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 Sujet du message: Le village en cendres
MessagePosté: Mar 28 Oct 2008 09:41 
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Le village en cendres


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Ce village est situé entre la forêt des Faera et le lac. Il a été victime d'un raid d'une horde d'Orques d'Omyre qui a pris en esclavage les habitants ou tué ceux qui résistaient. Le village était une petite bourgade de fermiers et d'artisans. Il ne reste que les murs noircis des maisons de pierre, les toits de chaumes et les poutres ont été réduits en cendres.

Vous pouvez trouver quelques squelettes humaines jetés là sans sépultures. Le village ne semble pas intéresser la république...

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 Sujet du message: Re: Le village en cendres
MessagePosté: Sam 2 Juil 2011 23:22 
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Nous arrivâmes sur les terres du village... ou plutôt de ce qu'il en restait. Tout n'était que débris, cendre, cadavre. Une odeur pestilentielle s'échappait des cadavres. Plus aucune habitation ne tenait debout, même les chevaux avaient été tués, voire même dévorés par ces créatures maléfiques.

"Essayons de voir s'il y a des survivants !" criai-je.

"On s'en occupe Seraphin et moi !" annonça Yluica.

"Ardic, Tthéo, brulez les cadavres, moi et les autres on vérifie s'il n'y a pas des Orques qui rodent..." fit Theril.

Je hochai la tête et fit signe à mon compagnon de me suivre. On entreprit d'entasser les corps dans un coin éloigné de ce qu'il restait du village. Nous chassions les nécrophages, comme les vautours, qui se faisaient un festin de tous ces cadavres, puis, par tas de dix, nous les brûlons. Nous faisons de même pour les carcasses d'animaux comme les chiens. Un tel spectacle me fendait le cœur, car à peu de chose près, il était arrivé la même chose à mon village. Et j'y avais perdu ma sœur.
Une fois notre macabre besogne terminée, nous avançons vers ce qui semblait avoir été la place du village. Yluica s'y trouvent avec un jeune adolescent, qui semblait à peine conscient. La guérisseuse s'affairait à lui redonner vie.

"Aucun autre survivant ?" demanda-t-elle.

Je secouai la tête.

"Je ne sais pas si on pourra reconstruire quelque chose..."

"On va essayer," marmonna Ardic.

"Pour un seul survivant, on peut très bien le ramener à Oranan."

"S'il survit" fit Seraphin.

"Tu doutes de mes capacités ? demanda Yluica. Ce n'est pas de le sauver qui sera le plus difficile. Les Orques m'effraient. Je pense qu'ils rôdent encore."

Cette perspective me fit frissonner. Tout le monde sembla s'en apercevoir, maiis personne n'en fit rien.

"C'est pas toi le guerrier Tthéo. T'inquiète, on s'en occupe des Orques. D'ailleurs je vais rejoindre les autres, je ne sais pas ce que Theril est allé faire là-bas... Il se bat bien, mais quand même. Occupez-vous des blessés et faites un peu le ménage par ici, c'est poussiéreux."

Ardic partit immédiatement après avoir terminé son discours, personne ne chercha à s'opposer à sa décision, sans doute n'avait-il pas tort ? J'espérais ne pas avoir à me battre à nouveau contre de telles créatures. Je me levai pour "faire le ménage" comme l'avait dit si bien mon ami. J'entassai les débris. Soudain, j'entendis Yluica crier de joie. Je m'approchai, doucement, le jeune homme qu'on avait retrouvé, avait repris connaissance.

"Qu'est-il arrivé exactement ?" demandai-je.

Le garçon me fixa doucement, l'air effrayé.

"Doucement, cria Yluica. "Il est encore faible, et je ne sais même pas s'il se souviens de tout."

"Je me souviens. Les Orques ont tout dévastés il y a quelques semaines. Je suis resté là, immobile au milieu des débris, j'ai voulu mourir."

La voix du garçon était faible. S'il disait vrai les Orques devaient être loin. Tant mieux, je préférais les éviter.

"Tu n'vas pas mourir. Les Orques doivent être loin. Nettoyons tout et partons."

"Nous devons rester, pour aider, regarder si, aux alentours, il n'y a personne à sauver. Je pense que les Orques se sont installés en bivouac quelque part, nos guerriers devront les retrouver et les tuer. Peut être qu'ils les ont déjà tués."

Je l'espérais, ce n'était pas de la lâcheté, car je me battrai, mais de la peur. Je ne rajoutai plus rien. En silence, j'allais rassemble le bois qui me semblait encore utilisable. J'aurais espéré trouver plus de survivants.

