L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Mer 31 Mai 2017 00:55 
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Dans la cité souterraine de Rthranon régnait une atmosphère étouffante. À l’exception des salles occupées par les bansidhes, aucune lanterne n’éclairait les rues désertes. Cependant, aucun endroit ne souffrait de l’obscurité, tout du moins, elle n’était jamais totale. Un intelligent réseau de canaux traversait la ville et diffusait l’aura rougeâtre de la roche liquide. Ses lueurs montaient le long des murs et se propageaient à travers les ouvertures, et offraient une dimension particulière à l’architecture naine. L’air participait à sa conception. Les ombres portées affinaient la perspective et flattaient les formes strictes imposées à la pierre.

Meraxès errait silencieusement dans un couloir ombragé. Il n’avait aucune idée d’où il se trouvait. Il laissait derrière lui un couloir béant de ténèbres, jalonné de percées orange, et devant lui, qui attisait sa curiosité, une ouverture aux couleurs magmatiques surmontée d’une arche. Elle semblait mener à un endroit vaste. Il n’avait pas le souvenir d’en avoir traversé un en venant, mais il espérait pouvoir s’y orienter. Alors, un son ténu, mais résonnant, se détachant du tumulte pâteux, lui fit tendre une oreille attentive. Des bruits de pas augmentaient. Quelqu’un approchait de derrière, des ténèbres. Il se figea un instant pour confirmer son impression. Un spasme prit alors violemment son bras, comme une vague soudaine, et déforma ses doigts marqués par l’engeance. Il se le saisit et le fit taire d’une pression. Son fluide était encore noir.

Marqué par l’appréhension, il devina une silhouette se dessiner dans les ombres. Le corps apparut progressivement à la lumière, de bas en haut, jusqu’à révéler un visage familier.

Les grands yeux verts de Deidre le dévisagèrent tandis qu’elle lui tendait un plateau de nourriture. Meraxès accueillit ses dévouées explications, sur ses attentions particulières, mais tout de même serviles, avec un visage impassible. Elle le retira ensuite de sa vue et s’engagea dans l’embrassure. Il la suivit et découvrit les victuailles déposées sur une table. L’endroit était plus grand qu’il ne l’avait imaginé et probablement aux limites de la ville, car les lignes épurées côtoyaient les infinies aspérités des cavernes naturelles.

Il prit place et saisit un champignon qu’il mena entre ses lèvres. La bansidhe s’assit en face, le regard assuré, et lui demanda avec un léger mouvement de la tête ce qu’elle pouvait faire pour lui. Son attitude était indéniablement sérieuse. Mais en l’observant plus attentivement, il décela un reflet amusé dans son regard.

Elle semblait déterminée à jouer avec lui. Cela fonctionna, car son cœur se haussa subrepticement, avant d’échouer quelque part. Il se fendit d’un sourire et déclara sobrement :

« Partir d’ici.

Je deviens anxieux de ne pas pouvoir observer le ciel. J’ai longtemps vécu dans un couvent, sans autre fenêtre sur le monde que des illustrations sur des vitraux et un jardin où flânaient les nuages. Je m’y plaisais beaucoup d’ailleurs, là-bas, sur mon muret. Mais n’est ce pas absurde ? Tant de cloisonnement dans un office dédiée à une déité rayonnante ? »


Il comprit alors que Deidre aussi, possiblement, avait passé toute sa vie cloisonnée. Il eut un mouvement de recul. Avant de reprendre, en se levant dans un même temps.

« Je vais avoir besoin de vivres et si possible d’une tenue plus adaptée pour affronter la forêt. Je m’y suis frotté une fois... et je sais à présent quels sont ses dangers. »

Puis il s’approcha sensiblement d’elle et attrapa son visage du bout des doigts :

« Aussi, je vais avoir besoin d’un guide pour m’extraire des méandres de la terre. »

Son fluide était encore terne.

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580 mots


Ne soit pas naïve

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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Mer 7 Juin 2017 11:43 
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Tréfonds d’Aetelrhyt – L’Antre

    Aux questions de Kalas, Serindë regarda autour d’elle, un émerveillement manifeste dans les yeux qui fut cependant tempéré par le cri de Uilnor alors que Saedhon et Curialle lui remettaient le bras en place. Saedhon, l’elfe au crâne rasé lâcha :

    - Je t’ai connu moins douillet, vieille branche.

    Malgré le sarcasme présent dans sa voix, il semblait soulagé de constater qu’Uilnor était encore capable de rire à ses paroles alors qu’il répondait en grimaçant de douleur :

    - L’attention n’était plus sur moi, ça me mettait mal à l’aise.

    Cyrialle observait avec amusement les deux amis échanger des plaisanteries, quant à Serindë se tourna de nouveau vers Kalas pour répondre à ses questions.

    - Il s’agit du runique, le langage utilisé par les nains. C’est une langue morte, car ils ont tous périt lors du Crépuscule des Dieux. J’ai l’impression que l’on est dans une sorte de salle des trophées avec pour seul objet présenté ce bouclier… Quant à ce qu’elle dit… si mes souvenirs sont bons, Meriarvi, la Déesse de la mer que révéraient les eruïons avant le Crépuscule était détestée par les nains car on la disait en conflit avec Araguesha, la Déesse des tourments, leur déesse tutélaire. Autrement, j’ignore comment sortir d’ici, peut-être y a-t-il un passage sous la statue.

    A l’approche de Kalas, cependant, la silhouette féminine sur le bouclier semblait être mise à briller d’un doux halo bleuté. Quelque chose dans l’objet appelait, attirait l’homme-loup.


