L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Lun 15 Mai 2017 06:17 
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    En sortant du tunnel, Aeglos put enfin observer ce que l'on nommait "Terres Désolées", et comprendre toute la signification de ce terme. Il n'y avait pas un brin d'herbe, pas le moindre signe de vie, même les montagnes, en dehors de la seule survivante, face à lui, qui ressemblait plus à une grosse vallée qu'à un véritable mont, étaient absents du paysage. En fait, il n'y avait pas des paysages au pluriel, mais un seul, morne, unique. Un banc de terre si aride qu'il semblait que rien ne pourrait jamais y pousser, grise tant elle avait été vidée de toute vie, et craquelée par le manque d'eau. Quelques arbres morts depuis bien longtemps sortaient du sol, ci et là, témoins d'une époque bien révolue. Et rien d'autre à perte de vue. Une vue plus que limitée compte tenue de la pénombre qui avait recouvert le monde. La nuit était tombée, et seule la clarté d'une lune à l'apparence bien plus imposante que celle de Yuimen les éclairait.


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (découverte des plaines désolées)]

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Sam 20 Mai 2017 11:08 
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Confortablement installé dans cet étrange engin technologique qui ressemblait à s'y méprendre aux aynores et cynores mais adaptés à la voie terrestre, il fit un simple geste de la tête à Ai qui pianota sur une sorte de boîtier de commande actionnant le véhicule qui s'ébranla et prit sa vitesse de pointe alors qu'une coque translucide entourait l'habitacle. Le paysage répétitif eut tôt fait de le plonger dans une profonde torpeur, Aeglos commençait à entrer en méditation et à rêver de sa vie passée. Il se souvenait de son maître, son éducation religieuse et magique chez les Maenausters. Il cherchait à se souvenir de plus anciens souvenirs, de souvenirs plus précis, cependant il n'y arriva pas, tout semblait s'être effacé depuis son amnésie et sa chute dans le port de Bouhen, ce vieux édifice dont les embarcadères commençaient à être envahies par la mousse et l'écume. On l'avait soigné, il s'était enfui au Nosvéris pour rechercher ses racines et aujourd'hui il se retrouvait dans un nouveau monde, retrouvant son goût à arpenter de nouveaux territoires comme avant.

Lorsque ses yeux se rouvrirent sur ce monde, la vitesse fut telle qu'il ne distingua que peu le décor. Il se tenait assis sur la banquette confortable du véhicule, son bâton d'acier noirci entre ses mains, l'épée étrange à sa taille et vêtu d'une armure lourde de ce monde. Aï lui avait confirmé que ce matériel ressemblait à ce qu'il trouverait au campement des Sindeldi et des Shaakts, il pourrait ainsi passer incognito en dépit du fait qu'il resterait un éternel étranger pour les siens sur Izurith. Gravir les échelons était ce qu'il connaissait le mieux, cependant il espérait que cette fois-ci, tout ce qu'il construirait ne finirait pas en cendres. Ses doigts se portèrent au pendentif pourvu d'un symbole lunaire autour de son cou, en le regardant il songea à l'importance de sa mission et aux possibilités que celle-ci pourraient permettre à l'ordre des Danseurs d'Opale. Il ne connaissait que peu l'Ordre, tout écrit semblait avoir été effacé dans les archives des Maenausters mais l'objectif de l'Ordre faisait qu'Aeglos voulait qu'il réussisse afin que les Sindeldi deviennent de nouveau ce grand peuple d'autrefois. Se remémorant les paroles de la Sindel à propos des elfes d'Izurith, il rangea soigneusement le pendentif et attendit que le véhicule ne termine sa folle course.

Lorsque le véhicule s'arrêta au bout de trois heures de voyage, la vitre se leva pour laisser passer le passager. Métaphoriquement et concrètement, Aeglos chercha la lumière au bout du tunnel, une lueur lunaire réconfortante jusqu'à ce qu'il découvre les Terres Désolées, vastes landes à la terre craquelée et vide de vie, aux arbres disparates pourrissant sous la lumière de la lune. Il se baissa pour recueillir un peu de terre entre ses mains avant de l'effriter avec une facilité déconcertante. Il comprenait la haine portée par les Sindeldi contre les humains en cet instant, cet endroit ressemblait de plus en plus au bagne. Le plus triste était de savoir que son propre peuple avait contribué à cela, l'histoire ne cessait de se répéter, que cela soit sur Eden ou sur Izurith. Sur Izurith, la lune semblait plus grosse vue d'ici comme s'il était possible de se rapprocher encore plus sur ce monde de Sithi. Sans perdre plus de temps, il suivit les rayons lunaires en direction de ce qu'il espérait le campement des elfes, pèlerin solitaire au sein du désert d'Izurith.

(608 mots)

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Lun 22 Mai 2017 07:12 
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Terres Désolées – Plaines


    Le soleil se leva rapidement, informant Aeglos qu'il était arrivé dans les Terres Déolées au milieu de la nuit. Mais, étrangement, l'atmosphère ne se réchauffa que peu, si bien qu'il put continuer son chemin au même rythme que pendant la nuit. Après de longues heures de marche, environ autant que le jour avait mis à se lever à son arrivée dans ces landes, le Sindel arriva au bas de la montagne-colline, où l'attendait une porte en ferraille directement encastrée dans la roche.

