L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 21 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Officine du moine voyageur Toki
MessagePosté: Dim 31 Juil 2016 22:26 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 12 Oct 2009 22:23
Messages: 8542
Localisation: Le Hollan... La Rascasse Volante !
Dragon Fantôme - Chapitre VII



Dragon Fantôme

Chapitre VIII




Lorsque le débris vit le coffre s'ouvrir en les bras de monsieur muscle, les yeux du débris s'illuminèrent comme celui d'un minot devant sa première paire de nibards. Ce gredin avait dû commencer par croire qu'il allait lui en filer l'intégralité pour sa demande.

Il en invoqua jusqu'à sa défunte mère en reformulant du discours du félin ce qu'il en avait compris : Il allait devoir faire la nurse pour un pirate...

Un insupportable temps de réflexion plus tard à regarder les mouches tourner au plafond, il considéra la demande. "Pour rendre service", qu'il disait.

Puis, soudainement, levé de toute sa masse, il força l'humoran à pencher l'oreille, comme s'il y avait quelqu'un d'autre dans cette pièce qui pouvait bien se mêler de leurs magouilles. Il baragouinait tout bas que s'il promettait de rajouter à la bourse quelques "trucs pas communs", il s'occuperait de Snori comme de son propre chiard.

"Ç'peut s'faire, homme. Topez là... Et mon onguent à la purée d'châtaigne ?"

Il s'en descendit sous son comptoir pour en sortir les flacons comme s'il en avait des centaines, commentant que les châtaignes, il valait mieux les manger grillés qu'en purée.

"C'que c'est sensé êt' d'l'onguent avant d'êt' d'la bouffe, vieux. Ça s'becte p't'êt' moins bien mais fout' une châtaigne grillée sur une plaie ça l'a jamais soigné !", dit-il en rigolant.

Mercurio l'aimait bien, au final, ce vieux. C'était un vieux gros lard un peu escroc, mais ça crevait les yeux que ce n'était pas le mauvais gars. Il s'occuperait de Snori comme il faut, motivé par les gains qu'il aurait au retour.

"Bon, beh voilà. N'a plus qu'à 'barquer tout c'merdier au navire et on t'l'ramène aussi sec...", dit-il en prenant la caisse de potion de soin sous le bras. "'Pouvez m'aider pour le reste, les gars ?"



Dragon Fantôme - Chapitre IX

_________________

Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

--------------------
Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi


Dernière édition par Mercurio le Mer 21 Juin 2017 19:29, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Officine du moine voyageur Toki
MessagePosté: Ven 12 Aoû 2016 13:36 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mer 15 Fév 2012 19:03
Messages: 777
Localisation: [Aeronland] Vers l'Île du Serpent
*<---*

*7*



La première chose que m'évoqua la vue de la boutique fut son côté capharnaüm organisé. Des étagères de potions en tous genres, quelques alambics, des créatures écailleuses empaillées, et surtout un négociant certainement chauve sous sa coiffe coloris chair, à longue barbe grisée. Il nous jeta un regard blasé, presque vexé en réalité que nous ayons poussé sa porte. Coincé derrière son comptoir, une pipe à la bouche, il ne semblait toutefois pas aussi débordant de curiosité que les gens du cru. Ce fut cette pensée qui me fit remarquer que contrairement à la majorité de la population locale, le tenancier était humain.

Je laissai Mercurio prendre les devants, non sans tendre l'oreille à sa façon de faire. Franc et direct avec un zeste d'irrespect. Du Mercurio tout craché, en somme. L'humoran salua l'être de façon assez personnelle, avant d'aborder les besoins de l'équipage. Une caisse de potions de soin, qui n'allait pas être du luxe, en effet. Si nous continuions à un tel rythme de confrontations avec des adversaires extérieurs ou s'il prenait à notre Prêtresse l'envie de tester d'autres membres de l'équipage, quelques réserves n'allaient pas être de trop. Il demanda également de l'essence de quelques plantes, et de la purée de cerise, dont la mention me fit lentement hausser un sourcil. Truc de guérisseur ? Non, juste péché mignon du félin. Je laissai paraitre un sourire en coin. Moi qui avait jusque-là cru que le grand amour de Mercurio portait les doux sobriquets de fruits fermentés, gnôle, alcool et vinasses en tous genres, je devais m'avouer surprise.

