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 Sujet du message: Re: Rues et habitations
MessagePosté: Lun 21 Nov 2016 17:05 
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Rues et habitations - L'Izurithois (Tina)


    Le rédacteur en chef donna son numéro à Tina, avant de sourire à sa question.

    « Les bars, » dit-il. « Il fréquente les bars. Si possible mal famés. Si possible avec des danseuses, voire des prostituées. Si j'étais vous j'essaierais le Loup Blanc »

    Il sortit une grande map d'Izurith, en papier étrangement, et pointa à Tina l'endroit qui était déjà noté sur sa carte en tant qu'établissement suspect (5b).

    « C'est dans le Quartier Orange mais n'écoutez pas ce que l'on dit dessus, » la rassura-t-il cependant. « Les agressions de rues n'y sont pas plus fréquentes que n'importe où d'autre. »

    Il se leva ensuite à son tour et l'accompagna jusqu'à la porte. Mais il ne l'ouvrit pas immédiatement.

    « Autre chose. Il y a la Maison Kobayashi. En apparence ils n'ont rien à voir avec l'attentat ou avec toute autre lutte de pouvoir. Mais techniquement parlant ils sont la Maison la plus puissante. Et de loin. »

    Il sembla hésiter quelques secondes, visiblement en proie à un conflit interne, avant de soupirer et d'ouvrir la porte. Mais avant de la laisser partir, il ajouta cependant quelque chose.

    « Au vu de votre physique et si certaines rumeurs vous revenaient aux oreilles... Vous seriez tentée d'approcher cette Maison via Yumiko Kobayashi. Le journaliste en moi rêve que vous le fassiez, que vous entriez dans l'intimité de la Maison la plus secrète, la plus gardée, la plus puissante et la plus crainte de la ville. Mais l'homme en moi vous enjoint à ne pas emprunter cette pente... glissante. Je le répète : Yumiko pourrait vous paraître comme un maillon faible des secrets des Kobayashi, mais ne prenez pas le risque de la froisser. »

    Et enfin il s'écarta du chemin pour la laisser passer.

    « Bonne chance. »

[HJ : Si tu comptes prendre le train directement tu peux RP jusqu'au moment où tu entres dans le wagon]


[Tina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Jeu 24 Nov 2016 04:50 
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Sur le ton de la conversation, la jolie femme, bien assise dans le gros fauteuil aux allures confortables, nous donna son avis concernant Valaï. En fait, elle ne savait pas grand-chose sur lui, elle argumentait qu’il ne faisait que continuer un système qui le dépassait à défaut d’en être le créateur. Elle et son clan lui reprochaient son inertie. Tout en étant consciente que diriger une cité n’était pas une maigre tâche, mais elle considérait qu’il y a longtemps qu’Izurith aurait dû être transformé en commençant par son dirigeant.

(Elle souhaite donc la mort de Valaï, ou du moins qu'il abdique. Mais souhaiter son départ ne signifiait pas pour autant qu’elle voulait le tuer ou le chasser. Mieux vaut être prudent)
Sous ses allures naïves… Non, en fait, il n’en avait pas que l’apparence, le petit gobelin était réellement naïf. Donc, sous cette réelle naïveté se cachait bien efficacement une intelligence assez surprenante. Le petit être écoutait attentivement les paroles de la belle, ne disant mot puisqu’il dégustait, sans faire de bruit déplacé, de délicieuses bouchées.
S’adressant vraisemblablement dans un premier temps qu’à Lelma, elle lui demanda ses qualifications afin de lui trouver un petit emploi dans la mesure de ses aptitudes en échange d’un peu d’argent, de privilèges et d’objets de valeur. Mais ce qu’elle considérait le plus important, c’était d’offrir la perspective d’aider la cité à renaître de ses cendres. Elle rêvait d’une cité où il n’y aurait pas de différence entre les quartiers.
Elle se tourna enfin vers Fenouil pendant que ce dernier goûtait à un petit canapé fort attrayant par la petite viande rosée déposée sur un petit biscuit sec. Affichant un air plus triste, elle lui répondit. En fait, ces dires confirmaient la comparaison que Fenouil avait faite entre les points de vue de ses parents et leur ragoût. Elle expliqua que Valaï affirmait que les nouveaux types de criminalité détérioraient les quartiers, alors qu’elle croyait l’inverse.

(Il y a de bons crimes ? ) se demanda Fenouil tout en se grattant la tête de sa main droite libre, puisque sa gauche tenait un autre canapé.

Elle affirma que le quartier s’améliorait puisque les nouveaux criminels ne blessaient pas les concitoyens, ils ne tuaient pas pour un peu d’argent, ne violaient pas les femmes et ne saccageaient pas les rues. Le clan Kartage donnait de l’espoir aux pauvres. Puis d’une voix un peu plus dure, elle argumenta que cet établissement permettait aux hommes d’assouvir leurs fantasmes dans les toilettes après avoir regardé les femmes se dévêtir plutôt que d’attaquer et violer de pauvres femmes dans les rues.

Fenouil, qui était encore puceau et qui n’avait pas une sexualité très éveillée, n’avait tout compris des explications de la jeune femme du clan Kartage.

Il se contenta alors d’un petit commentaire sans conséquence :

« C’est pas faux ! »

Tout en réaffichant un sourire avenant, elle conclut qu’ils ne leur étaient pas possibles de rendre la ville meilleure d’un claquement de doigts. Ainsi, il était nécessaire de se salir un peu les mains

Fenouil ne savait plus quoi penser. Il avait fait beau retourner les arguments de la dame dans tous les sens, ils ne cadraient pas avec sa façon de penser. Ses parents adoptifs lui avaient toujours montré que seul le bien était honorable et que petit à petit, par de petits gestes on arriverait à notre but. Bien sûr Fenouil commettait des larcins sans éprouver de remords de conscience, mais c’est qu’il avait une interprétation bien à lui de la propriété des objets.

Ne sachant trop quoi dire, il engouffra un autre canapé et but une toute petite gorgée de sa boisson alcoolisée. Tout en buvant et mâchant, il essayait de mettre de l’ordre dans ses idées.

« Et si on vous aidait à changer le dirigeant de la cité d’Izurith, vous donnant ainsi les moyens. Que feriez-vous ? Vous laveriez-vous les mains ? Ou continueriez-vous dans la voie déjà lancée, en gardant ces nouveaux types de criminalité ? »

À présent rassasié, Fenouil déposa son verre sur une table basse, s’éloigna du buffet et s’asseya sur un gros fauteuil, non loin de leur hôtesse.

(((690 mots )))

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Fenouil, larron origine voleur


Dernière édition par Fenouil le Jeu 1 Déc 2016 03:52, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Jeu 24 Nov 2016 23:48 
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Elysséa parle beaucoup et dévoile beaucoup de données intéressantes. Sans réfléchir je mange quelques petites galettes de différents goûts, tout en écoutant sans broncher ce qu'a à dire la dame de ce monde. Rien n'est tout blanc, rien n'est tout noir. Il est clair que la famille Kartage ne sont pas des gentils citoyens d'Izurith, mais en définitive ils ne sont pas des monstres et jouent de la situation pour améliorer les choses, du moins en apparence. C'est encore quelque chose dont j'ai du mal à appréhender, la notion que on peut faire du bien au final en s'arrangeant un peu avec quelques notions de mal. Comme si au final le cuisinier sortirait le meilleur plat du monde, mais avec des ingrédients plus que douteux. Malaise, mais compréhension. Je dois mettre de côté mon esprit trop cadenassé, trop rigoriste. Izurith est ainsi, et je dois l'accepter. Je n'imagine pas les temps sombres que ce monde a pu traverser, mais ils sont encore loin d'avoir atteint la lumière, loin même d'en apercevoir les premiers rayons. Et si par mon action je leur donnais le premier trait d’espérance ? En suis-je capable ? L'enseignement de Caffreen va-t-il porter ses fruits ?

