L'Univers de Yuimen déménage !


Nouvelle adresse : https://univers.yuimen.net/




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 95 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 3, 4, 5, 6, 7
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Dim 2 Oct 2016 12:14 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 9 Mai 2015 03:06
Messages: 1129
Les gamelles et les mamelles

Gamelle saucée jusqu’à la dernière goutte, cruchon de vin éclusé, consommation réglée, Beorth se met en route après avoir salué Arkos, sur les talons de son nouveau guide. A ce dernier, il ne fait pas confiance, et c’est en guettant chaque coin de rue, chaque renfoncement dans l’ombre, les toitures alentours et divers lieux d’embuscades, qu’il talonne le nabot. De toute façon, s’il lui prenait des envies revanchardes, lui et tous ses complices ne l’auraient pas sans risquer de se prendre quelque coup de haches dans les côtes.

(Contre un carreau dans l’œil, par contre…)

Pas la peine de penser aux options sur lesquelles il ne peut rien, autant se focaliser sur les dangers plus immédiats. A Omyre, ça ne manque pas, comme dans toutes les villes, en plus accentué peut-être. A y crotter ses bottes, le mercenaire en vient à se dire qu’Exech c’était quand même une destination de rêve à côté. Fort heureusement, dans le ramassis de merdeux qui conchie cette cité puante, il y a force de bon sens : pas la peine d’aller chercher des poux dans la barbe d’un gars solide et armé pour récolter quelques pièces, il y a des cibles autrement plus alléchantes. Alors le chemin jusque chez le guérisseur se fait tranquillement. Pas d’embrouille de la part du type au tarin défoncé, pas de mauvaise surprise.

(Putain, ça pourrait presque être une bonne journée… Une paire de miches une fois cette main rafistolée, et ça commencera à ressembler à quelque chose…)


Le marin pointe du doigt une porte branlante d’un bâtiment plus proche de la ruine que de sa prime jeunesse, en avertissant Beorth de ne pas trop s’arrêter au comportement du guérisseur. Les gonds grincent en pivotant, et il ne faudrait pas pousser trop fort le bois vermoulu. Les deux parviennent tout de même à rentrer, le plus en grand en se penchant un peu. Dedans, c’est moins pourri, et il y a encore une porte, qui diffuse un peu de lumière. Le gars de Von Klaash toque et entre sans cérémonie. Beorth le talonne sans plus de gêne.

La lumière des chandelles réparties sur les meubles et le sol est bienvenue et insuffisante. De tous les côtés, c’est couvert de cire comme si avait eu lieu une énorme orgie de cierges. Les murs plus tous jeunes supportent à grande peine le toit et à des clous une grande variété d’os gravés et de plantes diverses. Au milieu de tout ça, presque en accord, un type vêtu de noir est penché sur une table de travail, et plus particulièrement sur un corps. Le bruit et le mouvement laisse à penser qu’il s’applique plus à la découpe qu’au rafistolage, mais en même temps, si c’est un macchabé, peu importe. Y’a des équarisseurs qui amputent mieux que personne, et leurs victimes s’en sortent parfois, c’est dire.

Comme familier des lieux et du bonhomme, le marin interrompt l’autre dans son bidouillage anatomique.

« Hey... Tu vas t'occuper de nous, ou tu restes farfouiller j'sais quoi dans ton glaouche, là ? »

L’autre ne se laisse pas démonter.

« C'est pas que je ne suis pas ravi de voir ta sale gueule, mais si tu viens pour ton argent... Va falloir être patient, laisse moi encore un peu de temps. »

En passant, il salue Beorth de la main. L’occasion pour le guerrier de constater qu’il s’agit d’un elfe noir. Pas la race qu’il préfère, mais il s’en accommode. Entre les deux qui se connaissent, ça jacte, ça fait de l’humour, ça se balance des fions. Le shaakt avertit qu’il ne faut toucher à rien, que déranger ses affaires, ça l’irrite, et que quand il est irrité, il est pas performant. Et il se croit même drôle en révélant que le truc à la cage thoracique explosée, ouvert comme les cuisses d’une pute, les organes répartis au petit bonheur sur un tas de parchemin, avait la chiasse. Ca sent franchement pas le printemps, et même si Beorth n’est pas délicat des naseaux, surtout couvert qu’il est encore du purin des égouts, il s’agace de se tenir encore si loin d’un bain, d’une lessive et d’une catin. Surtout si c’est pour écouter les plaisanteries vaseuses d’un enfoiré aux oreilles pointues.

