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 Sujet du message: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 31 Oct 2008 21:50 
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Le Temple de Gaïa


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Ce Temple est situé à l'exact opposé de celui de Yuimen. Symboliquement, ils consacrent ainsi Cuilnen aux deux divinités. La légende raconte que c'est de l'union de ces deux temples que provient la sagesse des Elfes Anorfains. En entrant, on entre dans un infini de lumière. Une communauté Elfe y prie constamment. Aux fidèles, et à eux uniquement, on propose les sorts de la Lumière.

Parchemins de sorts :

Sorts évolutifs (400yus) uniquement de l'élément lumière.
Sorts de classes secondaires (500 yus) sauf ceux demandant des PMs autres que ceux de lumière.

(((Cliquez sur les liens pour avoir accès aux listes des sorts qui sont classés par éléments pour connaître leur effet ! Pour plus de précision sur les sorts, rendez-vous à la règle des sorts !)))

Fluides magiques d'éléments :

Fluide 1/16e (50yus), 1/8e (110yus) et 1/4e (250yus). Uniquement de l'élément lumière.

(((SI VOUS VOULEZ ÊTRE SERVI DANS DES TEMPS RAISONNABLES, N'OUBLIEZ PAS DE DEMANDER AUX GMs DANS LE SOS GM! DE S'OCCUPER DE VOS ACHATS POUR QU'IL JOUE LE PNJ ET VALIDE. Nous ne faisons pas le tour des boutiques... merci de votre compréhension )))


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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Jeu 29 Jan 2009 23:28 
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J'entre au temple dans lequel le vieil homme m'avait demandé de passer avant de prendre la route. il avait souhaiter que je prenne un parchemin portant le nom de Guérison harassante, je m'exécute donc à chercher après cela tout en évitant de dévoiler mon visage face au prêtre présent.

( Mais où se trouve le parchemin...Ah! Le voilà )

Faisant confiance au vieil homme qui m'a recueillie, je me dirige dès lors vers le prêtre afin de le payer. Pendant que je me dirige vers lui, je prends mon ardoise sur laquelle je note de la manière que le vieil homme m'a décrite.

« Mes salutations, je souhaiterai acheter le parchemin ci-joint s'il vous plaît. »

Arriver devant le prêtre je lui montre avec l'une de mes mains l'ardoise sur laquelle est posée le parchemin, et de l'autre lui montre ma bourse.

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 30 Jan 2009 01:54 
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Le prêtre te tend alors le parchemin en vous glissant quelques mots de conseils pour maitrise cette magie et vous prend 50 yus.


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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 30 Jan 2009 02:10 
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Après avoir reçu ce que l'on m'a demander, je remercie le prêtre d'un petit signe de tête. Ensuite je range mon ardoise et ma bourse vide afin de ressortir assez vite de cette endroit.

( Ouf! C'est fini. Il faut que je parte maintenant, je ne serais tenir avec l'une de ces personnes. )

Je passe le pas de la porte en la laissant se refermer sur son poids.

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Jeu 2 Aoû 2012 13:40 
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La haute bâtisse était resplendissante de lumière. Faëlis était déjà plusieurs fois venu prier dans ces lieux... Ce n'était pas des prières très ferventes, il n'était pas très porté sur la religion, mais la pureté du temple permettaient de se relaxer et de se recueillir... Il regretterait cet endroit au moment de partir.
Et, bien sûr, il y avait certaines prêtresses qui étaient très jolies et qui accepteraient sûrement de l'aider... enfin, s'il en trouvait une qui ne fasse pas une crise de jalousie.
Profitant du fait que les rues étaient presque vides, il se glissa discrètement dans le temple, toujours portant la frêle humaine.

Des chants résonnaient dans les profondeurs du temple, des chants qui glorifiaient la lumière du soleil et sa représentante, Gaïa. Ici, était un lieu où les cœurs mauvais n"étaient pas admis.
Connaissant déjà bien le temple, Faëlis se dirigea vers la salle où les malades et les blessés, que ce soit du corps ou de l'esprit, recevaient des soins prodigués par les prêtres et les prêtresses de Gaïa.
Il allongea la belle sur le ventre sur un banc de pierre recouverts de draps de soie et alla chercher quelqu'un.
Il ne fut pas long à trouver une de ses anciennes maîtresses. Un ravissante novice du nom de Maressyn qui, au vue de sa belle robe blanche, devait maintenant être prêtresse. C'est une hinïon aux cheveux d'un blanc pur propre à déchainer les passions des hommes, mais son métier de prêtresse lui demandait tout de même de faire preuve d'un minimum d'abstinence, son amour étant à réserver en grande partie à la déesse. Elle eut néanmoins un grand sourire joyeux en voyant son ancien compagnon.

« Faëlis ! C'est tellement bon de te revoir ! »

« Moi aussi, je suis content de te revoir... »

Sa voix était un peu trop morose, et la belle comprit qu'il avait un problème.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? »

« J'ai besoin de ton aide... J'ai... trouvé une fille blessée dans la forêt. »

La prêtresse fut aussitôt auprès la malheureuse victime. Qu'elle examina avant de frémir :

« Par notre douce mère ! Que lui est-il arrivé ? »

Elle se tourna vers Faëlis.

« Ne me dit pas que tu ne sais rien, ton histoire est ridicule... »


« Mon histoire brille surtout par son absence... Mais je ne sais plus quoi penser. Tu ne dois parler de ça à personne. Je ne sais pas si mon père est juste un salaud ou s'il est dangereux. »

Maressyn avait retourné sur le côté la blessée et écarta la cape. Son visage prit une teinte grisâtre en voyant les ecchymoses qui apparaissaient sur ses seins dénudés.

« Elle... elle a été violé ! »

« Non, je suis intervenu a temps, heureusement... »

Les yeux de Maressyn s'emplirent de larmes et elle reposa la malheureuse. Ses mains s'emplirent alors d'une douce lumière doré qu'elle laissa couler sur le corps inanimé. Cela dura un moment et Faëlis alla s'assoir plus loin en se prenant la tête dans les mains.

« C'était une de tes maîtresses ? » demanda la prêtresse, les yeux toujours fermés tandis qu'elle dispensait ses soins.

« Non. Et s'il te plaît, ce n'est pas le moment de me faire une crise de jalousie... »

« Ne t'inquiète pas, j'ai d'autres préoccupations, maintenant. »

Faëlis sourit. Enfin, le monde commençait à revenir à la normal. Enfin il pouvait comprendre ce qui l'entourait ! Maressyn était bien sûr toujours folle de lui - comment pourrait-elle ne pas l'être ? - mais elle n'osait pas le dire de peur de le vexer...
Peut être était-ce le moment de demander :

« Tu me crois, quand je dis que ce n'est pas moi, n'est-ce pas ? »

C'était en effet sa grande angoisse.

« Bien sûr, je suis bien placée pour savoir que tu as beau jouer les séducteurs viriles, tu es l'homme le plus doux et le plus respectueux des femmes qui soit... à ta manière ! »

Elle détourna le regard un instant pour lui dédier un clin d'œil auquel il répondit par un sourire rassuré.

« Je vais quitter la ville. Je ne peux plus rester prêt de mon père. Pourrais-tu me donner de quoi faire un long voyage ? »

« Je crains de ne pouvoir rien t'apporter d'autre que quelque vivres... pour le reste, il faudra l'acheter chez un marchand... »

Elle se releva alors :

« Voilà, j'ai fini ! Ses blessures sont guéries et je lui ai restauré un peu d'énergie. Elle devrait bientôt être remise sur pied, mais il lui faudra du repos. »

Il hocha la tête. Son regard se perdit sur la blessé. Il savait qu'il fallait mieux éviter de perdre du temps, son père allait se mettre à sa recherche... mais il ne pouvait pas la laisser là.
C'est alors que, sur une impulsion subite, il s'approcha d'elle et commença à lui caresser le visage. C'était la première fois qu'il avait l'impression de rencontrer un être aussi parfait que lui. Cela semblait si étrange... et impossible !
Il ressent bientôt le nœud dans l'estomac caractéristique de la naissance d'un désir ardent. Ses caresses se firent plus tendre... qu'elle se sente en sécurité, entre des bras amis... il se pencha vers elle avec un sourire tendre...