Tréfonds d'Ætelrhyt – Rthraron

    Dreidre pencha la tête sur le côté, réfléchissant aux paroles de Meraxès.

    - Tu es de ceux qui pensent que les Dieux sont encore envie, Maître ? Nous avons déjà notre Vénérable, et seule elle a jamais compté.

    Lorsqu’il saisit sa tête entre ses doigts, elle la redressa, une lueur de défis y brillant aux côtés d’une indéniable sensualité.

    - Je peux te trouver des vêtements, mais ils ne seront pas taillés pour ton corps, poursuivit-elle avec un bref coup d’œil pour leurs corps soudain bien proches.

    Elle approcha plus encore son visage.

    - Et je pourrais t’accompagner au-delà des ténèbres. Si tu le désires, Maître.


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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Jeu 15 Juin 2017 05:06 
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Encore noir

La jeune bansidhe pencha la tête l’air réflexive pour s’étonner de ses propos avec une candeur presque trop innocente. En réalité, elle se moquait de ses croyances. Pour elle les dieux ne représentaient rien. Il y avait la vénérable et elle seule. Cette remarque anodine, quelle lâcha sans aucune réflexion, bouscula Meraxès dans les fondements même sa pensée.

Le guérisseur croyait en l’existence des dieux et en leur toute puissance. Il haïssait leur retrait du monde et cette inaction qui en découlait. Il les accusait d’ingérence. Il jalousait leurs pouvoirs. Leur absence était son obsession. Il pensait désirer un monde sans dieux. Pourtant, paradoxalement, il se réjouissait d’apprendre qu’ici, les dieux morts avaient encore un rôle à jouer.

Il comprit alors qu’il ne désirait pas d’un monde sans dieux. Il rêvait de leur retour. Il souhaitait les voir déambuler dans les rues, distiller la bonne parole, diriger les peuples et secouer le monde de leurs querelles…

Il était redevenu cet orphelin, mais cela ne dura qu’une fraction de seconde.

Il s’approcha ensuite de Deidre pour saisir délicatement son visage entre ses doigts. Elle ne résista pas et répondit de cette même lueur de défit dans son regard. Elle jouait encore. Elle accueillit ses demandes avec attention, en précisant qu’elles n’avaient pas de vêtements taillés pour lui, pour ensuite augmenter l’intimité qui les unissaient, proposant de l’accompagner elle-même hors des ténèbres.

Un violent désir assaillit l’elfe lorsque les lèvres de la bansidhes s’entrouvrirent. Il ressentait le grain de sa voix contre sa peau. Il fut un premier temps désemparé, gagné par la candeur religieuse, avant de froncer les sourcils et s’abattre sur la bansidhe. Il la fit chavirer en arrière pour répondre l’air sournois.

« Alors tu me mèneras là-haut. Cependant ne soit pas naïve, le soleil brille entre les arbres, mais là où la forêt est trop dense, une obscurité bien plus profonde règne au dehors. Je n’en sors pas. Je pars me plonger dans les ténèbres. Soit en bien certaine. »

Puis il se dégagea et l’observa impassible de toute sa hauteur, pour ajouter :

« Je me passerai de nouveaux vêtements. Veille simplement à me fournir assez de vivre. »


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Des voix derrière le mur

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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Dim 18 Juin 2017 22:45 
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Ses questions, manifestement fondées, avaient été parfaitement entendues par l'elfe. Cette dernière, non sans faire comprendre d'un signe qu'elle ne l'ignorait pas, s'intéressait davantage à ses confrères qui faisaient d'une guérison un petit spectacle amusant. Le claquement de l'épaule du blessé résonnait dans l'immensité de la pièce, tirant un sourire sur les lèvres de son camarade. Ce dernier, ne pouvant retenir un pic amical envers Uilnor, rappelait l'unité qui liait les elfes entre eux. Si la douleur s'entendait dans le grincement de dents mêlé à son rire, l'elfe à la chevelure blonde renchérissait la donne d'une boutade qui amusait Serindë l'observatrice. Voulu ou non, le petit jeu entre les deux compères avait calmer les inquiétudes du groupe dans ce lieu d'inconnus et de mystères.

Enfin, Serindë se tournait vers Kalas pour lui fournir toutes les informations voulues. Elle mentionnait le langage des nains, une race qui ne faisait pas partie du lexique habituel du jeune homme. Le terme le renvoyait vers les Thorkins, une race légendaire de petits-êtres presque disparue sur Yuimen et visiblement totalement éteinte sur Elysian. Après quelques explications sur la nature de l'endroit, elle revenait sur la relique en son centre, sujette à de plus amples histoires. Religion, haine culturelle et conflits des temps anciens, Serindë semblait très renseignée sur le sujet. Le jeune Shaman assimilait toutes ses réponses sans en perdre une miette, se gardant de réagir à la déception de ne pas connaître un moyen de sortir d'ici.

"Nous voilà donc bloqués ici, dans une salle cérémonial qui a toutes les chances de devenir notre tombeau... Soit. j'imagine qu'il va falloir s'intéresser à nouveau à ce bouclier, s'il en est."

Le pas prudent, l'homme-loup s'approchait de la relique qui dormait toujours sur son piédestal. Il ne savait dire pourquoi, mais le chef-d'oeuvre d'artisanat semblait gagner en luminosité à mesure de son avancée, comme s'il réagissait à son approche. Faisant peu fit de ce phénomène et agacé de toujours devoir tout prendre avec des pincettes, Kalas assurait son pas jusqu'au bouclier et s'en emparait à deux mains en le détachant de son autel. Désormais, il allait devoir faire face à l'inattendu.