J'inclinai la tête à l'une de ses demandes. Le voilà à s'enquérir de la possibilité d'obtenir une mandibule. Humaine ou elfique. Que pouvait-il vouloir faire d'un os pourvu d'une denti... Je n'eus besoin que de cet instant de réflexion pour savoir. Je lui avais donné pour patients tous les membres de la Rascasse, Eliwin compris. Or, suite à ses douloureuses retrouvailles avec Von Klaash, mon protecteur vivait le visage masqué par un foulard depuis que sa mâchoire métallique lui avait été brutalement ôtée. Peut-être avait-il pour projet de résoudre ce casse-tête.

Le tenancier, à grand renfort de soupirs, souffles ennuyés et marques d'un enquiquinement certain, rassembla la commande. À peine eut-il fini que Mercurio fit s'avancer Samrik et ouvrir le coffre que le géant trimballait. J'approuvai d'un signe de tête en écoutant mon Maître d'équipage aborder le difficile problème du comateux Snori. À grand renfort de description des tâches à effectuer envers lui et de la proximité d'une récompense juteuse, l'humoran parvint à pousser notre hôte à accepter la responsabilité de notre Sang-Pourpre blessé. Toutefois, ma méfiance reprit le dessus lorsque le vieillard sembla conspirer avec mon camarade. J'en serrai le serpentin, avant de relever mon tricorne aussi naturellement que possible.

Mes yeux clairs avisèrent le demi-garzok, dont le propre regard balayait les pièces d'équipement disséminées çà et là. Il n'en montra rien, mais je l'entendis pousser un souffle presque méprisant par le nez. Résistait-il à l'envie d'acquérir de quoi protéger son torse nu du froid lebhrien ou dénigrait-il mentalement l'artisanat local, difficile à dire. Je ne le quittai des yeux que lorsque les négociations du félin prirent fin et qu'il nous sollicita pour porter le reste des achats.

"Rapide et efficace."

J'embarquai donc mon lot d'essences et autres joyeusetés, comme la mandibule, avant de me diriger vers la sortie. Je n'avais de mon côté rien à acquérir, mon sac déjà chargé des fluides que j'allais certainement prendre le temps d'absorber pendant l'escale.

Une fois hors de l'échoppe, je me tournai vers mes compagnons.

"Je vais faire halte aux ateliers du port, mettre les serpentins sur les artisans dont la Rascasse a besoin. Vous, retournez directement au navire. "

Je n'avais pas encore inspiré suite à ma tirade que le géant posa rudement la botte au sol.

"Non."

Petit silence tandis que je levai mes yeux clairs vers lui. Il n'allait tout de même pas contester un ordre direct, si ? Stoïque, Samrik ne laissait rien paraitre de ses pensées. Froidement, je rendis son regard au géant.

"Vous contestez une directive de votre capitaine, matelot ?"

Pour la première fois, je vis mon interlocuteur froncer les sourcils avec une visible contrariété. Il semblait réfléchir, mais rien ne sortit de sa bouche pendant un long moment. Il aurait très bien pu rétorquer que nous n'étions plus à bord et qu'il n'avait pas d'ordres à recevoir de moi, ou au moins s'expliquer un minimum. Mais c'était ce Samrik. Aussi causant qu'une pierre, et plus pétri de fierté ou d'orgueil qu'un de ces réputés guerriers d'Ynorie.

N'obtenant aucun retour, j'enfonçai le clou.

"Qui ne dit mot consent."

Je tournai les talons, reprenant ma marche en direction de la cité et du port, quand après quelques pas rapides, le Maître d'armes de mon vaisseau se mit en travers de ma route. Cette fois-ci, je lui lançai un regard mauvais. N'avait-il donc aucun respect envers moi, ce grand être ? Et pourquoi fallait-il qu'il fasse cette taille gigantesque ? Les fibres de ma nuque commençaient à fatiguer à force de travail. Son petit acte de rébellion commençait à me courir sur le feuillage. Je relevai mon tricorne légèrement, le dardant d'un seul œil.

