L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
MessagePosté: Dim 15 Juin 2014 18:46 
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Combat Cromax / Virina + intervention de Serpent

Ordre du tour : Cromax, Virina, Serpent
Jet de Cromax : échec critique, simple échec
Jet de Virina : échec
Jet de Serpent : échec critique, sort dévié sur un sbire d'Oaxaca : Siora (lvl plus haut, sort annulé)


Tout se passe terriblement rapidement : Cromax se retrouve à éviter d'un pas leste l'attaque de la barbare, les ramenant au point précédent. Tous les deux indemnes, la lame métamorphe n'ayant même pas frôlée le maître d'arme.

Le ménestrel en revanche se retrouve dans une facheuse situation quand il s'apercevra que sa marionnette n'est pas celle espérée, à savoir la barbare, mais Siora, la gamine de Lebher qui regarde avec plaisir le duel. Mais le lien ne tient pas, la gamine ayant manifestement du potentiel se retourne vers le lanceur de sort, avec un regard meurtrier...


Dans le même temps, Crean, ne se souciant pas de la querelle des trois êtres libres, s'adresse à ceux ayant choisi le camp du chaos :

"N'oubliez pas de voir Khynt pour la marque, hein. A moins que finalement être pourchassés par un dragon vous agrée mieux..."

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Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
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Je suis aussi Lothindil, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


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 Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
MessagePosté: Dim 15 Juin 2014 20:16 
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Cromax ne me juge et me promet comme je le ferais moi-même qu’il ne lèvera jamais son arme vers moi. Bon nombre des autres personnes présentes préfèrent la liberté, je me pose parfois la question si nous sommes réellement libre de nos choix. Soudain je vois une garzok passer devant nous et voler l’arme de Cromax. Ce dernier me demande de l’aide, mais je suis encore attaché.

Je regarde mes doubles, un sourire se dessine sur mes lèvres. Je peux voir la crainte dans les yeux de Michel, il sait que j’ai fait le choix de prendre des chemins obscurs. Je me dois de devenir plus puissant et d’inspirer le respect ainsi que la peur. J’ai promis de libérer mon peuple de l’emprise de prêtresse et en devant le champion d’un des plus puissants je deviendrais encore plus puissant. Jack réponds à mon sourire avec le sien. Il se relève et fait apparaître sa faux afin de trancher les liens.

Je me relève calmement voyant que mon vieil ami se précipite sur la Garzok, elle a peu de chance de survivre face à lui. Je me rééquipe et observe, tout le monde semble devenir à moitié fou. Je vois un jeune homme essayer quelque chose sur la garzok, Sirat se met à proférer des propos qui me semblent surprenant. Cromax attaque ouvertement la peau verte qui l’attaque elle aussi avec l’arme qu’elle lui a dérobée. Cette arme est surprenante, elle change de forme.

(Je vois que toi aussi, tu as changé mon ami)

Les attaques ratent et heureusement dans un sens, mais il y a tellement de violence que je ressens en moi une forme d’excitation immense. Mon esprit de guerrier se réveille, j’ai particulièrement envie de participer. Je dégaine mes lames et les assemblent, je commence à me concentrer quand Michel pose sa main sur un de mes bras et me dit d’écouter Crean pour le moment. Je dégage sa main avec un mouvement vif, je regarde Crean et écoute ses paroles. Il nous rappelle que nous devons voir Khynt afin qu’il appose la marque d’Oaxaca.

Tu me dérange pour ça ?

Michel me réponds en marmonnant :

Daio, n’oublie pas d’où tu viens et qui tu es au fond de toi.

Disparais immédiatement, je ne veux plus te voir. Tu es peut-être moi, mais tu oublies beaucoup.

Michel sait tout sur moi et il sait que je dois devenir puissant par tous les moyens. Je me concentre, j’entends le rire de Jack dans ma tête et une prière de Michel pour sauvegarder mon âme. Je plante mon arme dans le sol, je commence à ressentir tout ce qui m’entoure. Je peux percevoir les protagonistes, les autres, la tension électrisante dans l’air. Il est temps de montrer de quoi je suis capable.

Je me mets à crier :

On se calme, la mort viendra pour ceux qui ont décidé de partir et ce sera par le dragon. Mais je ne tolérerais pas un écart de comportement et je pourrais me faire la joie d’être le messager de la mort. Alors on se calme.

Je laisse toute mon énergie se répandre dans le sol afin de faire chuter tous ceux qui sont à proximité.

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Trois êtres distincts pour une seule âme et une destinée


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 Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
MessagePosté: Dim 15 Juin 2014 20:50 
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Localisation: Quête 27
L’arme si puissante soit-elle ne suffit pas à déjouer l’agilité et la souplesse de l’elfe gris. Virina, fière combattante rivalisait de force et de puissance à l’ordinaire. Mais dans ce cas-ci, un observateur non-expérimenté, pour peu qu’il soit attentif, aurait remarqué aisément la différence d’habileté entre les deux adversaires. Les mouvements de l’orque étaient plus puissants, les réflexes plus lents, et la souplesse moindre. Les gestes de l’elfe pour sa part s’avéraient plus fluides et les coups portés plus puissants.

Puisque Virina ne croyait en aucune divinité, il est plus simple de croire que ce fut la chance qui soit intervenue en sa faveur. Alors qu’il évitait le kikoup de la guerrière, Cromax rata la gorge de la guerrière.

Cette dernière, confiante en ses capacités, ne se laissa pas démonter par ce premier échec, pas plus par l'avertissement de l'elfe noir qui sans raison apparente voulait les empêcher de s'entretuer.

C’est avec énergie et tout en lançant un puissant rugissement que la garzok s’élança sur son adversaire tentant de lui couper la gorge à l’aide de la puissante arme bleutée.

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 Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
MessagePosté: Dim 15 Juin 2014 22:55 
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Localisation: Elysian
Mon coup rate, et ripe contre le gorgerin du plastron de la garzok, fort en veine. Par chance, j’évite aussi assez aisément son coup qui, quoique puissant, se montre imprécis et maladroit. Je fronce les sourcils, lorgnant sur cet adversaire improbable, puisqu’allié à peine une heure auparavant. Quelle mouche l’a-t-elle donc piquée. J’espère, un instant, qu’elle cesse ce combat ridicule après cette première passe d’armes échouée, mais il n’en est rien, et alors que Daïo hurle au calme, elle tente de m’asséner un nouveau coup, droit dans la gorge.

Tout se passe si vite… Je n’ai pas vraiment conscience de ce qui se passe autour. De la déroute de Serpent face à une petite fille, ou du dédain de celle à qui j’ai peut-être sauvé la vie. Je tente cette fois d’éviter le coup de l’orquesse en me penchant sur le côté droit, tout en ajustant une frappe d’estoc, à nouveau, de la pointe de ma rapière droit dans le défaut de son armure, juste sous son bras porteur. L’amplitude de ses mouvements est telle qu’elle expose ces défauts de défense sans même, sans doute, s’en rendre compte, dans la vigueur du combat.