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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Mar 27 Juin 2017 14:47 
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Tréfonds d'Ætelrhyt – Rthraron

    Deirdre le regarda de toute l’intensité de ses yeux dont le vert si clair virait sur le jaune et finit par acquiescer.

    - Il en sera fait selon tes désirs, Maître.

    Plus tard, ils furent prêts à partir. Deirdre vint chercher Meraxès, le visage de nouveau aussi inexpressif que le marbre, et avait apporté avec elles ce qu’il avait exigé. Lorsque tout fut finalisé, la bansidhe l’invita à la suivre dans les couloirs si étrangement vides de Rthraron et Meraxès, alors qu’ils progressaient durant des heures, put se rendre compte de la taille colossale de cette cité construite sous terre, de la puissance qui avait dû être utilisée afin de rendre les lieux vivables et habitables pour qu’au final son peuple soit entièrement détruit.

    Plus ils s’éloignaient, plus il devenait évident que les lieux n’étaient plus sous le contrôle des bansidhes et que d’autres choses se tapissaient dans les ombres. La poussière, l’humidité s’accumulaient, et bientôt ils virent leurs premiers cadavres. Il ne s’agissait plus que d’ossements recouverts de toiles d’araignées, dans des positions rendues grotesques pas la mort. La plupart étaient encore vêtu des lambeaux des vêtements qui les avaient vêtus à l’instant de leur mort et qui n’avaient pas survécu au temps qui passait. Les squelettes étaient tous petits, de la taille de nains. Deirdre ne commenta pas le sinistre spectacle et continua à avancer, la tête haute.

    Soudain, alors qu’ils avaient déjà quitté depuis plusieurs heures les parties habitées de la cité, ils entendirent soudain un cri de douleur bientôt suivi de voix étouffées. Les bruits provenaient d’un pan du mur dans le grand couloir de pierre. Si les voix semblaient calmes, malgré le cri, il était impossible d’en comprendre le sens tant elles étaient étouffées par la pierre.


Tréfonds d’Aetelrhyt – L’Antre


    Le bouclier se mit à briller de plus en plus vivement alors que les mains de Kalas s’approchaient de lui pour atteindre une lumière aveuglante lorsqu’il le toucha. Cette lumière persista quelques secondes avant de décroitre lentement. Le bouclier, quant à lui, était légèrement chaud entre les mains de l’homme-loup et semblait palpiter légèrement. A présent qu’il l’avait entre les mains, le shaman pouvait sentir que le bouclier était à sa place, presque comme s’il l’avait reconnu. Il sentait que l’effigie représentée sur le coquillage veillait à présent sur lui.

    Les elfes le regardaient avec stupéfaction et Cyrialle se rapprocha de lui avec un sourire, posant une main sur son bras en disant :

    - Tu es plein de surprises, homme-loup.

    Soudain, pourtant, tous les elfes, à l’exception de Cyrialle et de Faoil, penchèrent la tête sur le côté et regardèrent autour d’eux, comme s’ils avaient entendu un bruit. Et en effet, ce fut Uilnor qui ouvrit la bouche pour dire :

    - J’ai cru entendre des bruits de pas.

    Saedhon, qui était plus prêt de l’un des murs, s’en approcha et colla sa tête contre la paroi.

    - Je crois que ça vient d’ici.

    Il n’y avait là rien d’autre qu’un mur de pierre que rien ne changeait du reste, si ce n’était qu’il n’était pas ornementé comme le reste de la salle, simplement fait de pierres empilées les unes sur les autres.


[Meraxès – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (départ) ;
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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Mer 28 Juin 2017 18:23 
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Ne soit pas naïve

Surprise par le revirement du comportement de Meraxès, qui avait basculé d’une candeur indécise à une fougue autoritaire, Deirdre l’observait intensément de ses prunelles herbacées, prostrée sur ses positions. Il avait enfin réussi à la décontenancer. Ce n’était certes qu’un détail, un instant rapide, juste assez bref pour lui laisser le temps de faire trois pas. Rien de visible, puisqu’elle ne laissait rien transparaître, la bouche entrouverte. Pourtant, la situation tirait toute son éloquence de ce simple silence.

Se laisser aller au jeu de la séduction lui était plaisant. Plus qu’il ne se le figurait lui-même. Jamais il n’avait connu cela : l’aspiration suffocante de l’attente à jamais satisfaite du prochain mot, du prochain signe, à la proximité réciproque des désirs suspendant le temps dans notre mémoire devenue rémanente, douloureuse, décisionnelle… Cependant cela induisait une notion de contrôle, de perte de pouvoir. Il ne se sentait plus lui-même et à juste raison. Elle prenait peu à peu possession de lui.

Elle finit par accéder à sa demande avec la servitude de son rang. Meraxès s’inclina selon l’usage incombé, le regard vitreux et ailleurs. Ce moment lui était pénible. Deirdre n’ajouta rien et cela lui fut salvateur. Les portes de l’indicible s’étaient entrouvertes. Un divin potentiel, source de son mal, venait de poser un pied sur cette terre. Dans cet abîme d’affliction, inestimable, s’il eut été contraint de lever les yeux, elle ne se serait jamais relevée.


Plus tard dans la journée, alors que Meraxès patientait aux alentours de la salle du trône, on fit lui fit signe que les préparatifs étaient prêts. Deirdre vint alors à sa rencontre, le visage interdit, pour lui remettre les denrées réclamées. Il les attrapa, la main presque fébrile.