    S'il entrait, il pourrait trouver une petite grotte mal éclairée d'environ quatre mètres de large qui se transformait en long couloir dont il ne pouvait voir le bout au bout de cinq mètres. Là, assise dans un coin, l'attendait une jeune elfe à la peau étrangement blanche. En l'entendant arriver, elle se relèvera avec précipitation et lui offrit un sourire timide.

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    « Oh, bonjour. Je suis Aënalia Mylaëna, votre guide. »


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Mar 23 Mai 2017 16:42 
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Aidé de son bâton d'acier noir, Aeglos cheminait à travers le désert sans vie que formaient les Terres Désolées sur Izurith. Aidé par la clarté de l'astre lunaire, véritable ambassadrice de Sithi, leur Mère à tous, le mage continuait sa pérégrination, ses bottes foulant la terre asséchée et craquelée d'un autre monde. Dans la nuit, la température semblait clémente, si bien qu'il craignit que l'atmosphère ne se réchauffe exponentiellement à la lueur du jour. Se pressant, harassé par une longue marche à pieds, le soleil finit par se lever mais nulle fournaise ne vint, juste une chaleur qui réchauffa sa peau grisée et son cœur empli d'espoir à l'idée de rencontrer d'autres Sindeldi si semblables à lui et si différents de lui à la fois. Finalement son pèlerinage prit fin lorsqu'il découvrit au flanc d'une montagne l'entrée du campement des elfes où une lourde porte en fer semblait directement encastrée dans la roche. Sans plus attendre, il s'y dirigea aiguillé par sa curiosité et son instinct, le mage y pénétra ne voyant qu'à peine dans cette petite grotte large qui finissait en un long boyau dont on ne pouvait voir le bout à plus de cinq mètres de distance. Il s'arrêta un instant pour boire et manger à sa faim, consommant les rations apportés et rassemblés par Aï et la famille Kobayashi. Une fois restauré, il poursuivit son chemin en direction du fond du couloir où l'attendait près d'une roche une jeune elfe à la peau immaculée. Ses cheveux argentés encadraient un visage angulaire pourvu de deux yeux d'un bleu clair, un tatouage ornant son front et une chaîne retenant une pierre bleutée autour de son cou gracile. Celle-ci se releva précipitamment à son arrivée et lui sourit timidement, Aeglos ne la connaissant pas se tint sur ses gardes, sa magie prête à crépiter hors de son bâton si les choses s'envenimaient. Heureusement, il n'y ait eu nul combat.

La jeune elfe se présenta comme étant Aënalia Mylaëna, son "guide".

- Je m'attendais à un Sindel d'un certain âge comme moi à la peau grise à dire vrai. J'ai eu peu d'informations sur le campement et l'histoire des elfes d'Izurith ainsi que leur culture, pourriez-vous m'en apprendre plus ?

Reprenant ses esprits, il s'approcha de sa guide et s'inclina, une main sur le cœur.

- Veuillez me pardonner, je ne me suis même pas présenté correctement. Je m'appelle Aeglos, prêtre des Maenauster, un ordre sindel au service des dieux dont je doute que vous en ayez entendu parler. Il est toujours agréable de rencontrer d'autres sindeldi quand bien même la situation est aujourd'hui difficile. Me serait-il possible de pouvoir m'adresser directement aux autres sindeldi ? Peut-être y-a-t-il un lieu où ils se regroupent en particulier ?

Il lui adressa un regard plein d'espoir avant de reprendre la parole.

- Nous devrions nous mettre en chemin, cela paraîtra sans doute moins suspect si nous échangeons en se fondant au milieu de la foule plutôt que de parler près de l'entrée du campement.

(535 mots)

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Lun 29 Mai 2017 02:49 
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Terres Désolées – Grotte


    Aënalia hocha la tête à la présentation d'Aeglos, avant de le rassurer immédiatement concernant la suspicion qu'ils pourraient provoquer en discutant à cet endroit.

    « Ne vous en faites pas, personne ne peut venir ici, » expliqua-t-elle. « Mais nous ne pouvons pas être vus ensemble à l'intérieur du campement, nous devons régler toutes les questions que vous pouvez avoir ici, avant que vous ne rentriez dans la ville. »

    Ces points mis au clair, elle revint sur les questions d'Aeglos.

    « D'après les informations que j'ai pu recevoir concernant les vôtres, nos cultures sont à peu près similaires. Nous venons tous d'Eden, après tout. Mais notre société, après son exil d'Eden, s'est associée avec des shaakts d'un autre monde, adoptant peu à peu sa société matriarcale. De plus, officiellement, nous avons renié Sithi, bien que les personnes décidant de retourner vers ses préceptes soient de plus en plus nombreuses, malgré l'illégalité d'une telle chose.  »

    Elle plissa légèrement les yeux avant de continuer sur la question de converser avec les autres Sindeldi, comme incertaine.

    « Eh bien... C'est une petite cité que vous trouverez derrière moi, il y a des Sindeldi partout, mais ils sont... éparpillés. Jamais regroupés. Mais pourquoi voulez-vous vous adresser à tous ? » demanda-t-elle finalement.


