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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 8 Sep 2017 02:45 
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Tout en attendant la réponse à sa requête, Sibelle entama la délicieuse entrée qui lui était servie, copiant chez les autres femmes la façon de tenir les couverts.

La guerrière, qui s’attendait à de longs soupirs et des grimaces d’agacement de la part du sieur Ellanieh à son égard, fut bien surprise de n’avoir droit qu’à un froncement de sourcils. Sirat, visiblement inquiet par l’attitude de Sibelle planta son regard dans celle de la belle lui signifiant qu’elle était un brin trop cavalière, puis lui remplit son verre qui était encore au trois quarts pleins. Sibelle remercia Sirat d’un signe de tête, puis y mouilla ses lèvres, sans plus. Elle avait une enquête à mener, des questions à poser et une visite en ville à effectuer, elle ne boirait pas davantage.

La remarque de l’humoran eut l’effet bénéfique de faire sourire l’aîné de la tablée. L’humoran enchaîna la discussion expliquant que sur Yuimen, les femmes étaient les égales des hommes et que chez certains peuples, des femmes nommées matriarches agissaient en supérieures hiérarchiques.

Suite à la tirade de Sirat, le beau-père se tourna vers Sibelle, plongea son regard dans le sien et accepta sa requête, se proposant lui-même de lui faire visiter la cité le soir même. Sans sourciller, Sibelle rendit son regard à l’homme tout en lui répondant :

« Je vous remercie d’accéder à ma demande. Et je serais heureuse de visiter votre belle cité en votre compagnie après le repas. »

Sibelle crut, à tort ou à raison, que sans ses acolytes masculins à ses côtés, le noble de Ouesseort serait plus volubile et aimable avec elle. Elle pourrait peut-être davantage lui poser des questions sans paraître déplacée.

Pendant que la belle réfléchissait aux questions qu’elle poserait un peu plus tard, Sirat, rendu bavard par la boisson alcoolisée ingurgitée, parlait encore et encore et questionnait sans apparemment éprouver aucun scrupule.

Sans être démonté par les propos de Sirat, Yorhy répliqua avec du dédain dans la voix qu’il y avait bien sur Alliaénon une ville dirigée par des harpies. Elle se nommait Arothiir et était tombée sous l’emprise du Sans-visage.

Il expliqua ensuite qu’aucune naissance n’était pas nécessaire chez ce peuple puisque leur vie n’avait pas de fin. Ces dernières paroles rendirent Sibelle songeuse. Elle regarda tour à tour le père et le fils, puis reporta son attention sur le père. Elle se demandait quel âge pouvaient-ils avoir. Étant une elfe sa durée de vie pouvait s’étendre jusqu’à mille cinq ans. Elle en avait cent et Nastya, l’humaine qui avait en apparence physique à peu près le même âge était dans la vingtaine…

(Il s’est passé cinq ans ici….et deux semaines sur Yuimen…)

En y réfléchissant bien, et en comparant la rapidité du temps sur Aliaénon, Sibelle à son retour sur Yuimen, aurait une longévité comparable à la leur. Mais elle ne jugea pas nécessaire de leur faire part de sa réflexion. Ça n’avait aucun intérêt pour l’enquête et ça risquait d’insulter le prétentieux beau-père.


Ce dernier fit une nouvelle tournée et remplit toutes les coupes, ce qui permit à Sibelle de remarquer que Sirat buvait conséquemment, mais Petr et son épouse beaucoup plus. Alors que les autres, les deux jeunes fiancés, le beau-père, Nastya ne buvaient plus depuis un bon moment déjà.

Sibelle tourna un instant sa tête en direction de Nastya et constata la pâleur de cette dernière qui ne se sentait visiblement pas à sa place.

Tout en reportant son attention sur Yorhy, elle le questionna de nouveau.

« En route, nous avons croisé des bêtes immondes issues probablement de mutations causées par ce Sans-Visage que nous recherchons. Avez-vous remarqué de ces bêtes dans les alentours de votre cité ? »

((( 617 mots
-accepte la proposition du beau-père
-questionne sur les bestioles mutées. )))

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Dernière édition par Sibelle le Mer 20 Sep 2017 01:12, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 8 Sep 2017 17:10 
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L'aide de Sirat fut salutaire, ou pas, il était difficile de lire dans le jeu du patriarche, mais il accepta de conduire Sibelle dans les rues ce soir. Il avait planté un regard froid dans les yeux de Sibelle qui lui avait rendu. Puis il se tourna vers l'humoran, expliquant qu'il y avait une culture, en Arothiir ou la femme était placé au-dessus de l'homme. Il les dénigra concluant que cela était aussi sûrement due à leur rapprochement avec le sans-visage. Sirat gardait un sourire de façade, et acquiesca, il n'allait pas rentrer dans ce débat avec son adversaire et lui donné le plaisir de se découvrir pour si peux. son jeu à lui étaient de les faire boire, mais à cette manche le beau-père sa belle fille et son fils tenait bon et ne trempait guère que leur lèvre, alors que le gros et sa femme eux avaient largement écoulé ceux que leur avait servi Sirat. Il recommença tout en restant attentif ace qui se racontait et en enfilant un peu de son plat dans sa gueule avant que son assiette vide et nettoyé soit retiré par la patronne de l'hôtel. Il n'y avait aucune naissance dans leur peuple et ceux depuis des années et cela ne les préoccupaient que peux, les illuminés étaient à leur service et les avait réveillés de leur sommeil au réveil des titans. de nouvelles questions naissaient dans la tête de Sirat alors que le sieur Ellanieh resservit a son tour l'assemblée. Le zélote laissa échappé un rire goguenard pour tromper la foule et fit tombé quelques gouttes du breuvage sur la table pour feindre l’ivresse. Sibelle leur parla des bêtes rencontré en route, elle voulait savoir si Ouessort avait eut vent de ce genre de créature.

Sirat qui gambergeait autant que la belle rouquine, mais sur d'autres sujet, s'adressa toujours a sieur Ellanieh.

j'avais cru remarqué après la destruction de la population a Nagorin par Naral Shaam que vous étiez sans fin. J'avoue être intrigué par cette méthode sans enfantement, j'espère juste que si vous ne faites pas d'enfants vous profitez des moyens de les faire.

Il fit un clin d’œil à l'adolescente. Attaqué sur plusieurs front pouvait les faire craquer dans cette guerre des nerfs. Sibelle de son côté, lui de l'autre astiquant le seul interlocuteur qui leur répondait. Pouvait il céder, rien n'était moins sur, mais un combat ne valait que si il était mener à fond.

En parlant du grand dragon les illuminés semble avoir un pacte avec lui, vous aussi donc? il semble a la recherche de quelque chose... Pour sortir de Nagorin vous avez utiliser des sous terrains ?

Il prit un instant de réflexion.


le sans visage vivait au temps de votre naissance vous l'avez donc jamais priez?


Citation:
mots : 347

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Dernière édition par Sirat le Dim 17 Sep 2017 01:36, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 16 Sep 2017 09:15 
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Ouesseort – Alentours de la maison de Belliand.

