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À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Mar 22 Mar 2016 16:56 
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Les autres semblent valider avec plus ou moins d’engouement le plan que je propose. Aux propos du Wotongoh disant qu’il espère que je sais ce que je fais, je me contente de hocher la tête. Je l’espère moi aussi, mais cependant il nous faut agir et ne pas s’enfoncer dans ce huis clos. Il n’y a que la gamine qui s’interpose pour ajouter de l’eau et du sang autre que celui des enfants dans la coupe. Dans une toute autre circonstance, j’aurais levé les yeux au ciel, mais la situation est trop critique pour que je me laisse aller à une trace d’humour. Là, je la laisse faire, n’en restant pas moins sceptique.

Les autres enfants se mettent à hurler de crainte pour Huguette et je serre les dents. Ils n’aident pas. Ils n’aident vraiment pas. La petite, cependant, prononce bravement les mots de l’incantation après moi et l’instant d’après s’élève une ombre noire du silnogure visé tandis qu’une aura lumineuse s’échappe de l’enfant.

Les autres poursuivent leurs cris tandis que l’orque se fait mettre à bas par la gigantesque armure. Ainsi les gamins maîtrisant le mastodonte deviennent des meurtriers, et il est toujours question de leur pureté ? L’armure se dirige vers Caabon et lui fait face.

Pendant ce temps, nous nous occupons de la coupe. Ou plutôt la gamine fait ses expériences avec les autres liquides et constate leur inutilité jusqu’à ce qu’elle me rende mon canif. Je serre le dents en approchant la lame de la peau si fine de l’enfant. Qui suis-je pour ainsi attenter à sa chair, la blesser ? Mon canif recule. Je crains pour elle, et si mon idée s’avérait mauvaise, si c’était le mauvais choix ? Je lance un regard autour de moi, avisant des enfants apeurés, de l’armure gigantesque, des aventuriers qui se trouvent dans cette situation si étrange et finalement mes yeux se posent sur Huguette. Je ne peux pas vraiment me permettre de reculer, n’est-ce pas ? Serrant les dents jusqu’à m’en faire mal à la mâchoire, je finis par abaisser la lame et trancher dans la chair du bras de la petite. Quelques gouttelettes de sang rejoignent la coupe.

Le rituel se poursuit alors. Il s’en suit un combat dont l’issue est gagnée d’avance par l’âme blanche sur l’âme noire. Au final les deux se dissipent. Huguette tombe dans nos bras à Asterie et à moi et je me précipite pour la récupérer avant que sa tête ne touche le sol. Accroupis sur le sol la garde dans mes bras, la berçant doucement tandis que ma main cherche son pouls. Je le sens, il est faible mais bien présent et je sens une légère de respiration sortir de son nez. Je pousse un soupir de soulagement et ferme un bref instant les yeux en serrant la petite dans mes bras. Ça a fonctionné.

Je relève les yeux pour dire à voix haute, une voix portant suffisamment pour que chacun m’entendre. J’adresse tout particulièrement ces mots à Fabiolo et à Muguette.

- Ça a fonctionné. Huguette est vivante.

Je regarde de nouveau la petite. Elle est vivante, oui, mais il lui faut impérativement des soins, et au plus vite. Je n’ai malheureusement pas de cape, rien sur le dos que je puisse lui donner pour la réchauffer, à par mes bras qui l’entourent et la bercent doucement.

- Il lui faudrait quelque chose pour la tenir chaud. L’un de vous aurait des talents de médecin, de soigneur ? Ou tout au moins une gourde de soin ?

Je réfléchis un instant avant d’ajouter :

- Si l’un de vous a une ou plusieurs gourdes de soin, je pense que quelques gouttes suffiront, c’est une petite avec une constitution d’enfant, je ne pense pas qu’elle ait besoin d’une dose d’adulte et si nous décidons d’agir de même avec les autres enfants, les autres doses nous seront nécessaires.

Toujours assis sur le sol, Huguette dans les bras, je relève les yeux vers les aventuriers.

- Souhaitez-vous poursuivre sur cette voie ? leur demandé-je avant de me tourner vers les autres enfants pour ajouter : comprenez-vous l’importance de ceci et le fait que votre vie n’est plus en jeu ? Acceptez-vous de donner quelques gouttelettes de sang pour sauver ces silnogures et les vies qui dépendent de leur rétablissement ?


(718 mots)

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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Ven 25 Mar 2016 19:50 
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Après s’être rangé du côté d’Aliéron pour qu’il puisse mener à bien son action, les choses ne tardèrent pas à dégénérer pour le garzok qui se prétendait l’envoyé d’une déesse, tandis qu’elles s’amélioraient un peu pour l’ambiance générale du groupe. D’abord, tous s’étaient ralliés à la solution la plus constructive proposée jusque là, qui pourrait permettre de sauver les bêtes et de laisser les enfants en vie. Hector en revanche ne verrait probablement pas cette réussite si elle devait advenir, car son duel contre l’armure s’était soldé par un échec. Quatre des enfants s’étaient mis à crier en cœur à l’être de métal qu’il fallait sauver Huguette, et sans doute ces quatre volontés suffirent-elles à faire ployer le bras du mage, qui ne put retenir plus longtemps la hache : son abdomen fut presque tranché en deux.

Les enfants n’arrêtèrent pas pour autant leurs appels au golem, et le garzok s’accrochait à la vie et au talon de ce géant métallique qui le trainait sans trop de peine. C’est ainsi que la menace se porte maintenant vers Caabon, qui n’a eu que peu de temps pour comprendre ce qui se passait. Déjà la hache est levée, prête à s’abattre.

(Pas possible d’agir, pas comme ça… Elle va me broyer, je ne sais même pas si je suis aussi fort que ce garzok… Et pour faire quoi ? Cogner contre du métal ? Et je ne peux pas fuir, je ne peux pas laisser les choses se passer ainsi… Si ces gamins commandent vraiment à l’armure, j’ai peut-être une chance, une chance de les troubler, de faire en sorte qu’ils doutent quelques instants… Gagner du temps, assez pour que nous puissions peut-être obtenir un vrai succès… Reste plus qu'à savoir si j'ai vraiment la touch avec ces quatre là...)

« Les enfants, arrêtez, je vous en prie ! Il faut que nous fassions quelque chose, et nous ne vous voulons pas de mal, il faut le comprendre. Certains ont bien voulu sacrifier leur vie pour sauver la vôtre. Moi, j’ai protégé ceux qui m’accompagnaient, et je veux bien vous protéger encore, jusqu’au bout. Demandez à Martine, elle pourra vous le dire. Mais assez de morts. Assez. Arrêtez cette armure. Il ne faut pas plus de morts. Il faut que nous nous en sortions. Personne ne veut saigner Huguette ici, et je ne veux pas plus de morts pour l’instant ! »

Mais les quatre enfants qui criaient semblent faire la sourde oreille à cette demande, si bien que l’armure s’ébranle à nouveau pour frapper. C’est sans compter Martine qui, une fois de plus, vient au secours de Caabon, le protégeant au moins autant qu’il tente de la protéger. En quelques mots, elle essaie de convaincre ses camarades que l’on peut se fier au wotongoh, et semble y parvenir. Seul le prénommé Fabiolo poursuit sans relâche. Dépourvu du soutien de Maude, Nadine et Muguette, le contrôle semble moins effectif, si bien que le coup est porté dans le vide, et qu’un simple pas de côté suffit à Caabon pour éviter la blessure. Puis, le golem se fixe, au moins assez longtemps pour que la tentative d’Aliéron parvienne à son terme.

(Pourvu que cela fonctionne… Ces enfants ont pu me faire confiance une fois, mais deux… Je ne sais pas si Martine me suivra une autre fois si je me suis trompé au sujet de Huguette…)


Fort heureusement, dans le dos du jeune homme, la voix d’Aliéron annonce une bonne nouvelle : Huguette est en vie. Et il demande si quelqu’un dispose d’une potion, ou de quelque chose qui permette de requinquer l’enfant.