« Je te remercie pour ton dévouement. Pardonne-moi d’avoir été désagréable, je suppose que ce départ me rend anxieux. Probablement détestable. »

La bansidhe restait insondable et l’invita à le suivre dans le dédale. Au fur et à mesure de leur marche, il réalisa qu’une distance s’était installée entre eux qui furent si proches il y a peu. Mais il réalisa surtout que la distance qu’ils parcouraient dans la cité souterraine grandissait encore et encore, au fil de longues minutes, empreintes d’une patience longiligne, qui s’amenuisait, jusqu’à rompre sous l’aberration.

Ils marchaient dans Rthranon depuis des heures. Les dimensions de la cité étaient proprement ahurissantes, colossales. Ils avaient traversé un nombre incalculable de salles, de halls, de couloirs et de boudoirs ravagés par le temps. Des coins entiers n’étaient plus éclairés. Les grandes arches entrecroisées entre les piliers apparaissaient progressivement à la lueur de la torche et se perdaient progressivement dans l’obscurité d’un dédale sans fin. Les ombres étaient parfois si denses, les salles si immenses, qu’aucune paroi n’était visible lors de leur traversée. Des statues sublimes témoignaient de cette gloire passée, de la force brute, presque tellurique qu’il eut fallu aux nains pour construire cette cité. Rthranon s’était surement agrandi sur plusieurs siècles, connut de nombreuses dynasties, pour enfin sombrer dans l’oubli…

Bientôt ils aboutirent dans des salles plus inhospitalières encore, juchées des corps des nains, desséchés et recouverts de toiles d’araignées. Meraxès observa les restes des glorieux créateurs de cette architecture qui leur survivait. Ils étaient délaissés au milieu de la rue, dans des positions trainantes, parfois suppliantes, ce qui ne supposait pas une mort naturelle. Quelque chose les avait éradiqués et ce quelque chose pourrait très bien être encore présent. Il repensa alors à l’immense créature de flamme qu’il avait défié sur le pont surplombant le gouffre. Un frisson de fascination le parcourut.

Deirdre ignora simplement les ossements éparpillés. Elle marchait à son rythme, sans empressement. Elle s’insérait dans un défilé dont la hauteur se perdait dans l’obscurité, quand un écho à peine perceptible chatouilla Meraxès. Il était resté sur ses gardes depuis les macabres découvertes, doutant progressivement de sa sécurité. Le son, l’impression, se reproduisit.

« Deidre ! » souffla-t-il d’une voix assez étalée pour intimer la discrétion.

Elle se retourna et il lui fit signe de s’arrêter de la main. Alors un cri de douleur résonna distinctement. Meraxès fit plusieurs pas en avant et vinrent des voix, une discussion qui lui parvenait étouffée à travers le mur. Elle semblait étrangement calme en comparaison du cri de détresse qui leur était parvenu. Il ne put pas comprendre la conversation, déchiffrer ne serait-ce qu’un mot, tant elle était ténue à travers la pierre. Il ne pouvait aussi déterminer s’il s’agissait d’hommes ou de femmes.

« Tu l’entends aussi ? » chuchota-t-il, « Il y a des voix derrière le mur. Plusieurs personnes discutent… Que faisons-nous ? Ça pourrait être des gobelins selon toi ? »

Cette situation doublée de la promiscuité qui les unissait dans ce trajet ne le rassurait pas. Il voulut dans un premier temps poursuivre rapidement la route. Il était fortement probable qu’il s’agit de gobelins. Il avait lu de nombreux manuscrits à ce sujet. Beaucoup de peaux vertes vivaient en sociétés autarciques dans les entrailles de la terre. Coupées du monde. Elles menaient leurs guerres entre elles et s’assuraient d’éliminer farouchement tous les étrangers qui emprunteraient leur territoire afin de préserver une existence secrète. Il l’avait lu. Les peaux vertes vivaient en sociétés soudées et primitives. Elles comptaient généralement sur le nombre. S’ils en croisaient ce serait par dizaines, probablement par centaines. Enfin, sur Yuimen… mais c’était aussi probablement le cas pour Elysian.

Cependant il tendit progressivement vers la curiosité. Et si ce n’était pas des gobelins ? Il était ici pour trouver des renseignements. Il était de plus en plus intrigué. La possibilité d’espionner n’avait rien de négligeable, et quand bien même ils tomberaient nez à nez avec une armée de gobelins, il pourrait les repousser avec un sort d’éblouissement. Trop habituées à l’obscurité latente, les peaux vertes ont évolué vers une vision nocturne, devenue une faiblesse exploitable…

« Allons essayer de trouver une fente dans le mur, une ouverture, ou un passage pour déterminer à qui nous avons affaire. Essaye d’être discrète et prépare ton arc. Je passe devant. »

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1000 mots


Un loup

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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Lun 17 Juil 2017 21:18 
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Durant une fraction de seconde, le cœur du Shaman manquait de le lâcher. S'il s'attendait à des représailles face au sacrilège qu'il commettait, la pression était à son comble alors que le bouclier s'élevait dans les airs, fermement maintenu entre les mains de Kalas. La lumière qui s'en dégageait l'éblouissait quelque peu, l'obligeant à raffermir sa prise et ne compter que sur son sens du toucher. Un silence total, quelques tremblements inquiets et une goutte de sueur le long du front plus tard, rien ne se passait. Le jeune homme laissait quelques secondes s'écouler, semblables à des heures tant son courage venait de le quitter. Et pourtant, rien.

"...Tout va bien ?"