    Endar, s’il eut pu voir les visages des deux chevaliers devant lui, aurait certainement apprécié se régaler de leurs diverses réactions pendant ses propos. Hélas, cette opportunité lui était enlevée, conséquence de l’anonymat forcé de ses vis-à-vis. Gasaru, sûr de lui, répliqua d’un ton tranchant :

    « N’inversez pas les rôles, shaakt. Vous avez comploté contre vos compagnons de route pour qu’ils ne vous rejoignent pas ici, chez Belliand. Et maintenant, vous voudriez revenir sur votre parole, face à celui à qui vous avez lancé ces mêmes accusations ? Je ne complote pas, de mon côté, puisque je vous dis clairement la chose : si je les vois, par souci d’équité et de justice, je serai forcé de leur révéler votre trahison. Mais sans pour autant rentrer dans les détails. »

    Puis, après une courte pause, et sans doute un pouffement suffisant :

    « L’équité, la justice. Voilà deux notions qu’il est bien vain de vous évoquer, en vérité. Sachez toutefois que je n’aurais en rien trahi mes vœux, dont vous ne connaissez rien, par ailleurs, et que toute sanction à l’égard d’un membre des Chevaliers d’Or se fait en interne, sans qu’aucun extérieur ne puisse être témoin de la justice rendue, ni de la nature de celle-ci. »

    Il se tourna subrepticement vers le chevalier en or, qui confirma sobrement, sans un mot, d’un signe de tête. Gasaru poursuivit alors.

    « Si l’ynorien parlait, s’il existait encore, il aurait été aveuglé par la reconnaissance de votre acte salvateur à mon égard, et vous aurait confié sa vie imbécilement. Un chevalier d’Or est bien loin de toutes ces fariboles, et sait rester neutre et désintéressé. Je serais mort, ce soir-là… Hé bien quoi ? J’aurais, en mourant, accompli mon devoir. Souffrez que je ne m’émeuve pas de ma survie, et gardez pour vous vos regrets de cet acte mal calculé. Ainsi que vos épées dans vos fourreaux. Là encore, vous vous trompez sur notre ordre si vous pensez que le meurtre d’un des nôtres restera impuni, et si mon pair ici présent ne viendra pas m’épauler si vous m’agressez, sauveur ou non. Car sachez-le : votre statut nous importe tout aussi peu que ce que vous décriviez. »

    L’homme doré prit alors la parole, pour recentrer le débat.

    « Nul n’a envie de voir le sang couler ce soir, si ce n’est celui de servants du Sans-Visage. Si l’elfe et l’humaine sont innocentes, il ne leur arrivera rien. Si l’autre être est coupable, il sera arrêté et nous le ferons parler. Ou nous poursuivrons ce piège visant à prouver que l’un ou l’autre soit en accord avec le Sans-Visage. Si vous trahissez vous-même vos accusations, Sauveur, vous serez à votre tour considéré comme un suspect potentiel. Sachez alors que nul chevalier ne sera plus votre allié pour aucune expédition. Mais sans ça, vous pourrez compter sur notre ordre : voilà trop longtemps que l’action manquait, ici à Ouesseort. Pour le plus grand bien de ses résidents, bien sûr. »

    Et ils attendirent tous deux la décision d'Endar pour partir rejoindre ses compagnons...
    Ou toute autre décision que le shaakt prendrait.



[Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (rhétorique) + 1 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 16 Sep 2017 10:16 
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Ouesseort – Hôtel de la Fourchette d’Argent. (21h)

    Yorhy Ellanieh accorda sobrement sa réponse à Sibelle.

    « Ouesseort est en paix depuis sa reconstruction, grâce aux Chevaliers qui nous protègent. Nulle créature n’oserait s’approcher de la cité, avec leur présence à nos côtés. Je n’ai entendu parler d’aucun monstre mutant, non. »

    Aux propos outranciers de Sirat, Le père Ellanieh fronça une nouvelle fois les sourcils, et rétorqua :

    « Modérez vos dires, Sauveur. Je ne le répéterai plus. »

    La jeune bru du sieur Yorhy, elle, avait baissé les yeux et rougissait de gêne, alors que les poings de son promis se serraient autour de ses couverts. L’aîné se calma néanmoins pour répondre aux autres questions de l’humoran, sans doute pour désamorcer aussi la situation.

    « Veillez à ne pas nous confondre avec les Illuminés de Nagorin. Ce n’est pas sans raison que nous vivons dans des villes séparées, ni qu’ils aient un nom si connoté. Ouesseort ne fait de pacte qu’avec elle-même. Quant à Nagorin, il y a bien des moyens de quitter la cité. Il ne m’appartient pas de vous les révéler. »

    Il ne répondit pas à la question sur le Sans-Visage, sciemment ou non. Mais Petr s’en chargea pour lui, visiblement aviné.

    « Pfft. Le Sans-Visage, on savait rien sur sa trahison à l’époque. Non, non. Ça change tout. Tout. »

    Un regard sévère de son ami le dissuada de poursuivre plus loin. L’hôtesse de ces lieux profita de ce moment de flottement pour ramasser les assiettes de l’entrée et mena à la tablée le plat, qu’elle annonça comme un « Colvert en aiguillettes, foie gras poêlé, figues, orge perlé et jus aux épices ». Des nourritures riches qu’ils n’avaient sans doute jamais goûtées sur Yuimen.


[Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (question) + 0,5 (bonus longueur).
Sirat : noté quand complété.]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 17 Sep 2017 07:59 
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Yoreih répondit à la maitre d'arme, solennelement. L'homme voulait qu'on sache et que l'on comprenne son statut à chacune de ses phrases. Ouessort était en paix, les chevaliers la protégeaient et nulle n'osait s'en approcher et il n'avait jamais entendu parler des monstruositésque décrivait Sibelle.

L'attaque de Sirat avait énnervé une fois de plus le père et son fils, alors que la jeune femme rougissait au propos. Le zélote s'en amusait et son ébriété feinte lui donnait un alibi.

Vous savez Les femmes sont les instruments interchangeables d’un plaisir toujours identique. Et quel plaisir, de sentir... je me tais, je me tais...

Il porta a sa bouche une nouvelle gorgée, haussant les épaules bêtement. Yoreih continua visiblement exaspéré par le comportement de se sauveur, qui devait surement le décevoir. Les illuminés et Les ouessiens ne devaient pas être mélangés ni dans les esprits ni physiquement et c'est pour cela qu'ils vivaient tous dans des villes différentes. Aucun pacte ne les liais donc a qui que ce soit. Il avoua qu'il y avait plein de moyen d'entrer dans la cité, mais méfiant et surement pas dupe de la partie qui se jouait il refusa d'en dire plus. C'est son gras compère qui ivre commis une erreur, vite réprimender par un regard assassin. Il énonca une trahison du sans visage à une époque et que cette fourberie avait tout changé. Sirat devait s'y engoufrer, sans plus attendre, battre le fer tant qu'il était chaud. L'arrivée de plat magnifique, manquèrent de le déstabilisé. Un canard fumant envoutait déjà les papilles de l'humoran, enveloppé d'escalope étrange mais luisante et apétissante, orné de fruitt pulpeux aubergine, le tout recouvert d'une sauce sirupeuse doré. Jamais il n'avait vue de repas comme celui-ci et bien qu'il avait déjà dévoré ce qu'on lui avait déjà présenté, la gourmandise lui donnait envie de frapper de sa fourchette se nouveau met. il resservit le verre du gros lard et le sourire aux lèvres comme si celui ci etait son ami de longue date, reprit.

