L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Jeu 16 Juil 2015 03:48 
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Un dernier regard en arrière.

((( [:attention:] RP comportant des scènes violentes. [:attention:] )))


Mercor ne bouge pas, croyant avoir affaire à la propriétaire de la chambre. Au centre de celle-ci, une formidable table de bois sombre sépare la pièce en deux parties. D'un côté un petit salon délimité par de fins rideaux, et de l'autre un grand lit de draps rouges assortie à la pièce, ainsi que le fauteuil où siège l'homme brun, face à la fenêtre. C'est un sacré gaillard, d'une imposante envergure. Bien qu'il soit assis, il est aussi grand que Daemon, c'est à en plaindre les putains.

D'un geste ferme, Daemon plaque sa paume sur la bouche de sa victime et lui assène furieusement plusieurs coups de dagues.

Le pirate beugle, se débat avec acharnement avant de s'écrouler sur le tapis. Daemon reste passif à le regarder ramper. Grave erreur, car la partie n'est pas finie, l'homme se saisit d'une machette disposée au milieu de ses effets. Bien qu'il pisse le sang, il se relève à moité à poil avec un regard furieux.

(Comment peut-il tenir debout, ce mec n'est pas humain?) Daemon réagit en brandissant sa dague écarlate, sous le nez de l'homme, qui fait à présent le double de sa taille.

« T'as buté mon frangin, ... n'est ce pas !? » Demande Mercor d'un regard mauvais, s'essoufflant à chaque syllabe.

D'un petit sourire en coin, Daemon rétorque : « En effet, c'était une gracieuse fontaine, s'tu veux savoir. Il a couiné comme un goret. »

« CREVE ! »

Daemon a juste eu le temps d'éviter le coup de machette, qui finit sa course à travers le fauteuil. Le pirate continue à mouliner de manière furieuse, ébréchant le mobilier, faisant reculer Daemon petit à petit vers le mur. (Ce n'est qu'un sursaut de peur et de rage, il est évident qu'il est gravement blessé et que le combat ne durera pas.) Guettant une ouverture, Daemon esquive largement et au moment propice, propulse son poignard en direction du cœur.

Après un cour moment d'incompréhension, Daemon réalise qu'il n'a pas la vitesse et l'allonge nécessaire, ainsi l'ordure répond d'un contre décisif. Parant maladroitement l'attaque Daemon se retrouve à terre, et sa dague à l'opposé de la pièce. Le pirate perd l'équilibre, et chute aussi en arrière. Dos au mur, Daemon découvre le bout de la machette incrusté dans son épaule. Tâtonnant prudemment la lame, il l’extirpe d'un geste brusque, dans un cri aiguë de douleur.

Alors qu'il reprend son souffle, la sombre silhouette s'élève face à lui. Leurs regards se coupent sur le même objet, la machette sanguinolente. Ils se jettent mutuellement dessus. Daemon la saisie vivement, mais le pirate feintait. Il lui assène un violent coup de pied, le renvoyant d'où il vient.

Dans un mugissement le Mercor récupère son arme, et repart à la charge. Rampant frénétiquement à reculons aidé de ses bras, Daemon évite la pluie de coups, pour se réfugier sous la table massive situé au milieu de la chambre.

« Alors petit rat, où est passé ton petit sourire narquois ? »

Dans un long rire gras, l'homme tourne autour du meuble, comme un chien s'excitant sur un terrier de lapin.

« QU'ATTENDS-TU LACHE !? » Hurle-t-il en ponctuant sa phrase d'un coup de sabre sur le bois.

Réagissant au coup, Daemon baisse la tête instinctivement. Malgré la panique, il se concentre. Ce n'est pas le moment de flancher. D'un ton détaché, il commence à prier à quatre pattes, psalmodiant comme il le ferait devant son petit autel. Le pirate perd patience et commence à marteler, les prières s'intensifient, les coups aussi, l'incantation s'enflamme !

Mercor s'abaisse de douleur, crachant du sang. Il a négligé ses blessures... Il remarque ensuite que la chambre s'est assombrie, et que le silence règne.

