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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Mer 9 Aoû 2017 11:37 
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Ouesseort – Hötel de la Fourchette d’Argent. (19h55)


    Mabaka Elounh écouta les paroles de Sibelle sans ciller, et s’apprêta à répondre lorsque Sirat fit son numéro. Gênée, Nastya s’approcha de l’humoran pour lui prendre le bras et lui murmurer, implorante :

    « Sirat, garde ton calme, je t’en conjure. »

    Là où les trois chevaliers allaient, l’instant d’avant, s’en aller et laisser le trio dans les mains de leur hôtesse, ils décidèrent d’un commun accord tacite de rester et même d’entourer plus directement le butor qui se sentait insulté. La Dame tenancière des lieux leva une main pour apaiser les tensions, et parla d’une voix posée, quoique ferme et sérieuse.

    « Allons. Vous êtes ici dans le plus bel hôtel de la ville. Vous me voyez navrée qu’il ne vous plaise guère. Je crains que s’il ne vous convient pas, c’est à la rue que vous dinerez et dormirez ce soir. Peu m’importe qui vous êtes, je ne peux accepter d’esclandre de la sorte dans un établissement comme celui-ci. »

    Elle tourna son attention vers Sibelle et Nastya :

    « S’il vous est loisible de rester, vous êtes toutes deux bienvenues. Vêtez-vous comme il vous siéra, même si une tenue confortable sera plus appréciée qu’une armure, pour le dîner. Je ne sais encore pour l’heure si quelques-uns nous feront l’honneur de leur visite, ce soir. Ce n’est pas impossible. Je suis certaine qu’ils trouveront votre présence charmante. Hélas… »

    Elle tourna un regard pesant sur Sirat :

    « … nous n’acceptons pas les animaux. »

    Le mot était fort, mais elle l’avait prononcé sans colère. Juste un brin de mépris. Nastya grimaça, et les chevaliers les escortant se firent plus pressants, mains sur les gardes de leurs armes. La tension était si présente qu’elle semblait palpable.




[Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (questions) + 0,5 (bonus longueur).
Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (outrage) + 0,5 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Mer 9 Aoû 2017 21:24 
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Concentrée par les mondanités, Sibelle en avait oublié Gasaru, Endar et le cadavre puant. Mais ce ne fut pas le cas de Sirat, qui explosa de colère, visiblement mal à l’aise dans ce lieu si somptueux ou chaque objet, chaque détail respirait la richesse. Sans détour, ni courbette, d’un ton qui ne cachait pas sa méfiance il demanda où se trouvaient Endar et Gasaru, apparemment préoccupé de leur sort. Sibelle regarda Sirat avec surprise. Par leurs nombreuses prises de becs dont elle avait été témoin, il était évident que l’humoran ne portait pas le shaakt dans son cœur. La guerrière jugea donc que Sirat se méfiait plus d’Endar qu’il pouvait être inquiet de sa sécurité.

Puis, jetant un regard circulaire sur tout le luxe qui l’entourait, il reprocha l’accueil qui leur était fait, comparant le lieu à une prison et leur rappelant qu’ils avaient été mandatés par le conseil lui-même et qu’ils méritaient plus de considération. L’humoran en colère se sentait soudainement pris en otage. Nastya qui était demeurée silencieuse depuis le début, s’approcha de l’humoran, lui prit le bras et le supplia de se calmer. Les chevaliers armurés qui s’apprêtaient à quitter les lieux tournèrent rapidement sur leurs talons et encerclèrent rapidement l’humoran en colère. Mabaka qui n’avait pas eu le temps de répondre aux demandes de Sibelle, leva une main en l’air, faisant ainsi signe aux chevaliers de se tempérer à leur tour puis prit la parole d’un ton calme, mais très ferme. Elle expliqua à Sirat qu’il lui avait été offert une belle hospitalité et qu’il était triste qu’il doute d’eux ainsi et qu’elle ne voulait supporter d’autres emportements de la sorte. Elle lui précisa toutefois qu’aucun autre lieu, ni autre repas lui serait offert. Puis se tournant vers les deux dames, elle leur dit qu’effectivement retirer leur armure serait plus approprié et qu’il n’était pas impossible que d’autres convives se joindraient à eux. Elle termina, en s'adressant tout particulièrement à Sirat, en précisant qu’elle n’accepterait pas les animaux.

Sibelle voyait la situation déraper, elle devait agir rapidement. Gardant une posture fière et un ton respectueux, mais ferme, elle défendit son compagnon d’armes.

« Je comprends l’inquiétude de Sirat. Nous étions partis en mission en compagnie de Gasaru et d’Endar et nous fûmes très surpris de ne pas les voir ici en votre compagnie. Pourriez-vous nous rassurer à leur sujet ? »

Elle se tut un moment avant de reprendre :

« Sirat est mon compagnon, je réponds de lui, et je veux bien lui faire entendre raison et le calmer. »

Sibelle se tourna vers Sirat, lui faisant face, elle lui prit le bras gauche et de sa main gauche, elle s’apprêtait à lui infliger une violente gifle afin de le ressaisir. Sibelle n’était pas la plus habile dans les relations sociales, et elle croyait sincèrement que ce geste de violence allait replacer la situation.

Heureusement, lorsqu’elle débuta son mouvement de bras, son regard plongea dans celui de l’humoran et s’y noya. Dans les yeux de ce grand combattant, elle y vit l’angoisse et le désespoir d’une âme qui avait besoin non pas d’une remontrance, mais de soutien et de la compassion. Ce fut à ce moment qu’un aspect de la guerrière qui n’était connu de personne ni même d’elle-même, se dévoila. Son geste de violence s’arrêta net pour muer en une caresse. Alors que sa main droite tenait le bras gauche de l’humoran, sa main gauche repoussa délicatement une mèche des cheveux rebelles et la plaça derrière l'oreille de son acolyte. Puis doucement, tendrement, sans quitter son regard de celui de l’humoran, sa douce main caressa délicatement la rude joue de son compagnon. Puis se levant sur le bout des pieds, elle approcha ses lèvres pulpeuses de la joue de l’humoran et y déposa un tendre baiser, ses lèvres s'attardant, non pressées de se retirer. Enfin, d’une voix douce qu’elle n’avait exploitée que trop peu souvent, elle lui murmura à l'oreille d’une voix suffisamment forte pour être entendue par Nastya

« Patiente un peu mon bel humoran, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage…. Calme-toi auprès de moi,... mais rassures-toi, car bientôt, et plus tôt que tu ne le penses, je te dirai : Comme un homme, sois plus violent que le cours du torrent. Comme un homme, sois plus puissant que les ouragans. Comme un homme, sois plus ardent que le feu des volcans, secret comme les nuits de lune de l’Orient. .. Mais d’ici là, prends ton mal en patience. Je suis là à tes côtés pour t’épauler.»

Il était à souhaiter que ce comportement touchant, mais surprenant de la guerrière eut l’effet souhaité : calmer l’ambiance et renforcer le lien d'amitié entre les deux intéressés.

(((780 mots ))


« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. » (Jean de La Fontaine – « Le lion et le rat »)

« Comme un homme, sois plus violent que le cours du torrent. Comme un homme, sois plus puissant que les ouragans. Comme un homme, sois plus ardent que le feu des volcans, secret comme les nuits de lune de l’Orient. » (Mulan – Comme un homme)

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Sibelle, Maître d'armes


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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 11 Aoû 2017 04:34 
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Au clairon de la colère, Natsya attrapa l'avant-bras du guerrier de sa petite main ferme, entraîner aux combats. Elle lui demanda sincèrement de garder son calme. Car sa réaction guidée par sa peur, venait de retourner la situation. Les chevaliers venaient de faire volte face entourant la brute de deux mètres. Lui la main posée sur son marteau n'attendait que cela, un rictus furieux au coin des lèvres, engeance informe de l'angoisse et du plaisir. Il avait peur, acculé, ne maîtrisant pas la situation, il plongeait dans ce qu'il connaissait et pouvait réciter le mieux : le combat. La marche vers Ouessort n'avait été qu'une lente agonie, une descente vers un sentiment de guets-apens. Perdu, dans cette prison, il pensait déjà être appât d'une machination à plus grande ampleur. Alors plutôt que de mourir sans rien dire, l'instinct le poussait à mordre et à se battre une dernière fois, un tour d'honneur même si la fin était inéluctable.


Mabaka Elounh leva la main et d'un ton ferme calma la situation, arrêtant les soldats dans leur ouvrage. Elle expliqua a l'humoran qu'il se méprenait sur l'établissement, que c'était le plus beau de la ville, si il ne lui convenait pas il pouvait aller voir ailleurs. Elle invita cependant les deux femmes à rester et termina en faisant remarquer au zélote que les animaux n'étaient pas admis. Animal lui, il fulminait, toujours se mépris et cette condescendance qu'il le fouettait jour après jour. Son poil se hérissa et ses muscles se bandèrent, près à jaillir, les dents crispées. Animal, lui, bien moins qu'un serpent et sa sournoiserie pensait il, tous a la botte de ce dragon et lui dans la cage destiné a cet effet. Il ruminait, ses idées fusant dans son cerveau, son regard furibond ne quittant pas ses adversaires. Si il voulait, il aurait put balayer cet hôtel d'un coup de marteau, comme il l'avait fait de la muraille de Fan-Ming. Renvoyer Ouessort à l'état de ruines misérables et ses habitants prétentieux et arrivistes au caveau de leur ancêtres. Il priait pour que l'un de ses soldats fantoches n'émette que l'esquisse d'un geste pour qu'il les écrase d'un geste, concassant leur boite craniène dans leur armure. Les paroles lui paraissaient comme un bourdonnement, la rage lui suintait de la peau.