Leur relation avec Valaï semble être problématique, il me faut tirer ça au clair et autant aller directement et sans ménagement vers ce qui me tracasse : "Ah le seigneur Valaï... C'est moi où il n'est rien d'autre qu'un patin manipulé par autre chose derrière ? Pensez-vous pouvoir renouer des relations diplomatiques apaisé avec ce gouvernement ou ce n'est même pas envisageable ? Et d'après vous, pourquoi l'immobilisme que vous déplorez, arrange autant les familles dirigeantes ?" J'ai bien peur de pouvoir répondre à ces questions, mais je dois savoir réellement ce qu'il en est pour le clan Kartage. Et je poursuis avec un étonnant : "Je peux faciliter les relations diplomatiques avec Valaï lui-même si votre famille est prête à débattre en vue d'améliorer Izurith." Nul doute que cette révélation va étonner la jeune femme, mais qu'importe, je n'ai pas le temps à perdre à tourner autour du pot, il faut y aller franchement, comme ce que fait la fille, qui, il me semble, nous a tout livrer dans une apparente sincérité. Je rebondi sur les chiffres truqués évoqués : "En effet, c'est compréhensible, si vous être trop sympathique et avec des résultats probants, c'est votre famille qui deviendrait dirigeante. Êtes-vous prêt si jamais cela devait arriver ?" Je continue à titiller mon interlocutrice avec des remarques qui ne peuvent rester sans réactions.

Quant au Quartier Cramoisi, rien que son nom attise ma curiosité. Est-ce un endroit coupé de tout, est-ce un lieu où trouver les pires coquins d'Izurith ? Peut-être même le groupe qui veut virer la technologie d'Izurith. Je ne sais pas pourquoi, mais je les trouve sympathique ceux-là ? Peut-être parce que je n'ai rien comme arroche dans cet univers de briques et de métaux. "Vous semblez avoir encore du mal à maitriser ce quartier cramoisi. Est-il si terrible que sa réputation veut bien le faire croire ? Est-il seulement possible d'y mettre les pieds ? Qui commande là-bas ?" Je pensais justement à ce que je pouvais faire pour les aider, et j'ai plusieurs atouts intéressants. "Pour vous aider à vrai dire j'ai plusieurs qualités intéressantes : Je suis comme vous le voyez diplomate et je pourrai comme je vous ai dit précédemment vous mettre, ou un membre de votre famille, en relation avec Valaï pour tenter d’apaiser les tensions et repartir avec des bases communes. Après j'ignore si c'est encore possible, je ne connais rien en politique d'Izurith et cette proposition peux vous paraitre naïve. Mais j'ai contact avec Valaï... Oh ne me regardez pas comme ça, je ne suis pas du gouvernement..." Et voilà, il me semble perdre le contact avec Elysséa, je dois tenter le tout pour le tout. "Non, on a rien à voir avec Valaï, vous nous avez bien vu, on a un rapport avec votre monde peut-être ? Non, on vient d'ailleurs, de bien plus loin que vous pouvez imaginer ? Ça doit vous étonner, mais on n’a pas le temps à perdre à ça, nous ce qu'on veut c'est vous aider, sincèrement et sans tromperie. Alors gagnons du temps et ne posez pas... trop de questions là-dessus, juste sachez qu'on a contact avec Valaï, sans pour autant partager ses opinions. Nous sommes parfaitement neutres et externes à la politique d'Izurith. Ce qui en fait notre plus grande force."

Et me voilà embarqué dans une autre histoire, je ne peux pas m'empêcher d'être trop honnête. Quel piètre négociateur je dois faire, comme si la méprise avec la colonelle n'avait pas suffi. La colonelle, oui bien sûr ! "Quelle relation avez-vous avec les Kobayashi ?" Simple et efficace... Je ne prends même plus le temps de réfléchir aux conséquences, je fonce sans réfléchir et advienne que pourra. "Et pour vous aider, je suis un excellent garde et maître dans les combats avec armes de corps à corps. Si vous avez besoin de faire le ménage dans le Quartier Cramoisi, je suis mon homme... Même si mon coéquipier ne sera pas des plus utiles dans ce poste j'en ai bien peur." Difficile de cerner Fenouil, il ne bronchait pas, se contentant de manger dans le plat, apparemment plongé dans ses réflexions. "Et pour ce qui est d'être payé... Nous n'en avons pas besoin. Oh on ne refusera pas, mais personnellement je ne demande rien, si je peux aider Izurith, alors ça suffira pour moi. Découvrir votre monde est une grande récompense."

Fenouil qu'on n'avait pas entendu depuis quelques minutes fait des remarques pertinentes et étonnamment bien amenées, même si particulièrement franche. Au fond c'est un peu ce que je pense, mais la raison d'Izurith l'emporte sur nos valeurs Yuimeniennes. La dame marque un temps d'arrêt mais répond avec un vibrant discours sur le passé du quartier et comment ils ont pu, avec leurs activités illégales et que la morale réprouve, redresser la situation et éviter bien des malheurs. J'avoue c'est juste touchant et poignant. Je comprends cette famille et sincèrement cette femme donne envie d'appartenir ou de travailler pour les Kartage. C'est juste la réalité de la situation, crue, nue, où la rue prédomine. La misère, la peur, la faim, chassé par un clan dévoué. Alors certes ils doivent y trouver leur compte, mais force est de constater que les résultats sont là. Par compassion cette fois, c'est moi qui touche la main de la jeune femme en lui disant : "Vous êtes touchante savez-vous ? Vous avez réussi à me convaincre par vos mots. Et votre regard ne peut mentir quand votre cœur parle. Vous croyez réellement en votre clan et ce qu'ils ont pu faire. Je veux vous aider, je suis à votre disposition. Réfléchissez, mais surtout n'ayez pas peur de nous. Pour une fois dans l'histoire d'Izurith vous avez à disposition des personnes neutres, qui peuvent agir dans l'intérêt du monde, sans arrières pensées."

Et si c'était nous les manipulés ? Le risque existait, mais qu'importe les déconvenues, il fat tenter le coup.


1184 mots

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Dernière édition par Lelma le Sam 3 Déc 2016 20:31, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Ven 25 Nov 2016 18:51 
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Quartier Orange - L'O² (Lelma, Fenouil)


    Lorsque Lelma évoqua que Valaï ne serait qu'un « pantin manipulé » la jeune femme fronça les sourcils et se mordilla la lèvres inférieure.

    « Je ne vois pas pourquoi vous pensez cela, » répondit-elle simplement.

    Puis à ses questions sur les relations avec le gouvernement et l'immobilisme de la cité, elle afficha de nouveau un air attristé.

    « Tous les dirigeants vivent dans leur tour de verre. Ils ne voient pas les problèmes du peuple. Pire, en fait : il les ignore délibérément, car c'est la pauvreté qui alimente leur richesse. »

    Puis elle afficha une expression neutre lorsqu'il évoqua la possibilité de faciliter la diplomatie avec Valaï, s'écartant discrètement, comme soudain suspicieuse. Elle écouta alors tout ce que Lelma avait à dire avant de continuer. Lorsqu'il expliqua sa position d'aventurier externe, elle semble cependant se détendre un peu. Elle écouta également attentivement la question de Fenouil avant de se décider à répondre, d'abord concernant Valaï.

