Sibelle s'empressa de poser d'autre question sur le sommeil des invités, apparemment elle mélangeait ce que Sirat avait compris comme une stase méditative, un coma et une sieste. Cela énervait le dynaste de la table qui changeait son comportement chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. Pour l'humoran, il n'avait pas la même attitude, plus à l'écoute, plus équitable dans la discussion. Pour la rouquine, il n'avait qu'un lot de soupirs et gesticulation nerveuse et dédaigneuse.
Leur hôtesse apporta dans des plats en argent nervuré de dessin, l'entrée. Joliment présenté, recouvert d'une coulée purpurine, des pâtes étaient parsemées de copeaux de crustacés malte et rubicond. Leur chair moelleuse s'extrayait en bourgeon de leur carapace rependant leur odeur. Le tout était recouvert d'un fin tapis de flocon de fromage ivoire accompagné de pépite ovale couleur havane.
Les arômes qui s'en dégageaient titillaient déjà les sens et les glandes salivaires des convives qui bien qu'inconsciemment rêvait déjà d'engloutir ces victuailles.
Clarelle, qui avait des yeux brillants en regardant Sibelle et ce qu'elle représentait : une femme indépendante, sur d'elle, et ce, malgré la retenue qu'elle s'imposait, tenta de répondre aux interrogations de la semi-elfe. Elle expliqua qu'il était normal et de bon aloi dans la société d'Ouessie que la femme écoute et se taise en présence de l'homme. La curiosité n'était pas permise et mal vue, les femmes devaient plutôt à l'inverse valorisé leur époux et les accompagnés dans leur démarche, en contrepartie elles bénéficiaient de leur protection et de leur gentillesse.
La gentillesse n'était pas quelques choses qui se monnayait pour l'humoran, si on aimait l'autre.
De mémoire, il y avait des endroits semblables dans le mode de vie sur Yuimen, bien qu'ils étaient minoritaires.
Alors qu'elle allait répondre sur le sommeil, Yorhy la coupa, il chassa d'un geste de la main les paroles de ces femmes qui ne restaient pas à leur place et posant son regard sur Sirat reprit.
On devait, plus parler de stase, une léthargie provoquée par la destruction de la première Ouessort. Les illuminés avaient surveillé leur corps dans les sous-sols des monts jumeaux de Nagorin. Ils devaient patienter pour que le moment venu, ils reconstruisent leur cité. Mais triman et ses semblables c'était éloignés de leur version d'origine et garant de leur passé.
Alors qu'il allait servir sa voisine Pietr lui répondit. La goutte du nectar jouait sur les bords du précipice du carafon quand il le stoppa. Il voulait servir sa femme et confirma qu'ils étaient amis de longue date avec la famille Ellanieh. Sirat obtempéra, dubitatif, il jaugea la blonde baisser la tête sans rien dire. Elle ressemblait à un animal abandonné, battue, prit dans la roue d'une fatalité sans nom, qu'elle acceptait. Alors qu'elle lui semblait hautaine au début du repas, les révélations sur ses conditions de vie et son mutisme, la faisait apparaître différemment.
Sibelle ne se laissait pas désarçonner, elle n'était pas du genre à baisser la tête. Un rodéo s'était engagé et l'opiniâtre guerrière ne comptait pas partir sans quelques coups dont elle avait le secret. Avec désinvolture, elle demanda au sieur Ellanieh s'il pouvait l'accompagner dans sa visite de la ville. Sirat esquissa un rictus, inquiet. Il attrapa l'assiette de Sibelle pour la servir et essayer de capter son regard.
Sibelle, il me semble que c'est un peu... Cavalier...Il déposa les victuailles devant elle et se servit lui-même une part bien conséquente tout en captant le regard de leur principal interlocuteur.
Excusez mon amie, vos coutumes son extrêmement différentes des nôtres. Sur Yuimen, les femmes sont nos égales et il n'est pas rare dans certaines régions de les voir même au-dessus des hommes. Un de nos aventuriers qui nous accompagnait, doit rendre des comptes à ses matriarches. Alors ne vous offensez pas quant à sa demande et jugez là avec attention comme vous le feriez avec moi par exemple. Voyez en elle « un ambassadeur » d’un autre monde.Il prit soin de remplir son verre et fit de même avec toutes les flûtes vides de la table.
Il y a les femmes il y a les hommes Pour tous les hauts, il y a des bas. Pour chaque carré il y a un rond. Pour un court, il y a un long. C’est ce qui fait que tout tourne rond !Il descendit son verre d’un trait. L’alcool n’avait pas de prise sur lui, ou peu, et cela, depuis jeune. Une caractéristique raciale peut-être, le tout était de savoir qui du code génétique woran ou de l’humain lui avait donné ce présent. Il en avait fait son affaire et en avait usé et pas toujours à des fins loyales. Un sourire aux lèvres il reprit.
Donc vous étiez dans les catacombes de Nagorin, c’est fascinant. Si vous avez dormit tout ce temps, il n'y a pas eu de naissance, y en a t'il eu depuis votre réveille? Comment avez-vous fait pour en sortir ? Vous parlez des illuminés comme s'ils étaient souillés, c’est à cause de leur obnubilation pour le sans visage, enfin ce qui les en a détournés ? désoler pour ces questions mais l'alcool me rend volubile.Citation:
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citation : « Pour tous les hauts, il y a des bas. Pour chaque carré il y a un rond. Pour un court, il y a un long. C’est ce qui fait que tout tourne rond ! » (Merlin l’Enchanteur – C’est ce qui fait que tout tourne rond)
- appuie et aide pour la demande de Sibelle
- pousser à la consommation pour délier les langues
- question