C'est Sibelle qui débarqua dans son champ de vision. Son regard plongea dans celui de la bête affolé, et bien qu'a son air, on pouvait penser que sa sentence allait être tout autre, elle déposa une main douce sur la joue de Sirat. Surpris, il ne put rien dire, la main recula une mèche de cheveux derrière son oreille. Dans les yeux de la rouquine il se revit quelques années auparavant, le soleil traversant la canopée, se posant sur le sol de Cuilnen et de cette jeune elfe qui venait de perdre son combat. Il se souvint de son parfum, pendant qu'elle nattait une tresse sur sa chevelure en gage de respect. Du grain de sa peau, qu'il pouvait détailler tant elle était proche de lui.
Elle caressa sa joue et sa main se relâcha son arme, puis du bout des pieds elle se leva et déposa un baiser sur sa joue de ses lèvres voluptueuse et purpurine. Sa respiration reprit un court normal, ses muscles contracter se détendirent. Il se concentrait sur ce brin de femme, plus petite, mais tellement au-dessus de lui dans le contrôle de la situation.

Elle relâcha sa tendre étreinte pour lui murmurer, avec ses propres mots qu'il lui avait lui même servie, d'être patient, de ne pas s'emporter et de garder son énergie pour le vraie combat. Il déglutit avec douleur. Il posa ses mains sur les épaules de la maître d'arme et lui rendit son regard et opina du chef pour signifier qu'il avait compris. Il lui était reconnaissant.

Il se tourna vers Natsya de trois-quarts la remerciant aussi d'un geste, elle avait entendu les mots de Sibelle et avait aussi tenter de le raisonner.

Pardon mon amie, pour cette esclandre... j'ai perdu mon calme cela ne se reproduira plus. dit-il à Sibelle


Puis il regarda la tenancière fermement. il devait rattraper son coup de sang au risque de se voir séparer de ses derniers compagnon de route.

Je vous prie de m'absoudre de mon insolence. Vous m'avez comparé à un animal, à une bête, capable d' ecraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes, sans broncher et avec le sourire. Sachez que de l'animal, je tiens plus de celui qui a du cœur, et un cœur, c'est lourd à porter. Si votre invitations tiens toujours j'aimerais l'accepter.


Il fit mine d'ignorer les trois vélites, comme s'il n'avait jamais rien signifié pour lui. Il espérait ainsi les piquer au vif, leur montrant qu'il ne s'était jamais senti menacé par eux et qu'il avait retrouvé son calme uniquement grâce a sa compagne de route.

Citation:
585 mots

« Ecraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes. » (Conan le Barbare)

« Un cœur, c’est lourd à porter. » (Le château ambulant)

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 11 Aoû 2017 10:14 
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Son œil doré posé nonchalamment sur le visage de l'ouessien aux yeux bandés, il put y lire une certaine inimité envers Triman lorsqu'il prononça son nom, cependant Belliand ne fut pas de commentaires à ce sujet. Cette relation n'était pas étonnante au vue de la position occupée par Triman, véritable bras droit de Clirley Xissirant, le guide de tous les ouessiens tandis que Belliand tranchait invariablement des poncifs de leur peuple. Il semblait plus ouvert mais n'était pas pour autant naïf. Il ne lui répondit pas de suite, préférant congédier de manière expéditive les deux chevaliers d'Or qui l'entouraient, les remerciant rapidement pour lui avoir servi d'escorte avant de leur claquer la porte au nez après l'avoir laissé entrer dans la vaste demeure aussi luxueuse que celle des nobles de Kendra-Kâr. Cette attitude lui plut évidemment, être enfin débarrassé de Ser Gasaru en particulier, dit le cafard rageur, était un ravissement. La paume de la main droite contenant la pierre de vision, Belliand la considéra un instant avant de refermer ses propres doigts sur la pierre, arguant que la simple nouvelle du retour de la Sauveuse Charis suffisait à son bonheur et le prévenant des risques d'utilisation d'un tel artéfact ancien.

- De toute manière, même pendant la Grande Guerre, je n'étais guère ravi d'utiliser la pierre de vision, mon peuple préfère envoyer des éclaireurs sur le terrain plutôt que de se reposer sur un quelconque outil, l'information est souvent plus sûre, répondit-il du tac au tac.

Belliand lui indiqua un fauteuil en cuir des plus spacieux, ne jurant pas avec le faste du salon ni du reste de la maisonnée d'ailleurs. Le luxe dans lequel Belliand se baignait était au moins loin du standard du style rococo propre à la noblesse Kendran où la quantité primait sur la qualité. Se concentrant de nouveau sur son hôte, celui-ci lui souhaita une nouvelle fois la bienvenue, signe de débuts prometteurs quant aux négociations, avant d'ajouter qu'il ignorait de quoi il voulait parler de sa proposition d'alliance et de lui en dire plus sur sa requête personnelle. Avant cela, il se releva de son siège et lui demanda s'il souhaitait dîner.

Endar déposant ses armes contre l'accoudoir du fauteuil, il s'assit lentement au fond de son siège et déclara simplement:

- Avec grand plaisir, mon dernier dîner date d'hier soir et puis notre conversation risque de durer je pense.

L'elfe noir attendit que son hôte serve à boire et à manger, avant de commencer son travail diplomatique.

- Il y a cinq ans, lors de la Grande Guerre, il m'a été permis d'accéder à la cité de Nagorin, j'y ai rencontré Triman évidemment et la prêtresse de celui qui fut l'Unique, Amaya. A ce moment là, la cité avait été dévastée par Naral Shaam, et j'ai proposé de m'allier avec les Illuminés de Nagorin et de tout faire pour les aider, voilà pourquoi je vous en parle afin que vous ayez les mêmes informations que les Illuminés. J'ai pu y rencontrer Clirley Xissirant le jour même.

Il fit une courte pause pour ménager le suspens.

- Connaissiez-vous personnellement Loss'Thern Reveliant, le héros ouessien ayant combattu contre les géants de pierre ? Depuis le jour où j'ai reçu son arc, je ne songe qu'à pouvoir aider tous les ouessiens, qu'ils soient de Nagorin ou d'Ouesseort, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'à la fin de la guerre, j'ai pressé Triman de reconstruire cette cité. Malheureusement, je n'aurais pu prévoir la scission en deux camps de votre peuple, voilà pourquoi vous parler me semblait primordial, ma vision est plus ouverte que les Illuminés.

L'elfe noir enchaîna par la suite sur ses deux demandes personnelles.
- Concernant mes demandes, elles sont en lien avec la situation actuelle. Vous n'êtes pas sans savoir que le réveil des Titans a causé de nombreux bouleversements sur Aliaénon, certains abominations comme celle que j'ai tué et que le chevalier d'Or d'Ouesseort a ramené dans votre cour pourraient être soit des expérimentations de Vallel soit des créatures transformées par la magie instable qui sévit à travers les différentes régions de ce monde, de ce fait, j'ai besoin de votre expertise pour en déterminer la cause exacte.

- Ma seconde demande est par contre plus délicate et elle est en rapport avec la sécurité d'Ouesseort. Je souhaite mener une expédition sur les îles Rocsombre. En dépit des propos véhéments du Dragon Mauve prétendant qu'il n'y a plus rien, j'émets de nombreuses réserves sur ce sujet. Les avantages sont qu'il pourrait y avoir des savoirs intéressant les Illuminés, de nombreuses choses que les ouessiens d'Ouesseort pourraient également rêver d'acquérir et peut-être un atout dont pourrait se server les chevaliers d'Or contre le Sans-Visage. En effet vos chevaliers semblent vouloir combattre le Sans-Visage en dehors de vos frontières et acceptent peu le mode de vie des habitants de cette cité portuaire. J’ai assez vécu pour voir que différence engendre haine. Et la haine peut engendrer des massacres, or il me paraît opportun de pouvoir occuper vos chevaliers sans bannière. Les inconvénients sont évidemment la traversée de l'océan habitée tant par les créatures marines que par les Titans et le risque de l'inconnu une fois accostés sur les îles. Clirley Xissirant semble m'accorder cette requête, cependant il me paraît juste de vous demander aussi votre avis en tant que résidant d'Ouesseort.

L'archer-mage jaugea Belliand, attendant de voir sa réaction, les gantelets offerts par les Illuminés agrippant les accoudoirs du siège en cuir.