Sa mort ramènera le calme. Et si ça n'est pas le cas, je devrai moi-même m'en charger.

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 Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
MessagePosté: Sam 21 Juin 2014 13:29 
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Les fils du sortilège d'envoutement filaient dans l'air, serpentant, glissant vers ma cible, comme de redoutables reptiles. J'étais sûr de ma tactique, d'une minute à l'autre j'allais interrompre cette folie et ...

L'elfe noir aux 3 âmes se mit soudainement à nous invectiver, prêchant mort et destruction. Il frappa le sol virulemment en déchargeant une puissante énergie, l'onde de choc ne m'atteignît pas, bien heureusement. Cependant, l'explosion de ki créa un courant magique qui bouscula mes fils venteux de marionnettiste et c'est les yeux écarquillés que je vis mon sort dévié sur la môme de Lehber.

Les fils s'accrochaient à elle comme des lamproies à un poisson et je me pris un instant à caresser l'idée de pouvoir prendre le contrôle de la subordonnée de Crean. Malheureusement dans un crépitement électrique, les fils cédèrent et moururent dans l'air, me laissant à présent face à une morveuse furieuse et visiblement plus puissante que moi.

"Hoooo par Rana... c'est encore pour ma poire..." glapissai-je
("T'as gagné l'cocotier !") surenchéri Mask

Je jetais rapidement un œil à l'horizon, l'aube pouvait pointer ses rayons d'une seconde à l'autre, pas le temps de danser la gigue avec une cinglée fanatique. J'avisais Depheline qui avait récupéré mes affaires et était en route pour me rejoindre.

Pas de temps à perdre, il fallait évincer la menace d'UN SEUL COUP ! J'allais user de ma terrible technique. Je pris une inspiration et ... me jetais au sol, à genoux, mains et visage sur le même plan.


"Haaaaa quelle regrettable erreur ! Je ne suis qu'une chiure de Dômon... et encore c'est pas gentil pour la chiure ! C'est un regrettable incident !! Je ne suis qu'une petite poussière dans votre œil, ça ne vaut pas le coup de se salir les mains avec moi... en plus le dragon ne serait pas content de perdre un jouet !"


Je mis tout mon talent de comédien pour rendre la scène la plus lamentable et pitoyable possible.

"Sivoupléééé... j'suis qu'un pauvre rouquin, ma mère est malade, mon père à pas de travail. Je m'en vais sans faire de vague."

Sur cette phrase emplie de chouinneries, je me reculai bien bas en direction des tentes et fit un clin d'œil à Depheline pour qu'elle me suive. Je filai sans demander mon reste vers les tentes d'armureries.


[Emploi de la capacité Distraction, pour troubler, faire oublier mes actes auprès de la petite.
Distraction : Par du verbiage, du chant, de la danse ou des pitreries, le ménestrel arrive à déstabiliser son adversaire et à provoquer une faille dans sa défense pour frapper là où ça fait mal --> Attaque simple avec % de critique = maitrise SA (Coup à init/2, et le prochain tour démarre qu'à init/2)]

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Serpent Ménestrel (origine Voleur) Niveau 15
    "Oaxaca contre-attaque." (Quête 30)

    Réputation :
    ¤ Il est beau ¤ Une navigatrice dans la quête 27
    ¤ Il est fantastique ! ¤ Un tavernier de Dahràm
    ¤ rchhhtll blll rll !! ¤ Le dieu pieuvre des mines de Lebher
    ¤ Il est trop rapide pour moi ¤ Le Dragon Noir d'Oaxaca
    ¤ Il m'a faite danser, et j'ai aimé ça ¤ Silmeria, l'anima noire


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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Sam 21 Juin 2014 17:52 
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    Alors que Cromax se tournait vers moi, un premier porteur de collier tenta sa chance. Il était loin de moi et mon esprit embrumé ne saisit qu'avec retard ce qui se passait. Il demanda à se faire détacher tout en choisissant de se rallier à Oaxaca. C'était un nain. À peine fut-il rendu à la liberté, il se saisit de celle-ci et se lança à l'assaut de Crean. Un instant plus tard, il était à terre, hurlant tandis que son corps s'arquait et se convulsait de manière effrayantes.

    - Ma bonté a des limites. rappela Oaxaca.

    Lorsque le dernier gémissement du nain ce fut éteint, un autre des porteurs de collier attachés à nos côtés pris la parole. Il s'agissait d'un shaakt à la stature impressionnante. Sa peau était aussi noire que devait être le cœur d'Oaxaca et une longue crinière blanche tombait sur ses épaules.

    - Moi Daio Ichioama, de mon nom d’emprunt Dirzton Godeduis, ainsi que moi Michel et moi Jack, nous pensons que dans un sens nous devons te remercier Oaxaca. Tu viens de nous faire un compliment et un honneur en te présentant à nous et en nous parlant. Nous sommes donc dignes d’un intérêt vis-à-vis de toi. Nous avons déjà fait mon choix tout à l’heure afin de sauver certains de nos compagnons et nous le réitérons maintenant. Nous avons voué allégeance à Khynt et nous souhaitons devenir le champion qui le représentera.

    Je l’eus pensé fou si je n'avais perçu dans sa voix ce que son discours révélait : il n'était pas seul avec lui-même. La cohabitation de plusieurs âmes dans un même corps était un procédé aussi difficile que risqué, et l'intégrité de l'ensemble des âmes s'en trouvait altérée. Dans ce cas-ci, je craingnais de plus que les âmes du shaakt ne furent de sombres démons. Il me donna des frissons. Sa voix qui en unissait plusieurs, son regard violacé ; il n'y avait rien de naturel dans cet être.

    - Nous sommes des armes du chaos comme tu l’as fait remarquer, mais nous n’avons pas fini de révéler notre force comme tous ceux ici.

    Il se tourna vers Cromax, dont il attira l'attention sans que je ne puisse distinguer ce qui se passait. En parallèle, deux autres personnes, puis une autre encore, furent libérées et s'enfuirent dès qu'elles le purent. Si assez de porteurs choisissaient la liberté, peut-être y avait-il un espoir... Je commençai à douter de ma décision. Comment pouvais-je imaginer me rendre à Oaxaca ? Et pourtant... Le choix semblait évident pour tout un chacun. Même le nain, qui avait agit en son âme et conscience, au risque de se faire tuer. Il nous avait été utile, puisqu'il nous avait donné un idée de ce qui nous attendait. Un comportement héroïque, soit, mais qui ne valait peut-être pas la peine. Quelle place avec l'honneur et la justice en ces lieux ? Je jetai un coup d'oeil embué autour de moi. Non. C'est dans des moments tels que celui-ci que les lâches et les justes se révèlent, mais à quoi bon condamner les lâches à la honte et les justes au sacrifice ? Pas de tour de passe-passe cette fois-ci. La fin était assurée si l'ont tentait de se jouer d'Oaxaca. Se rendre ou fuir étaient les seules options. Je reportai soudain mon attention sur le nouveau porteur qui se manifestait. Il s'agissait d'un humain, jeune et svelte, au regard vert vif et à la chevelure rousse plutôt soigneusement attachée malgré les circonstances. Même vêtu de haillons, il me semblait avoir devant moi un parfait nobliau kendran. Il n'avait rien d'un aventurier. Je me demandai ce qu'il pouvait bien faire mêlé à l'assortiment de mercenaires et de mages qui semblaient former notre assemblée...