Et c'est alors qu'elle se réveilla.

Il fut alors le premier surpris par cette étrange chaleur qui se répandit dans ses joues. Et cette gêne ? Il n'avait jamais ressentit ça... Comme s'il était pris en train de faire une faute.
Il s'écarta d'elle pour ne pas l'effrayer, se demandant au passage :

(Mais qu'est-ce qui me prend ?)

(suite)

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Le thème de Faëlis


Dernière édition par Faëlis le Ven 31 Aoû 2012 10:38, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Jeu 2 Aoû 2012 21:53 
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La belle lança un regard suspicieux au jeune homme :

« Je... Où suis-je ? »

Un peu gêné, et surpris de ce sentiment, Faëlis répondit :

« Vous êtes en sécurité. Je vous ai amené au temple de Gaïa. Je dois dire que vous ne manquez pas de vitalité pour vous être remise aussi vite ! »

Elle tenta de s'asseoir sur le banc de pierre. Il n'eut pas le temps de l'en empêcher. Ne comprenait-elle pas qu'elle n'était pas en état ?
Elle semble un peu perdue, demandant où elle était et depuis combien de temps, elle était évanouie.

Alors qu'elle s'assit, sa cape termina de glisser, dévoilant ses formes généreuses. Le jeune elfe ne put s'empêcher de se dire qu'il les avait assez vu pour aujourd'hui et qu'il valait mieux, pour le bien de sa santé mentale, qu'il n'en voit pas d'avantage. Pas à dire, cette fille était beaucoup trop belle... mais aussi intrigante... Il se dépêcha de renrouler la cape autour du corps de la belle.

« Moins d'une heure, je pense... dit-il pour répondre à ses interrogations. Je n'ai pas trop fait attention... »

Il se reprit :

« Mais je manque a tout mes devoirs ! Je suis Faëlis Nyris'kassiliane. Vous avez peut être entendu parler de ma famille... et aussi de moi ! »

Elle ne sembla pas trop s'en soucier, murmurant distraitement qu'elle n'avait jamais entendu parler de lui. Elle souffrait apparemment de maux de tête et s'étonnait de la rapidité à laquelle ses blessures ont disparues. Faëlis ne put guère lui en vouloir de son manque d'attention, étant donné le traumatisme qu'elle venait de traverser. C'était déjà miraculeux qu'elle s'en soit remise aussi vite !
Pourtant, il fallait qu'il sache qui elle était, et pourquoi il ne la connaissait pas.
Il fit remarquer qu'elle n'était pas sensé se remettre si vite de ses blessures avant d'ajouter :

« Hum... Et puis-je connaître votre nom ? Je fréquente toutes les tavernes de la ville et, soit dit sans vous offenser, je ne me souviens pas vous y avoir vu... travailler. »

Elle resta un instant à divaguer, demandant si c'est lui qui l'a soigné, avant de réaliser le sous-entendu de la remarque :

« Pour qui me prenez-vous ? »

Réalisant son erreur, le garçon tenta un sourire désarmant :

« Euh... pardon, je ne voulais pas vous vexer. J'avais cru comprendre que... euh... »

Il laissa tombé, il s'était lancé sur une pente glissante et décida qu'il fallait mieux y remédier au plus vite, et de la manière la plus radicale : en répondant à sa première question.

« C'est mon amie, là-bas, qui vous a soignée... moi je... je vous ai juste porté jusqu'ici. »

Le silence qui suivit étant de plus en plus gênant, il baissa les bras :

« Excusez-moi si je suis un peu brusque, je... je me sens un peu perdu. »

Elle sembla se calmer et le garçon ne put s'empêcher de se féliciter de son charme. Même dans son état de fatigue, il parvenait à calmer cette jolie fille. Comment faisaient donc les autres ? Elle lui sourit et sembla enfin à nouveau complètement en phase avec le monde. Elle dit :

« Merci,merci beaucoup, j'ai une grosse dette envers vous. Je m'appelle Célimène, et je suis enchantée. »

Il sourit, ravi d'avoir rattrapé le coup. Il se lèva et fit une gracieuse révérence, du genre qui fait toujours rougir les filles, et décida que c'est le moment ou jamais d'aborder les problèmes et, d'une manière générale... les choses sérieuses.

« Célimène, il faut que vous sachiez : Mon père est très puissant. Je vais devoir quitter la ville, et, si votre sagesse est parente avec votre beauté, vous feriez bien d'en faire autant. Ainsi que votre famille si vous en avez une. »

Elle tenta de se lever et gémit. Faëlis se demanda s'il ne l'avait pas trop alarmé. Il la retint pour l'empêcher de tomber. Décidément, elle ne manquait pas de vitalité !
Elle murmura une réponse : Apparemment, c'était une orpheline qui vivait chez sa tante.

« Mon père la connait-il ? »

Elle serra sa cape à elle-même et répondit d'une voix teinté de rancœur :

« Elle n'est pas très riche, mais heureuse... Je ne pense pas qu'elle connaisse ne serais-ce qu'une dalle du monde de votre père. »

Bien que se sentant légèrement vexé, Faëlis dut le reconnaître :

« Il ne fait pas très bon être humain à Cuilnen... Mais je suppose que votre tante n'est pas en danger. Mais vous ? Avez-vous quelque part où vous cacher ? Quand je serais parti, je le crains, je ne pourrais plus vous protéger. »

Elle secoua la tête et protesta qu'elle ne connaissait rien de l'extérieur en dehors de ses lectures. Il était plaisant de constater qu'elle n'était en rien ignare, mais cela renforçait également le mystère qui planait autour d'elle.

Faëlis ne put cependant retenir un éclat de rire. Si elle venait avec lui, quelle belle équipé il feraient ! Il ne peut s'empêcher de le lui faire remarquer en lui précisant :

« Et moi donc ! Mais j'ai quelques connaissances pour survivre dans la forêt.... »

Ravi, il ajouta avec un air charmeur :

« Mais peut-être, belle Célimène, accepteriez-vous de venir avec moi ? Je comptais me rendre à Kendra kâr. Le voyage sera long et un peu de compagnie sera des plus agréable... »

Elle semblait désespéré :

« En forêt ? Mais comment ? De plus... comment puis-je vous faire confiance ? »

Puis, elle lui adresse un sourire narquois :

« Vous êtes bien charmant mais faites attention à ce que vous dites, je pourrais mal le prendre... »

Souriant de toute ses dents, l'elfe décida de porter le coup de grâce qui allait faire fondre son cœur. De toute évidence, elle était un peu intimidée par sa perfection. Il fallait la rassurer et peut-être, dans un avenir proche, pourraient-ils se rapprocher encore plus !

« Allons, vous n'avez pas à être impressionnée par ma perfection... Vous êtes sublime, vous aussi !
lui assure-t-il. Quand à me faire confiance... ai-je fait quoique ce soit qui vous fasse craindre de mauvaises intentions ? »

S'agenouillant pour terminer de la rassurer, mais aussi, il devait bien le reconnaître, avec un sincère respect, il conclut :

« Je m'en voudrais de vous laisser là alors que vous courez peut-être un danger. C'est là le seul soucis qui motive mes paroles. »

Elle éclate d'un rire qui se termina en gémissement de douleur. À la plus complète surprise de Faëlis, qui n'avait en réalité jamais rien compris à gente féminine, elle semblait vexée :

« Vous manquez un tant soit peu de romantisme et de modestie. Et me courtiser ainsi ne me donne aucune confiance en vous. Votre père parlait très bien, lui aussi. »

Le garçon eut l'impression de recevoir un coup de poignard. Brutalement ramené à la réalité, il garda un silence glacé tandis que, réalisant sans doute la dureté de ses paroles, elle ajoutait :

« Peu de personnes ont ma confiance, et je peux vous dire que, de part ma profession, n'importe quel serment ne vaut que peu de choses à mes yeux. Mais votre attention me touche et, de plus, vous m'avez sauvé... »

Mais il est trop tard. Les mâchoires serrées en une grimace malsaine, l'elfe grinça :

« Bien parler est quelque chose qui s'apprend... et éviter de trop parler aussi ! J'ignore tout de votre... profession, semble-t-il... mais il doit s'agir de quelque chose de répréhensible. »

Il se lève et la domine de ses deux mètres.

