la jeune femme écouta attentivement les explications de Sirat. Elle acquiesça et calmement expliqua à l'humoran qu'en adoptant une attitude chevaleresque il s'était lui même inscrit dans l'esprit des Ouessiens. Pour elle, leurs hommes avaient une conduite de protecteur et de gentilhomme, pour Sirat c'était l'inverse, mais était il en mesure d'estimer la différence de culture qui les séparait. Elle s'interrompit quand il découvrit sa carapace induré de nervure musculaire qui luisait aux lueurs des chandelles.
Son dos, désert taillé de roc et de dune ocre où les ombrages du soleil jouaient d'illusion idyllique pour tromper l'œil voyageur. Il pouvait sentir son regard sur lui, il savait et espérait secrètement qu'un désir pouvait naitre afin de l'interroger. Cette méthode était surement plus louable que la torture afin d'obtenir des informations. quand il revint vers elle, Tarla détourna le regard, embarrassée, elle recula encore un peu plus sentant la porte derrière elle, se refermer comme un traquenard. Prit au piège, dans une embuscade qu'elle désirait secrètement, elle répondit au question du sauveur. Les tatouages déterminaient l'histoire de chaque homme, ses actes et sa genèse. le rang, l'autorité n'existait que par l'éloquence de chacun. Ouessort était commandé par un conseil démocratique, un débat et un vote.
Cette idée était étrange pour le Yumenien, il n'y avait pas a sa connaissance d'endroit come celui-ci dans son monde. Un navire pouvait il fonctionné avec plusieurs capitaine. Il se perdit un instant imaginant l'incohérence de ce genre de gouvernement, puis revint sur sa proie. Il la tenait frêle entre ses mains. Sentait-elle cette chaleur agréable dans ses entrailles qui faisait perdre la raison aux plus pieux? Cette fièvre de désir que l'on perçoit et qui nous obnubile, alors que leur deux corps se frôlaient sans se toucher. Mais celle-ci se rebella, comme l'animal dans une impasse, un dernier sursaut d'orgueil qui désarçonna SIrat. L'idée de pensée que les Ouessiens eut utilisé un portail plutôt que la route l'avait vexé et c'est fièrement qu'elle justifia la construction d'une route allant jusqu'a Nagorin. une construction qui démontrait l'intelligence et la force de son peuple.
Un silence gênant s'installa que vint couper la vibration de la pierre de vision dans le sac de l'humoran. Il libéra la femme marié de son emprise et alla chercher la pierre. Il glissa sa main dans son sac en cuir retroussé et empoigna l'artefact. il libéra son message presque instantanément. C'était la voix clair et incisive de Kyokishiki ou Kyoéshéki, il n'avait pas bien saisit son nom, seul lui restait l'agacement de ce petit semi-elfe le toisant avec mépris.
La conjoncture dans la forêt d'émeraude était grave, elle était sur le point d'imploser dans u conflit meurtrier et les rares cherchant une issue pacifique étaient devenu trop peu pour peser dans la balance. Il quémandait l'aide des autres sauveurs et donc du zélote.
Ce pédant petit chevalier venait de demander de l'aide, cela énervait Sirat mais paradoxalement un plaisir certain de fanfaronner devant l'échec de la suffisance de Kyo l'excitait.
Quel dilemme s'offrait à lui, bercer dans le vide sur un fil son esprit annotait les pour et les contres, basculant d'un côté à l'autre au gré des arguments. Il en oublia presque Tarla, qui échappa son regard, fuyant ce gladiateur à la peau malté. Elle comprenait en revenant à la réalité l'inconvenance de sa position. Elle était marié et avait délibèrent fleureté avec un intrigant inconnu. Elle avait un instant oublié sa situation d'épouse et s'était perdu en fantasme inavoué aidé par cet apollon sibyllin et conspirateur. Reprenant ses droits, surs ses pensées et sa raison, elle en profita pour s'en aller. Il ne la retint pas, elle ne lui avait pas apprit grand chose et il était trop prit dans ses calculs pour s'en occuper.
Dans son sillage, la porte ouverte laissa apparaitre une Natsya en armure, la guerrière avait revêtu plus qu'un costume mais sa seconde peau. Dans l'ambiance feutré de la chambre, sans frapper, elle entra d'un air déterminé, orage d'une nuit d'été, violent et impromptu . Elle en avait cure de ses jeux d'enquête et des non dit, dont se délectait l'humoran, elle voyait un appel à laide, de l'action et voulait y répondre.
Sirat méditatif la jaugea et lui fit signe de rentrer d'un soupir bougon, bien qu'elle n'avait pas attendu son autorisation. Il se gratta la barbe un instant, lui tournant en rond, mais il sentait qu'il ne pouvait réfléchir plus longtemps. Droite et planté en plein milieu de la chambre, sous le couvert de la lumière des chandelles, la nordienne guettait une réponse et s'impatientait. L'envie de voir, l'elfe lui réclamer son appui et de voir son visage plisser de colère quand il verra le visage de l'humoran était un argument suffisant pour balayer tout les autres et laisser ce qu'il faisait en place. Un peu d'action n'était pas non plus pour lui déplaire.
Une baston pour moi c'est comme de l'argent pour d'autre. Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute. Alors une guerre, c'est beaucoup de pognon. Il retira sa blouse et attrapa ses affaires de combat d'un geste plein d'entrain. Il était clair qu'il apparaissait comme sobre au regard de l'humaine. Mesuré dans chacun de ses actes et pourtant si exalté par le combat à venir.
Je voies que tu as quitté ta robe
lui fit-il avec un clin d'œil.
j'espère que tu l'as gardé, dans tes affaires, se serait dommage de l'avoir jeté.Il enfourna son amure et mit la main ferme sur son marteau. Lui aussi était content de retrouvé sa toilette usuelle. l'arme, le bouclier, la cuirasse n'étaient que des extension de lui même. Ses yeux luisaient d'une essence juvénile comme à la veille de chaque bataille et son visage irradiait de joie. La cape de l'unique, noire et recouverte de volute mordoré, embrassait son corps et termina de l'habiller.
Il fit l'inventaire de ses gourdes et victuailles. Prit ce qui manquait dans une corbeille posé sur une table. Et se servit un verre de vin. Il fit passer le liquide sous son palet, appréciant une dernière fois son gout âpre et fleurie.
On sait jamais en tant de guerre, ce genre de confiserie sont plutôt rare.Lui fit-il, un sourire épingler au coin des lèvres. Il retira le ciseau qu'il avait caché dans ses bottes et le glissa son sac ainsi que quelques objets de valeur, richement orné : une brosse, un miroir de main, une bande de tissu en soie et une fiole de parfum. Il prit les vêtements et un oreiller qu'il plia pour l'enfourner dans le sac.
le pillage finit il se redressa.
Nous devons aller chercher Sibelle, sans elle je ne vais nulle part. Citation:
1116 mots
citation : « Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute. » (JLe Pacha)
action :
-accepte la quête
-pillage de la chambre
-part en direction de la chambre de Sibelle pour la chercher