    - Ô, maitresse des tourments et de la haine bileuse, Je suis Serpent le Ménestrel et comme mon âme et ma musique, je suis éternel. " énonça-t-il avec une diction impeccable. J'ai le malheur d'avoir reçu de Yuimen... Une âme forte...

    Il semblait luter pour garder le contrôle de sa voix et de son maintien. Il devait être transi de peur par la situation. Je songeai un instant qu'il allait se rendre mais fus surprise par son courage, quoiqu'un peu agacée par sa mise en scène.

    - Qui n'a jamais su plier... et ne pliera jamais !

    Un garzok vint alors le libérer de ses liens, nan sans le gratifier d'un coup de pied dans les côtes et de commentaires moqueurs. Sans demander son reste, le ménestrel courut rejoindre les autres fuyards. Les déclarations se suivaient, sans jamais se ressembler. Vint le tour d'une garzok, que je mis du temps identifier comme celle qui était à la tête des esclaves que nous avions, avec Cromax, libérés au village des Treize. Connaissais-je seulement son nom ?

    - Vous pouvez me défaire de mes liens, je viens de prendre ma décision. J’ai choisi la liberté !

    Insultée à son tour tandis que nos opposants la défaisaient de ses liens, elle se rebiffa et mit un homme à terre. Sans se presser, elle ramassa ses affaires et se dirigea ensuite vers l'est, où je remarquai au loin des tentes dont les autres libérés approchaient. Tandis qu'elle passait devait les autres porteurs sans leur accorder un regard, elle se pencha pour ramasser quelque chose puis poursuivit sa route. Choquée, je saisi avec un temps de retard qu'elle venait de ramasser l'épée de Cromax sous les yeux de celui-ci.

    - Voleuse ! hurla-t-il lorsqu'il réalisa à son tour ce que la garzok venait de faire. Traîtresse ! Détachez-moi !

    Sur ma gauche, un immense woran cuivré se rendit à son tour à Oaxaca tandis que Cromax se faisait libérer.

    - Arrêtez-la ! Tuez-la !

    Affolé, il avait appelé le dénommé Daïo, s'était même tourné vers moi. Avant même que je ne pusse réagir, il était libre, bondit sur ses pieds, ramassa une rapière près de son sac et se lança après elle.

    - Rends-moi ça si tu tiens à ta vie. Tu n’as aucun honneur, je n’aurai aucune pitié. Lâche !

    De son arme, il la menaçait. Arme pointée vers l’avant, je la défie, prêt à l’embrocher si elle esquisse le moindre mouvement de fuite ou de prise de combat. Dans le même temps, un autre woran, à l'allure de tigre, héla les porteurs de collier à proximité.

    - Hé ! Heartless ! Kurag ! Farion ! Allez, j'vous attends et on se casse ! Bon hé, moi ce sera la liberté hein. Et les trois là aussi. Hein les gars ?

    Un borgne mal rasé et couturé de cicatrice répondit aussitôt d'un ton débonnaire.

    - Ouais ouais ! Vas-y, cours, on t'rejoint !

    Des mercenaires, à n'en pas douter. Je me pris à me demander si tous étaient aussi puissants que Cromax et s'il valait mieux me fier à celui-ci ou tenter ma chance seule. Épuisée, j'avais eu peine à suivre les événements et, n'ayant toujours pas fais mon choix, j'étais restée attachée. Sans oser trop y songer, je craignais aussi que mes jambes ne pussent me porter et redoutai le moment où j'allais être libérée et allait avoir à me relever. C'est alors que la créature cuivrée, féline et humanoïde à la fois, s'approcha de moi.

    - Tu devrais fuir, laisse cet imbécile de borgne et pense à ta vie. murmura-t-il.

    Aussitôt, il s'empara de la dague d'un garde et éventra ce dernier sans un frémissement. Le sang et les entrailles se répandirent à ses pieds, alors même qu'il avait juré servir la dame noire quelques instants plus tôt. Pour appuyer son geste, il apostropha les autres gardes.

    - Je suis Sirat, Fils du chaos et adouber par Oaxaca, vous ne discuterez plus de mes décisions!

    À ces mots, il se servit de la dague pour trancher mes liens et je tombai lourdement sur mes genoux, comme tout le poids porté par les cordes ne reposait plus que sur mes maigres forces. La douleur me coupa le souffle. Je luttai brièvement pour réprimer une grimace puis me détendis doucement à mesure que le monde s'effaçait. Lentement, le monde se courba et je m'enfonçai dans le moelleux et la paix de l'inconscience.

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    Sinaëthin Al'Enëthan, alias Silma, Héraut de Yuia, hiniön lvl 21


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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Sam 21 Juin 2014 22:00 
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    3h du matin, 3 heures avant l'aube

    Jet de dé pour Daio : échec (et remercie les dés quand même)
    Jet de dé pour Cromax : réussite critique
    Jet de dé pour Serpent : réussite


    L'attaque de Daio s'était propagé dans le vide, Crean s'étant écarté de lui en boitillant voir de plus près le combat entre Cromax et Virina. Il surveillait malgré tout les actions de Sirat qui venait de décrocher l'archère qui venait, elle, de s'effondrer au sol.

    Kurag venait de choisir la liberté et entraîna Mercurio vers les tentes à équipement, suivant les ordres de Heartless. Farion semblait toujours hésiter quant à la direction à suivre et Egrilmar, quant à lui venait de cramer ses liens et le poteau allant avec et se dirigeait, désormais libre, vers Khynt.

    Les deux jumeaux de Lebher, Gloraël et Nérion, soufflèrent à Depheline de les libérer, qu'ils allaient partir avec eux. A quatre, ils auraient peut-être plus de chance.

    Il ne restait plus d'attacher que le pirate borgne, les deux kenders, Cémaën, A'Sharia et Farion, le guerrier elfe de l'Alphaeron.

    Du coté du combat pour l'arme volée, l'épilogue avait été prompt à arriver pour la guerrière, d'une estoc franche, la lame de Cromax venait de lui transpercer la gorge, la trachée et la moëlle épinière dans un même mouvement net, droit et propre, juste au-dessus du collier. Elle restait coite, maintenue quelques poussières de secondes, avant de s'effondrer, morte.

    C'est Crean qui prononça ce qui devait être une épitaphe :
    "La gorge ainsi percée, le crime est expié. Un coup de rapière noire tue la barbare avare." (((Notons la référence à Reflet d'Acide avec ce joli double alexandrin)))

    Quant à l'intervention, elle ne passa pas inaperçue, loin de là. Siora, aggressive, s'était approché de lui, puis voyant son cirque éclata de rire et finit par lâcher :
    "Aller, sauve-toi. Mais ne recommence plus, hein !" sur le faux ton moralisateur qu'utilise les gamins pour engueuler un chat...

