L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Lun 21 Aoû 2017 05:55 
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Sirat se présenta presqu’immédiatement après Sibelle. Cependant il fut beaucoup plus bref, se contentant de mentionner seulement son nom, sans parler de ses origines, ni du but de leur visite sur Ouesseort. Puis vint ensuite le tour de Nastya, qui fut très brève elle aussi, mais dans son cas, la timidité en était évidemment la cause. Elle ne semblait pas du tout confortable, ni à son aise dans cette robe luxueuse qui lui allait pourtant si bien.

Lorsqu’ils eurent tous pris place à la table, l’homme assis à la droite de Sibelle, sans aucun doute l’aîné du groupe se présenta et fit de même pour les quatre autres convives. Il se prénommait Yorhy Ellanieh et le jeune homme à la gauche de Sibelle, était bien son fils comme elle l’avait supposé. Tout comme les habits et l’allure, son patronyme, Yorah était très similaire à celui de son père. La plus jeune femme, celle qui faisait face à Sibelle, se nommait Clarelle et épouserait prochainement le jeune Yorah. Les deux derniers s’avéraient mari et femme, Petr et Tarla Raventein.

Les sourcils de Sibelle au départ détendus se froncèrent à mesure que la présentation s’avançait. Non pas que les noms étaient trop nombreux ou qu’ils étaient difficiles à retenir ou à prononcer, mais bien parce que la guerrière avait l’impression que cet homme d’âge mûr n’avait d’yeux que pour Sirat. Son regard était planté dans celui de l’humoran et il ne s’y délogeait pas. Contrarié, Sibelle se pinça les élèves et ne dit mot.

(Son geste est peut-être involontaire) Tenta-t-elle de se convaincre

Puis sans quitter des yeux le compagnon d’armes à l’épaisse chevelure, il ne s’adressa une fois de plus qu’à lui, reconnaissant en Sirat le sauveur d’Aliaénon. Soulignant ce titre, tout en exprimant tout l’honneur que l’humoran leur faisait d’être présent à cette table.

Les poings de Sibelle se serrèrent et elle prit une profonde inspiration et tâcha de l’expirer discrètement et lentement afin de reprendre son calme. Sibelle n’avait plus de doute, il les ignorait volontairement, ce dont la belle hinionne n’avait pas l’habitude. Non pas qu’elle était jalouse ou vaniteuse, mais elle jugeait qu’un minimum de savoir-vivre aurait été de les saluer et de leur sourire.

Sirat répondit à l’homme en balayant du revers de la main, son titre de Sauveur que le hautain Yorhy Ellanieh venait de souligner. Humble, l’humoran considérait ce titre fort pompeux. Ayant lui aussi remarqué l’affront que le ser Ellanieh avait fait à ses compagnes, Sirat lui rappela leur présence en soulignant leurs faits d’armes et en vantant effrontément leur courage et leur savoir-faire. Bien qu’elle fût consciente de l’exagération à outrance des qualités guerrières que leur prêtait Sirat, elle lui en était tout de même reconnaissante. Ce qui eut pour effet de l’apaiser…légèrement.

(Reste calme Sibelle, il ne faut pas faire de nouvel esclandre, reste calme, respire, il ne faut pas créer de scandale, reste calme respire…)

Alors que Yorhy rappelait à Sirat que l’établissement qui les accueillait n’était pas une vulgaire taverne, mais un hôtel de luxe, ce dernier répondit que l’important était de bien s’y sentir. Et il renforça ses propos en flirtant avec la jeune fiancée précisant qu’il l’avait trouvait bien séduisante.

Motivée par la colère qui grandissait en elle ou par son esprit de déduction, Sibelle se demandait ce qui pouvait justifier un tel comportement de la part de cet homme. Puisqu’elle n’était pas invitée à parler, ou plutôt tout à fait invisible aux yeux de l’homme, elle observa les deux autres femmes et remarqua que Lady Tarla Raventein fixait intensément la jeune Nastya.

Puis, comme s’ils n'étaient que deux dans la pièce, le prétentieux aîné de la tablée demanda à Sirat la raison de sa venue dans leur cité.

(QUOI ?)

Les yeux de la belle devinrent ronds comme des yus et elle fixa Sirat, sentant ses joues rougir de colère. Sirat connaissant suffisamment Sibelle pour deviner sa réaction devant un tel affront précisa sans détour à ser Yorhy que la guerrière avait déjà répondu à cette question, et qu’ils étaient mandatés par le conseil d’or afin d’enquêter sur les troubles succédant à la grande guerre.

La guerrière avait épuisé toute sa patience, elle ne put garder le silence plus longtemps.

(Ce petit jeu se joue à deux cher monsieur !)

Plantant son regard dans celui de sa vis-à-vis, la jeune femme promise à Yorah Ellanieh, elle entama la conversation, sur un ton légèrement plus haut qu’à son accoutumé, la voix un peu chancelante due à la colère contrôlée.

« Heureuse de vous connaître dame Clarelle Elysian. Contrairement à mon compagnon Sirat, je n’avais jamais visité votre cité. Mais il m’avait raconté que les Ouessiens portaient un bandeau sur les yeux et que leur vision était bien supérieure à la nôtre, simple Yuimeniens. L’intelligence courte croit tout voir, parce qu’elle reste les yeux ouverts ; l’intelligence supérieure consent à fermer les yeux, parce qu’elle aperçoit tout en dedans. Donc, vous comprenez ma surprise de voir vos yeux à découvert. Des yeux d’un noir profond que mon compagnon trouve très joli d’ailleurs. »

Sibelle s’accorda un petit répit laissant à la jeune dame le loisir de répondre. Parler ainsi l’avait un peu calmée, elle avait l’impression de riposter d’un coup d’épée franc à l’outrage que lui avait fait l’aîné en adoptant le même comportement que lui. La vengeance rongeait la guerrière.

L’hôtesse choisit ce moment pour apporter rafraîchissements et gourmandises. Mais Sibelle n’y toucha pas pour le moment, elle avait toujours les poings serrés sous la table, elle craignait que le tremblement de celles-ci dévoile sa contrariété dissimulée.

« Comme le souligne mon ami Sirat, nous ne connaissons pas vos coutumes, et il serait apprécié que vous nous renseignez à ce sujet. Nous comptons visiter votre belle ville et y rencontrer des gens, et y séjourner quelque temps, le temps d’avancer dans notre enquête, il serait fâcheux que nous commettions des impairs. »

Elle venait tout juste de terminer de parler lorsqu'une idée germa dans son cerveau d'elfe.

(Et si c’était ça après tout… et s’ils ne parlaient qu’à leur vis-à-vis… ou qu’à ceux de même sexe qu’eux… mais quand même…je n’aime pas cette façon d'agir)

Cette hypothèse en tête, les joues de Sibelle reprirent sa teinte naturelle. Elle regardait sa vis-à-vis, espérant ne pas s’être trompée dans ses déductions. Car si c’était le cas, elle aurait de la peine à se contrôler.

((( 1054 mots
-tente de contenir sa colère
- Entame la conversation avec Clarelle et pose des questions.
Citation : « L’intelligence courte croit tout voir, parce qu’elle reste les yeux ouverts ; l’intelligence supérieure consent à fermer les yeux, parce qu’elle aperçoit tout en dedans. » (François-René de Chateaubriand – « Mémoires d’outre-tombe »)

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Dernière édition par Sibelle le Sam 26 Aoû 2017 02:36, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Lun 21 Aoû 2017 22:25 
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L'archer-mage vit Belliand opiner du chef, cependant il ne put connaître son avis sur la question. L'ouessien ne semblait ni en colère ni soupçonneux, le shaakt estima donc qu'au moins sa soif de savoir n'était pas à son désavantage. Finalement, sa rencontre avec Belliand s'était annoncée intéressante comme il le craignait durant le voyage jusqu'à Ouesseort. Un voyageur comme lui ne devait pas pouvoir rester en place, pourtant il était resté dans cette cité autrefois en ruine, peut-être plus par devoir qu'autre chose ou il n'avait jamais songé qu'un être aussi fou ait le culot de vouloir traverser l'océan Thallerique dans l'intention de conquérir les îles de Rocsombre.