« Je n’ai plus rien pour soigner, mais j’ai encore un peu d’eau dans ma gourde. Peut-être reste-t-il quelques gouttes de la potion que j’ai donné à Astérie. Par contre, je ne vous demande qu’une chose : attendons que Huguette se réveille, si vous le voulez bien, avant de poursuivre plus en avant. Les enfants m’ont fait confiance, et ont arrêté leur gardien. Ne trahissons pas cette confiance en allant trop vite en besogne. Laissons leur au moins entendre comment va leur camarade, de sa propre bouche. »

Car au fond de lui, Caabon a toujours cette crainte que la petite ne soit devenue qu’une poupée de chiffon animée, un corps non sans vie mais sans âme, car c’est d’âme dont il était question tout au long de cette affaire. Et ce serait une chose horrible que de condamner les enfants sans savoir… De cela, il veut avoir le cœur net avant d’engager plus en avant une nouvelle tentative.


(((746 mots)))

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C'est par la sagesse qu'on bâtit une maison, par l'intelligence qu'on l'affermit ;
par le savoir, on emplit ses greniers de tous les biens précieux et désirables.
Proverbes, 24, 3-4


Dernière édition par Caabon le Ven 25 Mar 2016 20:32, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Ven 25 Mar 2016 20:22 
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Les enfants ont criés : il faut sauver Huguette, il ne faut pas la saigner. Nadine et Maude, ainsi que deux autres gamins sont très perturbés, ils ont peur de voir mourir la petite qui est avec le guerrier métis et la rouquine. Le rituel a commencé où il n'est plus question de mort, mais rien ne semble fonctionner et c'est à désespérer de trouver une solution. Tout à coup l'armure prend le dessus et frappe le Garzok d'un coup magistral au ventre, rependant un sang noir au sol. Hector tombe en un cris de rage, mais parvient à agripper le géant de métal au pied. Celui-ci le traîne en le négligeant et fait face à un homme à la peau noire d'un coté et un Shaakt tiens son arc bandé, prêt à lui tirer dessus. Tous les deux sont des aventuriers qui n'ont pas froid aux yeux. On dirait que les enfants sont ceux qui contrôlent l'armure, comme des marionnettistes à leurs poupées. Mais que penser de la situation ? Va-t-elle attaquer les aventuriers. Vu la force qui a terrassé Hector, on ne peux pas se mettre sur son chemin, ce n'est que folie ! Mais j'ai une idée.

Je tente alors d'interpeller Maude et Nadine en criant : "Hé les filles, arrêtez votre ami, n'attaquez plus, je vous promets que personne ne mourra plus !" Encore une promesse en l'air, sans doute ... M'ont-elles écouté, ou sont-elles toujours dans leur peur que je comprends parfaitement ? L'homme noir a aussi crié et demande aussi d'arrêter aux enfants. Les choses bougent, car le rituel a été complété par Naya derrière nous. Tout s'accélère, je n'ai pas vu ce qu'elle a fait, mais il semble que ça ait marché. Un silnogure de plus de sauvé, il redevient calme et perd son regard fou. La petite Huguette est dans les bras du métis qui déclare a tous que ça a marché, mais qu'il faut quelque chose pour lui tenir chaud et un de quoi la soigner. Je me précipite, quitte ma cape et entoure la gamine avec avec l'aide du guerrier. "Je n'ai que ça pour elle, pas de soin..." dis-je d'une faible voix. Un peu penaud je m'éloigne espérant que ça ira pour la petite. Enfin ça a marché ! Je suis si soulagé qu'une petite larme coule sur ma joue que je fais mine de réprimer vite et sèche d'un coup de manche, sans que l'on m’ait vu.

Le guerrier continu, de tout son calme, à expliquer aux enfants que ça a marché pour Huguette et qu'il y a une solution, sans qu'ils doivent pour autant mourir. Un jeune gamin blond me demande d'une voix inquiète si on va les tuer si ça ne marche pas. "Non jamais je ne le permettrai ! On a une solution qui va vous garder en vie, ça pique un peu, mais ce n'est pas dangereux. Et on pourra tous rentrer chez nous. N'aie pas peur." Si lui semble rassuré, moi je suis effrayé, et je ne lui propose pas d'être le suivant, car en plus l'homme noir demande d'attendre qu'Huguette se réveille, il a peur que le rituel lui ai enlevé son âme. Il n'a pas tord, car on ne sait rien... Depuis le début on ne sait rien, et je suis le dernier des derniers à ce sujet. Je me retrouve à coté d'Hector, face au sol, je m’accroupis vers lui tentant de voir s'il est encore en vie. "Hé le Garzok, t'es pas canné quand même ? Allez réponds, t'as le cuir solide, il t'as quand même pas vidé les tripes au sol ? T'es au coton ou quoi ?" J'attends une réponse d'Hector, j'espère qu'il n'est pas mort et qu'il pourra servir, pourquoi pas en soignant les enfants, ça rachèterai ses erreurs. En tout cas il n'est plus un danger pour personne.

(643 mots)

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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Sam 26 Mar 2016 13:56 
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Avec surprise, et un certain soulagement, j’entends la jeune garce me répondre qu’elle a finalement compris ce que je voulais lui dire. Tant mieux. Ce n’est pas trop tôt. Et je n’ai cure de savoir que mes invectives, comme elle les appelle, l’ont choquée. Je ne peux m’empêcher de pouffer lorsqu’elle m’intime au silence sous prétexte de calmer les enfants, là où l’instant d’avant elle se faisait le parangon de la violence, souhaitant attaquer ouvertement l’orque sans raison valable. Puis, elle supplante à l’idée d’Aliéron la sienne propre qui vise à remplir complètement la coupe, non seulement avec le sang versé de la petite, mais également avec le sien, et de l’eau pour diluer le tout et n’en point trop ôter aux donneurs.

Huguette, rassurée par ma présence, contrairement à ce que peut en penser la dénommée Naya, finit par retrouver son objectif, et répète les paroles de la prophétie après le beau gosse, et un halo de lumière la cerne subitement, comme le petit gobelin avant elle. Une ombre émerge de l’un des silnogures. Les deux parties, ces âmes pure et souillée, se rapprochent sans se toucher jusqu’à ce que, malgré les cris apeurés des mioches galvanisant l’armure enchantée qui prend petit à petit le dessus sur le garzok, le rituel s’accomplisse. Le sang de la petite mêlé à celui de Naya, et dilué dans l’eau, semble fonctionner. En un cri, l’âme noire se fait encercler par l’âme lumineuse, et il ne reste bien vite du tout qu’une brume grisâtre. Huguette perd connaissance dans nos bras conjoints, et le silnogure retrouve son regard apaisé, originel. Une nouvelle sauvegarde octroyée à son espèce. La petite est cependant mal en point, et relativement faible… mais vivante, ce qu’Aliéron atteste à tous ceux qui nous entourent pour les rassurer, enfants comme aventuriers. Dans un coin de la salle, un petit semble vouloir fuir. J’espère que quelqu’un s’occupera de lui, car il s’approche dangereusement d’un des silnogures toujours haineux. Pour ma part, je dois me soucier de la petite Huguette. Je décroche ma cape de fourrure de mes épaules pour l’apposer sur le corps frèle de la petite, afin de la garder au chaud tel que l’a suggéré Aliéron. Puis, m’emparant de la petite fiole donnée généreusement par l’homme noir, je la porte aux lèvres de la petite, espérant qu’il y reste assez de substance pour qu’elle soit apaisée, voire soignée.

Là où Aliéron tente de convaincre les enfants, Caabon joue la carte de la prudence, et tente de savoir ce qu’il advient de la petite fille avant que nous ne risquions la vie des autres. Une prudence inutile, selon moi, puisque nous n’avons aucune autre solution qui ne convienne à tous, mais acceptable dans la forme. Aussi ne la contredis-je pas. Au lieu de cela, j’essaie d’organiser un peu tout ce bazar.