Dans la soirée, les guerriers revinrent, accompagnés de deux hommes et une femme, visiblement des villageois. Theril fit un feu et nous nous installâmes autour. Les guerriers et le coureur de plaine nous expliquèrent la découverte de quatre Orques escortant ces trosi humains en direction d'Omyre, ils étaient partis de leur bivouac plus au Nord. Ils les avaient libérés. Je fus soulagé lorsqu'on décida de ne pas aller attaquer le campement, le but était d'aider, non pas de partir à la guerre. Yluica soigna les blessures des deux hommes et de la femme, les premiers expliquèrent ce qu'il s'était passé et que, sans doute, les survivants devaient avoir fuit vers le sud. Peut être reviendront-ils ? Peu de gens le savaient. Ils voulaient qu'on les aide à reconstruire au moins quelques maisons avec le bois qu'il restait. Nous acceptâmes sans problème. Nous étions là pour ça. Reconstruire, quelque mètres plus bas, mais quand même.

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 Sujet du message: Re: Le village en cendres
MessagePosté: Dim 3 Juil 2011 12:41 
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Marteau et clous à la main, nous tentâmes de remettre en état ce qui pouvait l'être ; quelques chariot et autres chaises de bois. Tout n'avait pas brulé, mais peu de choses pouvaient être récupérées. Nous faisions du mieux que nous pouvions pour aider les quelques survivants. Ils semblaient avoir récupérés depuis la veille, surtout le jeune garçon. Yluica faisait vraiment des miracles avec ses dons de guérisseuse. Certains biens reconstruits, on récupéra du bois encore en bon état.

"Vous êtes sûrs de vouloir rester ici ?" demandai-je à un homme.

"Oui, nous vous remercions de votre aide d'ailleurs."

"Ça peut être dangereux, d'autres Orques rodent vivre en ville est plus sûr, d'autant que vous n'êtes plus très nombreux."

"Moi je suis persuadé que ceux qui ont réussis à s'enfuir vont revenir et qu'ils seront content de nous trouver."

(Si certains ont réussis à s'enfuir)

Je ne dis rien, pour ne pas le froisser, il était têtu. Reconstruire prendrait du temps, mais c'était possible. Quelques plus bas, sur une place qui semblait leur convenir, on se mit à reconstruire. Une seule maison de bois était prévue, par chance, ça ne nous prendrait pas trop de temps. On avait pus récupérer du bois et couper un arbre pour compléter notre réserve de planche et de rondins et continuer à construire. Toute la journée fut ainsi occupée. Au soir, on s'installa devant les fondation, on fit un feu et on mangea un peu avant de nous coucher, épuisés.

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 Sujet du message: Re: Le village en cendres
MessagePosté: Ven 8 Juil 2011 19:47 
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Pendant plusieurs jours, on construisit et nettoya les alentours. Travaillant marteau à la main, je me trouvais plutôt doué pour le bricolage, cela me rappela l'époque où j'aidais mon père lorsque j'étais tout petit. A l'époque, j'avais été si fier de lui ressembler, de devenir un homme. J'avais tant souffert le jour de sa mort...
Alors que je finissais de clouer le toit je fus prit d'un vertige. Un vertige qui me fit trembler.

"Ça va Tthéo ?"

Je ne pus reconnaitre l'origine de la voix, la panique m'envahissait à tel point que ma vue se brouillait. Soudain tout devint noir.
J'ouvris les yeux, Yluica était penchée au dessus de moi, elle posa sa main sur mon épaule.

"Tthéo ? Ça va ? Comment tu te sens ?"

"J'ai mal à la tête... Que m'est-il arrivé ?"

"Tu es devenu tout pâle et tu es tombé du toit. Tu as de la chance d'être en vie. Yluica a à nouveau fait des merveilles." s'écria Ardic.

Je remerciai la jeune femme d'un sourire avant de tenter de me lever.

"C'est normal que tu aies mal à la tête, celle-ci a heurté le sol lorsque tu es tombé. Normalement ça devrait passer dans la journée, sinon reviens me voir. D'accord ? Je pense que tu as le vertige, tu vas aider au sol si tu le peux."

"Oui, je pense que ça ira. Combien de temps suis-je resté inconscient ?"

"Quelques minutes. Pas longtemps, rassures-toi. Ce n'est rien de grave."