Aaaaah mon ami,vous vous trompez... à la grande guerre on a tous vue Nagorin se retourné contre Vallel et donc entreprendre le réveil des titans et donc la déchéance de ce faux dieux. J'en avais même parlé a Triman qui m'avait confirmé aussi cela... vous ne pouvez pas dire le contraire.

Il s'était penché sur la table vers lui, de manière grossière. Il éspérait par la en tirer plus de l'obèse tatoué, il avait d'ailleurs sciament ignorer Yoreih, mais il revint vers lui pour jouer une carte.

Tiens vous savez, c'est un secret, mais entre ami... Il laissa échapper un rire. Triman et les illuminés ils cachent un avatar du sans-visage, mais ne le dite à personne...

il s'affala sur sa chaise lourdement, il avait tant vue de poivrot faire, que leur ressembler était facile. Si triman comptait qu'il le dise au conseil, il se trompait et si il avait vraiment fait confiance à Sirat se jour là et bien il lui rendait la monnaie de sa pièce. Dans tout les cas si il pouvait déstabiliser l'union entre Nagorin et Ouessort ou juste son adverssaire principale a cette table, cela vallait le coup de le tenter.

Il engouffra un bout de viande dans sa bouche et reprit son travail. Le second acte devait ou pouvait commencer.

Il fit mine d'essayer de se relever et fit tomber son plat sur lui le tachant. Il se montra maladroit et hésitant a souhait. Yoreih de vait pas se méfier. Il fit tomber en direction du fils la bouteille pour détourner l'attention vers le liquide carmin.

Milles pardon ! Milles pardon !


Il passa son visage près de sa blonde voisine et discretement lui murmura brievement.


rejoignez moi à ma chambre à l'étage.


Puis très vite se retourna vers l'assemblée, logiquement occupé avec la rivère de vin qui ruisselait sur la table.

Je me suis salit, je vais me changer, j'ai une autre tunique dans ma chambre, je reviens vite... mesdames

Il esquissa un sourire et s'eloigna de la table pour se diriger vers les chambres.

Citation:
476 mots
désolé j'ai pas internet encore, j'ai édité le post précédent et celui-ci je corrigerai les fautes plus tard.
citation : « Les femmes sont les instruments interchangeables d’un plaisir toujours identique. » (Marcel Proust – « Du côté de chez Swann »)

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Mer 20 Sep 2017 02:17 
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Alors que Sibelle questionnait Ser Ellanieh sur les bêtes mutées, Sirat s’informait aussi. Cependant, plus il buvait, et plus ses questions devenaient confuses et inappropriées pour ne pas dire vulgaires. Tout d’abord, il s’intéressa apparemment à ce qui était arrivé aux habitants de Ouesseort, mais il mentionna le nom de Nagorin. Puis il voulut savoir quelle était leur méthode d’enfantement et poussa la vulgarité jusqu’à dire qu’il espérait que s’ils ne concevaient pas d’enfants qu’au moins ils profitaient du plaisir de la chair. Il se permit même de piquer un clin d’œil à la jeune fiancée. Sibelle était estomaquée de voir un tel comportement. Pas qu’elle était à cheval sur l’étiquette, mais elle considérait qu’il risquait de ruiner toutes leurs chances d’obtenir de l’information. Elle ne doutait point de la vaillance et de la force de l’humoran au combat, mais comme convive, il ne valait pas un clou, ne pouvant s’empêcher de boire comme un trou. Puis reportant son attention sur Nagorin, il leur demanda s’ils avaient utilisé les souterrains.

(Mais ils sont de Ouesseort, pas de Nagorin ! )

Décidément, l’humoran n’avait plus toute sa tête.
Bien que sachant de la bouche même du beau-père que le Sans-Visage était leur ennemi juré, Sirat fit remarquer que le Sans-Visage vivait à l’époque de leur naissance et qu’ils l’avaient sans doute priés.

Ce fut cette fois sans mépris, mais sobrement que Yorhy répondit à l’interrogation de l’hinionne. Il n’y avait plus de guerre depuis la reconstruction de Ouesseort, grâce aux Chevaliers qui protégeaient la cité. Aucune créature ne risquerait de s’y aventurer sous peine d’être massacrée sur le champ. Il n’avait jamais entendu parler des mutants mentionnés par Sibelle.

Comme Sibelle s’en était douté, le beau-père s’offensa, non sans raison, des propos de Sirat et le somma de ne plus recommencer. Les autres invités demeuraient plus discrets, mais n’étaient pas moins contrariés. La jeune femme, les joues rosées de gêne, n’osait regarder autre chose que son assiette, et son fiancé serrait ses couverts à en blanchir ses jointures et ses poings.

Reprenant son calme, l’aîné fit remarquer la confusion de Sirat quant aux villes de Nagorin et de Ouesseort, ignorant sûrement volontairement la question portant sur le Sans-Visage. Par contre, l’autre homme du groupe, le dénommé Petr, expliqua qu’à l’époque dont il était question, personne ne pouvait se douter de la trahison du Sans-Visage, ce qui à son avis changeait tout. Mais il n’eut point le temps de poursuivre son idée, puisque Yorhy lui jeta un regard noir qui le dissuada d’en dire davantage.

Discrète et efficace, l’hôtesse des lieux ramassa les assiettes des entrées et annonça le repas principal : Colvert en aiguillettes, foie gras poêlé, figues, orge perlé et jus aux épices. Toujours sur le chemin, d’aventure en aventure, Sibelle n’avait pas l’habitude de repas si copieux, ni si raffinés. Ainsi elle n’avait aucune idée de ce qui l’attendait exception du fait qu’il y aurait du canard au menu. Le plat qui leur fit présenté fut de belles tranches d’une viande de chair plutôt foncée, accompagnées d’un petit pâté, de fruits rouges et baignant dans un jus appétissant. Bien qu’alléchée par le fumet dégagé, Sibelle se contenta d’une maigre part.

Malheureusement, l’arrivée du repas ne fut qu’une courte pause aux maladresses de l’humoran ivre. Ce dernier à présent debout, parla de Triman et révéla qu’un avatar du Sans-Visage était caché à Nagorin. Puis il se laissa retomber pesamment sur sa chaise, balayant au passage une bouteille de vin qui se vida sur la table et les convives. Il se leva alors annonçant qu’il s’était sali et qu’il se rendait dans sa chambre afin de mettre un costume propre.

« Si c’est pour être si odieux, ne revenez pas, restez-y et cuvez votre vin. »

Lança Sibelle à la tête de Sirat, alors qu’il annonçait qu’il partait dans sa chambre. Contrariée, mais surtout en colère que son compagnon ne prenne davantage la mission au sérieux, se vautrant dans les plaisirs de l’alcool, libérant ainsi son côté sauvage, vulgaire et maladroit. Elle était rouge de colère, presqu’autant que le père, le fils, alors que le saint d’esprit vidait sa coupe de vin aussitôt remplie. Elle n’avait pas pu se contenir davantage, ne songeant plus à se faire discrète, même si la coutume Ouessienne l’exigeait.

Puis se tournant vers le père, elle précisa les dernières paroles de Sirat.