« Malgré cela je vous ai sauvé parce que c'est ce que mon cœur me dictait. J'ai tout perdu pour cela, et cela me semble une assez bonne preuve de mes bonnes intentions... Pourrais-je en dire autant de vous ? »

Il conclut, un peu plus doux mais toujours ferme :

« Si vous ne souhaitez rien me dire de vous, soit. Chacun ses secrets. Mais je vais partir... et je vous propose de m'accompagner. Je vous ai prévenu qu'il était dangereux de rester, après, libre a vous de venir ou non. Et puis, si c'est la forêt qui vous fait peur, je vous rappel que ma destination est Kendra kâr... nous n'y resteront donc pas éternellement. »

Elle baissa les yeux sous sa colère. Lorsqu'elle les releva, il semblait qu'elle était animé d'un soucis de conciliation :

« Je ne voulais pas vous blesser, j'en suis désolé. Je ne sais pas quels étaient vos relations avec votre père, mais j'ai vu votre réaction face à son acte.
Je ne voulais pas dire que vous n'aviez fait ça que dans votre intérêt. Vous avez l'air intelligent et aucun homme intelligent ne prendrait de risque simplement pour profiter d'une inconnue, même aussi ravissante que moi. »


Elle parvint finalement à se lever. C'était si soudain que le jeune homme n'eut même pas le temps de faire un geste vers elle. Elle se tenait maintenant aussi fièrement qu'elle le pouvait devant lui, demandant une journée pour rassembler ses affaires et dire au revoir à sa tante.
Puis, elle ressert sa cape sur sa nudité, l'air tout de même gênée.

« Promettez-moi juste de ne pas faire l'erreur de me prendre pour une fille facile. Je ne suis pas une catin, je ne suis qu'une voleuse. Je n'ai pas couché avec votre père, je ne l'ai même pas touché. »

Tandis qu'elle gardait les yeux piteusement baissés. Faëlis sentit sa rage diminuer. Il termina de l'évacuer par une conclusion sourde de menace :

« Et vous, ne commettez plus l'erreur de douter de ma parole... Et ne parlez plus jamais de celui qui fut mon père. »

Maintenant plus calme, il se permit de reprendre sur un ton plus léger :

« Une voleuse ? Voilà qui éclaire bien des choses ! Je regrette que vous soyez soumise à une telle extrémité... et j'en regrette encore plus les conséquences. Pardonnez-moi de vous avoir insulté. »

Enfin, maintenant parfaitement remis, il reprit la conversation avec son habituel ton naïf et joyeux :

« Bien sûr, que nous avons bien une journée devant nous ! Je ne comptais pas partir comme ça ! Il nous faudrait un peu de matériel de voyage, de toute façon... Vous sentez-vous prête à venir dès maintenant ? »

Se rappelant ce qu'elle venait de traverser, il tendit la main pour lui offrir son soutient.
Elle semblait elle aussi vouloir minimiser ce qui venait de se passer car elle déclara gentiment :

« Désolé mais, que je puisse faire ce que je fais aussi aisément est la preuve que peu de personnes sont digne de confiance. Et vos manière quelque peu directes, quoique charmantes, ne me sont plus vraiment réconfortantes. »

Souriante, elle le remercia et tendit le cou vers le garçon. Avant qu'il ai pu faire ou dire quoique ce soit, elle planta sur sa joue un baisé en répétant encore :

« Merci beaucoup pour ce que vous avez fait. »

Puis, elle commença à se diriger vers la sortie du temple, si bien qu'il fut obligé de la suivre, un peu surpris mais ravi de ce dernier geste. Il surprit le regard de Maressyn qui semblait s'amuser de ce baisé. Il secoua la tête.
Il accompagnerait et protégerait cette fille... mais il faudrait se méfier... Elle avait avoué être une voleuse et avait été trop évasive et trop peu concerné par lui pour que cela soit dû à son seul charme. Il ferait bien d'être prudent.
Il la suivit dans les rues, trop fatigué pour faire quelqu'autre commentaire que ce soit.

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Dernière édition par Faëlis le Ven 31 Aoû 2012 11:15, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Ven 3 Aoû 2012 17:54 
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La nuit tombe

De la lumière. J'aperçois de la lumière, faible, mais présente. Je ne parviens pas à me rappeler, à savoir où je suis.

Puis, peu à peu, des images me reviennent, des sensations, des sons. Je sens que je me rapproche, la lumière s'intensifie...

Et soudain, tout est clair, et j'ouvre les yeux. Je met quelques secondes à interpréter ce que je vois, et mon cœur fait un bond. Des yeux, un visage, très près du mien, vient de s'éloigner subitement. Je cligne des yeux alors que mon cœur se calme et regarde autours de moi.

Je ne parviens pas à reconnaitre l'endroit. Les murs de pierres brutes sont haut et la pièce est gigantesque. Je suis sur un lit, et j'ai un mal de tête affreux. Près du lit, une personne immobile semble attendre une quelconque réaction. C'est mon sauveur, dont son visage était si près du mien l'instant d'avant. Je le regarde d'un air suspicieux, me demandant ce qu'il faisait alors...

"Je... Où suis-je ?"

Mon sauveur semble embarrassé, et cherche brièvement ses mots. J'ai trop mal au crâne pour réfléchir, c'est horrible. Il répond finalement que je suis au temple de Gaïa, en sécurité.

Je ne connais pas cet endroit, n'y étant jamais entré. Mais il me semblait en effet que question sécurité, il n'y avait rien à redire. Mon sauveur renchérit en me complimentant sur ma vitalité. Je me souviens de la tentative de viol, je me souviens des coups, des blessures, de mon dos déchiré. Tout cela avait disparu. Enfin, pas complètement, mais cela me faisait moins mal.

"Gaïa ? Mais... Ca fait longtemps que je suis évanouie ?"

Mes blessures avaient dues être en partie guéries, mais pas complètement. Je tente de me relever et de m'assoir sur le banc, mais une douleur subite me traverse le cerveau, comme une aiguille qui essaie de s'échapper. Je gémit et ferme les yeux sous la douleur.

Mon sauveur s'approche un peu et attrape ma cape. Je me crispe, mais ses mains tremblantes ne font que l'enroulée autours de ma poitrine. Il est vrai que je suis toujours à demi nue, et qu'il n'est qu'un homme. Mais peu aurait eu le tact de le faire, peut être est-il un peu mieux que les autres hommes...

En même temps, il répond à ma question et se présente. Faëlis, quel joli prénom. Son nom de famille imprononçable ne prend même pas la peine d'entrer dans ma tête endolorie. Il semble croire que je le connais, ou tout du moins que je connais sa famille. Ayant volé son père, peut être est-ce le cas, mais son nom ne me dit rien. Et puis je n'arrive pas à me concentrer, mon mal de crâne ne semble pas vouloir se résorber, et mes tempes jouent du tambours... C'est très désagréable.

"Non, désolé je... J'ai mal à la tête."

Je glisse une main dans mes cheveux, toujours aussi doux, et l'approche doucement de la blessure qui m'avait rendue inconsciente. Elle n'était plus là. J'avais toujours mal, mais le sang ne coulait plus et la peau s'était reformée.

"Mes blessures se sont résorbées ? J'ai encore mal, mais... moins."

Je dis n'importe quoi, je suis dans les vapes, et j'ai du mal à réfléchir...