J'opinai du chef alors que je posai ma main sur ma tête douloureuse. Ça passerait, je le savais, je devais aider. Aider à finir le reconstruction de la maison pour les quelques survivant. J'avais du mal à comprendre leur décision de rester à cet endroit alors qu'il déjà été attaqués par les Orques qui rodent dans le nord de l'Ynorie. J'aurais pensé qu'ils allaient au moins rejoindre la ville, mais non, ils resteraient là, isolés. A nouveau avec si peu d'aide s'ils venaient à se faire attaquer de nouveau. Seul le garçon, Maruks, nous accompagnerait à Oranan où il tenterait de travailler. Quant aux deux hommes et à la femme, ils resteraient là, cultiverai un jardin et se débrouilleraient.
Je terminai la journée en aidant à l'installation de l'intérieur de la maisonnette. Celle-ci était composée de trois pièces : une pièce de vie et deux chambre. L'une pour un des homme et l'autre pour le couple qui restait. Installer les meubles que nous avons construit n'avait pas été bien dur, et, peu après la tombée de la nuit, tout fut terminé. Nous inaugurèrent l'âtre par un bon repas et nous nous couchâmes repus tard dans la nuit.

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 Sujet du message: Re: Le village en cendres
MessagePosté: Sam 9 Juil 2011 18:04 
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Au matin du lendemain nous décidâmes de partir. Enfin. Ma tête avait cessé de me faire mal, heureusement. J'étais prêts pour le départ, tout le monde était prêt, après un bon petit-déjeuner, mes compagnons et moi pourrions nous remettre en route. Un des réscapé nous accompagnerait ; le jeune Maruks qui voulait voir la ville. Nous l'accompagnerons jusqu'à Oranan et tout serait réglé, notre mission se terminerait ainsi. Les autres Ermites rejoindront l'Ermitage et moi je rejoindrait Bouhen. J'espérais revoir mes amis pirates et retourner sur Imiftil. Oui, revoir mon continent natal me ferait du bien, j'avais le mal du pays, même si ça ne faisait que quelques jours que je l'avais quitté. J'avais envie de retrouver ma forêt près de Tulorim et de m'y réfugier pour un moment, seul, loin de tout, et réfléchir. Au calme. Le calme me faisait tant envie depuis quelques temps, j'étais fier d'avoir aidé des gens, j'étais heureux d'avoir reconstruit cette maison et d'avoir trouvé des survivants, avec l'aide de mes amis. Je savais que je pouvais avoir confiance en eux. La confiance était primordiale dans une relation entre êtres vivants, surtout si on désirait que celle-ci soit positive.

"Allez, en route mon ami. Tu veux vraiment nous quitter en chemin et aller à Bouhen ?" fit Ardic.

"Oui. J'en suis sûr. Theril va se mettre en tête ?"

"Comme d'habitude. Son corbeau survole déjà la route pour vérifier que tout va bien."

(Tout était parfait)

Je me sentais heureux alors que je sortais de la maison, en compagnie des ermites. Nous prîmes la route en direction d'Oranan, celle-ci ne serait pas longue... Quelques plaines et collines jusqu'à voir les portes de la ville. Nous n'y entrerons pas, nous dirons adieu à notre ami et on continuera notre route jusqu'à ce que je quitte à mon tour le groupe pour rejoindre Bouhen.

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 Sujet du message: Re: Le village en cendres
MessagePosté: Jeu 16 Fév 2012 18:09 
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UN BÛCHER ET UN HAMAC


Rägrok devait être le premier orque à fouler les terres du village désolé depuis sa mise à sac brutale et sanglante par ses congénères, et comme ces derniers il n'était pas forcément là pour faire le bien, à la fois touriste et apprenti, il observait la puissance de l'assaut et la désolation alentours, se plaisant à admirer un tel carnage.

Les seuls témoins étant des amas d'os inanimés, Tristelle était perché sur l'épaule du garzok, silencieux depuis le départ du duo de la forêt dont il avait eu la chance de sortir sans encombre, même s'il était retapé depuis son séjour au village et qu'il était prêt à en découdre avec n'importe quelle bête assez folle pour se frotter à lui.
Les premiers pas qu'il entreprit au sein du champs dévasté furent les plus difficiles, non pas du fait des émotions qu'il pouvait ressentir face à un tel carnage, mais bien parce que ses pieds, appuyés par sa masse imposante avaient tendance à s'enfoncer dans les débris au sol, qu'ils soient des morceaux de maisons, des planches de bois pas tout à fait calcinées ou même des crânes d'êtres humaines, tous craquant sans aucune résistance rendant son avancée un peu plus difficile que les races plus "légères".

