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*21*
À ma question, le grand gaillard répondit d'abord d'un rire métallique et désagréable. Il m'affirma tenir le pari, malgré sa méconnaissance du Masamune. D'un coup, Mazhui arriva, entravé et bien entouré de gardes. J'en plissai les yeux. Il n'avait donc pas pu se mettre à l'abri. Je trouvais tout de même étrange qu'il y eut besoin d'autant d'hommes pour escorter un humain censé ne pas savoir se battre. Ce qui était certain vue son expression était qu'il avait de la rancune envers notre geôlier. Il s'adressa à la mâchoire de fer sous le nom de Eliwin. Ce dernier le corrigea, exprimant un nom à rallonge. Un certain Elivan Abdelkashia Toqwin. J'avais beau me répéter ce patronyme, le diminutif d'Eliwin était bien plus simple. Je déglutis doucement quand notre hôte confirma sans le savoir être responsable de la disparition du capitaine qui nous avait délivré.
Je devais admettre que Mazhui faisait preuve d'un courage sans égal en refusant d'utiliser le long nom. J'eus un pincement sous l'écorce. Le grand abîmé confirma mes craintes. Il comptait bien se servir de ma réponse pour tester la planche, poussant l'ynorien à y aller. D'un côté, j'étais soulagée d'avoir amoindri le chiffre au maximum. De l'autre, le sourire rassurant de l'humain brun ne parvenait pas à chasser ma culpabilité. Bizarrement, la tension dans la main du demi-elfe contre mon épaule s'atténua un peu. J'assistai ensuite comme tous les présents au coup du capitaine sur la planche. À ma grande surprise, non seulement celle-ci tint bon, mais en prime elle blessa le meneur. J'en écarquillai les yeux, surprise, et un peu rassurée pour le prisonnier, mais quand je reportai mon attention sur Mazhui, ce dernier avait disparu.
Contre mon épaule, la main du voleur se retira tandis que le capitaine s'approchait à cloche-pied du bastingage, visiblement peu rassuré par cet événement. Subitement, un cri rageur accompagna une puissante poigne qui l'envoya par-dessus bord, malgré l'avertissement du lourd marin au sujet d'un piège. Immédiatement, Nahöriel m'incita à me baisser tandis que d'autres humanoïdes jaillissaient des côtés du vaisseau. Armés ou non, ils criaient de colère en se ruant sur les hommes d'équipage les plus proches. Coups de poing, de pied ou de lame fendaient l'air auparavant calme et lourd. Extirpant son stylet de métal sombre tout en me faisant longer le bastingage, mon compagnon semi-elfique me parla, haussant le ton pour se faire entendre.
"
Mets-toi à l'abri ! Ils sont nombreux !"
Fronçant le nez, je rangeai mon grimoire dans ma sacoche et sortis de son fourreau l'épée dérobée au marin. Je fus surprise de son poids entre mes mains, m'obligeant à tenir la garde en enroulant fermement mes longs doigts autour.
"
Pas question de te laisser seul dans ce chaos ! "
Le voleur poussa un souffle contrarié puis se redressa, tendant son bras libre en barrière.
"
Ca marche... Mais on aide qui ? Ils se r'ssemblent tous !"
Je balayai le pont du regard, repérant bientôt l'immense marin se diriger vers l'avant du navire, contraint par ses assaillants à s'éloigner des cabines. Autour de lui, une poignée d'hommes bataillait ferme, ragaillardie par les ordres qu'il crachait.
"
Nous avons suivi Mazhui jusqu'ici, ce n'est pas maintenant que je compte changer d'avis ! Là, on s'occupe du grand humain large et de ses camarades !"
"
Compris !"
Agile, Nahöriel prit appui d'une main sur un baril et sauta prestement par-dessus. Je le vis s'emparer d'une lame abandonnée par un blessé, et l'envoyer à l'un des guerriers menacé par l'un des sbires du gras. Je réfléchis vivement à ce que je pouvais faire. Nous étions entourés d'eau et personne ne faisait vraiment attention à moi. Ôtant une main de l'épée, je m'emparai de ma petite gourde et avalai d'une traite la portion de magie qu'elle contenait. Comme une cascade, le renouveau magique perturba le flot présent dans mes canaux de sève. Je sentis mon liquide vital pulser plus vite, et les vaisseaux le contenant gonfler comme une rivière recevant l'apport d'un affluent. Instable, me laissant un arrière-goût salé, ce fluide avalé vite m'étourdit un bref instant. Auparavant, je me serais inquiétée de mon état, mais je n'avais pas le loisir de le faire dans l'instant.