Tout en clignant des yeux pour dégager la sueur sur ses cils, le Shaman abaissait progressivement le bouclier jusqu'au niveau du torse, toujours persuadé d'un quelconque contrecoup. La vive lumière perdait en intensité pour finalement s'éteindre comme la flamme d'une bougie, conservant cependant une douce et agréable chaleur au creux de ses mains. Particulièrement sensitif après une telle frayeur, Kalas sentait l'objet palpiter légèrement, présumant la présence d'une Magie inconnue en son sein. Il fallut cependant l'intervention de Cyrialle pour permettre au Shaman de se calmer. Sa délicate approche et son sourire agréable s'accompagnait de sa voix de miel alors qu'elle posait sa main sur le bras du jeune homme pour le rassurer. Quittant sa nouvelle acquisition des yeux pour les porter jusqu'à la belle guerrière, Kalas esquissait un sourire nerveux, mais néanmoins sincère en guise de réponse. Au même moment, son ouïe lui permettait d'entre des sons lointains, atténués par les murs de pierre qui l'entourait. Un coup d'oeil suffisait à lui indiquer qu'il n'était pas seul à l'avoir entendu et rapidement, tous se mirent aux aguets. Alors qu'il jetait un dernier regard au bouclier azuré, l'effigie de la femme sur son tranchant l'apaisait sans même comprendre pourquoi. Finalement, il décidait de le garder en main et de ranger sa rondache dans son dos, là où elle ne le gênerait pas.

Uilnor, attentif comme une bête en pleine chasse, confirmait les craintes de tous. Quelque chose venait d'attirer l'attention de tous les membres de l'expédition derrière un pan de mur. Saedhon, proche de la source du bruit, posait son oreille pour définir la distance qui les en séparaient. Sa voix sonnait comme le glas alors qu'il confirmait l'origine, amenant tout le groupe à se tenir prudent. La tension à son comble, Kalas serrait fermement la poignée du bouclier, s'habituant déjà à sa présence. La main libre de jeter le moindre sort, il posait son regard de bête sur le mur concerné et jouait de son ouïe surhumaine pour capter de nouveaux sons inconnus. Dans un murmure, sa voix était entendue de tous, leurs oreilles à l'affut.

"Éloignez-vous du mur et préparez-vous au pire."

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(((500 mots)))

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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Sam 29 Juil 2017 12:12 
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Tréfonds d'Ætelrhyt – Rthraron

    Dreidre secoua la tête à la question de Meraxès :

    - Des gobelins ? J’ignore de quoi il s’agit. Je n’ai jamais été dans ces lieux, on dit qu’ils sont habités par les fantômes des nains morts sous terre.

    Après une recherche attentive, Meraxès parvint à trouver une légère fente par laquelle il pouvait apercevoir ce qui se passait dans la salle d’à côté. Entrapercevoir serait peut-être un meilleur terme car le mur était épais et la fente bien petite. Malgré tout, il put apercevoir un groupe d’elfes accompagnés d’un humain ressemblant étonnement à Kalas. Ils regardaient dans sa direction, prêts au combat. Cependant ils ne semblaient pas l’avoir aperçu au travers de cette petite fente.


Tréfonds d’Aetelrhyt – L’Antre

    Tous les elfes et la lutine se préparèrent au combat, et ils purent encore entendre des voix, mais celles-ci finirent par disparaître. Aucune attaque ne se fit connaître, si ce n’est le calme oppressant des lieux.


[Meraxès – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (recherche), 1 (longueur) ;
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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Ven 4 Aoû 2017 16:09 
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Des voix derrière le mur

Les échos de voix de l’autre côté du mur s’étaient tus. Meraxès craignait que leur bref échange eût aussi été entendu. Les sons portaient et résonnaient dans ces salles souterraines avec une dérangeante limpidité et peut-être avaient-ils déjà été repérés.

Deirdre secouait la tête à ses suppositions, elle ignorait ce qu’était un gobelin. Meraxès ne sut si c’était une bonne chose, soit les gobelins n’existaient pas en Elysian, soit la jeune bansidhe ignorait réellement tout du monde… Elle disait d’ailleurs ne pas connaitre cette portion de la ville, dont il était dit qu’elle était hantée par les esprits des nains.

Les histoires de fantômes n’effrayaient guère l’elfe, beaucoup moins lorsque la possibilité de rencontrer une horde de peaux vertes avait autant de risque d’arriver. Il s’approcha encore un peu plus d’elle, jusqu’à souffler sur sa nuque, tout en restant alerte sur les alentours.

« Les gobelins sont des parents des garzokes, des peaux vertes, plus stupides et brutaux encore. Ils vivent généralement sous terre, en colonies, où ils s’y reproduisent de manière déraisonnable. Ils ne sèment pas, ils n’aiment personne et ils se contentent de prendre ce qu’ils ne peuvent pas produire eux-même. De ce fait, ils sont la hantise des nations naines et la vision d’un déclin aussi subit, d’une cité aussi puissante, n’augure rien de bon. Espérons seulement que mes craintes sont trompeuses. »

Il scruta ensuite l’obscurité au-delà de la lueur de la torche, se demandant ce qui pouvait bien attendre dans l’ombre.