Habilement, Rägrok s'empara d'une petite statuette posée au sol, l'inspectant avec un certain amusement, déchiffrant là la sculpture d'un envahisseur orque ayant attendu son tour pour commettre quelque chose, et ayant ainsi probablement passé un peu de temps dans le village attaqué à patienter en taillant ce petit totem, qui rejoignit bien vite la collection d'objets inutiles qu'avait le Mâchefer dans sa besace.
Ce qui ressemblait à une porte finement sculptée, désormais en miette, indiqua au garzok qu'une maison se trouvait là, parmis les planches jonchant le sol qui craquelaient d'un son morbide alors que ses bottes se frayaient un chemin entre ossements et débris, débouchant sur des morceaux de soies éparpillés aux quatres coins de la pièce qui se tenait ici, et où se tenait à son centre un lit plutôt épargné par les flammes, visiblement loin du foyer d'incendie et gardant secrètement les restes écartelés d'une jeune femme qui, à en juger ses poignets liés par des ceintures de cuir, avait sûrement passé un mauvais quart d'heure en compagnie des assaillants, ce qui justifiait peut-être l'attente de l'un d'entre eux, la pièce ne pouvant pas accueillir plus de 5 orques à la fois, ce qui avait probablement tué la femme bien avant le feu...

D'un coup sec, Rägrok arracha les barreaux qui retenaient les mains de la victime décédée, l'observant un moment en imaginant la scène :


- "Triste-Aile ?"

Un coassement laissa comprendre au garzok que sa faera était bien présente et l'écoutait attentivement, prêt à suivre les instructions :

- "Tu as quelque chose pour me brûler ça ?"

- "Tu n'es pas las des incendies ?"

- "Je suis las de voyager trop lentement pour rater d'aussi beaux spectacles. Je sens toutes mes veines bouillir et gonfler."

- "Tu aimerais voir le sang, mais tu verses plus le tiens que celui des tes ennemis, Rägrok."

Le corbeau se matérialisa alors en une orbe dont la forme était celle d'une ombre semblant aspirer la lumière entrant en contact avec, laissant une boule de vide flotter dans les airs, lentement, jusqu'au plus près possible des draps.
Un très léger flash lumineux éclaira un bref instant le morceau de tissu le plus proche du cadavre, alors qu'un début de flamme se faisait lentement apercevoir, enflammant gentiment sa zone, puis flambant carrément, incinérant une seconde fois la pauvre demoiselle sous les yeux remplis d'admirations de Rägrok, et sa main vint d'elle même à son sac pour en tirer la statuette de bois taillé, avant de la jeter dans le brasier qu'il avait commandé, Thimoros devinerait facilement une offrande à sa personne.

Le bois était sec et brûlait plutôt bien, le temps était encore ensoleillé et le Mâchefer en avait certainement plus devant que derrière lui, ce petit patelin devenant pour l'après midi son terrain d'amusement, de divertissement, bref, une petite pause dans son long pélerinage. Ses pieds étaient encore une fois fatigué par la marche, mais il ne pouvait pas s'offrir de repos dans un endroit dépourvu d'emplacements prévus à cet effet : on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

Deux portillons typiquement Ynoriens attirèrent bien vite l'attention de Rägrok, de forme rectangulaire dont les angles supérieurs se finissaient un peu plus loin avec une légère forme d'aile, ce qui dans tous les cas constituait un support encore solide qu'il s'empressa de ramasser et maintenir debout, en équilibre.
D'un revers du pied, il s'empressa de débarasser l'espace alentours des morceaux de bois brûlé qui le recouvraient, puis de planter avec une facilité déconcertante les structures face à face, éloignées d'environs deux pas, s'assurant qu'elles ne bougent pas d'un pouce même avec une bonne pression dessus.

Une idée venait de germer dans l'esprit habile et particulièrement rusé de Rägrok, qui souffla d'un murmure incompréhensible à sa faera :


- "Fais le tour de cet endroit et trouves moi des cordes et des draps."

