L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Les remparts
MessagePosté: Sam 19 Juin 2010 11:10 
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Les remparts


Ils encerclent la ville mais ne sont plus beaucoup entretenus ni gardés depuis que Dahràm fait partie des terres conquises par Oaxaca. Les remparts sont donc assez instables, avec des passerelles en bois pourissantes, des pans entiers de murs qui s'effondrent. Mais, du haut de ses dix mètres, la vue est excellente !

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 Sujet du message: Re: Les remparts
MessagePosté: Dim 19 Mai 2013 15:21 
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Un plan pour la chasse

Les remparts de la cité se découpaient dans l’obscurité, masses sombres pour certains, empilements de pierres en décrépitude pour les nyctalopes qui n’avaient aucun mal à distinguer les marques du temps et de la négligence sur les murailles. De l’avis général, il y avait quelque chose de ridicule à entrer comme des voleurs dans une cité lorsque l’on faisait partie du camp qui la dominait. Mais le chef Vrugor avait été intraitable là-dessus : il ne fallait en aucun cas que les résistants soient au courant de l’opération. Au moindre mouvement de troupes ils risquaient de se douter de quelque chose, ce ne devait pas être pour rien qu’ils avaient pu tenir autant d’année sans se faire définitivement mettre hors d’état de nuire, même si leur potentiel de nuisance s’était réduit à bien peu de chose : probablement un peu d’espionnage, des trafics, des assassinats discrets, du sabotage. Rien qui ait poussé les forces d’Oaxaca à vraiment réagir. Mais l’occasion était trop belle avec la présence de la compagnie du Serpent Noir.

A l’endroit convenu, cinq cordes tombèrent le long des pierres, assez épaisses pour ne pas trop faire souffrir les mains des soldats, sans nœuds pour faciliter leur ascension cependant. Bras et jambes furent mis à contribution pour hisser les trois Liykors, les deux Shaakts, les quatre Garzoks et les trois Worans tigrés jusqu’au chemin de ronde, les félins s’en sortant avec plus de brio que leurs camarades. Au sommet des remparts se trouvait un humain qui se croyait bien dissimulé dans l’ombre de sa capuche. Therion put toutefois remarquer qu’il vieillissait, arborant une barbe de quelques jours où le blanc allait gagner la bataille, des cheveux coupé courts couleur cendres, un faciès que ne marquait aucune difformité ni maladie, presque avenant selon les critères humains ; pour le Liykor, ils se valaient tous. En attendant que certains des grimpeurs reprennent leur souffle et ajustent leurs armes, il remonta les cordes, les roula soigneusement derrière les créneaux puis s’adressa au groupe.

« Je suis votre informateur. Je vais me charger de vous guider dans la cité jusqu’aux cachettes où nous soupçonnons que se trouvent les résistants et le guérisseur. »

« ‘Tends un peu. » grogna le Garzok qui avait reçu de Vrugor le commandement de l’expédition, pas vif mais pas stupide pour autant. « Aux cachettes ? Y’en a plusieurs ? On nous avait rien dit. »

« Oui… C’est vrai, mais je n’ai pas eu l’occasion de communiquer avec vos supérieurs au moment où le changement c’est produit… Juste avant la tombée de la nuit en fait. Ils ont quitté leur première planque pour se diviser en deux groupes dans les habitations. Mes espion n’a pas pu voir dans quel groupe se trouvait le guérisseur : il y en avait six au départ, ils se sont séparés en deux groupes de trois et ont gagné chacun une nouvelle planque. Je pense que vous êtes assez nombreux pour faire de même. Six de chaque côté, vous n’aurez qu’à agir simultanément pour être certains de n’en perdre aucun. Mes hommes n’ont pas repéré d’armes imposantes, ils doivent avoir au mieux des dagues, des gourdins, rien de bien méchant pour vous je crois. »

« Ouais, se séparer, bonne idée. Faut pas qu’on foire c’te mission, y nous faut c’te guérisseur. »

« Mais pourquoi vous faut-il un guérisseur ? Vous n’avez personne dans vos troupes qui… »