(966 mots)

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 12 Aoû 2017 12:01 
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Ouesseort – Hôtel de la Fourchette d’Argent. (20h)

    Les trois chevaliers se détendirent grâce à l’intervention de Sibelle. Une fois la situation réglée, et le mea-culpa de l’humoran prononcé, la maîtresse des lieux parla à son tour en réponse à ce qui avait été dit. Nastya, de son côté, tirait une drôle de tronche en regardant Sibelle, surprise sans doute des paroles murmurées à l’oreille de son ami poilu.

    « Ma clémence me dicte de vous pardonner. Soyez donc toujours tous trois les bienvenus. Au moindre nouvel esclandre, qu’il soit néanmoins clair que vous serez tous les trois invités à quitter séant cet établissement. Repartons du début, donc. Le repas ne tardera plus, d’ici une demi-heure. Le temps pour vous de prendre vos aises dans vos chambrées et de vous y préparer. »

    Elle se tourna vers Sibelle, alors que les chevaliers se dirigeaient, rassurés, vers la sortie pour quitter l’hôtel.

    « Je n’ai connaissance d’aucun autre étranger en ville, présentement. Je gage que si votre escorte avait la moindre information sur eux, vous l’auriez eue de même. Peut-être ont-ils été dirigés vers un autre établissement. Ce n’est guère le seul hôtel de la ville. Peut-être voudrez-vous vous retrouver après le repas, dans la cité ? Je vous indiquerai la localisation de points d’intérêts notables en soirée. »

    Elle emmena ensuite les trois aventuriers jusqu’à leurs chambres respectives. Chacun la sienne : ils ne se refusaient aucun luxe. Et en guise de chambrée, c’était comme des rois qu’ils étaient accueillis, dans des suites identiques au lit à baldaquin immense et orné de dorure, aux murs blancs et dorés, et à l’ameublement fastueux. Des fleurs étaient éparpillées au sol, rendant un parfum aussi agréable que frais et enivrant à l’endroit.

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    Une bassine d’eau fumante, de bronze, était dissimulée par un paravent couvert de tapisserie décorative, et à son côté une table basse comportant tout le matériel nécessaire pour faire une toilette irréprochable : savon, éponge, lotions capillaires, parfum et même rasoir. La tenancière les abandonna sur ces paroles :

    « Si d’aventures vous n’aviez pas de costume approprié, je peux vous en fournir, si vous me le demandez. »

    Et, après leur réponse, s’en alla préparer le dîner, et attendre ses invités.

[HJ : préparez-vous, avec ou sans le costume qu’elle propose. Les apartés entre vous et avec Nastya sont possibles pendant cette demi-heure libre.]


[Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (médiation) + 0,5 (bonus longueur).
Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (excuses) + 0,5 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 12 Aoû 2017 12:32 
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Ouesseort – Maison de Belliand (19h25).

    Belliand, répondant à la faim prononcée de son invité, alla chercher de quoi collationner amplement pendant qu’ils deviseraient. Rien de bien préparé ou chaud, bien sûr, il lui servit néanmoins pains, fromages et charcuteries en nombre, le tout arrosé d’un vin sombre et d’une corbeille garnie de fruits divers.

    Il resta de marbre face aux annonces d’Endar, et consentit à y répondre méthodiquement lorsque ce dernier eut terminé.

    « Je n’ai pas encore pris le pli de mon retour à la civilisation, excusez mes quelques manques. Je connaissais personnellement Loss’Thern. Enfin, je voyais qui il était, en tout cas. Mais cela remonte à bien avant la destruction d’Ouesseort, avant sa mort. Chercheur et voyageur dans l’âme, j’étais absent de la cité lorsqu’elle fut attaquée par les Géants des Îles de RocSombre. Enfermé dans l’antique Cité du Désert de Messaliah, où j’ai passé plus d’un siècle parmi les hommes-lézards résidant là-bas. J’ai perdu tout contact avec les miens, pendant ce temps, et lorsque je suis revenu ici pour aider à la reconstruction, les habitants de Nagorin, mes anciens maîtres à penser, ceux qui m’ont appris l’ouverture et l’intérêt pour la découverte, avaient bien changés. Renfermés sur eux-mêmes plus que jamais, ils ne vouaient plus rien à l’exploration et la découverte, préférant garder secrètement leurs découvertes passées. Aussi m’en suis-je détaché, ignorant de quoi il en retournait vraiment. J’ignore tout de leur lien avec ce Naral Shaam, et de l’intérêt qu’ils portent à cette entité, le Sans-Visage, dans l’amour ou dans la haine. »

    Il marqua une pause, réflexif, puis reprit.

    « J’ai… perçu cette horreur que vous m’avez rapportée. Permettez que nous ayons fini le repas avant que j’aille l’inspecter plus en profondeur. J’ai de quoi la disséquer proprement dans ma cave. Bien que les odeurs de charognes qui l’accompagnent me font dire que ce n’est pas un cadavre de première fraicheur. Hem. »

    Puis, il revint sur Ouesseort et le projet d’Endar de se rendre sur les îles de RocSombre.

    « Nul ne sait ce qui subsiste sur les îles de RocSombre, ni même si elles existent encore. Car nul n’ose traverser les flots tumultueux de l’Océan Thallerique. Ma curiosité, cependant, est piquée, et si vous vous y rendez, j’aimerais en être. Je n’ai, contrairement à mes pairs se faisant appeler les Illuminés, pas perdu cet intérêt pour le savoir, la découverte et l’aventure. »

    Il revint sur l’avis d’Endar sur les chevaliers.

    « Il est curieux que vous pensiez que la cohabitation entre Chevaliers et Ouessiens ne se passe pas bien. Les gens d’ici les accueillent volontiers, et ils protègent la cité, eux-mêmes très souvent de mon peuple. Tout se passe bien croyez-moi, entre eux. Je n’ai jamais pris parti pour ces histoires de Sans-Visage. Je vois peu d’intérêt à tout ceci, dans le sens que tout le monde s’intéresse à lui. Aucune exclusivité, donc. Je pense plus pertinent de me tourner vers d’autres mystères de ce monde. Ceci dit, vous avez sans doute raison : plusieurs Chevaliers pourraient vouloir nous accompagner dans cette expédition. Si… vous acceptez que j’en sois, bien entendu. »

    Il semblait plutôt motivé à cette idée.

[Aparté possible pendant le repas.]


[Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (exposition des faits) + 0,5 (questions) + 0,5 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Mer 16 Aoû 2017 05:19 
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Sensible aux gestes de Sibelle, l’imposant colosse posa ses mains sur les épaules de la belle hinione. Ce fut à ce moment que Sibelle réalisa l’importance, la gravité et aussi le caractère intime de ses gestes. Elle avait agi instinctivement, sans préparation, laissant aller son impulsivité et surtout faisant parler son cœur. Et ce ne fut que là, qu’elle prit conscience qu’elle s’était mise à nue bien malgré elle et en rougit par l'embarras.

L’humoran calmé lui fit signe de la tête qu’il avait compris le message. Puis retrouvant sa contenance, sans relâcher Sibelle, il se tourna à demi vers Natsya afin de la remercier pour son geste de tempérance à son égard. Il reporta ensuite son attention sur la fière Sibelle pour s’excuser de son emportement, lui promettant que cela ne se reproduirait plus. Adoptant enfin un air plus froid, plus formel, il s’excusa auprès de l’hôtesse, lui précisant qu’il était bien un animal et qu’il était à présent disposé à accepter l’invitation qui lui avait été faite. Il n’accorda pas le moindre regard à leurs escortes en armures dorées comme si ces derniers n’étaient pas là. Tout comme sa compagne, Sirat était un guerrier très fier.

Mais les chevaliers étaient demeurés aux aguets et ne se détendirent seulement après l’intervention de Sibelle. Ce fut ce moment que choisit la fière dame à la peau noire pour intervenir. Elle pardonna le débordement de Sirat, souhaitant la bienvenue dans sa demeure aux trois aventuriers, précisant toutefois qu’au moindre nouvel esclandre, ils seraient tous les trois expulsés. Elle revint ensuite à son rôle d’hôtesse les invitant à se préparer au repas qui aurait lieu dans tout au plus une trentaine de minutes. Elle tint cependant à répondre à l’interrogation de la guerrière. Elle n’avait aucune information au sujet de Gasaru et Endar, et elle supposait qu’il en était de même pour les chevaliers, sinon ils les auraient informés. Elle prit donc les devants pour les conduire vers leur chambre respective et tout en la suivant, Sibelle vit, du coin de l’œil, les chevaliers se diriger vers la sortie.

La guerrière n'avait eu aucune nouvelle des deux compagnons qui les avaient précédés. Elle n'était pas du tout inquiète contrairement à ce qu'elle avait annoncé afin de défendre Sirat. Le chevalier Gasaru se retrouvait en terrain connu et il saurait bien guider Endar. Par contre, elle regrettait la présence du chevalier. Ce dernier aurait pu leur faciliter la tâche et leur permettre peut-être de rencontrer Belliand plus rapidement.

La tenancière les recevait comme de riches clients leur présentant chacun une luxueuse chambre. La guerrière n’avait jamais dormi dans un si grand lit, et surtout pas à baldaquin, et encore moins bordée de dorure, elle était donc un peu embarrassée. Bien qu’elle n’avait pas grandi dans la pauvreté, elle n’était pas habituée à tant d’opulence.