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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Dim 22 Juin 2014 00:09 
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    Et cette fois, le coup touche. Meurtrier, implacable, il ne laisse pas la moindre chance à mon assaillante. Transpercée dans la gorge, là où la chair est la plus tendre, ma rapière ressort par sa nuque de quinze bons centimètres après avoir traversé sa moelle épinière, avant de se rétracter alors que je replie mon bras pour l’ôter de la plaie. Ahurie, la garzok reste interdite, sans savoir encore qu’elle est déjà morte… Comme une poule qui continue de courir après qu’on l’ait étêtée, mais avec plus de dignité. Elle reste interdite, alors que j’essuie ma lame de son sang, sur ma chemise immaculée, et elle s’effondre alors que je me baisse pour ramasser l’arme qu’elle a lâchée, luisant toujours d’une lueur bleutée. Mon arme. Je la récupère, et la change aussitôt en une dague bien plus esthétique et agréable à porter que l’énorme machin difforme qu’elle avait créé. Sans plus de considération pour son cadavre, ou son équipement, que je lui laisse bien volontiers dans la mort, n’étant moi-même pas un voleur, je fais volte-face avec mes deux armes pour me rediriger vers le sac contenant le reste de mes affaires.

    Crean, non loin de Daïo ayant visiblement tenté de faire quelque chose… en vain, cite quelques vers à l’attention de la défunte. Mon meurtre n’est, bien entendu, pas passé inaperçu. Mais je n’en ai cure. Je ne suis pas passé par cette île pour laisser faire une voleuse sans me défendre. Je n’ai aucun regret de voir ce corps mort, aucune pitié pour cette vie qu’elle a elle-même gâchée en tentant de me délester de mon arme…

    J’ouvre le sac qui contient mes affaires, et me rééquipe lentement de toutes mes pièces d’équipement, consciencieusement. Ma cotte de mythril, par-dessus ma tunique. Mes jambières, bijoux et cape. Mon diadème, aussi, fier sur mon front. Je déchante un peu en me rendant compte que mon sac, ni ma bourse, ne sont présents dans la toile, mais content tout de même de constater qu’un autre, à la fois plus spacieux et plus pratique, le remplace. Et semble par-dessus tout garni de quelques objets qui valent, sans doute, ceux perdus dans le tempétueux voyage. Non loin, je vois Sinaëthin, dans les vapes à nouveau, fraîchement libérée par un homme-lion autoproclamé fils du chaos, et suivant d’Oaxaca. Je ne saurai peut-être jamais pourquoi elle a voulu m’appeler… Je la sais forte, malgré cette fragilité qu’elle ne peut s’empêcher de dévoiler, à ses propres dépens. Elle s’en sortira, quel que soit son choix. Je pose mon regard sur l’humoran, et lui déclame :

    « Merci pour elle, Sirat, fils du chaos. Prends soin d’elle, et si tu la vois se réveiller, dis-lui que Cromax l’attendra toujours, quelque part, si elle veut entraîner son art. »

    Le souvenir de ce bref, mais intense, entraînement à ses côtés me revient, et dans une esquisse, fugitive, de sourire, je tourne les talons vers Daïo, mon frère d’armes.

    « Paix, mon frère. Tu auras bien l’occasion de faire pleuvoir la mort sur tes ennemis, je te connais. Mais ici, tout le monde est éprouvé par ce que nous venons de vivre. Je m’en vais, à présent, car tu sais aussi que nul ne me marquera au fer. Mais nous nous reverrons. Comme toujours. »


    Je lui pose une main franche sur l’épaule, en guise de salut, avant de jeter un regard vers Oaxaca. Elle sait que je dois jouer ce rôle, désormais. Être officiellement un allié du bien, même si je l’aide dans l’ombre. Et si je le fais, malgré tout, c’est sans mentir à mes amis, aux personnes que je connais depuis longtemps, et que je respecte par-dessus tout. J’ai dit la vérité : nul ne me marquera au fer avec mon consentement. Je n’appartiens à personne, pas même à ma famille. Je suis Cromax, fils de personne… Et libre par-dessus tout.

    Je jette un regard vers Sisstar, cette fois. Pas de famille… Ou presque. Ce corps est celui de ma sœur, et elle l’a volé. Elle paiera, un jour, pour ce crime. Comme la garzok pour le sien. Mais aujourd’hui, assez de sang a coulé… Je pivote pour me tourner, enfin, vers les tentes au loin, où rougeoient les flammes d’une forge. Je m’en approche, d’un pas décidé, et m’adresse, sitôt arrivé à l’orque qui fait tourner le tout.

    « Toi, t’y connais-tu en orfèvrerie ? »

    Le garzok, abruti sous ses grosses pièces de métal, grommelle quelque chose dans la langue noire d’Omyre, que Lysis ne prend même pas la peine de me traduire, et m’indique une autre échoppe, plus petite, où un shaakt aux cheveux violacés travaille, non sans plus de précision et de raffinement que la grosse brute guerrière à qui je me suis adressé.


    « Mouais… J’vais plutôt aller le voir, lui. »


    Sans m’attarder plus, je m’approche du Noir, qui lève les yeux vers moi, méfiant. Il a reçu ses ordres : il doit nous aider, même s’il est le bijoutier personnel de Crean. Surtout s’il l’est, en vérité. Je détache ma cape, et la confie au shaakt.

    « L’attache est abimée. Il faut la refaire… En mieux, si c’est dans vos compétences. »

    Sans un mot, il se saisit de l’objet, et reluque l’attache, bien basique jusque là. Il fouille alors aussitôt les tiroirs face à lui, pour en sortir de nouvelles, plus belles… D’argent sombre en boutons ornés, plutôt qu’un simple lacet de cuir attaché par deux anneaux. J’acquiesce, et lui confie la chevalière que j’ai au doigt.


    « Et ceci… Il s’agirait d’y graver le mot : « Liberté ». C’est dans vos cordes ? »


    L’elfe noir inspecte le bijou, et acquiesce sans rien dire, se mettant directement à l’œuvre. Je le laisse faire, précisant, tout en tournant les talons :

    « Je viendrai vite les rechercher, juste le temps de me sustenter. Qu’elles soient prêtes. »

    Et je me rends vers une tente imposante qui, apparemment, sert de cantine. Un fumet de nourriture s’en échappe, pas forcément appétissant, mais pour un estomac vide, c’est mieux que rien. Je m’y présente, et me fais servir une bouillie à l’aspect peu ragoûtant, constituée de pièces de viande à l’origine indéterminable baignant dans une sauce brune épaissie à la crème. Le tout accompagné d’une tranche épaisse d’un pain de blé noir. Je m’installe, seul et dans l’ombre, à une table, et dévore sans demander mon reste la pitance qui m’a été servie. J’arrose mon repas d’une vinasse rouge sombre, au goût capiteux, toujours mieux que l’eau qu’ils auraient pu me servir, ici, au milieu d’un marais.