Manipulant mes fluides avec une certaine maladresse, je tentai d'établir un lien avec l'étendue d'eau entourant le vaisseau. Ma concentration fut perturbée par une vague venant percuter la coque, manquant de peu me faire tomber. Si Nahöriel avait dit vrai et que les marins redoutaient la mer plus que de la colère de Moura elle-même, alors les envoyer par-dessus bord à l'aide d'une lame aquatique pouvait nous aider à prendre le dessus. Tendant la main, je créai une petite flaque dans ma paume. Produire une vague subitement était un processus que je ne connaissais pas. Aussi, je m'efforçai de reproduire le phénomène à plus petite échelle.
De son côté, Nahöriel venait d'entrer dans une danse agile avec l'un de ses opposants, l'attirant hors du cercle du gras. L'humain qu'il affrontait était mal rasé, le teint de peau cuit par le soleil, et montrait une colère certaine. Bandana trempé de sueur, gilet ouvert et bottes hautes, il n'avait pas l'air commode. La surprise de l'assaut était passée, et les équipages se lançaient l'un contre l'autre sans pitié. Dépassant mes espérances, le voleur contrait ou esquivait les coups, mais ne parvenait pas à en placer non plus. Reculant pas à pas, il heurta finalement le baril au-dessus duquel il était passé. Changeant de tactique, je le vis plonger dans les jambes du marin, lui assénant un coup un peu hasardeux mais efficace dans le genou droit. Son propriétaire poussa un cri, mais ne sembla pas prêt à abandonner pour autant. Roulant ensuite au sol, le demi-elfe se redressa assez vite pour bondir en arrière et esquiver l'assaut d'un autre adversaire.
Reportant mon attention sur l'eau de ma paume, je tentai de la modeler en me rappelant des mouvements océaniques. Pour croître en hauteur, l'eau devait se retirer. Les deux forces opposées surélevaient la couche d'eau suivante. Le roulis du vaisseau me fit perdre ma concentration, et l'eau contenue contre mon écorce. Puisqu'elle avait atterri sur le pont, je tentai de la contrôler sans la toucher directement. J'avais déjà réussi cette manipulation auparavant, et pouvais ressentir la présence de ma magie à proximité. Accumulant mon fluide dans ma paume, j'obligeai mes doigts à onduler comme une surface d'eau, imprimant ce même mouvement à ma magie. Toutefois, lorsque je la canalisai, le mouvement stoppa, ne faisant que créer une flaque devant moi.
(
Concentre-toi ! Le mouvement ne doit pas imprimer que ton bras !)
M'obligeant à penser au bruit de l'eau salée contre le muret du port que nous avions quitté, je forçai mon énergie magique à affluer et refluer en moi. De nouveau, je tentai la matérialisation, mais même si une vaguelette se forma, elle ne faisait guère plus que la taille de ma main en hauteur et largeur. Frustrée, je cherchai un moyen d'accroître sa taille, jetant un rapide regard à mon camarade demi-humain.
Dos à un marin que je devinais allié, il tentait de contrer des coups de gants à griffes. Son nouvel adversaire était plus vif que lui, et les lames l'éraflèrent à plusieurs reprises, notamment au bras et au torse, sans toutefois causer de blessure sévère. Je ne comprenais pas pourquoi le voleur ne se défendait pas plus. S'était-il épuisé à force de bondir partout ? Inquiète, je vis encore une fois le trio de griffes plonger en un estoc droit vers le torse de mon camarade. Je manquai pousser un son surpris quand Nahöriel parvint non seulement à dévier la main gantée à l'aide de son poing, mais aussi à plonger son arme dans le flanc droit de son adversaire. Un crachat rouge indiqua une blessure grave, sans doute au poumon. Nahöriel ôta prestement sa lame et enchaîna sur un puissant coup de pied qui plaqua violemment l'homme contre le bastingage, dans un craquement que je pus entendre de là où j'étais. Le voleur n'eut pas le temps d'agiter son poing endolori qu'il fut obligé de rouler sur le pont pour éviter un autre coup.