Avant de prendre congé, Mabaka leur proposa de leur prêter un costume de circonstance pour le souper. Sibelle hésita un court moment. Au départ, elle pensait refuser l’offre, puisqu’elle avait demandé si une tenue particulière était de mise pour le repas et que la tenancière lui avait répondu qu’une tenue confortable suffirait. Elle possédait une robe simple et une robe d’apparat donc pensait que l’une de celles-ci ferait l’affaire. Par contre, en voyant la richesse de l’ameublement de sa chambre, elle douta de la convenance de ses habits. Et par orgueil, la guerrière ne voulait pas être moins bien vêtue qu’il se doit. Elle ravisa donc sa décision.

« J’accepterai volontiers votre offre, n’étant aucunement certaine que mes vêtements personnels conviennent. »

Suite à quoi leur hôte partit pour terminer ses préparatifs. Sibelle n’entra pas immédiatement dans sa chambre, elle attendit que Nastya pénètre dans ses appartements, puis elle fit signe à l’humoran de la rejoindre afin de lui parler à voix basse.

« Après nos préparatifs, ou bien après le repas, ou du moins avant notre coucher, il serait bien que tu nous renseignes sur ce Belliand et tes intentions pour la suite. Si nous sommes dans la confidence de tes projets, il sera plus facile pour nous de t’aider le cas échéants. »

Sirat s'approcha de Sibelle afin de lui chuchoter à l'oreille que c'était une dénommé Charis qui lui avait suggéré d'aller le voir. Cet homme risquait de savoir où se cachait la femme de Nagorin que Sirat cherchait.

Sibelle ouvrit la bouche pour poser une autre question, mais le temps filait et l'orgueilleuse femme voulait être prête dans les délais. Elle dit alors à l'humoran:

"En fin de soirée, on s'en reparlera dans ma chambre, et je compte bien que tu me donnes plus de détails. Je n'aime pas être dans l'ignorance."

Dit-elle d'un ton neutre avant d'entrer dans sa chambre et fermer la porte derrière elle, laissant le loisir à Sirat de faire de même.

À présent seule dans cette luxueuse chambre, Sibelle n'avait plus à conserver cette attitude de guerrière, elle pouvait se permettre de relâcher un peu la tension qui pesait sur ses épaules et redevenir simplement une femme qui n'avait plus rien à prouver. Elle se défit de son sac et de son armure et les déposa dans un coin. Elle retira sa tunique, ses pantalons et ses sous-vêtements et s'approcha nue du paravent orné de tapisseries, où était dissimulé un bain de bronze, tout en ramassant et humant une fleur au passage. Elle fit tomber la fleur dans l'eau, puis prit place à son tour dans la bassine fumante. Elle s'immergea d'abord totalement quelque secondes afin de bien tremper son épaisse chevelure rousse. Elle avisa ensuite la table basse et s'empara du savon et de l'éponge. Bien qu'elle s'était lavée dans le petit ruisseau, elle pouvait cette fois se laver plus en profondeur et aussi profiter du luxe de cet eau chaude pour relaxer, ce qu'elle avait que trop rarement l'occasion de faire.

Une fois sa toilette faite, elle essora ses longs cheveux, sortit du bain et s'assécha. Elle se servit des parfums, et des lotions capillaires puis entreprit de démêler et brosser ses cheveux.

((( 1 006 mots )))

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Dernière édition par Sibelle le Ven 18 Aoû 2017 13:58, édité 1 fois.

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MessagePosté: Mer 16 Aoû 2017 06:02 
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Sibelle avait formidablement réussi à envoûter l'assemblé. Les chevaliers en confiance relâchèrent leur étreinte et la tenancière accepta les excuses de cet ours de Sirat. D'ailleurs, ce n'était pas vraiment une tenancière, ce terme ne lui allait pas, elle avait une grâce dans le déplacement et une tenue qui saillait plus a l'aristocratie. En maîtresse des lieux elle invita les trois aventuriers à l'intérieur, non sans les prévenir qu'un nouvel esclandre leur vaudrait une expulsion définitive. Elle poussa une porte en bois ébène, gravé de mille volutes, luisant à la lueur des chandelles, pour découvrir un couloir marbré comme le reste du bâtiment. Les chevaliers eux ne les suivirent pas et s'en retournèrent. Sirat restait malgré tout un peu tendue, il espérait vraiment ne pas tomber dans un piège et comme il était peu au fait des convenances de ce genre d'endroit, il faisait planer sur ses amies une épée de Damoclès qui lui plaisait pas. Il devait apprendre à être moins loup solitaire. Il ruminait dans son esprit, le temps que le petit groupe monte une série d'escaliers avant d'arriver à leur chambre. Dame Mabaka Elounh révéla qu'elle ne savait pas où était le duo de parasite, il n'était en tout cas pas dans son établissement et pouvait être dans un autre de la ville cela ne manquait pas.

Sirat ce dit alors qu'il n'aurait pas fini à la rue et qu'il aurait pu trouver chaussure à son pied. Ils arrivèrent devant les portes de leur chambre, chacun avait sa chambre.

Sibelle interpella l'humoran avant de rentrer dans sa chambre elle voulait savoir ce qu'il voulait à Belliand. À vrai dire Sirat ne voulait rien a Belliand , il suivait juste une demande de Charis d'aller le voir.

c'est charis qui ma dit d'aller le voir, à vrai dire celle que je recherche est cette femme de Nagorin exilé ici, peut être saura t il ou elle est.


La rouquine comprit mais préssé, fila dans sa chambre en n'oubliant pas de lui dire qu'il se retrouverait pour parler de la suite. Sirat opina du chef, un peu tristement et absorbé encore par sa colère et ses inquiétudes.


Il entra alors dans une pièce, somptueusement décoré, un lit en baldaquin, doré et drapé de tissu blanc en son centre. La pièce était éclairée de mille bougies, on croyait y voir comme en plein jour. Des tapisseries décoraient les murs, comptant des légendes, du moins le suposait-il. Une baignoire, certe petite pour le molosse, fumait d'une eau opaque mais chaleureuse et sur son flanc était disposé des serviettes. Sirat observa l'endroit, enfin seul, il déposa sa carcasse sur le lit ou il s'enfonça doucement. Il restait pensif, perdant son regard dans la brume du bain.



Ses plans, il devait faire le point. Il avait échoué à entrer dans Nagorin, il devait donc trouver cette femme, pour savoir si il y avait une entrée pour Nagorin ou connaître autre chose des plans de Naral. À l'époque, elle avait tenté de les prévenir, mais il n'avait pas fait attention. Il tortilla sa barbe, se redressa et se déshabilla. Il laissa tombé chacune de ses affaires, découvrant son corps nue et entra dans l'eau chaude. La sueur de son empressement dans la salle à manger lui collait encore à la peau. Il se frotta et pensa à la suite. Voir Belliand pouvait lui donné la localisation de cette femme ou lui donner une entrée pour Nagorin. Il plongea sa tête dans l'eau, comme un enfant et y resta un quelques seconde.

Une fois sortit, il continua, toujours enveloppé dans le silence des clapotis de la chambre, son introspection. Si tout cela échouait, il lui restait une autre carte à jouer, une personne pouvait haïr, plus que n'importe qui Naral, c'était Vallel. Il y avait un endroit sur ce monde où on pouvait peut-être savoir ce que cherchait ce maudit dragon, c'était dans les landes noires.

Alors qu'il sortit de l'eau, éclaboussant chaque centimètre du sol qui l'entourait, son idée de retourner vers son ancien camp le laissa entre deux sentiments. Cette ambivalence de son être ne le quitterait sûrement jamais et faisait de lui ce qui l'était mi-humain mi woran. Il en allait de même avec l'armée d'Oaxaca, malgré leur noirceur, il y avait un Coeur parmi ces écorchés et ces parias. Il esquissa un sourire et s'essuya.


Toujours dans le plus simple appareil, il prit soin de coiffé sa barbe, de couper les poils revêche et de tresser quelques tresses. Il y avait de tout sur une petite commode, peigne, ciseau, parfum et tissu. Il en prit un pour se nouer les cheveux, puis attrapa les vêtements proposé et déposé là par les servants de Dame Mabaka. Il lui allait bien, la taille était parfaite et l'aisance excellente. Oui, il irait à Escalroth, cela paraissait un programme intéressant. En attendant, un dîner l'attendait, une frayeur l'étreigna encore, celle de ne pas trouver suffisamment à manger. Avant de partir, il attrapa un ciseau qu'il glissa dans sa botte, au cas où ses pressentiment du début de soirée se révélaient être vrai.


Citation:
1028 mots
- se prépare
- met un ciseau dans sa botte

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Mer 16 Aoû 2017 10:12 
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Ouesseort – Hôtel de la Fourchette d’Argent. (20h30)

    Les aventuriers ayant tous trois demandé des costumes pour le repas, ils furent gratitifés, une fois prêts, d’un colis posé devant la porte de leur chambre et signalé par trois coups polis sur celle-ci, sans que personne ne les dérange en personne.