    Je ne traîne pas à remballer mes affaires. Je sens que je ne suis pas forcément le bienvenu ici. Nombre d’entre eux ont dû être mis au courant de mes massacres de leurs collègues directs, sur l’île. Véritable hécatombe des troupes de Crean, certains présents ici étaient peut-être amis avec ceux que j’ai découpés en tranche. Aucun ne le fera savoir, de crainte de subir le même sort, mais je sens plusieurs regards néfastes dans mon dos, et décide de ne pas leur faire subir ce cruel dilemme entre une vengeance suicidaire, et une soumission lâche, mais plus prudente.

    Je retourne donc chez le shaakt, qui, sitôt que je suis sur place, me montre son travail. Terminée, la cape que j’attache aussitôt autour de mon cou, glissant par-dessus ma chevelure désordonnée mon capuchon. Et bien gravée d’une écriture stylisée, la bague que je glisse à mon annuaire droit, arborant désormais ce pourquoi je me bats : ma liberté. Quel qu’en soit le sens. Ainsi réarmé, et sans attendre quiconque, je me dirige, avant même les premières lueurs de l’aube, vers la sortie du campement. Je serais bien resté avec Sinaëthin, pour l’aider à fuir le dragon. Ou passer plus de temps avec Daïo, autour d’un pichet de vin, à nous narrer nos souvenirs communs. Mais j’ai à faire, à Omyre. Et là où je vais, pour la raison où j’y vais, je dois y aller seul… Le temps des réjouissances ne pourra venir qu’après. Car dans trois jours, à l’aube, c’est Oaxaca que je rencontrerai, en entretien secret et personnel, cette fois.

    Dans l’ombre de la nuit, ragaillardi par le repas récemment pris, je quitte les lieux… Le dragon, Sisstar, mes alliés et ennemis, sans que je sache réellement qui est qui, finalement. En laissant derrière l’île détruite, dont les derniers rochers attestent de nos actions héroïques ayant mené à sa perte, pour notre vie. Pour notre liberté, d’où qu’on soit venu, et quelle que soit notre allégeance finale.

    Nous avons vaincu ici, non sans perdre beaucoup.

    Et dans le sillage de mes pas, derrière ma cape qui claque au vent, la poussière retombe en silence.



    [HJ : C'était mon dernier message dans la quête ! A ce titre, je remercie Lothi pour celle-ci. Tant pour ses idées originales, son scénar, et sa gestion.
    Je remercie aussi les quelques joueurs dont Cromax a pu faire la connaissance, et croisé la route. Les autres... ça sera pour une prochaine fois, avec grand plaisir !

    Et donc pour l'aspect plus pratico-pratique : améliorations de ma cape dans ses bonus d'esquives et d'endurance (+45, j'imagine) (avec un petit changement de nom : "Cape d'apprenti Gardien du désir" devient "Cape de Gardien du Désir". Et amélioration de ma bague dans son bonus d'endurance (+45, j'imagine) (avec un changement de nom là aussi : "une bague en or du désir" devient "Chevalière "Liberté" ". )]

    _________________


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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Dim 22 Juin 2014 10:15 
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    Mon attaque ne servit strictement à rien, elle ne déstabilisa personne. Michel me fait la remarque que je pourrais remercier le ciel qu’aucun des combattants présent en ce lieu ne soit touché. Je peux ressentir en moi une certaine forme de remord vis-à-vis de ce qui aurait pu se passer. Il est de plus en plus difficile pour moi de savoir ce que je peux juger de bien ou de mal. Chacune de mes actions oscillent entre ces deux concepts et cela doit perturber ceux qui m’entourent.

    Je vois Cromax tuer la Garzok de sang-froid, son action était-elle bonne ou mauvaise ? La garzok lui a volé son arme, donc il n’a que récupéré son bien, mais il l’a quand même tué. Tout est une question d’équilibre et de point de vue. J’écoute Crean faire une oraison funèbre brève pour la peau verte. Mon vieil ami se tourne vers moi et me dit quelques mots qui ne me surprennent guère. Il est épris de liberté et ne veux pas montrer son appartenance à qui que ce soit. Je ne préfère rien dire, il pose sa main sur mon épaule alors que je pose mon poing sur le cœur en signe de salut.

    Ce bref contact me rappelle tout ce que nous avons pu endurer et je sens au fond de moi que nous nous reverrons un jour ou l’autre. Je sais juste qu’aujourd’hui n’est pas le jour en question, ce n’est pas encore l’heure, il me reste encore beaucoup de chose à accomplir avant de faire quoique se soit. Je regarde mon ami partir au loin.

    Je me dirige vers Khynt qui se trouve à côté de son brasero, il fait tourner une tige métallique qui rougeoie. Il est temps pour moi d’accepter mon choix et de faire ce qu’il faut pour libérer mon peuple. Les villes Shaakts sont désunis, il est grand temps de former un peuple qui ne fait qu’un. J’ai été banni de Kendra Kar pour avoir tué un être immonde, il voulait que j’apporte les positions des troupes d’Oaxaca qui se trouve autour de Caïx imoros pour me faire pardonner. Je me demande si cette demande n’est pas une façon d’obtenir des plans détaillés afin de pouvoir lancer une attaque massive contre mon peuple.

    Je soulève mes cheveux et présente ma nuque à Khynt pour qu’il appui le fer brûlant sur ma peau. Je peux sentir l’odeur du cochon se répandre dans l’air, la douleur m’envahi, mais je ne crie pas, je contiens la douleur. Elle est intense, mais j’ai pu vivre des souffrances bien pire et j’en vivrais d’autres encore plus dure. L’heure est venue de laisser mes idées de côtés et d’agir concrètement.

    Khynt, j’attendrais tes ordres une fois que je serais loin de cette île. N’oublie pas que j’ai encore une chose à accomplir pour moi, je pense que cela devrait te plaire quand tu auras compris.

    (Cela ne te plaira pas une fois que tu auras compris.)

    Je me dirige ensuite vers les tentes pleines d’armes, une fois à l’intérieur, je peux sentir quelque chose me faire vibrer. Je regarde partout autour de moi quand soudain j’aperçois des boucliers de poignets. Ils sont magnifiquement ouvragés, ils sont recouverts par de nombreux petits piques. Je m’approche du forgeron et lui demande de me les décrocher. Il me les donne sans rien dire, je me sens encore plus puissant une fois mis à mes bras.


    Il est temps pour moi de partir, il me reste encore beaucoup de choses à faire surtout que maintenant je suis devenu le champion de Khynt. Je regarde une dernière fois toute la troupe que nous avons pu être, nous nous reverrons peut-être. Celui que j'aimerais revoir hormis mon frère, il s'agirait de Sirat.

    Je disparais de l'entourage et me dirige vers ce à quoi je suis destiné.