« Triman nous a effectivement appris la présence d’un avatar dans la cité de Nagorin. Mais il ne le cache ni le protège, il est leur prisonnier. C’est la raison pour laquelle ils n’ont pas accepté notre visite dans leur cité. Ils craignaient que le Sans-Visage puisse saisir une faille pour s’enfuir. La cité de Nagorin est en quarantaine, tant que les autres avatars ne seront trouvés et tant que Naral ne les aura pas détruits. »

Sibelle n’avait pas menti, du moins pas sciemment, elle avait tout simplement rapporté ce qu’elle en avait compris.

Et elle en voulait beaucoup à Sirat, elle craignait que par sa faute, la suite de la soirée soit gâchée et qu’il lui soit impossible de retirer d’autres informations.

((( 846 mots
-se fâche contre Sirat, lui reproche d’être odieux
- explique comme elle peut, la présence de l’avatar à Nagorin )))

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Sibelle, Maître d'armes


Dernière édition par Sibelle le Sam 30 Sep 2017 13:40, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 22 Sep 2017 21:28 
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Les répliques sanglantes ne tardèrent pas comme Endar l'espérait ou du moins le concevait à l'origine. Gasaru démontrait en premier toute son incapacité en tant que Chevalier Sans Bannière, un ordre qui, pour l'instant, demeurait inutile et dangereux. Endar écouta les remontrances non sans afficher un sourire narquois, tapotant de ses doigts la garde de ses épées nonchalamment. Si l'archer-mage ne pouvait voir leur visage en raison de leur vœu d'anonymat, la situation l'amusait et le consternait à la fois. Gasaru avait plus sa place sur un autel à la gloire de Thimoros que sur un champ de bataille. Il n'était plus un soldat, il n'était pas non plus un diplomate et encore moins un politicien avisé. Endar connaissait des animaux plus intelligents que ces deux là mais il ne leur fit pas part de ses pensées, se contentant d'hausser parfois les sourcils, plus surpris qu'autre chose en l'entendant dire qu'il revenait sur ses paroles, qu'il avait comploté contre ses compagnons.

Il s'agissait bien là d'une vision bien trop manichéenne à son goût. Lorsqu'il ajouta que sa seule volonté avait été de freiner la progression de ses anciens compagnons de route pour éviter qu'ils ne le rejoignent chez Belliand, l'elfe noir pouffa discrètement. Quelle naïveté de sa part de penser cela. Cela n'a jamais été son plan initial, pour la simple et bonne raison qu'ils ne représentaient pas une menace pour ses projets personnels. L'ancien ynorien commença une diatribe déjà ancienne en appelant à son souci d'équité et de justice avant de le railler en les utilisant à ses fins.

Endar se demanda un instant s'il n'allait pas devoir ramener un musicien pour qu'il puisse jouer de son violon, tellement cette scène avait été rejouée au cours des siècles. Son discours vide de tout intérêt pour l'elfe noir, était ponctué, outre cela, de légères piques de Ser Gasaru. Ser Gasaru faisait peu de cas de sa vie, cherchait peut-être aussi à le provoquer en estimant que son acte était mal calculé. Là encore, l'intriguant lâcha un petit rire et secoua la tête d'un air amusé. Décidément, Ser Gasaru, aveuglé par sa haine, se trompait sur toute la ligne. C'était dommage pour Gasaru mais bien heureux pour lui. Son amusement s'accrut en un sourire carnassier lorsque le chevalier sans bannière souligna qu'il aurait le soutien de son confrère s'il décidait de l'attaquer. Ce n'était pas comme si Endar n'avait pas réfléchi à cette possibilité. Les tuer n'était nullement un problème, tant est après qu'il parvenait à se cacher dans la cité ou à prendre un navire pour s'enfuir par la suite. Le seul problème résidait dans le certain respect de Belliand envers les chevaliers d'Ouesseort, or Endar ne contrarierait pas un allié si puissant pour quelques broutilles.

Le Ser Gasaru ayant fini de cracher son venin, le chevalier d'Or d'Ouesseort reprit la parole s'érigeant en un arbitre partial. Ses propos sonnaient comme une légère menace aux oreilles du shaakt, mais apparemment l'attrait d'accomplir une noble quête dangereuse semblait faire son effet. Ses derniers mots, cependant, révélaient toute l'hypocrisie des Chevaliers d'Or d'Ouesseort qui n'étaient guère plus que des animaux assoiffés de sang. La compagnie des loups ayant subis des mutations magiques lui semblait à présent être de meilleure qualité que la compagnie des Chevaliers d'Or. Ayant remarque qu'ils avaient terminé leur monologue infâme, Endar leur répondit très clairement non sans une once d'amusement.

- En un autre temps et en un autre lieu, vous m'amuseriez tous les deux. Ais-je signé au bas d'un contrat la fidélité envers mes compagnons de route ? Je ne crois pas... De surcroît, c'est votre travail à la base, je vous rappelle, de récolter des renseignements sur le Sans Visage et ses suivants afin de lutter efficacement contre sa magie. Je vous sers sur un plateau d'argent un ancien disciple du Sans Visage, accusation que je n'ai jamais reniée d'ailleurs, et vous me traiter comme un vulgaire criminel de droit commun. Vous avez une étrange façon de désigner ceux qui vous aident à lutter contre ceux qui complotent contre le Sans-Visage.

Endar regarda ensuite le chevalier d'Ouesseort, lâchant d'un air las:
- Ensuite, je souligne que ses récents propos montrent une certaine adoration renouvelée envers le Sans Visage, propos dont votre adorable collègue en a été témoin et ne vous en a nullement informé, ce me semble...

Laissant planer un léger silence, démontant une à une les critiques des deux chevaliers, il reprit d'une voix forte et affirmée:

- J'ajouterai encore que je n'ai jamais affirmé que l'elfe et l'humaine n'étaient de près ou de loin connectées au Sans Visage et que le plan consistant à tous les enfermer n'est pas de mon fait. Ainsi souffrez de l'échec ou de la réussite de votre plan, car il s'agit ici de votre unique responsabilité et non de la mienne.

Il ajouta avec un certain air carnassier en fixant le heaume de Gasaru:
- Concernant la notion de justice, elle existe aussi chez les shaakts, ce qui relève d'une parfaite méconnaissance du raffinement de notre société. Quant au fait que vous pensez que je fais tout pour éviter qu'ils me rejoignent chez Belliand, là encore vous vous trompez lourdement, ils sont libres de parcourir la cité, car ils ne me sont d'aucune gêne, c'est aux chevaliers d'Ouesseort après de décider s'ils peuvent lui rendre visite ou non. Il s'agit encore de naïveté de votre part si vous pensez que je regrette mon acte. J'ai obtenu exactement ce que je souhaite de votre sauvetage, une chose bien plus précieuse que votre fidélité inexistante. Votre reconnaissance n'était qu'un potentiel atout supplémentaire, mais comme je l'avais prévu vous n'alliez jamais me l'accorder.