Concernant ses propres questions, Belliand semblait y réfléchir sérieusement avant de l'interroger sur les siens. Une lueur inquiète passa dans son regard à l'annonce d'elfes noirs à Artim'Olth, cependant cela expliquait la méfiance de Thrag Varag à son égard, ainsi que l'enlèvement des siens. Il se souvenait avoir écrit à la reine de Khonfas qu'Artim'Olth était tout autant une cité minière dotée d'un minerai très spécial et empreint de magie, qu'une forteresse imprenable si son propriétaire était un excellent stratège. Il se souvenait également avoir interdit les garzoks d'errer de nouveau aux alentours de la mine, mais Gorzol l'avait prévenu à ce sujet: nul être n'avait le pouvoir de leur interdire d'y séjourner, sauf Vallel et a fortiori la semi-déesse Oaxaca. Dans tous les cas, il espérait un traitement de faveur des siens lors de son retour à Artim'Olth, mais il en doutait sérieusement. Evidemment Belliand, ayant entendu de telles rumeurs, lui demanda s'il en savait quelque chose. Endar comprit que les ouessiens ne l'appelaient pas le chercheur pour rien ni que son acceptation par les Illuminés de Nagorin était déméritée. L'ouessien aurait pu le lui demander dès le début, mais il a préféré saisir l'occasion.

La seconde question ne l'étonna guère, il semblait affirmer surtout s'intéresser à lui, à son histoire et aux motivations qui le poussaient à parcourir Aliaénon, plutôt que de rester bien sagement chez lui. Un moment, l'elfe noir songea que le chercheur exagérait son intérêt, cependant il tenait véritablement à entendre son récit.

S'enfonçant confortablement contre l'assise du fauteuil moelleux, il fixa Belliand et lui raconta toute la vérité.

- Je n'étais pas au courant des rumeurs, néanmoins je me doutais que les miens aillent un jour à Artim'Olth, après tout c'est la seule cité souterraine à ma connaissance sur Aliaénon.

Il reprit tranquillement:
- A mon retour sur Yuimen, j'ai effectivement mentionné la mine d'argent noir à ma reine par lettre scellée il y a à peu près quelques mois je dirais. Ils savent qu'elle a servi à construire les golems d'argent noir et peut-être qu'avec les garzoks que je n'ai pas tous massacré dans la mine, ils peuvent peut-être en construire, cependant même Vallel n'a pu en construire qu'en petite quantité et les golems vous obéissent de toute manière. Je peux donc garantir le fait qu'ils ne chercheront pas à conquérir ce monde, néanmoins comme il se peut qu'ils ne viennent pas de ma cité, je vais tâcher de m'y rendre pour m'assurer qu'ils laissent les peuples d'Aliaénon en paix.

Au moins avait-il dit la vérité de manière posée, expliquant à son hôte qu'il se portait garant de son peuple, Belliand pouvait cependant voir les choses autrement mais il doutait de perdre sa confiance juste pour cela. A présent, la partie la plus difficile pour lui venait. Avant de commencer à narrer son récit, il se resservit de ce vin sombre pour se donner bonne contenance.

- Au sein de mon peuple, une reine est au sommet de la hiérarchie dans chacune de nos cités, puis trois castes se partagent les miettes du pouvoir: les prêtresses de Valsheberath, la déesse araignée, la noblesse et le clan marchand. Je suis né dans ce dernier clan, une caste méprisée mais terriblement utile puisque la seule habilitée à commercer.

- Je suis l'aîné d'une fratrie de trois enfants, ma première sœur est devenue commandante d'un groupe d'une centaine de soldats, ma seconde sœur est devenue une prêtresse. Dans une société matriarcale, les mâles shaakts sont vus comme des fardeaux, juste bon à procréer, ils apprennent le métier de leur père, le mien étant marchand.

- Si être le premier enfant, mâle de surcroît, ne suffisait pas à porter préjudice à ma famille et à ma mère dont la première volonté, j'en suis sûr, eut été de m'ôter la vie, je suis maudit du fait d'une antique prophétie.

Endar désigna de son index son œil mordoré si particulier pour un elfe noir.

- Le premier enfant observera ce monde de son œil mordoré, il sera celui qui libérera la reine de son fardeau et lorsqu'il accédera au pouvoir, il portera ce fardeau. En d'autres termes, une prophétie vieille de plusieurs siècles fait de moi l'unique personne à pouvoir tuer ma reine. Ma mère a essayé de me tuer, deux cent autres ont tenté de faire de même au cours de ma vie, j'ai toujours survécu, sans savoir ni comment ni pourquoi.

- Au cours de ma vie, j'ai marchandé, j'ai intégré l'armée comme tous les shaakts, je me suis distingué et j'ai pu diriger un petit groupe d'archers jusqu'au jour funeste où dans cette maudite forêt, notre armée a été défaite par des taurions, les matriarches qui la dirigeaient ont fui, j'ai essayé de sauver le plus de soldats possibles avant de retourner dans notre cité. Les prêtresses ont évidemment mis cette défaite sur mon dos, ont envoyé leurs araignées dévorer mon père et moi-même, mon père est mort mais j'ai survécu au poison. Les araignées et les matriarches qui les contrôlaient sont mortes et c'est ce jour là que j'ai découvert ma magie.

Il s'arrêta un moment, laissant Belliand assimiler ces informations. Cela était étrange de raconter son histoire à quelqu'un.

- Evidemment les prêtresses n'aiment pas les mages, donc j'ai été emprisonné pendant dix ans et durant ce temps je me battais pour vivre chaque jour où l'on me cherchait pour me faire battre dans l'arène. Au bout de dix ans, j'ai réussi à fuir ou du moins quelqu'un a prétendu que je m'étais enfui. J'ai tué mes poursuivants et un jour j'ai reçu les ordres de la personne qui m'a "aidé" à m'évader.

- Officiellement, je suis toujours un criminel en cavale aux yeux de certaines familles, officieusement, je travaille sous les ordres de la reine de Khonfas qui m'a envoyé à Aliaénon pour affaiblir tant les ynoriens que les oaxaciens. En réalité, c'est surtout un prétexte pour m'envoyer dans des missions suicidaires dans l'espoir que je meure.

Endar lui sourit légèrement, il avait hâte de connaître l'avis de l'ouessien.

- Voilà pourquoi j'aime tant votre monde, j'ai presque moins de chance de mourir, lâcha-t-il avec humour. Plus concrètement, si j'aime pratiquer les jeux de pouvoir, je préfère avant tout parfaire mes connaissances, en apprendre plus sur le monde qui nous entoure, sur ce monde. Je ne cherche ni à conquérir des mondes, ni à imposer ma domination sur les autres personnes. Je cherche seulement des personnes intéressantes... comme vous en fait.

(1287 mots)

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Mer 23 Aoû 2017 10:20 
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Ouesseort – Hôtel de la Fourchette d’Argent. (20h40)

    Les trois hommes, mais particulièrement l’aîné et son fils, tirèrent une drôle de tête lorsque Sirat prit la parole d’un ton léger et peu surveillé. L’outrance était présente, et père et fils s’échangèrent un regard d’une évidente aberration. Lorsque l’humoran évoqua ainsi la beauté de la promise de Yorah, ce dernier serra le poing et les mâchoires alors que son père calma le jeu d’une réplique sèche :

    « Veuillez garder le sens des convenances, ser. Je ne tolérerai aucun outrage de la sorte. »

    La fille, elle, rougissait dans son coin sans oser rien dire. Yorhy Ellanieh poursuivit, se tournant brièvement vers Sibelle pour une réplique non moins sèche.