    Sirat fut doté d’un costume rouge au surcot brodé d’or lui tombant jusqu’aux genoux et aux manches larges. Aussi élégant que confortable pour passer la soirée en de bonnes conditions.

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    Sibelle, elle, fut servie d’une robe longue. Moins confortable, donc, mais à l’élégance bien plus seyante, dans des tons rosés et or, et sertie d’un diadème.

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    Lorsqu’ils se furent parés de leurs atours, et qu’ils sortirent de leur chambrée pour aller dîner, ils croisèrent Nastya arborant un fort bel habit, elle aussi, même si elle semblait mal à l’aise, inhabituée à arborer de telles parures :

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    Elle se permit une précision à ses deux comparses avant qu’ils rejoignent la salle à manger.

    « Hem… Aucun commentaire, d’accord ? »

    Dans la salle à manger, il y avait plus de monde que plus tôt. Deux femmes et trois hommes étaient installés là vers le centre de la table, étrangement placés, laissant à chaque fois une place libre entre eux. Dame Elounh les accueillit et les plaça elle-même pour combler les trous. Ils ne seraient pas l’un à côté de l’autre à ce repas. L’occasion, un peu forcée, de faire connaissance avec la population locale. Et sans doute pas la moins dépourvue, au vu de leurs mines et habits. Ainsi, Sirat fut placé entre les deux demoiselles. La première, à sa droite, paraissait plutôt jeune. Fin d’adolescence, sans doute. Elle était parée d’une robe or et pourpre aux motifs délicats, et portait une fantastique coiffe associée sur ses cheveux d’obsidienne. D’étranges tatouages noirs marquaient son visage juvénile à la peau parfaite.

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    La seconde, à sa gauche, était une femme jeune aussi, mais faite adulte, cette fois. Elle avait la peau pâle et le port altier, arborait un diadème élégant attachant ses cheveux lactescents en chignon. Elle portait une robe bleue filée d’or. Des marques dorées sur son visage accentuaient le contour de ses yeux.

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    En face de Sirat se trouvait le plus vieux, sans doute, des trois hommes. Crâne chauve et air impérieux, dans des habits noirs, rouges et or au haut col. Il portait en tatouage sur le côté de son crâne une incompréhensible inscription.

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    Sibelle fut placée à sa droite, et son autre voisin semblait la copie presque conforme du premier, en version bien plus jeune. Même crâne rasé, même type d’habit noir, or et rouge à col montant, et même type de marques sur le visage, même si apparemment plus décoratives que significatives, cette fois.

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    Nastya, elle, fut placée à la gauche du premier, à côté du dernier invité de ce soir, un homme chauve, encore, à col montant, encore, mais vêtu dans des tons gris et bruns, cette fois. Son visage était, quant à lui, intégralement recouvert de tatouages textuels.

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    Tous les regards étaient posés sur les trois aventuriers qui venaient d’arriver. Et le silence était de plomb. Dame Elouhn s’en était rapidement repartie, en cuisine sans doute, et chacun attendait, vraisemblablement, que les nouveaux arrivants se présentent.



[Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (bonus longueur).
Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (arme de fortune) + 1 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 18 Aoû 2017 20:39 
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Sibelle venait tout juste de terminer de peigner soigneusement ses cheveux roux lorsqu’elle entendit frapper à la porte, trois petits coups discrets et non insistants. Par réflexe de guerrière, même si aucun danger ne se présentait à elle, Sibelle ramassa une de ses épées courtes, et vêtue que d’une serviette enroulée autour de son corps, elle s’approcha silencieuement de la porte et l’ouvrit tout doucement. Le corridor était vide de toute personne, mais au pied de l’ouverture était déposé un petit colis. Sibelle passa sa tête dans l’encadrement et vit que deux autres colis étaient également déposés près des portes des chambres de ses compagnons. Elle en déduisit rapidement qu’il s’agissait là des costumes proposés par leur hôtesse. L’hinionne ramassa donc le joli paquet emballé avec soin et disparut derrière la porte de sa chambre.

Après avoir déposé sa courte épée aves le reste de son équipement, sans empressement, mais avec une certaine curiosité, elle défit le petit paquet ficelé avec une délicate cordelette dorée. Elle découvrit alors une élégante robe dont les tons de rose et d’or s’accordaient très bien avec sa tignasse rousse et son teint pâle. L’hôtesse avait choisi judicieusement le costume idéal pour son invité. Sibelle toucha le délicat tissu soyeux entre ses doigts, le huma puis s’en vêtit.

Debout devant le miroir mise à sa disposition, coiffée, parfumée, légèrement maquillée afin de mettre en évidence ses jolis yeux noisette, elle regardait son reflet sans reconnaître la femme qu’elle y voyait. Dans cette magnifique robe qui lui avait été prêtée, elle n’avait plus rien de commun avec une guerrière, et ressemblait davantage à une jolie et fière femme du monde. Ayant une estime juste d’elle-même, elle était satisfaite de l’image qu’elle projetait, mais en se préférant tout de même dans des habits de combattante, qui s’avérait plus confortable et plus pratique pour les courses effrénées. Elle ajusta le délicat diadème doré sur sa chevelure détachée, puis se dirigea machinalement vers ses équipements, ramassa son ceinturon et s’apprêta à le fixer autour de sa taille lorsqu’elle se ravisa, réalisant l’incohérence de son geste. Tout en laissant échapper un petit rire nerveux, elle laissa tomber le lourd ceinturon et se dirigea vers la porte de sa chambre afin de la quitter. Mais elle n’avait pas encore touché la poignée, qu’elle tourna les talons pour retourner tout droit à ses équipements. Il n’y avait rien à faire. Même vêtue de la tête aux pieds, elle se sentait complètement nue sans son armure et ses armes. Après un petit moment d’hésitation, sachant très bien qu’elle ne pouvait se présenter à l’invitation avec ses épées, elle s’empara de sa légère dague effilée et la noua à sa ceinture toute en prenant soin de la dissimuler sous les voiles de tissus superposant sa robe. Se sentant à présent dans son élément, elle sortit enfin de sa chambre presqu’en même temps que l’élégant humoran. La bête en colère s’était métamorphosée en un bel félin à la barbe taillée et aux cheveux tressés par endroit. La guerrière ne put s’empêcher d’admirer l’élégance de son compagnon dans son distingué habit d’apparat rouge brodé d’or et doté de larges manches soulignant sa silhouette musclée et se complétant par de longues bottes noires.

Sibelle sourit à Sirat et accepta son bras pour la conduire jusqu’à la salle à manger. Peu de temps après, Nastya, vêtue d’une raffinée robe verte, les rejoignit, les sommant de ne faire aucun commentaire sur son allure, ce que respecta Sibelle.

Une fois arrivée dans la somptueuse salle, Sibelle découvrit que cinq autres invités avaient déjà pris place à table, deux femmes et trois hommes, tous distingués et exhalant une certaine opulence. L’hôtesse accueillit les trois aventuriers et leur désigna chacun une place. Sirat eut la chance d’être placé entre les deux ravissantes femmes. À sa droite, se tenait la plus jeune des deux, tout juste adulte, elle se démarquait par ses yeux perçants et son épaisse chevelure noire en partie dissimulée par une coiffe s’agençant à sa robe rose parsemée d’or. À sa gauche, tout aussi ravissante, mais très différente était assise une jeune femme plus âgée de quelques années dont les yeux verts ornées d’or se mariaient bien avec sa chevelure opaline.

Les hommes, pour leur part, avaient comme points communs l’absence de cheveux. Leur crâne n’étant pas nu pour autant arborant différents tatouages.

Après leur avoir désignées nos places respectives Dame Elounh quitta la luxueuse pièce. Le silence y régnait et tous les yeux des invités étaient braqués sur les trois aventuriers. Afin de mettre fin à ce silence pesant et arborant toujours la même allure fière, y ajoutant même un sourire réservé, Sibelle fut la première à prendre la parole.


« Je me prénomme Sibelle. Je suis originaire de Yuimen, je fais partie des aventuriers nommés par le conseil d’Or afin de mener une enquête. Je suis bien contente de pouvoir partager un repas en votre compagnie. »

Sibelle ponctua ses mots d’un salut qui ressembla davantage à un salut militaire qu’à une révérence. Elle avait pensé mentionner la présence du chevalier Gasara dans leur troupe. Mais elle s’était ravisée. Ces gens n’étaient pas des chevaliers, et elle ne connaissait pas leurs sentiments envers ces hommes armurés et sans identités. Elle jugerait plutôt en cours de repas s’il s’avèrerait judicieux qu’elle mentionne ou pas son nom. Pour le moment, elle tenterait d’entretenir la conversation afin d’en savoir plus sur ces gens et les habitants de cette ville.

Sa présentation faite, et laissant à Sirat et Nastya l’opportunité de faire de même, elle se dirigea vers la place qui lui était assignée en passant d’abord à côté d’un homme d’âge moyen dont le crâne et le visage était recouvert de fins tatouages textuels. Elle prit enfin place entre les deux hommes habillés de rouge. Le plus âgé à sa gauche et le plus jeune à sa droite. Les deux hommes qui l’encadraient partageaient certaines similarités, et il ne serait pas impossible qu’il s’agisse du père et de son fils. Par contre, rien n’était assuré.

