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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Mer 27 Mar 2013 11:20 
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Azra tourna lentement autour du combat. Les gardes faisaient preuve d'un certain courage, il devait le reconnaitre. Ils tenaient bon face à leurs puissants adversaires. Comme il fallait s'y attendre dans cette ville, il s'agissait de squelettes de garzoks, d'où leur taille et leurs armes rouillées qu'ils maniaient de façon brutale et malhabile.

Le premier squelette envoya un homme à terre d'un coup de poing, mais l'autre, s’emmêlant dans son attaque, abaissa sa garde et fut bien vite en mauvaise posture.
Azra savait que, pour vaincre, il devait planifier soigneusement son attaque. Il décida de soulager le squelette en mauvaise posture en occupant ses adversaires.

Il se précipita donc dans le dos des deux gardes qui l'attaquaient et, à nouveau, ses poings frappèrent à une vitesse foudroyante, visant la nuque des deux hommes.

------Une attaque sur chacun des gardes qui menace le squelette 2, les squelettes poursuivent le combat de leur côté----

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Jeu 28 Mar 2013 15:55 
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Double Attaque Azra: 28 Echec / 61 Réussite
Attaque squelette I: 51 Réussite
Attaque squelette II: 74 Réussite
Garde 1 (assaillit par squelette I): 9 Echec
Garde 2: 15 Echec
Garde 3: 62 Réussi


Le premier squelette, qui avait réussi à mettre à terre l'un des gardes, fut étonnement très rapide: il mit l'homme hors d'état de nuire pour le restant du combat. Azra s'amena à toute allure et son premier coup fit mouche, alors que sa cible s'apprêtait à infliger un violent coup à la deuxième liche, l'envoyant balader plus loin. Hélas, le dernier garde vit l'attaque du jeune kendran arriver; il se baissa au dernier moment, envoyant son bras dans un arc de cercle, et sa dague infligea une profonde blessure au flanc du nécromancien...
Heureusement, cette intervention de la part de son maître permis au squelette auparavant prit d'assaut de charger l'assaillant d'Azra, le renversant par la même au sol...

---

Résumé de la situation:
Squelette I: Vient de renverser le garde 3 qui a touché Azra
Garde 3: donc à terre avec le sqltt I
Garde 1: Mort, tué par le squltt II
Squelette II: indemne et victorieux
Garde 2: touché par Azra mais vivant

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Jeu 28 Mar 2013 16:42 
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Attaquer deux cibles en même temps... l'idée était bonne mais la mise en pratique plus compliquée !
Cela tourna au désavantage du jeune homme : s'il réussit à renverser un des gardes, il visa moins bien le deuxième qui l'esquiva sans peine. Un revers de dague. Une vive douleur. Azra se plia en deux, reculant et devinant que le coup décisif ne tarderait pas.

Il n'arriva pourtant pas. Le squelette qu'il était venu sauver s'était repris et avait envoyé l'homme par terre d'une charge digne du garzok qu'il avait été.

Pendant ce temps, l'autre squelette avait porté un rude coup et Azra, entre ses yeux étrécis par la douleur, vis que le garde ne semblait pas se relever. Cette petite victoire le remit un peu d'aplomb. Voyant qu'il restait un garde encore debout, il laissa un sourire sauvage, motivé par l'adrénaline, s'étaler sur son visage.

(Il est temps d'en finir !)

-----Double attaque sur le garde 2-----

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Ven 29 Mar 2013 02:49 
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Attaque Azra: 17 Echec
Attaque Squelette I: 9 Echec
Attaque squelette II: 8 Echec
Garde 3 (à terre!): 12 Echec
Garde 2: 13 Echec




Alors que la rage et le sang dominaient le combat, il n'y eut ni charge, ni hurlement... comme si le temps prenait brusquement une autre tournure, Azra ne pouvait bouger un seul doigt, tous en étaient incapables, trop apeurés devant la scène qui suivit. Le corps immobile de Lord Kaïn fut parcouru d'un spasme, et sa bouche ensanglantée s'ouvrit dans un râle inaudible, telles l'avaient fait les liches de Chandakar un peu plutôt. Et puis, un épais brouillard apparu, tombant sur ce spectacle incroyable: des fluides d'ombre! Azra pouvait les sentir courir sur sa peau, il sentait un pouvoir immense l'entourer, sans limite ni frontière... comme appelé par l'au-delà, l'esprit de Lord Kaïn, celui qui aurait pu devenir un lieutenant confirmé d'Oaxaca, s'éleva, silhouette sombre d'un homme rongé par le mal. Elle disparue peu à peu, ne laissant là qu'un corps glacé, vide de toute vie possibles...
Avant que le brouillard magique ne se dissipe, une voix profonde mais effacée résonna:


Je suis venu prendre celle-ci...
juste celle-ci...

Si la scène n'avait durée qu'à peine une seconde, il en paraissait mille fois plus pour le jeune kendran. De leurs côtés, les gardes restants s'étaient écroulés au sol, les invocations disparues... Azra était seul. Affaiblit mais vivant, un étrange bâton demeurait toujours entre ses mains...

Et puis... il fut prit d'une très violente nausée.


Fin du dirigé, ton prochain post sera le dernier!

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Ven 29 Mar 2013 18:38 
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Mais, avant qu'il ne puisse frapper, Azra sentit quelque chose d'étrange, comme une perturbation qui se propageait en lui. Il sentit Arek s'agiter sans réussir à déterminer si elle était heureuse ou effrayée. Il ne pouvait plus bouger. C'était... c'était tout simplement incommensurable.

Et sous les yeux d'une assistance médusée, lord Kaïn sembla vouloir se redresser.

(Oh non...)

Mais il fut parcouru d'un spasme et un nuage de ténèbres empli la pièce, une brume surnaturelle telle qu'Azra crut un instant être retourné dans le monde de son esprit. Bientôt, plus rien dans la pièce ne fut visible et il sembla à Azra qu'il entendait... une cavalcade ?
Le garçon se laissa bercer dans un monde d’horreur indicible, de cauchemar morbide. Il n'y avait rien que la peur du néant et la certitude de la mort. Et c'était comme un chœur chantant un requiem sauvage à la face du monde.

L'âme de Kaïn s'éleva et, sur le visage de son spectre, s'afficha une terreur sans nom. Il fut comme transpercé, balayé et Azra vit comme des formes qui couraient autour de lui. Alors, Chandakar poussa un hululement à glacer le sang. Il avait peur ! Il se nourrissait des fluides de l'ombre qui saturaient maintenant l'environnement, il absorbait, dévorait avec une frénésie démente, et les propos d'Arek, comme quoi il n'était même plus un être conscient mais juste un cataclysme ambulant auraient pris corps s'il n'avait pas émis cette terreur absolue.
Le monde était chamboulé, le temps et l'espace n'avaient plus aucun sens.

Le temps défilait, sans fin. Il voyait tout, et il ne voyait rien. Il voyait les portails vers les autres mondes, il les créait avec les autres. Il était comme un dieu, une déesse... Zewen, mon maître, mon père...

Le temps des batailles... guerre sans fin. Tant de stupidité ! De folie ! Le monde se déroulait sous ses yeux, avec les grands dieux comme des enfants.

Peine. Souffrance. Haîne. Phaïtos, vous êtes celui qui est le plus digne.

S'infiltrer dans le cœur du monde. Tel était sa tâche. Ruse et tromperie étaient ses armes, et l'enfer fit trembler le monde. Tu as bien travaillé, Turinwelglart...

Joie immense ! Tant de joie ! Submergé par la félicité. Mais déjà il partait. Il la laissait seule... Elle n'était plus aussi bien vu, et les foudres de Meno la traquaient. Et Phaïtos n'était pas si content. Elle avait faillit tout faire rater.
Porte ma volonté auprès des mortels... Tel furent les derniers mots. Les derniers mots après une longue fuite qui se terminait avec le départ des dieux. Elle n'était plus poursuivit, plus vraiment.
Que ta volonté soit faite.

Qui était-il ? Qui était-elle ? Silence. Vide. Le temps coule et roule et les peuples glissent dans le linceul de leur destiné éternelle de mortels.

La parole s'estompe. Le temps passe. Qui pourrait vouloir de l'éternité ?

Alors, un nouvel espoir. Porter la parole de Phaïtos au plus haut, réjouir son cœur. Bien trouvé, Selmirion ! Cette Zéphanie, j'aurais voulu l'avoir pour moi. Je vais t'aider, je vais vous aider.

Il était un shaakt. Il la regardait avec dévotion, la plus grande des nécromancienne. La voix lui avait dit de se mettre à son service, Selkis... Ma faux est votre...
Il allait vivre dans l'ombre. Sa grande destiné balayée comme fétu. N'avait-elle pas outrepassé ses droits en changeant un destin ? Qu'importe.

Ombre, peur. Il n'aurait jamais du exister, ce monstre. Pourtant, ce Chandakar portait les germes d'un avenir radieux. Qui pourrait le croire ? L'avenir se déroulait et cette abomination révélait le futur de ses actes. Les destruction du monde, ou sa sauvegarde...

Il se fondait dans l'avenir, il voyait...

...une jeune fille, du même age que lui, mais ce n'était pas Aleria. C'était quelqu'un d'autre, de familier pourtant. Elle marchait dans les montagnes. Elle était maintenant sur lui, le frappant à coup redoublé. Traître. Sale traître. Il allait mourir. Il ne pouvait rien contre elle. Il ne voulait rien contre elle. Elle avait raison.