    « Changer Valaï ? C'est une idée intéressante. Mais croyez-vous que depuis cinquante-neuf ans qu'il règne nous n'avons pas cherché à le faire changer ? A lui demander de regarder au bas de sa fenêtre pour voir ses citoyens mourir de faim ou encore s'entretuer ? Si Valaï change, alors très bien. Mais ça ne changer pas tout. Ca ne changera pas le besoin des Quartiers Oranges, Rouges et Cramoisis d'être contrôlés, par quelqu'un ou quelque chose. Il y a des siècles de pauvreté dans ces lieux, nous ne pouvons pas les effacer juste parce que soudain notre dirigeant a décidé de les aider. »

    Elle secoua la tête quelques instants avant de continuer.

    « Mais ne croyez pas que nous cherchons à régner. Personne chez les Kartage ne veut prendre la place de Valaï. Car convoiter le pouvoir serait le premier pas vers notre échec. Vers une lutte personnelle là où elle doit être unie. »

    Elle se tourna ensuite Lelma.

    « Je ne suis pas contre un dialogue avec Valaï, mais encore faut-il que celui-ci soit constructif. Nous l'avons supplié maintes fois de s'occuper des Quartiers pauvres, sans succès. Il nous adresse un regard triste, secoue la tête, dit qu'il fait de son mieux et tout s'arrête là. Si nous utilisons les armes pour pacifier ces Quartiers c'est bien que le reste nous a été refusé, ne croyez pas que nous utilisions la force pour le plaisir. »

    Elle s'affala plus profondément dans son siège, fermant les yeux, avant de pousser un long soupir.

    « Ainsi vous venez d'un autre monde... La sekteg, j'aurais dû m'en douter... »

    Elle rouvrit les yeux avant de les planter directement dans ceux du guerrier.

    « Ainsi Hynt a finalement réussi à ouvrir un passage vers Yuimen, » conclut-elle. « Il est temps d'agir... Monsieur Fenouil, » appela-t-elle en se tournant vers le gobelin, « j'ai bien peur que les missions que je vais confier à votre ami soient trop dangereuses pour vous. Je ne voudrais pas vous voir mourir bêtement. Mais je ne peux pas vous interdire de le suivre. Seulement si vous le désirez, je pourrais avoir besoin de vous ailleurs. »

    Puis elle se redressa et fit face à Lelma.

    « Vous voulez bien m'aider à pacifier le Quartier Cramoisi ? » demanda-t-elle. « Alors partons maintenant. Je vous expliquerai de quoi il en retourne et vous parlerai de ce Quartier pendant le trajet, » proposa-t-elle.


Rues – Quartier Orange (Tina)


    Il fallut près d'une heure, et quelques changements de train à Tina pour arriver à destination. A mesure qu'elle avançait vers l'Est de la ville, elle avait pu voir les quais et les wagons se détériorer à une vitesse vertigineuse, si bien que les dernières locomotives empruntées sentaient l'urine et étaient brinquebalantes, sales et remplies de déchets. Les quais n'étaient pas mieux non plus : de drôles d'inscriptions étaient inscrites sur les murs, la plupart représentant des insultes, d'autres des dessins plus ou moins bien faits ; la crasse régnait partout et il n'était pas rare de voir des hommes vêtus de haillons dormir à même le sol. Lorsqu'elle sortit enfin de la dernière gare, la nuit venait de tomber, et elle arriva dans une grande avenue bondée, pleine d'enseignes illuminées de lumières tape à l'oeil.

    Image
    (((C'est pour te donner une idée de l'ambiance, des descriptions, mais il n'y a ni inscription japonaise,
    ni drone, ni véhicule de toute sorte (et pas de passage clouté non plus du coup)))


    Mais pour arriver à destination, il lui fallut traverser quelques ruelles très sales et mal éclairées. Elle croisa quelques hommes qui la regardèrent avec une envie ostensible, mais elle arriva finalement à bon port sans heurt. Et bon port, c'était ce qui semblait être une taverne.

Quartier Orange – Le Loup Blanc (Tina)


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    L'intérieur du Loup Blanc était bondé et bruyant. La plupart des clients semblaient particulièrement éméchés même si ci et là certains groupes pouvaient paraître à peu près sobres. En fait, c'était très proche de l'intérieur d'une taverne Yuiménienne. Quelqu'un, cependant, sortait du lot dans ces lieux. Premièrement par son apparence. Deuxièmement par le boucan qu'il faisait en « parlant ». Car il beuglait plus qu'il ne parlait.

    Image
    (On clique on zoom)


    « Ecoutez-moi bien ! Vous feriez un TABAC si vous mettiez des putes, ici ! Non parce que là on est quand même globalement entre couilles, vous vous en rendez bien compte, hein ? »

    Il marquait un point : il n'y avait pas énormément de femmes dans les lieux, et Tina était de loin la plus attirante, ce qui attira très rapidement les regards. Mais le fauteur de trouble, lui, n'avait pas remarqué sa présence et continuait son monologue.

    « Alors dans ce Quartier soit on va à l'O² et on comprend rien à rien à ce que les gens racontent à cause de la musique... Soit on vient ici et Y A PAS UNE GONZESSE ! »

    Et, régulièrement, quelques « Ta gueule, Kalahan » pouvaient se faire entendre par des clients tout aussi éméchés que lui.



[Tina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (bonus longueur)
Lelma : 0,5 (introspection) ; 0,5 (révélation) ; 0,5 (questions) ; 1 (bonus longueur)
Fenouil : 0,5 (introspection) ; 0,5 (questions) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Lun 28 Nov 2016 23:54 
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[26]



La jeune femme se doutait qu'aller dans les quartiers moins sécurisés allait faire évoluer le décor, mais tout de même. Passer de la rutilance trop parfaite des trains près du Palais à des sortes de coffres mobiles, sentant l'urine et la sueur des précédents passants est... Plutôt rassurant, en vérité. Le manque d'hygiène et la négligence des voies lui rappellent sa familière cité de Tulorim. Si la belle se tient toujours avec un port de tête haut et assuré, elle se détend un peu en arrivant à sa station. Des choses, souvent insultantes, sont inscrites à même les murs. Le sol est sale, et quelques silhouettes en haillons sont étendues à même le sol. Là, la jeune femme a réellement la sensation de voir sa ville, mais dans une version plus froide encore.

Jetant un œil à son plan, la tulorienne se dirige à travers quelques ruelles sales vers sa destination. Elle croise des hommes qui lui lancent des regards qu'elle connaît bien, et qu'elle a appris à faire semblant de ne pas remarquer, tout en gardant leurs auteurs dans un recoin de sa conscience. Être à l'affût mais en demeurant détendue, assurée, comme si elle n'avait vraiment rien à craindre d'eux.

Et puis, ses pas l'amènent au lieu, le Loup Blanc. Une sorte de taverne, bruyante comme celle d'Hargartt, mais bien moins festive. Si Tina se rend bien vite compte que bon nombre des clients sont déjà éméchés, les autres ont presque l'air... Désoeuvrés. La belle brune prend rapidement conscience que le lieu est fréquenté par beaucoup d'hommes, mais elle ne s'attendait pas à ce qu'une voix puissante résonne, et exactement sur ce qu'elle vient de constater. Curieuse, Tina fait quelques pas dans la direction du bruyant énergumène. Grand, torse nu, superbement taillé question musculature -au point qu'il n'aurait pas à rougir comparé aux amis mercenaires de la jeune femme-, mais avec une chevelure et une barbe laissées folles. Le braillard à la pilosité marron a un certain charme, mais il pourrait faire bien meilleure impression en se pomponnant un peu.

Toutefois, ce qui marque la jeune femme, c'est surtout son bras gauche et sa jambe droite. Tous deux ne sont plus là, remplacés par des espèces de... Membres mécaniques et rouges. Il lui tourne pratiquement le dos, et continue, se plaignant d'une musique trop forte à l'O² et du manque de présence féminine au Loup. Son monologue est accueilli par des grondements, et surtout par des exclamations de style "ta gueule, Kalahan". La tulorienne retient un petit sourire. Nul besoin d'enquêter discrètement pour découvrir qui est sa cible.

