[Dans le campement]
Le petit groupe pillait fiévreusement le campement et l'armurerie. Je vis une dernière fois Cromax échanger quelques mots avec des membres de l'armée d'Oaxaca et laisser quelques objets à améliorer à l'artisan du camp. Je n'arrivais pas à comprendre le positionnement de l'elfe gris. Je secouai la tête, chassant mes pensées, pour me recentrer sur la quête de matériel utile à notre fuite.
Depheline m'avait rapporté un sac de fourniture, contenant alcool et autre bricoles. Je la débarrassa de son fardeau et gratifia les jumeaux elfes d'un clin d'œil.
"Si on se sert les coudes on va y arriver" annonçai-je. je me voulais le plus rassurant possible.
("On doit y arriver...")
à l'intérieur de la tente armurerie
L'armurerie était un sordide endroit, chargée d'une odeur d'acier, de cuir et de transpiration. Malgré l'ambiance militaire, chacun semblait trouver son bonheur et bien que l'occasion de piller à pleine mains s'offrait à nous, le risque de se surcharger inquiétais suffisamment les aventuriers pour qu'il ne prennent que le strict nécessaire.
Je ne trouvais rien, tout n'était qu'arme trop lourde, armure trop encombrante ou objet ésotérique d'origine douteuse. Après un moment à retourner l'armurerie comme un phacochères furieux, j'abandonnai l'idée d'y trouver un quelconque objet, utile à mon art.
[Près de la tente d'un Officier d'Oaxaca.]
En sortant de la tente en compagnie des deux elfes et de Depheline, cette dernière nous parla. Elle se réjouissait que nous ayons tous suivi la voie de la sagesse et tenta de rassurer tout le monde en stipulant que le pouvoir s'acquièrerais autrement, un autre jour. Je ne pu qu'acquiescé à son annonce et récupéra un mince sourire.
Alors que nous dépassions une tente non gardée, je perçu comme un chant silencieux, discret comme une brise d'été. Le léger vent provenait de l'intérieur de la toile de camps laissé là. Je fis signe à mes camarades et passa la tête dans l'entrée de l'habitation.
[Dans la tente de l'officier]
C'était visiblement une tente de gradé, une couche unique, rembourrée de laine de mouton noir, siégeais dans le fond de l'habitacle. La décoration était spartiate, pour l'essentiel un buste à armure, un râtelier à épée unique et un bureau de bois, rien de notable à première vu; mais un miroir en bois d'ébène se trouvais dans un coin, tout près d'un paravent. Le souffle sibyllin semblait provenir de là.
Curieusement attiré par le doux zéphyr je pénétrais, à pas de voleur, la tente vidée de son occupant. L'officier qui y séjournais d'habitude devais être auprès d'Oaxaca et ses sbires et ce fut facile de rejoindre la partie de la tente dissimulée.
quel ne fut pas ma surprise d'y trouver un présentoir à uniforme ou flottait, comme par magie, une superbe cape blanche dont les motifs finement travaillée représentait des feuille de chêne en vol. La cape ondulait seule, vibrante d'énergie, semblant vivante.
("Prends ! Vole ! Chipe ! Escamote ! Choure ! Pique ! Subtilise ! Il faut te le dire en quelle langue ???!") Piaillai Mask, vibrant d'excitation.
Je ne me le fis pas dire deux fois et, quelques seconde plus tard, j'avais rejoins mes compagnon qui s'impatientaient dehors, portant sur les épaules le superbe fruit de mon larcin.
"J'ai trouvé mon bonheur ! Allons nous en !" Souriais-je, pleinement satisfait de mon cambriolage.
[Rencontre du Duo Siiwih- Heartless]
Alors que nous dépassions un groupes de tentes, nous croisâmes un duo familier. C'était le flibustier borgne et l'elfe pâle qui était encore parmi les prisonniers tout à l'heure. Il nous étaient encore difficile de déterminer dans quel camps ils se trouvaient, mais la femme elfe était dans un état épouvantable. Sa pâleur n'était pas autant dû à sa pigmentation originelle qu'à sa santé déplorable.
("Elle n'ira pas loin seule...") pensais-je, peiné.
Ils semblaient en grande discussion, l'un et l'autre, apparemment sur l'utilité de voyager en groupe et sur les chances d'échapper au limier dragon. Gloraël et Nerion, Les jumeaux Hinions me regardèrent, de ce regard déterminés dont font preuve les ethnies lorsqu'il s'agit de se soutenir les uns aux autres. Ils semblaient désireux d'apporter une aide à leur consœurs. Compréhensif, je marquai l'arrêt devant l'improbable couple.
" Salutations messire & ma dame... Notre groupe et moi même faisons route vers la citée blanche de Kendra Kâr et avons entendu votre conversation. Je soutient l'idée de votre compagnon de route: 6 têtes pensantes et 12 jambes vaillantes valent mieux qu'un vigilant borgne et qu'une courageuse boiteuse." Lançais-je à Heartless et Siiwih.
Nerion, le bretteur hinion ajouta en souriant à Siiwih:
"Ce que mon ami veut vous faire comprendre, c'est qu'au vu de votre état, sœur, Il est préférable pour vous d'être soutenue. Je me dois donc d'insister la proposition de notre compagnon ménestrel"
[Je prend la relique Cape aérienne]