Il revint en arrière. Il était allé trop loin. Il revenait. Trouver le garçon, oui ! La liche était facile à suivre à la trace tant la magie se courbait de peur à son approche.

Le garçon !

Ne l'écoute pas, il n'a pas à te dicter ta conduite !
Oui, moi seule sait ce qui doit être...

Quel nom me donnerais-tu ?

Arek...

Arek ???

AREK !!!!!!!!!!!!!!

Le monde explosa et la réalité revint. La brume ténébreuse. Le corps de Kaïn tombant en décrépitude. Et la voix, digne de Phaïtos lui même. Car après tout, elle en était l'expression dans une certaine mesure. Elle tonna, intemporelle, détachée car au dessus des vicissitudes des mortels

Je suis venu prendre celle-ci... juste celle-ci...

Chandakar gémit et se retrancha dans les profondeurs. Tout se dissipa et Kaïn disparu, emporté vers les limbes.

Il ne restait rien. Malade, épuisé, saturé par les fluides qui avaient empli la pièce avec plus de force encore qu'à la mort du roi des rats, Azra ne put que formuler une pensée :

(Arek... Je ne comprends pas...)


Seul lui répondit un sanglot étouffé.

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Mer 24 Avr 2013 16:52 
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Ils entrèrent donc dans la maison d'à côté. Koriga les mena à un trou qui semblait indiquer que quelqu'un avait voulu ouvrir un couloir pour doubler sa maison.
Mais ils s'arrêtèrent avant de passer à travers, entendant une discussion dans la pièce d'à côté.
Deux personnes, des orcs au son de leur voix, discutaient de l'arrivée prochaine d'un nécromancien de Tal'Raban. Azra serra les dents. Il fallait attaquer maintenant !
Le gobelin l'avait bien compris et il donna le signal de l'attaque. Le groupe se précipita en avant. Les deux hommes furent complètement pris par surprise. Aléria en balaya un d'un coup d'épée et l'autre fut écrasé par Rendrak avec un hurlement aiguë.

« Si on espérait les surprendre, c'est fini ! »

Ils étaient dans une petite pièce classique. Il y avait un escalier pour monter à l'étage et un autre pour descendre dans la cave. Comme cet accès était fermé par une trappe, ils en déduisirent que c'était là que se cachait le groupe.

« Je vais crocheter la serrure. » proposa le gobelin.

Rendrak se présenta.

« Ma méthode sera plus rapide. »


En deux coups de pied, il avait défoncé la trappe et toute l'équipe se jetait dans la cave. Ils débouchèrent directement dans la pièce ou les bandits étaient encore occupés à chercher leurs armes en catastrophe. Seul le guerrier noir qui dirigeait le groupe était déjà prêt. Son masque d'ossement sur le visage, son armure semblant absorber la lumière, il tentait d'organiser la défense en catastrophe, mais sans paniquer.

« Chargez ! » hurla Aléria.

Rendrak poussa un hurlement d'outre tombe qui figea un instant l'assistance. Puis, il fonça en faisant tournoyer son crochet. L'arme faucha un garzok qui peina à se relever.
De son côté, Azra passa aussi à l'action. Il commença à se concentrer, s'efforçant de mobiliser ses pouvoirs réticents. Bientôt, les sombres fumerolles des fluides d'ombres commencèrent enfin à courir le long de son corps.

(Pourquoi est-ce si compliqué ?)

À sa grande surprise, Arek répondit :

(Tu as été victime d'une surcharge de fluide et de Chandakar qui s'en est nourri. Il a emporté une parti de tes pouvoirs au passage.)

(Comment ça, il s'en est nourri ?)

(Il dévore la magie. Voilà pourquoi tu dois le combattre. Mais nous pourrons en reparler plus tard.)


Ce n'était en effet pas le moment. Azra avait enfin réussi à réunir ses pouvoirs. Une vague de ténèbres s'étendit sur le champs de bataille, s'insinuant dans les cœurs et amollissant les muscles.

« Sorcellerie ! » s'exclama un garzok.

C'est une mauvaise idée de perdre du temps à dire des choses inutiles. D'un geste vif, Rendrak déploya son crochet comme un fouet et l'objet frappa du revers le crâne du garzok qui se fendit. Pendant ce temps, Koriga, sombre comme la nuit, se glissait furtivement pour couper des tendons et même des gorges quand il le pouvait. Un bandit tenta de s'opposer à Aléria, mais elle fit sauter son épée d'un coup de pied avant de l'écraser sous sa propre lame. Puis, elle s'attaqua au chevalier sombre. Celui-ci se révéla plus coriace. Évitant habillement les attaques, il tentait de percer de sa propre lame l'armure de la jeune femme. De toute évidence, il était plus doué qu'elle, mais pas de beaucoup.
Azra fouilla des yeux le réduit, jusqu'à voir enfin le bâton trois-crâne qui reposait contre un mur, au milieu des coffres de butin. Il commença à se glisser vers lui... et fut interrompu par une poigne féroce.

« Toujours pas mort ? T'es pire qu'un cafard ! »

Gorak souleva le jeune homme comme un fétu de paille. Il le tenait à la gorge, le laissant suffoquer. Impossible de se défaire de l'étreinte puissante, et la lame d'une épée s'approchait du visage du garçon.

« Je vais régler ça comme j'aurais dû faire depuis longtemps... » gronda-t-il avec fureur.

Mais un hurlement le fit se retourner. Il lâcha Azra juste à temps pour encaisser la charge de Rendrak qui l'envoya rouler par terre. Les mâchoires du liykor claquaient violemment à deux doigts du visage du barbare, mais il parvenait à maintenir suffisamment de distance pour ne pas se le faire déchirer par les crocs féroces.
Azra, à quatre pattes et tentant de se remettre, recommença à progresser vers le bâton, maudissant sa faiblesse et son manque de vigilance. Il fallait qu'il se reprenne !
Mais une question le taraudait... et si c'était aussi l'absence de Chandakar qui l'affaiblissait ? C'était ridicule, mais cette idée lui glaça le sang. Peut-être en était-il arrivé à un stade où il perdait toutes ses forces sans la liche...
Il atteignit finalement le bâton. Les autres avaient besoin de ces renforts !
Il vit alors Magoult qui se cachait derrière une caisse. Le jeune orc bondit... mais Azra réagit plus vite. Il esquiva le coup de hache qui le manqua de peu et sa main saisissait déjà au passage, une lampe à huile posé sur une autre caisse. Il la fracassa sur le crâne du garzok qui recula, sonné et légèrement brûlé. Azra vit une dague, une des armes volé à la milice. Son sang ne fit qu'un tour : il la prit et transperça la gorge du jeune garzok.

« Cette fois-ci, c'est bien fini entre nous ! » ricana le nécromancien, satisfait de sa vengeance.

Puis, il se jeta enfin sur le bâton. Aussitôt, il concentra son pouvoir dedans. Il avait déjà réussi à le faire sans Chandakar, il y arriverait à nouveau !
Il fallut forcer de toute son âme, mais assez vite, l'objet répondit et, pas très loin de Rendrak et Gorak qui roulaient par terre, apparu Rendrak, deuxième du nom.

« Évidemment, si je reviens des limbes c'est qu'il y a du grabuge... faut pas se faire d'illusions... »

Il poussa un soupir à fendre l'âme et balança négligemment son propre crochet de Phaïtos, éventrant littéralement un guerrier qui tentait d'acculer Koriga dans un coin.
Le gobelin ne se gêna pas pour terminer son adversaire, adresser un signe de tête à Azra avant de repartir au combat. Les choses tournaient indiscutablement mal pour les brigands. Leur chef était pris au dépourvu par la magie noire de la fanatique qui lui permettait de compenser son infériorité au maniement des armes, et Gorak avait réussi à se relever mais semblait ne pas réussir à prendre le dessus sur son adversaire. Il lui avait cassé plusieurs côtes mais était lui aussi couvert de plaies.

Azra vit alors un garzok qui tenta de venir en aide au chevalier sombre. Il se préparait à attaquer Aléria par le flanc. Le sang du garçon ne fit qu'un tour. Il repensa à ce que lui avait dit la combattante sur la haine. Plus que de la haine, c'était de la frustration qui s'accumulait depuis trop longtemps. Il en avait marre. Marre de cette vie de chien. Marre de risquer sa vie à chaque instant. Il se sentait diminué en l'absence de Chandakar, il se sentait faible et inutile. Sa victoire contre lord Kaïn ne relevait-elle pas de la pure chance ?
Ces brigands l'avaient traités comme un minable petit vers de terre... et cela le touchait grandement car c'était justement ainsi qu'il se voyait.
Il s'efforça de contrôler sa haine, de la focaliser sur celui qui voulait tuer Aléria. Puis, il se précipita en hurlant. Il le renversa à terre et se mis à le bourrer de coups. Au début, il en reçu aussi en retour. Des mains aux ongles pointus tentèrent de le repousser, de récupérer l'arme qui avait été lâché. Le garzok était fort, et Azra crut qu'il allait échouer, mais en se concentrant, il dépassa ses limites, perdant toute humanité au profit d'une folie furieuse. Ce garzok allait payer pour tous les autres. Alors, il retrouva la force de frapper, de frapper plus encore. Il frappait sans s'arrêter, un déluge de coup qui cette fois-ci ne s'interrompait pas.