Le souffle calme, une effluve pourpre s'échappe petit à petit des lèvres de Daemon, remontant et longeant le ventre de la table. Mercor observe ces gerbes de fumée s'approprier la pièce. Elles dansent surnaturellement prenant tour à tour des formes humaines ou monstrueuses. Une sombre valse tamise la piaule, sous le regard halluciné de sa victime. Les bougies sont soufflées par la ronde, à présent s'affiche un véritable bal des ombres...

En une seule pulsation, les émanations passent de l'esthétique à l'hostile, tourbillonnant et étreignant l'homme de toute part, elles le déchirent, le pénètrent sous ses cris déchirants.

La représentation achevée, Deamon s'extirpe doucement du dessous de la table. Il grimace en tenant son épaule, mais ne perd pas de temps. Fouillant dans les affaires du mort, il ne retrouve qu'une faible récompense par rapport à sa bourse dérobée. Des bruits de pas s'approchent dans le couloir, vite, il récupère sa dague, ouvre la fenêtre et fuit par les toits.

Un cri déchirant se fait entendre dans la taverne, mais Deamon est déjà loin.

Comme une traînée de poudre.

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Dernière édition par Daemon le Lun 27 Juil 2015 18:02, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Sam 18 Juil 2015 16:41 
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Intervention GMique pour Schezalle Auvryndar


Au bout d'une demi-heure d'attente dans la ruelle, la shaakte peut apercevoir un humain d'environ un mètre soixante, large d'épaules, le visage dissimulé par la capuche de son manteau, ce dernier ouvert sur une armure de cuir. Un glaive à chaque hanche, ses mains sont posées sur les poignées, prêtes à dégainer.

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Une question sur mes corrections ? Sur autre chose ? Un problème ? Une remarque ? N'hésitez pas à m'envoyer un MP.


Pour une demande de correction, c'est par ici.
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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 20 Juil 2015 14:44 
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Suite de Ruelle

Schezalle ramena lentement son bras en arrière, commençant à dégainer la dague dont le fourreau lui battait le flanc avant qu'elle ne remarque la position de l'homme qui approchait, il était prêt, il n'entrait pas dans ce genre de zones sans savoir ce qu'il pouvait y trouver.

Retenant un soupir, la Shaakt se rendit compte à quel point son embuscade n'était pas imaginative, trop grossière... Certes, il ne s'agissait pas de son métier, elle n'avait pas été élevée dans ce sens, mais son peuple était censé être un maître de la subtilité, or ici elle ne lui faisait pas honneur.

Elle ne pouvait s'avouer que c'était la peur qui avait retenu son geste, la manière dont l'homme tenait ses armes la renvoyait quelques semaines plus tôt, au massacre et surtout aux hommes armés qui avaient fait irruption sur le domaine familiale, aussi préféra t-elle se persuader qu'elle agissait par prudence, motivant son choix par le fait qu'elle se trouvait être la dernière des Auvryndar, donc la dernière à pouvoir faire revivre son nom.

Se plaquant contre le mur, elle finit de dégainer sa lame en silence avant de ramener les pans de sa cape sur elle, espérant qu'elle la dissimulerait efficacement, la discrétion et la rapidité seraient les points les plus importants du projet qu'elle entreprenait.

L'odeur tout d'abord, cette senteur âcre d'alcool et de sueur qu'émettaient la plupart des humains de ce port, elle la sentit pénétrer ses narines lentement, fronçant le nez sans s'autoriser à porter un mouchoir devant son visage, elle n'en avait pas le temps et quand bien même... Si elle souhaitait survivre, elle devrait s'habituer à certains défauts de la vie de la roture avant de récupérer sa place.

L'homme n'était pas ivre, elle put le remarquer à la cadence régulière de ses pas, mais il n'avait peut-être pas les idées totalement claires, elle attendit qu'il passe devant elle, occultant toute la lumière provenant de la ruelle derrière lui, la plongeant dans son ombre et participant sans le vouloir à la perfection de son déguisement avant qu'elle ne lui emboîte le pas en silence, courbée, une main tendue en avant, se glissant lentement dans les plis du manteau pour atteindre sa ceinture par l'arrière, sa dague prête à couper la ficelle de sa bourse.


