L'homme la rabroua :
"Pour la dernière fois, si tu n'as rien à dire, boucle la ! Alors il est où ? Tu me fais perdre mon temps... Si je ne l'ai pas dans les prochaines minutes je le chercherais moi-même... en laissant ton cadavre derrière…"(Peut-être a-t-il été menacé pour faire ceci… Ou pense-t-il n'être capable de rien d'autre ? Peut-être a-t-il une raison valable de vouloir ce livre… Mais il n'emploie clairement pas des manières civilisées…
Comme la Justice peut sévir pour servir. Oui, mais qui juge ? On peut partir du postulat que cet individu enfreint bon nombres de règles de la bienséance. Il est violent, ravisseur de biens et de personnes, il mérite d'être remis dans le droit chemin. La tentative de communication s'est avéré un échec, il reste l'action.)Il fallait agir, oui. Mais comment ? Son esprit était alerte, soucieux du moindre élément l'environnant. Du cuir, du papier, du bois, une lampe… Mais il était impensable de mettre le feu à la réserve. Inconcevable de volontairement détruire tant de Connaissance.
Elle repensa à Acknarav, responsable de la situation présente, celle qui l'avait conduite au livre ! Celle qui l'avait tant poussée ces derniers temps. Pourquoi était-elle arrivée ? Et pourquoi, maintenant, n'était-elle pas là ?!
À une vitesse plus courte qu'il ne le faut pour le dire, elle repensa à sa blessure à la main, à l'oudio guérisseur, au temple de Gaïa, à sa bougie et aux exercices qu'Acknarav lui faisait travailler, au parchemin du matin même.
(La magie est ce qu'on veut bien en faire. C'est ce qu'elle m'avait dit au temple.)Un instant de clairvoyance lui fit prendre une profonde inspiration. Elle aimait ces moments de grâce où son cœur se gonflait de plénitude. Elle prit conscience de sa respiration, puis de ses fluides, comme sa mystérieuse guide lui avait enseigné.
Ils étaient là, dormants, disponibles, il suffisait de les appeler, de les attirer et de les incarner. Elle savait comment faire. Oui, elle le savait, elle avait relu plusieurs fois ses notes. Elle en était convaincue.
Elle n'avait qu'à contrôler cet afflux de fluide qui l'envahissait. Comme la respiration, inspirer, expirer. Ça semblait si simple dans le carnet. Il fallait faire vite, l'homme n'allait pas attendre plus. Elle aimerait tant le repousser, l'aveugler, avec de la lumière. Oui ! L'aveugler !
Mais avant, contrôler ses fluides. Elle se sentit submergée, ils allaient s'échapper. Son cœur s'emballa, elle se recroquevilla légèrement, les ombres s'agitèrent. Ses mains et son cœur lui donnaient la sensation d'être galvanisés par ses fluides, elle devait tout expirer, libérer, illuminer.
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(((Tentative d'apprentissage de Lumière vive : crée un halo de lumière stupéfiant autour du lanceur : initiative-0,5/lvl pour tous les ennemis quelque peu hébétés, minimum 1, arrondis à l'inférieur. L'effet dure [lvl/4]tours, arrondis à l'inférieur.)))