    « Et c’est Clarelle d’Ellissan, pas Elysian. »

    Il se tourna à nouveau vers Sirat pour poursuivre.

    « Ce qui a été fait à Ouesseort est le fruit d’une volonté de fer et d’un dur labeur. Celui d’un peuple souhaitant retrouver ses racines. Détrompez-vous, cependant : nous ne logeons pas ici, nous y dînons juste. La cuisine est hautement recommandée, à l’Hôtel de la Fourchette d’Argent, et nous fêtons présentement les fiançailles de mon fils avec sa promise. Quant à nos coutumes, elles prendraient bien plus d’un simple passage rapide pour les apprendre. Mais sachez que les Illuminés ne sont guère qu’une minorité de notre peuple. Une minorité puissante, qui a eu pour but de veiller sur notre sommeil. Désormais, trois castes partagent ce pays : les Illuminés, à Nagorin ; les Chevaliers D’Or, en grand nombre originaires d’Ouesseort ; et nous-mêmes, les Ouessiens originaux, nobles familles aussi vieilles que les âges. »

    Il passa la main sur son tatouage, puis répondit, laconique…

    « Ces marques, en revanche, ne vous concernent en rien. »

    Clarelle d’Ellissan, intimidée, mit du temps pour répondre à Sibelle, d’une voix faible et contenue.

    « Il y a… beaucoup de belles choses à voir à Ouesseort, vous ne serez pas déçus. Et beaucoup de personnes dignes d’intérêt. Mais… que voulez-vous savoir exactement ? »

    Les deux autres convives ne prononçaient mot, se contentant d’écouter la conversation d’un air intéressé, tout en grappillant les amuse-bouche et en sirotant leur vin mousseux.



[Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (Questions) + 0,5 (bonus longueur).
Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (demande) + 1 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Mer 23 Aoû 2017 10:38 
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Ouesseort – Maison de Belliand (20h05).

    Belliand écouta attentivement l’histoire d’Endar, avec un intérêt non feint. À la fin de celle-ci, il commenta brièvement :

    « C’est fantastique… Tant de différence par rapport à Aliaénon dans vos dires. Et tant de similitudes pourtant… Il serait un honneur pour moi que de visiter votre monde, même si les miens n’accepteraient ni ne comprendraient la démarche. C’est fort aimable à vous, d’ailleurs de vous soucier de ce qui se passe à Arthim’Olth. Aucune rumeur d’invasion, pour l’instant, et nous sommes bien protégés, et fort loin de la Lande Noire, ici, en Ouessie. Mais pour le savoir, ce doit être majeur de connaître ce qui s’y passe. Si les vôtres aiment tant le pouvoir, ça ne peut être qu’intéressant. Permettez-moi de vous y accompagner, une fois que nous serons revenus des Îles de RocSombre. A moins bien sûr que vous vouliez en faire une priorité. »

    Le repas était terminé, Belliand invita donc l’elfe noir à se lever. Ils se rendirent dans la cour, où la charogne les attendait toujours. Gasaru et le chevalier doré étaient toujours là, à deviser, attendant qu’ils en aient fini à l’intérieur, sans doute. Belliand demanda leur aide pour porter en sa cave le cadavre animal. Une cave à la hauteur des attentes d’Endar : c’était un vrai petit laboratoire d’alchimiste, avec des tubes de verre, des fioles et vasques où trempaient d’étranges ingrédients, et cent ustensiles dont il ignorait l’utilité. Belliand congédia les deux chevaliers, qui obtempérèrent sans ciller, et se concentra sur la bête morte.

    Après un court moment d’inspection externe, il fit quelques premières hypothèses.

    « Il s’agit vraisemblablement là d’un animal ayant subi une mutation par la magie. Horrible mutation, d’ailleurs. Je ne saurais en dire plus, cependant, avant une étude plus approfondie : une analyse visuelle et chimique des tissus, une fouille intégrale de ses organes… Cela risque de prendre un certain temps, et peut n’être que peu intéressant pour vous, ser Endar. Ne souhaitiez-vous pas profiter de votre soirée à autre chose ? Ma maison vous est ouverte si vous n’avez pas de toit où loger. »


[Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (histoire) + 1 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 25 Aoû 2017 20:44 
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sibelle trépignait sur sa chaise, les yeux ronds, exaspéré par l'indifférence a son égard. Finalement, elle joua le même jeu et la voix forte s'adressa à la jeune femme en face d'elle.

Le comportement de Sirat envers celle-ci avait piqué au vif les hommes de la table. Les poings du fils se serrèrent de colère, blanchissant les jointures de ses mains. Yorilh prit la parole demendant à Sirat de garder le sens des convenances. Si seulement cela lui était possible, il n'avait pas eu d'éducation à ce sujet, être élevé par un aventurier woran nomade et une prostituée ne permettait pas d'acquérir un maximum de savoir vivre en bonne société. Il esquissa un sourire. La Jouvencelle, elle s'empourprait, corolle églantine sur ses joues blanche, gêné sûrement de ses rêves humides et incestueux qu'il venait d'immiscer dans son esprit. A la menace il répondit avec calme et amusement.

Ne vous donnez pas cette peine, de par chez-moi, c'est comme si je félicitais votre fils.

Yorih ne perdant pas son flegme, le nez relevé, toisant Sibelle, lui corrigea à elle aussi son erreur de prononciation quant au nom de sa bru. Il se positionnait en tant que professeur devant des sauvages. Il ne venait d'ailleurs pas ici pour dormir, mais pour fêter le mariage de son fils. L'hôtel était considéré comme une des meilleures tables de la ville. Considérant, les volutes exquise qui fondait dans sa bouche, Sirat accepta que cela pût être vrai, car effectivement les hors d'œuvre était très bon.


Tous mes souhaits de bonheur pour votre fils et votre charmante belle fille.


Il expliqua que leurs coutumes longues ne pouvaient se compter en un repas et qu'il existait trois castes à Ouessort : les chevaliers, les mystiques de Nagorin qui constituaient une minorité et les anciennes familles nobles. Ces familles avaient dormi pendant longtemps protéger par les illuminés. Sirat écoutait avec attention ces informations, en apprendre plus sur les Ouessiens ne pouvait lui être que bénéfique. Yorih refusa de s'étendre sur les tatouages. Une foule de questions lui venait déjà en tête. Finalement, l'idée d'être piégé avait été chassé par la curiosité enfantine de l'humoran. Les sens aiguisés, son appétit venait d'être attisé et il ne saurait se satisfaire de si peu.

Excusez mon audace, mais vous éveillez en moi un grand intérêt énormément de question me viennent en tête.

Il frappa une de ses nattes et la ramena derrière son oreille.

Il y a cinq ans quand je suis passé dans les ruines de Ouessort, vous dormiez? Ou donc vous cachiez vous, Nagorin? Pendant combien de temps avez vous dormit et pourquoi parlez vous de vous comme des Ouessiens originaux, Triman et les autres ne sont ils pas eux aussi originaux.

Il observa le graisseux compagnon du bout de table qui ne disait rien.

Vous êtes de la même famille ou ami ?

Puis tournant le regard sur sa femme qui ne devisait pas de Natsya.


Lady Tarla, je vous serre à boire ?

Il levait la bouteille en direction du verre de la blonde blafarde, il espérait qu'elle laisse un peu tranquille Natsya qui semblait se recroqueviller de plus en plus dans sa robe.