    (((Je prends les boucliers du maître d'arme biensûr.)))

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    Trois êtres distincts pour une seule âme et une destinée


    Dernière édition par Daio Ichioama le Mar 24 Juin 2014 08:33, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Dim 22 Juin 2014 14:59 
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    La jeune elfe tomba, une fois ses liens détachés. La force semblait la fuir, nul ne savait ce que chacun avait vécu sur cette île et tous embrassaient ce dénouement avec plus ou moins de facilité. Le pirate rencontré plus tôt demanda à l'enchanteur de faire de même, il avait choisit la liberté. Un homme comme celui-là, bien qu'énervant, avait de la fierté à en revendre. Sirat jaugea le borgne qu'il voulait aplatir avant le cataclysme. Il fit un signe à un garzok qui s'avançât pour le libérer. Il n'y avait pas grand-chose à dire pour l'humoran bourru, ils avaient fait le choix d'un camp et un jour si Zewen le désir, ils pourraient terminer leur combat. Une jeune femme aux cheveux roussâtre, jeta un "lamentable" à l'attention de l'enchanteur. Elle parlait du combat entre Virina et l'elfe gris, celui-ci tourna court quand la rapière de l'elfe traversa la gorge de la peau verte. Une gerbe de sang dégueula de son cou, alors qu'elle resta abasourdit par sa propre mort. Sirat se retourna vers la jeune humaine, il sentait sa colère, elle avait opté pour la liberté et terminait de s'habiller avec son équipement.

    Il haussa les épaules, le trépas de la peau verte lui importait peu, de même que celui du guerrier qu'il venait lui-même de tuer.

    Ne perdez pas votre temps en considération moral, ne restez pas là.


    Il contempla le dragon, qui observait ces pauvres mortelles s'agiter en dessous de lui. Il s'agenouilla près de la jeune elfe inanimée. Ses cheveux blancs s'étalaient sur le sol, sa peau était sertit de coup et de vieille cicatrice. L'elfe s'approcha d'eux, il remercia Sirat et lui demanda de protéger la jeune femme et lui laissa même un message. Il ne savait pas quel camp il avait choisit, mais suspectait que cet étrange personnage avait adopté la voix d'Oaxaca. L'enchanteur opina du chef et considéra l'archère inerte devant lui.

    Et toi que décide tu...

    Il ne voulait pas décider pour elle. Il l'attrapa et la déposa à la manière d'un sac, sur son épaule, d'une main il agrippa le sac d'affaire de l'inconsciente. Il se dirigea vers khynt, devant lui Daio se faisait marquer. Il tendit son avant bras et l'apôtre d'acier fit de même. Il perçut l'odeur de la chair brulé, la douleur lui imprégnant la peau, il serra les dents, mais ne cracha pas un mot, malgré le rictus du monstre d'acier. Sirat déposa le corps de la jeune femme pas très loin à côté. Une poutre en ruine, avait creusé un renfoncement et les restes d'un toit en chaume offrait un matelas sommaire. Il chercha dans son sac. Il avait perdu toutes ses affaires, mais ce nouveau sac était remplit de gourde. Il en ouvrit une, huma le parfum de la liqueur. Une odeur acre et brunit se dégagea de cette eau de vie.

    De l'alcool garzok, cela réveillerait un mort.

    Il déboucha la seconde et y trouva de l'eau. Il releva la tête de la jeune évanouie et il lui fit respirer l'alcool.

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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Dim 22 Juin 2014 17:51 
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    Après avoir libéré l'archère qui s'était évanouie avant de formuler son choix, Sirat ne libéra pas Heartless tout de suite, la dispute entre la garzork et l'elfe gris retenait toute son attention. Celle-ci avait dégénéré jusqu'au point de non-retour, la femme orc souleva l'arme volée qui lui d'une lumière bleue et adopta une autre forme, bien plus massive. Heartless n'avait jamais rien vu de tel, une arme qui pouvait changer de forme à volonté ! Il commença à comprendre pourquoi elle s'y accrochait tant. Mais le véritable propriétaire de l'arme était loin d'être intimidé par la forme grossière que la barbare agitait devant ses yeux, au contraire, il n'en était que plus courroucé. Il y eut un premier échange de coups : la rapière du sindel se heurta à l'épée métamorphe, mais aucun vainqueur ne fut déterminé par ce premier échange.

    En attendant, Kurag avait déclaré qu'il ne prendrait pas le parti d'Oaxaca, et il se dirigea vers Sirius. Voyant que le félin ne faisait rien, il s'apprêta à le libérer lui-même.

    - Laisse Kurag, va plutôt aider Mercurio. Moi et Farion, on vous r'joindra !

    "Moi et Farion"... mauvaise habitude que celle de se nommer avant son compagnon, mais le pirate était ce genre d'ingrat.

    Les soldats des légions noires commencèrent à hurler, à exhorter la férocité des deux ennemis. Daio, le shaakt aux trois visages, hurla pour que cesse la mascarade, mais personne ne l'écouta. A la fin du deuxième échange, l'ogresse s'agenouilla, la gorge tranchée d'un mouvement foudroyant. Leur différend avait été réglé dans la mort. Heartless se mordit les lèvres, aucun d'eux n'avait vendu son âme à la déesse, pourquoi tenaient-ils tant à s'entretuer alors qu'ils étaient du même bord ? La garzork avait été traître, mais c'était l'escrimeur qui s'était ainsi attiré le mépris du pirate. Il avait tué par orgueil, ça, Sirius le devinait. Ce n'était pas un simple vol pour lui, il accordait plus de valeur à ses possessions qu'à la vie d'autrui, et malgré la différence d'habileté écrasante entre eux, il n'avait eu aucun remord à la tuer.

    La gloire et les talents de cet inconnu lui étaient probablement montées à la tête.

    A propos de vanité, Sirat n'adressa qu'un regard froid au pirate. Il le délaissa bien vite pour s'occuper de l'archère et s'incliner devant ses nouveaux maîtres. Il allait se faire marquer, comme un vulgaire animal. Au moins, il avait pris la peine de dire à un des gardiens de s'occuper d'Heartless.

    Mais Sirius se rendit compte que Farion, son autre camarade, était encore attaché. Jouait-il les timides ?

    - Hé, Farion ! Si tu leurs dit pas que tu veux être libre, ils prendront jamais la peine de te détacher ! Dis-leur "merde", pour rigoler !

    Le silence que lui renvoya le maître d'armes brisa la jovialité d'Heartless. Son visage perplexe témoignait de son indécision. Allait-il faire le mauvais choix ? Tandis que les liens du pirate se détachaient autour de ses poignets, il tenta d'insister :

    - Hé, Farion...

    Soudain, l'elfe lui donna un regard noir. Ce qu'il exprimait envers l'imprudent marin... était-ce de la rancœur ?

    - Bouffon ! T'es libre, fais ta prière et casse-toi ! fusa le garde après lui avoir mis un coup de pied dans le derrière d'Heartless.