( Merci à ces adorables clients. )

D'un pas assuré, la belle s'avance, s'adressant d'abord aux soulards proches ayant invectivé le râleur.

"Allons, allons. Voilà des réponses bien courtes. Je suis sûre que vous pouvez développer."

Tina leur adresse un clin d’œil complice, puis elle poursuit sa route et s'approche du flanc encore intact du dénommé Kalahan. Arrivée à un bras de distance de lui, elle se penche un peu sur le côté, lui adressant un regard par en-dessous, tout en inclinant adorablement la tête. S'attrapant les mains dans le dos, elle affiche une expression taquine.

"Il a pourtant raison. Mes consoeurs n'ont pas l'air bien nombreuses."

Un petit sourire amusé au visage, la brune se redresse et replace naturellement sa chevelure sur son épaule. Elle conserve alors sa posture, une main lissant le ruban retenant sa sombre crinière, tandis que l'autre tapote sa sacoche.

"Se pourrait-il qu'il y ait ici une sorte de... Grand méchant Loup ? Qui fasse fuir les demoiselles avec sa grosse voix ?"

Confiante, Tina n'en est pourtant pas totalement sereine. Son cœur cogne un peu plus fort, car elle ignore tout de son interlocuteur. Il ressemble davantage à un homme d'action que de réflexion, mais peut-on réellement prévoir les réactions d'une brebis galeuse ?




(641 mots)

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Dernière édition par Tina le Sam 3 Déc 2016 17:41, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Mar 29 Nov 2016 13:25 
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Quartier Orange – Le Loup Blanc (Tina)


    L'homme tourna un regard vide vers Tina lorsqu'elle s'approcha de lui. Mais après quelques secondes à la fixer sans réaction, il afficha un air béat et benêt, haussant légèrement les sourcils et ouvrant et fermant la bouche sans qu'un mot ne s'échappe de ses lèvres. Autour de lui, quelques ricanements se firent entendre à sa réaction, les autres habitués des lieux semblant trouver fort amusant son soudain mutisme. Après que la jeune femme ait commenté sur l'absence de présence féminine dans les yeux, cependant, il prit la parole.

    « Bah... Quand je parle de gonze... de femmes, je parle du genre qui fuit pas face au grand méchant loup. Du genre qu'est habitué à nos sales tronches et à nos gestes déplacés... Et qui reste parce que c'est son métier... Me s'rait pas venu à l'idée de demander à des princesses de mettre les pieds ici, on peut pas leur en vouloir d'éviter des bonhommes comme nous. »

    Il laissa un petit silence planer avant de continuer.

    « Vous r'semblez pas à une pu... stituée, mad'moiselle... Notre présence vous dégoûte pas ? Vous r'sentez pas l'besoin de vous barrer en courant ? »

    Il affichait une mine légèrement triste. Etonnamment, elle pouvait sentir qu'il ne sentait pas spécialement l'alcool, si ce n'était les quelques effluves de liqueur qui s'échappaient de sa bouche.


[Tina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (séduction) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Jeu 1 Déc 2016 05:05 
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Les propos de Lelma troublaient Fenouil. Ce compagnon en qui le gobelin avait mis toute sa confiance semblait dénué du gros bon sens. En quelques phrases Lelma avait changé de cap et avait proposé ses talents au service de la dame. A la déception de Fenouil, il avait même dévoilé leur couverture. Perplexe, le segtek regarda Lelma et se dit que même le plus grand guerrier pouvait succomber trop facilement aux charmes d’une femme portant des vêtements trop moulants. En quelques minutes à peine et Lelma considérait Valaï comme un simple pantin, et prenait la main de cette Elysséa qui l’avait littéralement ensorcelé.

Fenouil avait beau être naïf, il savait être prudent, mais surtout il avait l’instinct de survie et l’envie de fuir lui venait facilement lorsqu’un danger se présentait. Ainsi, il n’aurait jamais dévoilé sa couverture, jamais il aurait avoué provenir d’un nouveau monde, ce que le guerrier supposément aguerri venait de faire naïvement.

La question que Fenouil avait posée à sa vis-à-vis n’en était pas vraiment une. Il n’avait pas l’intention de l’aider à déloger le seigneur Valaï de son poste de dirigeant, il voulait seulement savoir ce qu’elle ferait si elle disposait d’un tel pouvoir.

Et au soulagement du petit être vert, elle n’aspirait pas à ce pouvoir, personne de son clan n’aspirait à ce pouvoir, ce qui serait selon elle, le premier pas vers l’échec.

Si la première réponse de la dame avait satisfait Fenouil, la seconde lui déplut. En fait, elle expliquait qu’elle avait tenté maintes fois sans succès de convaincre Valaï de s’occuper des quartiers pauvres. Mais ce dernier, s’était contenté de leur adresser un regard triste, de secouer la tête et dire qu’il faisait de son mieux. Elle avait presque convaincu Fenouil, jusqu’à ce qu’elle rajoute une dernière explication, une phrase qui lui fit perdre toute crédibilité auprès de Fenouil. Cette phrase où elle argumenta utiliser les armes puisqu’il s’agissait de leur unique moyen d’action et qu’ils ne le faisaient pas par plaisir, pas de bon gré.

Fenouil fronça alors les sourcils et mécontent il se leva. Il n’avait jamais cru et ne croirait jamais qu’on puisse utiliser la force par nécessité, par manque de choix. Il était persuadé qu’on avait toujours le choix, que si on cherchait bien et que si on y tenait vraiment, on pouvait trouver une solution à un problème, une solution qui n’allait pas à l’encontre de ses convictions.

Ayant gardé les yeux fermés, la dame Kartage n’avait pas perçu la réaction de Fenouil. Ainsi elle lui expliqua que la mission confiée à Lelma serait trop dangereuse pour lui, par contre, qu’elle ne l’empêcherait pas de suivre son compagnon, mais serait prête par contre à lui confier une mission à sa hauteur.

Adoptant une posture droite du haut de sa taille de gobelin, Fenouil s’adressa tout d’abord à Elysséa.

« Je ne travaillerai pas pour vous, puisque je n’apprécie pas les moyens que pour prenez pour arriver à vos fins. J’ai déjà ma mission et je vais la mener à bien... »
Et il regarda Lelma tout en rajoutant « tout seul, il me semble. »

Il tourna alors les talons, ramassa quelques hors-d’œuvre qu’il fourra dans son sac et se dirigea vers l’escalier avec l’intention de descendre au rez-de-chaussée et de sortir de cet établissement.

Fenouil était un être sensible et honnête dans ses principes et à sa manière. Ce qu’il avait vu dans cet établissement l’avait déplu et personne ne pouvait lui faire admettre qu’il s’agissait là d’une progression dans la situation des gens.

(((591 mots)))
((( Si personne ne lui barre la route, Fenouil quitte l’établissement. )))

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Sam 3 Déc 2016 17:37 
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La tulorienne s'attendait à toutes sortes de réactions de la part de Kalahan. Depuis la surprise qui ne l'aurait pas empêché de continuer à s'exprimer à pleins poumons, à une familiarité soudaine et inconfortable liée à une gestuelle déplacée, en passant par une incongrue connaissance des bonnes manières derrière son aspect bourru. Contrariant tous les paris que la belle aurait pu prendre, l'homme a une réaction presque semblable à celle du timide Collin, les pommettes rouges en moins. Béat, comme ayant oublié ce qu'il faisait quelques instants plus tôt, il n'a pas l'air de trouver comment faire pour parler. Son soudain silence est accueilli par des ricanements à la ronde. Il faut bien dire que la brebis galeuse a presque l'air d'un agneau égaré pendant quelques instants.