L'ancienne bâtisse du tailleur local fit frémir Tristelle, alors qu'elle coassait vivement pour indiquer sa découverte, s'envolant ensuite dans sa direction pour la fouiller sommairement, dénichant quelques restes de cordes ayant probablement servies aux instruments du propriétaire, ainsi que quelques rouleaux de soie solides.
Lorsqu'enfin son maître l'eut rejoint, elle put se reposer de nouveau sur son épaule, l'observant se démener pour quelques babioles inutiles tout en lisant dans ses pensées l'idée qu'il avait en tête, et si sa forme n'était pas celle d'un corbeau, elle aurait sûrement ricané, ou du moins affiché un grand sourire :


- "Tu as tes cordes et tes draps, Rägrok."

En quelques foulées craquelantes, le Mâchefer avait envoyé dans les airs des dizaines de morceaux d'os divers et de bois, mettant joyeusement le bordel, encore plus qu'il n'y en avait déjà. Soie et cordes en main, il avait facilement rejoint l'endroit où se dressaient les deux portillons face à face, enroulant les cordes sur chacun d'eux, les reliants ainsi, tout en prenant soin de vérifier qu'elles n'étaient pas trop tendues et laissaient un peu de mou.
La parti la plus délicate pour lui fut sans doute d'appliquer les morceaux de tissu afin qu'ils tiennent et forment une surface confortable pour lui, et lorsque son hamac de fortune fut prêt, les oiseaux devinrent jaloux du bond majestueux qui sépara la masse de l'orque du plancher des vaches, d'un saut que le commun des mortels ne pourrait probablement jamais réaliser, puis d'une retombée tout simplement souple et grâcieuse sur le matelas de fortune qu'il s'était réalisé, profitant pendant une fraction de seconde du début de son repos.
La deuxième fraction de seconde fut celle d'un craquement brutal, celui des deux portillons qui se brisaient dans un commun fracas et redonnaient encore du mou aux cordes, trop, même, puisque la colonne vertébrale de Rägrok fit les frais du sol parsemé de débris alors qu'un craquement sonore secouait tout son squelette, les deux panneaux de bois achevant sa chute en s'écrasant à la fois sur les parties viriles de l'orque mais aussi sur sa tête, lui offrant pour une dizaine de minutes le repos qu'il espérait finalement...

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 Sujet du message: Re: Le village en cendres
MessagePosté: Mer 22 Aoû 2012 22:53 
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Recrutement de Ragrök


Alors que tu sautais sur le hamac, une corneille passait juste au-dessus de toi, un petit bouquin entre ses pattes. Le grabuge que tu produisis fit sursauter la corneille qui échappa son livre. Ce sombre petit bouquin noir à la couverture de cuir usé se dirigeait tout droit sur ta tête. La corneille affolée, en piqué, tenta de le récupérer, mais en vain. Ce dernier déjà ouvert, t’engouffra sans que tu ne puisses l’en empêcher dès qu'il te toucha. La corneille émit d’abord un croassement sourd de désaccord, pour ensuite récupérer le petit bouquin et s’envoler vers d’autres cieux.

((( Et voilà, ton intégration dans la quête peut avoir lieu, il te suffit de poster ici, suite au message que tu liras, et qui t'es adressé. Je te demanderais de débuter ton rp par la scène qui vient de se dérouler ici,... Sois le bienvenu dans la quête 28)))

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 Sujet du message: Re: Le village en cendres
MessagePosté: Dim 2 Déc 2018 18:26 
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VI.10 Ma première monture (4).

Nous parcourons la distance qui nous sépare du village en quelques jours avec nos montures. Le temps s’est assombri comme si une atmosphère permanente régnait autour de ce lieu lugubre. Ici plus rien ne vie. Presque aucune maison n’a résisté à l’incendie et la vision de bois calciné n’arrange pas l’humeur maussade qui me saisit lentement.

"Allez donc furetez en ville, je vais m’occuper du campement. Revenez pas trop tard tout de même !" Nous lance Sylve.

Accompagné d’Ashiro nous nous rendons dans la ville morte à la recherche d’un éventuel indice.

"Votre amie est étrange. Pourquoi s’occupe-t-elle seule du campement, nous aurions pu l’aider ?" Me demande le vielle homme qui m’accompagne.

"Je pense que c’est à cause de ses parents, ils se sont visiblement mariés. Ils sont morts depuis des années et elle en souffre toujours aujourd’hui." Je lui explique. "Si vous voulez vraiment l’aider, tâchons de faire vite."