Suite dans les Geôle de la Milice

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Récit - #4080BF
Parôles - #8040FF


Dernière édition par Schezalle Auvryndar le Mar 4 Aoû 2015 15:21, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 20 Juil 2015 17:03 
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(11)




La peau-verte se faufile de ruelle en ruelle, l'oreille dressée. Elle a cru entendre un clébard comme celui de la maquerelle, mais à force d'enjamber des mecs bourrés étendus dans leur dégueulis, elle l'a semé. Sans doute. En sueur, Zu'Gash finit par s'arrêter au coin d'un croisement de rues. Au-dessus, y'a une bâtisse qui couvre le passage. Faut vraiment être con pour habiter au-dessus d'une voie.

La rôdeuse se sent un peu essoufflée, et elle pose rudement la gosse. La petite tangue un peu sur le sol boueux puis finit par tenir toute seule. Et elle n'a pas lâché les peaux. Penchée en avant, Zu'Gash reprend doucement son souffle.

"Tu m'paraissais moins lourde qu'ça, gamine.", fait-elle avec un sourire en coin.

Et voila, une gamine vexée qui détourne la tête. Et que la peau-verte ébourriffe sans ménagement. Quand elle se redresse, surveillant les alentours, c'est pour se gratter la tempe.

"Eh ben. Moi qui pensais t'refiler peinarde, v'la c'que j'me prends dans la trogne. C'tait marrant, mais ça crève."

Les yeux rouges de la garzoke scrutent la tenue de la fillette. Avec ce bout d'tissu sur l'dos, et cette coiffure qu'a du s'faire avec un peigne et pas une branche à épines, ça lui donne un air bizarre. Genre gamine de bonne famille. Surtout quand elle se tient bien, comme ça, dos droit et mains posées devant elle. N'empêche, même si elle se marre bien, depuis qu'elle a cette gosse avec elle, y'a un lot d'emmerdes qui lui dévalent dessus à toute vitesse. Cette petite devait lui rapporter des yus. Ben entre le tour à l'auberge, la perte de son arbalète, et sa cape, c'est vraiment pas rentable.

Maya la regarde connement, les yeux encore humides. En fait, faut croire que le commerce c'est pas son dada à la Zu'Gash. Elle y réfléchit deux secondes, le temps de voir un marin passer en mâchonnant un truc.

"En fait, c't'histoire d'vente d'esclave, c'pas mon truc. J'tais garde moi, pas marchande.", lâche-t-elle en regardant la petite brune. "Et même si j'te r'vendais au poids, j'suis pas sûre d'gagner tant qu'ça."

La rôdeuse reprend le bagage de l'enfant, et farfouille dedans. Elle en extirpe une longue tunique en toile et des braies rapiécées, qu'elle lui tend.

"Tiens, c'pour toi.", dit-elle avant de se rendre compte que Maya a l'air totalement paumée. "Tu piges pas ? J'te libère en fait. Avec l'bordel qu'j'ai foutu, j'pourrai plus t'refiler nulle part. Ou alors pas en entier."

La gosse se met à frissonner et à pâlir. Vrai que finir en pâté vivant, ça doit pas être agréable. Zu'Gash s'en fout. Elle lui colle les fringues dans les pattes et ramasse le bagage. Elle n'a pas fait un pas que la petite lui attrape le bras maintenant sans arbalète. Elle a bien récupéré les bolas en os, mais ce poids lui manque. Les yeux rouges rencontrent les noirs.

"Quoi ? T'sais pas t'saper toute seule ?", fait-elle en éclatant de rire. Rire coupé court par la poigne de la gamine et son regard franc. "Attends là... T'es en train d'me dire qu'tu veux rester avec moi ?" Signe positif de la gosse. "Alors qu'j'pourrais changer d'avis ?" Encore un oui. "Et qu'si j'suis à cours d'bouffe, j'me f'rai un casse-dalle avec tes doigts ?" Grosse hésitation cette fois. Mais la gosse finit par acquiescer quand même.

Là, la rôdeuse se sent très conne. Pour une fois, elle n'a pas envie de se marrer. Merde alors. Elle est vraiment folle cette gamine.

"J'suis pas ta mère, morveuse. T'es au courant ?" Et encore un oui. "Bon, écoute. J'ai pas des masses de bouffe. J'sais pas soigner autrement qu'en crachant sur la plaie ou à coup d'gnôle. S'tu m'fais perdre mon temps ou qu'tu m'gênes pendant ma chasse, j'te largue au premier temple que j'trouve. On est d'accord ?", fait-elle en tendant la main.

