L'Univers de Yuimen déménage !


Nouvelle adresse : https://univers.yuimen.net/




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 70 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Dim 4 Oct 2009 10:42 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 23 Nov 2008 18:11
Messages: 2966
Localisation: Elysian
Une fois de plus, l’être ailé ne semble pas accorder un grand crédit à la question que je pose, caressant doucement le coffret noir et argent du bout de ses doigts impalpables, presque irréels. Dans un déclic, le coffre s’ouvre doucement, et une paisible lumière en jaillit avec sobriété, ni aveuglante, ni brutale. Curieux, je fais un pas vers le coffre et me hisse sur la pointe de mes pieds pour en admirer l’intérieur sous le regard incrédule de Sidë. Deux pendentifs stagnent dans le coffret, l’un bleu, l’autre rouge. Instinctivement, je perçois lequel est destiné à qui, et il ne me faut pas un grand esprit d’analyse pour ça : Le pendentif bleu, rappel de l’océan, va sans en douter à l’elfe marine à la peau bleutée. Le rouge, quand à lui, s’accorde trop bien avec la couleur qui me vêt par touches éparses : la doublure intérieure de ma cape teintée d’un pourpre variant, le rubis écarlate sur le mystérieux médaillon doré que je porte au cou, et cette Rose qui pousse dans mon être, au creux de ma poitrine. Et ça ne serait qu’odieuse omission d’omettre la teinte que prennent mes iris lorsque la haine et la rage s’emparent de mon cœur et me conduisent à la folie meurtrière…

C’est alors que je sens le frétillement caractéristique de Lysis nichée au sein de mon esprit.

(Une autre Faera est présente ici, dans le médaillon bleu !)

(Comment ?)

Mais je n’ai pas le temps de me retourner vers ma compagne qu’elle a déjà filé droit jusqu’au coffre pour s’emparer des bijoux devant le regard médusé – ou tout du moins c’est ce que je devine dans l’ombre de son capuchon – de l’être ailé. Cependant, il semble moins surpris que moi, et alors que Sidë revêt son bijou, le mystérieux inconnu répond à ma question. Il s’agit de pendentifs permettant la respiration sous-marine. Subjugué, je regarde mon vis-à-vis avec surprise, mais il n’énonce pas un mot de plus, précisant simplement que ma compagne, une nouvelle fois dénommée par son surnom étrange, saura nous mener là-bas.

Je me tourne vers l’elfe bleue, qui me tend en même temps le collier rouge. Je la regarde d’un air interrogateur, mais elle semble sûre d’elle. Je m’empare ainsi du bijou et ôte l’étrange médaillon que j’ai au cou, le fourrant dans une poche fermante de mon sac pour ne pas l’égarer. Au passage, je remarque l’éclat argenté de la chainette que j’ai accrochée à mon poigner droit, don du prêtre rananéen que j’avais sauvé d’une fin trop rapide… Je place alors le médaillon de respiration autour de mon cou, le laissant flotter librement au dessus de ma cotte de mythril. Une autre question me vient alors, et une autre à sa suite.

« Mais… Et pour le retour… Comment reviendront-nous sur notre monde d’origine ? Et puis quels dangers devrons-nous affronter, dans ce monde aquatique ? »

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Dim 4 Oct 2009 13:14 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Lun 20 Oct 2008 21:22
Messages: 22817
Localisation: Chez moi^^
L'être, à nouveau, prends le temps de s'approcher du second coffre tandis que tu poses tes deux dernières questions. Il ne te répond pas de suite et passe la main par deux fois sur le coffre de bois cerclé de fer. Le cerclage semble être chauffé à rouge dans un premier temps puis, quand l'ailé repasse sa main, redevient mat avant que le coffre ne s'ouvre. Dedans, tu découvres une paire de jambière blanche, accompagnée d'un sachet de petits cristaux multicolores. La créature se tourne alors vers toi pour répondre:

"Un seul fluide dans le "Quedersaq", seul chemin reliant Gramenou à Yuimen. Vous devrez affronter sur Gramenou la peur de la différence ainsi que les pièges qui protègent la larme de Thimoros. Mais votre passé restera votre pire ennemi."

Il fait une petite pause avant de reprendre:

"Tu as posé tes trois questions, Gardien de la Rose."
(Prends le contenu de ce coffre. Il est pour toi.)