« Les enfants, venez vous asseoir en cercle près de nous. Aucun mal ne vous sera fait, et les gouttelettes de votre sang ne seront prélevées qu’avec votre accord. Observons ce qu’il advient de la courageuse Huguette. Dites à votre protecteur de contraindre le garzok sans lui faire de mal. »

Puis, lorgnant vers l’orque, je m’adresse à lui, calmement mais fermement.

« Hector, veillez à n’opposer aucune résistance. Le rituel de votre déesse peut être mené d’une manière moins létale que vous l’aviez annoncé. Laissez-nous œuvrer, et vous aurez prouvé votre innocence à mes yeux. »

Innocence de quoi, je l’ignore moi-même, mais au moins il attestera de la pureté de ses intentions. S’il ne se soumet pas, je ne pourrai plus rien pour lui : Quand le bœuf veut pas chier dans la pelle, il chie à côté.

(610 mots)

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Asterie


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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Sam 26 Mar 2016 16:06 
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Tout au rituel, je ne m'occupe pas de ce qu'il se passe à coté. J'entends vaguement l'armure, les enfants et le Garzok lutter pour la survie -ou la mort- de la demoiselle, tout comme moi.

Huguette est là, prête à s'occuper de réciter la prière, tandis que je remplis la coupe d'eau, au plus que je peux. La rouquine et le guerrier métis rassure la petite tandis que je m'approche avec la coupe, pas encore pleine. Le lien est fait avec le silnogure, dommage que ça soit le famélique qui ressemble vraiment à un stupide chien errant et non un de ses gracieux compagnons, mais ça en fera toujours un de soigner.

Une fumerolle blanche s'échappe de la gamine, et une noire du chien galeux. La gamine était prête à reculer tout à l'heure, voyant le couteau, c'est désormais à moi de ne pas être plus rassurée. La coupe ensanglantée suite à la mort du Sekteg empoisse ma main et donne l'impression d'y coller. Soyons francs, je n'en mène pas large et j'aurais préféré que l'eau suffise, et de très loin. Cependant, j'achève mon approche du trio et dépose la coupe au sol. C'est fou comme elle me rappelle celle de mes fiançailles et comme mon refus de me marier me paraît désormais futile et enfantin. Assez de toutes ces considérations, il est temps de savoir si l'idée du gamin fonctionne !

Je prends le poignard du guerrier et sers le poing gauche. Sur une inspiration, je fais couler mon propre sang dans le récipient de bois. Je retiens de justesse un cri, pour ne pas affoler la gamine volontaire, mais ne parvient pas à éviter les larmes qui coulent désormais. La coupe est désormais pleine, mais ce n'est pas suffisant pour que le rituel agisse. Je maudits intérieurement ces mages anciens et leurs cérémonials à suivre au pied de la lettre. Prélever du sang sera donc obligatoire pour chacun de ces mômes. Mais la coupe est pleine, c'est certain. Quelques gouttes suffiront, j'en suis convaincue; pas besoin de trancher des gorges, comme l'autre barbare voulait le faire.

Je redonne le couteau au guerrier qui fait son oeuvre, prélevant le strict nécessaire. Durant un temps qui semble être une éternité, nous retenons tous les quatre notre respiration, est-ce que cette astuce va fonctionner, ce don sera-t-il suffisant ? Un cri, affreux, celui du silnogure retentit dans la pièce, le rite est à nouveau en route. Je souris, et reprends mon souffle, tandis que la bête derrière nous s'apaise. Huguette s'effondre alors, dans les bras des guerriers. Nos regards se croisent, le guerrier pousse un soupir et ferme les yeux tandis qu'un sourire se dessine sur mon visage : nous avons réussi. Huguette est vivante !

Le guerrier et la rousse cherchent à organiser désormais le rituel. Nous avons vaincu la mort, elle n'est plus nécessaire, quoiqu'en pense le guerrier à peau verte. Je découvre alors à ce moment-là qu'il est dans un état déplorable, se traînant dans une flaque de sang au pied de l'armure, ce qui semble amusé Dems d'ailleurs.

Derrière moi, le grondement fou d'un silnogure m'alerte d'un soucis, seraient-ils capables de se dévorer ? Je me retourne et perçois très vite un tissus qui bouge, un gamin, sans doute Phil vu la taille, se déplaçant à l'aveugle... droit vers un des silnogures.

Laissant-là le guerrier et les autres assemblés pour sauver la petite, je me rue vers le gamin, pour l'arrêter. Je m'approche de lui et le stoppe simplement avec la main sur l'épaule, pour le forcer à se tourner vers moi.

"Phil, où comptes-tu partir ainsi mon garçon ? Devant toi, il n'y qu'un silnogure prêt à te manger et un mur, tu n'iras pas loin. Viens avec moi, je te le promets nous sortirons tous d'ici vivants !"

C'est clair désormais, nous allons accomplir le rituel, selon notre formule, sans vider la coupe pour limiter le sang qui devra être verser; et un par un, nous sauverons les silnogures. Il fallait juste que Huguette aille mieux. Revenant avec le gamin vers le centre, l'éloignant en tout cas du silnogure dangereux, j'en suis sûr. Si Huguette s'en remet, nous allons pouvoir faire le rituel, sur chacun des enfants, puis nous pourrons partir d'ici.


(((753 mots)))

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Naya, fille du chevalier Cyrial de Rougeaigues, seigneur de Melicera


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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Dim 27 Mar 2016 13:19 
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Personne ne lui répond et Maâra craint un instant de sonder plus en profondeur le monde des esprits pour retrouver le petit bonhomme vert au même endroit que l'âme de Stor-Varg. Lui qui n'a fait qu'agir en paix avec ses envies, ses idées, lui qui voulait être le premier à sauver toute une race victime d'un monstre, lui qui jusqu'au bout n'a pas failli … pourquoi serait-il parmi eux à cause de l'acte d'un Garzok hypnotisé par une soi-disant Déesse ?
Sa crainte se mue en inquiétude et elle continue à chercher sans opposer la moindre barrière, se sentant comme dans un cocon. Mais après quelques longues secondes, elle doit se faire une raison : il n'est nulle part. D'abord contrariée par son incapacité à maîtriser sa magie, elle finit par y réfléchir différemment … oubliant ses certitudes quant à ce qu'il advient des âmes des morts. Son entêtement à ne pas croire en la logique de l'échange d'âme dont est capable Brytha à travers le rituel ne signifie pas qu'il est impossible. Elle se force malgré elle à engober les événements de manière objective … et petit à petit une idée, une solution à l'absence de l'âme de Fenouil aux enfers germe dans son esprit.
Il y n'y a pas seulement eu échange. L'âme de Fenouil a sauvé toute une espèce, l'âme de Fenouil si elle est introuvable dans le monde des esprits est forcément restée ici, pour remplacer l'âme souillée et volée par un autre type de rituel.
Elle manque de peu de prononcer à voix haute : "Fenouil est vivant" mais se ravise aussitôt. Depuis le temps elle a finit par comprendre que personne ici ne pense la vie et la mort comme elle. Peut être n'est-elle pas la seule ici à envisager que l'âme de Fenouil est ici, parmi eux dans la peau du Silnogure apaisé … mais qui d'autre parlerait de vie ? D'autant qu'elle n'est pas certaine que cette pensée ne soit pas le fruit de sa volonté de ne pas voir en l'assassinat de Fenouil un énorme gâchis et la conséquence directe d leur échec à tous.
Elle a encore du mal à envisager qu'une âme puisse être ainsi morcelée, partagée par des dizaines et des dizaines d'être vivants. Et si cela est possible pour l'âme d'un mort, est-ce possible pour l'âme d'un vivant ?

Et à cette énième question, une seule chose lui reste à faire. Observer, comme tous les autres ce qui se passe sous le puits de lumière.
C'est un véritable chaos qui se trame devant ses yeux. Certains enfants, ayant compris qu'ils avaient l'entier pouvoir sur l'armure tentaient d'empêcher l'acte courageux de Huguette et l'assistance de trois des adultes. Hector, déjà blessé par les attaques des jeunes, finit par se laisser déborder et se prend un coup de hache directement en travers de l'abdomen. Il hurle en tombant à terre mais son cri est plus une démonstration de rage que le cri d'un être qui meurt … et il en est loin visiblement car il réussit à attraper l'armure par un pied y s'y accroche fermement, se faisant traîner par terre jusqu'à ce qu'elle s'arrête devant Caabon.