Nous examinons les ruines, mais rien ne nous saute aux yeux, en tout cas concernant notre recherche. Le fameux bâtiment est complètement détruit, tout comme le reste des habitations et commerces car tout semblait ici composé de bois. Nous rentrons sans informations supplémentaires, tandis que du côté de la guerrière, le campement est monté à l’extérieur de la ville. Nous prenons du bon temps pendant ce repas. Si les derniers jours nous avons parlé de nos vies d’avant, ce soir Ashiko nous parle de ses nombreuses expéditions et de ce que l’on peut rencontrer en recherchant le tombeau et la fameuse chevalière. Zombies, momies, flèches dissimulées dans les murs. Tout ça ne me dit rien qui vaille, pourtant un sentiment d’excitation m’anime lorsqu’il les évoque.

Nous convenons pour le tour de garde de laisser le vieil archéologue dormir toute la nuit, tandis que Sylve et moi nous nous relaierons la nuit. Cependant, avant que le noir de la nuit ne tombe complètement, je m’éloigne avec l’autorisation de ma camarade semi-elfe pour tester une idée qui m’est venue sur le trajet. Je souhaite créer une sorte d’aura autour de moi qui puisse tenir à l’écart tout adversaire trop entreprenant. Je me plonge sur mon manuel de magie, mais ayant parcouru de long en large la magie de feu, je le referme rapidement. Il n’est principalement question que de friction et de capacité explosive. On repassera pour les techniques défensives.

(Bon voyons. Commençons par rassembler mon fluide pour l’extirper hors de moi.)

Du fond de mon être je concentre mon fluide pour le disperser dans tous mes membres. Je le fais sortir de moi en une sorte de halo et l’embrase par reflexe. L’espace d’un instant je deviens une torche humaine et manque même de me brûler.

(Il s’en est fallu de peu ! Je n’avais pas prévu de mettre le feu, mais un fluide de feu qui s’échappe au naturel n’est qu’une dépense inutile. De plus j’ai le même problème que lors de mon apprentissage du mur de feu, à savoir l’accumulation de fluide qui explose à son embrasement. Je dois donc émettre mon fluide de sorte qu’une partie s’enflamme tout en permettant l’alimentation du sort.)

Cette fois-ci je rassemble mon fluide tout autour de moi en deux parties distinctes. L’une d’elle s’embrasera tandis que la seconde servira d’alimentation. Je répartie donc une première sphère de fluide centrée sur moi et la condense. Je dois focaliser mon attention sur elle car si je foire l’émission du fluide de la première sphère à la seconde, tout aura été vain. Tout comme le mur de feu, je crée en de multiples endroits des interstices qui vont permettrent au fluide de s’échapper et ainsi d’alimenter la seconde sphère qui s’embrasera. Tout se déroule parfaitement pour le moment. Je concentre ensuite mon attention sur la seconde sphère, la force à prendre un courant et crée une étincelle qui l’embrase.

(Mmm oui, celle-là j’aurais du le prévoir !)

Tout s’est très bien passé. Les deux sphères de fluides fonctionnent comme prévu, mais je n’avais pas envisagé l’effet logique à ceci. Tout autour de moi n’est que feu. La seconde sphère est complètement embrasée, mais elle m’englobe tellement bien que je ne suis pas capable de voir à plus d’un mètre autour de moi. D’ailleurs la lumière vive est si forte que même les yeux fermés je sens la morsure de la lumière sur mes rétines. Alors avec mes yeux ouverts, je vais voir une tâche devant moi pendant un moment. Finalement, le sort se consume de lui-même lorsqu’il n’y a plus de fluide pour nourrir le sortilège.

(D’accord. Trop de fluide tue le fluide ! Je devrais plus me focaliser sur la base du mur de feu avec un tube de fluide que je garderais à une certaine hauteur.)

Je rassemble une nouvelle fois ma magie. Débutant de la même façon que le mur de feu, je réalise un tube de fluide que je fais léviter à mi-hauteur. Etrangement la lévitation, me demande plus de ressources qu’à raz-de-sol. Je permets au fluide de s’échapper et embrase le tout. Un cercle de feu se crée autour de moi, mais je peine à le maintenir si haut. Finalement le sort s’arrête de lui-même. Plus que l’alimentation en magie, c’est ma propre volonté qui a lâché.

(Non clairement je m’y prends mal ! Je m’éloigne complètement de ce que je voulais réaliser initialement. Je ferais mieux de retourner au campement, j’ai besoin de repos.)

VI.12 Une étrange légende.

_________________

Italique : langue Shaakt
Normal : langue commune

Multi de : Jorus Kayne et Relonor


Dernière édition par Nhaundar le Lun 24 Déc 2018 17:29, édité 1 fois.

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