Je le vois faire, l'espace d'un instant, une tête des plus étrange, la tête de quelqu'un qui ne s'attendait pas à ma réponse. Mais il se reprend rapidement et m'affirme que je ne devais pas être sur pied aussi rapidement.

D'un autre côté, étais-je vraiment remise sur pied ? Je ne me sentait pas vraiment très bien.

"C'est vous qui m'avez soignée ?"

"Hum... et puis-je connaître votre nom ? Je fréquente toutes les tavernes de la ville et, soit dit sans vous offenser, je ne me souviens pas vous y avoir vu... travailler."

En même temps. Il s'est remis à parler en même temps que moi, si bien qu'il me faut quelques secondes pour tout assimiler, pour comprendre ce qu'il voulait dire, et surtout pour voir le sous entendu qui occulta tout le reste.

"Pour qui me prenez vous ?"

Me prend-il vraiment pour une catin ? Est-il comme son père alors ? Ma tête me fait mal et je n'arrive pas à tenir de raisonnement compliqué. J'attends donc qu'il réponde, pour voir.

Il s'excuse de suite, apparemment surpris de s'être trompé, puis change tout de suite de sujet et répond à ma première question. Ainsi, il a des amies chez les prêtresses de Gaïa ? Je me demande un instant quel genre d'amies elles pouvaient être, avant d'effacer cette pensée méchante de mon esprit.

"Excusez moi si je suis un peu brusque, je... je me sens un peu perdu..."

Je sourit sur cette dernière remarque, et lève mes yeux vers les siens, non sans une nouvelle douleur à la tête. Je dois avouer que ses yeux sont beaux, mais la lumière qui y brille me semble un peu déplacée.

"Merci, merci beaucoup, j'ai une grosse dette envers vous. Je m'appelle Célimène, et je suis enchantée."

Faëlis m'a sauvé, même s'il est un peu direct, je lui doit beaucoup. Il me sourit à son tour et me fait une révérence. Intriguant, ce sauveur. Il doit avoir l'habitude des femmes j'ai l'impression, même si il ne semble pas être habitué aux femmes comme moi. Il faut dire que peu de femmes peuvent rivaliser.

"Célimène, il faut que vous sachiez : mon père est très puissant. Je vais devoir quitter la ville, et, si votre sagesse est parente de votre beauté, vous feriez bien d'en faire autant. Ainsi que votre famille, si vous en avez une..."

Mon sourire disparait et je baisse les yeux. Ainsi ce n'est pas fini, il ne va pas s'arrêter ? J'ai mal à la tête, mais une idée me traverse l'esprit : le masque. Il faudra que j'y pense, plus tard. Mais là, j'ai plus important à faire.

De la famille ? Je n'en ai presque pas, personne, exceptée Angela. J'essaie de me lever mais suis surprise par une vive douleur dans le dos. Je gémit de douleur. Apparemment, je ne suis pas remise sur pied...

Faëlis s'avance immédiatement pour me soutenir, alors que je répond à sa question.

"J'ai... une tante, elle est comme ma mère..."

Je m'accroche à son bras. Mon dos me fais mal, ma tête aussi, et si je bouge un peu vite je suis prise de vertiges...

"Mon père la connait-il ?"

Je soupire. Quelle question ? Comme si le monde dans lequel nous vivons avait ne serait-ce qu'une chance de rencontrer ce monde pervertit et prétentieux dans lequel vit son père et sa famille.

"Elle n'est pas très riche, mais heureuse... Je ne pense pas qu'elle connaisse ne serait-ce qu'une dalle du monde de votre père."
"Il ne fait pas très bon être humain à Cuilnen... Mais, je suppose qu'ainsi, elle n'est pas en danger... Mais vous... Avez vous quelque part où vous cacher ? Quand je serais parti, je le crains, je ne pourrais plus vous protéger..."

En effet, elle est en sécurité ainsi. Mais moi, ils m'ont déjà retrouvée, ils n'auront aucun mal à me recommencer. Et je n'ai ni famille, ni ami. je ne vais pas poser de problèmes à la famille de Blanche, et... Je suis mal partie...

(Zewen, je t'en prit, je ne sais pas ce que tu as prévu, tu m'as déjà évité d'être violée deux fois... Pourquoi ? Quoi qu'il en soit, fais qu'Angela et Blanche ne soient pas touchées, s'il te plait...)

"Je ne sais rien du monde en dehors de Cuilnen, excepté ce qu'en disent les livres..."

Car oui, je suis cultivée. je ne suis pas que belle, sinon comment pourrais-je arriver à faire ce que je fais ? Cependant, ma phrase fais éclater de rire mon sauveur qui s'explique en disant qu'il ne valait pas mieux, mais qu'il savait survivre en forêt.

Puis, il arrêta de rire et me regarda en souriant, un sourire charmeur comme j'en voyais souvent.

"Mais peut-être, belle Célimène, accepteriez-vous de venir avec moi ? Je comptai me rendre à Kendra kâr. Le voyage sera long et un peu de compagnie serait des plus agréable..."

Comme quoi mon charme est immuable, même lorsque je suis aussi mal en point qu'aujourd'hui. Je soupire devant la douleur et me rassoit doucement, essayant de minimiser la douleur de mon dos. A défaut de ne pas souffrir, autant qu'il n'y ai qu'une source de douleur.

Je lève mes yeux vers Faëlis.

"En forêt ? Mais comment ? De plus... Comment puis-je vous faire confiance ?"

Puis je lui sourit doucement. Il ne faut pas qu'il se fasse des idées sur moi, je préfère éviter qu'il soit déçu.

"Vous êtes bien charmant mais faites attention à ce que vous dites, je pourrais mal le prendre..."

Ma réponse le fait sourire, un sourire qui montre sa dentition parfaite. A mon avis, ce sourire doit faire craquer pas mal de minettes.

"Allons, vous n'avez pas à être impressionné par ma perfection... Vous êtes sublime, vous aussi ! Quand à me faire confiance... ai-je fais quoi que ce soit qui vous fasse craindre de mauvaises intentions ?"

Je soupire devant cette prétention sans borne. Il est vrai que je suis belle, mais est-ce une raison pour qu'il se pavane de cette manière ? Je n'ai même pas le temps de répondre qu'il s'agenouille devant moi. J'hausse les sourcils alors qu'il me dit ne vouloir que ma sécurité et rien d'autre.

J'éclate de rire brièvement avant de gémir de douleur, mon crâne faisant des siennes à chaque mouvement brusque. On ne me l'avait jamais faite, celle là, et ça m'énerve plus qu'autre chose, surtout que mon mal de tête lancinant ne fais rien pour me mettre de bonne humeur.

"Vous manquez un temps soit peu de romantisme et de modestie. Et me courtiser ainsi ne me donne aucune confiance en vous. Votre père parlais très bien lui aussi."

Je n'aime pas qu'on me courtise. Enfin, si, j'imagine que j'aime bien, mais pas de cette manière, pas dans cette situation, et pas quand j'ai mal à la tête.

Je lève les yeux vers lui, et approfondie ma réflexion pour qu'il ne le prenne pas mal.

"Peu de personnes ont ma confiance, et je peux vous dire que, de part ma profession, n'importe quel serment ne vaut que peu de chose à mes yeux. Mais votre attention me touche, et, de plus, vous m'avez sauvée..."

Seulement je crois que ça ne marche pas. Son sourire disparait et il semble énervé. Il reste quelques secondes silencieux avant de répondre d'une voix dure, sous entendant que j'aurais mieux fait de me taire, et qu'il sait que ma profession n'est pas des plus légales.

Il renchérit, après s'être relevé, par une explication de son acte et en précisant que lui y avait perdu plus, beaucoup plus, que moi. Mais ce n'est pas ma faute non plus. Puis il s'adoucit, après un silence de quelques secondes, et reprend.

"Si vous ne souhaitez rien me dire de vous, soit. Chacun ses secrets... Mais je vais partir... et je vous propose de m'accompagner. Je vous ai prévenu qu'il était dangereux de rester, après, libre a vous de venir avec moi ou non. Et puis, si c'est la forêt qui vous fait peur, je vous rappelle que ma destination est Kendra kâr... nous n'y resteront donc pas éternellement !"