Maya la regarde de ses grands yeux de faon bourré de magie noire. Elle évite la main et vient se caler contre le bide de la peau-verte. Merde, ça tire sur les points. Et elle fout quoi c'te gosse ? Ça sert à quoi d'la prendre dans ses bras là ? Il fait pas nuit, pas froid non plus, et elle ne s'est pas cassé la gueule.

Dingue ce que c'est chaud une gamine, quand même. Zu'Gash finit par lui tapoter le crâne, le prendre et l'éloigner d'elle.

"Bon, tu t'changes ou tu restes en catin pas mûre ?", lâche la peau-verte avant d'éclater de rire au soudain air boudeur de la petite.

Cette dernière lui tourne le dos et enfile les braies sous sa robe, sans enlever ses godasses plates. En manquant de se casser la gueule encore une fois, aussi. Merde alors, c'est vrai qu'elle est marrante cette petite, surtout là, à sauter à cloche-pied pour ne pas tomber.

"Tap tap".

Qui sait ? Voyager avec quelqu'un qui sait la boucler, ça peut avoir du bon.

"Tap tap tap".

Et puis, se déplacer seule c'est plutôt chiant. Y'a personne de qui s'moquer.

"Taaap. Ziiip. Splatch"!

Alors que là, elle n'a pas encore repris la route qu'elle a déjà une gamine à quatre pattes, et coloris fange ! Et c'est reparti pour un éclat de rire porcin, résonnant dans le dédale de rues crades. Oaip. Finalement, elle va la garder sous le coude, cette petite !



(Après)

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 20 Juil 2015 21:21 
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Vous entendez quelqu'un approcher. Il s'agit d'une femme encapuchonnée qui marche bizarrement, faisant de grands pas erratiques.

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Un homme la suit, les épaules voutés.

"Tu ne penses pas que tu as écrasé assez d'insectes pour aujourd'hui ?" demande-t-il d'un air blasé.

Elle ne l'écoute pas, continuant à chercher des petites bêtes autour d'elle, visiblement dans un souhait frénétique de ne pas faire un pas sans en écraser une, mais bientôt, elle semble à court d'idée. Soudain, elle s'arrête en vous voyant. Son visage s'éclaire.

"Juste au moment où je n'en trouvais plus, voilà ces gens ! Je peux les tuer, ça compensera."

L'homme hausse les épaules.

"Désolé, vous êtes tombé sur elle un mauvais jour..."

La femme s'approche en tirant sa dague... et à ce moment là, un corbeau de Phaïtos vient se poser sur ton épaule. Les yeux de la fanatique s'ouvrent ronds.

"Tu es une élue !"

"Quoi encore ? C'est la deuxième fois aujourd'hui !" soupir l'homme.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 20 Juil 2015 21:43 
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Les Messagers du Corbeau
(1)



Zu'Gash vient à peine de relever Maya, sa jeune esclave à laquelle elle vient de rendre sa liberté, que quelqu'un se pointe dans leur ruelle. Pendant que la gosse d'un dizaine d'années, sapée avec une tunique de garçon, à la tignasse noire jusqu'au milieu du dos chasse la boue de ses braies rapiécées, les yeux rouges de la rôdeuse lui amènent l'image d'une femme encapuchonnée tapant des pieds au sol. Elle a l'air d'écrabouiller des trucs. C'est confirmé par la voix d'un homme. Les gens de Dahràm sont vraiment bizarres. Après les chevaucheurs de brok'nud, les ivrognes et les liykors affamés, v'là maint'nant les tueurs. Ça a l'air en tous cas, puisqu'elle parle de buter Maya et la peau-verte.

Celui qui l'accompagne a un ton blasé, genre gardien fatigué que sa princesse fasse des conneries. La femme à la tronche dure à voir s'approche avec sa dague. Genre, elle va la poignarder là, comme ça ? Pas d'cris, pas d'injures, pas d'provocations bien sales ? Pas drôle. Zu'Gash est un peu crevée par sa course de tout à l'heure, mais elle sourit quand même. Savoir combien de temps elle peut tenir dans son état avant d'aller saluer Phaïtos, c'est excitant !

Alors qu'elle porte la main à son gourdin, elle sent un poids sur son épaule.

