Le seul résultat de son autopsie improvisé était la puanteur acre qui collait à son pelage. Il avait fallu la gourde entière d’eau de l’elfe pour venir à bout des brûlures que provoquait sur sa peau le résidu gastrique de l’animal. Maintenant, un trou meuble et noirâtre irradiait d’une puanteur sans nom qui incommodait tout le monde. Fautif l’humoran s’était renfermé, l’absence de réponse du saurien n’avait fait qu’accentuer sa bouderie.
L’avait-il seulement entendu, le vent, la distance, les questions du zélote n’avait peut-être été pour lui qu’un murmure.
Pourtant, connaître le lien entre Naral, les Ouessiens et les Sauriens étaient une des clefs pour Sirat. Que recherchait-il réellement à travers la mort du sans-visage ?
Sibelle n'avait pas décroché un mot pendant le voyage, vexé et en colère surement par cette situation déshonorante et peu commune. La nuit avait été aussi pauvre en découverte, seulement des débris de Golem, ancien gardien sûrement de cette tour hors du temps. Lors de cette nuit ou il ne trouvât rien pour se nettoyer, ou il ne sortit ni couche, ni tente pour ne pas risquer de les salir avec sa robe malodorante, il ne fit que repenser a ce golem et a ce regard perdu que la gargouille lui avait jeté. Étais ses propres émotions qu’il avait vues se reflété dans les deux billes jades luisantes, ou le cerbère de pierre était il lui-même doué d’une conscience. Tournant et retournant sur le sol dur, il planifia plus d’une théorie sur le sujet, sans trouver le sommeil réellement.
Il se souvint de la croupe de son amie, qui semblait être aussi fuite par le calme, ses cheveux à la lumière de la lune, le reste de la troupe assoupie, le feu dans ses derniers crépitements agonique, avant de fermer les yeux.
Le lendemain, matin, le vol reprit, le paysage restait égale, l’odeur pestilentielle marque indélébile toujours présente, seule la mer s’invita peu à peu, immense et pleine de mystère. Le silence régnait en maître sur le dos du dragon.
En fin de journée, le dragon se posa en vue de Ouessort, Sibelle en descendit comme une furie, et contenant son énervement remercia le dragon.
Puis, elle invectiva le groupe, expriment son mal être à être ainsi meurtrie par son état d’hygiène et qu’elle ne ferait pas un pas de plus sans une toilette digne de se nom. Elle termina en tournant le dos et s’en allant vers un chemin de traverse tout en disant qu’elle ne remplirait plus aucune gourde pour personne.
Sirat descendit un peu gêner, il se sentait fautif.
Il se tourna vers le dragon.
Merci, Ancien de nous avoir conduit jusqu’ici. Il prit un instant et reprit
Hier, sur la colline, j’ai remarqué des pierres qui ressemblaient aux golems. Quelle était cette civilisation qui faisait appel à ces gardiens, elle datait de bien avant l’âge des titans, non ? Puis il observa le reste du groupe
Je fais suivre Sibelle, je dois aussi me laver et remplir ma gourde.Il prit le chemin et suivit les traces de la belle. Finalement, elle avait trouvé une petite rivière. La belle remplissait ses gourdes. Sirat silencieux entra dans l’eau limpide et fraîche et fit de même, buvant aussi une bonne gorgée. Puis la jeune femme l’ignorant se mit nue, elle se dévêtit un à un. Sirat la jaugea, elle recommençait, mais pas question pour l’humoran de passé pour un gamin. Il sortit de l’eau et fit de même. Il la regarda, ses fesses nues, les gouttelettes luisant à la lumière du soleil sur sa peau satiné. Athlétique, il la dévorait du regard, n’en perdant pas une miette de chaque parcelle de sa peau, frappée par sa crinière rousse. Il finit par lui aussi se retrouver nue et plongea dans le lac.
Heureusement, il avait pensé au savon le sortant de son sac, il approcha de la sirène, face à face, elle était assise dans l’eau et il fit de même. Il la regarda un instant avant de lui tendre un bout de son savon. L’eau leur arrivait maintenant à la taille cachant l’objet d’une plus grande pudeur, mais dévoilant leur torse et les seins galbés et humide de la maître d’arme.
Désolé, pour l’eau et tout le reste, tiens prend.Il lui tendit la moitié de savon, un sourire amical aux lèvres. Mais l’elfe sortit le sien, montrant à l’homme qu’elle ne l’avait pas attendue.
Il laissa un rire jaillir de sa gorge en toute réponse.
Me voila avec deux petits savons.Il détourna son regard pour apprécier l’instant. Il tourna le dos à la jeune elfe et fit quelques pas. Il se lava et se frixiona son corps autant que possible afin de se séparer des sucs gastriques des bêtes de la nuit. Il fit de même avec ses vêtements, enfin sa tunique rapiécer qu’il portait en dessous de son armure.
Il frotta chacune des pièces de son armure avec une mousse humide.
Puis sortit de l’eau, il se sécha, vulgairement, secouant sa tignasse maltaise au vent. Puis il remit une tunique propre et fit de même avec son armure, qu’il avait pris soin d’essuyer en la frottant avec une branche de pin.
Du coin de l’œil, il épiait son amie, faire sa lessive aussi.
Puis ils reprirent le chemin pour Ouessort.
Citation:
mots 631
-boire et remplissage gourde
-se laver