L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Ven 28 Jan 2011 00:43 
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Les choses vont un peu trop vite à mon goût, mais peu importe, il faut se tenir prêt, car la suite risque de ne pas être simple, pas simple du tout. Quatre contre cinq et l'un d'entre nous est déjà blessé: moi. Que dis-je, au vu du coup que vient de se prendre l'elfe, nous sommes désormais deux sur la liste, mais bon pas le temps de rêvasser, il faut réfléchir, vite et bien surtout que la situation n'est pas ...Quoi ?! Mais, non...Voilà ce qui se passe quand on réfléchit trop, qu'on ne fait plus attention. Un sanglier a eu le temps de nous contourner sans que je m'en aperçoive et a chargé. Sa cible: Ezak qui, sous l'impact violent et malgré le poids de son armure a été propulsé à un bon mètre. Il git sur le sol, inconscient. Mais bon sang ! Va-t-on mourir ici? Alors même que nous venons tout juste de partir pour sauver nos vies ? Non, c'est impossible. Dépité et effrayé, je reste là, sans bouger, incapable de faire quoi que ce soit, prêt à me laisser piétiner.

C'est alors que quelque chose d'inattendu arrive. Quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Je ne m'en étais pas rendu compte et je ne sais pas quel miracle cela s'est produit, mais Guasina est parmi nous désormais, et, si l'on en croit le projectile qui vient d'atteindre le sanglier en face d'Aenaria, prête à en découdre. Quel imbécile je suis! J'ai moi même évoqué le fait qu'il fallait essayer de sauver l'île, même si on risquait notre vie, et là, je comptais me laisser mourir, sans rien faire. Hors de question. Le plus important c'est que la lutine semble blessé, que s'est-il passé pendant que je rêvassait ? C'est donc tout naturellement et en faisant attention à tout ce qui se passe autour de moi que je m'approche de Guasina, en courant, pour distancer un peu plus le sanglier qui a percuté Ezak.

"Vous allez bien Dame Guasina ? Besoin d'aide ? je peux vous porter si vous le..."

Interrompu par une douleur lancinante dans les côtes, je ne peux terminer ma phrase et je me mets, pas pur réflexe, une main sur la partie douloureuse de mon torse, comme si Gaïa me permettrait de me soigner de la sorte. Puis-je vraiment passer mon temps à me plaindre, alors que, comme contre les gargouilles, tout le monde risque sa vie ? Les gargouilles, oui, il faut que je retrouve cette sensation, celle qui m'a permis de m'en sortir quelques temps, celle qui m'a permis de toucher ma cible à chaque fois. Oui, je dois trouver la force de me battre, pour rester en vie et préserver celle des autres. Pour revenir auprès de Lily qui m'attend depuis maintenant 24h à l'auberge, oui, je dois me battre. Dans des moments comme ceux là, j'aimerai avoir la folie de Margh, qui, malgré la blessure que lui a infligé Ezak, se bat comme un forcené, jouant du marteau avec force et précision, brisant les cornes du sanglier et probablement ces os.

Prenant mon courage à deux mains et essayant tant bien que mal d'ignorer la douleur qui m'habite, je bande mon arc et respire plus lentement. Je dois me concentrer, être précis. Visant le sanglier responsable de l'état d'Ezak,j'essaye de viser calmement, mais il ne l'entend pas de cette oreille et fonce sur moi. Je n'ai plus le temps, je peux juste espérer que Gaïa guide ma flèche. La corde est lâchée, la flèche fend les air et, par miracle, va se planter dans l'oeil droit de la bête, qui, sous le coup de la surprise et probablement de la douleur, stoppe sa course en hurlant. Bref moment de répit.

((( au départ, il y avait 5 vilains sangliers. Le numéro 1,niveau 10 avec deux cornes en moins et blessé par le minotaure, le numéro2, niveau 6 blessé par la lance de Guasina. Le numéro 3, niveau 6 intact qui a blessé Karz et Aenaria. Le numéro4, niveau 8 intact qui a chargé Guasina. Le numéro 5, niveau 8 blessé par Karz qui a chargé et assommé Ezak)))

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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Ven 28 Jan 2011 18:27 
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La scène qui se déroulait sous mes yeux était irréel ou bien complètement sortie de mon imagination. Je ne pouvais y croire, Guasina venait d’apparaître sur le champ de bataille prête à en découdre avec les sangliers. De l’aide, salvatrice, c’était sur. En tournant la tête, je me rendis compte de la fausseté de mes paroles. Ezak qui n’avait pas vu venir un sanglier dans son dos appris à voler et ce malgré son armure. Il retomba lourdement sur le sol, inconscient. La situation allait grandement se compliquer si notre plus grosse force de frappe nous abandonnait. C’était sans compter Margh qui s’amusait comme un fou avec son sanglier. Il lui avait déjà cassé les cornes et s’appliquait à lui briser tous les os du dos, son adversaire serait bientôt à terre. Note à moi-même ne jamais laisser Margh jouer du marteau sur moi !

Les projectiles de Guasina et Karz avaient atteints leur cibles respectives et aller me permettre de passer à l’action. Si je pouvais éliminer une de ces bestioles, nous serions à 3 contre 4 et donc nous aurions l’avantage. Ma blessure à la jambe allait sérieusement me ralentir dans mes déplacements. C’est alors que la scène pris une tournure tragique, je vis une petite chose voler à travers le décor. Guasina avait été violemment chargé par un des sangliers. Elle retomba sur une pierre qui lui coupa certainement le souffle mais je la vis se relever aussi sec prête à en découdre de nouveau. C’est fou comme les lutins sont courageux dans pareille situation.