_________________
Pour s'inscrire au jeu: Service des inscriptions

ImageImageImage

Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
Pour toute question: Service d'aide
Pour les services d'un GM: Demande de service


Je suis aussi Lothindil, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


Haut
 

 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Dim 4 Oct 2009 14:27 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 23 Nov 2008 18:11
Messages: 2966
Localisation: Elysian
Comme un rituel instauré depuis peu, l’Inconnu avança vers un coffre alors que je posai les deux dernières questions qui m’étaient accordées, daignant ne pas s’y intéresser spécialement. Il démontre une fois de plus ses talents de prestidigitateur en passant une main changeante sur les entrelacs ferreux qui ferment le contenant de bois, semblant chauffer le fer à blanc avant de le refroidir dans le même mouvement. L’ouverture se déverrouille, et je m’attends presque à voir surgir une réponse à mes interrogations du coffre, comme les bijoux précédemment. Mais au lieu de me fournir de réelles informations, seuls un sachet de joyaux multicolore et une paire de protèges-jambes blanche apparaissent, et je ne peux cacher mon incompréhension, grimaçant un peu sous ces nouvelles énigmes.

Mais cette fois, ce ne semble pas constituer la réponse à mes questions, puisque l’individu me répond une chose n’ayant aucun rapport avec le contenu du coffre. Ainsi, nous n’aurons qu’un seul moyen de retour, une seule voie, tracée pour nous. Et pour la parcourir, il nous faudra affronter les sévices de notre passé… Je ne sais si je dois être soulagé ou apeuré par cette révélation : je ne connais presque rien de mon passé, et ce que j’en ai appris grâce au Temple est loin d’être réjouissant. Je sais juste que dans mon passé, jamais il n’y a eu ma mort, et cela me suffit pour rester paisible face à cette nouvelle. Bien entendu, nous devrons affronter pièges et tours vicieux laissés là pour notre venue. La Larme de Thimoros se mérite… Par contre, j’ignore ce que l’être entend par la ‘peur de la différence’. Les habitants de ce monde seraient-ils si effrayants, ou tellement fermés sur eux-mêmes qu’ils ignorent notre existence ?

(Cromax… Il y a un instant, toi aussi tu ignorais tout d’eux…)

(Oui mais moi j’ai pas peur d’eux !)

(Toi, tu as été prévenu de ce qu’ils sont… Eux pas.)

Et une fois de plus, Lysis me cloue le bec, alors que l’encapé précise, un peu fortuitement, que j’ai posé mes trois questions, et qu’il ne me reste plus qu’à la boucler…le tout très poliment, bien entendu, et je n’en prends pas ombrage. Mais une pensée télépathique m’institue nouveau propriétaire du contenu du coffre, et je m’en réjouis intérieurement.

(Pour moi ? Merci, Inconnu au visage masqué.)

Sans demander mon reste, et sous le regard curieux de Sidë, je m’en vais m’emparer des jambières élégantes pour les enfiler par-dessus mon pantalon. Elles s’accordent aisément avec ma cotte de mythril, même si j’ai l’air d’un aventurier armuré de bric et de brocs trouvés plutôt que d’un guerrier caparaçonné de la même manière partout, ce qui ne me gêne pas outre mesure… J’empoche également avec ravissement le petit sac de pierres précieuses, qui doivent chacune valoir bien plus que leur pesant de yus… Mais pendant que je m’harnache, Sidë intervient à nouveau avec de nouveaux questionnements :

« à quoi sert réellement la Larme de Thimoros ? Quelle est son histoire ? »

Voilà des informations dont je ferais bien d’écouter la réponse, pour ratifier au mieux mon contrat pour le temple…Je tends l’oreille pour me préparer à ne rien manquer de la réponse sans doute énigmatique que l’être nous procurera.

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Dim 4 Oct 2009 18:55 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Lun 20 Oct 2008 21:22
Messages: 22817
Localisation: Chez moi^^
Il te laisse découvrir ton cadeau avant de se diriger vers le dernier coffre. Se confortant à son rituel, il touche par deux fois le coffre, signalant ainsi les deux questions de ta compagne. Dans un premier temps, le bois blanchit tandis que dans un second temps, le bois s'ouvre, laissant apparaître une nouvelle paire de jambières, plus petites, mais argentée, brillant légèrement sur le velour rouge; à coté un petit sac qui laisse à paraître les mêmes cristaux que toi traîne.

"Si les 10 larmes sont rassemblées en possession d'une même personne, celle-ci a le pouvoir de contrôler le temps, autant le passé que le futur! Quant à leur histoire, elle commence par les larmes divines de Thimoros pour sa fille abandonnée aux mortels. Elles n'ont jamais été toutes en possession de la demi-déesse, l'humanité en est grée. La dame est morte. Gaïa a emprisonnée les larmes dans 10 mondes et je suis le protecteur de ces 10 mondes."