Je fis un pas de côté pour l'éviter, mais l'être coloris bronze bougea de façon similaire, me bloquant encore le passage. Là, je n'avais plus la moindre envie de sourire, et il commençait à tester ma patience, lui aussi.

"Ôtez-vous du passage."

"Révoquez votre ordre."

Je sondai son visage. Il était sérieux, mais plutôt que d'ignorer ce que je lui avais ordonné de faire, ou m'exposer les raisons de sa rébellion, il voulait me contraindre à annuler moi-même ma directive. Et en faisant pression sur moi. Son attitude était vexante. Il avait l'air de penser que sa seule présence menaçante pouvait me faire changer d'avis, à moi, son Capitaine, et surtout la brindille qui avait réussi à le prendre à défaut pendant un exercice aux armes.

J'essayai de l'ignorer et de le dépasser, mais à chaque fois, il me barrait le passage. Il émit subitement un souffle par le nez, dont la simple écoute me vexa plus encore. Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Quelque chose se rompit brutalement en moi, et je me sentis soudain davantage spectatrice qu'actrice de mes gestes. Je voulais passer, et il n'allait pas m'en empêcher... Pas longtemps, en tous cas... Foi de Mythanorië.

Je déposai ma caissette vivement derrière moi, puis mes serpentins se déroulèrent, agrippant le coffre que tenait le demi-garzok, et le jetant au sol. Sa trogne refléta une inhabituelle expression surprise, mais je ne lui laissai pas le temps de réagir. J'empoignai son ceinturon et le poussai brutalement. Instinctivement, pour ne pas choir, il se pencha en avant. Erreur. Je plaquai alors mon autre main contre la base de son cou, gênant son souffle, et bandai toutes les fibres de mon corps dans mon bras directeur. Et sur un grondement animal, laissant paraitre la hargne guidant mes gestes, je soulevai difficilement mais avec détermination Samrik au-dessus de moi, comme je l'avais fait pour mon ami Nahöriel.

Mais cette fois-ci, je ne pris aucune précaution. Une sensation sourde s'empara de moi, m'incitant à agir, à laisser libre cours à cette frustration. Ce fut donc sans ménagement que je projetai mon matelot sur le sol froid et terreux, l'envoyant faire une demie roulade par terre. Je le suivis, apposant sur sa forme incrédule un regard glacial, sans chercher à cacher la colère de mon geste. À plat ventre, le maître d'armes n'émit cependant pas le moindre son, même lorsque, me tenant non loin de sa tête, j'aplatis sans ménagement ma botte entre ses omoplates.

"Je suis d'un naturel patient, Samrik. Certains diraient même trop patient. Mais même moi, j'ai des limites..."

Le talon de ma botte se logea entre deux bosses de sa colonne vertébrale, et j'y fis peser mon maigre poids par rapport au sien. Ses muscles jouaient, réflexe à cause de l'inconfort peut-être, mais aucun mouvement ne suivait. Mieux valait pour lui, car à cet instant, j'ignorais ce que j'aurais été capable de lui faire s'il avait résisté.

"Je n'ai pas gagné mon titre de Capitaine à la foire. Mettez-vous cela dans le crâne une bonne fois pour toute."

Ma botte se retira en laissant une marque visible, mais permettant à l'homme de commencer à se redresser. Je mis un genou à terre, calant mon poing sous le menton de mon Maître d'armes. Je sentais encore les échos de mon tour de force dans mes fibres, et surtout ce froid menaçant pulser depuis les tréfonds de mon être. Ses yeux coloris boue étaient rivés aux miens, traduisant son attention envers moi. Enfin il semblait me regarder réellement, et surtout me voir pour qui j'étais. Pour un être respectant la force par-dessus tout, il avait eu droit à un échantillon de premier choix.

"Je connais au moins deux capitaines qui vous auraient corrigé eux-mêmes ou fait bastonner par d'autres, juste pour avoir pris la parole. Et ils vous auraient sans doute finement taillé en tranches, à commencer par la langue, pour avoir contesté leur ordre."