« Pose pas d’question, ça t’concerne pas. Et tu sais où sont les deux planques ? »

« Oui, pas de soucis de ce côté-là. J’ai un acolyte qui pourra guider le deuxième groupe. Vous êtes prêts ? Il y a un second jeu de cordes pour descendre. Par contre quand vous voudrez rentrer avec le guérisseur, je ne sais pas trop comment vous allez faire… »

« On repart par là ? »

« Oui, c’est ce qui était prévu. »

Après un autre effort à s’user les mains sur la corde, les douze guerriers de la compagnie du Serpent Noir se trouvèrent pour de bon dans la ville, non loin de leur cible selon les dires de leur guide. Ce dernier avait été rejoint par un adolescent, celui qui guiderait le second groupe. La division s’opéra rapidement : le Garzok-chef en désigna un second pour diriger le second groupe, ils prirent chacun un autre Garzok sous leurs ordres, ainsi que deux Worans, un Liykor et un Shaakt pour le premier, le second récupérant ce qui restait. Therion se retrouva ainsi dans le premier groupe, seul de son espèce, guidé comme les autres par l’homme qui leur avait lancé les cordes. Ensemble ils s’enfoncèrent dans les ruelles puantes et obscures malgré la lune et les étoiles d’un ciel dégagé.

(Quelle idée… On ne divise pas la meute quant on part chasser, quelque soit le nombre de proie, même s’il faut repartir ensuite chercher un autre gibier… La meute est forte parce qu’elle est unie, parce que tous ses membres sont là pour se soutenir les uns les autres… Quand les Liykors se réunissent pour chasser, ils ne se séparent pas… A quoi bon se réunir sinon ? … Mais il y a la mission… Toujours la mission… Attraper ce guérisseur…)

Embuscade et boucherie

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 Sujet du message: Re: Les remparts
MessagePosté: Ven 27 Sep 2013 16:14 
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Embuscade et boucherie

« Bon les gars, on s’remue, on va pas trainer. J’veux pas savoir qui nous a entendu, et si ceux qui vont débarquer sont des amis ou des enn’mis ! Activez vous ou j’vous fais r’monter les burnes jusqu’à la glotte à coup d’botte ! Eh, Therion, tu chopes le Woran, on laisse pas un d’nos soldat derrière, j’veux pas qu’y sachent combien y’a eu d’mort, qui qu’y soient ! Vous deux, vous vous occupez du guérisseur ! Moi et l’Shaakt on va trainer c’t’informateur… J’vous préviens, on trace, j’veux pas un combat d’plus, on tiendra pas ! Aller le loup, passe devant, t’as d’bons yeux et un bon nez. Si tu vois ou tu sens que’qu’chose, tu nous fais signe, on stoppe. »

Les cinq survivants, encombrés d’un mort et de deux prisonniers, se mirent péniblement en marche dans les ruelles, guidés par un Liykor qui tentait de retrouver son chemin tant bien que mal selon ce que sa mémoire lui soufflait. Il y avait des groupes dans les rues, peut-être des patrouilles, ou bien une bande de voleurs en maraude : dans les deux cas, mieux valait les éviter, les ordres du Garzok-chef avaient été clairs, rentrer comme on était venu, et tant pis si la Milice aurait pu apporter un refuge ou du renfort. De la discrétion avant tout. Bientôt la muraille de la ville fut clairement en vue au dessus des toits, quelques minutes à se traîner plus tard, les guerriers de la Compagnie du Serpent Noir étaient à son pied, puis la longèrent pour retrouver les cordes. Par chance, elles étaient en place et intactes : Therion éprouva à plusieurs reprise leur solidité en se suspendant de tout son poids de son bras valide. Pure négligence de la part de ceux qui leur avaient tendu une embuscade ? Ils ne se doutaient peut-être pas qu’il y aurait des survivants, mais qu’importe. Le Woran survivant fut désigné pour se hisser en premier et vérifier qu’un mauvais plaisant ne se trouvait pas sur le chemin de ronde, prêt à couper les cordes sitôt les grimpeurs à une hauteur suffisante pour rendre une chute fatale : en cas de pépin, il lui serait toujours plus facile qu’aux autres de s’accrocher avec ses griffes à une aspérité. Therion monta en second, une fois que l’on fut assuré que la voie était libre : il lui revenait de hisser le mort et les prisonniers le long de la muraille, pendant que remonteraient sur les autres cordes un à un ses comparses. Un de ses bras ne pouvait guère plus faire son office de manière convenable, aussi fit-il de son mieux avec le second, épaulé ensuite par le Garzok qui l’avait suivi. Le Garzok-Chef monta en dernier, et descendit en dernier. Nulle trace du second groupe dans les ruelles avoisinantes, ni aucune trace de son passage sur place : dans le doute, il laissa pendre les cordes côté ville, jugeant que de toute manière tous les filous du coin devaient bien avoir leurs propres moyens de quitter la cité aux nez et à la barbe des gardes, et que cette opportunité supplémentaire ne constituait pas un grand risque pour la sécurité de la ville.