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (questions) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Sam 3 Juin 2017 22:45 
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Aeglos écouta la jeune Aënalia en train de le rassurer sur la sécurité de ce lieu où une personne malavisée considérerait qu'il s'agissait là de complots en train de se tramer. Cependant la suite lui plut moins lorsqu'elle révéla qu'ils ne pouvaient être vus ensemble par la suite au sein du campement des elfes, cela s'annonçait difficile pour la suite pour lui-même, en effet, il allait devoir apprendre sur le tas la vie des sindeldi et des shaakts dans les bas-fonds de cette étrange cité souterraine. Il était étrange pour un sindel de constater que son propre peuple avait calqué à présent sa culture sur celle des elfes noirs. En effet, ils habitaient à présent sous terre comme eux, avaient mis en place un matriarcat selon la jeune elfe ce qui surprenait grandement le mage. Ils étaient des exilés d'Eden ayant progressivement renié Sithi du fait sans doute, comme l'avait expliqué l'émissaire des danseurs d'Opale, qu'ils avaient été exilés par ce même ordre prônant la fidélité envers Sithi. Peut-être ne détestaient-ils donc pas tant Sithi mais plutôt le symbole qu'elle représentait pour eux.

- C'est fort dommageable que les vôtres aient renié notre Mère, mais je sers également une autre déesse donc je peux comprendre qu'elle ne fasse pas l'unanimité au sein de votre campement.

Il ajouta en se tenant fermement à son bâton:

- J'aurais besoin de plus de précision sur votre mode de vie au sein du campement. La vie est assurément dure vu le désert qui vous entoure, les sources d'eau sont autant une ressource stratégique qu'une source de conflit j'imagine. Vos dirigeants n'estiment-ils pas que la recherche d'une autre planète plus fertile serait un meilleur objectif plutôt que de faire la guerre aux humains ?

Il était vrai qu'Aeglos était pour la paix plutôt que la guerre, même s'il se défendait dans ce domaine. Tuer a toujours été un acte grave chez lui, il ne s'estimait pas pouvoir juger de la vie de quelqu'un. Certes il avait tué dans le passé beaucoup de disciples des Ithilausters, cependant cela relevait non d'un désir de meurtre mais d'un acte d'extrême nécessité.

- Qui dirige véritablement cette société matriarcale ? Les shaakts ou les sindeldi ? Quel est vraiment votre rôle dans tout ceci ?

Dans les yeux de sa comparse, il y lut une certaine incompréhension voire appréhension lorsqu'il évoqua son désir de parler à tous les sindeldi. N'ayant pour l'instant aucune raison pour lui cacher ses desseins, il s'ouvrit à elle pleinement pour lui expliquer sa démarche.

- Un peuple uni vaut mieux qu'un peuple brisé, même vos matriarches devraient le comprendre. Si je peux parler autant aux hommes qu'aux femmes, si je peux gagner leur confiance, peut-être verront-ils que le chemin qu'ils ont emprunté jusqu'à maintenant n'est peut-être pas le bon, que cette guerre froide avec les humains ne ferait que rendre plus difficile leurs conditions de vie et accentueraient la quasi-stérilité de cette planète. Sur Yuimen, des terres entières fertiles appartiennent à notre peuplen, n'aimeriez-vous pas plutôt cela à votre situation actuelle ?

Songeant qu'il avait longuement parlé, il indiqua à sa guide temporaire son intention de se rendre au sein même du campement elfique.

(571 mots)

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Lun 5 Juin 2017 05:39 
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Terres Désolées – Grotte


    La jeune elfe se mordilla la lèvre inférieure aux paroles d'Aeglos concernant la recherche d'une nouvelle planète.

    « Aucune n'est accessible, » expliqua-t-elle. « Tous les fluides ont été détruits ou ensevelis par le Canon lors de la conquête d'Izurith. »

    Son expression n'alla pas en s'arrangeant lorsqu'il demanda qui dirigeait la société. Il put voir dans l'expression d'Aënalia une certaine culpabilité.

    « Les Sindeldi sont officiellement et officieusement les dirigeants. Bien sûr les citoyens sont, au regard de la loi, égaux, mais dans les faits la domination Sindel a grandement impacté les relations entre nos deux peuples depuis l'Exil. Quant à moi... » ajouta-t-elle, hésitante. « Je suis la fille de la conseillère de la Matriarche Suprême. Ma mère est... plus ou moins la dirigeante de la cité. Et de tous les elfes. »

    Lorsqu'il évoqua son plan de simplement parler aux elfes gris, cependant, elle prit une expression alarmée.

    « Ne faites pas ça ! » s'exclama-t-elle. « Le pouvoir de la Matriarche Suprême et de ses suivantes ne tient qu'à la situation précaire dans laquelle nous sommes. Elles ne peuvent régner que sur cette terreur ou en reprenant la cité... Si vous vous dévoiliez purement et simplement, elles vous feraient exécuter sur le champ, et une forte répression serait appliquée pour tous ceux ayant écouté vos paroles... On ne peut pas agir à découvert... Si cela était si simple, nous aurions réglé la situation depuis fort longtemps. »

    Elle baissa le regard, désolée, avant de reprendre sur les premières questions d'Aeglos, concernant leur société.