Il s'arrêta enfin au bout d'un moment. Non pas parce qu'il n'avait plus entre les mains qu'un cadavre inerte, ni parce que ses doigts de la main droite, non protégés, étaient abîmés, mais parce qu'il était épuisé et qu'un hurlement le fit enfin sortir de sa folie.
Le maître des bandit avait finalement réussi à prendre le dessus, mais un peu tard. Koriga s'était glissé dans son dos et avait enfoncé sa dague juste à la base du casque, sectionnant les vertèbres cervicales. Le guerrier était mort avant même de toucher le sol.

Voyant cela, Gorak poussa un hurlement de rage, et c'était ce cri qui avait sorti Azra de sa torpeur. Voyant ses plans et son commerce ruinés, la brute fut prise d'une furie apocalyptique. Rendrak2, qui venait d'achever son dernier adversaire, tenta de l'intercepter, mais déjà, le liykor original était soulevé et précipité contre le mur. Il y eut un craquement d'os écœurant et les deux liykor disparurent en même temps dans un nuage de cendre.

Il était trop tard pour rattraper Gorak, le garzok s'était déjà enfui.

Le silence tomba dans la pièce. Le groupe pataugeait pratiquement dans le sang. Aléria hocha la tête de mauvaise grâce pour remercier Koriga, mais elle ne semblait pas avoir vu qu'Azra l'avait sauvé lui aussi.

« Prenons ce qu'on peut et partons ! »
s'exclama le gobelin.

Ils fouillèrent rapidement la pièce, récupérant un peu d'or, se partageant du matériel. Ils n'avaient guère le temps de marchander, aussi, ce fut Koriga qui ramassa le plus, il semblait avoir une longue expérience pour ce qui était du pillage. Aléria ramassa un beau paquet d'arme et du matériel magique. Azra se dépêcha de récupérer son propre équipement, heureusement les bandits n'avaient pas eu le temps de le vendre. Il retrouva également les armes qu'il avait récupéré sur le voleur à la peau noire. Cela plairait peut-être à la milice de les récupérer... Enfin, il s'intéressa au guerrier noir.
Aléria protesta qu'elle avait fait presque tout le combat et seul le risque de l'arrivé prochaine d'un nécromancien les décida à ne pas se disputer et à partager rapidement. La guerrière du chaos récupéra l'épée et l'armure, ainsi que jambières et brassières. Azra dû se contenter des spalières et du heaume, mais il admettait bien volontiers que la qualité des pièces valait bien de n'obtenir qu'elles.
Les spalières étaient formées d'une séries de lamelles de métal noirci qui fournissait une excellente protections aux épaules. Azra remarqua bien vite qu'elle étaient parfaites pour lui, offrant à la fois une protection et une aisance de mouvement presque surnaturelle. Les lanières étaient solides de sorte qu'elle tenaient bien l'épaule, permettant de mieux encaisser les chocs lorsqu'il frapperait de ses poings.
Le heaume était encore plus intéressant. L'acier noir se mêlait à un crâne qui formait comme un masque ricanant pour le porteur. Il était aisé de comprendre pourquoi Aléria n'en voulait pas : le simple fait de regarder le masque donnait froid dans le dos ! Après l'avoir combattu, elle voulait sans doute s'en tenir aussi éloigné que possible. L'objet étant clairement enchanté, Azra le pris aussitôt. Une charnière permettait de relever le masque, ce qu'il fit. S'il était vraiment enchanté, mieux valait ne l'abaisser que contre ses ennemis.

Une fois le pillage en règle, ils repartirent à la hâte, ne voulant pas s'attarder ici.

détente

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Jeu 22 Aoû 2013 03:04 
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Sur tout le chemin, Gart avait lancé des regards en coin à Ezak. Des regards pleins de doutes et de méfiance. Il n’avait sûrement pas apprécié le petit numéro de l’Ynorien. L’intéressé ne les avaient pas relevés, trop épuisé pour en avoir la force. Le meurtre qu’il venait de commettre n’était pas des plus honorables et fatigants, mais son corps n’avait pas oublié tout ce qu’il avait subit cette journée. D’ailleurs, le jeune homme trainait un peu la patte, ce qui ne manquait pas d’agacer le Whiellois qui râla à plusieurs reprise sur la fainéantise de cette jeune génération. Ils leurs fallut traverser un nombre incalculable de rues et ruelles insalubres pour enfin arriver à destination.

Ce fameux quartier n’avait pas grand chose de diffèrent avec ce qu’il avait aperçu jusqu’ici. Des bâtisses grotesques, des rues à peines moins sales. Les habitations étaient pleins à craquer, en effet à travers quelques battants en bois on pouvait apercevoir quelques corps entassés sur des couchettes de fortunes ou à même le sol. C’était toujours Omyre, sauf que les Garzoks se faisaient beaucoup plus rares sous cette masse humaine qui s’activait malgré la tombé de la nuit. Cette ville donnait l’impression de ne jamais s’endormir.
Le jeune homme ne pu cacher sa déception. Il s’était attendu à rencontrer une situation un peu plus «normale», mais dire qu’il ne se sentait pas plus détendu que si il avait été obligé de fréquenter des orcs puants, aurait été un terrible mensonge.

Débordant de fierté, Gart entama la présentation des lieux, en vantant les mérites de tel ou tel individu aux allures de petit brigand. Celui là, avait briser la nuque d’un Garzok à main nue, l’autre avait terrassé une escouade Kendrâne à lui seul armé de son marteau. Et ce genre d’histoires se répétait et encore et encore. Cela en devenait fatiguant. La seule chose qu’Ezak pouvait constater c’est qu’ils n’avaient pas accompli grand chose dans ce quartier, mais il s’en moquait éperdument. D’ailleurs, il n’écoutait que d’une oreille distraite les explications de l’homme. Il avait finit par lui donner le tournis avec son énergie débordante. C’est pourquoi il n’hésita pas à lui couper la parole sèchement.

«Je veux un endroit où me reposer, et surtout pas dans une de vos porcheries ou ils vivent tous étouffés. Je veux que mes hommes soient à proximité.

«Ah ? Vous restez parmi nous ?» laissa échapper le mercenaire de sa grosse voix enjouée.

«Demain, dès les premières heures, vous prendrez en charge la formation de mes hommes sans moi. Je visiterais les lieux plus tard. J’ai besoin de repos.» fût la seule réponse qui sortit de la bouche de l’Ynorien.

«Bien bien bien ! Il y à quelque chose qui pourrait vous convenir. On y stock quelques vieilleries, ça prendra pas longtemps à tout vider. On est à l'étroit à l'intérieur mais vous aurez la paix, je vous l’assure. Suivez moi ! »

Ce soir, la Ezak ne su pas quand il arriva à sa résidence, il ne su pas non plus quand il s’endormit. Les ténèbres avaient tôt fait d'envelopper son esprit épuisé.

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"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


Dernière édition par Ezak le Mar 3 Sep 2013 19:14, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Jeu 22 Aoû 2013 19:39 
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Une semaine passa. Les deux premiers jours, la conscience d’Ezak n’avait cessé de passer de l'état de semi-conscience au sommeil. Le séjour dans le bagne maudit lui avait laissé des blessures profondes, mais elles étaient plus mental que physique. Par intermittence, il avait observer le lieu ou il résidait et pour être honnête, il n’y avait rien à observer. Les murs étaient faits de bois pourrissant et étaient fortement rapprochés. Le toit au dessus de sa tête était parsemé de trous, laissant filtrer la lumière du jour et la pluie. Un tas de paille sentant fortement le chien mouillé, lui servait de couchette, mais dans son état cela lui allait très bien. Le repos était devenu sa seule préoccupation. Les Treize et leurs petites expériences, l’avaient détruit. Il fallait qu’il se reconstruise.

Le troisième jour, il sortit enfin de son hibernation et commença à visité le lieux en compagnie de Gart. Cette fois, il pu vraiment apprécier l'état de ce quartier, pris d’assaut par cet étrange groupe hétéroclite d’humain. Ezak y vit du mieux, mais trop peu d’organisations, même si Gart le Whiellois arrivait à se faire plus ou moins respecter de tout le monde ici. Cet endroit était un bon point de départ pour l’Ynorien. Il se disait que d’ici, il pourrait commencer à bâtir quelque chose. Restait à essayer d’imposer ses idées.

Les jours suivant, il participa à l’entrainement de ses hommes à l'extérieur de la ville et prit plaisir à les voir évoluer. Ils étaient de bons combattants et avec une discipline de fer ils pourraient devenir les meilleurs, des bêtes sauvages domestiqués. Ces jours la furent une bouchée d’air frais pour le sergent qui en profita pour affuter ses lames et entretenir sa condition physique. Il se permit d’apprendre quelques mouvements à ses hommes et pu déceler parmi eux ceux qui avaient le meilleur potentiel.

Quand le huitième jour arriva, quelque chose d’étrange se produisit. Alors qu’il supervisait la formation de ses hommes, un corbeau vint se poser près de lui. Entre ses noires serres, il tenait fermement un parchemin en regardant Ezak d’un son air de stupide volatile. Interdit, le sergent récupéra le message avant de le parcourir rapidement. A mesure que ses yeux avait parcouru le message, la colère s'emparait de lui il ne pu que déchirer la missive de rage. Son regard troublé ne laissait pas le moindre doute sur le contenu du message. Noires nouvelles...