Sidë semble recevoir à son tour un message télépathique parce qu'elle se précipite vers le coffre.

"Maintenant que les six questions ont reçu leur réponse, il va être temps pour vous de partir."

Il trace trois étoiles dans le sol, deux petites et une plus grosse, entourée d'un cercle au milieu des autres, juste en levant le bras. Il fait un signe de son bras où nulle main ou moignon ne peut se voir et, du coeur de l'étoile, une sphère d'un brun brumeux apparaît à environ un mètre du sol. Lysis te confirmera qu'il s'agit du passage vers Gramenou.

L'être quant à lui disparaît dans une gerbe lumineuse. Seuls ses paroles résonnent dans le "monde" où vous vous trouvez.

"Ceux que vous verrez ne connaissent pas l'or. Si vous voulez changer votre argent dans leur monnaie, mettez la sans une des petites étoiles, elle se changera en pierres précieuses. Quand vous serez prêts, entrez dans le fluide, vos faeras vous guideront."

_________________
Pour s'inscrire au jeu: Service des inscriptions

ImageImageImage

Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
Pour toute question: Service d'aide
Pour les services d'un GM: Demande de service


Je suis aussi Lothindil, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


Haut
 

 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Mar 13 Oct 2009 11:54 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 23 Nov 2008 18:11
Messages: 2966
Localisation: Elysian
Le maître et protecteur des lieux répond à la question de ma compagne, et je ne perds aucun mot de sa réponse, fortement intéressé par ces paroles, pour ma mission du Temple. Pulinn serait fière de voir ce que j’ai appris sur cette larme, si ces informations n’étaient déjà pas en sa connaissance. Ainsi, alors que Sidë s’épanche sur un cadeau qui lui a été offert, similaire au mien, et sortant d’un second coffret ouvert par un nouveau tour de passe-passe de la part de l’encapé. Ainsi donc, l’artefact que nous cherchons est inutile, esseulé, et permet un grand pouvoir à celui qui en contrôle la totalité : celui de contrôler le temps. Je perçois clairement le pouvoir certain de n’en posséder ne fut-ce qu’une seule, et je me demande si je ne ferais pas mieux de rapporter cet objet au Temple du Plaisir plutôt qu’aux autorités de Kendra Kâr. Après tout, nul ne devrait être autorisé à contrôler le temps, ni la Putain Noire, ni le Roi Kendran, ni aucune puissance. Je grimace un peu de devoir quérir cette pierre et de la tirer d’une protection sans doute nécessaire, mais telle est la tâche pour laquelle j’ai été engagé, et je me dois de la mener à bien.

(Et puis, tu pourrais garder cette larme pour toi tout seul, et partir à la recherche des autres !)

(Lysis ! Pour quoi faire ?)

(Imagine le pouvoir du possesseur des 10 larmes ? L’immortalité assurée, et le pouvoir absolu. Plus rien ne pourra te toucher, puisque tu sauras modifier l’avenir et le passé. Découvrir ton histoire et la façonner à ta façon.)

(Je ne peux faire ça ! C’est pas naturel !)

(Ne le veux-tu pas ?)

(… si, bien sûr, mais… je ne le peux pas. Je serais pourchassé, sans cesse, et il en serait fini de ma liberté ? A quoi bon vivre si c’est pour se cacher ?)

(Mais telle est ton destin, Cromax, telle est ta voie, que tu le veuilles ou non. Tu es un Gardien de la Rose, et tu connais ta mission. Tu connais également une partie de ton histoire. N’est-ce pas déjà chose suffisante pour vivre caché ?)

Cette fois, je tenais l’espoir d’avoir rabattu le caquet à ma faera, mais une fois de plus, elle m’a remis à ma place par un argument de choc… Sans me convaincre entièrement, elle parvient toujours à avoir l’ascendant mental sur moi, et je sens que ça peut me jouer des tours…

(Je suis ta guide, Cromax, je ne veux que ton bien…)

(Sais-tu seulement ce qui est bon pour moi…)

Ça n’est pas une question, et elle le sait bien. Aussi, elle respecte mon isolement mental, alors que j’accorde mon total intérêt aux dires de notre guide en ce monde. Comme il l’annonce, il va être temps de partir, de quitter cet endroit pour nous rendre sur Gramenou, guidés par nos faeras respectives. Pour ce faire, il semble incanter et tracer des symboles cabalistiques pour faire apparaître ce que Lysis a appelé un ‘fluide spatial’ formé de trois étoiles d’où sort une sphère brunâtre et brumeuse, porte de sortie de son antre…