Puis Kalahan se reprend. Non content de baisser la force de sa voix, il s'efforce adorablement de se corriger pour éviter le vocabulaire trop cru. Avec ses mots, il explique à la jeune arrivante compter sur la présence de femmes fortes, dont tenir compagnie à des hommes rudes est le métier. Tina a du mal à masquer un air curieux au sous-entendu qu'en comparaison, elle, est plutôt dans la catégorie des princesses. Cela l'amuse beaucoup. Elle est certes mieux lotie que certaines autres représentantes de la gente féminine, mais son sang est un pur produit de roturiers. À sa connaissance, en tous cas.

La couturière ne l'interrompt pas. Son attention constante lui permet de déceler un élan de tristesse aux paroles du barbu. C'est même pratiquement de la résignation lorsqu'il lui demande si la présence des occupants ne la dérange pas, et plus important, ne lui donne pas envie de fuir. Voilà une interrogation bien étrange et qu'on lui pose pour la première fois. Il faut dire qu'en général elle ne se trouve pas dans les situations où la question pourrait se poser, ou alors elle a pris la clé des champs bien avant.

Tina sourit avec douceur et décide de répondre en premier lieu par un simple geste : un demi pas en avant qui la rapproche légèrement de lui. Elle constate rapidement que s'il a bu quelque chose, il est loin d'empester comme un pochtron notoire. Autrement dit, l'homme est peut-être un peu moins sur la réserve, mais il est encore en pleine possession de ses moyens.

"Force est de constater que mes jambes ne me poussent pas vers la sortie.", dit-elle en offrant un sourire amusé à son grand interlocuteur. "Même si je n’œuvre effectivement pas dans cette branche-là, je ne suis pas non plus une naïve demoiselle de bonne famille."

Il est vrai qu'elle imagine mal la petite bourgeoise de Selma se rendre dans un lieu pareil sans tourner de l'oeil dans les instants suivants. La brune élève la main comme pour donner une petite tape amicale du revers sur le bras mécanique, mais s'en abstient au dernier moment. Elle se contente d'un clin d’œil amical puis son visage s'adoucit jusqu'à prendre une expression compréhensive.

"J'ai comme l'impression que ce n'est pas à moi que vous avez posé ces questions. À dire vrai, j'ai pratiquement la certitude que vous pensiez à quelqu'un de précis lorsque vous l'avez fait. Ai-je vu juste ?"

Peut-être est-ce là sa porte d'entrée dans les bonnes grâces de Kalahan. Et puis, la belle est curieuse. Pour un grand gaillard comme lui, apparemment pas épargné par les catastrophes, il semble en avoir gros sur le cœur. Raison de plus pour l'inciter à parler en partageant un ou deux secrets. Et pour cela, rien de tel que de faire ce que tout le monde a dans l'idée en venant dans ce genre d'endroits.

"Je ne sais pas ce qu'il en est de votre côté, mais je commanderais bien quelque chose. Une suggestion ?"

L'ambiance mettrait peut-être certains mal à l'aise, mais l'air des lieux, les bruits et les attitudes familiers l'apaisent. La belle se sent presque chez elle et est bien décidée à ne pas repartir avant d'avoir goûté un ou deux tord-boyaux locaux !




(669 mots)

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Sam 3 Déc 2016 20:30 
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Beaucoup de choses ont été dites, trop peut-être ? Ce monde dont on ne connait rien est complexe à appréhender. Je ne suis pas un diplomate, même pas un bon négociateur. Pourtant je m'engage presque aveuglement à suivre une faction, à décider de l'avenir de nombreuses personnes. Et rien n'est pacifique dans ces méthodes. Essayons de faire le moins de mal possible. Rien ne changera sans un peu faire bouger les choses, la seule chose à savoir est quel sera le prix à payer pour tenter d'améliorer le quotidien des gens d'Izurith ? Quel sera le prix que moi je vais décider de mettre pour faire quelque chose. Vais-je réussir à quelque chose ? Moi qui déjà a à demi-trahi ceux qui ont fait appel à nous ? Mais est-ce trahir que de tenter d'améliorer l'ensemble ? Je ne le pense pas, et cette famille Kartage a une approche des plus intéressantes, bien que peu conventionnelle. Je suis seul dans ces décisions, aucun compagnon à qui se rattacher, ce n'est pas Fenouil qui peut percevoir toute la globalité du problème. Et moi, qu'en ai-je compris ? Sans doute guère plus, mais l'essentiel certainement. Du moins je le crois et ça me suffit.

J'aime bien capter les petites nuances de son corps à ses dires ou aux miens. Elle a du mal à cacher ce qu'elle pense et c'est un bon signe qui me faire dire que je ne me trompe pas. Valaï serait au pouvoir depuis cinquante-neuf ans, c'est prodigieux, je ne le pensais pas aussi âgé. Je n'en dit rien mais ça me fait réagir. Il est clair que négocier avec Valaï ne sera pas efficace, ils ont déjà tenté à mainte reprise sans succès. Pourquoi donc un tel blocage, pourquoi une telle ignorance ? Est-ce satisfaisant pour Valaï d'avoir une grande partie de son peuple dans la misère ? C'est vraiment étrange, moi qui pensait que les dirigeants étaient au service de leur peuple. Ce n'est pas le cas ? Mes valeurs prennent une gifle et j'ai du mal à comprendre pourquoi, je trouve ça terriblement injuste. Qu'un gâchis, qu'une perte de temps !

Ce qui est rassurant est que le clan Kartage veut casser le temps des élites au pouvoir qui domine le monde. Mais dans quel but ? Est-ce purement altruiste ? Je n'y crois pas, mais en l'état des choses nous n'avons pas le temps de nous morfondre dans l'attente d'une décision. Je dois agir et tant pis si ce n'est pas dans le bon camp. Après tout ce n'est pas mon monde. Mais si je peux parvenir à améliorer un peu la situation alors ça sera gagné. Mais encore faut-il que j'aie l'occasion de pouvoir repartir sur Yuimen, alors ne trahissons pas trop, si trahison il doit y avoir. Je m'en voudrai de rester bloquer ici sans porte de sortie vers Yuimen. J'ai bien trop de chose à perdre à rester ici.

Quelque chose de curieux : elle ne semble pas étonnée de voir qu'on vient d'un autre monde, pire encore elle sait d'où et par qui ! Ainsi donc l'information de l’existence de Yuimen est connue, du moins par certains. Je dois en savoir plus, mais elle ne m'en laisse pas le temps, trop contente de pouvoir accepter ma proposition. Hors nous ne nous pouvons pas aller avec Fenouil, c'est bien ce que je pensais, c'est beaucoup trop dangereux ! Que va donc faire le Sekteg ? Il se lève tout fier et annonce qu'il ne travaillera pas pour Kartage car il n'aime pas la façon de faire. Il dit qu'il a une mission à faire et part sans demander son reste.

"Hé mais attends, n'y va pas tout seul ! La ville est dangereuse, tu sais au moins où aller ?" Je tente de le raisonner, me plaçant entre lui et l'escalier. "Je peux comprendre que ça ne soit pas dans tes valeurs tout ça, mais je pense que c'est une option qu'on doit prendre. Je ne souhaite pas que tu nous accompagnes, car les dangers sont trop importants si on en croit tout ce qu'on nous a dit. Par contre ne vas pas seul dans la ville, comment tu vas faire pour te repérer ?" En chuchotant je lui suggère de contacter d'autres du groupe : "Tu pourrai envoyer un message aux autres avec l'appareil qu'on nous a donné, quelqu'un pourrait bien venir avec toi ?" Je m'inquiète réellement pour le petit Fenouil, il n'est pas armé pour rester seul dans cette immensité, potentiellement hostile. Et même si c'est un Sekteg, lui est différent et je ne peux pas le laisser en danger. Je peux le faire pour toi, je peux envoyer un rapport écrit et demander à ce qu'on puisse te rejoindre ici ?