Je devais choisir le bon à battre, mais le choix était difficile, ils étaient tous redoutables. Alors que je cherchais une cible à ma prochaine attaque, je vis le sanglier touché par la lance de Guasina se ruer vers cette pauvre Eliss qui se rongeait les sangs à nous voir dans une telle situation. J’avais trouvé ma cible.

- « ELISS FAITES ATTENTION !!! »

Je me mis à courir dans sa direction tout en lui criant dessus pour qu’elle réagisse mais elle était dans un état apathique pour ne pas dire catatonique. Elle allait mourir si je n’arrêtais pas cette bestiole rapidement. Epée brandie, je resserrai ma prise sur mon bouclier et chargeai en direction d’Eliss. Si mes calculs étaient bons, j’arriverais au même moment que le sanglier, la collision serait douloureuse mais que valait-elle à côté de la vie d’une personne. Et la collision arriva ! Le choc fut violent mais j’eus au moins la chance de planter mon épée dans l’abdomen dudit sanglier tout comme lui réussi à planter une de ses cornes dans ma cuisse gauche. Le sang commença à couler le long de ma jambe. J’avais réussi à me protéger le haut du corps avec mon bouclier, les blessures auraient pu être pires. Du pied, je tiens la carcasse qui s’était empalée sur mon épée pour l’en enlever. Le combat n’était pas fini, il fallait que je reparte au bouillon. Eliss était sauve, c’était le plus important.

Plus que 4 à tuer, enfin bientôt 3 avec la puissance destructrice de Margh. Qui l’eut cru !


(((au départ, il y avait 5 vilains sangliers. Le numéro 1, niveau 10 avec deux cornes en moins, presque mort par le minotaure, le numéro2, niveau 6 tué par Aenaria. Le numéro 3, niveau 6 intact qui a blessé Karz et Aenaria. Le numéro4, niveau 8 intact qui a chargé Guasina. Le numéro 5, niveau 8 blessé par Karz qui a chargé et assommé Ezak)))

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Dim 30 Jan 2011 15:21 
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C’est dans le but d’apporter mon aide que j’avais intégré la bataille. Je pensais pouvoir faire ma part et abréger cette lutte sanglante. Mais au lieu de cela, je n’avais réussi qu’à me faire blesser gravement par un sordide monstre affublé d’un nombre incroyables de cornes. Comme une petite sotte sans expérience, je n’avais pas surveillé mes arrières et voilà que maintenant je me trouvais sur le derrière, incapable de me lever et de livrer combat comme il se doit.

En très peu de temps, ma cheville avait doublé de volume et la douleur ne faisait qu’augmenter. J’étais clouée au sol, mais bien déterminée à faire tout de même ma part. Il n’était pas question que je devienne un fardeau pour mes compagnons.

Karz, ayant eu conscience de ma présence à leurs côtés et par le fait même de ma catastrophique chute, s’approcha de moi pour s’informer de mon état. Il n’eut cependant pas le temps de terminer sa phrase que sa propre blessure lui rappela ses propres maux. Le brave homme s’inquiétait pour moi alors que lui-même semblait souffrir le martyre. Je n’eus donc pas le temps de lui répondre, mais dans le cas contraire je lui aurais menti lui affirmant que tout allait bien. Je n’ai pas l’habitude des mensonges, mais il s’agissait d’un cas exceptionnel; il n’était pas question qu’il s’occupe de moi alors que des affreux porcs poilus menaçaient à tout moment de le tuer.

Lorsque le sanglier fonça tête baissée sur l’archer, ce dernier eut l’heureux réflexe de lâcher son trait à temps qui creva le ridicule petit œil droit du cochon sauvage. Ce dernier, en furie, hurla à nous glacer le sang avant d’arrêter brusquement sa course. Pour venir en aide à ce père qui ne devait surtout pas mourir et laisser sa fille orpheline, je visai ce même sanglier dans la froide optique de l’achever.

C’est au moment où j’allais décocher ma flèche que j’entendis une voix de femme, sans doute celle d’Ellis, s’écrier à mon endroit :

« Guasina, à votre droite. »

Obéissant à cet avertissement, je me retournai juste à temps dans la direction indiquée pour voir le gros phacochère, celui-là même qui m’avait fauché un peu plus tôt, accourir à toute vitesse vers moi. Mon arc était bandé, j’eus à peine le temps de lâcher ma corde et laisser filer mes deux flèches du même coup. Si Eliss ne m’avait pas prévenu, ou si j’avais réagi trop tard, ce n’est pas que les os de ma cheville qui seraient brisés, mais ceux de mon corps tout entier.

Toujours est-il que mes deux carreaux se fichèrent dans le groin de la bête en colère. Déstabilisée par ce tir et la respiration rendue difficile par l’obstacle obstruant son museau, elle tituba un peu, modifiant involontairement sa trajectoire, me sauvant ainsi d’un écrasement fatal. Sans quitter ma cible de vue, j’armai de nouveau mon arc d’une seule flèche cette fois et dans l’intention de lui tirer en plein cœur, la proximité aidant. Mon tir fit mouche, mais la bête continua son trot un petit moment avant de choir juste une centaine de pas plus loin. Encore vivante, mais à l’agonie, elle renâclait bruyamment.

À quatre pattes, je me rendis jusqu’à elle. Imprudente, je m’approchai trop près de sa patte avant. Résultat, je reçus un violent coup de sabot dans le ventre.

De nouveau sur mon arrière train, je repris mon souffle et m’accordai quelques secondes pour récupérer. Heureusement, ma cuirasse de fourmillon m’avait protégée des lacérations, je m’en sortis donc sans blessure apparente sinon un intense maux de ventre.

Blessée à deux endroits, mais déterminée plus que jamais d’en finir avec ce colosse quadrupède, j’atteignis son cou. Une fois là, sans scrupule, c’est à coups répétés d’aiguilles à tricoter que je l’achevai. Le porc poilu émit un râle à peine audible avant de rendre l’âme.