Reprenant légèrement son souffle, il les regarda tour à tour avant de conclure:

- Je vous conseille de ne pas révéler votre fameuse justice sous peine d'irriter les autres Sauveurs. Sans trop m'avancer, je pense que nous nous considérons comme responsables des actes devant le peuple et non devant le Conseil d'Or ou nos pairs ou en vertu d'un code. Si Ser Gasaru veut les avertir de ma prétendue traîtrise qu'il y aille maintenant, cela ne me dérange nullement. Pendant ce temps alors, j'essayerai de trouver d'autres Ouessiens afin de leur transmettre mon profond respect ou si cela n'est pas possible vu l'heure, je rendrai visite à d'autres Chevaliers d'Ouesseort pour nouer des liens avant notre expédition en direction des îles Rocsombre.

- Les Chevaliers d'Ouesseort n'ont rien à craindre de moi ni aucun besoin de me menacer. Si Belliand et les Illuminés de Nagorin me font pleinement confiance, alors pourquoi pas vous ? Cela est étrange que je sois respecté par différents peuples d'Aliaénon mais que je reçoive un accueil des plus haineux de la part des Chevaliers d'Or. Ainsi, accordez-moi encore l'immense privilège de me servir de guide au cœur d'Ouesseort, cette cité à laquelle j'ai évité une annihilation totale.

Sans doute que sa courtoisie n'allait être nullement appréciée par les deux chevaliers, mais en l'absence de preuves contre lui et en l'absence de moyens de pressions suffisamment efficaces, ils ne pouvaient faire grand chose d'autre. A part le tuer peut-être, mais là encore l'elfe noir était paré à toutes éventualités.

(1302 mots)
((Demande de visiter la ville, de rencontrer certains Ouessiens ou d'autres Chevaliers d'Or)

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 30 Sep 2017 08:55 
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Ouesseort – Hôtel de la Fourchette d’Argent. (21h10)

    La scène que monta Sirat laissa un blanc pesant sur l’assemblée. Tous les visages, gênés ou courroucés, étaient tournés vers cette créature mi-fauve mi-humaine qui n’avait visiblement pas supporté l’alcool qu’elle avait ingurgitée. Lorsqu’il eut quitté la table, les regards s’interchangèrent, agacés, outrés ou tout simplement au bout de toute patience, comme l’était celui de l’aîné de la tablée, qui se tourna vers SIbelle et Nastya pour répliquer :

    « Quel butor ! Quel rustre ! Nous demanderons réparation pour son attitude insultante, soyez en assurées. »

    Il pestait, seul sur sa chaise. La compagne de Petr, plus pâle encore qu’avant, choisit se moment pour se dérober, mal à l’aise, s’excusant de son départ subit. Nastya, sautant sans doute sur l’occasion de tant de départs de table, se précipita aussi sans un mot vers l’étage. Elle n’avait pas apprécié le repas, et ça se voyait. Yorhy, lui ne semblait pas en prendre ombrage, et poursuivit. Excédé.

    « Ses dires n’avaient aucun sens, en plus : Petr évoquait la période où nous étions éveillés, et il parle d’une trahison ayant pris pied pendant la Grande Guerre. Vous ne nous apprenez rien en précisant qu’un avatar du Sans-Visage se cache à Nagorin : c’est là que nous étions endormis. C’est là que nous avons été éveillés. Le Temple de l’Unique a toujours été partie prenante de la cité. Il s’est juste mué en prison, suite aux événements ayant précipité sa chute. »

    Il haussa les épaules.

    « Vous vous foutez le doigt dans l’œil si vous pensez qu’il suffit de « trouver les avatars » du Sans-Visage pour mettre fin à tout ceci : c’est un être omniscient, omnipotent. Des incarnations, il peut en avoir des infinités. Non, c’est plus profondément qu’il faut agir pour nous en débarrasser… Mais j’ignore parfaitement comment. C’est le travail des Chevaliers, que de trouver ce remède, cette arme pour lui nuire. Nul plus qu’eux n’est persuadé de l’existence d’un tel artefact. »

    Il balaya la table du regard, puis, las, repoussa son assiette. La tenancière arriva, outrée elle aussi, et après s’être excusée du chambard auprès de ses invités locaux, entreprit de nettoyer le chaos.

    En haut, dans le couloir des chambres, Tarla Raventein était arrivée aux suites de Sirat, et frappa doucement à sa porte, curieuse, sans doute, de savoir ce qu’il lui voulait. Ennuyée, sans doute, d’une telle curiosité. Son visage n’était qu’ombre et inquiétude.


[Sirat : 0,5 (introspection) + 0,5 (chaos) + 0,5 (détourner l’attention).
Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (remontrances) + 0,5 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 30 Sep 2017 09:17 
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    Gasaru, visiblement las, secoua la tête aux paroles de l’elfe noir. Il conclut d’un simple :

    « Oh. Et puis zut. J’en ai soupé de vos délires persécuteurs victimisants. Ne comptez plus sur moi en quoique ce soit, étranger. Vous êtes une plaie empoisonnée pour Aliaénon, dont je veillerai à purger le venin. »

    Puis, sans un mot de plus, il fit volte-face et s’éloigna dans l’obscurité de la nuit. Le chevalier d’or le regarda s’éloigner, puis affirma :

    « Je crois que vous l’avez vexé. Vous faites erreur, par ailleurs, si vous pensez que les miens vous font mauvais accueil ici, en leur cité : si la haine nous animait, votre tête serait déjà plantée sur une pique, en haut de nos remparts. Je suis moi-même déçu que vous puissiez le penser : je vous ai écouté, fait confiance et mené ici sans contrainte. Et là encore, je m’apprête à vous mener à d’autres. Puisse cela vous faire changer de discours à mon égard, Sauveur. Mais prenez ceci en compte : la confiance, ça se gagne, ça ne tombe pas du ciel sans raison. Surtout avec des discours comme les vôtres. Et la délation, si elle est encouragée par les nôtres, ne constitue en rien un acte d’allégeance à une quelconque cause. Nul ici n’est si naïf. »

    Il lui fit ensuite signe de le suivre dans les rues nocturnes de la cité. Les maisons, riches, avaient des lueurs à leurs fenêtres, et peu de personnes arpentaient les rues. Au détour d’une placette, cependant, garnie d’une petite fontaine décorative, ils croisèrent trois chevaliers. Les mêmes qui avaient croisé, plus tôt, Sirat, Sibelle et Nastya. Mais ça, il ne pouvait le savoir.

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    Le chevalier à l’armure d’or inclina la tête, et présenta l’elfe.

    « Confrères, voici venir à vous l’un des Sauveurs d’Aliaénon, Endar. Il compte prochainement monter une expédition pour explorer les Îles de RocSombre. »

    Les trois parurent intéressés, puisqu’ils scrutèrent l’elfe avec insistance, alors que le chevalier, s’adressant cette fois au shaakt, précisait :

    « Il n’y a pas plus brave et combatifs pour la Cause que ces trois-là. Ils voudront sans doute vous accompagner, par-delà les mers. Si vous souhaitiez leur expliquer vos plans. »

[Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (discours de mauvaise foi) + 1 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 30 Sep 2017 14:31 
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Comme elle l’avait craint, le comportement inconvenant de l’humoran avait mis fin abruptement au dîner. Tous les convives affichaient des mines consternées, sinon choquées, incluant l’hinionne qui ne comprenait pas un tel relâchement de la part de l’humoran pourtant en mission. Ce repas en compagnie des habitants locaux aurait été une occasion de ramasser davantage d’information, mais Sirat avait tout gâché en transformant l’ambiance du repas en véritable scène de cirque loufoque dont il tenait le rôle principal du clown mal élevé.