    « Encore une fois, je ne saurais quoi vous dire qui puisse vous être utile. La cité est séparée en deux étages : l'un sous le sol, majoritairement côtoyé par les Shaakts, l'autre à l'air libre, surtout fréquenté par les Sindeldi. Tous les elfes adultes de notre société ont eu une formation militaire, au moins rudimentaire... Nous nous nourrissons d'élevages de créatures vivant sous terre et ayant survécu au Canon et nous trouvons l'eau dans des cavernes toujours plus profondes. »


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (questions) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Ven 9 Juin 2017 16:32 
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Aeglos posait ses yeux sur la jeune elfe qui semblait troublée par ses paroles concernant une nouvelle planète à coloniser. Elle semblait désirer avoir cette possibilité et quitter Izurith, peut-être était-ce même la raison de son alliance temporaire avec les humaines qui l'ont accueilli en ce monde stérile et triste. La technologie rimait sur cette planète avec désolation et malheur, alors que de nombreux récits narraient l'harmonie de la technologie sindel sur Eden se mêlant à la magie pure. Tout n'était qu'équilibre sur Eden, malheureusement et en dépit de toutes leurs actions, le mage de glace sentait en son for intérieur qu'ils allaient devoir trouver un autre Eden, une nouvelle planète pleine de vie, de beauté, emplie de cette sensibilité propre aux elfes. Eden avait été la pire tragédie vécue par son peuple et sa perte constituait une leçon durement apprise par les siens: celle de ne plus recourir à des technologies ou à des armes qui pompaient telle une sangsue la vitalité de la planète. Si Yuimen était la terre d'accueil où les sindeldi n'avaient point commis à nouveau cette erreur fatale, Izurith était son parfait opposé. Aënalia lui expliqua que tous les fluides avaient été détruits par le Canon ou ensevelis lors de la conquête d'Izurith par les humains qui se sont rebellés contre leurs maîtres.

Aeglos ne pipa mot, sondant silencieusement ses yeux, reflet bleuté de son âme. Alors qu'il lui demanda qui dirigeait officiellement leur société, la lueur dans ses yeux sembla s'assombrir comme si elle ressentait une certaine forme de culpabilité. Il ne comprit pourquoi qu'après ses paroles. Elle précisa que les Sindeldi étaient les dirigeants, ce qui était un bon point pour lui étant Sindel mais qui annonçait un risque de scission dramatique entre Sindeldi et Shaakts qui pourrait conduire au chaos. La suite de son discours le choqua ou du moins le mit à mal à l'aise. Il avait devant lui la fille de la conseillère de la Matriarche Suprême, autant dire la deuxième femme la plus puissante de la cité. Peut-être était-ce à cause de ce malaise ambiant qu'il exposa son projet avec la candeur d'un enfant.

La Sindel s'élança, affolée, avant de le dissuader de le faire au risque qu'il se fasse exécuter sur le champ et qu'une répression violente soit menée contre tout ceux qui l'auraient écouté. Cette situation le mettait définitivement mal à l'aise, la Sindel semblait des plus émotives et de ce fait, il préférait la laisser finir son discours, expliquant cette fois-ci l'organisation de leur société. Les Shaakts à leur accoutumée semblait préférer vivre en sous-sols à l'abri de toute lumière tandis que les Sindeldi préféraient vivre à l'air libre. Apparemment tout adulte avait reçu une formation militaire à tout le moins basique et ils se nourrissaient avec un élevage de créatures souterraines tandis qu'ils acheminaient l'eau contenue dans les cavernes les plus profondes.

Aeglos tendit sa paume de main cherchant à l'apaiser par ce simple geste.

- Je ne désirai pas vous mettre mal à l'aise par mes propos, je suis simplement triste de voir ce que devient notre peuple et de tout ce qu'il a perdu depuis l'exil d'Eden. Je ne cherche pas néanmoins à provoquer des révoltes ni à dévoiler pour l'instant mon identité et les raisons de ma présence, mais il faudra bien qu'un jour un dialogue s'installe entre les matriarches et les autres sindeldi et pour cela j'ai besoin de votre soutien et d'acquérir la confiance des deux factions. Pour cela, j'ai besoin de savoir qui je peux contacter en premier sur le campement, une autre personne en qui je pourrais avoir confiance.

Il était évident qu'il ne connaissait personne d'autre à part elle, dans ces conditions, il était difficile de déterminer si un individu pouvait être une personne de confiance ou non. De ce fait, tout renseignement de la sindel s'annonçait primordial.

- Ne vous inquiétez pas, je serais discret, je me refuse de verser le sang des miens et j'espère ne pas devoir le faire. J'ai vu trop de Sindeldi mourir sous mes yeux pendant des siècles...

Une lueur attristée voila un instant son regard avant qu'il ne se ressaisisse.

- J'aurais juste une dernière question avant de m'acquitter de ma mission. Depuis combien cette Matriarche Suprême gouverne-t-elle sur cette cité et comment est-elle ?

Il lui semblait que sa curiosité ne se tarirait jamais, une chose qui amusait drôlement son Maître.

(775 mots)

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Mer 14 Juin 2017 08:09 
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    Aënalia soupira de soulagement aux paroles d'Aeglos, visiblement rassurée qu'il renonce pour le moment à son projet de discours public. Elle grimaça cependant à sa demande concernant d'autres personnes de confiance.