« Il serait plus prudent d’éteindre notre lumière. Autant hurler que nous sommes ici, cela reviendrait au même. D’autant que pour tirer à l’arc, une seule main libre ne suffira pas. Tiens-toi prête, si quelque chose surgit de l’ombre, ferme momentanément les yeux que je réplique avec un sort d’aveuglement, tu auras ensuite des cibles faciles. »

Deirdre acquiesça d’un signe de tête et posa la torche sur le sol. Ils l’étouffèrent à tâtons sous leurs semelles. Une fois éteinte, les ténèbres se refermèrent sur eux. Les yeux de l’elfe mirent quelque temps à s’habituer à l’obscurité, presque totale, mais il parvint à se repérer. Restait ce « presque », qu’il ne parvenait pas à s’expliquer.
Ils avancèrent le long de la paroi sur quelques mètres, lorsqu’une lumière vacillante leur parvint. Elle sortait timidement du mur, en un faisceau, et sa teinte orangée sous-entendait la présence d’un feu. Cela n’avait rien de surprenant, la lave irriguait une majeure partie de la cité, mais cela valait le coup de s’y attarder, car elle donnait justement sur l’endroit supposé où étaient parvenus les voix. Une brèche profonde, aussi large que le mur, mais trop étroite pour s’y insérer, donnait sur l’autre côté. Meraxès y plongea le regard pour découvrir avec stupéfaction des silhouettes sur leurs gardes. Leurs armes étaient sorties du fourreau, ou s’y apprêtaient, en scintillant distinctement. Il reconnut alors la morphologie des elfes.

« Ce sont des elfes… » chuchota-t-il.

Ils regardaient majoritairement dans leur direction, signe qu’ils avaient eux aussi entendu quelque chose.

« …et je crois qu’ils nous ont aussi entendus. Oh, mais attend ! »

Il ne put contenir sa surprise, si bien que son intonation parvint, incompréhensiblement, mais parvint quand même, jusqu’à l’autre côté. Au centre du groupe d’elfe aux aguets, un personnage ne lui était pas inconnu : Kalas se tenait parmi eux.

Il se détourna pour s’appuyer dos au mur, en adressant un regard à Deirdre qui l’observait avec interrogation.

« Je reconnais l’un d’eux. C’est Kalas, l’homme-loup, qui vient aussi de monde. Je n’ai pas voyagé longtemps avec lui, mais je suis catégorique. Je pense que nous n’avons rien à craindre. C’est un homme bon. »

Il se remémora alors le dernier souvenir qu’il avait de lui, lorsqu’il avait chuté dans le ravin et qu’avec une ultime tentative, l’homme loup avait dressé un pont de pierre pour tenter de le retenir. La tentative avait été vaine, vraiment futile, mais Meraxès eût put esquisser un dernier sourire avant de disparaître dans l’abîme. Pour cela, il lui devait au moins reconnaissance.

« Ce sont des alliés, nous pouvons nous manifester. »

Il hésita cependant un instant. Il était venu dans ce pays pour rencontrer les elfes, mais une fois le moment venu, une appréhension le gagna. Il allait enfin rencontrer un peuple, certes ce n’était pas le peuple, mais de ceux qui l’avaient abandonné lorsqu’il était nourrisson… et qui avaient fait de lui un orphelin. Il avait développé une rancune envers ses semblables, plus grande encore qu’envers toutes les autres peuplades. Il avait grandi parmi les hommes et il les méprisait pour leur insignifiance, il rebutait les nains pour leur soif absurde de richesse et les peaux vertes pour leur stupidité commune et très largement admise (quoiqu’il affectionnait leur propension à la violence et au chaos), mais les elfes… eux, ceux qui l’avaient rejeté, il leur vouait une haine particulière. Toute son existence était vouée à les exécrer.

Il ravala cependant son affectation, ce dégout profond, qui était en réalité une peur viscérale de se retrouver en présence de ses congénères, pour reprendre un peu de contenance. Il se concentra sur ses fluides et progressivement, il s’entoura d’un muutos de lumière aux fluctuations harmonieuses. Il eut une brève pensée pour son compagnon Tartuffe, en se surprenant de l’avoir déjà oublié, mais avec davantage de regret pour ne pas avoir pu mettre la main sur son pendentif, que pour sa mort.

(Voyons voir ce que Kalas vient faire dans un endroit aussi inhospitalier.)

Il se plaça alors devant la brèche, de manière à être vu, mais aussi à propager sa lumière de l’autre côté, pour enfin prendre la parole, cette fois-ci d’une voix haute, grave et pourtant chaleureuse.

« Un loup se serait-il perdu dans les profondeurs de la terre ? Qu’est-ce qui t’amènes ici, dans la cité de Rthranon, mon bon Kalas ? En tout cas je constate que tu as bien rencontré les elfes et je suis heureux de te savoir toujours en vie ; la lutine paraissait fort peu commode. »


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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Mer 9 Aoû 2017 10:18 
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Le silence qui régnait dans la pièce cérémonial se tut à un tel point que l'homme-loup sentait ses oreilles vriller d'un étrange ultrason. Kalas mettait la faute sur le glissement des lames hors de leurs fourreaux, bien trop sensible aux sons inaudibles pour l'oreille humaine. Si la situation portait à paniquer ou du moins s'inquiéter, le Shaman se fiait aux ondes positives de sa nouvelle trouvaille, baignant son porteur du même calme que les Golems de Barkhane. Au même moment, le son d'une voix familière rebondissait d'écho contre les murs.

« Un loup se serait-il perdu dans les profondeurs de la terre ? Qu’est-ce qui t’amènes ici, dans la cité de Rthranon, mon bon Kalas ? En tout cas je constate que tu as bien rencontré les elfes et je suis heureux de te savoir toujours en vie ; la lutine paraissait fort peu commode. »

Presque instantanément, l'homme-loup se figeait, incapable de savoir comment réagir. Sans y réfléchir longtemps, il savait que ces lieux lui avait déjà enlevé un proche, une personne originaire des terres de Yuimen. Cependant, sa surprise s'échappait de ses lèvres, incapables de retenir un balbutiement.