À la hâte, malgré mon handicap à la cheville, je ramassai mes projectiles et me hissai, comme je pus, sur le dos de l’animal. Ainsi perchée, je vis le minotaure écraser la tête du plus gros de nos adversaires avec son puissant marteau. L'animal s’écroula au sol sans demander son reste.


(((au départ, il y avait 5 vilains sangliers. Le numéro 1, niveau 10 avec deux cornes en moins, la crâne fracassé, tué par le minotaure, le numéro2, niveau 6 tué par Aenaria. Le numéro 3, niveau 6 intact qui a blessé Karz et Aenaria. Le numéro4, niveau 8 Mort par CC double tir, suivie de CC droit au coeur par Guasina. Le numéro 5, niveau 8 blessé par Karz qui a chargé et assommé Ezak.
En résumé: 3 morts, 1 blessé, 1 intact)))

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Dernière édition par Guasina le Lun 4 Avr 2011 22:19, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Dim 6 Fév 2011 21:27 
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Pendant que je sauvais la vie d’Eliss qui me remercia d’un simple regard, je pus entrevoir l’acte héroïque de Guasina qui venait de mettre à bas le sanglier qui l’avait chargé un peu plus tôt dans ce terrible combat. Margh avait fini son travail en tuant son adversaire d’un violent coup de marteau sur la tête. En comptant bien, nous étions maintenant largement en surnombre. Margh avait apparemment souffert de son combat car il posa son arme à terre et prit un bon moment pour reprendre son souffle.

Il était maintenant temps de mettre un terme à ce combat qui avait déjà trop duré et fait trop de dégâts parmi nous. Je me relevai et entendis un bruit lointain de pied qui laboure la terre. Un sanglier s’apprêtait à me charger pour me blesser. J’avais eu mon lot de blessures pour la journée. Il était hors de question que je me fasse encore taper dessus. Je me retournai avec hâte pour identifier la bestiole qui voulait ma peau.

Il ne me fallut pas plus d’une seconde pour trouver l’origine de ce bruit. Mon adversaire se trouvait en face de moi, prêt à m’embrocher. J’étais résignée à ne pas me laisser faire… Attends une seconde toi ! C’est toi, c’est toi qui m’as chargé tout à l’heure. Tu m’as blessé ainsi que Karz, tu mérites que je te mette à mort. Karz allait mal, beaucoup de sang s’écoulait de son abdomen, ma jambe n’était pas dans un super état et ma glissade avait relancé cette douleur lancinante.

Les pieds bien ancrés dans le sol, l’épée brandit prête à faire mouche et le bouclier préparé pour parer une attaque, j’attendais. J’attendais le moment fatidique ou nous allions nous entrechoquer. Une lueur infernale brillait dans les yeux de mon bourreau. Non je ne voulais pas mourir ici, je voulais revoir ma maison, allais me recueillir sur la tombe de mes parents et par-dessus tout, je voulais retrouver mon frère et lui faire payer son insolence.

La bête montra des signes d’impatience et se mit à me charger gueule ouverte dans un cri effrayant. Que faire, il allait m’embrocher d’ici peu, il me fallait une idée, de préférence un éclair de génie. J’avais une idée mais je n’étais pas sur de moi, c’était totalement nouveau. Je l’avais vu faire durant certains de mes cours au temps ou j’étais à l’armée. Il fallait que je m’en souvienne et vite sinon j’allais connaître un funeste destin.

C’était ça, il fallait que je me tienne sur ma jambe droite et que je m’appuie dessus pour transpercer mon ennemi. Un bon coup d’estoc dans la gueule devrait le tuer sur le coup. A mesure que je me préparais, mon ennemi gagnait du terrain. Si ma coordination n’était pas bonne, je risquais ma vie. Le choc s’annonçait dans quelques secondes, le sanglier n’était plus qu’à quelques mètres de moi.

A quelques pas de moi maintenant, j’allais voir si ce que j’avais vu allait me servir. Le moment arriva. Ma jambe gauche se propulsa vers l’avant en même temps que mon bras droit. Je voulais transpercer sa tête et y parvint non sans mal. Les dents de devant du sanglier avait réussi à me blesser le coude. La douleur se fit tout de suite sentir, je sortis rapidement la lame de la tête de ce porc à cornes et m’écroulait à genoux, une larme roulant sur ma joue.

Tout comme moi, mon ennemi s’écroula à terre, mais lui était mort. J’avais mal mais je venais de tuer un nouveau sanglier. Il n’en restait plus qu’un maintenant. Il serait facile pour Guasina de l’achever. Au pire Margh serait capable de mettre son grain de sel dans le combat. J’étais épuisée mais j’avais encore des forces si jamais le combat devait continuer.


(((Apprentissage instinctif de la CCAA Estoc droit)))

(((au départ, il y avait 5 vilains sangliers. Le numéro 1, niveau 10 avec deux cornes en moins, la crâne fracassé, tué par le minotaure, le numéro2, niveau 6 tué par Aenaria. Le numéro 3, niveau 6 mort mort par CC Estoc droit. Le numéro4, niveau 8 Mort par CC double tir, suivie de CC droit au coeur par Guasina. Le numéro 5, niveau 8 blessé par Karz qui a chargé et assommé Ezak.
En résumé: 4 morts, 1 blessé)))

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Lun 7 Fév 2011 04:13 
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Assise sur le sanglier inconfortable au pelage gris et dru, je n’arborais pas la position fière des hommes qui reviennent de la chasse exhibant leur trophée. Je l’avais bien tué, mais je n’en tirais aucun plaisir, je l’avais fait pour ma survie et celle de mes amis et non pas pour me nourrir ou pour m’amuser. De plus, le combat n’était pas fini.