"Bah ? D'où tu sors, toi ?", fait la peau-verte en constatant qu'un corbeau s'est posé là. Et pas n'importe quelle bestiole ailée en plus. C'est l'un de ces trucs à trois yeux, dont un au milieu du front. Un corbeau de Phaïtos. "T'pourrais attendre que j'claque d'abord, nan ?", fait-elle avant de rire.

Et la femme de se mettre à la mater, en la traitant de... De nélu ? Elue ? Et son bonhomme de soupirer. Apparemment, ce n'est pas la première fois que la dingue à la dague fait ce numéro. Zu'Gash tend l'index vers l'oiseau, pour essayer de lui toucher le bec. On lui a dit que ces machins étaient pleins de saloperies, mais c'est quand même la première fois qu'un piaf se pose sur elle. Y'a d'quoi être curieuse, nan ?

"M'chie pas d'ssus, d'accord ? Y'a du sang c'est vrai, mais c'te tunique est pas mal propre encore.", s'esclaffe-t-elle avant de reporter ses yeux rouges sur les deux rigolos, pendant que Maya s'approche avec une tête de gamine incrédule, pour observer l'animal. "Bon alors ? On s'décide ? Elle veut m'buter ou elle veut plus, la dame ?", demande la peau-verte, la main libre sur son gourdin.

En tous cas, si c'est une mercenaire lui courant après selon les ordres de c'te maquerelle de Cécilie, elle n'a pas l'air pressée d'faire son boulot.


(Après)

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Dernière édition par Zu'Gash le Mer 30 Sep 2015 15:25, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 20 Juil 2015 21:53 
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La femme fait des gestes grandiloquents avec sa dague.

"Phaïtos t'a désigné comme l'une des nôtres ! Les ténèbres de la mort sont avec toi !"

L'homme secoua la tête :

"Bon, en traduction : nous faisons parti d'une secte au service de Phaïtos. Vous pouvez vous joindre à nous si vous voulez, apprendre la magie noir, servir le corbeau et tout le blabla. Sinon, on vous tue et on s'en va. Pas compliqué."

"Ce que tu manques de style..." gémit la femme.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 20 Juil 2015 22:23 
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(2)




Zu'Gash ne bouge pas, suivant l'éclat de la dague du regard, tout en lissant le bec du corbeau. Le piaf n'a pas l'air de bouger. Il ne tressaille même pas quand la femme se met à beugler, disant que Phaïtos en personne a désigné la peau-verte comme l'une des leurs. Une quoi au juste ? Une dingue ? Brukag, son gueulard de chef de clan, lui répétait assez. Rien de nouveau en somme. La rôdeuse ne comprend rien à ce que raconte la femme. Heureusement, l'homme qui l'accompagne, et dont la tronche est toujours cachée, est plus clair.

Zu'Gash et Maya viennent simplement de se faire aborder par des gens d'une secte. Soit. Mais pas d'ces couillons biens-pensants, non. Au service de Phaïtos ! C'est déjà mieux ! Et ils l'invitent à rejoindre leur groupe, histoire d'apprendre la magie noire, servir le corbeau et tout un bazar sans nom. Sinon, elle crève là. Sympa comme choix ! La chose fait sourire la rôdeuse, à laquelle Maya se raccroche.

"J'savais même pas qu'Phaïtos avait ses fidèles privés. T'entends ça, Maya ?", se marre la peau-verte. "Un piaf qui s'pose sur moi, et j'suis d'venue quelqu'un d'important."

Zu'Gash affiche un sourire ravi. Elle a les yeux qui brillent, et elle fixe l'animal sur son oeil frontal.

"Genre, c'est toi qui donne des ordres ?", demande-t-elle avec sérieux. "T'sais, la magie c'est pas mon truc. Mais la gosse, elle, oui.", fait la garzoke en reportant son attention sur la femme. "Quand elle cause, ça fait du nuage noir ou ça crée des mains magiques. C't'un peu chiant pour bavasser."

Zu'Gash pense à un détail et se tourne vers la gamine.

"Mais dis voir, Maya, t'en pense quoi d'Phaïtos au juste ?", demande-t-elle.