    Celui-ci grimaça un instant, puis rassembla le peu d'affaires qu'il lui restait. La tempête ne lui avait pas laissé grand-chose. Les orcs lui avaient laissé un nécessaire avec des potions, quelques ustensiles et de l'alcool garzork... assez ironique, vu qu'un humain ordinaire avait plus de chances de survivre à une brûlure au troisième degré qu'à une seule gorgée de cette mixture. Le capitaine en mousse adressa un sourire faussement insouciant à Farion. Il le connaissait bien mal, mais il pensait que l'elfe n'était pas assez lâche pour se soumettre aux Treize.

    - J'vais m'prendre du matos, si il en reste. On s'rejoint à l'armurerie !


    Quelques minutes plus tard, Heartless avait drastiquement changé. On pouvait dire qu'il avait complètement dévalisé l'armurier de Crean. Non satisfait des pièces d'armure qu'il avait récupérées dans la cité en ruines, il s'était paré d'une armure complète dans un alliage proche du mithril... et horriblement lourd. Il avait même poussé le vice jusqu'à entasser plusieurs épaulières sur ses bras et à superposer différents types d'armures, si bien qu'il en crevait de chaud, comme si il avait été au centre d'un volcan en éruption.

    Finalement, réalisant à quel point son accoutrement prêtait à rire, il se secoua pour faire tomber ses protections de métal, pour n'en garder que les plus légères... et les plus brillantes. Il était tombé sur deux brassards forgés dans un métal étrangement bleuté, cependant, rien à voir avec l'arme métamorphe du redoutable escrimeur. Leur alliage brillait d'une lueur marine envoûtante, similaire à celui du harpon. Tout compte fait, une protection légère lui allait bien plus qu'une carapace de tortue, fut-elle de mithril.

    - Mouais, j'crois que j'vais garder ça...

    Après avoir fait ses emplettes, il se mit à la recherche de Mercurio et des autres. Son ventre criait famine, mais en même temps, il se demandait si il ne valait pas mieux partir le plus vite possible sans demander son reste, tant que la lumière de l'aube se faisait douce.


    [[[ Acquisition des Brassards des Profondeurs ]]]

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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Lun 23 Juin 2014 09:52 
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    Angoissée à l’idée que les choses ne tournent mal pour Serpent qui avait échoué dans l’usage de son sortilège, la magicienne ne manqua pas de surveiller ce dernier, alors qu’elle finissait de s’habiller aux côtés du mi-homme mi-bête. Ce dernier lui recommanda de ne pas tarder, mais Depheline n’avait pas pour habitude de laisser derrière elle ses amis. Serpent, et même Gloraël et Nerion étaient encore en situation incertaine, à proximité de la déesse terrestre du Mal, de son dragon et de ses acolytes.

    « Je ne peux laisser personne derrière moi… Et vous non plus, visiblement… », dit-elle en souriant superficiellement à Sirat. L’heure n’en était pourtant pas au témoignage des émotions, il y avait bien assez de chaos et de confusion ici, ça en devenait presque insoutenable.

    La boule au ventre, craignant pour la suite, elle fut donc soulagée de voir que Serpent et les deux elfes blancs approchaient dans sa direction. En hâte, elle les aida à se revêtir convenablement, puis suivi le Ménestrel vers les tentes de l’armurerie.

    Elle avait du mal à imaginer qu’avant de les lâcher en pâture pour le dragon, on daigne leur accorder du matériel, s’imaginant donc qu’ils n’étaient que des jouets et qu’on les armait pour que la partie soit plus intéressante. Depheline grimaça et un élan de déterminisme et de défis s’imprima dans son esprit. Balayant du regard l’armurerie emplie de trésor, elle mit à l’œuvre ses talents magiques pour ressentir l’objet qui serait le plus en adéquation avec son tempérament. Son attention se porta instinctivement sur un sceptre transpirant la magie. Se saisissant de lui, elle comprit immédiatement la force de son pouvoir, car elle découvrait instantanément en elle l’existence nouvelle d’autres fluides inconnus, qui allaient lui ouvrir bien d’autres perspectives…

    Attendant que ses compatriotes aient fait de même, Depheline surveilla leurs arrières, car d’autres aventuriers se servaient en même temps qu’eux. Elle se mit ensuite en route aux côtés de Serpent, Glorael et Nerion, pour quitter cet endroit sentant la mort, après avoir pris le temps de manger en hâte et de prendre avec eux tout ce qu’il était possible d’emporter.

    S’adressant à ses amis, Depheline conclut : « Bien peu d’individus ont choisis le chemin de la liberté, mais je suis fière d’avoir conservée mes valeurs et de ne pas avoir cédée à la tentation de la puissance. On l’obtiendra de bien d’autres manières, pas vrai ? »

    -------------------------------------
    (((HRP : Pièce de set choisie : Sceptre fluidimorphique de Lancifar)))

    _________________
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    Dernière édition par Depheline le Lun 23 Juin 2014 14:08, édité 1 fois.

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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Lun 23 Juin 2014 12:01 
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    Des vagues de douleurs fluaient et refluaient, remontant de mes genoux jusqu'à mon estomac. Des voix s'exclamaient, il faisait relativement chaud, sombre aussi. Je savais que je devais me réveiller, je ne pouvais me permettre de me reposer, pas maintenant, mais la demi-conscience qui précède le réveil est si douce... Je respirais faiblement. Une inspiration plus forte qu'une autre me fit inhaler des vapeurs aussi agressives et désagréables que celle du lac, dans un genre différent. Réveillée en sursaut, je m'étouffai à moitié, toussant et crachant pour me débarrasser de ce qui me brûlait les poumons. Hagarde, je me redressai maladroitement sur mon séant et regardai autour de moi. Assis juste à coté se tenait le woran qui m'avait détachée un peu plus tôt. Dans sa main, une gourde dont s'échappait l'odeur forte qui avait dû me réveiller. Je n'osai trop croiser son regard, à la fois reconnaissante et gênée. Oaxaca et ses sbires demeuraient, attendaient, mais déjà la plupart des aventuriers s'en étaient allés. Avec stupéfaction, je reconnu le cadavre de la garzok près de là où se tenait plus tôt Cromax. Quant au sindel, il n'y en avait plus trace. Ma gorge se noua. Oui, la garzok, l'épée... Il avait dû se venger. Et partir. Était-ce à cause de Fléau ? Bêtement... Bêtement j'avais pensé que nous continuerions à nous battre, ensemble. Crean ? Et Sisstar ? Il était impossible qu'il ait tout abandonné. Il devait avoir un plan, comme toujours, et je n'en faisais pas partie. Je lançai un nouveau coup d'oeil au woran. Il attendait manifestement que je fasse quelque chose. Ravalant mes sentiments et mes ambitions, je lui arrachai la gourde des mains et en pris une franche lampée. Le liquide fusa dans mon gosier et son goût si fort me fit grimacer. Bénie fut a chaleur qui se rependit ensuite en moi et le bref répit qu'elle apporta dans mes membres engourdis.