Heureusement, il ne restait plus qu’un sanglier, puisqu’Aaneria venait d’achever le quatrième au prix d’une vilaine blessure.

Rapidement, du regard, je fis le tour du champ de bataille afin de constater les dégâts de notre côté. Par terre, assommé, gisait le grand homme blond à l’armure d’écailles de dragon. À ses côtés, le protégeant du mieux qu’il pouvait, Karz semblait très indisposé par une douleur au ventre. Un peu plus loin, le minotaure, appuyé contre son arme posé au sol, tentait de récupérer. La jeune elfe aux cheveux rosés n’était guère en meilleur état. Seule l’hôtesse n’avait aucune blessure apparente. Elle n’était malheureusement d’aucune utilité, sa frousse paralysant tous ces moyens. Je n’étais pas plus brave que cette jeune demoiselle, mais la chance avait fait que le peur n’avait pas eu le même effet sur moi et surtout ne m’avait pas privée de toutes mes facultés. Mon père m’avait souvent répétée que nous n’étions pas maîtres de nos réactions, qu’il était certes très important de s’entraîner, mais qu’on ne pouvait prédire notre comportement dans un moment critique où notre vie ou celle de notre famille était en danger. Je n’en voulais donc pas à cette femme, au contraire, elle m’avait sauvée d’une certaine manière en me criant de prendre garde.

Après un examen sommaire de la situation, j’en vins vite à la conclusion que c’était à moi que revenait le devoir d’en terminer avec cette énorme bête. Je devais agir vite, devenu borgne par la flèche de l’archer, ce sanglier en colère ne tarderait pas à charger de nouveau.

Sans prendre le temps d’y réfléchir, j’armai mon arc, me mis en joue et lui envoyai un flèche dans la mirette gauche tentant ainsi de le rendre aveugle. J’avais l’habitude de ce type de tir et je réussis du premier coup. Ce qui ne fut pas nécessairement une bonne chose. J’avais pensé, à tort, que privé de sa vue, le phacochère cesserait tout mouvement et se calmerait. Je n’aurais pu prendre pire décision puisqu’au lieu de se calmer, l’animal irrité, hargneux et désorienté, chargeait de tous les côtés. Heureusement pour nous, ces premières tentatives n’eurent pour victimes qu’une vieille souche ainsi qu’un de ses congénères, celui-là même que l’homme-taureau avait assommé à l’aide de son énorme marteau doré.

L’agressif cochon sauvage, affublé de deux flèches dans les orifices oculaires, courait dans tous les sens alors que moi, ma cheville fracturée me condamnait à l’immobilité.

(Ah si les rôles pouvaient être inversés !)

C’est à partir de cette réflexion que murit tranquillement une idée dans ma petite tête de lutine. Il n’était pas nécessaire de tuer le porc trapu et puissant, l’immobiliser suffirait grandement. C’est ainsi que je décidai de lui tirer dans les jarrets, le privant ainsi de tout mouvement. Lui tirer dans une patte seulement ne serait pas suffisant, cet costaude créature pourrait toujours avancer. Je devais lui blesser les deux jambes dans un temps relativement court, ce qui augmentait grandement le niveau de difficulté.
Les mains tremblantes, je sortis deux flèches de mon carquois. Je n’avais jamais tenté ce tir. En fait, je ne savais même pas si je possédais la dextérité nécessaire pour l’accomplir, ce qui me rendit très nerveuse. L’issue de ce combat dépendait de moi et je voulais à tout prix réussir.

Les deux flèches encochées sur ma corde, je hélai l’animal en criant de toutes mes forces.

« Hey ! »

N’ayant plus que son ouïe pour le guider, le porc se dirigea immédiatement vers moi et me chargea.

Pris de panique, je lâchai la corde de mon arc et les deux traits partirent en même temps. Ils frôlèrent la robe rousse du sanglier sans le blesser et continuèrent leur chemin sans toucher un être vivant. Le porc n’avait pas pour autant arrêté sa course et s’approchait dangereusement de moi.

Par bonheur, l’hôtesse eut le réflexe de l’appeler à son tour. Lorsqu’il entendit la voix de cette dernière, le cochon sauvage rebroussa chemin pour se rendre à elle.

Je devais faire une seconde tentative. Je sortis de nouveau deux flèches, mais cette fois j'en encochai qu’une seule, gardant la seconde parallèle à la première, sa pointe appuyée sur ma main de grip, la laissant ainsi disponible permettant de l’encocher facilement pour le deuxième tir qui devait se faire rapidement. Je visai donc les pattes arrières et suivant mon plan, je décochai mes deux flèches l’une après l’autre. Mon action fut réussie, mais non précise. Les flèches volèrent trop bas, et ricochèrent sur les pinces de la poilue créature, juste au-dessous de ses gardes. Ce contact, non douloureux pour la bête, eut le bénéfice de le faire arrêter momentanément dans sa course. Avant qu’il ne se remette en mouvement dans la direction d’Eliss, je l’interpelai une seconde fois, imitant ce coup-ci le grognement de la bête belliqueuse.

« Grrr…. »

Mon cri eut l’effet escompté, l’animal à moitié fou de rage, irrité par notre petit stratagème, courut dans ma direction. Par sa détermination, je savais qu’il ne serait plus possible de le détourner de sa cible. C’était ma dernière chance si je ne voulais pas me faire empaler par ses monstrueuses défenses.