C’est le cerveau en ébullition qu’il s’approcha de ses hommes et de leur instructeur avant de s’adresser à toute l’assistance.

«Je quitte la région et je ne sais pas quand je reviendrais. Continuez l’entrainement sans moi.»

Sans attendre une quelconque réaction Ezak prit la direction du centre de la ville le pas pressé. Le noble guerrier était à nouveau réveillé.

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"L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien."

- George Smith Patton


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« Des rats... J'te dit que c'est des putains de rats. »
« Des rats en capuche ? Quelqu'un était au coin de la rue. J'l'ai bien vu ! »

Glok posa sa chope sur le bois marqué de nombreuses auréoles de bière. Il s'essuya les lèvres et secoua la tête et soupira. La couardise de son apprenti assassin devenait agaçante. Un orque ne se devait pas d'avoir peur. Mourir était un aboutissement. Certes le petit était doué dans la lutte et maniait le couteau bien mieux que le marteau de guerre, d'où la voie de l'ombre choisie, mais il s'inquiétait de tout et le vieux maître craignait que ça ne le mène un jour à une paranoïa dévorante.

Le jeune Garzok ferma les volets et rajusta ses dagues. La pièce était convenablement éclairée, ils ne craignaient apparemment pas d'être remarqués. « On a une mission à mener à bien. Personne ne pourra m'en empêcher ! »

Glok but une grande gorgée de mousseuse et s'essuya de nouveau. Après des années dans le meurtre, le maître assassin se faisait vieux, ses réflexes s'amenuisaient et sa force s'émoussait. Son apprenti ne semblait pas le comprendre et on voyait dans son regard le même respect qu'il avait lors de son initiation des années plus tôt.

« Tout va bien s'passer. De l'argent facile c'boulot. Tes armes sont prêtes ? Tu as vérifié ton arc ? »

Le jeune garzok d'une dextérité inouïe fit jaillir deux lames de dessous ses manches et les fit tournoyer entre ses doigts. « Prêt à faire couler le sang. L'arc est en bas avec ma besaç...»

« J't'ai déjà dit de pas te séparer de ton matériel ! Tes armes dans la même pièce nom de nom. Allez dégage moi m'chercher ce barda. »

Il souffla, n'aimant pas que son maître ne lui reproche quelque chose. Il répétait toujours que s'il faisait attention aux ombres et aux détails, il était tout de même négligeant avec beaucoup de chose qui causent la perte des assassins même les plus motivés. Lorsqu'il passa la porte Glok cria : « Et ramène moi l'saucisson ! »

Il dévala l'escalier de bois qui craqua sous son poids. Certes il avait laissé ses armes en bas ainsi que le reste de son équipement, mais en avait-il vraiment besoin ? Un arc en intérieur était inutile alors que ses deux lames oui. Il se perdit un instant s'imaginant le jour où il serait plus redoutable encore que son maître.

La maisonnée dans laquelle ils avaient élu domicile était assez solide, au moins la porte n'était pas transformée en allumettes ayant subit les humeurs du vent et de la pluie, les murs tenaient encore debout et il n'y faisait pas un froid à geler les pierres. Il restait même du mobilier. Gouril le jeune assassin vida son sac de cuir sur la table poussiéreuse. Emballé dans du chanvre se trouvait le fameux saucisson de cheval à la bière. Il s'en coupa un morceau et garda le plus gros pour son maître et lorsqu'il prit son arc...

« Qu'est ce que c'est... Rho. Le maître va me battre s'il voit que j'ai mal attaché la corde. » Il se baissa pour essayer de retrouver à tâtons au fond de son équipement la corde à arc qui n'était plus tendue sur ce dernier.

--- --- ---


Glok resté à l'étage observa avec intérêt la cire se répandre le long de la bougie. Il tendit son doigt jusqu'au bord de la flamme pour que s'y dépose le liquide chaud qui durcissait sur sa peau verdâtre et épaisse. Dans ses rêveries et sa nostalgie, il ne songea plus pour un instant à son estomac qui le tiraillait jusqu'à ce qu'un gargouillis sonore le rappelle à la réalité.

« Gouril ! GOURIL BOUGE TOI UN PEU NOM D'UNE PUTE ! »

A son tour il descendit les marches en les dévalent lourdement. Il manqua même de déraper sur la dernière et réalisa qu'il s'agissait d'une tache de sang.
A ses pieds son apprenti gisait, la gorge entièrement ouverte. Devant lui, la porte donnant sur la petite cour extérieure était ouverte. Glok tira son arme et avança d'un pas lourd, prêt à venger son jeune apprenti. Il s'apprêta à passer la porte jusqu'à ce qu'une corde tressée ne vienne se presser contre sa gorge découverte. Glok connaissait trop bien ce genre de procédé. Les strangulations étaient silencieuses lorsque bien réalisées. Cela dit, il connaissait aussi la manoeuvre et savait comment donner du fil à retordre à la personne qui cherchait à le nuire. Souvent par le passé il avait étranglé des " cibles " moins lourdes et imposantes que lui, lorsqu'elles se débattaient les contenir n'était pas difficile mais son poids et sa masse lui offrait l'avantage en tant que victime.

Il gesticula dans tous les sens, moulinant des mains et remuant d'un sens à l'autre pour mettre son agresseur en difficulté. La pression était violence et quelques veines dans son crâne commencèrent à éclater, la sueur perca la peau et coula le long de ses tempes. Il ne pouvait crier, s'il détendait ses muscles, il savait que la corde allait lui broyer la gorge. Il se jeta le dos contre une armoire de bois rongée par l'humidité.

L'assassin lâcha prise lors du choc. Le bois et la poussière tombèrent en nuage. Glok se retourna brusquement, bien qu'il fit face à l'ombre, il n'était pas en mesure de lui opposer une forte résistance, sa gorge brûlait et sa tête tournait. Il tituba en arrière avant de heurter la table et faire tomber une partie du matériel de son apprenti. L'assassin qui se trouvait en face de lui semblait ne pas être un Garzok, peut être un Shaakt, en tout cas ce tueur était rapide et élancé. Un chuintement métallique sonna comme une mauvaise augure à ses oreilles et Glok se prépara à contrer un assaut, mais contrairement à ce qu'il pensait, l'assassin n'attaqua pas, il tourna autour de la table, baissant sa capuche et dévoilant un visage fin, le visage d'une femme aux cheveux noirs qui, attachés sur le côté, dégageait sa vue et son regard. Un court instant, la lune s'invita avec sa douce lumière et le reflet profond du violet de ses yeux apparut à Glok.

Elle attaqua et il ne fut pas assez rapide pour se défendre.

Le noir.

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MessagePosté: Mer 1 Oct 2014 13:09 
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Glok n'était pas mort. Le robuste Garzok avait connu bien pire mais son inconscience était parsemée de terribles visions. Il se voyait dans les ruelles la tête en bas porté par un solide gaillard, le noir revint dévorer ses souvenirs et ensuite, il n'y avait plus que les toits et la lumière de la lune au travers les volets d'un grenier délabré. L'ombre noire l'ayant attaqué tendit une bourse à son porteur et il disparut. Il n'y avait que la tueuse qui restait. Ses muscles lui faisaient mal. Il se sentait balancer comme s'il avait été suspendu au plafond comme un vulgaire sac.

Il n'était pas si loin de la réalité.

Lorsqu'il reprit totalement conscience et qu'il essaya de se débattre, l'assassin en face de lui se leva de sa couchette et marcha lentement vers lui. Son visage était partiellement dissimulé dans l'ombre et il ne pouvait deviner avec exactitude s'il s'agissait de la même personne que dans la maison. Une corde autour du cou et de la jambe gauche, ses mains étaient entravées par derrière. Il ne comprit pas tout de suite ce manège mais l'ombre d'une torture arriva lentement à son esprit et il paniqua.

« Putain, vous êtes qui ? C'est vous qu'avez tué mon apprenti ? J'te préviens que quand j'aurais brisé ces liens, je pendrais tes entrailles dans toute la ville !! »

Il gesticula. Au dessus de sa tête, des noeuds coulissaient sur la poutre et il remarqua bien vite que lorsqu'il penchait la tête ou courbait le dos, la corde à son cou le retenait et l'étouffait. La corde qui tenait sa jambe, elle, passait au dessus de la poutre et son extrémité pendait à côté de la femme. Elle tira doucement la corde et il n'eut d'autre choix que de la lever contre sa volonté.

Le voici maintenant suspendu par le cou avec pour seul rempart à la mort, sa jambe, celle qui touchait encore le sol et qui supportait tout son poids.

« Je me demande combien de temps ta jambe va tenir. Lorsque tu seras à bout de force, tu te pendras toi même. Tu n'auras même pas une mort de guerrier. »

Serrant la mâchoire, Glok cherchait à comprendre, il espérait voir une issue ou comprendre ce qu'on lui voulait.

« Alors ... C'est vous l'assassin. »

L'inconnue lâcha la corde maintenant nouée à un crochet. Elle pencha la tête sans mot dire et s'approcha. Pour tout éclairage, Glok ne comptait que sur la lumière de la lune qui traversait entre les lattes de bois du plafond. La femme se tenait debout devant lui, il baissa les yeux pour les plonger dans les siens et senti avec douleur que la corde lui entaillait la gorge déjà à vif de sa première strangulation.