Mais avant que nous ne partions, il nous accorde une dernière recommandation. Il prévient que les êtres chez qui nous nous rendons ne connaissent pas la valeur de l’or, et des yus, et que si nous payons chez eux, ça sera sous forme de pierres précieuses comme celles qu’il nous a offertes. Il nous donne alors le moyen d’interchanger ces richesses. Sidë ne semble pas faire confiance en cet être, et préserve sa bourse telle quelle, mais je me dis que s’il a précisé une telle chose, c’est que nous pourrons avoir besoin de telles ressources, sur Gramenou…

Aussi, sans l’ombre d’une hésitation, je plaçai, suivant ses consignes, tous mes yus dans l’une des petites étoiles, et laissai faire le pouvoir magique. L’instant d’après, dans une petite gerbe lumineuse, l’échange a été proclamé, et je me retrouve avec une véritable petite fortune en pierres précieuses. J’empoche le butin et me tourne vers Sidë. Elle semble parée à quitter cet endroit… Comme je le suis aussi, je me permets une dernière parole à l’attention du maître des lieux.

« Merci pour tout, Inconnu. J’espère un jour pouvoir vous revoir… »

Puis, suivi de ma compagnonne, j’avance vers la boule de fluide brun, me laissant emporter dans les nimbes de l’espace…

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Mar 13 Oct 2009 20:45 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Lun 20 Oct 2008 21:22
Messages: 22817
Localisation: Chez moi^^
->> La suite sur Gramenou!

_________________
Pour s'inscrire au jeu: Service des inscriptions

ImageImageImage

Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
Pour toute question: Service d'aide
Pour les services d'un GM: Demande de service


Je suis aussi Lothindil, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


Haut
 

 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Sam 18 Déc 2010 21:20 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Lun 20 Oct 2008 21:22
Messages: 22817
Localisation: Chez moi^^
Vous passez le fluide et débarquez directement là où vous avez plongé dedans sur Yuimen directement. Étrangement, l'anti-chambre où vous aviez rencontré l'être ailé, a disparu. Vous vous retrouvez donc dans les couloirs sombres de tanière du souvenir éternel, où vous comprenez pourquoi l'élémentaire de glace vous pressait sur Gramenou : En face de vous, des humanoïdes lézardiens, une petite dizaine. Voilà l'occasion de tester vos nouvelles armes...

(une douzaine d'humanoïdes, lvl 6 à 15, armés d'épées, de courtes lances, de poignards et de masses d'arme. Combat en rp libre. Ta seconde capacité de classe va se déclencher durant le combat. Tu as donc : 3 sauriens lvl 6; 4 sauriens lvl 9; 2 sauriens lvl 10; 2 sauriens lvl 12, 1 sauriens lvl 15.)

Image Image Image

_________________
Pour s'inscrire au jeu: Service des inscriptions

ImageImageImage

Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
Pour toute question: Service d'aide
Pour les services d'un GM: Demande de service


Je suis aussi Lothindil, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


Haut
 

 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Dim 19 Déc 2010 14:24 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 23 Nov 2008 18:11
Messages: 2966
Localisation: Elysian
Plus de retour par la case aidante de la cellule de l’être ailé, cette fois-ci. Le voyage, brutal et rapide, remuant tripes et cerveau, se fait sans escale, cette fois, et nous nous retrouvons directement au fond de cette tanière que nous avons mis du temps à trouver, à l’époque : la Tanière du Souvenir Eternel. Combien de temps s’est écoulé depuis notre départ ? Je ne saurais en être certain. Des heures ? Des jours ? Des semaines peut-être ? Que puis-je savoir de la temporalité du monde duquel je viens ? Et comment pourrais-je calibrer avec exactitude le temps que prennent ces voyages planaires. Au final, cela n’importe que peu : je suis de retour chez moi. Pas encore dans un lieu que j’apprécie particulièrement, ni où je pourrais me reposer, mais au moins, c’est de la vraie terre que je sens sous mes pieds. Et cet air qui m’entoure et m’a toujours fait respirer. Certes, celui de l’endroit est vicié, renfermé. Nous sommes au fond d’une caverne sombre. Et il l’est d’autant plus par le suif des torches de créatures stagnant là, nous regardant apparaitre. Et par leur odeur naturelle particulièrement agressive pour mes narines.