Elysséa s'impatiente et demande à partir vers le quartier cramoisi dès maintenant. Mais je ne peux partir sans trouver de solution pour le Sekteg. C'est une décision difficile à prendre : lui demander de nous accompagner est une folie pure, mais le laisser seul l'est tout autant. Alors que faire ? J'ai vraiment besoin d'en savoir plus et d'avoir les mains libres pour agir.

Je me tourne alors vers la dame :

"Je viens avec vous oui, mais laissez-moi encore un peu de temps. Il me faut une solution pour Fenouil, vous comprenez ?

Je fouille dans mon sac et y découvre l'appareil qu'on nous a donné. J'essaye de me remémorer comment l'utiliser, mais Aakia doit intervenir mentalement pour m'aider à ouvrir le téléphone et trouver comment taper un message et l'envoyer aux contacts de Yuimen. C'est un peu une bouteille dans la mer pour Fenouil, mais le reste des informations pourrait les intéresser. J'envoie donc un message rapide expliquant ce que je pense de la maison Kartage et de la situation de Fenouil. Ça me prends quelques minutes à rédiger et heureusement que ma faera est là pour me guider, ces engins sont vraiment très spéciaux, qui a pu inventer cela ? Mais après tout c'est très pratique de recevoir des messages instantanément. Vraiment ce monde est avancé coté technologique, c'est pas sur Yuimen que ça existerai ça, sauf bien sûr la communication faerique, mais on est très très peu à connaitre cela !

Je reviens vers la dame et lui dit :

"Veillez à ce que mon ami soit sans danger, vous pouvez me le garantir ?"


1063 mots

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Ven 9 Déc 2016 15:04 
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    La jeune femme sembla peinée des paroles de Fenouil, mais n'insista pas et le laissa s'en aller sans piper mot. Lorsque Lelma s'interposa, elle les laissa discuter sans interférer, se tenant respectueusement à l'écard. Et lorsqu'il revint vers elle pour lui demander de maintenir le gobelin en sécurité, elle hocha la tête et s'approche du sekteg.

    « Je ne vous obligerai pas à adhérer à nos valeurs. Mais vous êtes physiquement... étrange. Et frêle. Et la nuit est tombée, ce qui rend les rues plus dangereuses. Je vous propose de vous faire escorter, juste le temps que vous soyez en sûreté. »

    Puis elle se tourna vers le guerrier.

    « C'est à peu près tout ce que je peux faire. Mais je ne peux le forcer en rien. Quoiqu'il en soit, pouvons nous partir ? »


Quartier Orange – Le Loup Blanc (Tina)


    Kalahan semblait hypnotisé par le sourire de la jeune femme, en oubliant même jusqu'à descendre son regard là où n'importe quel homme dans sa situation aurait regardé. Quant elle évoqua les questions qu'il semblait adresser à quelqu'un d'autre, il haussa les épaules.

    « Une personne précise... Ou dix... Ou quinze... Je ne sais plus, j'ai arrêté de compter. »
    « Bla ! Bla ! Bla ! » se moqua un homme entre deux âges aux cheveux bruns, servant un verre derrière un comptoir. « Anna, Amande, Elysséa, Jenoah, Myléna, Alaë... Tu cours qu'après les femmes les plus magnifiques de la noblesse et après tu viens te plaindre qu'elles te trouvent trop rustre. A la bonne heure ! Tu t'es vu, récemment ?! »

    L'homme ricana avant de s'éloigner sans un autre mot, apparemment fier de son intervention. Kalahan, lui, se renfrogna et attrapa une bouteille d'un liquide ambré derrière le bar, ainsi qu'un second verre. Il remplit les deux à ras bord puis se tourna vers Tina.

    « J'ai pas essayé de me... de courtiser toutes ces femmes, il exagère » se défendit-il. « C'est du whisky, » expliqua-t-il ensuite en poussant l'un des verres dans sa direction. « A la vôtre. »



[Tina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (premier contact) ; 0,5 (bonus longueur)
Lelma : 0,5 (introspection) ; 0,5 (message important) ; 1 (bonus longueur)
Fenouil : 0,5 (introspection) ; 0,5 (tentative de départ) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Sam 10 Déc 2016 21:57 
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Comme il fallait s’y attendre, Lelma ne semblait partager l’avis de Fenouil. Souhaitant, probablement, son bien-être, le grand guerrier s’interposa entre le gobelin et l’escalier, le suppliant de changer d’idée. Le grand homme lui expliqua que même si c’était contre ses valeurs, il s’agissait d’une option qu’il devait envisager. Le visage du gobelin s’assombrit, on ne vit aucunement de la colère dans ses yeux, mais plutôt beaucoup de tristesse. Lorsque Lelma eut terminé d’énoncer ses arguments, Fenouil prit la parole à son tour, d’une voix aimable, mais assurée, la voix de quelqu’un qui connaît sa voie.

«Je ne trahirai pas mes principes, il n’y a pas d’option à envisager. Je te croyais du bon côté et je suis triste de voir que tu te laisses manipuler ainsi dès qu’un jolie femme te touche la main. Où est-ce la boisson qui t’altère la raison ? »

Les propos de Lelma, plein de bonnes intentions, pour faire changer le gobelin d’idées, n’eurent pas le succès escompté. Au contraire, ce dernier qui regardait intensément Lelma dans les yeux comme s’il voulait lui transpercer l’âme fronça les sourcils. Et c’est toujours de la même voix calme, mais empreinte d’une tristesse qu’il répondit à celui qu’il aurait bien aimé considérér comme son ami.

« Ce fut très gentil à toi de m’accompagner dans les métros, mais j’y serais arrivé seul. Tu crois que j’ai vécu dans un lieu ouaté par des parents surprotecteurs ? Izurith, n’est pas ma première aventure et elle ne sera pas la dernière, je suis apte à me débrouiller seul. »

Le petit être doté d’une logique bien à lui, ne fit aucun commentaire sur la proposition de Lelma de demander l’aide des autres aventuriers. Alors que le grand homme se dépatouillait comme il le pouvait avec son téléphone, Fenouil empoigna le sien. Il ne savait pas lire, mais il était fort débrouillard et avait découvert un petite icône qui lui permettait de dicter son message au lieu de l’écrire. Il se détourna quelque peu et dicta :

« Je quitte l’O2 et Lelma. La fille du clan de Kartage l’a séduite, et il est maintenant à son service. Elle prétend que pour diminuer la criminalité, il faut en favoriser une autre sorte, en vendant des produits qui rendent les gens idiots et dépendants. » Puis discrètement, il prit une photo de l’héritière du clan Kartage.

Il appuya sur le petite icône d’envoi et expédia la photo et son message à tous ses contacts, Lelma y compris, ne pensant pas à retirer ce dernier.

La jeune femme semblait peinée des paroles de Fenouil. Celui-ci, sensible à autrui, s’en aperçut et se demanda sincèrement, si elle était consciente de l’incohérence de ses actions. Tout en s’approchant du segtek, elle le rassura lui disant qu’elle ne l’obligerait pas à adhérer à ses valeurs, en rajoutant qu’il était physiquement étrange et que les rues étaient dangereuses. Terminant en lui proposant une escorte pour garantir sa sécurité.
Le petit gobelin pencha sa tête de côté, et un petit moment, il eut pitié de la femme.