L’aîné ne cachant pas sa colère se retourna vers les deux guerrières et leur fit part de son grand agacement et de sa décision de demander réparation pour un tel affront.
Sibelle qui tout autant fâchée par l’attitude de l’humoran, ne chercha aucunement à le protéger cette fois-ci.

« Comprenez que son comportement m’a dérangée tout autant qu’à vous. Je pensais le sauveur d’Aliaénon, mieux élevé…. Mais j’aurais dû tout de même m’en douter… nul besoin de bonnes manières pour sauver un pays ou un monde tout entier. »

Le ton de Sibelle n’était pas celui de l’excuse, mais de la détermination. Si son compagnon d’armes avait failli à sa tâche, il n’en était pas ainsi pour elle. Elle considérait que malgré son manque d’expérience dans ce type de soirée, elle s’en était bien sortie.

Elle était en colère contre l’humoran… cependant, malgré tout, elle combattrait à ses côtés le moment venu, s’ils se retrouvaient toujours dans le même clan. Elle savait faire la part des choses, et comme compagnon d’armes, elle n’avait pas de doute sur son efficacité.
La blonde épouse de Petr, le teint plus pâle qu’à leur arrivée se leva discrètement de table et quitta silencieusement la pièce sans prononcer le moindre mot. Nastya qui avait conservé le même mutisme profita de l’occasion pour sortir elle aussi cette petite assemblée et se diriger sans un mot vers sa chambre. Il était évident pour l’hinionne que la jeune humaine s’empresserait d’enfiler ses propres vêtements et son équipement.
Le beau-père ignora le départ des deux femmes et poursuivit ses reproches envers l’humoran, visiblement excédés par la situation. Ce faisant, il expliqua qu’ils avaient été endormis à Nagorin et que c’était là qu’ils furent éveillés. Et que bien naturellement, le temple de l’Unique faisait partie intégrale de la cité de Nagorin et qu’il faisait désormais office de prison. Après un bref haussement d’épaules, il précisa qu’il ne suffisait pas de trouver les avatars du Sans-Visage, car il pouvait en produire à l’infini. Il fallait qu’ils agissent plus en profondeur pour s’en débarrasser. Même s’il ne connaissait pas le moyen pour y arriver, il savait que les chevaliers tentaient de trouver un remède, une arme pour nuire aux Sans-Visage. Il termina en disant que les Chevaliers étaient convaincus qu’un tel artéfact existait.

Las et excédé, le beau-père qui était venu dans ce luxueux établissement afin de souligner les fiançailles de son fils repoussa brusquement son assiette remplie d’un succulent repas.
Malgré la mauvaise tournure qu’avait pris le repas, Sibelle fut satisfaite des derniers propos de l’aîné de la tablée. Elle avait enfin pu glaner quelques informations utiles.

Ignorant les deux autres hommes Sibelle se tourna vers le Ser Ellanieh, le regardant dans les yeux, arborant toujours cette attitude fière de guerrière elfe.

« Je suis arrivée dans votre monde en prêtant le serment de vous aider et de terrasser ce Sans-Visage. Plus j’en saurai sur cet ennemi, et plus je serai en mesure d’aider les Chevaliers d’Or à le capturer et à le neutraliser. Mon ignorance sur le Sans-Visage est évidente, j’en suis consciente. J’aimerais que vous m’en appreniez davantage sur lui, surtout à l’époque où il ne vous avait pas encore trahi. Plus j’en saurai sur ce personnage et plus je pourrai vous aider. »

Elle jeta un coup d’œil sur la table dévastée et regarda quelques minutes leur hôtesse ramasser les dégâts causés par l’ouragan prénommé Sirat et poursuivit :

« Si vous êtes encore disposé à me faire visiter votre ville, j’aimerais bien qu’on quitte cette pièce et qu’on prenne un peu l’air. Marcher en votre compagnie dans les rues de cette cité me serait agréable. »

Dit-elle non pas sur le ton d’une femme qui cherche un compagnon, mais plutôt sur celui aimable d’une enquêteuse qui cherche à mener à bien sa mission.

(((721 mots)))

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Sibelle, Maître d'armes


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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 1 Oct 2017 23:08 
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Gasaru semblait perdre patience et ses propos perdaient toute cohérence, troublé sans aucun doute par une haine envers sa personne. Endar était tenté de montrer l'incohérence de ses paroles, adorant lui expliquer l'antagonisme entre des propos persécuteurs et des paroles le faisant passer pour une victime, cependant l'archer-mage n'en eut guère le temps. Le shaakt ignora les quelques injures à son encontre, le traiter d'étranger alors que le chevalier sans bannière était d'origine ynorienne ne manquait pas de l'amuser. Bien vite cependant, ce doux amusement se transforma en un maelström émotionnel. Sa haine et sa rage ne faisaient qu'augmenter suite aux menaces de mort que Ser Gasaru venaient de lui lancer au visage avant de tourner les talons et de s'enfoncer dans l'obscurité nocturne. Pointant un doigt accusateur, le shaakt lui lança assez fort pour que ce lâche l'entende:

- C'est ça, va bouder dans ton coin comme l'enfant que tu es, pendant ce temps je sauverai l'Aliaénon une seconde fois !

Endar rumina avant d'entendre le chevalier d'or d'Ouesseort lui faire la réflexion qu'il l'avait vexé. A cet instant, l'elfe noir aurait préféré courir nu au milieu des araignées affamées de Khonfas plutôt que d'entendre cela. Il remerciait intérieurement le chevalier de son excellent sens de l'observation. En dépit de cela, cela ne l'empêcha guère d'écouter la suite de son discours qui tranchait avec celui de tout à l'heure. Le chevalier d'Ouesseort considéra qu'ils ne lui avaient pas fait mauvais accueil, arguant que si cela avait été le cas, il y aurait eu sa tête plantée sur une pique au-dessus des remparts. Le shaakt songea que la définition du mauvais accueil au sein de l'ordre des chevaliers d'Or était des plus étranges. Il affirma qu'il espérait qu'il change d'opinion à son égard après avoir parlé aux autres chevaliers, puis rajouta qu'il en fallait plus pour gagner leur confiance avant de conclure que personne n'était ici naïf. Dégageant ses mains gantées du pommeau de ses épées, il soupira et s'approcha légèrement du chevalier sans bannière de la cité portuaire des Ouessiens.

- Oh, vous pensez que je l'ai vexé ? Je pensais que c'était juste une manière d'exprimer sa gratitude pour mon sauvetage héroïque de sa personne, lança-t-il d'un ton sarcastique.

Il reprit d'un ton plus sérieux:

- Me faire menacer de mort de manière répétitive par l'un des membres de votre ordre n'est pas vraiment ce que j'appelle me faire bon accueil, mais soit passons là-dessus... Vous avez raison, personne ici n'est naïf et cela compte aussi pour moi, vous ne m'auriez jamais laissé entrer dans Ouesseort ni ne m'auriez accompagné chez Belliand si je n'avais pas été accompagné d'un chevalier d'or. Quant à la confiance, à vous de gagner aussi la mienne, pour ma part mes actes parlent d'eux-mêmes. Je n'ai rien contre vous personnellement, mais j'ai aidé à sauver Aliaénon alors que je n'étais qu'un étranger, j'ai aidé des peuples sans rien attendre en retour et nous avons permis de réduire l'influence du Sans-Visage. Que vous faut-il donc de plus ?