Citation:
383 mots

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 25 Aoû 2017 21:39 
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Belliand semblait être un être doué d'une grande écoute, rien d'étonnant ainsi qu'il dirigeait en sous-main la cité portuaire d'Ouesseort. Il ne cilla à aucun moment lorsqu'il évoqua les meurtres que le shaakt avait commis, ni les assassinats qu'il avait essuyés, ni cette maudite prophétie qui compliquait sa vie plus qu'autre chose, même si elle lui permettait d'agir plus librement que les agents traditionnels de la reine de Khonfas qui le manipulait en agitant sous son nez son anoblissement et son retour dans sa cité natale sans risquer d'être tué dès son passage de la grande porte. Sur ce dernier point, c'était contestable, puisqu'Endar s'attendait néanmoins à quelques assassins de certaines familles nobles peu influentes qui tentaient d'attirer sur leur maison les faveurs de la sa majesté. Ainsi allait le monde des elfes noirs, le pouvoir conduisant à vouloir plus de pouvoir encore, les nobles empoisonnant et assassinant leurs adversaires politiques. Si bien que lorsque le shaakt exposa son train de vie à son interlocuteur, la surprise était totale lorsque l'ouessien annonça que c'était absolument fantastique et qu'il adorerait visiter son monde. Son monde, peut-être, mais les cités des elfes noirs, cela l'étonnerait.

Lorsque le chercheur le remercia de s'occuper de la cité minière d'Arthim'Olth, le shaakt ne s'attendit pas non plus à ce qu'il lui propose de l'accompagner une nouvelle fois. Décidément Belliand ne voulait plus le quitter d'une semelle, mais cela n'était pas pour lui déplaire. Pendant le voyage, l'archer-mage comptait bien en apprendre plus sur cet étrange voyageur ouessien.

Le chercheur évoqua l'absence de rumeur d'invasion et la protection sans défaut d'Ouesseort pour marquer son absence d'inquiétude, mais là de nouveau il plaça sa volonté de connaître la situation, ajoutant que si les siens vouaient autant un culte au pouvoir personnel, cela ne pouvait s'annoncer qu'intéressant. Une lueur méfiante passa dans son regard. Belliand cherchait à apprendre plus de secrets sur ce monde, ainsi sa présence s'annonçait être une bénédiction pour lui, mais il semblait aussi très intéressé par son peuple et la recherche du pouvoir. Finalement, Endar se détendit et sourit largement. En effet, cela s'annonçait beaucoup plus intéressant que prévu initialement.

- Je serais ravi que vous m'accompagniez également à Arthim'Olth, ainsi peut-être pourriez-vous expliquer aux autres ouessiens tout l'intérêt de la découverte et du partage du savoir.

Posant son menton entre ses paumes de main, réfléchissant à son désir de visiter son monde, il chercha à satisfaire son envie.

- Si nous revenons entier des îles de Rocsombre et que nous parvenions avec l'aide de votre peuple à endiguer les prochaines crises, je m'engager à appuyer de toute mon influence votre requête de visiter mon monde.

Le repas étant terminé et la discussion ayant prise une tournure très positive, il imita Belliand en se levant de son siège si confortable afin de se rendre dans la cour où la carcasse n'avait pas bougé d'un pouce, ni les deux chevaliers d'Or qui jacassaient comme des oies. Gasaru pouvait lui faire du tort si il le désirait, mais cela n'entravait pas ses projets tant que les chasseurs des fidèles de l'Unique d'Ouesseort restaient de son côté. Une excellente chose donc de se débarrasser de Gasaru et d'emmener les chevaliers sans bannière d'Ouesseort pour l'expédition en direction des îles des géants de pierre.

Le colosse doré eut tôt fait de porter la charogne immonde jusqu'à la cave de Belliand. Les humains entreposaient leurs bouteilles de vins dans leur cave après les vendanges, mais l'ouessien préférait collectionner les tubes à essai, les fioles et vasques où baignaient des ingrédients inconnus ainsi qu'une bonne centaine d'ustensiles dont il ignorait totalement la fonctionnalité.

Belliand congédia d'un revers de la main les deux chevaliers qui obtempérèrent sans faire de crise. Endar enviait ce pouvoir.

Le chercheur se concentra par la suite sur l'analyse de la créature, émettant ses premières hypothèses. Il s'agissait bien d'une mutation magique, qu'il qualifia d'horrible. Il voulait bien le croire, c'était déjà un miracle que la bestiole ait pu vivre autant de temps avec autant de malformations physiques. La question restait entière quant à connaître l'auteur de ces mutations. Les titans ou Vallel ? Dans le second cas, Endar devra alors faire également un tour à la tour d'Orsan, le laboratoire expérimental qui promettait son lot d'abominations et de savoirs interdits. Belliand expliqua qu'il allait devoir procéder à une analyse visuelle et chimique des tissus ainsi qu'à une fouille complète des organes. Il ajouta que cela risquait de prendre du temps et que sa maison lui était ouverte. Bien que l'intérêt d'Endar était piqué à vif par la dissection de l'animal, cela lui permettait de prendre une bonne douche, ce qui n'était pas du luxe dans sa situation.

- Indiquez-moi juste un endroit où je pourrais me laver et nettoyer mon armure et mes armes. Mon espèce dort peu et j'ai l'impression que les ouessiens sont pareils sur ce point, dans l'hypothèse où vous dormez. Prévenez-moi lorsque vous ferez une découverte.

Lorsque Belliand lui indiquera la salle à ablution, il s'y dirigera.

(909 mots)

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 26 Aoû 2017 04:42 
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Comme il fallait s’en douter, le comportement trop familier de Sirat offusqua le père et surtout le fils qui tentait de se contenir, serrant ses poings à en blanchir ses jointures. Mais ce dernier n’en resta pas moins silencieux, et une fois de plus ce fut le père qui prit la parole. D’un ton impérieux, il somma Sirat de surveiller ses manières, le prévenant qu’il ne tolérerait aucun outrage. Alors que la jeune femme rougissait, le chef de famille daigna tourner son regard vers Sibelle pour corriger sa méprise dans la prononciation du nom de sa bru. Cette dernière n’eut pas le temps de répliquer que l’homme s’était déjà tourné vers Sirat.

Tout en adoptant ce même ton désinvolte, l’humoran tenta d’expliquer que son comportement, ne reflétait que sa façon bien à lui de faire un compliment. Malgré ses réticences apparentes, l’aîné de l’assemblée répondit tout de même aux questions de Sirat, enfin à la plupart de celles-ci. Comme Sibelle l’avait deviné, ils n’étaient venus dans cet établissement que pour savourer les succulents repas qui y étaient servis, tout en en profitant pour souligner le mariage prochain de son fils et de la dame Ellissan. Il enchaîna ensuite en expliquant que la reconstruction d’Ouesseort n’avait été possible que grâce à une détermination sans faille et suite à un long et difficile travail. Il précisa que trois castes partageaient son pays. Il y avait les illuminés confinés à Nagorin, les chevaliers d’Or et les Ouessiens originaux issus de nobles familles. Il refusa par contre d’expliquer la signification de leurs mystérieux tatouages couvrant en partie ou totalement le crâne des hommes. Les illuminés pour leur part, constituaient une minorité puissante dans le peuple ouessiens et ils avaient pour but de veiller sur leur sommeil des Ouessiens originaux.

(Veiller sur leur sommeil ?)

Tirant la brave guerrière de ses réflexions, la jeune fiancée répondit après un certain temps très poliment aux questions de Sibelle faisant entendre pour la première fois, sa voix faible et retenue. Elle précisa qu’Ouesseort valait le coup d’œil et que des gens intéressants s’y trouvaient, ils n’y perdraient pas au change. Puis, elle osa demander ce que Sibelle voulait savoir précisément.

Sibelle n’avait quitté des yeux la jeune femme intimidée et lorsque celle-ci eut terminé de parler, elle attendit quelques secondes avant de prendre la parole à son tour.

«Tout d’abord, je ne voulais pas déformer votre nom. »

Commença-t-elle sans jeter le moindre regard à celui qui lui en avait fait le reproche.