« Un assassin ? »

Il gesticula. De la bave coulait de ses lèvres et il sentit que ses joues gonflaient. Sa jambe commençait déjà à chatouiller bien qu'il se sentait encore capable de tenir de bonnes heures avant de céder.

« Hummmph. Faut dire que les deux premiers étaient pas terribles. Glllrk. » Il tenta de cracher au visage de son adversaire mais le glaviot coula le long de ses lèvres boursouflées et pendit lamentablement avec de tomber sur son torse.

« Ha... Donc je ne suis pas la première à vous traquer. On dirait bien que Garok et Garry on gardé ça pour eux. Allons, dis moi qui t'as payé et je t'offrirais une mort plus digne. »


Dans son regard, il ne vit rien. Son assassin était étrange, elle portait des cicatrices sur le visage et autour du cou, le reste n'étant pas visible, il commença à craindre de se perdre dans l'incompréhension.

« Mais... QUI ? Qui vous as envoyé ici ? Et comment vous nous avez trouvé d'abord ? »

Elle s'approcha davantage et passa sa main sur la corde pour la soulever légèrement. Glok détourna le regard, essayant de se mettre sur la pointe des pieds pour faire chuter la pression qui lui cuisait le cerveau et faisait pleurer ses yeux.

« La milice. Je veux savoir qui vous as payé pour assassiner Garok. Parle ! »

Il manqua de s'étrangler dans sa salive.
« QUOI ??? Eeerulk. On l'protégeait Garok. Garry nous a engagé pour assurer sa protection lorsqu'elle geeéérk... »

La tueuse recula. Il n'y avait pas besoin de lumière pour deviner l'expression que si visage abordait.

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Jeu 2 Oct 2014 19:12 
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Hrist ne comprit pas immédiatement. Mais les informations une fois rassemblée, Garry et sa haine, l'orque a qui elle avait naïvement prêté confiance et la voici avec pour deux dernières victimes les gardes de l'homme qu'elle était précisément sensée protéger. Pour couronner le tout, la porte de la maison dans laquelle elle et Glok étaient maintenant venait de voler en éclat sous le coup violent d'une botte. Un bruit rapide de pas investi alors le silence pesant.

Comme l'éclair, Hrist s'échappa. Les issues n'étaient pas nombreuses, il n'y avait que la vieille cheminée qui par chance n'était pas si étroite, elle pouvait se résoudre à y passer, laissant Glok à son triste sort.

Le conduit était crasseux et gras de suie, l'ascension était compliquée et délicate, la femme n'avait pas d'autres choix que de s'appuyer le dos contre le mur et de ses bottes, maintenir une pression suffisante pour ne pas glisser lamentablement.

On entra dans la pièce. Derrière le cri des garzoks, Hrist n'entendit pas les mouvements plus légers d'une certaine Shaakt rencontré quelques instants plus tôt.

La lune. Elle trônait dans le ciel et offrit à Hrist sa lumière bienfaisante, une perle de rêve, celle qu'elle avait souvent regardé lorsque les situations devenaient compliquées ou instables, ce qui était le cas de celle-ci.

Hrist s'extirpa noire de suie et de toile d'araignée du renfort de pierre, les tuiles et le bois craquèrent sous son poids, trahissant avec exactitude la présence que les orques devinaient déjà.

Le sol éclata sous ses jambes et plusieurs sifflement frôlèrent la jeune elfe. Le bruit du mécanisme bien connu lui revint à l'esprit, ces arbalètes orques, capables de fendre une armure solide, qu'en serait-il de sa simple robe ? De nouveau, ses instincts s'éveillèrent , le coeur frappa avec vigueur et ses sens s'emballèrent. Il lui fallait survivre car encore traquée. Bien que nombre de questions lui traversaient l'esprit, elle n'avait qu'une certitude possible, il lui fallait s'enfuir et de trouver un abri, de là elle pourrait à froid trouver des solutions. Les toits lui offraient un avantage... C'était déjà ça.

Les maisons d'Omyre étaient assez mal entretenues. Souvent les toits étaient réparés de l'intérieur et n'offraient pas un excellent appui lorsqu'on s'éloignait de la charpente, de plus, la pluie récente avait rendu les tuiles glissantes et la mousse qui s'y était déposée par le temps de la désolation était maintenant gorgée d'eau et d'autant plus dangereuse. Une chute pouvait lui être fatale ou pire encore, la rendre incapable de s'évader et elle serait alors réservée à un sort moins enviable que mourir écrasée la tête dans la boue.

Essayant de maintenir entre elle et les tireurs une distance confortable, elle lança ses forces dans la fuite. Quelques fois, lorsqu'un carreau éclata à côté d'elle ou siffla en sa direction, elle changeait de côté du toit, manquant souvent de glisser et de choir, à sa grande peur.

Ce n'était qu'après un temps sans que les carreaux ne la harcèlent, qu'elle pu se retourner et haletante, observant de loin la maisonnée d'où elle venait de s'enfuir. Les tempes battaient sous l'effet de son cœur agité, la vue légèrement brouillée par la fatigue et l'effort elle ne distingua pas avec exactitude les ombres qui se glissaient sous la lumière. Quelques cris et des exclamations d'orques furieux que des inconnus se ruent ainsi sur les toits de nuit éclatèrent. C'était tout.

--- --- ---


Dans la maison, Glok se balançait doucement au bout de la corde. Garry se tenait devant lui, elle avait pris soin de bien l'observer tandis que le vieil orque s'étranglait et agonisait lentement, la gorge écrasée sous son propre poids.

La Shaakt s'en alla suivie des quelques orques, se jurant de retrouver la Sindel et de la tuer elle même.

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Mer 8 Oct 2014 18:58 
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Hrist s'était dissimulée dans une vieille cave. L'air était chargé d'humidité et l'eau s'écoulait des rues jusque dans un des coins de son renfort, détrempant le sol et tournant la terre en boue dès qu'il pleuvait. Elle n'avait rien pour s'éclairer, pour tout ameublement, il n'y avait que de vieilles caisses brisées et pleines de champignons et de moisissure, des vieux sacs de chanvre usés jusqu'à la corde.

Elle été restée dans ce gourbis puant deux jours durant. Bien que le sommeil soit difficile, la fatigue pesante et les nerfs poussé à bout avaient aidé la tueuse à s'endormir et même si ce sommeil n'était pas des plus confortable, elle savait qu'il était impossible de s'en passer. La nourriture était un autre problème. Elle avait du se résoudre à monnayer à un orque douteux quelques tranches de viandes séchée et trop salée et de la piquette âcre. Mais elle avait un plan.

Elle attendait quelqu'un. Bien que la femme ne soit sortie de sa tanière que deux fois, par crainte de tomber sur une milice ou un des sbires de Garry. Elle se devait de mieux comprendre ce qui lui arrivait, bien analyser qui étaient ses ennemis et s'il n'y avait que Garry qui avait mis sa tête à prix.

La milice avait-elle été informée de ce cuisant échec ? Avait-elle aussi ordonné aux miliciens de traquer Hrist et de la tuer ou pire, la ramener ?

Garry était peut-être la tête du serpent, celle qu'il fallait abattre pour laver son nom et ses actes mais elle s'en voulait terriblement de s'être laissée berner si facilement. Ayant écouté aveuglément les indications d'inconnus, elle avait tué les deux gardes de l'homme qu'elle devait protéger. Garry avait peut-être même déjà accompli son objectif, mais ça, Hrist n'était pas capable à l'heure actuelle de deviner le noir dessein de la Shaakt.

Tout en mâchonnant un bout de cheval salé, elle dit à voix basse.
« Qu'est ce qu'ils fichent... Mais qu'est ce qu'ils fichent. Ca ne devrait pas être aussi long. »


Elle fixait la porte sans relâche, observant avec attention les moindres mouvements qu'elle pourrait voir sous le pas de bois. Cèles répondit d'un air moqueur :

« Fr'anchement. Faire confiance à un orque... Une fois d'plus. Et puis pour des informations qui n'auront sans doute rien de fiable, c'est presque du suicide. Tu devrais même peindre une grande croix blanche sur la porte pour te trahir. M'enfin... Ce que j'en dis, c'est que les chances pour que ça fonctionne sont faibles. Très faibles. »

« Je suis sûre de ne pas me tromper. Le marché aux esclaves ne s'arrête jamais, non ? »
« Humph... Tu ne m'écoutes pas, hein ? Bien sûr que non, il ne s'arrête pas. Il y a trop d'argent à se faire sur le dos des prisonniers de guerre. Mais qui dit argent dit convoitise et à Omyre limiter les convoitises se résume à mettre des gardes partout et moins ils sont commodes mieux c'est. »


Hrist s'arrêta un temps. Elle avala le morceau de viande qu'elle mastiquait depuis déjà un moment et s'envoya une rasade de vin âcre coupé à " on-ne-sait-quoi ".
« Le marché n'est pas si loin... Je... Mais comment je n'y ai pas pensé plus tôt ! »

Laissant le morceau de viande tomber, elle plaça ses mains devant elle, assise en tailleur et le dos collé au mur, elle ferma les yeux et se concentra. A son poignet, l'ombre noire se délivra et ses visions kaléidoscopiques aux nuances de noir et de blanc apparut à l'esprit de la tueuse.