Derrière eux, faisant fi de cette agitation et tentant le tout pour le tout, Aliéron, Astérie et la jeune magicienne s'active autour de la petite Huguette. La magicienne tente malheureusement sans résultat de remplir le gobelet qui fait office de coupe d'eau uniquement, puis avec son propre sang ; mais ce n'est que lorsque quelques gouttes du sang de la petite tombe dans le mélange que le rituel fonctionne. Comme avec Fenouil, la masse lumineuse s'empare de l'ombre qui entoure le Silnogure avant que tout ne se dissipe, laissant la bête fatiguée mais retransformée à son état normal.
L'enfant s'évanouit et tombe en arrière en lâchant la coupe. Aliéron la soutient avant qu'elle ne tombe et rapidement, rassure l'assemblée de son état. La petite est vivante, elle respire mais aurait besoin de l'aide d'un guérisseur pour se remettre.

Personne ici ne possède ce don mais Maâra a encore de quoi faire l'affaire.

- J'ai ce qu'il faut, dit-elle en sortant de son sac la gourde encore pleine tandis que la petite Charlène, morte de peur la supplie de l'aider à fuir cet endroit.

Elle s'agenouille et prend son visage entre ses mains douces, lui parlant à voix basse pour la rassurer.

- Non non Charlène, n'aie plus peur.
Regarde, ils ont réussi, Huguette est vivante. Il faut que ça se termine Tu avais raison depuis le début. C'est à toi de sauver les Silnogures … pas à moi, je n'ai pas été choisi pour les sauver, j'ai été choisi pour t'y aider et c'est ce que je vais faire. On va pouvoir la soigner de suite mais je ne sais pas si la gourde est assez grande pour tous alors on va aller dans ce cercle et tu m'y attends avant de prononcer le rituel. Ils ont prouvé qu'il existait une autre solution, et ce n'est peut être pas la seule. Il en est un autre qui a été choisi par Brytha plus que quiconque ici. On essaiera avec son sang et je ne te prendrais quelques gouttes que si c'est nécessaire … et te soignerais aussitôt.

Un dernier effort et tu seras enfin libre. Dès que tu te sens prête, on se rejoint.


Maâra se lève la première, espérant de tout cœur voir la sindel la suivre une dernière fois.
L'elfe grise se dirige vers le cercle et donne sa gourde au Hafiz.
- Tenez. J'espère que quelques gouttes suffiront.

Elle ramasse ensuite le gobelet et contourne l'armure sans gestes brusque avant de se baisser vers l'orque, à qui Astérie venait de conseiller de n'opposer aucune résistance.
- Hector, votre sang pur coule déjà. Votre déesse vous a mis au défi autant que nous ou les enfants. Votre sang peut autant servir que leur mort, j'en suis persuadée. Acceptez de remplir la coupe, acceptez de remplir plus que votre devoir … et vous en sortirez grandi aux yeux de tous, Brytha y compris.

Elle n'est pas sûre d'y croire vraiment mais Hector est un fanatique et elle espère pouvoir le convaincre de la laisser remplir le gobelet et ainsi tenter le rituel sans avoir à blesser Charlène et les autres enfants.


((1000mots))

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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Lun 28 Mar 2016 13:54 
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Il se passe pas mal de chose, mine de rien. L'idée d'Aliéron a l'air de fonctionner. Il faut donc remplir la coupe avec du sang d'un aventurier, d'un enfant, et de l'eau. Une fois pleine, ça fonctionne, comme pour Fenouil. Un silnogure est ainsi sauvé.
Les aventuriers parlent, encore et toujours. Visiblement, Huguette se trouve un peu mal suite au rituel. L'un des notre propose alors d'attendre un peu pour rassurer les autres enfants.
On attend donc.
Je prends alors la parole, pesant soigneusement mes mots :

« Si vous avez besoin de sang, prenez le mien. Je préfère qu'il soit versé volontairement, qu'à un autre moment... »

J'attends donc, avec tous les autres. J'espère qu'Huguette va bien, car cela nous ouvrirai la voie pour effectuer le rituel avec les autres marmots.

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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Lun 28 Mar 2016 20:59 
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Les chemins des volcans (POST FINAL !)



Pour tous


Le petit quatuor d'enfants ne cessaient de crier des ordres à l'armure protectrice, ils n'entendirent pas la bonne nouvelle proclamée par Aliéron, ni la supplication de Caabon à entendre raison. Ce n'est que lorsque l'une des leurs, Martine, intervint qu'ils entendent presque tous raisons. Seul Fabiolo continue à alimenter l'armure de son énergie. Mais cela s'avère insuffisant et l'armure rate son attaque.

La petite Huguette inconsciente demeura bien entourée. Les aventuriers offrirent l'aide demandé par Aliéron. La cape de Dems la réchauffa, et les gouttes de potion de soin versés par Astérie ainsi que celle offertes par Maâra lui permirent de reprendre connaissance. En se réveillant, la petite regarda la rousse et Aliéron et leur sourit de gratitude. Les autres enfants prirent connnaissance de son réveil et Nadine le cria à Fabiola qui lâcha enfin prise.

L'armure tomba net alors au sol dans un fracas, sans vie pour l'animer. L'orque qui n'avait cessé de tenter de retenir l'armure, épuisé, poussa un long soupir de soulagement, la seule réponse aux questions de Dems.

A la demande d'Astérie, Fabiolo et sa petite sœur Muguette arrivèrent les premiers pour compléter le rituel tel que l'a proposé Astérie, mais surtout pour retrouver leur petite sœur.
"Nous sommes prêts à poursuivre le rituel" Annonça Fabiolo à Astérie et Aliéron répondant pour lui et sa soeur.

Martine s'approcha également du centre, mais au lieu de rejoindre les autres enfants, elle se colla contre Caabon, lui prenant la main et lui déclarant.
"J'accepte de réciter la prière si c'est vous qui récoltez mon sang."

Martin qui faisait confiance à Dems, demeura près de lui, dans le centre du cercle et lui tendit son bras droit, prêt lui aussi à débuter le rituel.

Phil obéit à Naya qui lui sauva la vie de justesse. Une fois, sorti de sa cachette, il constata à quel point il avait failli y passer. Effrayé par le silnogure, il sauta dans les bras de la jeune demoiselle. Il était clair qu'il allait lui obéir au doigt et à l'oeil désormais.

Charlène, en larmes, écoutait les paroles de Maâra sans la lâcher des yeux. Comme toutes les fois précédentes, elle obéit à Maâra et la suivit dans le cercle.

Nadine et Maude s'approchèrent également du cercle comme l'avait demandé Astérie. Nadine se sentit assez forte, pour prélever elle-même son sang. Maude pour sa part, tendit son poignet tremblant à Hawke.

L'orque affaibli, toujours affalé sur le sol de terre rassembla ses forces pour répondre à Maâra.

"Si mon sang peut vous être utile, alors prenez tout ce que vous pouvez, mais mon âme n'est pas pûre, je suis un repenti. Ma mission étant terminé, je peux mourir en paix. Mon sang pourra vous aider à remplir la coupe, mais le sang des enfants sera toujours nécessaire. "

C'est ainsi que les enfants réciteront la prière dans un ordre non établi, les uns commençant avant que les autres n'aient terminé, présentant leur poignet respectif à l'aventurier pour lequel ils avaient accordé leur confiance. Une fois la prière prononcée, la coupe remplie et le sang versée, le même phénomène déjà observé se reproduira: les âmes pures étoufferont les âmes profanés.