Je baisse les yeux en comprenant que je l'ai blessé. Ce n'était nullement mon but et il faut que je répare ça... Mais j'ai mal au crâne, le corps douloureux et je n'arrive pas à réfléchir.

"Je ne voulais pas vous blesser, j'en suis désolée. Je ne sais pas quelles étaient vos relations avec votre père, mais j'ai vu votre réaction fasse à son acte.
Je ne voulais pas dire que vous n'aviez fait ça que dans votre intérêt. Vous avez l'air intelligent, et aucun homme intelligent ne prendrait de risque pour une inconnue, même aussi ravissante que moi."


Je souris. C'est vrai qu'il ne semble pas insensible à mes charmes, mais qui le serait ? Je me lève doucement, luttant contre la douleur mon dos, et reprend.

"Je vous demande une journée. Accompagnez-moi, je vais aller chercher quelques affaires, et dire au revoir à ma tante."

Ma réponse le fait légèrement sourire. Il doit être content. De toute façon, je n'ai pas vraiment le choix. Si je ne pars pas, son père me retrouvera. Et je ne peux pas partir seule...
Je resserre ma cape contre moi, ne voulant pas dévoiler mes jolies formes, et baisse la tête.

"Promettez-moi juste de ne pas faire l'erreur de me prendre pour une fille facile. Je ne suis pas une catin, je ne suis que voleuse. Je n'ai pas couché avec votre père, je ne l'ai même pas touché..."

J'espère ne pas faire d'erreur en lui disant cela...

"Et vous, ne commettez plus l'erreur de douter de ma parole... Et ne parlez plus jamais de celui qui fut mon père."

Sa réponse est directe et sans équivoque, mais semble conclure sa colère. Il se radoucit et se remet à sourire, expliquant qu'il s'excusait de ce qu'il avait pensé et qu'il était désolé pour ma situation.

Puis il accepte d'attendre une journée avant de me tendre sa main, s'inquiétant de mon état actuel. Je ne suis pas vraiment en état de faire quoi que ce soit, mais j'aurais le temps de me reposer.

Je relève la tête vers lui, plutôt contente de sa réaction.

"Désolé, mais que je puisse faire ce que je fais aussi aisément est la preuve que peu de personnes sont dignes de confiance. Et vos manières quelques peu directes, quoi que charmantes, ne me sont plus vraiment réconfortantes."

Ce n'était nullement une critique, mais il fallait bien qu'il comprenne que je n'étais pas comme les autres femmes. En même temps j'accepte sa main tendue et y dépose la mienne.

"Merci. Je vais passer chez moi, puis je vous emmènerais au marchand..."

Je m'approche doucement de lui et dépose mes lèvres sur sa joue. Il est mon sauveur, il l'a bien mérité. Peu de personnes ont connu cet honneur.

"Merci beaucoup pour ce que vous avez fait."

Puis je me retourne et me dirige vers la sortie, doucement, essayant de ne pas accentuer mes douleurs. Faëlis me suit sans rien dire. Apparemment, mon baiser n'a pas été sans effet sur lui.

La maison

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Dim 13 Oct 2013 13:08 
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La mission


« Elrath ! Quelqu’un aurait-il vu Elrath Dæl’arien ?! »

Cette voix résonne avec acharnement dans ma tête et parvient finalement à me tirer de ma rêverie matinale. J’émerge petit à petit du sommeil léger dans lequel je m’étais tranquillement installé. Mes yeux engourdis se posent sur l’énorme volume posé devant moi et sur lequel je m’étais assoupi. Traité sur la vie, l’habitat et l’élevage des Moutaries sur les côtes nord du Nosvéris. Vraiment pas passionnant et tout aussi peu confortable en plus. La capacité que certaines personnes ont d’écrire autant sur un sujet aussi précis et peu captivant m’impressionnera toujours…

Je referme l’énorme manuscrit et le place avec difficulté sur la vertigineuse pile située à ma gauche. Livres contenant des connaissances peu ou pas intéressantes. Classification entièrement subjective de ma part, mais après tout c’est à moi que l’on a demandé ce travail. Je jette un coup d’œil sur ma droite où se trouvent les ouvrages dignes d’intérêt, selon mon point de vue, une fois de plus. Deux misérables parchemins en manque de compagnie se sentent bien seuls. Apparemment, ce matin, la déesse de la connaissance a l’air de s’amuser avec moi.

« Elrath Dæl’arien ! Où te caches-tu donc, par Gaïa ?! »

Aïe ! Je reconnais la voix d’un des prêtres du temple de Cuilnen. Et s’il commence à faire intervenir le nom de la déesse de ces lieux dans ses interjections, c’est très souvent mauvais signe pour les personnes se trouvant sur son passage. Déjà qu’il m’apprécie peu, ce que je lui rends bien, je sens que je risque passer un sale quart d’heure. Je me lève et me dirige vers la porte de l’étude dans laquelle je m’étais installé et glisse ma tête dans le couloir d’où proviennent les vociférations.

« Prêtre Holïmion, je suis ici ! Que se passe-t-il ? »

« Par la sainte déesse c’est donc ici que tu te cachais ! Cela doit bien faire une heure que je cours dans les couloirs du temple pour te trouver ! Que faisais-tu ? Encore en train de rêvasser dans la bibliothèque personnelle du temple ?! »

Cet individu est vraiment de mauvaise foi, et m’est tout simplement antipathique au possible. Je prends une profonde inspiration et répond de la voix la plus déférente possible :

« Prêtre Holïmion, vous m’aviez confié une mission d’importance majeure ce matin. Je me devais d’aller chercher une commande de manuscrits de qualité à la bibliothèque de la ville aux aurores, lire ces livres et en rédiger un résumé en fonction de leur intérêt. Je suis actuellement en train de satisfaire votre demande. Auriez vous une autre requête d’importance à me donner ? »

Ma réponse mielleuse semble le clouer sur place. Le vieux demi-elfe me fusille du regard. Il représente à peu près tout ce que je déteste : il a passé sa vie entière dans le temple de Gaïa sans chercher à découvrir les richesses du monde extérieur, faisant de la lèche à ses supérieurs pour enfin espérer une promotion qui ne s’est jamais présentée ; enfin il méprise la connaissance sous toutes ses formes la reléguant à des « mioches » comme moi. C’est à se demander s’il vénère réellement Gaïa… Et pour mon plus grand malheur, c’est lui qui a été désigné comme mon responsable pour cette année. La plus longue année de mon existence… Il finit par ouvrir la bouche et répond à ma question sur un ton dédaigneux :

« Mes supérieurs te demandent pour une urgence. Une bande d’elfes noirs a été interceptée dans la forêt. Ils ont pu être repoussés, mais l’un de nos valeureux guerriers a été touché et est grièvement blessé. Le temple me demande de t’envoyer et de veiller à sa guérison. Je suis bien trop préoccupé par des tâches de haute estime, j’espère que tu as conscience de l’importance de cette mission. Ne déçoit pas mes supérieurs, car si échec il y a, tu en seras tenu entièrement responsable. »

Il ajoute en me regardant de haut et sur un ton encore plus méprisant :

« Tu pourras revenir à tes occupations ici, une fois le travail achevé. »

Sur ce il tourne les talons et s’enfonce dans le couloir à grandes enjambées. Il doit certainement être reparti dans la salle du trésor, refaire une énième fois les comptes, se frottant les mains à chaque bruit de pièce d’or. Assurément une tâche de haute estime. Sûrement bien plus que celle d’aller soigner les guerriers qui défendent notre chère cité.

Je souris intérieurement. Enfin un travail digne d’intérêt, non pas que le Traité sur la vie, l’habitat et l’élevage des Moutaries sur les côtes nord du Nosvéris soit de mauvaise compagnie, mais cette mission m’intéresse tout particulièrement. Sortir du temple, et mettre à profit toutes ses compétences et connaissances pour aider des blessés me semble bien plus proche des préceptes de la déesse de la lumière. Je ferai mon possible pour m’acquitter de cette mission avec brio, et ainsi m’attirer les bonnes faveurs des prêtres et peut-être même de Gaïa, si la grande déesse me regarde.