C’est à ce moment que les sages paroles de mon père me revinrent à la mémoire. Celui-ci ne cessait de radoter que la réussite d’un lancer résidait en plus grande partie à l’attitude de l’archer qu’à son talent proprement dit. Pour me donner de l’assurance, je tentai de copier la posture que prenait mon cousin Guyhome Tèle, un archer inégalable. En fait, plus que de l’imiter, je tentai de me mettre dans sa peau. C’est ainsi que tel un comédien jouant un rôle, je lissai les pennes de mes flèches et les plaçai de la même façon qu’à mon deuxième tir. Je pris une bonne respiration, je visai les pattes de devant de la bête féroce, et je laissai filer une à la suite de l’autre mes deux traits. Ceux-ci firent mouche et se fichèrent dans les jarrets du sanglier. Celui-ci fit encore quelques pas, le temps que l’hémorragie fasse son œuvre puis tomba au sol. Il était bien vivant mais immobilisé. Il ne pouvait désormais causer de tort à aucun de mes compagnons. Je déposai mon arc à mes côtés et laissai mes larmes couler sur mes joues. La bataille était enfin terminée.

(((utilisation de la broche étoilée qui change la voix pour produire le grognement )))
(((Apprentissage instinctif de la CCAJ Tirs fourbes)))


(((au départ, il y avait 5 vilains sangliers. Le numéro 1, niveau 10 avec deux cornes en moins, la crâne fracassé, tué par le minotaure, le numéro2, niveau 6 tué par Aenaria. Le numéro 3, niveau 6 mort mort par CC Estoc droit. Le numéro4, niveau 8 Mort par CC double tir, suivie de CC droit au coeur par Guasina. Le numéro 5, niveau 8 blessé et immobilisépar Guasina, il était préalablementblessé par Karz qui a chargé et assommé Ezak.

En résumé: 4 morts, 1 gravement blesséet complètement immobilisé.)))
[:bonnard:]

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Dernière édition par Guasina le Lun 4 Avr 2011 22:31, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Lun 7 Fév 2011 19:13 
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Incroyable, tout le monde se bat avec une ardeur folle alors que moi, je suis incapable de faire le moindre geste, complètement paralysé par la douleur. Je suis faible, bien trop faible, comment ai-je pu espérer les protéger alors que je deviens bon à rien dès que je souffre? Les flèches de Guasina fendent les airs et atteignent leur cible, l'épée d'Aenaria tranche la chair de ses opposants et le marteau de Margh broie ses ennemis et moi, Karz, je ne sers à rien. Je reste là, à regarder autours de moi en me tenant les côtes, inutile. Ce sentiment se renforce quand je vois le dernier sanglier s'effondrer, immobilisé par un tir expert de la lutine. Ils n'ont pas vraiment eu besoin de moi. Ne suis-je qu'un poids ? Vais-je vraiment servir à que chose dans cette étrange tour ? Tombant à genoux, je fixe le dernier sanglier dont l'abdomen bouge encore, il n'est pas mort. Comme une statue, je regarde sans bouger la poitrine de l'animal bouger à un rythme irrégulier, comme hypnotisé, oui, je dois pouvoir...

La bête doit souffrir, je dois y mettre un terme, je peux au moins faire ça. Je n'ai pas su être efficace au combat, je peux au moins mettre fin au calvaire de la créature. D'un pas mal assuré, chakram en main, je m'approche lentement du sanglier, pour éviter de l'effrayer. Quoi de plus dangereux qu'un animal blessé. Me voilà à côté de la chose, quelle tristesse, j'ai de la peine pour la bête, qui, avec ses camarades, ne faisait probablement que défendre son territoire. Levant mes bras aussi haut que mon corps endolori me le permette, je frappe de toute mes forces, mais comme n'importe qui aurait pu le prédire, la créature s'affole et se débat, bougeant dans tous les sens et inévitablement, une de ses cornes vient se planter dans mon ventre. La douleur est forte, trop forte et les larmes coulent de mes yeux, mais c'est le moment, la bête s'est calmée. Toujours empalé sur la corne, je serre les dents et donne un coup violent sur la gorge de la créature. Le sang se déverse avec puissance, jet écarlate témoin des dernier battements de cœur du sanglier et la substance vitale de la bête vient se mêler à la mienne sur le sol.

Je n'en peux plus, ma vision se trouble. J'ai perdu trop de sang ? Peu importe, je me retire lentement de la corne sans retenir une grimace de douleur et je m'adosse au cadavre de l'animal. Essoufflé, épuisé, endolori, je ferme les yeux un instant. Il est hors de question que refasse les mêmes erreurs. Je dois retrouver les sensations qui m'habitaient lors du combat contre les gargouilles, cette efficacité. Je ne dois plus laisser la peur me paralyser, inhiber mes capacités. Mais dans l'immédiat, je ne suis plus bon à grand chose. Manque de sommeil et d'un repas convenable. Je divague, me voilà en train de penser à un bon steak fumant, que je déguste tranquillement à la taverne avec mon père et ma sœur, mais...oui! Pourquoi pas ?! Ils sont morts et il serait bien idiot de ne pas en profiter. J'ai faim et nous devons tous prendre un peu de repos. Bon, mon idée risque de dégouter le minotaure, mais peu importe, j'ai d'autre chats à fouetter.

"Dites, je suis épuisé et dans mon état je n'irai pas bien loin. L'un d'entre vous est-il capable d'allumer un feu ? Je sais pas ce que vous en penser, mais j'ai bien envie de me repaitre de la chair de l'une de ses bestioles ."


Je m'arrête un instant pour reprendre mon souffle. Je perds trop de sang. Voilà la deuxième utilité du feu, même si cela risque d'être terriblement douloureux, je préfère ça à la mort. Il faut cautériser mes plaies.

" Messire Margh, vous trouverez peut-être ça barbare, mais je peux difficilement me contenter de légumes comme repas. Sinon, si l'un d'entre vous maitrise une quelconque magie curative, tant mieux. Dans l'autre cas, le feu me permettra de cautériser mes blessures. Je perds trop de..."


Je ne peux pas finir ma phrase, je suis trop fatigué.