« Comme je l’ai mentionné à mon arrivée dans cette somptueuse salle à manger, nous sommes en mission, mandatés par le conseil d’or pour enquêter sur l’après-guerre et le sans-visage….Pour cela, nous devrons parler avec les habitants de cette ville, les questionner, entrer en relation avec eux. Mais je ne maîtrise pas l’art de la vie de société ni les bonnes manières, et je ne connais pas les mœurs d’usage dans votre cité. Je suis une guerrière et même si je me sens femme dans cette splendide et légère robe, c’est sous ma pesante armure que je suis le plus dans mon élément. Je ne sais pas charmer les hommes, je n’ai aucun talent pour la danse… sauf en combat ou mes jeux de pieds peuvent en surprendre plus d’un. Bref, j’aurais besoin que vous nous donniez deux ou trois règles de base du savoir-vivre dans votre cité afin que nous ne nous heurtions pas à des portes fermées. Et de ces gens présentant un certain intérêt, j’aimerais bien y être présentée. On s’intéresse à votre histoire, et à ce qui s’est passé pour vous suite à l’éveil des Titans. »

Elle s’arrêta un instant, puis regarda tour à tour chaque convive avant de poursuivre sur le même ton calme d’une conversation plaisante.

« Dans un combat, je sais anticiper le moindre mouvement de mon adversaire, je peux dégainer mes fines lames et trancher ses membres sans le quitter des yeux. Mais depuis mon arrivée ici, je ne sais que faire, je ne suis pas dans un champ de bataille, mais dans une salle à manger, je suis pour ainsi dire désarmée. Pourquoi sommes-nous disposés ainsi ? Et pourquoi seul l’aîné de votre groupe prend la parole… Et pourquoi, moi et ma compagne féminine avons été ignorées ? Dans mon monde, il peut être insultant pour une femme de se faire ignorer. Mais, nous sommes chez vous, dans votre pays et je veux bien respecter vos coutumes, mais il faudrait qu’on m’explique au moins ses rudiments de base… »

Aucune entourloupette pour la jolie Sibelle. Elle avait été droit au but tout comme elle le faisait lorsqu’elle plantait violemment son épée en plein cœur de sa victime apeurée. Ayant vidé son sac, de nouveau détendue, Sibelle se permit de prendre quelques gorgées de vin et de manger quelques gourmandises. Elle se surprit même à apprécier l’arôme et le goût doux et fruité de ce breuvage qu’elle se servit une deuxième fois, prenant soin de ne pas le vider d’un trait, le buvant à petite gorgée entrecoupé de nourriture solide, consciente qu’elle ne devait pas prendre un verre de plus.

Sirat ne s’embêtait pas avec les bonnes manières et sans le moindre détour, il posa de nouvelles questions, s’informant davantage sur ces Ouessiens originaux. Ils ne les avaient pas vus cinq ans auparavant alors qu’Ouesseort était en ruine. Et puis, il poussa sa curiosité jusqu’à demander ce qui en faisait des originaux.

Sibelle reporta son attention sur Clarelle et lui posa la question qui la tracassait depuis un petit bout de temps.

« Et pourquoi les illuminés doivent veiller sur votre sommeil ? Les nuits sont à craindre dans votre cité ? Étant une hinionne, je n’ai besoin que peu de sommeil, quelques heures de méditation peuvent me suffire. Mais votre sommeil est-il si profond que vous en devenez vulnérables ? Risquez-vous de vous faire attaquer par des monstres hargneux tels que ceux que nous avons combattus pendant notre trajet nous menant jusqu’ici ? »

Cette fois, ce fut sa curiosité qui prit le dessus et elle enchaîna question sur question, sur un ton convenable, espérant que l’un des membres accepte d’y répondre.

((( 1 029 mots )))

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 26 Aoû 2017 11:57 
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Ouesseort – Hôtel de la Fourchette d’Argent (20h45)

    Le sieur Ellanieh écouta tant les dires de Sirat que ceux de Sibelle. Mais si face aux premiers il inclina poliment la tête, ses réactions aux paroles de Sibelle, particulièrement lorsqu’elle évoqua le danger des nuits à Ouesseort, furent ponctués de regards agacés et de courts soupirs énervés. Alors que leur hôtesse relevait les assiettes d’amuse-bouche pour apporter la suite du repas, l’entrée – une assiette de pâtes fraiches à la bolognaise de homard accompagnées de fèves des marais, de morceaux nobles de homards et couvertes de copeaux fins d’un fromage sec et salé – Clarelle entreprit de répondre à Sibelle.

    « Ici, il est de bon ton d’écouter lorsqu’un homme parle. Les femmes, elles, n’ont pas la curiosité bienvenue, surtout lorsqu’elles s’adressent à un homme. Nous devons les accompagner dans leurs propos et leur être de bonne compagnie, en échange de quoi ils sont attentifs et galants, protecteurs. Je crois que… que notre hôtesse nous a placés de la sorte, et c’est tout à son honneur, pour que nous apprenions à faire connaissance. C’est un concept de repas qui lie les contacts et permet de ne guère restés enfermés dans les mêmes cercles. Quant au fait que les Illuminés veillent sur notre sommeil, ma foi… je… je… »

    Son futur beau-père balaya son hésitation d’une main et poursuivit lui-même, son regard passant de Sibelle vers Sirat.

    « Qui a eu pour but, comme je le disais, de veiller sur notre sommeil lorsque nous étions en stase suite à la destruction de la première cité d’Ouesseort. Les Illuminés avaient la charge de nous préserver, dans les sous-sols des Monts Jumeaux de Nagorin, jusqu’à ce qu’on puisse rebâtir notre cité. Les Illuminés étaient des Ouessiens, eux-aussi, mais l’évolution qu’ils ont subie pendant notre « absence » les a changés, et ils ne sont plus guère comme nous l’étions alors. Nous, Nobles Ouessiens, sommes les garants de nos origines. »

    Le dénommé Petr leva les yeux vers l’humoran lorsqu’il évoqua son statut.

    « Des amis de longue date de la famille Ellanieh. Nous rendons hommage aux fiançailles de son aîné. Et je servirai mon épouse moi-même, ser, si vous n’y voyez aucun inconvénient. »

    Lady Tarla baissa les yeux, les reportant sur son assiette pour la déguster posément.


[Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (questions).
Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (questions) + 1 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 26 Aoû 2017 12:08 
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Ouesseort – Maison de Belliand (20h10).

    Belliand se tourna vers Endar, les mains pleines de sang coagulé et visqueux, lorsqu’il lui demanda une salle d’eau.

    « Oh, je fais un bien piètre hôte. Vous trouverez une salle d’eau à l’étage de la maison. Une marmite vous permettra de faire chauffer de l’eau, dans la cheminée. Cependant, je doute avoir des conclusions sur cette dissection avant demain matin. Si vous ne dormez que peu, sans doute trouverez-vous de l’intérêt dans une visite nocturne de notre cité. Je crains que si je suis occupé ici, ma maison ne vous offre que peu d’activités pertinentes. »

    Endar trouva effectivement à l’étage une salle d’eau comportant une baignoire d’or, dans laquelle il dut lui-même vider l’eau de la marmite, après l’avoir fait chauffer un brin sur le feu ouvert de la pièce. Linges et torchons étaient disponibles pour prendre soin tant de son corps que de son armure.

[Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 27 Aoû 2017 16:59 
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Pendant qu’elle avait posé ses questions, elle avait bien vu du coin de l’œil que son voisin en était agacé, sans en comprendre la raison.

Puis, avec une discrétion exemplaire, l’hôtesse ramassa les assiettes qui contenait les amuses-gueules pour les remplacer par l’assiette des entrées. Sibelle ne connaissait pas le plat qui lui était présenté, mais elle en appréciait l’odeur qui s’en dégageait. Dans le fond de l’assiette était déposés de longues et fines lanières blanches sur laquelle on avait nappé une onctueuse sauce à la tomate et fines herbes. Sibelle distingua de belles grosses fèves blanches ainsi que des beaux morceaux de viande à la chair blanche. Le tout saupoudré d’un fromage à la fragrance prononcé, mais non désagréable. Sibelle attendit que tous les convives soient servis et les observa attentivement et discrètement les femmes afin de voir de quelle façon elles s’y prenaient pour déguster ce plat fin.