    « J'ai bien peur d'être seule, » lâcha-t-elle. « Il y a deux autres Yuiméniens dans le Campement, des shaakts. Ils se nomment Heckell et Irina. Mais pour ce qui est des elfes originaires de cette planète, je n'en connais personnellement aucun qui puisse nous aider. Si vous trouvez des suivants de Sithi, je suis certaine qu'ils vous aideront, mais ils ne s'affichent évidemment pas ouvertement, à cause de la répression du gouvernement. »

    Elle grimaça de nouveau avant de répondre à ses dernières questions.

    « La Matriarche Suprême mène les elfes depuis notre Exil d'Eden, il y a dix-sept millénaires. Et... Personne d'autre que ma mère ne l'a vue depuis que nous avons été chassés d'Izurith. »


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (questions) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Ven 23 Juin 2017 17:02 
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Aënalia semblait soulagé par ses paroles, apaisé presque, elle dévoilait une palette émotionnelle aussi variée que fugace. Elle en était presque humaine et loin d'être la sindel qu'Aeglos pouvait imaginer. Il n'y avait là nulle grâce nul art subtil de la politique qui transparaissait de sa personne, ce qui le bouleversait étant né sur Tahelta et ayant côtoyé aussi bien la misère que la royauté et le faste qui la caractérisait. Un moment, ce simple nom lui rappelait sa vie d'autrefois, paisible, dévoué à l'étude de la magie, à sa prêtrise et à sa dévotion à la Dame de Glace ainsi qu'à la Mère de tous les Sindeldi, ou tout du moins de ceux qui ne la rejetaient pas comme les matriarches d'Izurith. Ce monde semblait plus dur, plus impitoyable et miséreux. Le mage n'imaginait pas un seul instant que l'on puisse vivre dans de telles conditions, que l'on puisse vivre à même la poussière, au fin fond de cavernes creusées dans la roche irradiée par un soleil ardent. Tout cela lui paraissait un cauchemar et la suite des paroles de sa guide ne fit que confirmer ses premières sensations lorsqu'elle lâcha qu'elle était bien la seule à être une personne de confiance. Vérité ou volonté d'être la seule interlocutrice, la seule à décider du sort, du destin des Sindeldi ? La rencontre ou, devrait-il, la chasse menée par les Ithilausters lui avait enseigné au moins une seule chose: il ne fallait pas faire confiance à n'importe qui, surtout à ceux qui s'estimaient dignes de confiance alors que rien n'étayait cet argument. Il eut du mal à se retenir de la sermonner lorsqu'elle énonça que seuls les deux shaakts envoyés sur cette planète pourraient l'aider et qu'elle ne connaissait aucune personne originaire de cette planète prête à les aider.

- Pour une espionne des humains, vous en connaissez peu sur vos semblables et ceux capables de mettre un terme à cette guerre stérile. Je ne cherche pas forcément des suivants de Sithi, comme je le disais je ne suis pas l'un de ses servants mais je la respecte néanmoins. Ce que je cherche est de vous faire prendre conscience que rester sur ce monde en ruine pour se venger est une absurdité, sauf si cette décision cache en réalité autre chose.

Lorsqu'il lui demanda qui dirigeait véritablement le campement elfique, elle lui répondit une chose des plus étonnantes, il y avait une Matriarche Suprême que personne ne voyait mis à part sa mère et âgée de dix-sept millénaires.

- Aucun sindel ne vit aussi longtemps, personne ne se souvient de la destruction de notre monde en or. Seuls les dieux sont les être les plus âgés car intemporels, qu'importe comment elle a pu prolongé sa vie, ce n'est pas naturel. Je vous laisse à présent Aënalia, je vais tâcher de rester discret et de trouver mon chemin.

Il la salua d'un simple geste de la main avant de s'engouffrer dans le campement des elfes d'Izurith.

(Se dirige vers le campement)
(521 mots)

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Dim 25 Juin 2017 12:27 
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Terres Désolées – Grotte


    Aux dures paroles d’Aeglos, la jeune elfe baissa la tête.

    Ma position est… complexe, » s’excusa-t-elle. Quant à la Matriarche Suprême, sa vie a été prolongée par la divinité d’Izurith, Zarha’Eïla. »

    Après cela, elle laissa Aeglos s’en aller vers le campement.

    [Suite dans « Campement Elfique »]


[Aeglos : 0,5 (introspection) ; 0,5 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Mar 13 Mar 2018 08:41 
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Terres Désolées (Fenouil)

    Lorsque la voiture, dans une prouesse technique étrange, se cambra de nouveau en haut de la falaise pour se remettre à l'horizontal, Fenouil put apercevoir pourquoi l'on nommait ces lieux « Terres Désolées ». Il n'y avait pas un brin d'herbe, pas le moindre signe de vie, même les montagnes étaient absentes du paysage. En fait, il n'y avait pas des paysages au pluriel, mais un seul, morne, unique. Un banc de terre si aride qu'il semblait que rien ne pourrait jamais y pousser, grise tant elle avait été vidée de toute vie, et craquelée par le manque d'eau. Quelques arbres morts depuis bien longtemps sortaient du sol, ci et là, témoins d'une époque bien révolue. Et rien d'autre à perte de vue. A cette vue bien triste, Altëa poussa un soupir avant de reprendre sa route.