« J’ai du verre dans l’poing, et ça commence à gratter. Alors si tu peux me rafistoler ça sans tripatouiller dans mes tripes… j’ai d’quoi payer. »

_________________
***


La plupart des hommes aimaient mieux être appelés habiles en étant des canailles qu'être appelés des sots en étant honnêtes : de ceci, ils rougissent, de l'autre ils s'enorgueillissent.

Thucydide, Guerre du Péloponnèse III, 82


Beorth - Humain - Guerrier


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les Habitations
MessagePosté: Sam 22 Oct 2016 10:06 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 20 Avr 2010 21:13
Messages: 12983
Localisation: Derrière Cromax
Intervention pour Beorth


L'elfe s'approcha à petits pas de Beorth pour mieux examiner sa main blessée. Il constata que quelques morceaux de verre étaient encore dans les plaies en y approchant la lueur d'une petite chandelle.
" T'sais, c'pas bien grave, j'ai vu pire. Sauf que ça risque de mettre du temps à guérir si on retire pas les petits morceaux de verre, sans parler des risques d'infection, dans cette ville on meurt rarement du coup mais plutôt du contrecoup. " Acheva-t-il en ricanant tout en éloignant la bougie pour s'en aller farfouiller dans son atelier.

A côté du travail, il récupéra une petite pince plate et sur ses étagères un bocal de terre. Le mélange pouvait paraître curieux mais il semblait être confiant dans sa besogne.

Il essuya le bout ensanglanté des pinces qui servaient plus tôt à... Mieux valait ne pas savoir. Il se racla les bronches et cracha dessus avant de l'essuyer avec un vieux chiffon pendu au rebord d'un coin de table.

" La propreté, c'est primordial ! " Dit-il tout fier avant de diluer une mesure de terre dans autant d'eau qu'il versait à l'aide d'un pichet fêlé.

"Allez, raboule moi tes paluches mon grand. " Et il commença à travailler. Avec la pince, il parvint à retirer les morceaux les plus visibles mais il renonça bien vite à farfouiller les plaies pour trouver les plus petits dispersés dans le sang coagulé et les petits morceaux de peau.

C'est là qu'avec le chiffon, il appliqua la terre humide qui avait une consistance grasse, comme de la glaise.

" Et oui, pigne pas, je sais que c'est pas agréable. C'est une vieille technique que j'ai imaginé dans un de mes voyages. Tu vois, j'étais pas loin de Tulorim, enfin pas loin... Dans le désert, mais bon, y' ont de ces figues là bas, avec des épines très fines, pas moyen d'en avaler une sans en avoir plein les pattes. Et bien, les locaux eux, mangeaient ça sans s'en soucier, il se retrouvaient avec des aiguilles plein les mains. Tu sais, c'est dangereux à force, les germes telluriques, c'est du poison. M'enfin, bon. Ils allaient après sur les bords du petit point d'eau pour récupérer de la glaise qu'ils appliquaient sur leurs mains et laissaient sécher. Et une fois que c'était sec, ils retiraient la couche de terre et les épines partaient avec. Bin là c'est pareil pour toi mon grand, quand ça sera sec, on pourra retirer tout ça et tu seras rafistolé."

Il dispensa un autre service en tendant à Beorth un linge blanc, un peu usé mais il semblait propre et sec sans la moindre trace de vermine. " Tiens, faudra quand même penser à bander c'te plaie si tu veux pas avoir d'autres saloperies dedans."