Me voir méprisée ou considérée comme indigne de respect parce que j'avais de la considération pour mes hommes commençait sérieusement à m'agacer. Il n'était pas le premier à agir de la sorte avec moi, mais il devait être parmi les derniers. Il était temps que la jeune pousse laissât place à sa version plus forte et plus mûre.

Mon visage s'assombrit d'un sourire sans aucune chaleur.

"N'avez-vous pas de la chance d'être sous mon commandement, hum ?"

Lentement, je me relevai, repoussant le menton de Samrik du poing pour l'inciter à faire de même. Mes yeux clairs balayèrent sa forme, mais il était costaud. Ce n'était pas une roulade brutale sur un sol froid qui allait grandement le meurtrir. Une lueur changeait dans le regard du demi-garzok, mais il ne semblait ni souffrir de ce geste, ni m'en vouloir. Créature bizarre que cet être, mais cela avait de bonnes chances de lui servir de leçon.

Je pris seulement conscience de la présence d'un ou deux curieux, lorgnant sur le coffret au sol. Lentement, je dégainai une partie de ma lame, avisant les badauds.

"Détournez les yeux. Vite."

Mon avertissement donné, je replaçai mon épée au fourreau. Lentement, je pris une grande inspiration, resserrai aussi nonchalamment que possible le lien de ma couette végétale, puis rajustai mon tricorne et ramassai mon fardeau.

"Bien ! Maintenant que ce petit incident est clos... Reprenez votre coffre et partons... Et pour l'amour de Moura, enfilez une chemise ! Ce qui dépasse de votre torse va finir par éborgner quelqu'un !"

Mon regard clair se riva au félin avec la brutalité d'une dague. Mon petit coup de sève, chose étrange pour quelqu'un comme moi, m'avait donné un regain d'énergie.

"Allons-y."

Et sur ce, je repris mon chemin en direction du port. Quelque part, avoir ainsi soumis cette grande perche de Samrik me laissait une sensation grisante. Pouvoir asseoir sa domination sur quelqu'un sans culpabilité... Légitimement... Une découverte pour moi.

Un pas vers de nouveaux horizons.


*--->*

_________________
Mythanorië - Oudio / Shamane Hippocampe


Sœur de la Confrérie d'Outremer, Capitaine de la Rascasse Volante, au corps de bois et cœur de bête océane
"Y'a pas à dire, la mer, ça vous change quelqu'un !"

Ancien thème
Thème actuel & Nouvelle Voix


Dernière édition par Mythanorië le Mer 24 Jan 2018 14:41, édité 3 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Officine du moine voyageur Toki
MessagePosté: Dim 9 Oct 2016 13:05 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 12 Oct 2009 22:23
Messages: 8542
Localisation: Le Hollan... La Rascasse Volante !
Dragon Fantôme - Chapitre XI



Dragon Fantôme

Chapitre XII




L'humoran contenait sa colère en regardant droit devant lui, essayant d'occulter ces insupportables gosses comme si les ignorer allait les faire disparaître. La prêtresse, visiblement plus amusé par la naïveté des questions qu'autre chose, ne put cependant s'empêcher de remarquer l'état de tension du félin et s'arrêta pour s'accroupir et adresser la parole aux enfants.

Elle prétexta une malédiction sur Snori et leur donna pour tâche d'aller faire griller un bâton d'encens et une prière pour lui au temple de Moura. Pas bête l'astuce, elle faisait à la fois disparaître les gamins et en profitait pour faire un bon petit coup de prosélytisme. L'humoran fut instantanément soulagé, il se sentait à deux doigts de s'en faire péter une artère.

Une fois partis et la marche reprise, elle s'amusa de son désamour pour les enfants, ajoutant que les faire partir n'était pas si difficile.

"Ouais, ces gnomes c'vraiment pas mon truc..."

Il fit un petit silence gêné. La prêtresse venait de l'aider alors qu'il y avait encore peu de temps, il lui avait mis une raclée bien humiliante devant tout l'équipage.