    Et c'est là que Fenouil pourrait, s'il n'était pas amateur de sensation forte, connaître sa seconde mauvaise surprise. Car l'elfe, elle, l'était vraisemblablement. Et lorsqu'elle accéléra, ce fut avec tant de puissance que le gobelin put se sentir projeté sur son siège. La Gardienne, elle, jubilait. Et elle ne semblait pas prête de ralentir. La voiture filait à une voiture ahurissante, plusieurs fois plus rapide que n'importe quel cheval qu'aurait pu voir Fenouil sur Yuimen. En quelques secondes à peine, la faille de laquelle il venait n'était plus qu'un lointain souvenir, alors que les gigantesques murs de la cité qui se dressaient derrière eux rapetissait à une vitesse affolante. Pas le moins du monde gênée par la cadence de leur route, Altëa s'adressa à Fenouil par-dessus le bruit de la machine, présent sans qu'il ne puisse pour autant couvrir une voix normale.

    « A cette allure là, on devrait arriver d'ici une journée, » déclara-t-elle.


    Et, comme elle l'avait prédit, le voyage dura effectivement environ une journée. Après la tombée de la nuit, Altëa s'arrêta et coucha les sièges de la voiture pour leur permettre de se reposer. Il y avait des rations de légumes divers cuits dans leurs vivres, des quantités assez importantes et d'une qualité plus que satisfaisante, ainsi que quelques couvertures pour leur tenir chaud et des gourdes d'eau. Au matin, avant même l'aube, elle se réveilla, sortit quelques minutes puis rentra de nouveau dans la voiture pour se remettre en route. Et, vers la mi-journée, finalement, l'objet de leur convoitise était devant eux. Un genre de grotte, qui s'apparentait en fait plus à un trou sombre dans le sol.

    « Nous y sommes, » fit-elle à Fenouil. « Il y a de la vie là-dedans. Vraisemblablement, c'est impossible que ce soit des humains ou des elfes. Et les rongeurs et les insectes, qui sont les seuls animaux que nous avons pu observer avoir survécu aux Terres Désolées, vivent dans des galeries bien plus petites. Messire Fenouil, je n'ai aucune idée de ce que nous allons trouver là-dedans ; ce pourrait être magnifique comme terrifiant. »

    Puis elle sortit de la voiture et s'approcha du gouffre. Il n'y avait généralement pas le moindre vent dehors. Pas d'humidité dans l'air. La nature était morte dans ces terres. Pourtant, il sortait comme une brise fraîche de l'entrée de la grotte, comme un espoir que tout n'avait pas disparu. Altëa alluma un genre de torche technologique, en tendit une seconde à Fenouil, puis adressa quelques ultimes paroles, comme un dernier répit avant de se jeter dans la gueule du loup.

    « Quelque chose à dire ? Une préférence pour fermer ou ouvrir la marche ? »

    C'était certainement leur dernier moment avant longtemps s'il voulait converser, car à l'intérieur, ils voudraient être silencieux, ne sachant pas quelle forme de vie ils allaient y trouver.

    [HJ : Tu peux parler avec Altëa en aparté pendant le trajet si tu veux.]

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Lun 26 Mar 2018 03:47 
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Le sourire déjà fendu jusqu’aux oreilles, Fenouil observa Altëa prendre place à ses côtés. Il était impatient de partir. Alors qu’il allait demander à la jeune femme ce qu’ils attendaient pour quitter l’arbre de vie, il vit le garde de l’O2 s’approcher de lui. En guise d’aurevoir, il lui demanda de revenir sain et sauf afin qu’il puisse lui offrir son couvre-chef. Aussitôt Fenouil jeta un petit coup d’œil au chapeau puis sourit à Frank.

« Je reviens bientôt et en un morceau ! » Lui répondit-il joyeusement.

Pour Fenouil, ce voyage était une petite balade où il pourrait enfin se rendre utile en allant chercher ces précieuses poches de vie. N’allez pas penser que le petit gobelin n’accordait pas d’importance à la mission qui lui avait été confiée. Au contraire, elle comptait beaucoup pour cet amoureux de la nature. Mais il faut comprendre qu’il était déjà très loin de chez lui, de son monde. Donc dans sa logique bien singulière, il ne s’éloignait guère davantage de son chez lui qu’il ne l’était déjà, contrairement à Altëa.

Fenouil observa la jeune femme appuyer sur quelques boutons et entendit un léger grondement. La voiture semblait prête à partir de nouveau. Les mains sur cette cinquième roue, Altëa contrôlait cette voiture non munie de chevaux. Une fois devant la falaise la jeune femme semblait aussi surprise que le gobelin de voir la voiture se cambrer pour rouler à la verticale. Fenouil, curieux de nature,regardait en arrière, en avant, puis à gauche et à droite. Ils grimpaient la paroi à la verticale et ça lui plaisait vraiment. Une fois, au sommet le véhicule reprit une position horizontale et Fenouil put constater le piètre état de cet endroit qu’ils nommaient les Terres Désolées. Son sourire s’effaça. Lui aussi était désolé de voir un endroit si désertique, si plat, si vide, si gris et si ridé. Seulement quelques dépouilles d’arbres témoignaient d’un passé plus luxuriant. Fenouil comprit la signification du soupir d’Altëa et en toute solidarité, il en poussa un lui aussi.