Clarelle répondit en partie aux questions de Sibelle. Elle lui expliqua qu’une femme devait écouter lorsque l’homme parlait, et que la curiosité n’était pas bien vue, spécialement à l’égard des hommes. Le rôle de la femme se limitait à accompagner les hommes dans leur propos et d’être de bonne compagnie. Et en retour, ceux-ci s’avéraient attentifs, galants et protecteurs. Pour ce qui était de la disposition des places, elle supposa que c’était pour faciliter l’échange et établir les contacts. Elle articula un début de phrase au sujet de leur sommeil, puis s’arrêta hésitante. Son beau-père en profita pour prendre la relève et expliqua que les illuminés avaient surveillé leur sommeil pendant qu’ils étaient dans un état comateux délibéré suite à la destruction de Ouesseort

(C’était donc pour ça, ces longs soupirs)

Sibelle comprit du coup, sa méprise sur leur sommeil, ainsi que l’agacement du beau-père.
Les illuminés les avaient préservés dans les sous-sols des Monts Jumeaux de Nagorin, jusqu’à ce qu’Ouesseort fût rebâtie. Il termina en ajoutant que les illuminés étaient naguère des Ouessiens, avant l’évolution nécessaire qu’ils avaient subie pendant l’absence de leurs protégés.

Et puis Petr ouvrit la bouche pour la première fois du repas, expliquant à Sirat, que lui et sa femme étaient des amis de longue date de la famille Ellanieh. Puis, il rajouta qu’il s’occuperait personnellement de servir son épouse. Cette dernière baissa les yeux vers son assiette et dégusta calmement son délicieux repas.

La jeune fiancée n’avait pas relevé la demande de Sibelle à propos des gens intéressants à rencontrer dans la cité. Mais la guerrière ne se laissa pas désarmer pour autant et contre attaqua, sur un ton aimable naturellement.

« Je vais prendre note de vos coutumes. Par contre, je pense qu’il va m’être difficile de mener mon enquête, puisqu’il sera malvenu que je pose des questions à des inconnus. »

Sibelle avait un plan en tête, et cette fois, elle avait l’intention de formuler sa requête de telle sorte qu’elle serait difficilement ignorée. Puis s’adressant à l’assemblée, tout en posant le regard principalement sur Clarelle, elle poursuivit :

« Je me disais que si un homme issu de la noblesse acceptait de m’accompagner lors de ma visite dans votre cité, il me serait plus aisé de rassembler de l’information. Bien entendu, je crois, corrigez-moi si je me trompe, qu’il serait préférable que cet homme n’ait pas de compagne, afin de ne pas créer de scandale. »

Puis de son regard fier, mais d’un ton adéquat, elle se tourna vers le beau-père :

« Accepteriez-vous de trouver cet homme patient qui accepterait de bon cœur de me faire visiter votre remarquable cité et du même coup me présenterait à des gens qui pourraient répondre à mes questions ? »

Sibelle s’attendait à essuyer un refus de cet homme hautain, mais elle avait pris le risque de demander. Il n’était pas question qu’elle se contente de faire la belle pendant que Sirat interrogerait les habitants de la cité.

(((643 mots )))

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Dernière édition par Sibelle le Jeu 7 Sep 2017 02:31, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 27 Aoû 2017 23:29 
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Lorsque le Belliand se retourna vers lui, les mains tâchées de sang affirmant être un bien mauvais hôte, cela l'amusa grandement et l'archer-mage esquissa un mince sourire. Le chercheur lui indiqua la salle d'eau à l'étage et conseilla une balade nocturne au sein de la cité portuaire d'Ouesseort en attendant les résultats de l'analyse de la carcasse. Le shaakt n'était guère pressé, il avait réussi à obtenir ce qu'il désirait de l'ouessien et même plus encore. Un nouveau lien qu'Endar allait exploiter judicieusement, tout comme Belliand allait l'utiliser à son avantage à n'en pas douter. Avoir un ancien illuminé de Nagorin à ses côtés était un plus non négligeable si l'expédition en direction des îles de Rocsombre devait se faire sans accrocs. Endar hocha la tête, remerciant tacitement son hôte et se dirigea à l'étage où il trouva sans mal une marmite au-dessus du feu tandis qu'une baignoire en or massif se tenait au milieu de la pièce. Une vie aussi fastueuse que celle-ci ne le rendait pas insensible, de plus quel shaakt pourrait se baigner dans une baignoire en or pur à Khonfas. Même sa reine ne devait sans doute pas bénéficier d'un traitement, ce qui ne manqua guère de l'amuser et de le distraire.

Attendant que l'eau chauffe suffisamment, il enleva soigneusement sa lourde armure, se défit de ses bottes de plate glacées, de tout son fatras et de ses vêtements poisseux. Son corps était constellé de morsures d'araignées plus ou moins en voie de guérison, ainsi que de larges marques suite aux coups de fouet reçus dans sa cité natale pendant des décennies. Son corps s'était formé dans la douleur et la force brute des combats.

Remarquant que de la fumée commençait à s'échapper de la bouilloire, il retira du feu la marmite et remplit la baignoire de son contenu. Lentement, il s'installa contre le fond de la baignoire, ses muscles endoloris se détendant sous l'effet de la chaleur, ses yeux bicolores se fermant de plaisir. Rien ne gâchait ce plaisir, ni la guerre, ni les Dieux, ni Naral Shaam ou la lubie du Sans-Visage. Peut-être que l'archer-mage aurait pu passer une partie de sa soirée juste à profiter de l'eau chaude, loin de tous ses tracas quotidiens. Cependant, il sut que ce moment n'allait point durer, qu'il ne s'agissait que d'un pauvre rêve qui prendrait fin au petit matin. Attrapant du savon, il savonna son corps meurtri, rinçant son dos, ses membres pour effacer les traces de sang poisseux et visqueux de ces affreuses créatures. L'eau devint écarlate, des sillons d'un rouge carmin troublaient la surface de l'eau. Ce même sang qu'il versait au nom du dieu sombre, ce même liquide qui courait dans ses veines et ceux de ses ennemis. La guerre, c'était tout ce qu'il avait connu jusqu'à alors, mais à présent, il désirait obtenir le savoir, une arme bien plus dangereuse qu'une lame.

Sortant de la baignoire, il se sécha convenablement avec l'une des serviettes laissées par son hôte, puis entreprit d'enfiler de nouveaux vêtements, ceux de rechange récupérés à Fan-Ming. Il évita cependant d'enfiler ses bottes et ses gants, préférant revêtir plus tard son armure. S'occupant de vider la baignoire, il entreprit par la suite à nettoyer son armure et ses armes couvertes du sang visqueux grâce à quelques chiffons. Au bout d'une trentaine de minutes, il parvint enfin à éliminer le sang écaillé qui souillait son armement. Endar vérifia par la suite que ses deux épées coulissaient correctement dans leur fourreau respectif, puis revêtit son armure, renoua les ceinturons maintenant ses épées contre ses hanches et mit son arc en bandoulière avant de redescendre.

Descendant les marches, il se dirigea de nouveau vers la cave où travaillait toujours l'ouessien.

- Je vais faire une petite visite nocturne d'Ouesseort, je reviendrai pour dormir un peu et attendre au petit bas les résultats de vos tests.

Et sans attendre une longue réponse, sachant le chercheur très occupé par sa dissection, il se rendit dans la cour où l'attendaient les deux chevaliers d'Or.

- J'apprécierai pouvoir me balader au sein de votre noble cité, cependant vous avez peut-être des nouvelles de nos autres camarades. Peut-être pourriez-vous m'en dire davantage ou me conduire à eux le cas échéant ?