Là, la gamine lui apparait sous un nouveau jour. Maya est littéralement fascinée par le corbeau. Elle rougit comme un fruit et sourit. C'est vrai qu'elle avait l'air envoûtée par les blessures de la peau-verte. Elle n'a pas eu peur du cadavre embroché par le sanglier géant non plus. Elle finit par baisser le nez, comme honteuse de s'être autant affichée. Elle lâche la garzoke et joint ses mains doucement, en regardant la femme à la dague. Impossible de dire si c'est de pouvoir mater son pouvoir qui l'intéresse, ou d'faire partie d'un groupe servant l'plus chouette des dieux.

"Bon, ben elle a l'air d'accord. Dites voir. C'est quoi l'genre de conditions qu'z'avez ? Et z'y faites quoi au juste dans vot' groupe privé ? J'demande, hein ? Parce que pour comprendre les ordres d'un oiseau, même corbac de Phaïtos...", lâche-t-elle en se grattant le crâne, et croisant le regard sanguin de la bête. "Bah quoi ?"


(Après)

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Dernière édition par Zu'Gash le Mer 30 Sep 2015 15:29, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mar 21 Juil 2015 10:11 
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Niveau de la victime : 19, classe chasseur de prime issu de guerrier
Jet de dé du vol : 46
Bonus du RP : +10
Résultat du vol : 46 + (1 - 19)*5 + 10 = -34 ECHEC

L'homme a, d'une manière ou d'une autre, perçu la manoeuvre de la shaakte. Au moment où celle-ci est la plus proche, et qu'elle s'apprête à lui dérober son bien, il lui annonce, d'une voix amusée, sans même se retourner : "T'as choisi l'mauvais pigeon."

Tentative du PNJ d'asséner un coup de poing : 116, REUSSITE

D'un geste vif que la shaakte ne parvient pas à esquiver, le chasseur de prime lui assène un coup de poing à la tempe. Avant de s'évanouir, elle parvient à entendre : "L'audace, ça s'récompense. T'as pas essayé d'me r'froidir, donc c'que j'vais t'donner, c'est ta vie. Cette fois."

(((Durant l'inconscience de ta PJ, le PNJ la transporte à la milice, où elle sera retenue prisonnière suivant ta convenance, et s'éveillera sans aucune séquelle. Tu pourras donc reprendre directement ton RP libre ici.)))

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mar 21 Juil 2015 11:24 
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Intervention de Guilde pour Zu'Gash


La femme s'approche pour regarder Maya avec intérêt. Pendant ce temps, l'homme explique :

"Nous réprouvons la souffrance et ce qui l’engendre : la cruauté gratuite, l'esclavage, la torture... ces choses menacent la loi de Phaïtos. Mais Rendez-vous au château d'Endor, dans le duché de Luminion. Vous en apprendrez plus là-bas."

Pendant ce temps, la femme, qui semble pour la première fois retrouver un peu de lucidité, déclare à la gamine :

"Nul doute que tu es la véritable élue, ici... J'ignore pourquoi ton pouvoir agis ainsi. Hélas, nous manquons de nécromanciens compétents, je ne suis moi-même pas de grand talent. Mais Lord Kadria des brumes pourrait vous aider..."

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mar 21 Juil 2015 17:21 
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(3)



Y'a quelque chose de bizarre dans l'coin. En plus de ces deux guguss. Maya n'a pas l'air d'avoir peur de la femme à la dague. Elle soutient même son regard avec attention. Zu'Gash sait que cette gosse chiale et chouine, mais qu'elle est aussi capable de foncer sur un gosse de sa taille pour empêcher un vol. Elle s'rait pas si laide avec sa peau claire et ses yeux de faon, elle f'rait une garzoke avec des capacités. Quoique. Elle n'a jamais réussi à la planter malgré toutes les occasions possibles.

La voix d'homme attire l'attention de la peau-verte, qui joue à attraper et bouger le bec du corbeau. Pas contente la bête, qui pince sa peau en retour. Elle entend encore un tas de mots compliqués, mais elle retient quelques trucs. Le clan servant le corbeau n'aime pas la cruauté, la torture et l'esclavage. Merde alors ! Elle qui a justement... Ah ben nan, puisqu'elle vient de la libérer, en fait. Tout baigne ! Pour en savoir plus, faut partir dans le duché de Luminion, et trouver un château dent d'or. Gné ? Ah, c'est peut-être un nom encore, genre D'Endor.