Il ne savait pas vraiment ce qu'il lui arrivait mais, depuis le second traumatisme du dragon, il n'avait pas envie d'être rude avec les autres membres de l'équipage et il ne savait pas vraiment comment paraître gentil à des gens si différents de lui et de son univers. Quand il le faisait, il se sentait bête, maladroit et il ne voulait pas non plus paraître comme quelqu'un de faible. C'était tellement plus simple de faire comme avant et d'envoyer chier tout le monde...

Il se força cependant à baragouiner un "M'ci d'les avoir fait s'barrer." tout bas, espèrant à moitié qu'elle ne l'avait pas vraiment entendu. Il voulait presque en profiter pour s'excuser de leur précédent combat, mais c'était encore un effort un peu trop demandé pour lui et finit sa phrase par un petit soupir.

Lorsqu'ils arrivèrent dans l'officine du vieux (qui était encore à moitié assoupi derrière son comptoir sur sa dossière de satte), Mercurio allongea Snori devant son gros pif.
Terriblement lent, il regarda l'inconscient avec un air circonspect, tourna le regard vers la prêtresse, se leva doucement de sa chaise, les genoux craquants, soupira, lui manipula la tête en deux-trois mouvements dans un bien bref examen, soupira à nouveau et lui lança faiblement :
"Tu peux pas le laisser là. J'suis vieux, j'ai pas la force de le traîner jusqu'au sous-sol moi-même. Je m'occuperais bien de lui, t'as pas à t'en faire. Au fait, tu m'as pas encore dit son nom. Ça pourrait être bien que je le sache, si jamais il se réveille."

"Snori. C'comme ça qu'y s'appelle. Et compris vieux, j'vais t'l'emmener à la cave mais j'te l'redis, t'as intérêt à t'sortir les doigts du cul régulièrement pour voir si y va bien. Sinon t'auras peau d'zob à not' retour et t'auras affaire à nous s'il lui arrive quoi qu'ce soit."

"J'avais compris la première fois, le fauve. Pas besoin de le répéter. Bon, je vais chercher les clés de la trappe... Attendez-moi."

Avec sa vivacité habituelle, craquant de partout et se traînant comme jamais nul ne s'était traîné, il se rendit dans un petit local dissimulé derrière ses étagères de potions.

Mercurio se tourna vers la prêtresse et lui lança :
"Bon ben si t'as que'qu'chose à dire à Sno', c'maint'nant ou jamais."



Dragon Fantôme - Chapitre XIII

_________________

Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

--------------------
Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi


Dernière édition par Mercurio le Dim 9 Oct 2016 21:57, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Officine du moine voyageur Toki
MessagePosté: Dim 9 Oct 2016 17:47 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 7 Mai 2013 22:32
Messages: 648
Localisation: Aeroland
Il confirma son désintérêt vis à vis des enfants, ce qui amusa encore plus la prêtresse. Mais ils n'eurent pas le temps d'en dire plus : ils étaient arrivé chez le sage. Ce dernier se montra étonnamment loquace par rapport à son habitude, s'engageant à prendre soin du garçon. L'heure des adieux était venue. Leyna caressa tendrement le front du sang-pourpre et lui murmura à l'oreille de vite se remettre.

« Nous attendrons ton retour avec impatience... »

Puis, elle se retira. Mieux valait couper court. Elle ressortit, laissant son ami aux mains du vieil homme. Toki était quelqu'un de bien, elle le laissait entre de bonnes mains. Au bout d'un moment, elle demanda à l'humoran :

« Vous avez des pouvoirs magiques, émanations des dieux... mais vous ne priez pas ? Non que cela me dérange, mais les guérisseurs sont souvent redevable de Gaïa pour le bien qu'elle leur permet de faire. J'ai du mal à vous cerner... »

_________________
Image



Haut
 

 Sujet du message: Re: Officine du moine voyageur Toki
MessagePosté: Dim 9 Oct 2016 21:55 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 12 Oct 2009 22:23
Messages: 8542
Localisation: Le Hollan... La Rascasse Volante !
Dragon Fantôme - Chapitre XII