Il attendait la réponse du colosse doré, accordant peu d'attention au maudit Ser Gasaru dont les menaces étaient aussi pitoyables que sa manière de combattre.

(A fait sa toilette et le nettoyage de son armure)
(781 mots)

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Lun 28 Aoû 2017 04:44 
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Sibelle s'empressa de poser d'autre question sur le sommeil des invités, apparemment elle mélangeait ce que Sirat avait compris comme une stase méditative, un coma et une sieste. Cela énervait le dynaste de la table qui changeait son comportement chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. Pour l'humoran, il n'avait pas la même attitude, plus à l'écoute, plus équitable dans la discussion. Pour la rouquine, il n'avait qu'un lot de soupirs et gesticulation nerveuse et dédaigneuse.

Leur hôtesse apporta dans des plats en argent nervuré de dessin, l'entrée. Joliment présenté, recouvert d'une coulée purpurine, des pâtes étaient parsemées de copeaux de crustacés malte et rubicond. Leur chair moelleuse s'extrayait en bourgeon de leur carapace rependant leur odeur. Le tout était recouvert d'un fin tapis de flocon de fromage ivoire accompagné de pépite ovale couleur havane.
Les arômes qui s'en dégageaient titillaient déjà les sens et les glandes salivaires des convives qui bien qu'inconsciemment rêvait déjà d'engloutir ces victuailles.

Clarelle, qui avait des yeux brillants en regardant Sibelle et ce qu'elle représentait : une femme indépendante, sur d'elle, et ce, malgré la retenue qu'elle s'imposait, tenta de répondre aux interrogations de la semi-elfe. Elle expliqua qu'il était normal et de bon aloi dans la société d'Ouessie que la femme écoute et se taise en présence de l'homme. La curiosité n'était pas permise et mal vue, les femmes devaient plutôt à l'inverse valorisé leur époux et les accompagnés dans leur démarche, en contrepartie elles bénéficiaient de leur protection et de leur gentillesse.

La gentillesse n'était pas quelques choses qui se monnayait pour l'humoran, si on aimait l'autre.

De mémoire, il y avait des endroits semblables dans le mode de vie sur Yuimen, bien qu'ils étaient minoritaires.
Alors qu'elle allait répondre sur le sommeil, Yorhy la coupa, il chassa d'un geste de la main les paroles de ces femmes qui ne restaient pas à leur place et posant son regard sur Sirat reprit.

On devait, plus parler de stase, une léthargie provoquée par la destruction de la première Ouessort. Les illuminés avaient surveillé leur corps dans les sous-sols des monts jumeaux de Nagorin. Ils devaient patienter pour que le moment venu, ils reconstruisent leur cité. Mais triman et ses semblables c'était éloignés de leur version d'origine et garant de leur passé.


Alors qu'il allait servir sa voisine Pietr lui répondit. La goutte du nectar jouait sur les bords du précipice du carafon quand il le stoppa. Il voulait servir sa femme et confirma qu'ils étaient amis de longue date avec la famille Ellanieh. Sirat obtempéra, dubitatif, il jaugea la blonde baisser la tête sans rien dire. Elle ressemblait à un animal abandonné, battue, prit dans la roue d'une fatalité sans nom, qu'elle acceptait. Alors qu'elle lui semblait hautaine au début du repas, les révélations sur ses conditions de vie et son mutisme, la faisait apparaître différemment.



Sibelle ne se laissait pas désarçonner, elle n'était pas du genre à baisser la tête. Un rodéo s'était engagé et l'opiniâtre guerrière ne comptait pas partir sans quelques coups dont elle avait le secret. Avec désinvolture, elle demanda au sieur Ellanieh s'il pouvait l'accompagner dans sa visite de la ville. Sirat esquissa un rictus, inquiet. Il attrapa l'assiette de Sibelle pour la servir et essayer de capter son regard.


Sibelle, il me semble que c'est un peu... Cavalier...


Il déposa les victuailles devant elle et se servit lui-même une part bien conséquente tout en captant le regard de leur principal interlocuteur.


Excusez mon amie, vos coutumes son extrêmement différentes des nôtres. Sur Yuimen, les femmes sont nos égales et il n'est pas rare dans certaines régions de les voir même au-dessus des hommes. Un de nos aventuriers qui nous accompagnait, doit rendre des comptes à ses matriarches. Alors ne vous offensez pas quant à sa demande et jugez là avec attention comme vous le feriez avec moi par exemple. Voyez en elle « un ambassadeur » d’un autre monde.


Il prit soin de remplir son verre et fit de même avec toutes les flûtes vides de la table.

Il y a les femmes il y a les hommes Pour tous les hauts, il y a des bas. Pour chaque carré il y a un rond. Pour un court, il y a un long. C’est ce qui fait que tout tourne rond !

Il descendit son verre d’un trait. L’alcool n’avait pas de prise sur lui, ou peu, et cela, depuis jeune. Une caractéristique raciale peut-être, le tout était de savoir qui du code génétique woran ou de l’humain lui avait donné ce présent. Il en avait fait son affaire et en avait usé et pas toujours à des fins loyales. Un sourire aux lèvres il reprit.

Donc vous étiez dans les catacombes de Nagorin, c’est fascinant. Si vous avez dormit tout ce temps, il n'y a pas eu de naissance, y en a t'il eu depuis votre réveille? Comment avez-vous fait pour en sortir ? Vous parlez des illuminés comme s'ils étaient souillés, c’est à cause de leur obnubilation pour le sans visage, enfin ce qui les en a détournés ? désoler pour ces questions mais l'alcool me rend volubile.

Citation:
632 mots
citation : « Pour tous les hauts, il y a des bas. Pour chaque carré il y a un rond. Pour un court, il y a un long. C’est ce qui fait que tout tourne rond ! » (Merlin l’Enchanteur – C’est ce qui fait que tout tourne rond)
- appuie et aide pour la demande de Sibelle
- pousser à la consommation pour délier les langues [:ivrognes:]
- question

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 2 Sep 2017 09:59 
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Ouesseort – Hôtel de la Fourchette d’Argent. (20h55)

    Le sieur Ellanieh fronça les sourcils, curieux, à la demande de Sibelle. Un léger sourire, presque narquois, naquit cependant sur ses lèvres lorsque Sirat la remit à sa place et prit sa défense. Puis, il planta ses yeux sombres dans ceux de l’elfe blanche et affirma :

    « Qu’il en soit ainsi : je vous accompagnerai moi-même pour cette visite de notre cité. Ce soir, même, si cela vous chante. »

    Il se tourna ensuite vers Sirat.

    « Il est également en ce monde une culture qui place la femme au-dessus de l’homme. Ridicule coutume d’une ville évidemment tombée sous l’emprise de notre ennemi : le Sans-Visage. Arothiir, et ses harpies de dirigeantes. Nul ambassadeur de leur cité ne serait le bienvenu ici. Considérez donc mon offre comme très généreuse. »

    L’argument de l’homme-lion s’était un peu retourné contre lui, hélas. S’il servit les verres de chacun, il put s’apercevoir que les consommations de ses pairs étaient inéquitables. Les deux jeunes et l’ainé de la tablée ne buvaient guère, quand bien même il les servait davantage. Petr et son épouse, en revanche, consommaient la moindre goutte de ce qui leur était servi, sans retenue. Yorhy poursuivit, alors que leur hôtesse passa pour ramasser les assiettes vides de l’entrée.

    « Aucune naissance non. Ni depuis notre éveil. Notre vie n’ayant de fin, nous ne nous préoccupons que peu de l’enfantement. Les Illuminés de Nagorin nous ont tirés de notre sommeil lorsque les Titans se sont éveillés. Pour reconstruire Ouesseort, car il était temps. Quant à leurs occupations, elles les regardent, du moment qu’ils n’oublient pas qu’ils sont au service de notre peuple. »

    Il servit lui-même la nouvelle tournée de verre. À Petr et son épouse, à Sibelle et Sirat. Nastya, elle, ne buvait pas. Elle était pâle, silencieuse, peu à l’aise. Elle ne semblait goûter ni au décor ni au repas, ni à l’ambiance. Ni aux comparses l’entourant.


[Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (demande) + 0,5 (bonus longueur)
Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (diplomatie) + 0,5 (questions) + 0,5 (bonus longueur). Petite remarque : attention, tu ne possèdes pas l’aptitude ‘résistance à l’alcool’, tu n’es donc pas si résistant à ses effets que tu sembles le dire dans ton RP ! ^^]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 2 Sep 2017 10:10 
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Ouesseort – Alentours de la maison de Belliand.

    Belliand lui accorda à peine un regard, plongé dans son inspection de la carcasse, lorsqu’il lui précisa son programme. Il ne semblait avoir rien à y redire. Dehors, Endar retrouva les deux chevaliers. Gasaru garda le silence, et son compagnon en armure dorée répondit, surpris à la question du shaakt.

    « Vos camarades ? Ces traîtres au service du Sans-Visage ? Nous les avons attirés dans un piège, pour endormir leur méfiance. Peut-être qu’alors ils se dévoileront comme les servants de notre ennemi, et nous les arrêterons alors pour complicité délétère. N’est-ce pas ce que vous vouliez ? »

    Gasaru soupira sous son casque. Il précisa :

    « Ils sont présentement dans le plus bel établissement de logement de la ville, l’Hôtel de la Fourchette d’Argent, à prendre leur repas. Leurs moindres faits et gestes vont être surveillés. Les vôtres aussi, si vous les y rejoignez. Souhaitez-vous que je vous mène à eux ? J’ai, pour ma part, beaucoup à leur dire… »

    Le ton de menace sous-entendue était à peine voilé.


[Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (question) + 0,5 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Mer 6 Sep 2017 15:11 
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A sa sortie, les deux chevaliers sans bannière semblaient l'attendre de pieds fermes et Gasaru garda immédiatement le silence lorsqu'il l'aperçut, ce qui ne surprenait pas tellement le shaakt. Seul le chevalier d'or d'Ouesseort exprima son étonnement lorsque l'archer-mage lui exposa ses préoccupations concernant le sort des autres membres du groupe. C'était sans doute la première fois qu'il parvenait à découvrir que les chevaliers d'Or étaient capables également d'être surpris et pas seulement à critiquer et à vouloir sa mort. La suite ne fit qu'accroître l'incompréhension de l'elfe noir et le poussa à exprimer sa lassitude en soufflant bruyamment. Le chevalier d'Ouesseort n'avait absolument pas compris son plan ni la manière de tendre un piège efficace. Endar ne savait pas comment Naral Shaam et le Conseil d'Or pouvaient supporter de tels simples d'esprit et au fond, il espérait secrètement que ces deux chevaliers n'étaient pas représentatifs de leur ordre, sinon il y avait de quoi s'en inquiéter. La seule bonne chose dans tout cela était que les chevaliers d'Or comprenaient au moins la notion minimale du mot discrétion en les ayant dirigés dans le plus prestigieux établissement de la cité portuaire. Gasaru, soupirant aussi à ces propos, lui précisa que s'il se rendait, ses propres gestes seront également surveillés et qu'il avait des choses à leur dire. Endar lui ferait ravaler ses mots si seulement ses menaces avaient un quelconque effet sur lui.

Un shaakt menacé ? Il s'agissait d'un oxymore dans le monde dans lequel il vivait et ser Gasaru était de ces ynoriens qui pensaient tout savoir, qui pensaient qu'il fallait être honorable et que tuer c'était mal. C'est à ce moment là que les paroles du garzok, anciennement au poste d'intendant des mines d'Arthim'Olth, retentirent dans son esprit, comme un écho à sa présente situation. Cette bien-pensance ynorienne était évidemment affligeante, mais rien d'insurmontable. De surcroît les shaakts ne constituaient pas un peuple de pleurnichards qui, à peine mal traités par les autres peuples, s'accrochaient aux jupes de la mère Oaxaca. Oubliant un instant Gasaru, il regarda le chevalier d'Ouesseort pour exprimer son opinion.

- C'est bien beau de leur tendre un piège et d'endormir de leur méfiance dans un sublime endroit, Sirat n'est pas stupide pour autant. Mon absence inexpliquée dans la cité qui, même si elle est vaste, n'est pas non plus infinie, va forcément finir par éveiller ses soupçons. Voilà pourquoi je dois m'y rendre, tout du moins un instant, pour que votre piège fonctionne correctement.

Réfléchissant légèrement, les mains nonchalamment posées sur les pommeaux de ses épées, battant ses flancs, il s'exprima sur le reste du groupe par la suite.

- Concernant Sibelle, l'elfe, et Nastya, l'humaine, elles ne connaissent pas vraiment le Sans-Visage, sauf par l'intermédiaire de Naral Shaam, les considérer comme des servants de l'ennemi est un non-sens, surtout que l'humaine m'accompagne personnellement pour ma prochaine expédition. La proximité de l'elfe avec Sirat pourrait la pousser dans les bras du Sans-Visage, mais j'émets de forts doutes quant à cette hypothèse. Par ailleurs, les arrêter est aussi contre-productif. En effet, je ne chasse pas les sous-fifres du Sans-Visage mais lui, personnellement. S'il contacte Sirat, nous aurons une idée de la position d'autres avatars de sa personne, et si l'inverse se produit, nous pourrons toujours le prendre en filature.

Ses yeux balayèrent le casque de Gasaru avant de revenir se poser sur le chevalier d'Ouesseort.

- Dîtes-moi chevalier d'Ouesseort, quelle est la sanction lorsqu'un chevalier d'or viole ses vœux les plus sacrés en avertissant un ancien disciple du Sans-Visage du plan que nous discutons ?

La question était en réalité plus rhétorique qu'autre chose puisque l'elfe noir continua sur sa lancée presque immédiatement en regardant à nouveau ser Gasaru.

- Ser Gasaru, les menaces n'ont aucun effet sur un shaakt, vous n'êtes ni le premier ni le dernier à me menacer. Que vous complotiez ou non contre moi, cela m'importe peu, j'ai déjà obtenu ce que je désirais et bien plus encore à vrai dire. Vous ne m'aimez pas ? Vous n'appréciez guère mes méthodes ? Dont acte, tout Aliaénon est au courant de cela.

- Seulement, vous savez pertinemment que c'est l'ynorien qui parle et non le chevalier d'Or. Je vous rappelle que je vous ai sauvé la peau, si telle n'avait pas été le cas, cette même créature vous aurait déchiqueté et dévoré morceaux par morceaux pendant que vous étiez étendu sur le sol. Je vous ai aidé uniquement pour votre utilité, à présent vos menaces ne font que souligner que vous êtes un fardeau. Je vous offre donc deux choix très simples: vous collaborez en bonne intelligence avec nous autres Sauveurs pour stabiliser les différentes régions d'Aliaénon ou vous poursuivez votre délire conspirationniste en essayant vainement de me mettre des bâtons dans les roues et dans ce cas, le Sans-Visage sera le cadet de vos soucis.

Endar clarifia sa position en regardant les deux chevaliers tour à tour:

- Je collabore largement avec les chevaliers d'Ouesseort dont j'ai obtenu que certains puissent m'épauler pendant notre expédition périlleuse. Si le Conseil nous avait mandé avant, nous serions revenus avant, cependant les choses étant ce qu'elles sont, nos deux ordres si j'ose dire ont tout intérêt à collaborer étroitement. Votre statut m'importe peu, tout comme il importe peu aux créatures qui peuplent ce monde.

Il se tut un instant, les mains sur ses épées, méfiant.

- Ainsi avant d'y aller, clarifier votre position à mon égard.

Son regard dur et sombre observait le moindre geste de Gasaru et au passage du chevalier d'Ouesseort.

(1001 mots)

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