Les chaines accrochant les silnogures au murs se briseront leur rendant leur liberté. Le bruit de tumulte de l'extérieur se tuent. Et le calme régna de nouveau dans la grotte. Ils avaient sauvé non seulement dix individus, mais dix espèces entières. Et comme dans un murmure, ils entendirent une dernière fois: "Sauver mon âme". Une dernière fois puisque cette supplique n'était plus nécessaire. Les âmes avaient toutes été sauvées sans exception.


L'armure au sol se mettra à luire jusqu'à devenir très étincelante. Lorsque la lumière aveuglante s'estompera, elle laissera place à des armes et équipements rutilants. La récompense pour avoir sauvé les silnogures, sera remis par les enfants. Une bourse de pièce d'argent et d'or totalisant 10 000 yus chacun.

Et puis, Nadine, ira chercher le sac de Fenouil dans lequel vous pourrez piger, si vous le désirez, 2 runes chacun.

Et ensuite, les enfants ayant retrouvé le pouvoir de quitter la salle en passant par la porte désormais libérée ou en en dessinant à la craie, pourront vous conduire dans les rues principales de la ville qui vous plaira, sans passer par la bibliothèque, à moins que cela soit un de vos souhaits !

(((- En consultant le plan, vous pourrez voir à quel silnogure est associé chaque enfant, ainsi que la description de chaque silnogure.
- Pour les runes, je procéderai au tirage au sort cette semaine et je les ajouterai à vos fiches.
- Pour le tas d'armes empilé à la place de l'armure. Vous avez le droit à deux pièces à votre choix (1 arme ou 1 équipement, 2 armes ou 2 équipement). Votre choix fait, vous m'en donnerai les détails et j'y ajouterai le chiffrage en les rajoutant à votre fiche.

Ceci était la dernière maj ! Il vous reste un rp à faire afin de sortir de la quête. Je vous remercie de m'avoir accompagné dans cette aventure qui a duré plus d'un an et demi. Une fois que vous aurez rédigé votre dernier rp, vous serez libre et vous pourrez poursuivre vos aventures dans l'univers de Yuimen. Pour ma part, je vous accorderai les derniers xp pour ce dernier rp et les ajouterai à votre fiche. Vous n'avez plus aucune restriction de temps désormais. Une fois encore, merci ))))

[i]Hawke: XP: 0,5 (post) 0,5 (délai respecté) 5 (participation continue)
Naya: XP: 1 (post) 0,5 (délai respecté) 1 ( Récupération Phil) 5 (participation continue)
Dems XP: 1(post) 0,5 (mot) 0,5(délai respecté) 0,5(persuasion enfants) 0,5 (partage cape) 5 (participation continue)
Astérie: XP: 1(post) 0,5 (mot) 0,5 (délai respecté) 0,5 (persuaion enfants) 0,5 (rappel protecteur-garzok) 0,5 (partage gourde soin) 5 (participation continue)
Caabon XP: 1 (post) 0,5 (délai respecté) 0,5 (mot) 0,5 (appel enfant, arrêt armure) 0,5(esquive attaque garzok)0,5 (conseil aventuriers) 5 (participation continue)
Aliéron: XP 1 (post ) 0,5 (délai respecté) 0,5(48 heures) 0,5 (annonce survie Huguette) 0,5 (demande aide) 5 (participation continue)
Maâra: XP: 1,5 (post) 0,5 (délai respecté) 0,5 (persuasion Charlène) 0,5 (partage gourde soin) 0,5 (sang orque) 5 (participation continue)

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À votre service, pour le plaisir de rp !


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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Mer 30 Mar 2016 17:58 
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Pendant que Maâra reste auprès de l'orque pour attendre sa décision ou au pire, sa mort ; elle entend les enfants se communiquer à grands cris la bonne nouvelle. Huguette est sauve et réveillée.
Quoi qu'il arrive, même si Hector trouve le moyen pour les empêcher de collecter son sang, ils auront la possibilité de remplir la coupe d'eau ou du sang des aventuriers eux-mêmes … mais Maâra en est presque persuadée, Hector acceptera. N'a-t-il pas dit qu'il aurait été honoré d'être le sacrifié ?

Fabiolo, le dernier à vouloir garder l'armure en leur pouvoir pour sauver sa sœur finit par lâcher le contrôle sur le guerrier, qui tombe littéralement en morceaux dans un grand fracas, sans plus de cérémonie qu'en s'animant.
En voyant cela, l'orque abandonne lui aussi, rompant toute volonté de résister dans un long soupir de soulagement.
Le moment n'est dorénavant plus à l'introspection, même si l'elfe grise avouerait sans crainte ne pas avoir tout saisi.

Un à un, les enfants rejoignent alors le cercle. Charlène a suivit Maâra et l'attend silencieusement sur place. Fabiolo et son autre sœur rejoignent Huguette et se disent maintenant prêts à poursuivre le rituel. Martine se rapproche elle aussi mais s'arrête devant Caabon, qu'elle semble considérer comme son protecteur depuis leur rencontre, et lui demande d'être celui qui récoltera son sang. Le garçon le plus âgé demeure auprès du jeune humain tandis que Phil, à peine sauvé par Naya lui saute dans les bras et n'a visiblement plus l'intention de la quitter. Maude rejoint Hawke et lui fais signe qu'il devra se charger d'elle tandis que Nadine, encore marquée par la mort de son père, semble préférer accomplir le rituel seuls.

Tout le monde attend la coupe dans les mains de Maâra. L'orque rassemble ces dernières forces pour lui répondre, acceptant d'offrir son sang avant de mourir en paix, sa mission maintenant terminée. Mais il ne s'estime pas assez pur pour que cela suffise, selon lui en raison de sa nature de repenti, et que le sang des enfants sera nécessaire.

- Je le pense aussi, avoue Maâra à voix basse en prélevant le sang qui s'écoule de sa blessure. Pas parce qu'ils sont purs mais parce qu'une autre en a décidé ainsi.
Ce don de sang relevant cette fois de ta seule décision permettra aux enfants de ne pas souffrir plus que nécessaire. Ils sont jeunes et petits et le rituel semble énormément les amoindrir. Moins de sang versé veut aussi dire plus de forces pour se rétablir.
Puisses-tu dire vrai et partir en paix Hector. Tu comprendras peut être une fois de l'autre côté ce qu'est la véritable nature de l'équilibre.


Elle se relève avant qu'il ne s'éteigne et se hâte de rejoindre Charlène. La petite récite la prière en la voyant arriver et tend son bras au dessus de la coupe tenue par na nécromancienne. A l'aide de son couteau, elle entaille la paume de la petite et regarde les gouttes tomber dans le gobelet.
Aussitôt, les deux masses d'ombre et de lumière s'agitent autour du Silnogure qui hurle tandis qu'une parcelle de l'âme de Charlène remplace la sienne et celle de toute une race. Le Morëlartëa, c'est celui qui vient d'être sauvé et dont les pupilles retrouvent leur véritable couleur et qui comme les autres, se couche à terre, le museau sur ses pattes avant, attendant quelque chose. Le Silnogure de la longue nuit, son propre mois de naissance, le chahuteur des douze, aussi brute qu'inoffensif et nigaud disait sa sœur. Maâra esquisse ce qui ressemble le plus à un sourire de sa part tandis que de son bras libre, elle rattrape l'enfant évanoui et de l'autre tend la coupe au premier qui voudra, sans un mot, sans un regard, chacun sachant ce qu'il se doit de faire.

Elle porte Charlène à l'écart, la recouvre de sa cape et lui fait boire une gorgée de potion de sa gourde.

Lentement la petite revient à elle, légèrement hagarde et observe la salle comme si elle la redécouvrait après des années d'absence.

- Bienvenue, lui dit alors Maâra en resserrant la cape autour de ses épaules. Reste assise et repose-toi jusqu'à la fin du rituel.

(à suivre)
((hrp : voilà, la coupe est à celui qui la veut !))