"Un château ? L'goût du luxe ? La pierre ça m'cause pas, mais j'verrai bien. ", fait la rôdeuse en recevant un coup de bec dans l'index à force de faire chier le corbeau.

Ses oreilles entendent la femme parler à la gamine, en lui disant qu'elle est la vraie nélu. Elue. La choisie, quoi. Évidemment, elle est infoutue d'expliquer pourquoi la magie de la gosse fait n'importe quoi, mais elle l'adresse à quelqu'un. Lord Kadria des brumes. Quelle idée à la con d'se perdre assez dans l'brouillard pour recevoir un nom pareil. N'empêche, la rôdeuse sait maintenant que la femme est une néko... Cronan... Né-cro-man-cienne. Mais savoir c'que ça veut dire, c'est autre chose.

En tous cas, Maya est super attentive. Elle fait un signe positif de tête avant de regarder la peau-verte. Pour quoi faire ? Elle peut pas dire c'qu'elle veut, plutôt ? Ah oui merde, c'est vrai.

"Ben mon cochon, moi qui savais pas quoi fout' dans c'te cité, c'est réglé. V'z'en faites pas, hein ? L'esclavage j'ai donné, et j'suis pas douée la-d'dans. Hein Maya ? ", fait la peau-verte avant d'éclater de rire au lever au ciel des yeux noirs de la petite. "Au fait, c'par où qu'on doit aller ? Mon terrain c'plutôt les marais, pas les régions d'roc du centre."

C'est vrai. Tant qu'à s'barrer de Dahràm avant que des chasseurs de tête leur courent au fion, autant partir dans la bonne direction.

"Et tant qu'à faire, si v'saviez où chopper d'la bouffe, j'serais pas contre. Ah oais, et on risque pas d'se faire flécher à vue quand on y s'ra ? Parait qu'les peau-vertes dans mon genre sont pas les bienvenue partout.", lâche la rôdeuse, se marrant à l'idée de finir comme une pelote d'épingles avant d'avoir posé le pied dans le tas de cailloux taillés.

Au moins, ce sont des gens bien ces gars de la secte. Prêts à les égorger sans raison apparente, mais vite fait. C'est à ça qu'on r'connait les gens d'valeur. On ne fait pas dans le brouillon. Si ça s'trouve, ils auront besoin d'une tanneuse. Et dans les montagnes, on doit bien pouvoir trouver un tas de bestioles à pister, traquer, chasser, écorcher et transformer en bottes, gants et autres trucs. Et puis, dans un coin habité par des adeptes de Phaïtos comme ça, doit y avoir une ambiance de mort. Avec Zu'Gash, ça va changer.

Oui, plus elle y pense, plus elle se sent d'attaque.


(Après)

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Dernière édition par Zu'Gash le Mer 30 Sep 2015 15:33, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mar 21 Juil 2015 17:50 
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Mais les deux individus se retirent déjà. La femme siffle :

"Vous savez déjà tout... Luminion... dans la forêt... trouvez le château d'Endor... Si vous êtes vraiment élus de Phaïtos, vous y parviendrez, garzok ou pas garzok..."

Et elle disparaît avec son compagnon au coin d'une ruelle... Même si tu essaies de la suivre, tu ne la retrouvera pas.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Ven 31 Juil 2015 14:38 
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(4)



Pour toute réponse, la femme leur tourne le dos et se barre. Elle baragouine un truc, genre que si elles sont vraiment des choisies, elles sauront se démerder. En mots un peu plus polis, mais le sens est le même. La rôdeuse scrute la tronche de la fillette, qui lui rend. La peau-verte se retrouve donc avec une gosse qui n'est plus une esclave sur les bras, avec une destination quelque part dans les montagnes et...

"Roooaaah."

Avec un corbeau à trois yeux sur l'épaule.

"Nan mais, t'as fait ton boulot. T'es pas obligé de rester.", fait-elle en secouant le bec et se faisant picorer rageusement le pouce.

L'oiseau ne bouge pas. Il continue de la mater bizarrement et de croasser. Des pas pressés dans la ruelle incitent la garzoke à se remettre en route. À un croisement, le piaf noir décolle, et se met à faire du sur-place en direction d'un chemin.