La question était évidemment plus rhétorique qu'autre chose et Endar le suivit à travers les ruelles obscures de la cité portuaire. La cité ne cessait de l'émerveiller, elle semblait si riche de par son architecture. Peu d'individus se baladaient la nuit, cela paraissait logique puisque chaque habitant avait des maisons luxueuses. S'il devait un jour retourner à Khonfas, il était certain qu'il ferait construire une aussi charmante demeure avec tout l'or amassé. Au détour d'une place pourvue d'une petite fontaine se tenaient trois chevaliers d'Or, les trois portant des armures argentées aux épaulettes dorées. Le premier disposait d'une épée et d'un bouclier. Le second portait un casque intégral aux formes ondulées et ne semblait posséder que des griffes comme armes. Le troisième ou plutôt devait-il dire la troisième au vue de sa corpulence et d'un casque qui laissait peu doute quant à sa féminité disposait d'une lance et d'un écu.

Son guide inclina le chef et le présenta rapidement. Le cérémonial elfique lui manquait un peu, mais au moins il rentrait dans le vif du sujet. A la suite de sa présentation et de la volonté affichée d'explorer les îles de Rocsombre, les trois intéressés dardèrent leurs regards sur sa personne. Les chevaliers d'or avaient l'art de rendre les gens mal à l'aise. Son guide finit par s'adresser à lui, vantant les mérites de ces trois recrues qui semblaient surpasser tout le monde avant de souhaiter qu'il explique son plan. Jaugeant ses interlocuteurs de coups d'œil brefs mais intenses, il s'enquit d'expliquer ses plans.

- Nul individu n'a jamais posé les pieds sur ces îles, nous allons prouver que l'impossible est possible. Il s'agit avant toute chose d'une mission d'exploration, nous collecterons savoirs et richesses si nous en trouvons. Vous êtes les mieux placés pour savoir qu'Ouesseort a subi de graves dommages suite aux attaques des géants de pierre des îles de Rocsombre. S'ils existent encore, nous verrons s'ils sont encore une menace pour cette cité, nous identifieront les menaces et nous les détruiront pour le bien des ouessiens.

Après un léger silence, il reprit sur un ton militaire:

- Traverser l'océan Thallerique n'est pas une partie de plaisir, les navires que nous pouvons affréter devront être équipés en conséquence et cela demande une surveillance de tous les instants lorsque nous serons au beau milieu de l'océan. Nos vivres devront être utilisés intelligemment, car nous ignorons le nombre de jours nécessaires pour la traversée, nous ignorons même si les îles existent véritablement. Ce qui est sûr c'est que les Titans ont élu domicile en plein milieu de cet océan et l'accord stipule que toute violation de territoires peut conduire à une mort accidentelle. Nous n'allons pas les combattre, nous les éviterons le plus possible. Leur éveil peut cependant avoir réveillé de sacrés monstres marins, alors il va y avoir de l'action.

Vérifiant que tous étaient conscients du danger, il ajouta à leur intention:

- Si j'entends confier le savoir aux sages Illuminés de Nagorin, la richesse aux Ouessiens d'Ouesseort, il y a sur cette île quelque chose qui peut potentiellement intéresser votre ordre. Il se peut que cette île soit un ancien bastion du Sans Visage, peut-être tomberons-nous sur l'un de ses avatars ou sur une connaissance capable de le vaincre. Comme je le dis, c'est une mission périlleuse, à choisir entre sauver Aliaénon et se rendre dans ces îles, la première mission est sans doute la moins risquée. Des questions ? Des suggestions ?

Il accueillit leurs propos en croisant les bras.
(1189 mots)

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Ven 6 Oct 2017 10:45 
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Sibelle invectiva Sirat, elle pensait réellement que son compagnon était saoul. Cela ne renforça que plus l'effet de scène de l'humoran et il referma la porte derrière lui satisfait. On ne se méfie que rarement des alcooliques et il n'avait pas besoin d'attirer la méfiance. Il soupira cependant pensant a ce que l'elfe allait penser de lui, il espérait qu'elle comprendrait son jeu après de longues explications. Sans tarder il se mit à marcher en direction de sa chambre, il ne savait pas si la blonde allait le suivre, mais avant tout, il voulait vérifier si personne ne fouillait sa chambre.
Quand il ouvrit la porte, il fut soulagé de voir, que personne n'était là, il fit une brève inspection de ses affaires, avant d'entendre trois petits coups sur le bois de l'entrée, la porte s'entrouvrit.

À la manière d'un animal curieux la jeune femme était là, gracile au teint diaphane, le regard circonspect.

Tarla Raventein demanda, ennuyé d'avoir céder à sa tentation, ce que désirait l'humoran.Sérieusement, il l'observa, plongea son regard dans le sien.

Excusez mes manières madames, je savais que vous n'étiez point libre de vos propos au salon. Ici vous l'êtes. Je vous ai vu épier une de mes amies au dîner avec intensités, je me demandais pourquoi ? Si vous avez besoin de quelques choses, il faut parler maintenant si vous voulez qu'on vous aide.

Plus rien ne laisser paraître qu'il avait bu, le ton était sérieux et ses manières avenantes. S'il gagner sa confiance cette femme peut être lui livrait elle des informations précieuses

Citation:
inspection rapide de affaires pour voir si rien n'a bougé
proposition d'aide a Tarla

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Sam 7 Oct 2017 18:41 
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    Dans la salle des repas, l’hôtesse des aventuriers poursuivait sa tâche de nettoyage, confuse et renfrognée, mais suffisamment discrète pour ne pas laisser exprimer trop avant sa rancœur des actes de Sirat, qui avait fini par se comporter comme un mufle. Comme un animal, en vérité, tel qu’elle l’avait prédit. Yorhy écouta les dires de Sibelle en tentant de faire abstraction de ce qui venait de se passer. Mais avant de lui répondre, il apostropha son fils.

    « Fils, raccompagne donc chez elle ta douce promise, vous en avez tous deux assez vu pour aujourd’hui. Je règlerai les derniers détails ici, et te retrouverai à la maison. »

    Sans se faire prier, les tourtereaux se levèrent de leur place. Si Clarelle avait l’air soulagée de s’en aller, Yorah semblait garder de la colère en lui, contre la tournure des événements, sans doute. Contre Sirat lui-même, peut-être. Ils s’en allèrent tous deux sans demander leur reste, Clarelle adressant un simple signe de la tête à Sibelle pour la saluer, et de même auprès de son futur beau-père. Le patriarche se tourna alors vers l’elfe, se leva de sa place et affirma :

    « Vous avez raison, nous ferions mieux de laisser Dame Elounh œuvrer au nettoyage de cet esclandre honteux. J’accepte volontiers de vous mener à travers les rues de la ville, si votre compagnon poilu s’abstient de toute présence. Quant au Sans-Visage, il n’y a pas tant à en dire : il ne nous a guère trahi. Mais nous ignorions, du temps où nous le vénérions, sa trahison envers le monde. Qu’il ait enfermé et endormi les puissances ancestrales qui animent ce monde : les Titans, aujourd’hui de retour grâce à l’intervention des vôtres, et de Naral Shaam. A l’époque, nous considérions cet être aux multiples facettes comme une sorte de divinité, un guide vers notre quête de savoirs et de connaissances. Il était pacifique et de bon conseil, sage et lui-même savant, car aussi ancien que le monde lui-même. Que voudriez-vous savoir de plus sur lui ? »

    Il fit le tour de la tablée et invita l’elfe à se lever, lui présentant son bras pour qu’elle s’y accroche, prêt à l’emmener à l’extérieur si elle le souhaitait. Petr, lui, semblait confus, toujours assis, à regarder Mabaka œuvrer pour l’ordre de son établissement d’un air désolé.