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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Ven 1 Avr 2016 19:09 
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Les autres aventuriers entendent ma demande et je vois l’un des jeunes me donner une cape avec laquelle j’entours délicatement le frêle corps de Huguette. Maâra, la Sindel, apporte à son tour une petite gourde et en verse quelques gouttes dans sa bouche. J’attends quelques instants, le cœur battant avant de voir avec un profond soulagement la petite ouvrir les yeux et nous sourire, au Phénix et à moi. Je tourne un instant ma tête vers Asterie et lui sourit à mon tout.

Les petits se rendirent vite compte de la bonne nouvelle et acceptèrent de laisser l’armure retomber au sol dans un bruit de ferraille. J’entends également le soupir de soulagement de l’orque. Peut-être ne sommes-nous pas les seuls soulagés de cette nouvelle.

Les autres enfants se pressent à nos côtés, Fabiolo et Muguette en tête. Je leur tends leur sœur encore groggy avant de leur demander s’ils sont prêts et de passer à l’action.

Finalement, tous les enfants finissent par accepter et nous exécutons le rituel sur eux pour ensuite leur donner quelques gouttes de potion de soin. Tous ne le font pas avec bon cœur, mais l’important est que tout ceci soit bel et bien achevé, et terminé pour le mieux. Sous notre regard encore étonné, les silnogures se voient libérés du poison qui les pervertissait et retrouver leur fougue et leur esprit d’antan. Je m’étonne de voir tant d’intelligence dans leurs yeux et je crains de les avoir mésestimés durant toute cette étrange péripétie.

Observant les Silnogures et les enfants avec satisfaction, mon regard est attiré par une lumière qui, je le découvre bien vite, est émise par l’armure gigantesque qui se meut en plusieurs armes et armures. Serait-ce un cadeau de la Déesse pour nous remercier ? Sans doute, du moins j’aime à le croire. Je m’en approche, regardant si quelque chose m’intéresse et décide finalement de prendre des brassards de cuir ainsi qu’un bandeau d’argent à poser sur la tête. Voilà les éléments qui manquent à ma panoplie de grand guerrier.

L’une des enfants se releva rapidement pour ramasser sur le corps du gobelin, ce pauvre gobelin qui aura tout de même donné sa vie, pour rien, au fond. Je la vois, surpris, ouvrir le sac pour que nous y piochions deux petites pierres qui ne sont autre que des runes. J’en prends une, la remerciant en souriant avant de me tourner vers le petit trio formé par Fabiolo, Huguette et Muguette.

- Vous avez été braves, les enfants, j’espère que vos parents le savent. Vous avez accompli de grandes choses, je vous remercie de m’avoir permis d’y participer.

Je me relève, cherchant le Phénix des yeux mais je sens alors ma main être poussée par petits à-coups et je me retourne pour voir l’un des Silnogure, le kemenlartëa, je crois, me donner des petits coups de tête. Il semble comprendre que nous avons contribué à leur sauvetage. Lui gratouillant légèrement la tête en insistant derrière les oreilles où je sais que les chiens et les chats apprécient, je finis par poser le regard sur la sulfureuse Asterie. Cette dernière, cependant, ne semble pas si réjouie de cette fin, sn regard est légèrement triste, ou du moins un peu perdu.

- Tu ne sembles pas ravie, Asterie, que se passe-t-il ? lui demandé-je tout en continuant à gratouiller la bestiole. On dirait que tu as perdu quelque chose.


[Merci beaucoup pour cette quête Madame 8 !
J'ai indiqué qu'Aliéron prenait des brassards en cuir ainsi qu'un bandeau d'argent pour la tête. Merci !]

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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Sam 2 Avr 2016 10:25 
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Chacun leur tour, les enfants récitent la prière et chacun leur tour, les Silnogures sont sauvés. Lorsque tous retrouvent leur état d'origine les chaines se brisent d'elles-mêmes et tout à coup un silence étrange envahi la salle. Les bruits du dehors, les hurlements, les gémissements et la clameur des combats disparaissent d'un coup. Dans la salle résonne une dernière fois le mystérieux chant : "sauvez mon âme" qui se dissipe comme pour leur confirmer que tous sont bel et bien sauvés. Tous sauf un : Fenouil.
Bien que le sachant encore de ce monde, son petit corps baigné de sang lui renvoie un sentiment d'échec, une impression de non fin.


Tout à coup, les restes de l'armure se mettent à briller, à étinceler au point de rendre tout le reste invisible. Quand la lumière s'estompe, l'amas grossier des pièces d'armure des enfants est remplacé par un autres tas d'objets, bien plus important et de bien meilleure qualité. Maâra hésite, sachant de qui vient cette récompense.
Charlène l'observe en train de regarder les équipements et vient se poster tout près d'elle en lui tendant une bourse des plus garni.

- Tenez ! C'est pour vous. La … somme impressionnante que portent fièrement les enfants, comme l'a dit cet Hector.
Vous ne voulez pas de votre récompense ?, lui demande-t-elle en la voyant détourner le regard.

- Si, je pense, bien que tout ça ait un arrière goût amer.

Maâra rejoint Aliéron devant les armes et armures et y choisit une paire de bottes en cuir de meilleure qualité que les bottines qu'elle traine depuis des lustres, ainsi que des protections d'avant-bras.
En revenant sur ses pas, elle remarque que Nadine porte le sac de Fenouil et le tend aux aventuriers pour qu'il pioche à l'intérieur parmi les cailloux que le gobelin affectionnait tant. Cette fois, Maâra n'hésite pas et pioche deux cailloux, en souvenir du petit être vert.

Les Silnogures se relèvent tous un par un, marchant sans précipitation vers la porte à nouveau libérée. D'ordinaire craintif, ceux-ci se mêlent aux enfants et aventuriers, levant leur truffe et cherchant le contact de certains comme pour les remercier. Maâra tend la main avec tendresse vers le Morëlartéa et le Lothlartéa et les laissent rejoindre la sortie, convaincue que chacun retrouvera ses terres d'une manière ou d'une autre, et sans leur aide.

Et ils ne sont pas les seuls à devoir maintenant repartir.
Depuis quelques minutes, l'esprit de Maâra fourmille et parlemente avec lui-même ; cherchant à savoir vers qui doit se porter son devoir. Lorsque son regard se pose à nouveau sur le corps de Fenouil, son choix est fait, elle ne peut pas le laisser ici, au beau milieu d'un désert.

- Charlène ! Sais-tu où aller ?, où habitent tes parents ?
- Je crois oui. Cyniar, je vivais à Cyniar. Mes parents sont morts, depuis longtemps je crois, à cause de ma peine, elle est moins dure. Mais je vis bien. Là bas il y a beaucoup de fermes. Et le rituel m'a fait quelque chose. Je me sens bien, je suis sûre que tout ira bien, ne vous inquiétez plus.
- Tant mieux, conclue Maâra, convaincue de la sincérité de la petite. Et Fenouil, est-ce que tu sais d'où il venait par hasard.
- Pas vraiment. Il a beaucoup parlé de lui, quand vous nous avez laissé dans la cachette. Je sais que c'est un ermite, Ti-jean, qui l'a trouvé dans la forêt. Une forêt d'elfe, pas comme nous, avec un nom bizarre.
- Lúinwë ?
- Pas autant, dit alors Charlène en fronçant les sourcils.
- Cuilnen ?
- Oui ! C'est ça. Ses parents humains sont morts aussi. Ils étaient très vieux quand ils l'ont recueillis et sont morts de vieillesse. Il m'a parlé aussi d'une autre humaine, une guerrière du nom de Azalée, son amoureuse je crois, en tout cas il la suivait partout.
- Une humaine ? S'étonne en partie Maâra. Elle n'a aucun mal à imaginer Fenouil avoir le coup de foudre pour une humaine, mais elle se demande si la réciproque est possible et si cette guerrière, si tant est qu'elle sache où elle se trouve, ne la renverra pas tout simplement d'où elle vient avec le corps de Fenouil dans les bras.
Charlène acquiesce d'un signe de tête avant de poser une question à son tour.
- Pourquoi toutes ces questions maintenant ? Il est mort, rajoute-t-elle comme une évidence.
- Parce que je ne vais pas le laisser ici. J'aurais aimé le ramener à sa famille. Tu veux bien retracer une porte au mur avec le bout de craie, j'aimerais qu'on passe par la bibliothèque avant de se quitter ?