« Si l’escorte ne fait que me suivre, sans me constituer prisonnier, je ne peux pas m’en opposer. » Dit-il sur un ton aimable et naïf.

Puis après lui avoir fait une petite révérence, il tourna les talons et descendit l’escalier. Une fois dans la salle du rez-de-chaussée, il prit une photo de la pièce où il était possible de voir les danseuses et les gens abrutis. Et il rajouta un dernier commentaire :

« Les membres du plan Kartage aimeraient bien ne plus avoir Valaï à la tête de Izurith, car ils le jugent inactif pour régler l’inégalité. Mais ils ne semblent pas aspirer à prendre sa place. »

De nouveau, il expédia commentaire et photos.

Après avoir jeté un petit coup d’œil à ses escortes, il franchit la porte dans le but d’explorer les rues du quartier.

(((652 mots)))

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Lun 12 Déc 2016 21:26 
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Si la belle apprend une chose au sujet de Kalahan, c'est que le pauvre homme n'a décidément pas de chance dans sa relation avec les femmes. Ces histoires de fuite de ses environs immédiats ne concernent pas qu'une personne, mais plutôt une dizaine d'après lui. Au comptoir, un homme brun entre deux âges prend la parole d'une façon assez moqueuse. Il donne plusieurs noms avec à chaque fois une sorte d'agacement dans la voix. Anna, Amande, Elysséa, Jenoah, Myléna et Alaë, visiblement des femmes que la brebis aurait approché. Ou tenté, en tous cas. Certains noms ont un écho familier aux oreilles de la belle, et elle comprend vite pourquoi : le tenancier indique qu'il s'agit de femmes magnifiques et surtout de la noblesse. Raison pour laquelle elles trouvent le barbu trop rustre à leur goût, en plus de son apparence bourrue, sans doute.

Apparemment, le commentaire n'est pas du goût de Kalahan. Ce dernier se renfrogne et fait intervenir un bien triste allié, une bouteille au liquide ambré. Il se sert deux verres remplis à ras bord et en propose un à la tulorienne, tout en prétendant ne pas avoir tenté de courtiser toutes les dames citées. Difficile à croire pourtant. On ne donne pas autant de noms précis sans une once de vérité. Mais peut-être essaie-t-il juste de ne pas passer pour un coureur raté auprès de la yuiménienne. En tous cas, la jeune femme lorgne le verre avec une pointe d'anticipation et acquiesce tandis que son voisin l'incite à le boire.

"À la vôtre également."

Prudente, Tina attrape le récipient des deux mains et l'amène lentement à ses lèvres. Pas question de risquer de perdre la moindre goutte de ce breuvage avant d'y avoir touché ! La jeune femme inspire un peu au-dessus du verre, cherchant à trouver quelque arôme familier puis elle attaque. Une petite gorgée d'abord, pour tester la boisson. D'emblée, un mot : forte. L'alcool contenu là-dedans mettrait au tapis quelques-unes de ses connaissances, mais pas Tina. Combien de fois a-t-elle partagé plus d'un verre corsé avec une cible, juste pour lui soutirer quelques informations sans violence ?

Le goût de la première gorgée n'est pas terrible, mais les deux suivantes s'améliorent grandement. À la fin de la troisième, Tina pousse un souffle de contentement.

"Vraiment pas mal."

Dans son sac, elle entend son téléphone émettre un petit bruit. Elle y jette un œil, remarquant que plusieurs messages s'y trouvent. Elle songe d'ailleurs qu'il lui faudra écrire à Frédéric au sujet de son voisin, mais pas tout de suite. D'abord discuter un peu puis prétexter devoir se repoudrer le nez pour avoir quelques minutes tranquille.

Tina avise Kalahan et se pare d'un autre sourire compréhensif. Elle a envie de le pousser à se dévoiler un peu, innocemment.

"Rustre est un terme un peu exagéré. Un passage chez un barbier pour donner un peu de relief à votre toison...", dit-elle en dessinant de l'index une forme de barbe un peu moins sauvage dans l'air. "Pourrait vous rafraichir un peu, c'est certain. Mais personnellement, je ne trouve pas rustre un homme s'efforçant de se montrer courtois en présence d'une femme. Et puis, ce n'est pas non plus le mot que j'emploierais à la vue de votre physique.", taquine-t'elle en avisant sans gêne la musculature bien dessinée de Kalahan, qui en rendrait jaloux plus d'un. "Ceci dit, je devine à présent pourquoi vous parliez de princesse."

Elles n'avaient juste pas l’œil, ces nobles. Ou alors, parce qu'elles sont entourées à longueur de temps de freluquets précieux en guise de pendant masculin, elles ignorent ce qu'est vraiment un homme. Tina en est persuadée, à Tulorim, Kalahan aurait un tout autre effet.

La tulorienne prend une autre gorgée de sa boisson, passant rapidement sa langue sur le coin de ses lèvres pour recueillir une goutte perdue.

"Vous m'intriguez vous savez ?", fait-elle en inclinant légèrement la tête et en prenant une expression douce quoiqu'un peu curieuse. "Pourquoi vouloir séduire une femme de haut rang ? Non, attendez, laissez-moi deviner...", coupe-t'elle en tendant la main à la verticale, comme pour l'empêcher de répondre. "Hum... À part pour prouver que c'est possible... Pour intégrer l'une de ces Maisons nobles ?"

Nouvelle carte abattue : laisser entendre ignorer l'identité véritable de son interlocuteur, histoire qu'il l'annonce de son propre chef. Ou au contraire, lui faire penser qu'il est pris pour un homme lambda donc peut continuer à être lui-même, sans risquer de porter atteinte à son nom de famille. La brune fait légèrement tourner le liquide dans son verre sans y porter immédiatement les lèvres, accaparée par la silhouette de la brebis aux allures de loup solitaire.




(775 mots)

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Dernière édition par Tina le Mar 20 Déc 2016 15:08, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Sam 17 Déc 2016 21:12 
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    Lorsque Fenouil descendit les marches, le grand gaillard qui montait la garde l'accompagna jusque devant l'O². Une fois dehors il croisa les bras et demanda :

    « Je vous emmène où, du coup ? »


Quartier Orange – Le Loup Blanc (Tina)


    Kalahan laissa échapper un sourire en coin au commentaire de Tina sur la boisson. Puis se renfrogna de nouveau lorsqu'elle évoqua son physique, cachant un rougissement aux compliments non voilés.

    « La rumeur dépasse de loin la vérité, » commenta-t-il en lorgnant son verre à présent vide. « J'ai vraiment parlé à toutes ces femmes. Mais... Etalé sur plus de vingt ans, ça ne fait pas tant que ça, si ? »

    Il remplit les deux verres avec la même bouteille une seconde fois, écoutant les questions de la jeune femme concernant la noblesse, avant de laisser échapper un grand « ah ! » dédaigneux.

    « Intégrer une Maison, et puis quoi encore, » fit-il, amer. « Je suis un Atalante, mais des fois je rêve de plus faire parti de cette foutue noblesse. »

    Il prit une gorgée de whisky avant de continuer.

    « Dans la noblesse il y a tellement de codes, de protocoles à respecter... Mais ce que je déteste par-dessus tout c'est cette haine ancestrale mutuelle. On fait tous semblant de s'apprécier pendant les réceptions, on organise des bals pour montrer qui a la plus grosse mais on rêve de secrètement voir les têtes de nos adversaires tomber... C'est vrai que la ville est pauvre, qu'elle pue, qu'il y a des bandits à tous les coins de rue... Mais je préfère mille fois ça à cette hypocrisie ambiante... Et à cette saloperie de haine sans aucune putain de raison valable. »

    Comme agacé par son propre discours, il vida son verre d'un trait avant de le reposer bruyamment sur le comptoir.