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Mar 8 Fév 2011 05:22 
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En chemin vers la Tour nimbée de mauve (Karz, Ezak, Aenaria, Guasina, Margh et Eliss)

Sitôt le dernier sanglier dénué de tout souffle de vie, Eliss, sortant de la panique qu’elle devait à la violence sanglante de ce combat, se précipite vers Ezak, toujours inconscient, martellé par un des monstres quadrupèdes qui vous ont attaqués. Elle se jette presque à genoux à ses côtés pour prendre son visage dans ses douces mains…

« Oh Ezak, mon héro, réveille-toi je t’en prie, ne m’abandonne pas là, nous avons tant de choses encore à faire… »

L’air suppliant, elle ne semble pas prêter la moindre attention aux autres membres du groupe.

Margh, en revanche, souffle rudement par ses gros naseaux, à la proposition de l’archer de se faire une bonne grillade de porc de la forêt.

« Les étrangers ont des mœurs particulièrement primaires et tribales, ce nous semble. Manger la chair vivante d’un semblable, au sang rouge et au cœur palpitant, cet élan infâme de cannibalisme inter-espèces nous donne des bouffées de chaleur désagréables au possible. Sans parler du fait qu’allumer un feu ici ne ferait que nous mettre en danger sur d’hypothétiques présences belliqueuses à portée. Et nous ne parlons même pas de l’urgence de la situation qui nous presse à nous dresser contre l’adversité pour vaincre les tribulations pathétiques de cette île tourmentée. Non vraiment, nous n’acquiesçons pas ces faits, même si le repos semble nécessaire pour leur faible constitution. »

Sur ces mots, il sort une touffe d’herbes de sa manche et commence à la mâcher lentement, ruminant le végétal sans paraître vouloir l’avaler…

Tout est calme, autour. Pas un bruit ne retentit… Ce qui pourrait paraître étrange, à côté d’une forêt nocturne…

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Mar 8 Fév 2011 15:45 
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Je bataille pour rester éveiller, pour ne pas m'évanouir et sombrer dans l'inconscience, même si cela me permettrait d'oublier la douleur. Car oui, je souffre, aussi bien physiquement que mentalement, mais là n'est pas la question, ce qui est fait est fait, je ne peux qu'avancer maintenant, mais une chose me bouleverse cependant: La réaction d'Eliss. Si je meurs, quelqu'un s'inquiètera-t-il pour moi de la sorte ? Pleurera-t-on mon trépas ? Je commence à en douter, toutes les personnes qui me sont chères, ne sont pas sur cette île et pourtant...Pourtant...Heureusement, je suis tiré de mes sombres réflexions par Margh, qui s'emporte sur le fait que nous somme cannibales avec l'une des ses tirades alambiquées. Ses craintes sont fondées, à fortiori parce qu'il a des cornes sur la têtes, mais pour tout vous dire, dans l'état actuel des choses, j'en ai pas vraiment grand chose à faire.

" Margh, la nature est ainsi faite. Vous parlez de chairs vivante, mais ces bêtes sont déjà mortes. Les vaches mangent de l'herbe, les hommes mangent les vaches, une fois mort, les hommes nourrissent les asticot qui fertilisent la terre et permettent à l'herbe de pousser. Si les hommes arrêtent de manger les vaches, qui permettra à l'herbe de pousser ? Elles finiront par disparaitre. Acte barbare, sans doute, mais essentiel à la survie des espèces ."

Je suis stupide. Je suis épuisé et je perds mon temps à expliquer le principe de la chaine alimentaire à un minotaure complètement fou, il faut que j'arrête. Pour le feu il n'a pas tout à fait tort, mais s'il le faut, je suis prêt à la manger crue cette viande, il faut que je mange....

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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Mar 8 Fév 2011 23:56 
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La scène qui se déroula alors sous mes yeux sortait d’un rêve. Malgré sa cheville en mauvais état, je vis Guasina faire preuve d’un courage exemplaire afin de blesser gravement le dernier sanglier. C’était irréel, après des tentatives ratées, elle avait finalement réussi à atteindre sa cible. Le dernier sanglier était maintenant à terre et agonisait dans de terribles souffrances. C’est là que Karz dans un sursaut d’orgueil réussit à se lever pour mettre un terme aux gémissements de notre ennemi. Il finit par dire quelques mots avant de commencer à perdre conscience.

Margh prit alors la parole pour nous faire un laïus sur son impossibilité de manger de la viande, il trouvait cela trop barbare. Alors que j’écoutais d’une oreille distraite ce que disait Margh, un étrange spectacle se déroula sous mes yeux. Eliss, notre hôtesse qui avait fait preuve d’un sang froid impressionnant durant ce combat alors qu’elle avait très survécu à l’attaque du saurien plus tôt durant notre périple, s’était agenouillée au chevet d’Ezak pour lui dire de tendres paroles ? Je ne comprenais plus. Il avait été si arrogant à son égard dans la matinée, à quoi était du ce revirement de comportement ? Il y avait quelque chose de louche là-dessous. D’ailleurs, cela me fit penser à une chose. Eliss n’avait pas eu peur devant un saurien, une bête immense qui volait et qui a failli tous nous tuer alors qu’elle a tremblé de peur devant 5 sangliers trop cornus ! Se pouvait-elle qu’elle savait ce qui allait se passer sur cet aynore ? Il fallait que j’en aie le cœur net. De toute façon, il ne fallait pas que j’oublie ma mission pour Pulinn et les ARS. C’était peut être le bon moment pour lui extirper des informations sur cette mystérieuse compagnie.

Karz finit par répondre à Margh en essayant de lui faire entendre raison sur les bienfaits de la viande pour les gens comme nous. Mais ce dernier avait raison, faire un feu serait un excellent moyen de détecter notre présence et qui sait, peut-être de nous attirer des ennuis encore plus gros que les sangliers.