Après avoir récupéré sa cape, enfilé ses bottes, attaché les sangles autour de ses bras et ramassé sa gourde, Maâra se dirige vers le corps de Fenouil, qu'elle essuie et nettoie avec le bout restant de sa vieille robe d'apprenti encore humide. Se faisant, elle observe un à un ses compagnons d'aventures et ne sait comment réagir en leur présence. Ils ont tant partagé pendant ces dernières heures et pourtant, ils restent des étrangers à ses yeux. Elle sait qu'elle devrait se réjouir de leur exploit … elle ne devrait d'ailleurs pas avoir à douter du terme ; mais une étrange lassitude l'entoure depuis la fin du rituel, une sorte de rancœur gonfle sa gorge à chaque respiration, un ressentiment persistant envers Celle qui s'est, au final, joué de tout le monde … même si c'était pour sauver des centaines de vies.
L'argent, les récompenses, est-ce pour les remercier, ou pour acheter leur adhésion et attester de leur complicité ?

Elle se redresse finalement en portant le corps de Fenouil dans ses bras, rapidement rejoint par Stor Varg qui était resté dans l'ombre pendant le rituel.

- Je retourne à la bibliothèque, dit-elle à l'assemblée tandis que Charlène termine le dessin à la craie. Si certains veulent faire de même, la porte est prête.
Je … je ne suis pas douée pour les discours, encore moins pour les au revoir donc euh … que notre courte rencontre soit la plus difficile de celles qui vous restent à faire.


Après une révérence assez rigide, l'elfe grise ajuste le corps de Fenouil contre elle afin de se libérer une main pour saisir celle de Charlène.



((Un grand merci pour la quête !
Maâra va donc prendre des bottes et des protections d'avant bras.))

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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Sam 2 Avr 2016 13:56 
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Malgré la résistance de quelques derniers chiards insupportables beuglant à n’en pas finir pour alimenter de leurs cris désespérés l’armure inutile et belliqueuse, l’ordre vient à être rétabli. Heureusement pour l’homme noir, d’ailleurs, qui manque de se faire arracher la tête par l’armure magique, alors qu’il s’est montré comme le plus protecteur des enfants de tout le groupe. C’est dire comme l’armure est bien faite et sans faille ! Finalement, l’une des gamines intervient et ramène au calme le quatuor bruyant. Mais ce qui compte, par-dessus tout, outre le fait que l’armure, malgré les jérémiades de Fabiolo, ne serve plus à rien, c’est qu’Huguette soit en vie, et aille mieux, désormais, grâce aux soins rapides et aux attentions conjointes des aventuriers impliqués. Et ça, c’est la clé pour que tous ceux qui doutaient encore du plan d’Aliéron se retrouvent le bec dans l’eau, à devoir se rendre à l’évidence : nus pouvons désormais œuvrer au rituel.

Ainsi, les premiers à venir se faire saigner, en tout bien tout honneur, comme des porcs, sont Fabiolo et Muguette. D’abord eux, puis les autres, se livrent alors au rituel complet visant à libérer les silnogures. Ils se lient, tour à tour, à un silnogure, et répètent les mots de la prière purificatrice de Brytha, allant contre la malédiction de Karsinar. Ensuite, la personne à qui ils font le plus confiance parmi les aventuriers a le droit de faire couler leur sang dans la coupe, chaque fois remplie à ras-bord de liquide purpurin dilué. Il n’y a pas de jaloux, chez les adultes : chacun a son môme de prédilection, sauf la plus âgée des gosses, qui se tranche elle-même les veines toute seule, comme une grande. À chaque fois, l’âme blanche sort du corps de l’enfant pour faire face à l’âme noire du silnogure. À chaque fois, l’âme blanche entoure, emprisonne la noire, et elles finissent par fusionner, irrémédiablement, pour n’en devenir qu’une, grise, qui s’étiole dans les airs.

Même l’orque, blessé à mort, propose son sang pour œuvrer au rituel. Il n’est finalement pas ce démon digne des plus hauts méfaits, comme l’a souligné Naya avec tant de verve raciste. Il œuvrait dans le même sens que nous, sans avoir plus de solution que celle qu’il nous proposait.

Dans un fracas chaotique, les chaines retenant les animaux se brisent, faisant voler des éclats de pierres dans tous les sens, alors que la terre elle-même tremble de cette liberté retrouvée. La pierre scellant la grotte se fendit, et la lumière entra à nouveau dans celle-ci, par un autre accès que le puit sous lequel je me trouve encore. Le tumulte hargneux des silnogures enragés se tait, dehors, dans une paix retrouvée. Bientôt, ils retrouveront leur chez eux, les leurs, dans une plénitude retrouvée, perdue avec leur malédiction. L’armure elle-même, sentant son heure venue, se met à luire d’une lueur sacrée. La lueur, une fois estompée, laisse en lieu et place divers équipements, sur lesquels les aventuriers se ruent sans hésitation. Je m’en écarte, pour ma part, pour observer avec soulagement ces troupeaux de silnogures regagner leur habitat. Je m’approche de la sortie de la grotte, laissant aux autres les effusions de joie. C’est surtout pour eux, ces nobles animaux, que je suis heureuse maintenant. Mes yeux d’émeraude les voient s’en aller, se réconcilier, certains rester un peu, groggys de ce qui leur est arrivé. Comprennent-ils seulement ce qui s’est passé ici ? Ce qu’on a fait pour eux ? Sans doute pas. Et pourtant, ma raison vacille lorsqu’au loin, de croise le regard de l’un d’eux. Deux yeux d’un bleu marin étincelant, une fourrure pâle, gris clair aux reflets bleutés, le museau allongé d’un fennec du désert et deux oreilles surmontée, telles celles des lynx, de deux plumeaux touffus d’une couleur n’étant pas sans me rappeler celle de ma propre chevelure, si singulière même parmi les miens.

Ce bref moment de partage, idéalisé sans doute par mes propres émotions, est ma plus grande récompense, ce jour. C’est pour ça que je me suis battue, que je me suis souvent montrée véhémente plus qu’il ne l’aurait fallu. Par intérêt même pour ces créatures, et uniquement elles. Pour les sauver. Et maintenant que c’est fait, un curieux vertige s’éprend de moi, mêlé de satisfaction. Un vide remplaçant cette volonté stricte d’agir pour eux. Une petite forme vient jusqu’à moi. Huguette. À moins que ce ne soit Muguette. Elles se ressemblent tellement. Elle me tend, innocente, plusieurs choses. Une grosse bourse rebondie, déjà, contenant plus d’argent que je n’ai jamais pu en voir, même lors des plus fastes transactions de mon père, à la scierie. Sans doute serait-il fier de moi, à l’heure qu’il est, même s’il se refuserait de le dire. Elle me donne aussi deux petites pierres gravées de symboles étranges, qu’elle affirme être des runes.

« Tu n’étais pas là, alors je les ai prises pour toi. Puis ça, aussi. »

Et elle me tend, sourire aux lèvres, deux bijoux qu’elle a dû trouver dans le tas d’équipement laissés par l’armure magique. Le premier est un fin serre cou d’argent ciselé, arborant en son centre une émeraude enchâssée. L’autre est une broche, en forme de feuille d’orme, un de mes arbres préférés. Un objet assez fin, fait de bronze, que j’accroche sans hésitation à mon surcot de cuir. Je pose sur elle un regard attendri, et orne mon visage d’un sourire.