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Sam 12 Aoû 2017 11:50 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 9 Mai 2015 03:06
Messages: 1129
Beorth frissonne lorsque l’elfe se saisit de sa main pour l’examiner, de dégoût, comme si une limace avait rampé sur sa paume. Le commentaire n’a rien de rassurant, ni de très utile : il lui explique qu’on peut calencher d’une sale gangrène aussi sûrement que d’une blessure. La belle affaire. Ca ira loin avec des conseils pareils… Sans compter qu’il se fend d’un mot sur l’importance de la propreté, comme il s’empare d’une pince, probablement pour retirer les petits morceaux de verre. En guise de propreté, le crachat remplace l’eau pour le nettoyage des instruments, astiqués à l’aide de chiffons dont plus personne ne pourrait distinguer la couleur originelle et… Et merde, ça reste un elfe. Une crevure freluquette, bon à pas grand-chose, alors soigner sans faire clamser son patient, ça devrait être la moindre des choses. Pas sûr, quand on considère l’éviscéré… Avant de se mettre au boulot, le voilà qui produit une mixture argileuse dans un bocal. (Comme si c’est le moment de faire de la poterie…)

Enfin il se met au boulot, presque en silence, retirant un à un les gros morceaux de verre. Le mercenaire a beau ne pas porter dans son cœur les elfes, il remercie les dieux de leur avoir donné des doigts aussi fins. La pince ne l’est pas tant que ça, cependant. Les plaies sont déchirées, gonflées, sanguinolentes, piocher plus en avant ne servirait pas à grand-chose.

C’est là que le guérisseur reprend sa glaise en guise de cataplasme. Tandis qu’il transforme la main du blessé en une sorte d’excroissance boueuse, il dispense à son auditoire semi attentif quelques explications arrosées d’une petite anecdote pittoresque sur les pratiques des types qui vivent dans le désert. Ils utilisent la glaise, raconte-t-il, pour retirer des épines qu’ils se prennent dans la peau, trop fine et trop bien ancrées pour y aller avec les pinces, les doigts, les dents. A la fin, quand ce sera sec, faudra casser la boue séchée et les morceaux de verre devraient partir avec.
(Comme les piafs… les braconniers qui veulent pas s’emmerder à cuire et à plumer les vident, les foutent dans une boule d’argile, la boule sous les braises et à la fin cassent le tout…)

Etre traité comme un volatile ne le met pas en joie, mais si au moins il peut être guéri, que ce soit par un elfe, du fait d’une technique exotique, peut lui importe, Beorth en sera satisfait. Et si la gangrène s’installe, au pire, avant d’y passer, de se faire amputer, il reviendra faire bouffer toute sa terre et sa crasse au charlatan.
Là où le gars passe pour un thaumaturge aux yeux de son interlocuteur, c’est quand il produit un tissu… propre. Pas d’aspect douteux, un morceau de toile à même de servir de bandage, comme il le recommande.

« Merci. Pour ça, pour… ça » répond Beorth en désignant sa main encroûtée du menton. « Si ça marche… t’as gagné un client régulier. Et les bons guérisseurs, j’les paie bien. »

_________________
***


La plupart des hommes aimaient mieux être appelés habiles en étant des canailles qu'être appelés des sots en étant honnêtes : de ceci, ils rougissent, de l'autre ils s'enorgueillissent.

Thucydide, Guerre du Péloponnèse III, 82


Beorth - Humain - Guerrier


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Sam 6 Jan 2018 19:11 
Hors ligne
 Profil

Inscription: Jeu 4 Jan 2018 16:38
Messages: 20
Localisation: Omyre
3. La Tribu Shaggar


***


Le soleil s'apprêtait à se coucher au sein de la forteresse d'Omyre. C'est à ce moment de la journée que Rekh et Brush arrivèrent devant la maison des Shaggar. Il s'agissait d'une immense bâtisse. Plusieurs étages se superposaient de manière grotesque et par rapport aux autres habitations, il s'agissait de quelque chose de très gros.