- « Karz, je sais que faire un feu serait une bonne idée pour cautériser nos plaies, mais ce feu pourrait nous causer des ennuis. On peut panser nos plaies et manger la viande crue, même si mon cœur se soulève déjà à cette idée. Qu’en pensez-vous Guasina ? »

Puis je rejoignis Eliss afin de la consoler ? Non, une telle chose ne se pouvait pas. Je devais avoir des réponses à mes interrogations et le plus vite, cela pourrait peut être nous sauver la vie ! Ce fut en boitant que je pris la direction du corps inerte d’Ezak et de sa charmante dame de compagnie. Un petit raclement de gorge fit état de ma présence.

- « Ne vous inquiétez pas, il est seulement sonné par le choc et sa lourde chute au sol. J’aimerais vous demander quelque chose. Pourquoi vous apitoyez-vous sur son sort alors qu’il a été si odieux avec vous ? Je ne comprends pas votre réaction. »

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Jeu 10 Fév 2011 00:35 
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Incapable d’arrêter le flot de larmes qui s’entêtait à quitter mes yeux, je regardai de plus près ma blessure à la cheville. Celle-ci avait eu le temps d’enflée et desserrer les lacets de mes bottes me soulagea quelque peu. Je ne pouvais rien faire pour atténuer la douleur de brûlure, mais je devais tout de même immobiliser ma fracture. C’est ainsi que je tentai d’imiter les gestes de ma grand-mère que j’avais vu faire des dizaines de fois pour réparer les pattes des petites bêtes blessées.

Tout en fouillant dans mon sac pour récupérer un mouchoir que je déchirai en lanières, j’écoutais ce que disaient mes compagnons. Karz semblait si affamé qu’il était prêt à manger immédiatement le sanglier, cuit ou cru. Aenaria pensait faire de même. Margh qui broutait de l’herbe qu’il venait de sortir de sa manche leur rappela l’urgence de la situation.

Le tissu déchiré à mes côtés, j’enlevai la pointe d’une de mes flèches et cassai mon projectile en deux, avant de placer les deux morceaux de chaque côté de ma jambe. Pendant que je nouai les morceaux de coton à ma jambe afin que mes bouts de flèches soient fixés à celle-ci pour la soutenir, je répondis à Aenaria qui m’avait demandé mon avis :

« Ma petite sœur, trop impatiente, a un jour mangé de la viande crue prétextant que les animaux se nourrissait ainsi. Elle en a eu pour deux jours à avoir un terrible mal de ventre. Ma mère était très inquiète, et a affirmé que ma petite sœur a été chanceuse de ne pas en mourir. Donc, de la viande crue, non merci pour moi. »


Je ne pleurais plus, raconter mon anecdote et parler de ma famille m’avait apparemment consolée. Reprenant la même voix douce, je poursuivis :

« Je crois tout comme ce guerrier... » Je fis une petite pause et salua le minotaure d’un respectueux signe de tête avant de reprendre. «Qu’il vaut mieux ne pas trop s’attarder, le temps presse. »

Aussitôt ces paroles prononcées, je fouillai dans mon sac pour en sortir un crouton de pain et un morceau de fromage. En m’appuyant sur une broche à tricoter, je descendis de l’animal et me rendis jusqu’à l’archer en boitant, pour lui offrir ce peu de nourriture.


« C’est tout ce qu’il me reste, vous pouvez le prendre et le partager avec Aenaria. Pour ma part, je n’ai pas faim, puisque j’ai déjà mangé. »

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Dernière édition par Guasina le Lun 4 Avr 2011 22:38, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Lun 14 Fév 2011 17:57 
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En chemin vers la Tour nimbée de mauve (Karz, Aenaria, Ezak, Guasina, Margh et Eliss)

Margh renâcla du museau aux paroles de l’humain, visiblement peu convaincu par son discours moralisateur. Il rendit son salut à la lutine miniature, à côté de sa taille immense, et se détourna pour se diriger vers le guerrier, dont il commenta l’état.

« Ils ne comprennent pas que ce qu’ils disent nous heurtent autant que si nous affirmions vouloir dévorer leur ami inconscient dans son sommeil… »

Eliss lui jeta un regard inquiet, et presque combattif, mais le mastodonte se contenta de soulever le maître d’armes pour le placer sur ses épaules, sous le regard attentif de l’hôtesse. Sans accorder le moindre regard au reste du groupe, il se remit à marcher sur la route qui menait à la tour, marchant dans la nuit d’un pas lent et large.

Eliss, elle, se tourne vers Aenaria...

« Le cœur a ses raisons que la raison ignore… Cette nuit, il m’a surtout sauvé la vie… »

Elle s’approcha alors de la lutine en lui souriant.

« Vous avez raison, si nous allons de l’avant, nous parviendrons à nos fins ! Je doute que vos petites rations suffisent à nous nourrir tous, mais c’est bienveillant de votre part. Si vous le souhaitez, je peux vous servir d’appui, pour vous éviter une marche trop épuisante pour vos petites jambes… »

Elle s’abaissa à hauteur de la rouquine et tendis ses mains dans sa direction pour l’y inviter à grimper…

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Mar 15 Fév 2011 14:51 
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Dame Guasina était d’une générosité et d’un courage sans faille. Ayant déjà mangé, elle nous proposa son maigre repas pour nous sustenter.

- « Merci Dame Guasina, mais comme vous j’ai pris soin de manger à ma faim avant de partir de la citadelle. Sachez que votre geste est très apprécié. »

Il fut décidé que nous lèverions le camp rapidement. Notre présence pourrait attirer de nouveaux monstres. Je n’étais point d’accord avec cela mais le temps jouait contre nous en ce moment. Margh prit alors Ezak encore inconscient sur ses épaules, puis il reprit la route vers la tour. Eliss se retourna et me sortit une phrase bien énigmatique. Aurait-elle eu une sorte d’affaire avec Ezak ?