((( 1004 mots )))

(-camoufle une dague effilée dans ses habits.
-se présente à l’assemblée )

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 18 Aoû 2017 21:28 
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Des corbeilles de pains accompagnées de fromages et de charcuteries en quantité suffisante pour nourrir plusieurs convives étaient entreposés au fur et à mesure par Belliand. Des coupes pour un vin aussi sombre que son cœur étaient également disposées sur la petite table. Il ne toucha à rien pour l'instant, observant de biais son interlocuteur qui restait de marbre face à l'histoire qu'il lui narrait. Voyant que l'ouessien réfléchissait à ses réponses, le shaakt se servit un peu de ce vin rouge bordeaux écoutant avec amusement les premières paroles de ce chercheur et voyageur. S'excuser pour son manque de civilité était bien inutile envers un elfe noir, son peuple ne connaissait que la violence, le pouvoir et la corruption. Le respect était surtout dû aux nobles et en particulier à leurs matriarches, si bien qu'Endar se moquait qu'une personne lui manque de respect intentionnellement ou non.

Humant son verre et humectant ses lèvres du délicieux breuvage, l'archer-mage écouta le court récit concernant le passé d'Ouesseort, bien avant que la cité portuaire ne soit transformée en un vaste champ de ruines. Belliand n'avait pas été le témoin du génocide, puisqu'il se trouvait alors au cœur de l'antique cité de Messaliah. Endar comprenait mieux les circonstances de sa rencontre avec Charis. Une cité à présent aux mains des Cadi Yangin selon les dires du Conseil d'Or. Sa volonté de reconstruire après la guerre avait manifestement convaincu les ouessiens, mais les illuminés avaient oublié toute ouverture et intérêt pour le voyage. Rien d'étonnant à cela lorsque l'océan venait à vos portes, balayant vos vies, votre avenir.

A entendre Belliand, celui-ci paraissait être une partie neutre dans toute cette histoire, ne semblant peu porter d'intérêt pour l'Unique ou Naral Shaam. L'humeur du shaakt s'assombrit à l'écoute de ces noms, l'un et l'autre polluait l'atmosphère d'Aliaénon avec leur maudite guerre. Les guerres n'étaient pas pour lui déplaire, cependant l'elfe noir vit bien que cela ne pourrait les mener nulle part sur Aliaénon.

Il porta sa coupe à ses lèvres, laissant le liquide carmin couler au fond de sa gorge avant de déposer sa coupe sur la table. Belliand était pensif avant de reprendre le fil de ses idées. Il confirma les propos du chevalier d'Or en déclarant qu'il pourrait l'autopsier proprement dans sa cave après le repas. Si la dissection du cadavre pouvait lui apprendre plus sur le phénomène du réveil des Titans, il était toujours preneur.

Dévorant au passage quelques charcuteries accompagnées de tranches de pain, il entendit avec étonnement l'ouessien souhaiter qu'il l'accompagne vers les îles de Rocsombre. Endar pensait qu'il allait devoir jouer de plus de diplomaties pour le convaincre. Son interlocuteur enchaîna avec son avis sur les chevaliers d'Ouesseort lui donnant concrètement tort, sans doute avait-il raison en partie, il voyait mal comment une telle cohabitation pouvait durer s'il y avait en effet du grabuge. Son désintérêt pour le Sans-Visage était au contraire plus étonnant, cependant le shaakt partageait également ce désintérêt, même si pour l'heure, ses yeux étaient tournés vers cette déité.

Réfléchissant soigneusement aux questionnements qui l'agitaient, il finit par quelques minutes par les formuler oralement.

- J'aurais aimé rencontrer Loss'Thern, après tout une partie de son âme continue à vivre dans cet arc métaphoriquement parlant. Si je comprends bien, la chute d'Ouessort s'est déroulée il y a de cela plusieurs siècles.

Ceci indiquait déjà que le shaakt d'à peine un siècle était beaucoup plus jeune que les ouessiens en règle générale. Haussant légèrement la voix suite à l'intérêt qu'il portait à Ouesseort, il demanda tout de go:

- Qui dirigeait la cité à l'époque, Clirley, Loss'thern ? Aviez-vous des relations avec d'autres peuples, comme les elfes de l'antique cité d'Hoto-Huss qui fut détruite par les mêmes géants de pierre des îles Rocsombre ?

Belliand lui répondit que depuis toujours Clirley Xissirant dirigeait les ouessiens, Loss'Thern n'étant qu'un soldat devenu un héros suite à la chute des siens. Cela indiquait que Xissirant pouvait avoir plusieurs siècles au minimum voire plusieurs millénaires d'existence, autant dire que de son existence garantissait la survie des siens. Concernant leur proximité avec les autres peuples, les ouessiens d'antan étaient aussi méfiants que ceux d'aujourd'hui.

Changeant de sujet, le shaakt s'enquit à propos des habitants.

- Ne connaissant que les Illuminés de Nagorin, j'étais assez surpris de trouver des ouessiens dépourvus de bandeaux au niveau des yeux. Est-ce un rituel réservé à des membres éminents de la communauté ?

L'elfe, poussé par son audace, chercha à en apprendre plus sur ce rituel, ses yeux brillant d'une lueur d'intérêt.

- Est-ce qu'un étranger, comme moi par exemple, pourrait demander un tel rituel s'il se montrait digne de votre peuple ?

La question sembla désarçonner Belliand et même le heurter, évoquant un rituel réservé à ceux s'ouvrant au savoir et s'intéressant à l'histoire profonde de ce monde. Il s'agissait d'un secret absolu apparemment vu l'effet que cela faisait sur son interlocuteur qui parlait d'un rituel très secret et très peu agréable à supporter à ce que comprit le shaakt. La douleur était une partie plaisir pour lui, mais Belliand semblait fermement opposé à son idée, arguant qu'une telle demande n'a jamais été formulée et qu'il doutait vu l'enfermement des illuminés de Nagorin que la réponse puisse être positive. Effectivement, pourtant cela pourrait lui être utile pour la suite. Tuer l'avatar à Nagorin était à présent la priorité s'il voulait pouvoir convaincre Xissirant.

Endar hocha simplement la tête pour signifier qu'il avait compris avant d'embrayer sur d'autres problématiques.

- Sachez que je me réjouis de votre présence à mes côtés, enfin je pourrais travailler main dans la main avec un ouessien. De combien de navires, de vivres pour le voyage et d'hommes pourrions-nous disposer pour une expédition d'une telle envergure ?

De nouveau, sa formation militaire reprenait le dessus. Être un héros ne signifiait pas prendre des risques inconsidérés ni foncer dans le tas après tout. La réponse de l'ouessien était sommaire mais l'expédition paraissait pouvoir partir sous les meilleures auspices, hormis un manque de navires. Endar se demanda où était passé la flotte de Vallel, mais n'en fit pas part à l'ouessien, préférant demander, sans espoir néanmoins, si l'ouessien avait une idée de ce qui les attendait.

- Avez-vous quelconques informations sur l'océan Thallerique et ses dangers, mis à part les Titans qui le peuplent ? D'anciennes cartes maritimes ou autre chose pouvons-nous aider pour ce périple ?

Ce à quoi Belliand répondit que nul ne savait si les îles existaient réellement ni ce qui se trouvait au-delà des flots déchaînés de l'océan Thallerique. Des batailles à l'horizon ? L'elfe noir était partant. Si l'elfe pouvait atteindre les îles, cela allait sûrement être un exploit mémorable, un exploit qui pourrait donner à réfléchir à Clirley Xissirant. Il restait persuadé que les illuminés devaient s'ouvrir à ceux peuplant Ouesseort et que les savoirs des ouessiens combinés à ceux des autres peuples pourraient créer un meilleur Aliaénon, mieux que l'ancien sous la coupelle de l'Unique, mieux que le nouveau sous la férule de Naral. Songeant aux illuminés et à la précédente réaction du chercheur envers Triman, il lui demanda un peu abruptement:

- Triman et vous, ce n'est pas une longue histoire d'amour, j'ai cru comprendre, cela remonte-t-il avant la destruction d'Ouessort et pourquoi de telles relations entre vous deux ? Est-ce dû à son caractère ou à sa position auprès de Clirley Xissirant ?

Belliand haussa les épaules et lui répondit qu'il ne le connaissait pas vraiment, qu'il ne pouvait ou voulait point le juger. Selon lui, le problème résidait quant au fait que les illuminés souhaitaient le retenir à Nagorin, lui et tous les autres ouessiens. Il ajouta qu'il était un chercheur, un aventurier et non un fanatique sédentaire.

L'assertion fit tressaillir Endar qui ne s'y attendait pas, cependant son interlocuteur appuya ces mots par un sourire signifiant qu'il plaisantait. Endar laissa un fin sourire pour répondre à cette plaisanterie, plus par respect qu'autre chose. Se rendait-il compte que pour le Conseil, les Illuminés de Nagorin apparaissaient comme cela ?

Cette réplique éveilla un plus profond intérêt concernant la relation entre Clirley et son peuple.