"- Rekh, vous avez fait comment pour trouver un aussi gros bâtiment ?"
"- Nous autres, les Shaggar, avons plaisir à nous tenir informés de ce qui se passe autour de nous. Lorsqu'un bâtiment est laissé à l'abandon et qu'il est plus grand que celui dans lequel on vit, on se l'approprie en laissant l'autre. A la base, on avait une maison normal. Mais petit à petit, on a trouvé de plus en plus gros. Et ça, ce que t'as devant les yeux, c'est le fruit de nos efforts."
"- Bien joué alors."
"- Bien joué, c'est vite dit. A force de se disputer avec d'autres garzoks qui habitent près de nous, ou qui ont habités près de nous auparavant, des tas de gens nous détestent. Et c'est là que tu rentres en jeu, Brush."
"- Si je comprends bien, vivre dans Omyre, c'est déjà un combat de tous les jours. Vous avez fait en sorte de déménager toute votre tribu en Omyre pour être les plus forts possibles face aux ennemis. Et plus il y a de conflits, plus il y a d'ennemis autour de vous."
"- C'est comme ça que ça marche. De plus en plus de tribu des plaines alentours de la forteresse viennent vivre dans Omyre tous ensemble pour se protéger les uns les autres face aux autres tribus qui font pareil qu'eux. Nous autres, Shaggar, avons suivit cette manière de faire."
"- Mais vous n'avez pas peur qu'Omyre finisse sous les flammes d'une guérilla urbaine ?"
"- Au pire, nous autres, les Shaggar, avons été dans les premiers à faire ça. La plupart des autres tribus qui veulent nous piller nous imitent, à la base. Ce sont juste des jaloux asservis par des choses qu'on a fait avant eux."
"- Bien."

Une grande garzok, certainement mère de famille, arriva devant Brush et Rekh, sortant de l'immense maison. Elle avait mise un tablier et ce dernier était recouvert, à certains endroits, de sang de viande animale. Brush put aisément deviner que la dame garzok avait cuisinée avant de venir.

"- Alors Rekh ? Qu'attends-tu pour rentrer ? T’arrives plus tard que ce que t'avais dit et c'est déjà l'heure du repas. Que nous fais-tu ?"
"- J'amène mon meilleur ami. Je te présente Brush, Tante Barkhanne"
"- Brush ? Oui, ta mère m'en a déjà un peu parlé. C'est quelqu'un qui compte beaucoup pour toi. Enchanté Brush, moi, c'est Barkhanne."
"- Enchanté."
"- Venez vite ! On ne sait jamais qui rôde dans ces rues sombres et le soir s'approche à grand pas. Par contre, fallait me dire, Rekh, que t'amenais un pote."
"- On n'a pas besoin de manger autant."
"- Ce n'est pas ça. Pour un ami comme ça, j'aurai fait un repas spécial en signe de l'hospitalité des Shaggar."
"- Soit."

Suivant la tante de Rekh, Rekh et Brush entrèrent dans la gigantesque hutte des Shaggar. Bientôt, Brush découvrira la salle principale de la bâtisse des Shaggar.

***


(Je n'imaginais pas que l'ambiance en Omyre était telle. Pour moi, deux tribus de garzoks sont composés de frères de terre et de sang. Mais en plus que d'être frères de terre et de sang, nous autres, garzoks, sommes frères dans notre souffrance face au monde. On vit comme dans une prison en fait, contrairement aux autres races qui connaissent plus de liberté que nous. Ça me dégoûte de penser à ça. En plus, je suis invité chez mon pote, il faut que je réfléchisse à des choses qui prennent moins la tête.)


***

_________________
Fiche de Brush


Dernière édition par Brush le Lun 8 Jan 2018 21:04, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Lun 8 Jan 2018 21:04 
Hors ligne
 Profil

Inscription: Jeu 4 Jan 2018 16:38
Messages: 20
Localisation: Omyre
4. Faut bien bouffer pour bien grandir


***


La salle principale de la maison des Shaggar était un gigantesque espace. C'était vraiment le genre d'espace dans lequel un chef, des stratèges et des officiers pourraient se rassembler, autour d'une carte de champ de bataille, pour élaborer leur manière de remporter un combat. Cette grandeur impressionna Brush autant que lorsqu'il avait vu la maison de l'extérieur. Cependant, de l'intérieur, ça semblait encore plus dantesque.

"- Le repas est prêt ! Venez vous servir."

Brush et Rekh eurent à peine le temps d'arriver que le repas était posé sur la table. Le premier service venait juste de commencer. Les jeunes et les moins jeunes se ruèrent ainsi pour se servir et en avoir le plus possible dans leur assiette. Rekh se joignit aussitôt à la mêlée de celui qui se servira le plus vite. Quant à Brush, il s'y joignit mais après quelques petites hésitations. Il se servit de viande, de pain et de ragoût. Il n'y eut bientôt plus rien et chacun s'était taillé sa part du repas.