    « C'est quoi votre nom, m'dame ? » demanda-t-il finalement en se resservant un verre.



[Tina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (questions insidieuses) ; 0,5 (bonus longueur)
Fenouil : 0,5 (introspection) ; 0,5 (messages stratégiques) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Mar 20 Déc 2016 04:26 
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Une fois sortie de l’établissement, son escorte jusqu’alors silencieuse lui demanda à quel endroit il devait le reconduire.

« Heu… » Répondit d’abord la demi-portion d’homme. Fenouil n’avait écouté que son cœur et ses principes lorsqu’il avait pris la décision de quitter l’établissement nommé l’O2, il n’avait pas songé un instant où il devrait aller pour poursuivre l’enquête entamée.

Indécis, il leva la tête pour regarder le grand gaillard dont les bras étaient croisés. Ce dernier portait une petite armure qui lui protégeait le tronc. Mais ce qui attira l’intérêt de Fenouil, ce fut le chapeau à grand bord ainsi que le long paletot.

« Il est très joli votre chapeau, j’aimerais bien en avoir un pareil, il… »
Et c’est à ce moment précis que Fenouil fut interrompu, par un étrange et sonore gargouillis provenant de son estomac. Le petit être vert mit sa main sur son ventre et sourit.

« J’ai encore faim à ce qu’il paraît ! » Dit-il tout joyeux.

Fenouil avait engouffré plusieurs bouchées quelques minutes auparavant, mais pour lui, et son grand appétit, il ne s’agissait là que d’une mise en bouche. Son sourire revenu, il dévisagea le grand homme portant une barbe de quelques jours. Il savait désormais où il désirait se rendre.
« À la grandeur que vous faites, vous devez avoir faim vous aussi ![/quote]

Je veux donc que vous me conduisiez à un restaurant. Mais attention, je ne veux pas d’un lieu comme celui que l’on vient de quitter. Je ne veux pas davantage un lieu où les portions sont aussi minuscules que les prix sont élevés. Je veux que vous me dénichiez un restaurant familial, un restaurant du peuple. Un endroit où vous emmèneriez votre grand-mère ou vos enfants si vous en avez ! »


Laissant à peine au gaillard le temps de se remettre de sa surprise, il poursuivit :
« Et puis, c’est moi qui paierai le repas, puisque vous avez la gentillesse de m’escorter. »

Il était évident que ce gaillard escortait Fenouil uniquement parce que sa patronne le lui avait demandé et aussi parce qu’il était payé pour faire ce qu’on lui demandait. Mais Fenouil voyait les choses de façon différente et était persuadé que c’était lui qui voyait clair et que les autres n’avaient qu’une vision floue de la réalité.

Comme un petit enfant excité de visiter un lieu nouveau. Il rajouta :

« Et puis après le repas, vous me conduirez à une boutique où ils vendent des chapeaux comme le vôtre. Je ne tiens pas à mettre ce casque qui me cache le visage. Je le trouve encombrant. »

Prêt à partir casser la croûte, il rajouta cependant :

« Et puis, aux gens qui vous questionneront sur mon apparence, vous pourrez leur répondre que je suis un grand malade et qu’une bonne soupe chaude saurait me réconforter. »

Certes Fenouil était un naïf au grand cœur. Force était pourtant de constater que son raisonnement simpliste reposait sur une certaine logique. Il voulait rencontrer des gens ordinaires, ceux qui travaillaient pour élever leur famille et pour survivre. Ceux-là seraient plus aptes à dire comment est la vie sur Izurith. Ce qui n’était certainement pas le cas du Seigneur Valai qui vivait reclus dans son immense palais, et pas davantage la famille du clan Kartage avec une vision toute particulière de ce qui est bon pour les gens.

(((560 mots)))

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Dernière édition par Fenouil le Sam 31 Déc 2016 17:43, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Rues et habitations (Izurith)
MessagePosté: Mar 20 Déc 2016 15:07 
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Si Kalahan a des réactions adorables, d'autres dénotent un profond ressentiment. C'est le cas lorsqu'il balaie l'hypothèse sur son but avec un son dédaigneux. Avec amertume même, il se présente de lui-même comme un Atalante, et tout dans son discours affiche clairement que c'est une chose qu'il n'apprécie pas du tout. Tina imite le geste de son voisin quand celui-ci prend une nouvelle gorgée. L'air de rien, elle a réussi son petit jeu. L'homme en a gros sur le coeur, mais il n'hésite pas à lui en faire part, à elle, une inconnue rencontrée dans une taverne. C'est dire s'il avait besoin d'une oreille attentive.

La jeune femme l'écoute sans l'interrompre, évitant de le scruter de façon impolie, mais la tête suffisamment tournée pour manifester son attention. La brebis est fatiguée de tous les codes à respecter, mais surtout de la haine que les Maisons se vouent sans aucune raison. Des rancœurs ancestrales qui pèsent encore sur les descendants à l'heure actuelle. Il n'y a pas à dire, Tino serait tellement dans son élément avec toutes ces hypocrisies de Cour. La belle imagine déjà sa tête boudeuse à son retour. Mais ses pensées sont interrompues quand l'homme finit enfin par lui demander son nom.

Tout d'abord, Tina plisse un peu les yeux et le regarde un peu plus directement. Elle joue avec adresse la roturière qui vient de croiser un grand ponte, avant de voir que ce dernier a les souliers aussi crottés que les siens. Elle finit par sourire avec chaleur.

"Un Atalante, hum ? Le nom est impressionnant, c'est certain, mais je suis du genre à me fier à mes propres yeux. Et je vois à côté de moi un homme avec son lot de soucis, d'expériences relationnelles malheureuses, et assez amical pour partager un verre avec une inconnue.", rassure-t-elle en levant son verre. "Qui ne compte pas le rester plus longuement, d'ailleurs. Tina. Simplement Tina."

La belle avale une gorgée et finit par se tourner vers son voisin avec un air intrigué. Une nouvelle idée vient de germer sous son crâne, le genre qui permettrait d'approcher davantage la Maison en question. Siroter un tord-boyaux local est agréable, mais elle n'a pas oublié ce qu'elle venait chercher. Des informations sur les auteurs de l'attentat contre Valaï pour Frédéric, et une possible alliance avec les elfes pour les gardiens de la porte de sortie de ce monde.

"Vous ne devez pourtant pas être le seul à penser de cette manière... Ce serait bien triste. Est-ce que quelque chose vous empêche de dire aux vôtres ce que vous avez sur le cœur ? Ce que vous avez si facilement réussi à me dire ?"

Un verre de plus rempli par son interlocuteur. Elle doit le garder à l’œil, histoire qu'il ne roule pas sur le plancher à force de boire. Ce serait dommage, mais cela renforce sa conviction que l'homme ne va pas spécialement bien. La boisson est un refuge, temporaire certes, mais bien connu. Reste à savoir ce qu'il fuit de la sorte.

L'idée saugrenue que Kalahan a approché les autres femmes nobles afin de conclure des alliances et d'apaiser les tensions entre les Maisons fait peu à peu son chemin dans l'esprit de la tulorienne. Mais il faut dire qu'il ne semble pas le plus diplomate des hommes. Si c'était là son intention, peut-être la jeune femme peut-elle jouer les entremetteuses pour lui.

Endosser le rôle d'une Dame Marieuse, voilà quelque chose qu'elle n'a pas souvent eu l'occasion de faire. Et l'idée l'amuse beaucoup tout en la froissant. Après tout, elle-même n'a pas encore trouvé le gentilhomme susceptible de lui passer la bague au doigt. Mais il s'agit là d'un tout autre problème.




(615 mots)

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Dernière édition par Tina le Jeu 5 Jan 2017 11:58, édité 1 fois.

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