- J'aimerai mieux connaître votre peuple, je souhaite dépasser cette méfiance mutuelle entre les Illuminés et les étrangers. Vous disiez être à l'origine un peuple curieux, aimant la découverte de l'inconnu. Est-ce que vous pourriez me parler un peu du lien qui semble unir les ouessiens avec votre guide ?

Belliand semblait ne pas comprendre d'où il voulait en venir, signifiant juste que Clirley était leur souverain et un mentor pour lui et les autres illuminés. Cependant le rôle semblait atroce, aucune matriarche ne se serait ainsi abaissée à rester pendant des siècles, menottée à leur étude, enfermée dans leur tour d'ivoire.

Satisfait de la réponse, il s'enquit des commodités du voyage et des principales ressources qu'ils pouvaient dénicher:

- Une humaine voyagera avec nous, c'est une bonne combattante bien que peu habituée à ce monde. Aimeriez-vous qu'un ouessien nous accompagne, une personne en qui vous avez totalement confiance ?

- Concernant les richesses de ces potentielles îles, je crains un peu la réaction des Illuminés à mon égard puisqu'ils gardent secrètement leurs savoirs interdits. Si je trouve un secret de ce monde par nos trouvailles, est-ce que je risque le courroux de Clirley si je l'utilise personnellement ?

En effet, courroucer le guide était une très mauvaise idée. Concernant sa première question, Belliand affirma que certains chevaliers étaient ouessiens, de ce fait il leur faisait confiance. Concernant sa seconde question, il sembla s'emporter déniant la propriété des illuminés sur tout le savoir concernant Aliaénon, mais parut intriguer quant à ce qu'il recherchait. Le shaakt, pensif, ferma un instant les yeux avant de répondre à son interrogation.

- En premier lieu, un moyen de libérer les illuminés de leur mission, me permettant ainsi de pouvoir enfin fouler à nouveau la cité et m'entretenir avec votre mentor. En second lieu, un savoir me permettant de protéger tous les peuples d'Aliaénon et leur particularité, rien de moins, rien de plus, car l'Unique et Naral ont montré leur incapacité à construire un monde meilleur.

Finissant sa coupe, il semblait prêt à passer à la suite du programme.

- Avant que nous essayons de découvrir les mystères affectant les créatures d'Aliaénon, aimeriez-vous connaître certaines choses sur moi, sur mon peuple ?

Le savoir contre le savoir, cela avait toujours été le fonds de commerce du shaakt.

(1853 mots)

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 19 Aoû 2017 03:55 
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Son costume, un surcot carmin, brodé de filament ambre, lui collait parfaitement à la peau. Il sortit de sa chambre avec élégance, ses nattes balayant le tissu et l'air moite du couloir. Peu habitué à tant d'élégance, il passa quelques secondes à essayer de se regarder dans son ensemble. C'est alors qu'elle quitta sa chambre, la flamboyante guerrière, c'était métamorphosé, un diadème serrant sa chevelure et une robe longue corail au bustier mordoré épousait ses formes avec volupté. La maître d'armes, bien que ravissante, semblait peu habitué et peu enclin à s'étaler sur sa personne.

On put lire cependant une admiration respective à l'égard de la transformation de son compagnon d'aventure. Elle lui attrapa le bras, drapant son visage d'un sourire facétieux, inattendue pour l'humoran, mais qui se laissa faire avec plaisir. Une autre porte s'ouvrit et ils découvrirent Natsya, la brune revèche, s'était laissé dompter et malgré une gène apparente, une robe jade oréoler de vague turquoise ornait un corps athlétique et sensuel qui jusqu'alors c'était enfermer dans son armure. Elle leur demanda fermement de ne faire aucun commentaire. Sibelle respecta cela, mais Sirat ne put s'empêcher dans faire un aux deux femmes.

Vous êtes parfaites mesdames, aussi belles que dangereuse une arme à la main.

Ils descendirent, lentement les marches qui les séparaient de la salle à manger. Là-bas dame Makaba les attendait, les couverts étaient dressés et autour d'eux cinq personnages disposés de manière qui ne laissait pas à nos héros la possibilité de faire bande à part. Alors que Sirat perdait son fugace rictus pour une moue plus sérieuse, Sibelle prit les devants, fidèle à son caractère. Leur hôtesse leur indiquait leur place. Avant que Natsya s'en aille. Sirat l'attrapa par le bras et lui murmura.

Vous vous souvenez de notre conversation sur l'elfe noir, vous m'avez répondu que nous formions un groupe. Pourquoi alors nous a t'il abandonné ? En tout cas, nous sommes tous les trois là pour affronter cela...

Il jaugea le buffet et ses invités.
Il espérait, qu'elle repense à sa proposition, plus que tout, il allait avoir besoin d'oreille et de main prête à l'aider au cas où. Le cas échéant, tout lui apparaissait de manière brouillonne, mais il savait quand tissant des fils à la manière d'une araignée à un moment ou un autre une possibilité se créerait. Il la laissa aller s'asseoir et prit la place qui lui était désigné.

Entre deux femmes, sur sa droite une adolescente, à la beauté juvénile, les seins naissant, la chevelure bouclé noire surmontée d'une coiffe couleur incarnate tissée de bande ambrée, comme sa robe. Son visage candide, opalescent était maquillé de trait ébène. Une fleur exotique pourpre et blanche, parait son épaule et dégageait une odeur raffinée.À gauche, une femme adulte, la vingtaine, les cheveux lactés noués en chignon, trônaient serré d'une couronne d'or sur une tête maigrelette et hautaine. Ses yeux cernés de suie étaient accentués par des pailette or s'en écartant. Elle tenait son petit corps et sa poitrine en forme de poire dans un corsage compact fait d'écaille bleu sombre et maillé de pépite.

En face de lui, un homme le crâne chauve tatoué, le regard froid et presque plus méprisant que la princesse de sa gauche, le toisait dans son costume de dignitaire rouge à col long. Sibelle était à sa droite et Natsya à sa gauche. À l'extrême gauche du zélote, se trouvait un simulacre plus jeune du général sourire, le visage bariolé de ligne tribale comme son père et le costume étouffant un tête guindé. À l'extrême droite, et c'est de là que vient souvent les appartenances les plus douteuses et les plus dangereuses, se trouvait un quarantenaire, plutôt gras, le double menton sirupeux, les yeux dégoulinant de sournoiserie les épiant de biais. Sa peau huileuse était recouverte d'un texte picté dans un langage inconnu. Sirat était plutôt tendue, et cela, ressemblait plus à un cauchemar qu'un réel dîner dans un hôtel.

Il attendait le moment ou l'un des trois hommes sortent un hache pour découper la tête d'un enfant tout juste tuer et sanguinolent aporté sur un plateau. Mais il n'en était rien, juste un fil étrange, une tension sinistre recouvrait l'atmosphère alors que personne ne bougeait.

Sibelle prit la parole, se présentant de manière franche et directe. Alors que Sirat un regard vers Natsya puis Sibelle plaçait sa main sur son genou, à mi-distance de son arme de fortune qui logeait dans sa botte.

Tendue, mais donnant le change, il prit la suite de son amie.

Je m'appelle Sirat Ybelinor.

Il ne savait pas trop pourquoi il avait donné son nom, mais il l'avait fait comme un réflexe dans ce genre d'endroit ou l'étiquette compte. Lui, qui finalement en tant que bâtard n'en avait aucune de droit.

On m'a beaucoup vanté les mérites de cette taverne

Pouvais ton considéré la patronne comme partiale vis a vis de son propre établissement, nul ne le savait et à vrai dire il avait dit plus cela pour meubler la suite de sa phrase qu'il trouvait vide de sens.

Citation:
631 mots
- rappel insidieux de la proposition à Natsya (devenir son espionne)
- présentation
- position prêt à dégainer au cas ou ^

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 20 Aoû 2017 11:01 
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Ouesseort – Hôtel de la Fourchette d’Argent. (20h35)

    Nastya, si elle avait prévenu qu’elle n’accepterait aucun commentaire, parut néanmoins flattée du mot que leur accorda Sirat. Lorsque celui-ci, en revanche, l’attrapa par le bras, il put voir dans le regard farouche de la jeune femme qu’elle n’appréciait guère se faire toucher de la sorte. Elle reprit brusquement vers elle son bras, perdit son sourire et répondit sèchement à l’humoran.

    « Il est parti en avant parce que nous avons préféré nous laver que de le suivre. Quand cesserez-vous de voir en le moindre de ses actes une trahison ? »

    À son tour, Nastya se présenta aux invités, imitant ses compères.

    « Je suis Nastya, aventurière de Nosve… heu… de Yuimen. »

    Elle ne semblait pas à l’aise avec les bonnes manières et l’étiquette. Et malgré sa grande élégance, elle se déplaçait étrangement dans sa robe, comme si ses mouvements étaient gênés. Elle n’avait pas l’habitude de tels atours. Lorsqu’ils furent installés, l’aîné de la table prit la parole à son tour, plantant ses yeux dans ceux de Sirat, qui lui faisait face, sans paraître calculer les deux femmes à ses côtés.