Le retour au camp fut laborieux, et épuisa les dernières forces de la troupe. Les blessures étaient toutes douloureuses, mais certaines saignaient plus que d’autres, et les guerriers allaient avoir besoin de soins rapides, de repos et d’un peu plus que leurs rations de campagne pour se remettre sur pied pour recommencer une telle opération. Le Garzok en second s’évanouit d’ailleurs sur le chemin, mais une bonne paire de baffes assenées par une main alourdie d’un gantelet d’acier eut tôt fait de lui redonner du cœur au ventre pour achever la marche. Voir briller les feux du camp des forces d’Oaxaca redonna de l’espoir à tous, et assez de force pour presser un peu le pas, tout en refilant quelques coups de botte vicieux au prisonnier pour faire passer la rage qui bouillonnait sourdement en eux.

Lécher ses plaies

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 Sujet du message: Re: Les remparts
MessagePosté: Lun 20 Juil 2015 11:22 
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Un véritable bal des ombres...

A l'ombre des fortifications, Daemon avance doucement la main portée à son épaule. Les bâtiments forment des petites ruelles à l'abri du soleil. En effet, bien que délités et peu entretenus, les remparts s'élèvent sur dix mètres de haut. La pauvreté s'accumule dans cette rue, de nombreux baraquements vétustes s'entassent les un sur les autres, mendiants et lépreux croupissent dans une puanteur nauséabonde.

Sa blessure le fait souffrir, il a certes pu s'arrêter panser sa plaie, mais il a perdu beaucoup trop de temps et de sang. La situation s'avère plus critique que jamais. En effet, Daemon se dirigeait vers les portes de la ville, et une discussion l'interpella... « Mercor a été assassiné dans un bordel, le grand corsaire Galhadam D. Drake offre une somptueuse récompense pour le meurtrier de son lieutenant. Cinq mille yus sont offerts pour la capture d'un jeune homme aux yeux de Shaaks. » Daemon ignorait que Mercor était un officier de la flotte d'un des grands corsaires. On dit qu'attaquer un membre d'équipage des rois des mers, inspire des châtiments exemplaires. C'est ainsi qu'ils font régner la terreur.

La rumeur s'est répandue comme une traînée de poudre, toute la ville est retournée par les pirates, ainsi que tous ceux ayant eu vent de la nouvelle. De plus, les corsaires fricotent avec le roi de Dahràm, la corruption est monnaie courante dans cette ville. Ainsi les gardes sont aussi de mèche, impossible d'emprunter les portes de la cité, et les petits malins de chasseurs de primes doivent déjà surveiller les parties effondrées des remparts. Le physique de Daemon semble jouer contre lui, peau claire, yeux pourpres, cela ne court pas les rues. Il lui faut quitter la ville au plus vite...

Le voici arrivé à sa destination. Devant lui, adossée aux remparts, une vaste masure de bois est gardée par deux Garzoks lourdement armés. Sous leurs yeux attentifs, Deamon entre pour découvrir six de leurs congénères. Le plus massif est leur chef, vêtu d'une armure de plaque et attablé le long du mur. Sur le meuble sont disposées diverses bouteilles de gnôle et son énorme hache. Toujours sans un mot, Daemon abaisse la tête en signe de respect, et lui tend une bonne somme de yus. Le garzok prend le temps de compter, en dispersant les pièces avec ses gros doigts. D'un signe affirmatif, il indique à l'un de ses subordonnés d'ouvrir le large rideau au fond de la pièce.