Dragon Fantôme

Chapitre XIII




La prêtresse s'empressa de faire de faire un simple au revoir affectueux au corps inconscient de Snori et lorsque le vieux Toki revint, il l'aida à le descendre jusqu'à sa cave. Mercurio s'attendait à une vieille cave toute pourrie où l'ancêtre entassait ses conneries mais non, il s'agissait d'une véritable pièce en sous-sol, avec des parois en bois. Un genre de petite salle d'archive où tout était bien rangé proprement.
Une paillasse était disposée sur un meuble et il l'invita à poser Snori dessus. Non sans lui avoir rappeler une troisième fois ses menaces, l'humoran quitta enfin l'endroit. Il n'était pas vraiment inquiet et, en fait, il le sentait bien ce marchand. Mais quelques petits coups de pressions ne pouvaient pas faire de mal.

Sur le chemin du retour, il pouvait enfin reprendre un pas plus rapide sans être dévisagé par les quidams. La prêtresse lui demanda alors :
"Vous avez des pouvoirs magiques, émanations des dieux... mais vous ne priez pas ? Non que cela me dérange, mais les guérisseurs sont souvent redevable de Gaïa pour le bien qu'elle leur permet de faire. J'ai du mal à vous cerner..."

Mercurio fut un peu surpris par cette question aussi soudaine que précise. Ce n'était pas vraiment le genre d'interrogations qui lui venait à l'esprit de la sorte.
"Olà, tu t'prends trop la tronche. J'des pouvoirs, j'les utilise comme j'le sens, c'tout. S'les dieux sont pas jouasses, qui les r'prennent et j'f'rais sans, comme j'faisais avant, ça m'fais pas peur. Pour l'instant, j'les ai toujours, faut croire qu'ça leur va, alors pourquoi j'me casserais l'fion à faire des salamalecs ?"

Il fit un petit silence et changea rapidement de sujet, se rendant compte que dire ça à une prêtresse qui passait sa vie à en faire pourrait vite devenir soûlant. Il sortit les runes de sa poche et lui demanda :
"Té au fait, r'n'à voir mais j'vais récupérer ces trucs, là. Alors, 'tends, s'j'me souviens bien, c'la avec le trait c'est "Magie", c'lui 'vec les deux gros traits c'est "Transformer" et c'lui avec les deux p'tits c'est "Pigeon" mais j'me d'mande si l'vieux s'est pas foutu d'ma gueule pour l'coup. T'saurais pas comment ça marche ces machins ?"



Dragon Fantôme - Chapitre XIV

_________________

Playlist de Mercurio

A propos, j'ai trouvé la morale de la fable que ton grand père racontait,
celle du petit oiseau que la vache avait recouvert de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué...
C'est la morale des temps nouveaux.
Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur
et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bonheur.
Mais surtout ceci, quand tu es dans la merde, tais-toi !

--------------------
Jack Beauregard (Henry Fonda), Mon nom est Personne, écrit par Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi


Dernière édition par Mercurio le Dim 16 Oct 2016 22:03, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Officine du moine voyageur Toki
MessagePosté: Mer 12 Oct 2016 19:28 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 7 Mai 2013 22:32
Messages: 648
Localisation: Aeroland
Pour toute réponse, l'humoran expliqua qu'il ne voyait pas pourquoi il devrait prier, et que si les dieux n'étaient pas contents, ils pouvaient reprendre leur don. Elle sourit, satisfaite :

« J'ai la réponse que je cherchais. Ne vous inquiétez pas, je m'occupe des prières pour vous, c'est à ça que servent les prêtresses. »

Puis, il lui montra d'étranges cailloux qu'elle reconnu aussitôt, puisqu'elle en avait elle-même présenté au sage le jour même. Elles étaient sensé signifier « transformer », « pigeon » et « magie », ce qui fit pouffer la jeune femme :

« Oui, ce sont des runes. Vous pouvez les serrer dans vos mains pour produire un effet magique, ou demander à un sage de les incruster pour enchanter un objet. C'est ce que le sage Toki à fait pour moi aujourd'hui même. Méfiez-vous, les runes sont puissantes mais dangereuses. Si vous invoquez simultanément « transformer » et « pigeon », vous pourriez transformer quelqu'un en volatile... ou vous transformer vous-même ! »

_________________
Image



Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 21 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016