    « Je suis Yorhy Ellanieh, et voici mon fils, Yorah Ellanieh, ainsi que ma future bru, Clarelle D’Ellissan. Et voici le sieur Petr Raventein et son épouse, Lady Tarla Raventein. »

    Il avait désigné dans l’ordre le jeune homme à son côté, la jeune femme aux cheveux noirs, puis l’homme au crâne chargé de texte, et en dernier la femme à la chevelure opaline. Toujours sans quitter Sirat des yeux, l’air à la fois posé et impérieux, il poursuivit.

    « Sirat, vous dites… N’est-ce pas là le nom de l’un des Sauveurs d’Aliaénon ? Voilà qui ajoute une plus-value notable à cette table, quand bien-même vous ne seriez à la base qu’un aventurier sans titre. Vous nous honorez de votre présence, ser. »

    Apparemment, il ne calculait vraiment pas les deux femmes. Nastya l’en savait sans doute gré, tentant de se faire la plus discrète possible, bien que la femme au diadème en face d’elle la regardait intensément, mais qu’allait-il en être de Sibelle ? L’aîné de la table poursuivit.

    « Pardonnez-moi de vous corriger, ser, mais nous ne sommes guère des naufragés de sombres tavernes. Il s’agit ici d’un hôtel de luxe, à la pitance d’une qualité inégalée. Alors, dites-nous, ser, ce qui vous amène en notre belle ville ? »

    Ils devaient s’attendre, bien sûr, à quelques questions de ce type. L’hôtesse de la maison arriva avec des coupes remplies d’un vin blanc pétillant brut, qu’elle posa devant tous, ainsi que divers amuse-bouche confectionnés avec soin.


[Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (lame cachée) + 0,5 (présentation complète) + 1 (bonus longueur).
Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (question à Nastya) + 0,5 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 20 Aoû 2017 11:16 
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Ouesseort – Maison de Belliand (20h).

    Belliand opina du chef face aux conclusions d’Endar de leur discussion. Plus par automatisme qu’autre chose, sans doute. À la proposition de l’elfe noir d’en apprendre plus sur les siens, il fit une mine réflexive, avant de rétorquer :

    « Les vôtres ? J’ai bien une question sur les vôtres, oui. Certaines rumeurs disent que dans la Lande Noire, du côté d’Arthim’Olth, errent désormais, en sus des êtres verts et musclés, des elfes à la peau aussi sombre que la nuit. En savez-vous quelque chose ? A part ça, je m’intéresse surtout à vous : si vous me contiez votre histoire, Endar ? Ce qui vous a mené, depuis votre naissance, jusqu’à fouler ce monde si lointain du vôtre. »

    Il semblait réellement intéressé par cela.


[Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (aparté) + 0,5 (proposition) + 1,5 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 20 Aoû 2017 16:26 
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Natsya prit mal le rappel de l’humoran. Lui arguant qu’il n’en était rien et qu’il voyait le mal partout. Sirat leva les yeux au plafond, il connaissait le bougre et l’avait vue à l’œuvre, mais la naïveté était un trait caractéristique de la guerrière du nord. Elle était plus apte à affronter, physiquement un adversaire que de se défendre ou d’anticiper les manipulations. La voir s’installer gauchement, errant dans son rôle n’était qu’un symptôme de plus qui trahissait ses origines. Elle bégaya sa présentation et retourna au silence. Elle allait grandir, la vie allait lui faire savoir, intérieurement Sirat espérait simplement que les cloches ne sonnent pas trop fort pour la jeune femme. Après sa brève présentation, l’homme en face de Sirat ouvrit sa bouche et d’un ton glacial se présenta et fit de même pour l’assemblée. L’air était frais et pas seulement par l’absence de foyer dans la cheminée. Les flammèches des chandeliers vacillaient comme percuter par l’infinitésimale tourmente qui étouffait l’auditoire. De sa voie terne et caverneuse, il perça cette ambiance en érection, s’adressant à Sirat, les yeux dans les yeux.

Il s’appelait Yorhy Ellanieh et à droite de Sibelle se trouvait son fils Yorah, celui-ci était apparemment fiancée à la jeune fille à la droite du zélote, Clarelle D’Ellissan. Le gros porc à la mine grasse se nommait Petr Raventein et son épouse, la femme aux cheveux fantomatique, Lady Tarla Raventein. Il avait ignoré, volontairement ou pas, sibelle et Natsya. Sirat n’était pas sûr que cela n’agace pas ces deux amies, bien qu’il craignait plus une réaction de la demi-elfe, la nordique garrottant chez elle la moindre réponse.

Son regard sec était collé sur l’imposant colosse. Il nota qu’il y avait un sauveur d’Aliaénon qui se prénommait Sirat, si c’était lui cela ajoutait un gain certain à la qualité de ce repas, et même si cela n’était pas le cas, il était honoré de leur présence. Il prêchait le faux pour connaître la vérité, une pratique esseulée, mais le sauveur d’Aliaenon n’avait rien à caché, il n’apportait juste pas d’importance à ce titre. Il haussa les épaules, l’écarlate surcot attrapa la lumière pour la réfléchir se parant de mille dégradé purpurin.

Je suis bien, ce Sirat, mais un titre n’est qu’un ruban, un ornement bien pompeux et qui surcharge une présentation. Il ne suffit pas de se mettre une plume dans le cul pour ressembler à un coq.

Il s’adossa un peu plus sur son siège, qui offrait une assise réellement agréable, afin de prendre l’espace et de répondre a l’examen méticuleux de son interlocuteur.

Ces deux femmes, il désigna d’une œillade Sibelle et Natsya, sont les plus fines aventurières de Yuimen, par leur valeur et leur courage elles valent cent hommes et milles étiquettes ronflantes. À choisir, à votre place, je ne m’y tromperais pas entre un des Sauveurs et ces deux-là.

Il en rajoutait, mais simplement pour peser dans la balance et rendre l’équité qui devait être. Il ne tirait aucune fierté des évènements d’antan. Il était un serviteur zélé et pour cela, il savait s’effacer en faveur du destin. Il avait le souhait secret d’éteindre le feu, qu’il supposait naissant dans le cœur de Sibelle.
Elle l’avait empêché de déborder, il ne devait pas rendre ses efforts vains, même si pour cela, il devait la protéger d’elle-même.

En patriarche Yorhy Ellanieh continua de parler de sa voix un peu hautaine. Il corrigea Sirat, sur ses propos désignant l’établissement, il rappela que c’était là un hôtel de luxe et lui demanda ce qu’il faisait dans leur belle cité. Étrangement, l’humoran s’était imaginé tout les Ouessiens les yeux bandés, mais cela était une lamentable erreur. Leur peuple semblait bien plus disparate que les simples illuminés de Nagorin, qui devait être comme une sorte de caste évangélique.

Voilà que le colosse prenait son rôle plus au sérieux et même avec un brin d’amusement. Il était comme Natsya peu à l’aise avec ce genre de réception. Là ou Sibelle avait ce côté frondeuse lui avait sa nature provocatrice qui l’aidait largement à compenser la gêne à l’inverse la nordienne était timide.

Taverne, hôtel, auberge, gargote… L’important c’est de s’y sentir bien. Et j’avoue être très bien entouré, il esquissa un sourire charmeur en direction de la jeune adolescente. Votre fils est un homme chanceux, vous êtes pétillante mademoiselle. Si j’avais dix ans de moins…

La Jouvencelle n’était pas son habitude, mais il voulait tester ses soupçons sur le statut donné à la femme dans leur société, épier la réaction des hommes face à son numéro pouvait lui apporter des informations précieuses. Il revint à son interlocuteur

Mon amie Sibelle, vous l’a dit, nous sommes mandater par le conseil d’or afin d’enquêter sur les troubles résultant de la grande guerre et de ce fait sur le sans-visage. Nous revenons de Nagorin, ou nous n’avons pu entrer et nous venions voir ser Belliand.

L’hôtesse, ses seins galbés, engoncé dans sa robe d’or, apporta des mets délicatement présenter sur des plats d’argent et une boisson étrange, ressemblant à un vin ambré frémissant. Sirat prit une des coupes, apporta la liqueur à sa bouche, goûtant une première fois à cette sensation brute et âpre dans son palais. Émousser et attirer, il ramena alors la flûte pour une gorgée de plus et reprit.

J’avais déjà visité Ouessort, mais la cité n’était que ruine. Ce qui a été fait en cinq ans est remarquable.

Il attrapa un petit gâteau en forme étoilé recouverte d’une larme crémeuse couleur saumon et n’en fit qu’une bouchée.

Vous parler de votre cité, pourquoi donc loger vous à l’hôtel, n’avez-vous pas de maison ici ? Si vous êtes bien tous d’ici ? J’imaginais tous les Ouessiens les yeux bandés, quel ignorant je fais, je vois que vous avez des tatouages cela vous distingue-t-il de ceux de Nagorin ? J’avoue finalement en connaître bien peu sur vos us et coutumes, j’espère que vous pourrez combler mes lacunes si cela ne vous dérange pas.

Citation:
714 mots
citation : « Il ne suffit pas de se mettre une plume dans le cul pour ressembler à un coq. » (Fight club)

- valorisation des ses deux compagnes de routes
- charmé la gamine
- questions

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