"Je... Que-Qui-est-ce ?!"

Le nom de son compagnon de voyage lui revint soudainement en tête, visualisant son portrait et accentuant sa surprise et sa joie.

"MERAXES ?! C'est vous ?! Vous êtes en vie ?!"

Son regard se perdait sur les murs adjacents, incapable de savoir où poser son regard.

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(250 mots environ)

(Les dialogues, c'est difficile. Faudrait un chat.)

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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Dim 13 Aoû 2017 02:54 
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À travers la fente, dans l’épaisse paroi de pierre, Kalas se figea à l’écoute de son prénom, tétanisé de surprise. Il ne l’avait pas encore aperçu malgré la lumière et il tournait la tête dans tous les sens pour tenter de voir celui qui l’apostrophait. Meraxès ne put retenir un sourire amusé en achevant sa tirade. Kalas reconnut cependant sa voix et il lui demanda si c’était bien lui, s’il était encore en vie.

« C’est bien moi, Meraxès. Ça va faire un jour, ou deux – difficile à dire sans soleil – depuis notre séparation. »

Son interlocuteur le cherchait toujours. Il prit donc le temps de remonter la manche de sa robe pour révéler son avant-bras et ainsi propager davantage de lumière de son muutos. Il passa sa main dans embrassure et il accentua brièvement son aura pour attirer son regard.

« Je suis ici. »

Les elfes qui l’accompagnaient observaient l’apparition avec méfiance. Une fois l’attention de l’homme loup capté, il lui fit signe d’approcher.

« Par chance, j’ai survécu à la chute dans le ravin. Il s’en est fallu de peu. Tartuffe aussi avait eu de la chance… enfin… Après notre séparation, nous étions coincés et nous n’avions pas d’autre choix que de nous engager dans une caverne. Dans les profondeurs, nous avons trouvé l’entrée scellée de la cité de Rthranon, mais aussi, éveillé une créature ancestrale. Une monstruosité faite de flammes… Notre ami Tartuffe n’a malheureusement pas survécu. »

Il marqua un léger temps pour feindre l’émotion avant de retirer son bras. La disparition de son compagnon de voyage ne l’attristait pas vraiment. Il ne l’avait jamais vraiment apprécié et cela s’était aggravé, puisqu’ils avaient failli s'entretuer. Pourtant, même après ce terrible accrochage, le hobbit n’avait pas hésité un seul instant à sacrifier sa vie pour lui ; et le souvenir du pardon et de la bienveillance sur son visage, avant qu’il ne se tourne pour affronter la créature, restait gravé en lui et lui laissait une étrange impression. Il l'appréciait, peut-être, finalement...

« Il est tombé face à l'ennemi. N’espérez pas le revoir un jour. Mais sachez qu’il a fait preuve d’une grande bravoure, puisqu’il a affronté et sans aucune peur, une créature faisant une dizaine de fois sa taille, tout juste sortie d’un bain de lave. C’était… prodigieux et je lui dois la vie. »

(S’il n’avait pas gagné assez de temps, je n’aurais pas pu résoudre l’énigme…)


« Après cela, j’ai rencontré le peuple des bansidhes, des femmes cornues qui ont fui l’engeance de la forêt et qui m’ont accueilli depuis lors. L’une d’elles me guide d’ailleurs vers la surface. Je te présente Deirdre. » dit-il sans réellement savoir s’il la voyait ou non.

« Et toi ? Qu’est-ce que tu viens faire dans un endroit comme celui-ci ? Tu cherches quelque chose ? »

En y réfléchissant, il se demandait ce qu’il faisait accompagné d’une troupe d’elfes. L'endroit était désert, il n’y avait rien. Ils n’avaient pas rencontré âme qui vive depuis leur départ de la portion occupée par les bansidhes et ce constat l’arrangeait, il n’avait clairement pas l’envie de rencontrer les créatures rampantes, grouillantes, qui fourmilles sous terre. Cependant les elfes avaient l’air armés et organisés. Cela signifiait que Kalas menait un corps expéditionnaire.


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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Mar 15 Aoû 2017 01:47 
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L'esprit de l'homme-loup devenait blanc tandis qu'une évidence se dessinait peu à peu à chacun de ses sens. L'un de ses compagnons de voyage, malencontreusement disparu après une chute jugée mortelle, venait de s'adresser à lui à travers un épais mur de pierre. Oubliant presque le décor et son entourage, Kalas cherchait toujours une nouvelle preuve, un moyen de confirmer l'unique pensée qui lui envahissait le crâne. La voix de Meraxès résonnait à nouveau de nulle part, tirant un large sourire au Shaman à mesure que l'ancien disparu écoulait ses mots. Confirmant leur dernière rencontre, l'elfe blanc donnait un nouveau signe de vie en laissant son bras dépasser d'un renfoncement, confirmant son identité par la visualisation de son Muutos lumineux à travers sa peau. Les yeux de loup de Kalas fixaient presque instantanément le signal accompagné d'un nouvel appel et ce dernier s'approchait en jaugeant le sol certainement instable jusqu'à lui.

"Meraxès ! Je n'y crois pas ! Vous êtes vivant ! Haha, c'est formidable !"