De mon côté, je venais de formuler une nouvelle hypothèse. J'accumulai mon fluide en une ligne partant d'une main à l'autre, obligeant mon bras armé à s'étendre à l'horizontal. Gênée par le tangage du bateau, j'eus du mal à stabiliser mon fluide d'eau. Toutefois, je finis par y parvenir. Faisant un pas en avant, j'imprimai un même mouvement à ce fil de magie. Visualisant mon objectif, à savoir le gros marin aboyant encore, j'adressai une prière à Moura. Quand le voleur entra dans mon champ de vision, j'élevai la voix.
"
Nahö' ! Écarte les nôtres !"
Le marron des yeux du voleur me parvint, et je le vis tirer son allié le plus proche de la trajectoire par le gilet, peu avant que la vague ne déferlât. Faible malgré le temps que j'avais passé à la concevoir, elle s'éleva tout de même avec assez de puissance pour emporter avec elle deux barils et un cordage. L'eau frappa nos adversaires. L'un d'entre eux fut projeté par-dessus bord par la violence magique, un autre reçut le tonneau dans le dos et grogna fortement, mais le grand marin visé campa sur ses jambes avec assez de force pour résister à l'assaut.
Mauvais calcul.
Cela attira l'attention de ce dernier sur moi. Raffermissant ma prise sur l'épée, je demeurai immobile, ne sachant pas quoi faire. Accompagné d'un autre membre d'équipage affublé d'un bandana gris poussière, il se rapprochait de moi à grandes enjambées, lame au clair. Avant d'avoir pu tenter quoi que ce soit ou élaborer la plus petite tactique, je fus aussi surprise que le géant quand le voleur, après avoir grimpé à l'un des filets de cordes relié au mât, sauta sur son dos. Il entoura sa gorge du bras droit, mais les mouvements brutaux de sa monture humaine l'empêchèrent de viser proprement, et il ne frappa que la clavicule gauche de sa cible. Costaud, cette dernière poussa un cri enragé, se contorsionna comme il le put et finit par agripper les vêtements du demi-elfe. En un geste rageur, il le décrocha de lui et le plaqua au sol avant d'arracher sauvagement le stylet enfoncé dans sa chair et de le laisser choir.
Sonné, Nahöriel eut à peine le temps de prendre appui sur ses mains qu'il reçut un violent coup de pied dans l'abdomen le faisant rouler sur un bon mètre. La brute se préparait déjà à réitérer son geste. Esquivant de peu la charge du marin à bandeau qui se ruait dans ma direction, je tendis la main vers le géant, amenant mon fluide d'eau dans ma paume. Influant dessus comme j'avais appris à le faire, j'en changeai rapidement la nature.
"
Laisse-le !"
Dès que j'eus l'attention de cet énergumène, je lui jetai au visage mon sort de poison paralysant. Alors que cet adversaire se frottait violemment le faciès, je me hâtai aux côtés du voleur et l'aidai à se relever. À peine debout, Nahöriel me repoussa fortement sur le côté, manquant de peu me faire chuter. J'en lâchai ma lame pour m'équilibrer, cherchant à comprendre son geste. Je le vis refermer les mains autour de l'épée que mon assaillant cherchait à lui enfoncer dans la poitrine, en lui chargeant dessus à son tour. Reculant aussi vite que possible, s'écorchant les mains sur le tranchant, le voleur se retrouva dos au bastingage, déviant la lame juste assez pour que cette dernière ne lui frappe que l'épaule. Le marin ne parvint pas à ralentir sa course et le percuta, semblant s'étourdir sous l'impact et assommer le voleur. Alors que mon camarade basculait par-dessus le montant de bois, il parvint à agripper le vêtement de son adversaire et l'entrainer avec lui. Les yeux ronds, je les vis tous deux disparaitre et entendis le son de leur chute à la mer.
Une angoisse soudaine s'empara de moi, brisant tout le stoïcisme qu'il me restait.
"
Nahö' !"
Paniquée, je n'eus cependant pas le temps de faire deux pas que la poigne de ma victime se resserra sur ma cape, me tirant en arrière.