    À l’étage, Tarla Raventein, son épouse, faisait face à Sirat avec une gêne non dissimulée. Elle rétorqua, hésitante, ses joues s’assombrissant :

    « Je… non, je n’ai en rien voulu mon regard insistant sur quiconque. Qui pensez-vous donc que je mirais de la sorte ? Vos consoeurs étaient en face de moi, donc je les ai sans doute regardées, mais… »

    Elle marqua une pause, avant de se reprendre, comme prenant conscience de l’individu à qui elle parlait.

    « Qu’est-ce qui vous a pris, en bas ? Était-ce juste une machination pour m’emmener ici ? étiez-vous conscient de vos actes ? »

    Elle ne semblait pas à l’aise.


[Sibelle : 0,5 (introspection) + 0,5 (question) + 0,5 (bonus longueur)
Sirat : 0,5 (question)]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 8 Oct 2017 09:41 
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    Le chevalier d’or ne répondit pas à la question « rhétorique » d’Endar, se contentant de secouer la tête un instant avant de poursuivre sa marche jusqu’à la rencontre de ses trois confrères. Là, celui qui ne semblait avoir comme armes que des griffes dorées prit la parole en réponse aux dires de l’elfe noir.

    « Vous pourrez compter sur nous pour cette expédition, ser. Le risque de pénétrer le territoire d’un Titan est acceptable, si c’est pour trouver un artefact visant à annihiler le Sans-Visage et se débarrasser d’un ennemi séculaire. Ça sera une expédition dangereuse, sans aucun doute, et si je crois formellement qu’il est possible de traverser ces mers tumultueuses, bravant les monstres marins et posant le pied sur ces îles noires, nous ne pouvons guère à présent nous prononcer sur l’éradication des géants de pierre. Nous parlons ici d’une force ayant réduit Ouesseort à néant par le passé, sans que nous ne puissions rien y faire. Nous ne savons rien d’eux, ni s’ils peuvent être vaincus. Restons prudents, dans cette entreprise folle, pour garantir son succès. »

    Il se tourna vers les deux autres chevaliers en armure argentée, qui opinèrent du chef sentencieusement. Puis, il reprit la parole.

    « Une question demeure, cependant : quand aura lieu le départ ? »

    Il semblait presque impatient de s’y mettre, rejoignant la fougue du chevalier en or pour partir en mission.


[Endar : 0,5 (introspection) + 0,5 (explication de plan) + 1 (bonus longueur).]

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 Sujet du message: Re: Ouesseort (Aliaénon)
MessagePosté: Dim 8 Oct 2017 22:50 
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Avant de répondre à Sibelle, le père de famille congédia son fils et sa future belle-fille. Il considérait qu’ils en avaient assez vu pour la journée. Il s’occuperait lui-même de régler les détails du repas et les rejoindrait plus tard.

Sibelle examina le couple de jeunes gens. Ils semblèrent soulagés de pouvoir quitter la table, mais le visage de Yorah exprimait une colère qu'il ne voulait sans doute pas cacher et qu'il avait peine à contenir. La jeune femme dénommée Clarelle adressa un respectueux signe de tête à Sibelle et à son beau-père. Sibelle répondit par un signe de tête similaire.
Les deux jeunes gens partis, hormis Sibelle et Yorhy, il ne restait que l’hôtesse visiblement contrariée qui s’affairait à tout ramasser ainsi que le Ser Petr, qui se contentait de regarder la scène, apparemment confus et désolé.

Le patriarche se tourna enfin vers Sibelle répondant par l’affirmative à sa demande émettant pour seule condition l’absence de l’humoran. Toujours en colère contre son compagnon d’armes, Sibelle répondit sans hésiter.

« Sirat ne m’accompagnera pas ce soir… et rien n’est certain pour les jours à venir... »

Tout en se levant, Yorhy répondit aux questions de la guerrière à propos du Sans-visage. Il ne les avait pas trahis personnellement et à l’époque où ils le vénéraient, ils ignoraient qu’il avait endormi les titans et qu’il avait trahi leur monde. À l’époque, les ouessiens considéraient le Sans-Visage comme une sorte de divinité, un guide dans leur quête du savoir et des connaissances. Il se révélait alors pacifique, de bons conseils, sage et lui-même savant. Il termina en demandant à l’elfe blanche ce qu’elle voulait savoir de plus à son sujet.

En vérité, Sibelle ne savait trop quoi répondre, car elle ne savait pas vers où orienter ses questions…Pendant qu’elle réfléchissait, en homme du monde, Yorhy l'invita à se lever et lui présenta son bras pour qu’elle le prenne et qu’ils quittent ainsi la pièce. L’hinionne n’était pas familière avec ces mondanités, et n’aimait pas trop avoir un bras ainsi occupé. Ça en faisait un de moins pour se défendre en cas d’attaque-surprise. Mais elle s’en inquiéta peu, étant ambidextre, elle était aussi habile de sa main libre.

Elle prit donc le bras qui lui était tendu et s’y accrocha…Si elle voulait avoir des réponses à ses questions, elle devait jouer le jeu et respecter autant que faire se peut l’étiquette. Puisque Sirat n’était pas en état d’enquêter et que Nastya s’était empressée de quitter les lieux, il ne restait plus qu’elle, ce soir-là, pour interroger les ouessiens.
Tout en quittant la pièce, elle poursuivit ses questions :

« Il est regrettable que des gens que l’on respecte et admire changent ainsi et nous déçoivent… vous savez ce qui a pu lui arriver pour qu’il décide d’endormir les titans ?... Et je me demandais aussi, quel pourrait être le point faible d’un tel être….Pardonnez mes questions décousues, j’essaie de comprendre et aussi d’en apprendre à son sujet et sur le vôtre. Puisqu’il vous enseignait ses savoirs et vous prodiguait maints conseils…ne demandait-il quelque chose en retour de votre part ? Un obole ? Un paiement ? Un service ? »

Quelques minutes plus tôt, Yorhy lui avait précisé que les chavaliers d’Or cherchaient un artéfact qui pourrait nuire au Sans-Visage, mais pour ce faire Sibelle pensait qu’il fallait trouver son point faible. C’était donc dans cette optique qu’elle cherchait à trouver sa faiblesse et ce qu’il demandait aux gens qui l’adoraient. Elle pensait que ça pourrait l’aider à en comprendre plus à son sujet.


((( 591 mots
- Accepte le bras de Yohry
- Pose des questions tout en quittant la pièce à son bras )))

_________________
Sibelle, Maître d'armes


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