Et puis la voiture s’accéléra d’une façon si soudaine que Fenouil eut l’impression de s’enfoncer dans son siège. Il jeta un coup d’œil nerveux à Altëa et en déduisit par le sourire qu’elle affichait qu’elle contrôlait la situation. Non habitué à une telle vitesse, instinctivement, Fenouil s’accrocha à deux mains à ce qui ressemblait à une poignée ayant cette utilité. Il en était à sa première expérience dans un engin pouvant se déplacer aussi rapidement et sans ressentir de peur, il ne pouvait affirmer s’il aimait ça ou pas. Le reste de son corps, notamment son estomac, résistait du mieux qu’il le pouvait, menaçant d’expulser à tout moment le contenu de son dernier repas. Sa peau ayant à présent une teinte plus pâle que jamais, le petit gobelin ne regardait que de l’avant. La jeune femme affirma qu’ils arriveraient d’ici une journée. Le petit gobelin ne répondit point. Puis, un à un ses organes s’adaptèrent et son estomac se calma. Sa peau reprit peu à peu sa teinte verte.

Une fois la nuit arrivée, Altëa arrêta le véhicule, coucha son siège et montra à Fenouil comment faire avec le sien. Sans un mot Fenouil ouvrit la portière et sortit de la voiture avec hâte. Même s’il disposait d’une bonne vue, il ne s’éloigna pas de la voiture, se contenta de se rendre à la roue arrière afin de vider sa vessie. Une fois, sa petite besogne accomplie, il entra rapidement dans le confort de l’habitacle. Contrairement à son habitude, il mangea peu et prit que quelques gorgées d’eau. Il ramassa une couverture, s’y recouvrit puis il tourna sa tête vers Altëa et lui dit :

« J’ai bien hâte à demain, j’espère pouvoir m’endormir rapidement. »

Cela dit, il ferma ses yeux et… se mit à ronfler presqu’immédiatement et assez bruyamment.

Lorsque Fenouil se réveilla le lendemain, la voiture était déjà en route. Il s’étira quelques minutes avant de reprendre une position assise. Puis l’estomac lui réclamant de la nourriture, il se pencha vers l’arrière et ramassa quelques carottes qu’il mangea avidement. Apparemment, il ne souffrait plus de maux de cœur attribuable à la vitesse.
Ce n’est qu’en mi-journée qu’ils arrivèrent à destination qui s’avérait à être une grotte. Altëa expliqua qu’il y avait des êtres vivants dans ces galeries. Bien qu’elle ne pouvait en connaître la nature, elle savait que ce n’était pas des humains ni des elfes et que le trou s’avérait trop gros pour appartenir à des rongeurs ou des insectes.

Curieux et content de se dégourdir les jambes, Fenouil sortit immédiatement du véhicule.
Il se plaça près d’Altëa et put sentir lui aussi, la brise fraîche et humide qui s’en dégageait. Tout en observant la grotte, le petit gobelin commenta :

«Ca peut-être la grotte d’un ours...dans ce cas, il faudra prendre nos jambes à nos cous… car on pourrait être son prochain gueuleton »

Fenouil n’était pas un être courageux, et il avait plutôt peur des ours. Mais sa curiosité le poussait à explorer de tels endroits, et sa naïveté lui faisait croire qu’il s’en sortirait sans souci, puisque son heure n’était pas venue.

Lorsque Altëa lui tendit la torche qu’elle venait d’allumer, il hésita avant de la prendre.

« Il y a souvent beaucoup de chauves-souris dans ce type de grotte, la lumière des torches risque de les réveiller et de les déranger. Elles ne sont pas bien méchantes, mais leur cri strident est désagréable pour les oreilles.»

Il réfléchit un instant avant de poursuivre tout en ramassant enfin la torche qui lui était tendue.

« Je n’ai pas besoin de beaucoup de lumière pour voir dans l’obscurité. Je vais donc prendre les devants. Il serait mieux de ne pas tenir la torche trop haute, et je vais mettre ma main droite devant la flamme pour l’atténuer un peu. »

Puis, soudainement, il donna sa torche à Altëa, retourna à l’auto au pas de course, ramassa son sac, y fourra quelques réserves de nourriture, puis passa son sac en bandoulière. Il revint en courant vers Altëa pour lui annoncer tout en ramassant la torche :

« Je suis prêt ! »

(((1026 mots )))

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Mer 28 Mar 2018 02:49 
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    Lorsque le gobelin revint finalement, Altëa hocha la tête pour montrer qu'elle était également prêt et le laisse ouvrir la voie, marchant à quelques pas derrière lui.

    La caverne qui s'étendait devant eux semblait s'enfoncer profondément dans le sol. Ils avaient beau marcher avec une torche, la sinuosité et la profondeur de la grotte les coupa bientôt d'une grande partie de leur source de lumière, les obligeant à tâtonner difficilement sur les cailloux qui parsemaient le chemin. A quelques endroits, celui-ci semblait s'étriquer, alors qu'à d'autres il s'élargissait grandement : cela ressemblait définitivement à une faille naturelle. Ils marchèrent ainsi plus d'une heure, à une allure plutôt lente, avant de rencontrer la moindre chose intéressante. Mais c'est leurs oreilles qui les premières captèrent le premier intérêt de ces lieux : il semblait y avoir un cours d'eau plus bas. Et actif qui plus était, ce qui signifiait qu'il venait de quelque part pour se jeter à un autre endroit. Un signe de vie de la planète qui émerveilla immédiatement Altëa.