Je retourne vers mon pupitre, pour récupérer mes affaires, ma cape et ma baguette, présents de ma famille suite à mon entrée en tant qu’apprenti au temple. Ces deux objets me sont chers. Taillée dans du bois d’orme blanc, la baguette me sert de catalyseur pour optimiser mes fluides de lumière. J’y ai gravé une des prières de Gaïa en elfique dessus pensant que cela m’apporterait chance et protection. La cape vient de l’un des meilleurs tisseurs de Cuilnen. Taillée dans un tissu extrêmement fluide et léger, elle me permet de passer inaperçu si je reste immobile, ce qui m’a déjà plusieurs fois permit de me dissimuler aux yeux du vieil Holïmion et d’ainsi éviter une autre de ses corvées.

Je me dirige ensuite vers la porte et jette un regard derrière moi vers les piles de livres. Cette journée ne sera peut-être pas aussi terrible que prévue. Un dernier regard vers la tour des manuscrits de peu d’intérêt, à qui j’adresse :

« Moutaries, j’espère que nous nous reverrons le plus tard possible… »

Direction les quartiers des gardes de Cuilnen !


>>>Désirs de liberté

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Mer 30 Oct 2013 17:34 
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>>> La guérison par les fluides

Réveil


La lumière a déjà bien envahi ma petite chambre quand je rouvre les yeux. Je m’étire et baille. J’ai dû me reposer bien plus longtemps que nécessaire. Mes muscles sont endoloris et une douleur me surprend à l’arrière de mon crâne. J’y passe ma main et découvre une belle bosse en haut de ma nuque. Des images de la nuit me reviennent petit à petit. Je me revois défaillir, avoir la vue se troubler et m’évanouir. Je me suis sûrement cogné en tombant. Les éclaireurs ont dû me porter au temple durant la nuit. La bosse est douloureuse, mais elle disparaitra d’ici deux à trois jours je pense.

Malgré mon retard sur le programme évident de la journée, je n’ai absolument aucune envie de me lever. La flemme ! Et j’imagine que si Holïmion n’est pas venu me secouer aux aurores, c’est qu’il n’a trouvé aucune corvée à me faire subir. Tant mieux ! J’en profiterai pour trainer encore un peu au lit et j’irai me renseigner sur mes missions plus tard dans la journée. Je pense que j’ai largement mérité un peu de temps pour moi, après ce que j’ai fait hier.

J’étends mes bras de part et d’autre du lit. Mon dos est complètement bloqué et je sens ma colonne légèrement craquer. Apparemment mon excursion et mes utilisations intempestives de magie d’hier m’ont quelque peu usé physiquement. Ma main court le long de ma table de chevet située à ma droite et bute sur deux rouleaux qui y ont été déposés. Je les attrape et les pose sur les draps à côté de ma tête. Le premier est frappé du sceau du temple de Gaïa représentant un soleil. Le second est marqué d’un sceau inconnu, mais que je devine être celui des éclaireurs de Cuilnen : la fontaine entrecroisée de deux flèches, comme représentée sur le quartier général hier. Je l’ouvre.

Le responsable des éclaireurs qui m’a reçu hier m’écrit qu’il a été impressionné par ma performance. En effet ma guérison nocturne a réussi et le dénommé Naïlo est à nouveau sur ses deux jambes, prêt à défendre la cité. Il en a touché deux mots aux prêtres du temple, pour me remercier de mon action malgré mon statut d’apprenti. Il me joint aussi une petite somme d’argent pour me gratifier personnellement. Une bourse est présente sur la table. Je referme le parchemin et souris. Enfin une bonne chose de faite ! J’aurais accompli une guérison presque parfaite et les prêtres du temple en sont au courant. Parfait ! Peut-être que je serai bientôt débarrassé de mon supérieur encombrant et que j’aurai enfin des missions dignes de mon talent !

J’ouvre la seconde missive. Elle a été écrite par le grand prêtre du temple lui-même ! Il m’indique qu’il a eu vent de mes actions de la veille et qu’au vu de mon état de fatigue évident, il me laisse une journée pour me reposer. Je reprendrai service auprès d’Holïmion demain. Le sourire sur mes lèvres se fend jusqu’à mes oreilles. Je n’aurai même pas besoin de jouer le malade pour éviter les corvées de mon supérieur ! Et j’ai même une journée entière consacrée uniquement à ma petite personne. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais je sens que cette journée sera extraordinaire ! Peut-être que je pourrai en profiter pour explorer les recoins du temple que je n’ai pas encore eu le loisir de visiter jusqu’à présent…

Je ferme les yeux et me concentre sur mes fluides. Apparemment ceux-ci se sont régénérés au cours de la nuit. Je les sens parcourir mon corps formant des ondes dorées à l’intérieur de moi. Cette sensation est vraiment reposante. Je repense encore à ce qu’il s’est passé la veille. Et tout d’un coup une question se forme dans ma tête. Qu’en est-il devenu de la voix qui m’a suivi pendant plus de la moitié de la journée d’hier ? Il me semble avoir entraperçu une boule de lumière avant de m’évanouir, est-ce mon interlocuteur/interlocutrice ?

Beaucoup d’interrogations non résolues, mais dont je n’ai aucune idée d’où trouver les réponses. Peut-être que le grand prêtre pourrait avoir une idée sur la question ? Je sais qu’il m’apprécie, ou du moins je le pense, il me répondra peut-être. Mais il n’est pas des personnes les plus faciles à contacter, car il a toujours énormément de choses à faire.

Je me redresse sur mon lit et tends mes bras vers le ciel pour essayer de décoincer un peu plus mon dos. Assez perdu de temps ! Ce n’est pas tous les jours que j’ai le droit à un jour de repos et je compte du coup profiter au maximum de cette journée ! Je me lève, me rince le visage à l’aide de la bassine d’eau située au bout de mon lit et commence à m’habiller. En me regardant dans le petit miroir de ma chambre j’aperçois d’étranges reflets lumineux qui ne semblent pas venir de la lumière du soleil. Je me retourne pour en voir leur origine et tombe nez à nez avec la même petite boule lumineuse qu’hier soir.

(Salut Elrath ! Alors, remis de tes émotions d’hier soir ?)

Je tombe en arrière sur les fesses, bouche bée, incapable de dire ou faire quoique ce soit, surpris par cette manifestation pour le moins inattendue.


>>> Eilistraée

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Mer 30 Oct 2013 17:49 
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>>> Réveil

Eillistraée


« Que, que… »

Je balbutie… Je ne sais pas quoi dire… Apparemment, la voix qui m’a guidé la veille provient de cette espèce de petite chose vaguement sphérique qui volette au niveau de mes yeux.

(Un peu de respect s’il-te-plait !! Je ne suis pas « une petite chose vaguement sphérique qui volette » !)

Et apparemment elle entend tout ce que je dis… Ou plutôt, ce que je pense…

(Ça me semble pourtant évident… Tu ne t’en étais pas rendu compte hier ?)
« Euh, non… »
(Alors maintenant, tu le sais !)

Et elle éclate de rire. En l’observant de plus prêt, je constate que deux grandes ailes de libellules permettent à cette apparition de voler. Et ce que j’avais pris pour une boule lumineuse, a en fait l’air plus apparenté avec mes fluides de lumière. Comme s’ils s’étaient concentrés et formaient un amas aux formes changeantes.