Sitôt sommes-nous sortis du fluide que nous tombons nez à nez avec eux. Des créatures bipèdes recouvertes d’écailles aux coloris divers, dotées de queues et de crocs, dans une gueule allongée comme celle des sauriens. Des lézards humanoïdes, tenant des armes diverses et des torches, et nous regardant apparaitre avec une certaine stupéfaction. Ainsi voilà le danger qu’évoquait l’élémentaire de glace : une troupe d’une douzaine d’individus partis à notre recherche, et que nous croisons là en sortant du Gramenou. Je ne doute à aucun instant de leurs intentions, ni même de la raison de leur présence ici. Ils sont là pour nous prendre la Larme, au nom d’Oaxaca. Au nom de la Reine des Ténèbres.

Mon regard noir croise celui, opalin, du chef de cette troupe hétéroclite, un lézard impressionnant de stature, aux écailles bleues et blanches, et doté d’une épée redoutable et d’un bouclier semblait fait en crâne draconien. Il pousse une espèce de grognement, et souffle par ses naseaux. Au même instant, la charge est donnée contre nous… Et je n’ai le temps que de sortir mes deux armes, le fouet métamorphe et la Buveuse d’Ames, pour accueillir mes premières victimes…

La première salve d’assaut est donnée par les créatures les plus petites et chafouines de la troupe. Leurs écailles sont vertes ou noires, et jaunes sont leurs yeux. Leur gueule allongée est munie d’une petite série de dents acérées. Certains sont munis de poignards, et d’autres de lances courtes… Ce sont ceux-là qui donnent l’assaut les premiers, usant de leur lance pour nous houspiller à distance. Avant même d’avoir pu donner un coup, j’essuie trois chocs qui viennent mourir sur mon armure, alors que Sidë se protège derrière moi. D’un coup de fouet, je frappe la main d’un des lézards, qui ne peut que lâcher son arme en grognant et en se tenant la patte, un air de reproche collé sur la face si peu humaine dont il est pourvu. Un autre coup de fouet l’attrape par la gorge, et la lui tranche à moitié. Les lamelles d’acier restent coincées dans sa chair hachée, et lorsque je tire pour récupérer mon arme, il tombe en avant, mort.

À cet instant, Sidë passe à l’action, et prend à part un lancier, armée de son Katar, pour un duel singulier. Il m’en reste donc un face à moi, auquel viennent s’ajouter trois autres lézards armés de poignards, tout aussi fluets que leurs congénères. Comme mus d’une volonté commune, ils me sautent dessus sans plus attendre, alors que le dernier poignardeur s’en va aider son confrère lancier contre l’elfe bleue.

Je rage d’être désormais pourvu d’un fouet. Une épée courte serait tellement plus utile, lors d’un combat si rapproché, dans l’étroitesse de ce boyau souterrain… Et à ma plus grande surprise, l’arme que je tiens en main droite se change à nouveau. De fouet, elle devient épée courte et torsadée, finement aiguisée. Exactement le type d’arme dont j’ai besoin dans cette mêlée sauvage. Ainsi, je ne peux qu’accueillir dignement mes ennemis, en embrochant un sur ma nouvelle arme sans même qu’il ait vu mon coup venir, ne s’attendant certainement pas à recevoir un lame dans le ventre là où juste avant, un fouet stagnait… Ma seconde lame vient lui trancher la tête nettement, et son corps glisse de mes armes pour s’écrouler sur le sol dans un sanglant gargouillement. Hélas, ses compagnons profitent de mon action pour m’asséner trois coups en même temps. Les poignards heurtent mes épaules, et la lance vient percuter mon plexus, me forçant à reculer d’un pas. Je suis conscient que quoi que je fasse, si j’en attaque un, je baisse totalement ma garde contre les autres… De plus, ces coups répétitifs m’affaibliront, et je sens que tel est le rôle de ces petits lézards vicieux, afin de ne laisser à leurs frères plus puissants que des guerriers blessés et fatigués.

(Cela ne se passera pas forcément comme ça…)

(Que veux-tu dire ? Ils auraient une autre stratégie ?)

(Non, mais de ton côté, tout peut changer…)

Lysis envoie alors une sorte de puissant choc interne et magique dans la Rose fichée sur ma poitrine, et celle-ci se met à briller d’une lueur rougeâtre à travers mon armure de mithril. Ce qui arrive alors me surprend totalement, me coupant le souffle. Ma peau se métamorphose sous mes yeux. Mais pas pour prendre l’apparence de Sidë ou d’une autre personne, cette fois. Non. Au lieu de ça, elle semble se durcir, en devenant verte et souple, lisse comme la tige d’une rose. Et comme une rose, elle se passe d’épines acérées.

(Que… que m’arrive-t-il !?)