"
Toi, tu bouges pas !"
Le souffle coupé par le choc, je me débattais, songeant à mon compagnon. Je le savais apte à nager, mais pas s'il avait été assommé par le choc. Cette fois-ci, impossible de me défaire de ma cape, fabriquée d'une pièce. Me retourner était aussi infaisable. Ma chance était que le gros humain était engourdi par mon poison. Il me fallait lui faire lâcher prise, mais difficile de l'atteindre dans cette position. Cogitant avec rapidité, je jetai un coup d’œil aux autres membres d'équipage. Tous avaient à faire avec leurs propres opposants et n'étaient pas en mesure de m'aider dans l'immédiat. Mon fluide de terre était trop faible et je ne trouvais pas d'utilité à l'eau en cet instant. Soudain, l'idée d'employer mon fluide de lumière me vint.
Apposant la main contre mon torse, je tentai de repousser ma magie aquatique dans mes canaux, pour laisser la place à la lumineuse. Je ne l'avais pratiquement pas manipulé, mais si pour l'eau je songeai à la mer, la forme du soleil brillant au-dessus de nous allait m'inspirer. Gardant les mains contre mon torse, je faisais de mon mieux pour ne pas donner de raison à mon garde de me pourfendre séance tenante. Il était d'ailleurs occupé à me secouer et aboyer des directives aux membres d'équipage fidèles à Eliwin.
Dans mes paumes, je formai une petite boule de lumière, regrettant de la voir émettre une lueur agréable. Ce n'était pas ce que je voulais. Elle devait être plus violente, plus forte. Je la concentrai, relâchant en une petite explosion cette magie. Cela ne fit que briller un peu plus, et obliger l'être qui me tenait à me menacer de me tenir tranquille. Il plaqua d'ailleurs sa lame contre mon visage, se faisant plus oppressant que jamais. Jadis, j'aurais décidé d'attendre une occasion passivement et en observant les alentours. Là, je n'en avais ni le temps ni l'envie. Le voleur était peut-être déjà submergé par les vagues !
Ne pouvant plus lever les mains sans risquer d'alerter le grand gaillard, je décidai de changer de tactique. La boule de lumière ne devait pas venir que d'une partie de mon corps, sans quoi elle ne ferait d'effet qu'à ceux qui regarderaient précisément à cet endroit. Non, tout mon être devait irradier. Résolue, je poussai ce fluide à emprunter mes canaux de sève, forçant la magie à se glisser dans chaque parcelle de mon être. La sensation était désagréable car j'obligeais quelque chose de non habituel à se produire en moi. Ce processus prenait généralement du temps, mais je n'avais pas le luxe d'en posséder. Un roulis soudain fit que la lame s'écarta de ma gorge, mais le mouvement du gras bipède pour la ramener entailla profondément l'écorce de ma joue, faisant couler ma sève encore une fois. La douleur renforça ma résolution et témoigna de l'urgence de la situation. Je ne devais pas me laisser déconcentrer !
Quand je sentis que la prise sur ma cape s'amoindrissait, je décidai de pousser la magie au plus près de mon écorce. La poigne se resserra sur ma cape et lorsque la voix du marin m'ordonna une fois de plus de rester tranquille, je laissai éclater la magie lumineuse que je confinais depuis trop longtemps. Brutalement, mon corps entier irradia d'un blanc qui me fatigua les yeux, mais qui fut suffisant pour que mon gardien lâche prise. Sans perdre un instant, je me ruai vers le bastingage d'où avait chu mon compagnon. Sabre dans ma direction, un homme en sueur et sang, se frottant un peu les yeux, me barra la route.
"
Ôtes-toi de mon chemin !"
Je jetais la politesse aux orties, poignardant ce nouvel obstacle du regard. Face à son refus plus qu'évident, je sentis mon tout nouvel instinct animal bouillir en moi. Laissant libre court à cette furie, je perçus la transformation soudaine de mon corps de bois. Les yeux du membre d'équipage s'arrondirent à ce phénomène, et je pus voir ses jambes trembler tandis que ma nouvelle forme d'hippocampe s'avançait vers lui. Rassemblant mon souffle, je poussai un hurlement équin strident d'une violence que je ne me connaissais pas, obligeant ma cible à se boucher les oreilles et mettre un genou à terre.