(Mon apparence a vraiment l’air de te traumatiser…)

Je l’entends légèrement rire à nouveau, comme ce petit bruit de clochette que j’avais perçu hier. Et là, sous mes yeux je vois la boule se déformer. Les ailes de libellule s’allongent et se recouvrent d’un léger duvet blanc qui devient peu à peu de longues plumes à l’aspect doux et soyeux. Les fluides s’étirent, adopte une forme humanoïde qui se précise progressivement. A la fin de la transformation, la sphère lumineuse s’est métamorphosée en une très jeune elfe d’une beauté rare. Ses très longs cheveux blancs encadrent un visage parfait, fendu de deux grands yeux d’or et de lèvres fines formant un sourire narquois. Elle est très légèrement vêtue, ne s’encombrant que d’une fine toge faite d’une étoffe inconnue. Je trouve qu’elle ressemble étrangement aux représentations de Gaïa dans le temple, avec cependant un air un peu plus mutin et malicieux. Elle n’a pas l’air bien méchante et je suis de toute façon bien trop sous le choc pour réagir.

(Ça te va comme ça ?)
« Tu… Tu peux changer d’apparence quand tu veux ? »
(Oui, cela fait partie de mes compétences… Ça fait depuis bien longtemps que je n’avais pas adopté cette forme… C’est assez étrange…)

Dit-elle en s’observant.

« Tu as quel âge ? »
(Eh, oh !!! On ne demande pas son âge à une dame !!)
« Désolé… »
(Je te taquine ! Disons que je ne vieillis pas de la même manière que toi, donc mon âge n’a absolument aucune importance.)
« Euh… D’accord… »

Je la vois se poser sur mon genou. Elle doit mesurer une quinzaine de centimètres, pas plus. Ses longues ailes se replient dans son dos. Elle croise ses jambes interminables et me fixe droit dans les yeux. J’ai du mal à soutenir son regard et détourne finalement les yeux en me grattant la tête, mal à l’aise. J’arrive enfin à balbutier la question qui pend à mes lèvres depuis que je me suis réveillé.

« Qu’est-ce… Qui es-tu ? »
(On va jouer à un jeu ! Comme tu peux le voir, je communique avec toi par télépathie, alors arrête d’utiliser ta bouche et pense.)
« Comment ? »
(Tu as perdu !)


Elle rigole.

(Essaie de penser très fort à ce que tu veux me dire, sous la forme de mots, d’images, de sons, peu importe. Tu verras, c’est très facile.)

Je m’exécute. Je me concentre très fort et essaie de former les mots dans mon esprit.

(QUI ! ES ! TU !)
(Aïe ! Pas la peine de crier ! Tu as pourtant l’air de quelqu’un habituellement perdu dans ses pensées, je pensais que ça ne te poserai pas de problème…)
(DES… Désolé… C’est. Mieux. Comme. Ça ?)
(Un peu plus de fluidité, quand même. Je ne suis pas un garzok !)
(Et là, ça va ? Qui es-tu ?)
(C’est largement mieux !)


Elle me sourit.

(Tu ne réponds toujours pas à ma question !)
(Haha ! Tu es vraiment impatient comme garçon !)


J’ai l’impression que cette fille joue avec moi, comme un chat joue avec une souris.

(J’aime beaucoup la métaphore, merci ! Mais ne t’inquiète pas, c’est pas la petite bête qui va manger la grosse.)

C’est vrai que j’oublie qu’elle peut lire dans mes pensées…

(Oh ne t’inquiète pas pour ça non plus ! Tu t’y feras peut-être, un jour.)

Je l’entends encore rire dans me tête.

(Je suis une faera.)
(Une quoi ?!)
(Une faera. Nous faisons partie, à proprement parler, du monde de Yuimen. Nous sommes en quelques sortes issues des fluides magiques qui le parcourent.)
(Je n’en ai jamais entendu parlé…)
(C’est normal. Très peu de personnes en rencontre et nous cherchons avant tout à rester le plus discrètes possible. C’est pour ça que je te demande de communiquer avec moi par télépathie.)
(Pourquoi tu es ici ? Pourquoi moi ?)
(Tu poses vraiment beaucoup de questions ! Disons que j’aime bien ton caractère. Et disons que pour le reste, tu le sauras bien assez tôt…)


Je la vois me faire un sourire ambigu qui ne me dit rien qui vaille.

(Tu vas donc me suivre comme hier ?)
(Oh que oui ! Et je ne suis pas facile à perdre.)


Elle me fait un clin d’œil. Cette fille a l’air d’être une véritable énigme et je sens qu’elle ne répondra pas à toutes mes interrogations tout de suite. Tant pis ! Elle n’a apparemment pas l’air de vouloir me lâcher facilement. Je réessaierai plus tard. Et après tout, malgré l’étrangeté de la scène, je me sens comme lié à elle, d’une façon complètement inexplicable qui me fait accepter la situation sans trop poser de questions. Je réfléchis quelques instants, repense une énième fois à ce qui s’est passé la veille et ose.

(Si tu es constituée de fluides, est-ce que tu peux m’aider à maitriser les miens ?)
(Oui.)
(Et à m’apprendre de nouveaux sorts comme hier ?)
(Je ne t’ai pas appris un nouveau sort, juste guidé. Mais oui, je peux le faire.)
(Super ! On commence par où ?)
(Que d’enthousiasme ! Pas très loin d’ici. Si tu veux éviter de t’évanouir à chaque fois que tu lances un sort, il va falloir augmenter ton potentiel magique. Dans mes souvenirs, le temple a quelques fluides de lumière à sa disposition. On va commencer par là.)


La fille-fée s’envole et vient se placer sur mon épaule. Je me lève et m’arrête brusquement. Quel impoli !

(En fait, je ne t’ai même pas demandé ton prénom avec toute cette histoire… Tu t’appelles comment ?)
(Je me demandais quand tu allais me poser cette question. Je n’en ai pas. C’est à toi de me nommer. Ainsi, nous formerons une sorte de pacte. Tu seras le seul à connaître mon prénom et en échange je t’aiderai du mieux que je le peux.)


Encore beaucoup de mystère autour de cette faera. Je ne sais pas d’où elle vient, ni pourquoi elle est avec moi. Comment peut-elle changer de formes ? Du fait de son apparence proche des représentations de Gaïa, je lui fais une confiance presque aveugle, mais si ça se trouve, ses intentions sont mauvaises. Mais en même temps, elle m’a guidé hier dans la forêt et m’a aidé pour soigner le blessé. C’est quoi cette histoire de pacte ? Pourquoi n’a-t-elle pas un prénom, tout le monde a un prénom, non ? Bref… J’ai l’impression que mon cerveau va exploser…

(Ohé ! Du bateau ! Tu t’égares…)
(Désolé…)


Donner un prénom à cette apparition pour le moins surprenante n’est pas vraiment une tâche facile. Je ne peux pas lui donner un prénom au hasard. Il faut qu’elle en ait un digne de ce nom. Je passe en revu toutes les légendes que j’ai pu lire au cours de ma vie, à la recherche d’une héroïne qui m’ait marqué. Sa ressemblance frappante avec Gaïa me rappelle soudain l’histoire d’une elfe qui combattit les hordes de Thimoros il y a bien longtemps. Je ne me rappelle plus exactement de la légende, mais je trouve que le nom sonne bien à l’oreille.

(Eilistraée. Cela te convient-il ?)
(Je n’ai pas à en juger. Mais c’est intéressant…)
(Pourquoi ?)

Pas de réponse. Je pense qu’il faudra que je m’y habitue, au risque d’énerver mon insatiable curiosité. Je me dirige vers la porte, l’ouvre et entre dans le couloir des dortoirs.

(Au fait Eilie…)

Elle s’esclaffe.

(Tu viens à peine de me donner un prénom que tu me trouves déjà un surnom !)
(Merci pour hier… Et merci d’être venu me trouver…)
(De rien. Et au vu ton aptitude à te faire des amis, je pense qu’effectivement ma compagnie ne te fera pas de mal.)