    - Désolée, m'excusai-je en rendant la gourde au woran.

    La gourde était pratiquement pleine, une simple gorgée n'allait sans doute pas lui faire défaut. Avec force précautions, j'entrepris de me mettre debout. Je parvins à ne plus grimacer et me contentai de carrer la mâchoire et pincer les lèvres. Oui, une montagne avait dû s'abattre sur moi dans mon sommeil. Où Dame pouvait-on être ? Quoi qu'il en fut, je n'avais aucune intention de m'attarder. Un peu plus loin, je repérai des porteurs de collier près de ce qui devait être l'armurerie. Prenant mon courage à deux mains, je récupérai la sacoche laissée près de moi, refermant rapidement le battant pour que nul ne puisse voir les merveilles qu'il abritait.

    - Merci.

    Je ne me retournai même pas vers le woran. Je devais économiser mes forces. Comment Dame allais-je m'en tirer, c'était encore un mystère... Le ciel me semblait déjà s'éclaircir. Il n'y avait pas un instant à perdre. Je me tournai vers la dame noire.

    - Dame des ténèbres, prêtresse du chaos, je ne peux vous offrir ce qui ne m'appartient plus.

    À ces mots, je dégageai le tissu qui faisait le col de mes haillons pour lui montrer l'amulette de Yuia.

    - Ma vie et mon âme appartiennent à Yuia. Seule la déesse elle-même saurait vous confier ce que je vous refuse aujourd'hui. N'y voyez nulle offense ou opposition.

    La menace d'éventuelles représailles de Yuia aurait-elle pu refroidir Oaxaca ? J'en doutais. Y avait-il un intérêt pour elle à me faire dévorer par son dragon ? J'en doutais aussi. Mais dans mon état, il me fallait bien tout tenter.

    _________________
    Sinaëthin Al'Enëthan, alias Silma, Héraut de Yuia, hiniön lvl 21


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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Lun 23 Juin 2014 12:16 
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    @Siiwih : Oaxaca ne te répond d'abord rien, se contentant d'un sourire, mi-sadique mi-heureux. C'est Sisstar qui te répond :

    "Elle le sait. C'est pour ça qu'Elle m'a demandé de poser le casque de Yuia à coté de vous. Partez, maintenant."

    Mais, tu sens une main sur ton épaule, dont le seul contact te glace le sang, elle appartient à Oaxaca en personne, qui te souffle à l'oreille :
    "Je ne suis pas une ennemie de Yuia, mère des glaces. Nilhal en vous choisissant a fait une erreur, elle ne savait pas. N'ayez crainte de mon dragon, mais ne vous trompez pas de combat. Dans cette guerre, Brytä seule remet en cause les Dieux élémentaires."

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    Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
    Pour toute question: Service d'aide
    Pour les services d'un GM: Demande de service


    Je suis aussi Lothindil, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


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     Sujet du message: Re: Fin de quête (tous le monde)
    MessagePosté: Lun 23 Juin 2014 12:58 
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    Un sourire terrifiant étira le visage de la demi-déesse du chaos. De toute sa splendeur et de toute son horreur, elle m'écrasa en silence. C'est Sisstar qui brisa le silence d'une voix égale.

    - Elle le sait. C'est pour ça qu'Elle m'a demandé de poser le casque de Yuia à coté de vous. Partez, maintenant.

    Surprise, je tournai instinctivement le regard vers ma besace et me figeai aussitôt. Un froid pénétrant s'empara de mon être tandis que mon épaule droite me brûlait comme les glaces éternelles. Quelques mèches aussi noires que la nuit voletèrent en marge de mon champs de vision.

    - Je ne suis pas une ennemie de Yuia, mère des glaces.

    La voix d'Oaxaca était aussi suave et irrésistible qu'elle mettait mal à l'aise, à la manière du shaakt aux multiples âmes.

    - Nilhal en vous choisissant a fait une erreur, elle ne savait pas. N'ayez crainte de mon dragon, mais ne vous trompez pas de combat. Dans cette guerre, Brytä seule remet en cause les Dieux élémentaires.

    Puis sa présence disparut et je la vit reprendre forme au côté des siens. Son sourire demeurait. J'étais encore stupéfaite du soutien qu'elle m'avait apportée. Elle ne souhaitait pas froisser Yuia, encore moins partir en croisade contre les dieux élémentaires comme le faisait Brytä, une entité dont seules quelques rumeurs m'avaient révélé l'existence. Pourquoi, par tous les dieux, Yuia souhait-elle la fin d'Oaxaca ? Il n'y avait aucun conflit ouvert, pas même sous-jacent, entre ces deux êtres. Yuia pouvait bien prétendre se soucier des vies de ses fidèles, quelque chose semblait tout de même m'échapper. J'aurais souhaité en comprendre davantage, savoir ce que la dame noire souhaitait. Voulait-elle seulement apporter le chaos sur Yuimen ? Ou y avait-il autre chose ? Nous savions bien peu des dieux et de leurs querelles, au final. Mais je craignais de ne me fourvoyer que plus encore si Oaxaca ou les Treize me tenaient des discours sur leurs intentions... Seule la Dame des monts éternels pouvait répondre à mes questions. Si elle guidait mes pas, dans quel but était-ce réellement ? Je ne pouvais rien exiger d'elle, mais elle ne pouvait user de moi qu'aussi longtemps que je souhaiterais vivre. Cette vie qui lui appartenait, je pouvais y mettre fin à nouveau, non pour elle, mais pour moi cette fois-ci.

    Sans un mot, je m'inclinai aussi bas que me le permettaient mes courbatures - c'est à dire pas bien bas - et partis dans la même direction que les autres, vers ce qui devait être la limite de la zone où nous nous trouvions, quelle qu'elle fut. Avec un pincement au cœur, j'observai de loin les aventuriers qui se préparaient pour la fuite de leur vie. Je n'enviais pas leur sort mais ne pouvais pas les aider. Je clopinais, mais j'avançais. Je voulais simplement m'éloigner de tout ceci. Je ne voulais plus penser à l'île, aux colliers. Dans un froncement de sourcils, je constatai que je portais toujours le mien. Seule demeurait intacte la pierre rouge. Peu importait. Oaxaca ne comptait manifestement pas me porter atteinte. Ce collier devait être inoffensif désormais. Il allait me falloir le faire enlever, mais ça n'avait rien d'une priorité. Je devais prendre du repos. Rentrer à Kendra-Kâr, oui, rentrer à l'auberge... Du repos, des soins... Puis je partirais pour les monts éternels. Oui. Mais d'abord, du repos. Toujours clopinant, je dépassai les autres porteurs de colliers, en train de se rassembler et de choisir des biens dans l'armurerie d'Oaxaca. Je me contentai de leur adresser un regard navré et passai ma route.


    ((( Si vous voulez interagir, c'est encore possible. Je ne quitterai la quête que si personne ne souhaite interagir. (: )))

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    Sinaëthin Al'Enëthan, alias Silma, Héraut de Yuia, hiniön lvl 21


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