L'ombre glissait dans un bruit de tornade, les visages inconnus apparurent alors qu'elle venait à peine de traverser la porte, la vitesse épatante des mouvements invisibles envoyèrent Hrist non loin de la place du marché. Elle glissa son être d'éther et de magie entre les passants et les gardes, le quartier entier où les esclaves étaient vendus lui apparut bientôt. Le bruit agité de la foule l'empêchait d'entendre quelque chose de précis, de même que les sens de l'ombre, s'altéraient à mesure où elle s'éloignait des bracelets de l'Ombre. Les esclaves étaient brouillés comme si elle avait de l'eau salée dans les yeux, plus elle s'approchait de la tente de Garry, plus il ne lui parvenait qu'une compote de son et d'image déformée et maladroites.

Une main se posa sur son épaule.

Hrist arrachée à son inconscience réagit par réflexe et tira son arme. Devant elle, une forme massive et large se penchait vers son visage. La lame siffla et elle trancha la gorge de l'intrus.

Puis réalisa.

« Merde ! Mais qu'e... »

« Bin oui... L'orque que tu as envoyé t'acheter un esclave pour lui soutirer des informations... Au moins celui-ci ne risque pas de te trahir. »

Le Garzok tombé sur le dos se tortillait dans tous les sens, essayant d'endiguer le flot de sang qui s'évadait par grande giclées de sa gorge entaillée. Il n'arrivait pas à crier, lorsqu'il essayait, ce n'était que pour lancer un râle noyé dans des glaviots de sang et ses pieds qu'il raclait par spasme sur le sol finirent par rester immobiles.

Il avait amené un esclave, un homme, de taille moyenne l'humain s'était reculé lorsqu'il vit son " maître " se faire tuer alors qu'il ne cherchait qu'à réveiller sa commanditaire. Il balbutiait des propos incohérents :

« Meno... Père de la flamme. Nous en portons la faute. Nous en portons la faute... En portons la faute. »

Dans le noir, Hrist s'approcha du jeune homme. Il était assez fin, les cheveux en bataille, une barbe irrégulière et des yeux rivés au sol, il évitait de regarder le cadavre et encore moins la tueuse.

Son corps était marqué de nombreuses contusions, il avait était également marqué au fer rouge. La peau rougie et la cicatrice boursouflée et encore brillante indiquait qu'elle n'était pas si vieille que ça. Il devait bien venir d'un des derniers arrivages qu'attendait Garry et son maître.

« Meno... Ton Dieu ne viendra pas t'aider mon garçon. Ne fais pas attention à lui, c'est déjà terminé. Assieds-toi ! Lorsque tu auras repris tes esprits, j'aurais à te parler de choses importantes, après tu seras libre, sauf si tu essaies de me mentir. »

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Sam 11 Oct 2014 19:08 
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Elle lui avait allumé une vieille bougie. La flamme était timide et crachait de la fumée, la cire crépitait tant elle était poussiéreuse et moite. C'était bien assez pour l'esclave. Il entourait la flamme de ses mains, comme s'il souhaitait se réchauffer pour prévenir d'un courant d'air qui ferait mourir la lueur.

Hrist, assise sur le cadavre confortable observait le jeune homme à la dérobée tout en inspectant son matériel.
« Après tout... Si je dois traquer cette garce, autant que ça soit dans de bonnes conditions... »

Elle observait ses gants, le tissus était déchiré tout le long de la main, couvert de suie et l'intérieur poussiéreux et sale, il avait très probablement été déchiré lors de sa fuite sur les toits, les tuiles et les rampes de bois usées avaient entaillé le cuir pourtant solide et les coutures avaient cédées à la pression.

« Mieux vaut ça que mes mains... »

Quelques mèches de cheveux restaient devant ses yeux, à tomber puisque plus rien ne les retenait à l'arrière de son crâne, lors de son évasion ou le meurtre de Glok, elle avait probablement perdu son aiguille. Cela dit, elle avait toujours ce qu'elle jugeait essentiel, ses bracelets et une arme coupante. Faute de mieux, elle essaya à plusieurs reprises de s'enrouler la corde à arc volée aux orques autour des cheveux pour les empêcher de cacher son champ de vision.

« Tu as faim ? »

Lança-t-elle en direction de l'humain. Mais il resta silencieux, il semblait si concentré sur la flamme et bien que sa lueur diminuait au fil du temps, il ne bougeait pas d'un cil. Hrist soupira, les histoires de foi et de religion ne lui disaient rien.

Elle confia à Cèles :
« Hm. Je me demande si je n'ai pas fait une erreur. »
« En engageant un inconnu pour acheter un esclave à la femme qui t'as piégé et cherche à te mettre des meurtres sur le dos ? De plus, tu es restée à Omyre alors que tu aurais dû partir rien qu'en comprenant que tu avais refroidit les gardes de l'orque que tu devais protéger. Ha, non, le tableau n'est pas tout à fait noir, tu as ouvert la seule personne qui pouvait te trahir à l'heure actuelle. Ton coussin va refroidir. »
« Qu'est-ce qu'il fallait que je fasse ? Je ne suis bienvenue nul part, il n'y a qu'ici que j'ai ma place. »
« Ton nouveau jeu ne se résume pas à tuer des nobles de Kendra Kâr. Là tu joues contre la pire vermine du monde, cette Shaakt a su te piéger dès qu'elle t'as rencontrée. Il ne te reste plus beaucoup de solution. »
« Interroger l'esclave... Le tuer. Trouver Garry et rapporter sa tête à la milice. »
« Ca serait la solution la plus simple, en effet. Mais le petit garzok vendeur d'esclaves... C'est un gros poisson lui, ça m'étonnerait que Garry soit toute seule derrière ce plan fumant. Tu devrais mettre un nuage de clarté dans ton thé d'incompréhension. »

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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Sam 1 Nov 2014 20:18 
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Lorsque la flamme mourut, l'esclave resta un long moment les mains entourant la bougie morte. L'odeur de mèche et de fumée arrivèrent bientôt aux narines de Hrist qui ne l'avait pas quitté des yeux, hypnotisée elle aussi par la flamme faiblissante.

Il se frotta doucement les mains avant de se redresser maladroitement, tant endolori qu'il était, et s'avança les jambes chancelantes d'avoir été si longtemps assis.

« Qui êtes-vous... Vous n'êtes pas une orque. »

La tueuse leva les yeux et sourit, amusée de cette façon de penser digne des petites gens de la campagne qui vivent persuadés que Omyre n'est composée que d'orques à la botte d'Oaxaca et de ses lieutenants. De sa voix la plus douce, elle lui répondit :

« Je ne suis pas une orque. Je suis ici pour empêcher un meurtre. »

Elle se savait qu'en étant vague, elle pourrait dissimuler au mieux ses intentions et faire naître dans le cerveau confus du jeune esclave une graine d'incompréhension qui le mènerait à lui dévoiler ce qu'elle désirait savoir : Où était Garry.

Devant son air étonné, elle explicita.

« Je suis infiltrée ici par une Baronne. La.. Baronne de Keresztur. Son fils a été pris dans une rafle lancée par les orques. Mes recherches viennent de me mener ici. Sais-tu où je pourrais trouver un indice quant à l'endroit où il se trouve ? »

A mesure où elle parlait et inventait de toute pièce son mensonge, le jeune homme se baissa à sa hauteur et démontra beaucoup plus d'intérêt que lorsqu'il était plongé dans son délire et sa panique impénétrable. Ses yeux s'égarèrent alors sur un maigre sac de provision dont il vit dépasser une croûte de pain. Hrist le lui tendit et il s'en empara brusquement. Tiraillé par la fin, il le vida à même le sol terreux. Le butin était maigre, un bout de viande séchée d'origine inconnue et probablement douteuse, une demi-saucisse de cheval et un pain noir et humide à la mie grasse et alourdie à la sciure. La nourriture facile d'accès, le pain était assez rare, le plus souvent il était issu des conquêtes et confectionné avec ce qui passait à portée de main, on y ajoutait de la poussière de bois pour le rendre plus solide et qu'il tolère mieux les grands voyages. Celui-ci avait un peu moisi mais il tenait au corps.

L'esclave rongeait la croûte et s'attaqua ensuite aux viandes sèches qu'il engloutissait en un clin d'oeil.

« Tu aurais dû me répondre, quand je t'ai demandé si tu avais faim. Où sont les esclaves ? Tous ne sont pas présentés au marché ? »

Il déglutit bruyamment. La pièce et son odeur s'imprégnait de la sueur de l'homme et des relents de semaines d'absence d'hygiène élémentaire et d'inconfort intime.

« Non. Nous étions rassemblés dans des cages non loin du marché, dans une cave. Pas de lumière. Les plus forts et mieux portants étaient vendus souvent avant même que les autres ne soient présentés, à des acheteurs influents ou riches. Les esclaves attendent leur sort sous terre et ne sont sortis que pour être vendus ou livrés à l'arène. J'y ai été tortu... »

« As-tu rencontré une Shaakt là bas ? »

Il hésita un instant. Ses grimaces évoquaient soit un grand inconfort soit un mouvement de langue destiné à ôter de ses dents un morceau coincé de graisse ou de peau.