Un mur de pierre se révèle, en réalité le rempart sur lequel est accoté le bâtiment. Daemon distingue au milieu des pierres massives, une béance s'enfonçant en profondeur. Par le passé, il s'y était déjà inséré. Gorafk, son défunt ami, l'avait enrôlé pour accomplir une de ses magouilles lucratives. Il passait de l'alcool de contrebande par un tunnel sous les remparts, afin d'esquiver les taxes aux portes de la ville.

Après avoir remercié les peaux vertes, Deamon s'engouffre dans le tunnel pour s'extraire de la cité en toute sécurité.

Aux abords de Dahràm.

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Multi : Erastos, Meraxès
Thème : Catacombae - Mussorgsky


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 Sujet du message: Re: Les remparts
MessagePosté: Ven 3 Mar 2017 10:58 
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Localisation: En mer
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Le reste de la journée est consacré à la visite de la cité. En quittant la boutique, nous revenons sur nos pas, passant devant les mêmes étals et ivrognes. Nous parvenons finalement à nouveau dans la large rue qu'on me définit comme le quartier des marins. Juste en face de nous, un bâtiment ressemblant à une taverne médiocre. Le Shaakt prend la parole à voix basse m'expliquant que ce restaurant appelé La Table du Gros Néral cache dans son sous-sol un atelier de falsification d'art.

J'hausse un sourcil. Jamais je n'aurais imaginé que l'art intéressait les animaux de cette cité. Encore une mauvaise image que j'avais. Mon guide me prévient que le Gros Néral est un homme puissant et influent de la cité et qu'il faut éviter de lui chercher des problèmes, me précisant qu'il n'avait affaire à lui que les rares fois où les prises contenaient des tableaux.

Il m'invite à poursuivre la marche sur la grande route avant de bifurquer devant une vieille baraque en bois humide qu'il me montre de la main. Il m'explique que ce vieux tas de bois branlant est le cabinet du seul guérisseur de Darhàm. Je pousse un soupir amusé. Tout me dit que rentrer là-dedans signifiait d'en ressortir avec une gangrène.

Nous continuons d'avancer dans les rues sales, passant devant les yeux implorants des clochards et mauvais des truands. Il m'indique un autre bâtiment, l'auberge des voyageurs qu'il me décrit plutôt comme un bordel et un repaire de malfrats. Juste à côté, une écurie massive en excellent état par rapport aux autres bâtiments. Nous passons devant pour nous retrouver devant les portes de la cité. De grandes portes encastrées dans deux tourelles faisant parti des remparts. Malagor se dirige d'ailleurs vers les escaliers menant au sommet. Je le rejoins, empruntant les marches érodées et glissantes. Ces remparts font peine à voir. Instables, des passerelles en bois pourrissantes, des pans entiers se sont mêmes effondrés. Autre fait choquant, personne pour les garder. Je grommelle quelques mots entre ma mâchoire serrée.

"Cette cité est laissée à l'abandon."

Les remparts, les infrastructures, les portes. Tout ici manquait de s'effondrer. J'ignorais les raisons mais cela me procurait une colère noire.

"Darhàm survie grâce à son commerce si particulier. Aucune autorité l'en empêche, les quelques gardes de la cité ont pour ordres de protéger le palais du roi."

Il me désigne un bâtiment en bonne état à l'apparence opulente.

"Roi qui n'en porte que le titre, il est le plus grand escroc du continent. Seule sa richesse l'intéresse. Il taxe les criminels qui se servent de sa ville pour s'enrichir et il se fait taxer par Omyre qui s'est emparé de cette citée. D'où l'état désastreux des remparts. Oaxaca était la seule menace. Maintenant il n'y a plus d'intérêt de s'en protéger. "

Je détourne mes yeux de la cité sale et malodorante pour les tourner vers les plaines nous entourant. Du haut des murailles, la vue était imprenable sur des kilomètres. Au-delà des bois à l'est dépassait les tours immondes de la cité Shaakt, à l'ouest, celle de la cité noire d'Omyre.