***


"- Tu n'as pas beaucoup dans ton assiette."
"- C'est normal, vous vous êtes servit plus vite que moi. De toute manière, je n'ai pas si faim que ça."
"- Mange quand même ! Faut bien bouffer pour bien grandir."
"- T'inquiète pas pour ça."


Comme Rekh le signalait, Brush ne s'était pas beaucoup servi par rapport aux autres de l'attablée. Mais ce que Brush avait prit, il le savoura comme il le fallait. Brush fit petit à petit des retrouvailles de Shaggar qu'il connaissait déjà et la connaissance de ceux présents qu'il ne connaissait pas encore. Mais alors que Brush parlait avec une garzok lui posant plusieurs questions comme si il passait un interrogatoire, une des mères de famille de la tribu hurla :

"- Les chiens de la tribu Bessehir nous attaquent !"
"- Aux armes, Shaggar ! On va tous les bouffer !"


Brush s’apprêtait à finir son assiette et Rekh l'avait déjà toute finie que les Shaggar s'emparèrent d'armes laissées derrière ou à côté d'eux, comme si les attaques étaient quotidiennes par chez eux. Brush, afin de soutenir sa tribu alliée, voulu prendre son arme. Il avait laissé sa hache un peu plus loin, contrairement aux autres. Mais dans le tumulte du combat, cette dernière était tombée à terre. Il se baissa, esquiva un coup de coude allié ou ennemi et recommença à se baisser pour récupérer sa hache.

(Voici une bonne occasion pour bouffer les ennemis de mes alliés ! Je vais leur montrer à tous ce que je peux faire.)


Brush chargea jusqu'à l'autre bout de la pièce vers ce qui semblait être les ennemis voulant rentrer. Alors, Brush se retrouva presque dehors. Et c'est là qu'il se rendit compte du nombre de garzoks voulant lancer la guerre aux Shaggar. En réalité, la tribu ennemie était plus nombreuse que les Shaggar eux mêmes.

"- Les gars, vous avez vu qui arrive ? Il faut se barrer !"

La tribu ennemie partit en courant. Brush ne comprenait pas ce qui leur arrivait.

"- Le Doyen arrive !"
"- On est foutus !"


En effet, des garzoks bien armés arrivèrent vers la maison des Shaggar. Ces derniers étaient accompagnés d'un vieux garzok massif, très massif, mais dont l'âge semblait difficilement définissable tant il paraissait avancé.

"- Vous foutez bien la pagaille depuis que vous êtes arrivés en Omyre, Shaggar."
"- Granok, pardonnez-nous ! On ne fait que de se défendre. Et à chaque fois, ils reviennent."
"- C'est bon pour cette fois là, mais je ne vous y reprends plus ! Je vous laisse, on a une patrouille à faire, nous."


Face à Granok le doyen d'Omyre, chef de la garde, personne n'ose l'ouvrir. C'est ainsi que ce dernier repartit avec sa patrouille, laissant les Shaggar dans le plus grand des silences.

"- Et on fait quoi si les Bessehir reviennent ?"
"- Normalement, vous vous défendez face à la tribu ennemie. Le doyen devrait s'en rendre compte."
"- Non mais certains Bessehir sont amis avec lui. Granok leurs raconte toute sa vie et ça lui suffit pour les préférer à nous."
"- Mais du coup, c'est mieux de ne pas se battre quand on est dans Omyre."
"- Ah bon toi ? Chez nous, garzoks, même notre plus grande forteresse est un champ de bataille. Car tout est champ de bataille, par chez nous."


Et c'est à ce moment que Rekh se releva, la face complètement ensanglantée. Il avait énormément de mal à se déplacer et saignait beaucoup.

"- Mais Rekh, ah ben voilà ! C'est ça, toujours foncer dans le danger sans réfléchir à soi."

Alors, Rekh cracha un mollard de sang, sans rien dire de plus.

***


(((La suite : Départ d'Omyre)))

_________________
Fiche de Brush


Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 95 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 3, 4, 5, 6, 7


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016