« Il y en avait plusieurs. Très cruels. C'est eux qui imposent les tortures au fer à blanc pour nous marquer comme des bêtes, sur les côtes souvent, parfois en plein visage si nous résistons. Il y avait qu'une femme elfe noire le plus souvent, et une autre mais on ne la voyait presque jamais. Souvent accompagnée d'autres femmes mais elles étaient différentes.»
« Différentes ? Des Shaakts aussi ? »
« Oui. Des Shaakts.»
« Et donc ? Elles étaient différentes en quoi ? »
« Je ne sais pas. Je crois que celle qui n'était jamais vraiment là était la chef. C'est elle qui donnait les ordres. Celle qui était là plus souvent, qui nous tourmentait en tout cas, elle vit au dessus de nos cellules. Elle vient parfois la nuit réveiller les esclaves pour les fatiguer et les rendre fous. On avait même un code pour elle. »
« Quel est-il ? Tu parles d'un code pour savoir lorsqu'elle est là ? »
« On murmurait " Gare au garry " comme s'il s'agissait d'un monstre. Elle a tué plusieurs esclaves trop malades ou invendables, comme elle disait. Elle les écrasait doucement avec sa botte jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus respirer ou les découpait petit à petit. Elle est maléfique. »
« Et donc, le grand chef n'était pas un orque ? Enfin, un métissé. Un mélange d'orque et d'humain ? »
« On ne l'a rencontré qu'une fois, lorsque nous sommes arrivés en ville. Il nous a observé comme des bêtes avant de nous laisser croupir. »

Il s'approcha, comme pour confier à Hrist un secret.

« En tout cas... Si c'est lui le chef, les shaakts se font de l'argent sur son dos, les deux dont je vous parlais, elles revendaient des esclaves la nuit. »
« Et gardaient l'argent. Le gros du butin ? » Répondit la tueuse, en s'approchant aussi, d'instinct pour mieux partager les confidences de l'esclave.
« Ces dernières semaines, il a remarqué que des esclaves manquaient, il a fait fouetter un geôlier à mort pour essayer d'avoir des informations. Je ne crois pas qu'il sait. Quand un esclave a voulu lui rapporter la vérité, il lui a fait arracher la langue et torturé à mort. Depuis, les autres restent silencieux. »

Il s'arrêta un temps.

« Vous... Allez me laisser partir ? »

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Mer 5 Nov 2014 19:38 
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La nuit était tombée depuis quelques heures déjà. La pluie martelait le sol et faisait fumer les rares torches qui résistaient à l'eau. Le sol devenu boueux ralentissait la tueuse et son esclave qu'elle avait dissimulé sous autant de couche d'équipement orque que possible pour le rendre méconnaissable. Elle lui avait même maculé le visage de boue afin d'assombrir son visage mais ses expressions et ses deux grands yeux ahuris qui brillaient à la première lueur trahissait son origine.

« Allez, en silence. Avance, je suis derrière toi. »

Les ombres se mêlaient au noir ambiant. Omyre était d'un sinistre déconcertant la nuit, Hrist savait d'expérience que mille dangers se cachaient derrière chaque coin de rue, sur les toits et derrière les portes. L'esclave dont elle ignorait toujours le nom avait pour mission de la conduire jusqu'aux baraquements.

Hrist avait essayé de le rassurer mais au fond, elle savait que l'opération était terriblement risquée, de plus, elle n'avait pas pour habitude d'aller sur le terrain avec quelqu'un de non expérimenté. Elle l'observait donc avec attention, il semblait s'égarer ou avoir peu de notion quant à l'endroit où il devait aller. Lorsque les patrouilles s'approchaient, Hrist crut au pire et s'imaginait déjà ramasser le cadavre du jeune homme après que les orques ne l'aient réduit en pièces. Mais les gardes armés de torches prirent un autre itinéraire et la jeune femme continua de suivre l'esclave à la trace.

Ils arrivèrent. La maison était fortifiée, on pouvait constater que les murs avaient été refaits et consolidés par des charpentes neuves. Une palissade hérissée de torches accueillait un chargement d'esclave. La plupart des gardes sensés occuper les lieux escortaient les prisonniers.

« Comment on entre ? »
« Vous allez me laisser partir ? »

Hrist observa les environs. Les autres maisons étaient trop loin pour qu'elle puisse passer par les toits et la pluie aurait rendu l'escalade mortelle. Les tours de garde répétés semblaient facile à anticiper.

« Tu n'es pas mon esclave. Dis moi comme je rentre. »

Il hésita un instant. Puis, après s'être décidé, il désigna un endroit où étaient empilés des tonneaux et des sacs de toile.
« La grille qui se trouve derrière les tonneaux est cassée. Un garde a essayé d'y accrocher un prisonnier pour le torturer c'est là qu'elle a cédé. Depuis, ils privent les esclaves de lumière en mettant des sacs devant. Dans le noir, les Shaakts sont encore plus à craindre. »


--- --- ---

Le grincement des barreaux de métal firent alarmer les sens de Hrist. Fort heureusement pour elle, la pluie camouflait les bruits et seul un oeil très affûté aurait pu remarquer que les sacs de toile avaient été légèrement écrasés sous son poids. Elle glissa le plus silencieusement possible à l'intérieur.

L'esclave lui avait précisé que les nouveaux arrivants étaient triés et marqués au fer dès leur venue. Elle avait donc un peu de temps avant qu'ils ne soient rapatriés dans la pièce où elle se trouvait.

La pénombre lui demanda un court instant avant de bien distinguer tout ce qui s'y trouvait. Elle avait remarqué les cages renfermant une quantité étonnante de corps amaigris qui dormaient ça et là comme de petits cadavres morts de faim. Au plafond pendaient quelques corps, torturés et couverts de cicatrices, probablement des fortes-tête qui s'étaient mutinés. Couverts de mouches et de leur propre fiente, ils se balançaient maintenant à des crocs rouillés cloués au plafond.

Au dessus d'elle, on entendit des bruits de pas et des exclamations. Des voix de femmes. Hrist repensa alors aux dires de l'esclave. Accroupie derrière un rangement de bois massif sur lequel pendait des crochets, elle rassembla les éléments de son enquête.

« En fait... Qu'est ce que disait déjà l'orque au marché ? Que la victime des deux tentatives de meurtre avait fait exécuter un de ses hommes parce qu'il lui avait fait perdre de l'argent en malmenant ses esclaves. Si Garry vend des têtes sans qu'il le sache, elle a sûrement voulu le refroidir avant qu'il ne comprenne que c'était elle ? Et l'autre Shaakt dont on parlait, celle qui serait la " chef ", c'est elle qui les achète ? Arrête moi si je me trompe ? »

« Et quand il s'en est rendu compte et qu'il a fait tuer les gardes, elle a paniqué et a précipité les tentatives. Au départ elle a du prendre un amateur mais maintenant, elle doit avoir préparé un coup. Après tout, elle doit bien savoir où il se terre, le vendeur. L'argent ne suffit pas à se protéger. Et ça explique aussi pourquoi elle a voulu te piéger lorsque tu as été présentée pour arrêter ces meurtres. SES meurtres même. Tu as soulevé un trafic d'esclave intestin entre les orques et les Shaakts. »

Une ombre passant devant la porte interrompit la conversation entre Hrist et sa Faera. Une femme Shaakt entra dans la pièce. Les esclaves qui dormaient furent réveillés lorsqu'elle frappa d'un gourdin sur les barreaux. Elle insultait les humains et riait face à la misère dans laquelle ils pataugeaient. La gardienne passa non loin de Hrist, lui tournant le dos. Elle cracha sur un cadavre avant de reprendre sa ronde dans le couloir.

Ses sens perçurent bien vite de nombreux mouvements dans le noir, parfois mineurs, comme un esclave endormi au sommeil agité ou un rat venu se remplir le ventre d'un morceau de cadavre, ou plus néfastes comme les pas d'un Shaakt et les lourdes bottes des gardes qui commençaient déjà leur besogne.

Alors qu'un hurlement de douleur creva le silence, Hrist envoya son ombre traquer les indices dans la maison. La garde Shaakt assise à côté de la porte, les escaliers avalés menant jusqu'à une petite pièce qui donnait sur une cour intérieure où les esclaves se faisaient marquer au fer avant d'être enchaînés les uns aux autres. Hrist visita d'avance chaque pièce et chaque recoin de la maison jusqu'à ce qu'elle tombe, à l'étage, sur un étrange duo, comprenant Garry et une Shaakt, probablement celle dont l'esclave parlait à plusieurs reprises. Les deux s'échangèrent des biens. Garry offrit en échange d'une bourse dodue et d'un parchemin, quelques clefs de fers. Les clefs qui retenaient des esclaves, probablement les plus solides qui seraient ensuite emportés ailleurs pour être revenu et faire chuter la qualité des esclaves de Garog.

L'ombre s'évanouit.