"Jusqu'où s'étend le royaume de Darhàm ?" Demandais-je intéressé.

Le Shaakt hausse les épaules.

"Difficile à dire. Personnellement je ne parlerais pas vraiment de royaume. Le territoire appartient à Omyre comme je vous l'ai expliqué mais sinon je dirais que ça s'étend à l'est jusqu'aux marais de l'Atha Ust et au sud jusqu'aux montagnes. A l'ouest je ne pourrais pas le dire. "

Un petit territoire mais dont la seule menace à présent pouvait venir du sud, des montagnes. Un vol de corbeaux m’interrompt dans mes pensées. Je suis les oiseaux des yeux. Ils me guident vers la mer. Etendue étincelante où les navires venaient et partaient toujours. Encore un message de Phaitos. C'est vers la mer et ses ressources que je devais tourner mon attention. Je me tourne vers le Shaakt qui m'invite à poursuivre sur les remparts.
Nous passons au-dessus des portes pour surplomber les quartiers sud-est de la ville d'où remonte une odeur putride atroce. Je pousse un râle de dégout en me couvrant le nez.

"Oui je sais. "
dit Malagor las en se couvrant lui aussi le nez. "Ces quartiers sont à éviter. Repaire de mendiants, putes, crapules. Tout n'est que crasse et pauvreté. Des épidémies plus ou moins graves s'y déclenchent fréquemment. "

J'observe les bâtiments crasseux d'un air dégouté. Un quartier bon à brûler d'après moi.

"Ne trainons pas plus que nécessaire."


J'hoche la tête avant de le suivre.

Nous passons au-dessus du fleuve et nous nous arrêtons au niveau de deux masures qui n'ont à priori rien de spécial. Un corbeau vient se poser sur l'une d'elle, tournant son regard vers nous, vers moi.

"Un temple." Soufflais-je

Ein me regarde surpris avant d'acquiescer.

"Oui deux. Celui de Phaïtos et de Thimoros."

Il m'observe un instant, décelant sans doute l'excitation d'avoir un temple de Phaïtos ici et l'énervement que je ressens en voyant que ce n'est qu'une simple bâtisse en ruine.

"J'ignore quels dieux vous priez monsieur Rougine et honnêtement ça ne m'intéresse pas. Tachez simplement d'être prudent si vous souhaitez vous rendre dans ces temples. Je n'ai pas pris les remparts par hasard. Ces quartiers sont plus dangereux que les autres. "

Cette cité n'était que ça. Violence, luxure, maladie. Des criminels qui ont trouvés dans cette cité à l'abandon un paradis où tout leur est permis jusqu'à ce qu'ils trouvent plus fort qu'eux. J'adorais ça. Une vive excitation s'emparait de moi. Cette cité était parfaite. Voilà pourquoi Phaïtos m'a amené ici. C'est ici que je pouvais recommencer tout à zéro.

Sur la dernière partie des remparts, mon guide me parle encore de religion. Darhàm est une cité de marin, il est donc normal que la divinité la plus vénérée ici soit Moura et son temple en est à la hauteur. Visible depuis les remparts, il s'agit de l'épave d'un majestueux bateau dont la déesse orne la proue.

La visite se conclue par la vision du cimetière, vaste étendues de tombes pillées entouré d'un muret qui tombe en morceaux.

Alors que nous redescendons par les escaliers escarpés, le soleil commence à disparaitre à l'horizon et le shaakt me donne les dernières directives.

"Vous pouvez passer la nuit où vous le voulez. Sachez simplement que la nuit sur le navire est gratuite mais soumise aux lois en mer. Voilà pourquoi le navire est abandonné."

Il se permet un léger rire avant de conclure.

"Mais n'oubliez pas que le Capitaine veut vous voir demain matin."

J'hoche la tête, signifiant que j'ai compris.

Sur ces mots, il me souhaite une bonne soirée avant de disparaitre dans la foule qui peuple encore le port.



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