Je sortis rapidement de mes pensées en voulant lui poser de nouveau une question mais elle était déjà près de Dame Guasina pour lui proposer de la porter durant le reste du trajet. Ce geste était très généreux de sa part, elle pouvait se le permettre, elle n’était pas blessé après tout ! Pour ma part, je pris le parti de rejoindre Karz qui semblait en très mauvais état. Il fallait qu’il reprenne des forces, sinon il ne tiendrait jamais. Je me souvins alors que j’avais pris quelques pommes dans la grande salle de la citadelle avant que l’on parte. J’en sortis une de mon sac et la proposait. Le sucre dans ce fruit lui ferait du bien.

- « Prenez, elle ne paye pas de mine, mais elle est succulente. Vous n’avez pas l’air bien. Si vous voulez, je peux vous aidez à marcher. »

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Jeu 17 Fév 2011 05:22 
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Je ne sais plus quoi penser, plus quoi dire, ou plutôt, je n'ose pas vraiment ouvrir la bouche, de peur de sortir des choses peu enviables. Oui, petit à petit, je sens mes vieilles habitudes revenir. Survivre, seul, à tous prix, ne surtout pas mourir, pas maintenant. Mes récentes résolutions, je les sens s'effriter, disparaitre petit à petit , happées par mon mes réflexes du passé. Mais non, je me sentais tellement heureux dernièrement, je ne peux pas, je ne dois pas. Que faire ? Je ne PEUX pas mourir. Je ne VEUX pas mourir, mais ces compagnons...pourquoi ? Pourquoi maintenant, en cet instant, ils m'horripilent, j'aimerais être seul, un petit moment. Ai-je vraiment besoin d'eux ? J'ai toujours survécu seul, par mes propres moyen et là, je devrais me laisser dicter ma conduite par un minotaure complètement stupide ? Pour qui se prend-t-il ? S'il le faut, c'est lui que je mangerais ! Ce bovin imbécile ! Je n'en peux plus ! La compagnie....Des amis! Où avais-je la tête ? Ce n'est pas pour moi, et ça ne le sera jamais, non. Pas depuis que j'ai perdu ma sœur...

Je me relève doucement, la douleur est importante, j'ai mal, très mal, mais au moins j'arrive à tenir debout. Dois-je partir? Continuer ma route sans eux ? Je ne peux pas les protéger, je n'en suis pas capable, non, je suis et je resterai un poids pour eux. Ils ne me connaissent pas, et je ne les connais pas non plus. Comment pourrait-on être lié? Tous dans la même galère hein ? Foutaises. Je dois continuer seul, pour leur bien, probablement pour le mien aussi. Fuir ? Survivre ? Comme toujours...Mais, j'étais si...Je ne sais plus, mais idées sont confuses, bien trop...et cette douleur! Je n'arrive pas à me tenir droit, même quand Aenaria se tient devant moi. Une pomme...Une simple pomme et moi, je ne comprends pas. Pourquoi ? Qui suis-je pour elle ? A quoi ai-je servi ? J'ai risqué ma vie pour elle...Et alors ? Je ne sais même pas pourquoi je l'ai fait et ce que ça représente.

"Pourquoi ? Qui suis-je ? "

Mince les mots sont sortis tout seul, sans que je puisse les arrêter. Ma voix est faible, mais ils étaient audibles. Malheur. De quoi je vais avoir l'air maintenant. Non, définitivement, je dois les laisser, partir de mon côté. C'est mieux ainsi. Sans un mot, ignorant complètement la délicate attention de l'elfe, je suis Margh, avec l'idée de suivre une autre route, plus tard, quand cela sera possible.

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Ven 18 Fév 2011 02:54 
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Après avoir répondu à ma salutation, Margh, ce minotaure à la fière allure, souleva l’homme assommé avec une facilité digne du plus fort des êtres existants sur Yuimen. Puis, il partit dans la direction de la tour nimbée de mauve sous l’œil attentif de la jolie hôtesse tout de bleu vêtue.

Cette dernière, apparemment sous le charme de ce ravissant jeune homme aux yeux gris acier, répondit à l’interrogation d’Aenaria avant de s’approcher de moi. Tout en douceur et le sourire aux lèvres, elle me remercia pour les petites victuailles que je leur avais offertes. Puis, se plaçant à ma hauteur et en me tendant ses délicates mains, elle offrit de me porter pour le trajet menant à la tour.

Ma blessure à la cheville m’aurait rendue la marche difficile et puis je n’avais pas encore eu l’occasion de discuter avec cette jeune femme qui avait disparu peu après l’atterrissage forcée de l’aynore. Je voyais donc là une triple opportunité: me reposer, faire connaissance et poser mes petites questions. C’est donc avec mon petit sourire taquin, que je lui répondis spontanément.

« C’est volontiers, que j’accepte votre offre ! »

Ce disant, je déposai mes petites provisions dans sa main gauche, avant de grimper avec précaution dans celle de droite. Je rangeai ensuite ma broche à tricoter dans le carquois, avant de lui faire un petit signe lui signifiant que j’étais prête. En attendant qu’Eliss m’installe sur son épaule, je jetai un coup d’œil en direction de Karz. Ce brave archer mal en point avait refusé l’aide de la jeune elfe et semblait quelque peu perdu. Enfin, c’est ce qui m’avait semblée par les paroles décousues qu’il prononça avant de prendre la suite du grand homme-taureau.

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Dernière édition par Guasina le Lun 4 Avr 2011 22:41, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: La Citadelle du Grand Administrateur Superviseur
MessagePosté: Dim 20 Fév 2011 19:18 
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[Pour la suite, c'est ici!]

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