Faisant usage de ma puissante queue animale et de cet escabeau vivant improvisé, je bondis à mon tour à l'eau. La peur s'insinua en moi quand je ne distinguai pas le visage du voleur parmi ceux des victimes de ma vague ou d'autres précipités aussi à la mer. Je plongeai alors qu'une vague recouvrait certains visages inconnus. L'eau de mer foudroya ma joue blessée, mais j'en fis fi autant que possible, trop inquiète pour le demi-elfe. Sous la surface, l'élément liquide était parcouru d'un puissant courant semblant contraire au déplacement du vaisseau. Instinctivement, comme si j'avais toujours su le faire, j'émis un écho dont la bête de laquelle j'avais emprunté l'aspect avait le secret. D'angoissantes et longues secondes passèrent avant qu'un retour ne m'indique une forme humanoïde à plusieurs mètres.
Fendant l'eau aussi vite que possible, j'aperçus enfin le voleur qui se couvrait la bouche d'une main, cherchant à nager vers la surface. L'un de ses bras semblait sans force, et je devinai la douleur de ses plaies touchées par l'eau salée. Ses yeux marrons s'écarquillèrent quand il me vit. Il sembla se calmer quand je lui rendis son regard avec inquiétude. Passant au plus près de lui, j'agrippai sa cape fermement entre mes dents. Forçant la musculature de ma queue à jouer dans sa totalité, je me battais contre le courant, frappant le liquide de mes sabots à nageoire et luttant pour deux. Déterminée, mâchoire serrée sur le tissu, je remontai en poussant mon corps dans ses retranchements. L'usage de ma magie m'avait fatigué, mais céder à la lassitude maintenant signifiait perdre mon ami. Le déchirement de l'eau alors que pourfendais brutalement la surface s'accompagna d'une lourde quinte de toux venant de mon passager. Nahöriel s'agrippa instinctivement d'une main à mon aileron et tenta d'user de l'autre pour enserrer ma gorge. Il avait du mal à retrouver son souffle.
"
Courage ! Je ne te laisserai pas tomber."
Le semi-elfe me gratifia d'un regard difficile à déchiffrer, puis il se plaça à califourchon sur mon dos. Gardant tête et dos hors de l'eau, je luttai contre le flot, me retrouvant parfois aidée par une ondulation marine.
Une clameur victorieuse émana du vaisseau au moment où nous l'atteignîmes. Au bastingage, je distinguai le marin à épaisse barbe aidé par le voleur plus tôt. Je devinai sa surprise en nous voyant en contrebas, mais je tentai tout de même de l'interpeller.
"
Homme blessé à la mer ! Envoyez-nous un cordage ! Nous sommes du côté de Mazhui !"
J'espérais que quelqu'un réagirait positivement à cet appel, malgré mon apparence qui avait surpris l'ynorien lui-même. Nahöriel avait besoin de soins et de repos. D'ailleurs, j'ignorai où était justement notre guide et surtout ce qu'il était advenu d'Eliwin. Était-il remonté à bord pendant notre absence ou avait-il coulé à pic ? L'affrontement semblait avoir tourné à l'avantage des partisans de Thunderhead, mais il me fallait m'en assurer au plus tôt.
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Tentative :
- d'absorption de fluide 1/8 d'eau
- d'apprentissage de :
¤ Raz-de-marée (eau) : Une vague haute, forte et très rapide surgit de nul part à toute vitesse. Elle emporte [lvl/5] personnes plus loin, alliés comme ennemi, à [lvl/2]m arrondis à l'inférieur, en risquant de les noyer (mag+0,5/lvl). Puis la vague s'évapore comme elle est apparue. Ils mettent [lvl/4]tours, minimum 1, arrondis à l'inférieur, à revenir à leur position initiale s'ils le désirent. L'environnement autour peut en être abimé ou altéré selon la puissance du sort.
¤ Lumière vive (lumière) : crée un halo de lumière stupéfiant autour du lanceur : initiative-0,5/lvl pour tous les ennemis quelque peu hébétés, minimum 1, arrondis à l'inférieur. L'effet dure [lvl/4]tours, arrondis à l'inférieur.