« Tu penses avoir le dessus ? Deux Shaakts pour peu qu'elles soient bien entrainées, ça pourrait être dangereux. »
« C'est vrai, mais c'est la tête de Garry que je veux. Sans en faire une histoire personnelle, sa mort devrait faire tout annuler. »
« Ou reporter. Tu as vu les petites chambres vides un peu partout dans la maison ? Elles sont destinée aux tortures. Les vendeurs d'esclaves se diversifient, Garog propose aux riches et aux furieux de quoi se divertir sur des esclaves, ils paient une coquette somme et profitent de leur jouet jusqu'à ce qu'il casse. Un moyen de se débarrasser des esclaves qui commencent à être malades ou ceux dont personne ne veut. »
« Il n'y a pas de petits profits ma vieille. Allons, j'ai deux yeux rouges à crever et une tête noire à mettre en sac. »
« Évite juste de te retrouver dans une de ces chambres... »

Hrist se dissimula silencieusement entre les cages, profitant de l'ombre et du silence ambiant. La mauvaise odeur et les murmures torturés lui évoquèrent ses propres cachots du temps où elle vivait à Keresztur. Sans prêter davantage attention aux pantins désarticulés qui gisaient à même le sol et pendus au plafond, elle attendit que la gardienne revienne tourmenter les esclaves et lui planta silencieusement une lame dans la nuque. Elle avait retenu sa chute pour qu'elle ne fasse aucun bruit en tombant et déposa le corps inerte à même le sol, là où elle l'avait tuée.

Aucun bruit.

Hrist évolua dans les entrailles de cette grande et imposante bâtisse où les ombres épousèrent son corps, l'aidant à mieux se dissimuler. Elle alla de pièce en pièce, la plupart étaient totalement vides, comme disait Cèles, destinées à accueillir les tortionnaires d'esclaves. La plupart des gardes et des personnes qui travaillaient pour Garog étaient dans la cour intérieure. Les derniers esclaves se faisaient marquer au fer, d'ici peu, les gardes reprendraient leurs occupations.

Le salon qui donnait vers le petit corridor où se trouvaient les escaliers privatifs de Garry était quant à lui occupé par quatre orques qui secouaient des dès dans un gobelet avant de les lancer sur une table.

« Ils sont pipés !»
« Arrête ton char, ignoble. J'ai gagné. Passe moi le butin ! »
« Relancez ! Relancez les dès ! »
« Je mise la dague sur deux pairs !»

Puis ils s'arrêtèrent. La grande Shaakt au visage dissimulé par son accoutrement typique descendit les marches en silence et traversa la pièce accompagnée d'une escorte de deux femmes. Les orques ne les regardèrent pas. Ils s'étaient juste arrêtés, sans prêter davantage d'attention aux trois femmes.

Hrist observa la scène de l'angle d'un meuble, accroupie dans la pénombre. Elle cherchait du regard quelque chose qui aurait pu faire dégager les gardes. Ils étaient trop nombreux pour une approche directe. Bien qu'elle aurait pu se débarrasser des trois, le bruit d'un combat aurait alerté à coup sûr le reste de la garde et Garry elle même. Elle aurait pu s'échapper ou se joindre au combat. Jusqu'à présent, Hrist n'avait pas encore pu jauger les capacités martiales de cette Shaakt, aussi, elle estima que prudence était mère de sûreté et qu'il valait mieux la prendre par surprise.

Un bruit et des cris s'échappèrent du sous sol d'où elle venait. Les gardes levèrent la tête et descendirent.

« Bravo... Tu as libéré les esclaves par erreur. »
« ... Ils ont sûrement récupéré les clefs sur le cadavre de la gardienne... »
« Bien sûr. Les tourmentés ne dorment que d'un œil. »
« Ca m'offre la diversion que je ne trouvais pas... Chance insolente, comme toujours. »
« Garry devrait descendre assez vite, tu devras l'intercepter et la faire sortir avant qu'on te colle la libération des esclaves sur la liste de tes précédents méfaits. »

Hrist tira de sa manche la cordelette d'arc et se plaça derrière les escaliers, là où le renfort de bois empêcherait Garry de la remarquer. Elle descendit lorsque les bruits devinrent plus fort. A un moment, Hrist s'attendit même à voir des gardes débarquer pour prévenir la Shaakt. Lorsqu'elle arriva en bas des escaliers et tourna le dos à Hrist. La tueuse lui frappa l'arrière du crâne avec le pommeau de son arme et fit glisser la corde sous sa gorge, traînant sa victime surprise vers les escaliers. Garry malgré le choc porté à son crâne essaya de se débattre mais Hrist avait l'avantage, la Shaakt n'était pas bien lourde et la Sindel qui la dominait des marches laissait le poids de la Shaakt l'étrangler sans qu'elle n'ai trop à forcer sur la corde. Bientôt, Garry cessa de s'agiter, elle se laissa faire, maintenant tout de même ses mains sur la corde et grimpa difficilement les ultimes marches qu'il lui restait à gagner.

« Tu ne t'attendais pas à me revoir, n'est-ce pas ? En plus... Je crois avoir compris où ton petit jeu mène. Tu vois, je n'aurais même pas le plaisir de t'arracher la vérité des lèvres. »

La gorge de Garry gonflait, ses lèvres étaient humectée de bave et elle maudissait son agresseuse dans sa langue barbare. Trainée jusqu'à la chambre de la Shaakt que Hrist ouvra à coup de botte, elle jeta le corps de la femme à terre. Furieuse de s'être faite piéger par la Shaakt, Hrist lui envoya un coup de botte en pleine face et un autre dans l'estomac. Garry avait perdu son arme à terre, une petite dague noire à la lame légèrement violacée. Hrist l'observa ramper jusqu'à celle-ci. Amusée, elle commença à suivre la lente avancée de Garry qui cherchait encore à récupérer sa respiration. Les cheveux défaits, les yeux ensanglantés, elle râlait et son souffle avait un sifflement singulier. Hrist s'assit à califourchon sur elle et fit encore une fois glisser la corde. Garry de peur que cette strangulation soit la dernière, essaya de mordre la main de Hrist. Lors de son mouvement de recul, Hrist fit par erreur glisser la corde dans la bouche de Garry. Sous la résistance des dents de la Shaakt, Hrist tira violemment comme l'aurait fait un pêcheur sous une grosse touche.

Un bruit de déchirement répugnant se fit entendre. La corde ensanglantée dans les mains, Hrist tomba à la renverse tandis que la Shaakt sous la douleur se tortillait de gauche à droite, protégeant son visage de ses mains.

« Oops... On dirait que je manque encore un peu d'entrainement, qu'en penses-tu, sale garce ? »
«... ... ... Alors là... De tout ce que j'ai pu voir, c'est de loin ton coup le plus répugnant. »
« Gueule tant que tu veux, je crois qu'il te manque des morceaux... »

Hrist inspecta la corde, elle n'avait pas attrapé la gorge, contrairement à ce qu'elle pensait mais plutôt, elle l'avait glissée sous la lèvre supérieure de la Shaakt et lorsqu'elle commença à tirer en arrière, la corde a arraché le visage de la lèvre jusqu'au nez emportant aussi un morceau de joue, sa mâchoire ayant été brisée sur le coup, Garry ne produisait plus qu'une compote de son étranglée.

Hrist inspecta la pièce, jouissant du peu de temps qu'il lui restait avant que les gardes ne monte faire un rapport à la Shaakt ou qu'ils s'étonnent de son absence.
Les objets laissés par l'autre femelle Shaakt étaient déposés sur un cabinet en bois, tout ce qui était dans la chambre était d'une grande sobriété. Il y avait une lettre et un bijou, une araignée en pierre, peut être précieuse, Hrist n'avait pas une grande expérience des bijoux mais elle comprit assez vite que c'était le prix qu'elle offrait aux futurs assassins de Garog.

« Je me souviens plus exactement pourquoi, mais je crois que l'araignée est symbolique pour vous non ? Hm ? Tu ne réponds pas ? Pas étonnant que des vermines comme vous adoriez les insectes. Vous ne valez pas mieux qu'eux. »

Elle envoya un nouveau coup de botte dans l'estomac de Garry qui cracha un impressionnant jet de sang. Elle ne parvenait pas à se retourner et à chaque respiration, son visage désarticulé avalait un peu de sang qui emplissait ses poumons et la noyait peu à peu.

« Franchement... Je pense pas que les assassins que tu comptais embaucher fassent quoi que ce soit sans argent. Je vais garder ça et le parchemin... Mes supérieurs vont sans doute apprécier que mon nom soit lavé. »

Elle se baissa et ramassa la dague de Garry. Après avoir observé le fil et les reflets violacés de celle-ci, elle se baissa à hauteur de la Shaakt. Un bruit de pas dans les couloirs et des exclamations satisfaites d'orques annoncèrent que l'évasion avait été matée et que les esclaves allaient prendre une sérieuse raclée pour l'exemple.

Les lèvres de la Sindel touchèrent presque les longues oreilles noires de la Shaakt, elle sentit son odeur, sa lourde respiration et la mort qui envahissait doucement ses yeux de braise.
« Je vais probablement être chargée de retrouver ta maîtresse... Je vais la désosser... Comme un animal. Et je le ferais avec ta propre dague. »

Elle releva la manche de son ennemie déchue et lui entailla les veines. Le sang noir qui formait déjà une grande flaque autour du corps de la femme s'élargit davantage jusqu'à ce que ses yeux ne roulent dans le néant.

Hrist, revancharde, envoya un dernier coup de botte rageur au visage inanimé et défait de la Shaakt, Garry avant de s'enfuir par la fenêtre. L'agitation avait rameuté les gardes à l'intérieur et la boue pu amortir sa chute.

Lorsque les gardes virent alerter Garry et qu'il ne trouvèrent qu'un corps sans vie dans une mare de sang, ils mirent quelques instant avant de reconnaître la femme.

Hrist était déjà loin.

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Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


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