Kalas laissait le trop plein d'adrénaline déborder sous la forme d'une joie incontrôlable, fixant le bras lumineux sans pouvoir en détacher le regard. L'espace d'un instant, le jeune homme se sentait comme un insecte, irrémédiablement attiré par la lumière. C'est l'inaudible incompréhension des elfes qui le sortait de sa transe, comprenant rapidement l'étrangeté de la situation à laquelle ils assistaient. Alors qu'il s'apprêtait à héler Faoil pour lui demander de fouiller dans ses souvenirs, la voix de Méraxès commençait à narrer les derniers événements vécus depuis sa chute supposée mortelle depuis le pont en ruine. C'est ainsi que le Shaman eu vent de la disparition définitive de Tartuffe, le Sinari fanatique de Rana et originaire de Dehant, la ville qui l'avait vu grandir. Un court travail mentale était nécessaire au jeune homme pour se remémorer l'exactitude de ce personnage haut en couleur et étrangement attachant. Kalas se souvenait finalement de lui comme d'un homme en proie à de nombreux doutes et sujet à des crises de panique assez fréquentes. Cependant, ses origines et son comportement de bon vivant avaient sus attendrir le cœur de l'homme-loup qui voyait en lui un souvenir matérialisé de sa vie sur Yuimen. Quoi qu'il en soit, Kalas s'était perdu trop longtemps dans ses pensées pour réagir sur la mort héroïque du Sinari et se contenta d'éteindre la joie des retrouvailles sur son visage. Finalement, Meraxès retirait son bras de l'embrasement et rendait un dernier hommage à son compagnon d'infortune, soulignant une nouvelle fois son décès.

Pendant ce temps, l'oreille du Shaman captait un son non loin de son ami elfe, comme une respiration qui n'était pas la sienne. Il entendait également un cœur battant, sujet à une situation inconfortable et le bruissement de l'air dans un couloir. La voix de Méraxès reprenait toute son attention, davantage encore en percevant l'importance de ces dernières révélations. Le nom des Bansidhes avalait presque toutes les autres pensées de Kalas qui tournait la tête vers ses compagnons en écarquillant les yeux d'une stupeur non dissimulée.

"Que-Je-QUOI ? Vous êtes aux côtés d'une Bansidhe ?!"

Habité d'un mélange d'empressement et de panique, l'homme-loup fouillait dans sa sacoche en débitant un flot de paroles plutôt difficile à suivre sans une certaine attention.

"Nous avons découverts des lits de camps abandonnés et un genre d'autel dans une grotte anciennement habitée par les Bansidhes ! Une fresque y narrait l'origine de leur exil par une entité malfaisante qui massacrait leur peuple ! D'étranges créatures y menaient des rites sacrificiels qui arrachaient... je ne sais pas, je dirais l'âme d'animaux sacrifiés à leurs corps de chairs ! Nous avons lancés l’assaut qui s'est avéré plus... compliqué que prévu, mais nous avons poursuivis notre expédition plus profondément. C'est finalement une chute qui nous a amené dans cette immense salle cérémonieuse !"

Empoignant une poignée de bijoux ramassés plus tôt dans les appartements abandonnés, Kalas prenait quelques secondes de réflexion sur ce qu'il avait omis de dire.

(Laissons Oslight et Hurlenuit de côté pour le moment. Je m'en occuperais, tôt ou tard. Par moi-même, en tout cas.)

La main pleine, il la glissait dans l'embrasement sans se méfier des irrégularités tranchantes de la roche et oubliant par la même occasion le Muutos qui protégeait son bras.

"Que savez-vous là-dessus, Bansidhe ?! Quelles sont ces créatures et quel est leur intérêt à sacrifier les animaux de la forêt ? Pourquoi vous ont-elles chassées de la forêt ? Je sais qu'elles ont un lien avec ce mal qui ronge Aetelrhyt et ses environs, j'en suis persuadé !"

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(((809 mots)))

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 Sujet du message: Re: Forêt d’Ætelrhyt
MessagePosté: Mar 15 Aoû 2017 21:55 
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Tréfonds d'Ætelrhyt – Rthraron

    Dreidre écouta les propos de Meraxès sur les gobelins et dit :

    - Je n’ai jamais entendu parler de telles créatures.

    Elle écouta ensuite l’échange entre Meraxès et Kalas avec intérêt, mais ne commenta pas. Elle semblait presque mal à l’aise. Ce malaise s’accentua lorsque Kalas s’adressa directement à elle et la bansidhe regarda le repenti avec indécision, comme si elle cherchait son aval, avant de s’approcher du trou. Elle finit par prendre quelques bijoux et les regarda avec révérence avant de s’approcher légèrement du trou. Kalas pu ainsi la voir. Elle était rousse et possédait deux petites cornes tandis que son visage était orné d’yeux jaunes-verts perçants. Il semblait émaner d’elle une certaine jeunesse, presque une innocence. Il y avait une timidité évidente sur son visage lorsqu’elle s’adressa à Kalas.

    Image


    - Ce… c’est à cause de ces créatures que nous nous sommes enfermés au plus profond de la terre et que nous nous sommes scellées à l’intérieur. Les Ancêtres nous ont dit qu’elles sacrifiaient pour faire renaître, mais renaître en vicié, en pourri. Elles nous ont chassé de la forêt parce qu’elles voulaient en prendre possession, elles ne partagent rien.


[Meraxès – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (aparté), 0,5 (retrouvailles), 1,5 (longueur) ;
Kenra – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (aparté), 0,5 (questions), 0,5 (retrouvailles), 1 (longueur)]

_________________
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Une question ? Par ici.
Pour une demande de commentaire, de dirigé,
par là.
Pour une demande d'intervention ou de sévices,
de ce côté.


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