    « Je ne croyais jamais entendre ce bruit en dehors que dans les égoûts d'Izurith, » chuchota-t-elle, une certaine excitation dans la voix. « Ca veut dire qu'il y a un cycle de l'eau ? »

    Ils durent cependant marcher encore un long moment, presque une heure supplémentaire, pour voir de leurs yeux la source de ce bruit. Le bruit s'intensifia petit à petit, ainsi que l'odeur de l'humidité et de la terre et la roche mouillée à mesure qu'ils avancèrent, jusqu'à ce que, finalement, ils n'arrivent devant ce qui ressemblait fort à un ruisseau qui descendait doucement vers leur droite, dans un chemin beaucoup plus large que les précédents. Mais le cours d'eau venait de la gauche, lui, en amont.

    Altëa s'approcha immédiatement de l'eau pour l'observer, s'agenouillant devant avant de la boire avidement, le sourire aux lèvres, avant de se remettre de ses émotions, remettant leur mission au premier plan. Elle observa alors les alentours avec sa torche, regardant le fond de l'eau, les parois de la grotte et tout ce qui se trouvait à portée de vue. Rapidement, quelques signes intéressant s'imposèrent.

    « Il y a des traces de mousse vers l'amont du ruisseau. Et puis nous pourrions voir d'où vient ce cours d'eau, s'il n'est pas trop loin. »

    Elle continua son inspection, s'avançant quelque peu vers la descente, avant de renifler, intriguée, un rocher plus grand que les autres.

    « On dirait... De l'urine. Cela voudrait dire qu'on est sur le territoire d'un animal ? »

    Elle se tourna alors vers Fenouil, le visage radieux. Les deux pistes semblaient intéressantes, mais elle semblait attendre l'avis du gobelin.


[Fenouil : 0,5 (introspection) ; 0,5 (Nouvelle expérience : 300Km/h) ; 1 (bonus longueur)]

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 Sujet du message: Re: Terres Désolées (Izurith)
MessagePosté: Lun 2 Avr 2018 23:56 
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D’un bon pas et muni de la torche fournie par Altëa, Fenouil s’enfonçait peu à peu dans la grotte sinueuse, jouissant de ce fait de moins en moins de lumière. Les cailloux parsemaient le sol, et ils devaient être prudents afin de ne pas s’empêtrer les pieds dans l’un d’eux. De largeur inégal, parfois très étroit et d’autres plutôt larges, le chemin ressemblait davantage à une anfractuosité naturelle qu'à un couloir creusé par l’homme.
Après plus d’une heure de marche silencieuse et sans intérêt, ils perçurent un bruit qui ressemblait à de l’eau s’écoulant sur les rochers.

Enthousiaste à l’idée de la présence d’un cours d’eau, Altëa confia à voix basse à Fenouil qu’elle n’avait jamais rien entendu de tel. Et lui demanda sur le coup, s’il s’agissait du cycle de l’eau.

(Cycle de l’eau ?)

«Peut-être ! » répondit le petit Fenouil apparemment machinalement, alors qu’il ne comprenait pas trop où elle voulait en venir.

Sans un mot de plus, ils reprirent leur marche. Bien que le bruit de l’eau qui coure sur les rochers s’intensifiait au fur à mesure de leur avancée, ils ne purent l’observer qu’une heure plus tard. Au son et à la vue de l’eau, s’ajoutait l’odeur humide de la terre, une fragrance que Fenouil avait oubliée et retrouvait avec un certain plaisir.

Le ruisseau qui leur faisait face mesurait assurément plusieurs mètres de large, et descendait vers leur droite à un bon débit. Altëa n’en tenant plus, courut vers l’eau claire et tout en s’agenouillant sur le bord, elle y plongea sa main en coupe et en but quelques bonnes lampées. Fenouil s’assied à ses côtés, les jambes pendantes laissant ses pieds pénétrer dans l’eau fraîche. Alors que Fenouil demeurait assis sur le bord du ruisseau, les pieds dans l’eau à tenter de discerner le fond. Altëa, plus vaillante, explorait de sa torche les alentours. Elle vit des traces de mousse vers l’amont, puis vers la descente, elle avisa une roche dont l’odeur lui rappelait celle de l’urine. Lorsqu’elle évoqua la notion de territoire, Fenouil redressa les oreilles et se leva net. Il se dirigea vers la roche et tout en faisant signe à Altëa de s’éloigner un peu, il dit :

« Je pense que nous devrions remonter le courant afin de voir ce qu’il y a plus haut. »

Ce disant, il s’approcha tout de même encore plus près de la roche, la sentit à son tour. Et puis, une fois que Altëa fut éloignée, il se plaça face à la roche, dégrafa ses pantalons et urina sur la roche tentant de camoufler l’autre odeur par la sienne. Sa petite besogne faite, il rangea son outil d’arrosage, ferma bien l'ouverture de ses pantalons puis alla se tremper les mains dans l’eau fraîche du ruisseau et les secoua à l’air libre.

La torche dans sa main droite, sa main gauche non loin de sa ceinture au cas où, son sourire affiché au visage, il était prêt à prendre les devants afin de remonter la rivière.

(((503 mots)))
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Dernière édition par Fenouil le Mar 24 Avr 2018 01:17, édité 1 fois.

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