Je suis impuissant face à ce changement, qui, s’il perturbe mes adversaires, ne les empêche pas de m’attaquer. Le plus vif d’entre eux, muni d’un poignard, tente de me le planter dans le ventre, et ma consternation fait que je peux éviter sa lame… Mais à l’instant où l’acier entre en contact avec ma chair, avec cette peau végétale, quelque chose se passe… Mon ennemi pousse un cri étouffé, comme s’il avait été blessé, et titube en arrière, transpercé de nombreuses épines de rose qu’inconsciemment, j’ai projetées sur lui à l’instant où il m’a meurtri.
Je profite de sa déconvenue pour tendre le bras vers lui. Mon épée courte est… trop courte pour le coup que je viens de porter, mais qu’à cela ne tienne, je comprends son fonctionnement et donc, la puissance cachée de cette arme fantastique. D’une simple pensée, mon épée courte torsadée se muni d’une pointe plus longue et acérée, droite, comme une rapière qui viendrait de se créer dans ma main. Le coup d’estoc transperce la gueule de mon ennemi de part en part, et il continue de tituber en arrière avant de choir sur le dos, abandonné de toute vie. Je profite de l’état de surprise de ses deux compagnons pour en hacher un menu, le pliant littéralement sous un coup de ma Buveuse d’âme avant de lui planter ma rapière dans la nuque, le clouant littéralement au sol.

De son côté, Sidë s’en sort bien. Elle a exécuté un des deux duellistes face à elle, et le dernier qui me fait face préfère aller la rejoindre elle plutôt que de continuer face à moi. Je le regarde fuir lâchement vers ma compagne, mais n’ai pas le temps de l’éventrer au passage : déjà, quatre autres ennemis s’avancent face à moi. Ceux là sont de vrais monstres de muscles, comparés à leurs petits comparses verts. Leurs écailles sont argentées et impressionnante est la crête sur le haut de leur tête. Deux d’entre eux ont la gorge rouge. Les plus puissants, sûrement, car ils ont tous les deux une énorme masse métallique au bout d’un manche en bois aussi large que mes jambes. Les deux autres sont munis de lances robustes en bois, à pointe taillée dans de la pierre solide.

Je grimace en voyant un premier coup de masse venir sur moi. Je l’évite en bondissant en arrière. Le second coup de masse ne tarde pas, et je ne peux que l’amortir d’un coup de rapière, bien risible face à la taille de l’arme du lézard. Je suis donc déséquilibré, et tombe sur le côté sous la force du choc. Un lancier en profite pour s’avancer vers moi et tenter de me clouer au sol de son arme, mais je me retourne pour éviter de me faire embrocher. Hélas, son compagnon a compris ma manœuvre, et sa lance vient se ficher dans mon dos, alors qu’une nouvelle salve d’épines vient l’arroser, le blessant sur le coup. Lorsque je me redresse, une douleur lancinante dans le bas du dos, mon arme s’est changée en une lance d’argent, longue et effilée. Un coup de masse tente de me déstabiliser, mais je frappe fortement contre celle-ci avec mon épée, alors que la pointe d’argent de mon arme vient se ficher dans la gorge rouge de mon ennemi, répandant son sang sur ses écailles grises. Il grogne, mais ne meurt pas, et je lui assène un coup de taille de mon épée, le faisant ployer, avant de lui replanter plus profondément ma lance dans la gorge. Cette fois, le sinistre craquement de sa colonne vertébrale cédant sous mon arme se fait entendre, et son regard saurien devient soudainement vitreux. Il meurt avant même d’avoir touché le sol. Mais au même instant, une seconde masse vient me percuter en pleine poitrine, me coupant le souffle alors que ma protection florale vient parsemer mon ennemi d’épines.

Mes assaillants ressemblent désormais plus à des hérissons sanguinolents qu’à des lézards, mais leur rage n’en est que redoublée, et lorsque je retrouve mon souffle, c’est pour parer un coup de lance, et puis un second. Et ensuite donner un fatal coup d’épée au lancier déjà bien amoché par mes épines de rose.

Un petit moment de flottement nait alors… Sidë parvient à meurtrir ses deux ennemis, en usant des métamorphoses de son arme enchantée, et finit par les tuer, dans un grognement rauque. Voyant ça, le dernier lancier aux écailles grises se rue vers elle et la percute d’un coup d’épaule. Elle recule sous le choc, et il l’embroche littéralement sur son arme… Elle recule, titubant jusqu’à heurter la paroi rocheuse de son dos. Le trou béant dans son ventre saigne abondamment, elle est grièvement blessée.