Celle là, je l’avais mérité…


>>> Transaction I

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Dernière édition par Elrath le Dim 3 Nov 2013 23:41, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Mer 30 Oct 2013 17:58 
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Je dévale les marches de l’aile qui compose la partie résidentielle du temple et me rend à l’autre bout du bâtiment, vers l’aile ouverte aux fidèles et visiteurs. Il me semble que c’est à l’hospice que je trouverai des potions et autres objets nécessaires à la guérison. La pièce est relativement petite, mais est extrêmement bien rangée, quand je la compare avec mes souvenirs de la réserve. J’imagine qu’un apprenti a dû passer par là il n’y a pas longtemps. Je m’approche de l’établi sur lequel sont installés différentes fioles, parchemins, grimoires et autres babioles. Un très jeune elfe, dont je ne connais pas le nom, est assis derrière le comptoir, ses yeux bleus perdus dans le vide. Il doit être en train de méditer les yeux ouverts.

Je tourne ma tête vers mon épaule droite où Eilistraée et constate que celle-ci a disparu. J’ai pourtant l’impression qu’elle est toujours là.

(Où es-tu ?)
(Je suis invisible, mais toujours avec toi. On va dire que je préfère passer inaperçue quand nous sommes en public. Et comme je te l’ai déjà dit, nous les faeras sommes très discrètes et évitons de nous faire connaître. C’est pour ça que tu n’as jamais rien lu sur nous dans tes livres. Et essaie d’éviter de mentionner ma présence ou mon nom, ok ?)
(Euh, d’accord… Je ferai de mon mieux.)
(Du coup qu’est-ce que tu voulais me demander ?)
(Qu’est-ce qu’on est venu chercher ici ?)
(Des fluides de lumière.)
(Et ça ressemble à ?)
(Je ne vais quand même pas te mâcher tout le travail ! Essaie de deviner, comme ça, on verra si j’ai bien fait de te suivre !)


Mouais… Je regarde plus attentivement les différents objets achalandés. Je retire directement les parchemins et manuscrits. Je cherche des fluides, donc sûrement quelque chose contenu dans une fiole ou approchant. Sauf que voilà, il y a plus d’une bonne quarantaine de bouteilles sur la table. Sans compter toutes celles pouvant se trouver en réserve. J’élimine celles contenant des liquides aux couleurs sombres que je juge trop éloignées de ce que je m’imagine être des fluides de lumière. Je cherche un liquide dont la couleur est proche de celle de mes fluides naturels, mais rien ne me saute aux yeux.

Soudain mon regard est attiré par une petite pochette en velours pourpre perdue sur cette grande table. Je ne vois pas ce qu’elle contient mais j’ai comme l’intuition qu’il s’agit de ce que je recherche. Je questionne Eilistraée.

(C’est ça ?)
(Tu as l’air plus débrouillard que la première impression que tu donnes. Bravo ! C’est bien ceci que nous sommes venus chercher. Il n’y a plus qu’à l’acheter.)


J‘émets un raclement de gorge pour attirer l’attention de l’apprenti. Il émerge d’une sorte de son état de transe. Je sors ma bourse et demande.

« Bonjour, je voudrais acheter cette pochette s’il vous plait. »


(((Achat d’1/8ème de fluides de lumière.)))


>>> Transaction II

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Mer 30 Oct 2013 21:27 
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L'apprenti prend conscience, te considère des pieds à la tête, et hoche la tête, comme s'il se confirmait quelque chose à lui même. Ta bourse sortie, et légèrement bombée, n'est certainement pas étrangère à cette soudaine approbation.

"Fluide élémentaire de lumière... Une bonne dose. Je suppose que vous êtes conscient de ce dont vous vous portez acquéreur... Alors..."

Peu sur de lui, il tire de sous le comptoir un registre dont il feuillète les pages rapidement, à la recherche d'un information, jusqu'à ce que son doigt tombe sur une ligne, qu'il lit dans sa tête en remuant les lèvres, avant de t'annoncer :


"Alors ça vous fera 110 yus."

Lorsque tu lui auras donné la monnaie, il la glissera dans une caissette placée elle même sous le comptoir, dont la clef est suspendue à son cou, au bout d'une chaîne.

(((Fluide placé dans ton inventaire, yus retirés, achat effectué ! - GMX )))

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 Sujet du message: Re: Le Temple de Gaïa
MessagePosté: Jeu 31 Oct 2013 12:08 
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>>> Transaction I

Transaction II


L’apprenti me dévisage, les yeux encore perdus dans le vide. Après m’avoir inspecté de haut en bas, je le vois hocher de la tête, comme s’il m’avait reconnu ou, au moins, identifié mon appartenance au temple. Ses yeux s’arrêtent soudain sur ma bourse, qui semble l’intéresser davantage que ma personne. Il marmonne.

« Fluide élémentaire de lumière... Une bonne dose. Je suppose que vous êtes conscient de ce dont vous vous portez acquéreur... Alors... »

Il sort de sous le comptoir un énorme livre qui s’avère être le registre des possessions mises en vente du temple. Je le vois tourner les pages quelque peu frénétiquement, à la recherche d’une information. Il s’arrête à une page et il commence à suivre d’un doigt les lignes inscrites, tout en remuant les lèvres, lisant les mots en silence, comme s’il était incapable de déconnecter cerveau et bouche lors de sa lecture.

(Il a pas l’air très futé celui-là…)
(Mouais. Je ne le connais pas, mais j’ai pas trop envie de faire plus ample connaissance.)
(Le temple a vraiment l’air d’avoir un don pour embaucher des imbéciles.)
(Eh ! Ne nous mets pas dans le même panier s’il te plaît !)
(Ça, ce sera à toi de me prouver que j’ai tort !)
(T’es pas très commode comme faera…)
(Jamais dit le contraire… Et puis, j’ai envie de te pousser un peu… Regarde à quoi tu vas ressembler si tu restes dans ce trou moisi toute ta vie…)


C’est vrai qu’en regardant l’apprenti se démener avec le registre, je me dis qu’il y aurait sûrement mieux à faire ailleurs plutôt que de trainer avec ce genre d’abrutis toute ma vie. Après avoir relu la même ligne plus d’une dizaine de fois, il lève les yeux et m’annonce.

« Alors, ça vous fera 110 yus. »

J’ouvre ma bourse, sors l’argent demandé et place les pièces sur le comptoir. Le jeune elfe les récupère assez maladroitement et les dispose dans une caissette située à côté du registre. Il referme la caissette avec une petite clé dorée située au bout d’une chainette qu’il porte autour de son cou. Il me tend en échange l’objet convoité. La pochette est douce au toucher et je devine que son contenu est de forme plus ou moins sphérique. Je place cette dernière dans ma sacoche et commence à m'orienter vers la sortie de l’hospice, adressant un signe de tête à l’apprenti qui semble être déjà reparti dans une profonde méditation. Je soupire…

(Et maintenant ?)
(Il faut les absorber.)
(Ça marche comment ?)
(C’est ta première fois ?! Il était grand temps que j’arrive, dis-moi !)
(Oui, ben ça va, hein !)
(Oooooh il va se mettre à bouder ! C’est mignon !)
(Arrête de m’embêter et dis moi ce que je dois faire !)
(Eh, respire ! Pour ta première fois, je pense qu’il faudrait trouver un endroit particulier, un endroit qui ait du sens pour toi.)


Je réfléchis quelques instants et l’image de l’arbre blanc de mon excursion d’hier se forme dans mon esprit. Je me dis qu’absorber des fluides de lumière sous un arbre de Gaïa semble assez logique.

(Choix judicieux ! En plus c’est assez loin de la ville, donc ça nous permettra de nous entrainer juste après.)
(Oui c’est là que nous nous sommes rencontrés hier, je me suis dit que ça pourrait être sympa.)
(T’es un sentimental toi, hein ?)


Je soupire une fois de plus. Il faudra qu’apparemment je m’habitue aux piques de cette faera, qui a plus ou moins décidé de me suivre sans mon avis préalable. Je l’entends rire dans ma tête. Au moins elle a du caractère et du répondant, contrairement à la majorité des elfes que j’ai pu croiser jusqu’à présent. Je me dirige vers la sortie du temple pour déboucher dans les rues de la ville de Cuilnen.


>>> Entretien avec une faera I

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