« Merci. Mais c’est toi l’héroïne de cette histoire, Huguette. C’est toi qui a permis aux autres, par ton courage, de trouver la foi d’aider les silnogures. Tu es une dame, maintenant. Ta maman sera fière de toi. »

Puis, je lui indique Fabiolo et Muguette qui l’attendent tous deux près d’une porte tracée à la craie. Une porte qui les ramènera chez eux, en famille. La petite se précipite vers eux, sans plus un regard. Et une ombre passe sur le mien. En famille. Je ne peux pas, moi, retourner chez moi, quand bien même la possibilité m’est offerte par les mômes et leur surprenant pouvoir. Je n’en ai pas le droit. Car si tout est bien qui finit bien pour chacun d’entre eux, il n’en reste pas moins que Sihlaar n’est pas reparu. J’écrase une larme sur le coin de mon œil, refusant de croire que mon jumeau a péri ici. Et je me tourne à nouveau vers la plaine où les silnogures vaquent, paix retrouvée. Une profonde mélancolie s’empare de moi, de laquelle je ne me vois pas de sortie, dussé-je être la dernière présente ici. Nul ne se souciera de moi. Seul Sihlaar l’aurait fait. Je n’ai pas été de très charmante compagnie, ni particulièrement attachante. Ils ont tous bien mieux à faire, sans doute. Et vu mon écartement, il ne fait aucun doute que je ne souhaite pas me mêler aux adieux et autres effusions de joie.

Pourtant… pourtant l’un d’eux vient quand même jusqu’à moi. Et le ton de sa voix, un instant, me fait penser à celui qu’aurait eu mon frère, même s’ils sont irrémédiablement différents. Aliéron et ses beaux yeux, qui viennent là s’enquérir de mon apparente tristesse. Je plonge mes yeux dans les siens pour lui répondre, sincèrement :

« Si. Si, je suis ravie pour les silnogures. Ravie qu’ils soient libres, désormais, et que tout se soit bien fini pour eux. Pour les enfants, aussi, qui deviendront de petits héros, quand ils raconteront ça chez eux. »

Mais je sais pertinemment que je ne me tirerai pas d’une si piètre pirouette. Soupirant, je détourne le regard et le plonge sur le soleil couchant du dehors.

« Mon frère, Sihlaar. Il était des nôtres, en commençant cette aventure. C’est lui qui m’a toujours sorti des situations les plus inextricables où je me suis fourrée. Et aujourd’hui, il n’est pas là. Et… et j’ignore où il peut être. »

Perdu dans les limbes d’un entre-deux mondes. Mort et dévoré par un silnogure enragé. Brûlé par un puissant élémentaire de feu, ou vaincu par un lézard bipède des cavernes. Enfermé par les shaakts du désert. Parti, tout simplement, peut-être aussi.

« Dans une grande ville, peut-être. Il a toujours préféré les villes aux paysages sauvages, le confort d'une taverne aux aventures dans la nature. »


[Merci à toi, 8, pour tous ces moments, qu'ils aient été bons ou difficiles.
En outre des deux runes et de la bourse, Asterie a donc reçu un serre-cou d'argent incrusté d'une émeraude, et une broche en bronze en forme de feuille d'orme. Deux bijoux, donc.]

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Asterie


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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Sam 2 Avr 2016 17:50 
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Je vois Maâra, la Sindel, se redresser en portant le corps du gobelin dans les bras. Elle annonce vouloir retourner à la bibliothèque en invitant ceux qui le souhaitent à la suivre. Elle y déposera sans doute le corps du petit vert. Elle conclut ses propos en disant qu’elle n’est pas douée pour les discours et encore moins pour les au revoir et nous souhaite, quoi que de façon alambiquée, un meilleur avenir. Je hoche la tête dans sa direction avec un léger sourire.

- Puissent tes pas te mener vers un avenir joyeux, lui réponds-je en la saluant de la tête.

Hum… peut-être viens-je de faire une bourde. Que doit-on dire pour saluer un nécromancien ? « puissent les morts se relever sous vos pieds » ou « que les cadavres soient avec vous » ? Un nécromancien est un être comme les autres, alors quelque chose de joyeux doit quand même lui faire plaisir, non ? Bon, espérons-le.

En écoutant la réponse d’Asterie, je constate que je n’étais pas si loin en subodorant qu’elle avait perdu quelque chose, mais loin d’être un objet, c’est de son frère qu’il s’agit. Elle ignore où il se trouve et semble craindre pour lui. Il aurait manifestement fait part, initialement, de cette épopée mais elle l’aurait perdu de vue. Elle mentionne le fait qu’il aime les grandes villes qu’il a toujours préféré aux paysages sauvages.

Je reste pensif un instant. Si j’ignore où nous sommes précisément, je sais que nous sommes sur le Naora et pas très loin de Kers, la ville qui m’a vu naître. Il s’avère également que c’est l’une des plus vieille et des plus anciennes cités du continent, et elle a l’avantage, en plus d’être peuplée de l’une des civilisations les plus avancées de Yuimen. Le calcul est rapidement fait.

- Kers est l’une des cités les plus développées de Yuimen et elle n’est pas très loin d’ici. Peut-être devrions-nous nous y rendre, peut-être aurions-nous des chances d’y trouver ton frère. Je possède une maison là-bas, qui appartenait à mon père et je connais quelques personnes qui pourraient nous aider.

Je dis ses paroles sans vraiment réfléchir à leur sens et je me reprends rapidement.

- Enfin, c’est comme tu le souhaites, mais ça pourrait être un bon départ, si tu veux le chercher.

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 Sujet du message: Re: Le chemin des volcans
MessagePosté: Sam 2 Avr 2016 21:02 
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Tout est bien qui finit bien.

Un à un, les enfants se présentent à mes confrères aventuriers et offrent leur sang. Les prières s'égrènent comme des chapelets et les âmes des Silnogures maudits sont sauvées. Celles des enfants sont saines et sauves. Le Vert semble même avoir acquis une certaine intelligence et noblesse d'esprit.

La petite Maude se présente à moi. J'accomplis donc le rituel, sûr de moi.
Les chaînes tombent, les Silnogures sont sauvés. Et nous avec. La mission touche à sa fin. Elle fut accomplie avec succès.

Pour ma part, je m'en sors plutôt bien.
L'armure magique invoquée il y a peu se met à luire. J'en suis aveuglé un court instant. La lumière décline au bout de quelques secondes et c'est avec un plaisir non feint que j'observe le tas d'armes et d'armures. Voilà de quoi compléter mon équipement !
Maude se rapproche de moi et me tend une bourse bien pesante comme je les aime. Je m'en saisis après l'avoir remercié tout en laissant un léger sourire s'étirer sur mes lèvres grises. Deux runes me sont aussi remises. Il faudra que je pense à aller les faire identifier. Cela pourrait m'être utile.
Je n'ai jamais eu autant d'argent. Je ne sais même pas ce que je vais pouvoir m'acheter, mais c'est sacrément chouette !

M'approchant du tas d'objets métalliques en tous genres, je trouve rapidement mon bonheur. Je n'ai pas besoin d'arme, mais de pièces d'armure pour compléter mon équipement. C'est ainsi que je déniche une paire de jambières ainsi qu'une paire de brassards. Les trouvailles sont de la même teinte et du même métal que les protections que j'ai trouvées il y a peu. C'est parfait ! Je les équipe sans perdre de temps. Me voilà en habit bien sombre. J'ai bien changé, et ce n'est pas déplaisant.

Le Silnogure lié à Maude se rapproche alors de moi. Il a l'air de m'apprécier. Un lien s'est sans doute créé entre lui et moi, au moment du rituel. J'hausse les épaules en le regardant. Il est de taille plutôt grande, mais pas assez pour me servir de monture. Néanmoins il fera un puissant compagnon. Et puis, je ne vais pas le laisser là. Un Sindel accompagné d'un Silnogure. De quoi écrire une épopée légendaire.

J'aime bien le concept.

Je m'approche de Maude pour lui signaler ma destination. Faisant apparaître une porte magique, je regarde une dernière fois toutes les personnes présentes, et, souriant, je traverse le passage.

(((Hawke est désormais équipé de :

-Jambières obscure
-Brassards sinistres

Un tout grand merci à tous et à toutes ! Et bonne continuation !)))

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Baratume Vorn, Humain, Coureur des Plaines

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