« Non !! »

Je me dois de l’aider. Mais je dois d’abord me débarrasser de cet ennemi armé de sa lourde masse. Hâtif, je lui envoie à distance la lance que je tiens en main, et elle lui traverse le poitrail. Alors qu’il tente de la dégager de sa main, je me rue sur lui avec ma buveuse d’âme pour lui trancher le bras. Ma main droite vient alors saisir le manche de ma lance, qui se change aussitôt en hallebarde, aggravant considérablement la blessure. Je pousse encore plus loin en la changeant l’instant d’après en énorme hache à double lame, qui vient ouvrir le poitrail du lézard dans un déchirement affreux de chair et d’os cédant sous la pression interne.

Repassant par l’état de lance, j’ôte l’arme du corps sans vie de mon ennemi, et elle se change à nouveau aussitôt en une arbalète de poignet, que j’ajuste vers le lézard qui s’en prend à Sidë, avant de lui décocher trois carreaux, qui viennent se ficher dans son échine avec trois petits bruits secs. Sidë, rassemblant ses forces, lui enfonce son katar dans le ventre, et le laisse pour mort, avant de glisser elle-même sur son séant, trop blessée pour espérer poursuivre. C’est alors qu’une voix sifflante et rauque retentit derrière moi.

« Rhaaa, ssstupide créature à ssssang chaud ! Tu vas regretter de t’être ainssssi opposé à nous ! »

Il s’agit du chef de cette expédition en perdition. Le lézard aux écailles bleues, avec son épée et son bouclier draconien. Je tente de lui tirer un trait, mais il le pare sans difficulté de son pavois osseux, avant de se ruer vers moi avec son épée. Je pare le coup de ma lame, mais je sens dans le choc subi par mon bras la puissance de cet animal anthropomorphe. Il ne veut pas seulement en découdre, il veut également me broyer, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de moi que quelques ossements grouillant de chair dépecée.

Mon arme enchantée a repris sa forme initiale de fouet, et je le fais claquer vers mon ennemi, qui se protège encore et toujours derrière son bouclier. À chaque nouveau coup que je donne, il le pare. Mais au moins, de la sorte, je le garde à distance…

C’est alors que trois petits chocs se font entendre, et je vois le regard de mon ennemi s’agrandir… Son torse vient d’être percé de trois traits meurtriers, tirés par Sidë, affalée contre le mur… Je profite de sa déconvenue et de sa surprise pour l’assaillir de coups, usant de mes deux lames pour le découper littéralement, n’ayant d’autre objectif que de le voir mort au plus vite… Et bientôt, plus aucun souffle ne peut espérer sortir de cet être tranché de toutes parts, aux poumons perforés, à la gorge découpée, au ventre dépareillé… Les alentours ne sont plus que morts et cadavres sauriens, et je range mes lames pour me tourner vers Sidë, afin de lui faire boire une potion de soin de mon sac…

« Sidë, ça va ? »

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Dim 19 Déc 2010 20:17 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Lun 20 Oct 2008 21:22
Messages: 22817
Localisation: Chez moi^^
Elle a à peine le temps te boire ta potion que tu vois son visage se tordre de terreur. Au moment où tu te retournes tu vois une silhouette fine, qui a un air de famille avec toi et surtout deux magnifiques épées. Bien que tu ne la connaisses pas, tu vas découvrir que cette belle plante n'est autre que .... Sisstar en personne. Son regard a une touche de folie quand elle te regarde...

"Donne-moi celle pierre."

Sidë, tremblante sous sa blessure se dresse et te sussure à l'oreille :

"Tu m'as donné beaucoup. Je ne crains pas la mort. Pars, fuis, rapporte la pierre à Kendra-Kâr. Je vais tenter de la retenir."

Lysis t'encouragera à suivre son conseil...

(((Ton dirigé se finira dès que tu auras fuit de cette tanière. Le gentâme t'aidera à sa manière, créant une obscurité qui lui est si typique, qui te permettra de te sauver loin de la lieutenante d'Oaxaca hors de la tannière.)))

_________________
Pour s'inscrire au jeu: Service des inscriptions

ImageImageImage

Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
Pour toute question: Service d'aide
Pour les services d'un GM: Demande de service


Je suis aussi Lothindil, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


Haut
 

 Sujet du message: Re: Tanière du souvenir éternel
MessagePosté: Dim 19 Déc 2010 21:05 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 23 Nov 2008 18:11
Messages: 2966
Localisation: Elysian
Sidë accepte de boire la potion de bon gré, et je la fais lentement glisser entre ses lèvres, alors qu’elle déglutit péniblement, sous l’effet de la douleur. J’empoche ma fiole et lui caresse le visage, mais ses yeux ne me regardent plus. Ils sont fixés avec horreur sur quelque chose qui, apparemment, se trouve juste derrière moi. Instinctivement, je tourne également la tête pour voir ce qui s’y trouve, hormis les cadavres sanglants du combat qui vient de se terminer. Et quelle n’est pas ma stupeur lorsque j’aperçois une silhouette inconnue, et qui pourtant, étrangement, m’est familière.

Une elfe grise, aux longs cheveux et à la silhouette gracile. Mon cœur se serre à cette vision, de manière incontrôlable. Ses regard noir est fixé sur moi avec courroux et folie. Un regard que je ne connais que trop bien. Le même que celui que je vois dans le miroir quand je m’y mire… Mon regard m’observe. Pourtant, le lien ne vient qu’après, à l’instant même où elle ouvre les lèvres pour me parler, me tutoyant presque logiquement, m’intimant de lui donner la pierre, la Larme de Thimoros…

(Sisstar, oui. Ta sœur.)

Je manque de tomber à la renverse, complètement abasourdi. Je revois sous mes yeux les mots écrits à la plume sur un parchemin, et attestant de l’identité de ma sœur jumelle, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Et la voilà qui se retrouve juste devant moi. Je ne sais que dire, ni que faire. Je suis complètement déconnecté de toute réalité.

C’est Sidë qui m’y replonge, fiévreuse, en agrippant ma main pour se pencher vers mon oreille, et me susurrer des mots que je n’aurais jamais cru entendre de sa bouche. Elle abandonnait. Elle abandonnait le combat, et sacrifiait sa vie pour moi. Ou en tout cas, pour que cette Larme ne tombe pas entre les mains de Sisstar, servante de la Reine Noire. Ce n’est que folie, et suicide. Même en n’ayant pas peur de la mort, l’elfe bleue ne pourrait retenir l’elfe aux deux lames acérées très longtemps… Et la sergente d’Oaxaca me pourchassera et me tuera, lien de fratrie ou non. Je le sens dans sa voix, dans son regard. Ma main glisse sans le vouloir dans ma poche, et j’en tire la larme de Thimoros. J’y plonge le regard. Ce regard noir, qui l’espace d’un instant, se couvre d’une pellicule rouge. Celle que je n’ai plus arborée depuis si longtemps. Celle qui me changeait en bête sanguinaire, lors de mes colères noires. Et pourtant, ce n’est pas la haine qui me dévore en cet instant. C’est l’indécision.

(Que dois-je faire ? La rejoindre, lui donner ?)

Lysis me répond avec un calme étonnant, pour la situation, elle qui craint à chaque instant pour ma vie, presque autant que moi.

(Fais ce que dit Sidë, Cromax. Il n’est pas encore temps…)

Je ne saisis pas l’essence de ces mots, mais je me tourne vers Sidë pour lui caresser une dernière fois le visage.

« Quand tu sortiras, rejoins-moi à Kendra Kâr, au Temple des Plaisirs. »

Nous savons tous les deux que cette rencontre n’aura jamais lieu, et que l’elfe ne sortira plus jamais d’ici vivante. Mais il était important pour moi de lui redonner un peu de courage, un peu de confiance, dans ses derniers instants qu’elle va consacrer à couvrir ma fuite…

Je me tourne alors vers Sisstar, et ma voix hausse d’un ton, alors que je me relève.

« Non, pas encore. »

Je répète un peu bêtement les paroles de Lysis, sans trop en comprendre le sens, puis, je m’encours à toute vitesse vers la sortie, bousculant en prenant de vitesse l’elfe grise, alors que Sidë change son arme pour détourner l’attention de la sergente oaxienne.

De mon côté, je ne me retourne pas. Je fuis à toutes jambes à travers les couloirs de cette tanière. Assez rapidement, je sens une présence. Une présence lugubre, mais presque rassurante : le gentâme est à nouveau là, et, comme s’il voulait m’apporter son soutien, lui aussi, couvre ma fuite en créant l’obscurité derrière moi, dissimulant mes pas, et plongeant ma poursuivante dans de profondes ténèbres.

Quand enfin j’arrive près de la porte, je n’entends plus rien derrière moi. Je pousse celle-ci et m’élance en dehors… Sitôt sorti, je suis ébloui par la lumière, et ce même si je suis en bordure de la forêt sombre d’Omyre, au ciel couvert et aux arbres gris. Il n’est cependant guère temps de traîner, et à moitié aveuglé, je m’enfuis à toutes jambes. Vers le Sud, vers l’orée, vers Oranan.

_________________


Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 70 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016