"Ah mais ouais ! Tu dois savoir où j'peux trouver c'qu'il me faut.", comprend Zu'Gash en tapant dans son poing.

Nouveau cri de la bestiole. La bête volante les amène à une petite aire miteuse, où une femme, pas totalement humaine, et âgée, fait sécher de la poiscaille. Un chignon gris, des mains courbées, un tablier couvert de jus de boyaux, mais le regard vif. Elle pue les algues décomposées, mais c'est pas si désagréable.

Quand elle aperçoit le corbeau, de retour sur l'épaule de la peau-verte, elle s'immobilise. Un petit sourire édenté, et elle farfouille un instant près de son séchoir. Zu'Gash attrape au vol une besace de voyage. Dedans, quelques rations de poisson, des biscuits qui ont l'air cuits normalement pour une fois, et des gourdes de flotte.

"J'te dois quoi ?", demande la peau-verte, pas crédule au point de penser que ce soit offert.

La femme émet un petit rire de gorge. Sa demande est vraiment bizarre. Elle veut simplement que la rôdeuse salue les gens du château pour elle. Ah ouais, sauf que Zu'Gash a beau insister, la vieille ne fait que ricaner quand elle lui demande son nom. Bah, tant pis.

Corbac finissant par se poster sur son crâne, la peau-verte se dirige vers les portes de la cité. Tant qu'à faire, plutôt que de rester derrière des remparts où des gars voulant venger Cécilie peuvent la chercher, autant se barrer tout de suite. Elle est arrêtée par Maya, qui agrippe son bras. Elle pointe le ciel qui s'assombrit.

"Quoi ? T'as peur du noir ?", fait-elle en tapotant rudement la tête de l'enfant. "T'préfères quoi ? L'noir dans une cité d'coupe-jarrets ou sur les routes ?"

Tronche pas rassurée dans un cas comme dans l'autre. Zu'Gash sourit et reprend sa marche vers la sortie. Elle repense au cochon de combat qu'elle a chevauché plus tôt. Ce serait quand même super pratique pour voyager. C'est con qu'elle l'ai laissé saccager le bordel. Tant pis, faudra faire sans.

"On est parties Maya. Marche tranquille. Quand tes pieds t'porteront plus, j'le f'rai à ta place. J'pionc'rai demain.", conseille la peau-verte, en se demandant pourquoi, d'ailleurs.

"Rooaaaah !", lance le corbeau à trois yeux.

"Eh ! J'te porte déjà, toi.", lance la garzoke en levant un peu les yeux avant de sourire tous crocs dehors.

Dire qu'elle n'est arrivée que le matin dans cette ville, et qu'elle en repart déjà. Phaïtos doit l'avoir à la bonne, et il lui a tendu une sacrée perche. Après tout, son truc à elle c'est les grands espaces, pas ces foutues cités !


(Après)

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Jeu 10 Déc 2015 01:08 
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La petite fille se promène dans les rues, fredonnant un air joyeux, comme une comptine d'enfant. Les deux mains sur le côté de sa jupe, elle effectue des petits pas de danse en se mêlant parmi les passants. Elle est d'ici, et ça se voit, rien que par sa manière d'éviter les gens, presque instinctive.

Lorsqu'il s'agit d'un grand guerrier, elle se dégage prestement, un petit pas vers la droite, accompagné d'un grand écart de l'autre côté, et pendant que l'autre passe, un instant d'équilibre sur la jambe gauche, avant de continuer son petit jeu.

Au contraire, lorsqu'il s'agit de quelqu'un de plus petit, plus frêle, elle fait semblant de ne pas l'avoir remarqué, tout en observant sa réaction. S'il ne se pousse pas, elle modifie sa trajectoire au dernier moment, effectuant une petite pirouette sur un pied. En revanche, si c'est lui qui s'écarte, elle s'approche un peu, et au passage, observe la bourse à la ceinture, s'il y en avait une. C'est souvent tentant... mais elle se retient.

Un gros personnage, aux habits riches, arrive soudainement devant elle alors qu'elle est justement en train de jeter un regard vers l'un de ces passants peu sûrs d'eux, ceux qui s'écartent devant elle, une gamine. Yurlungur ne le remarque qu'au dernier moment, et comprend immédiatement qu'il ne s'écartera pas de lui même. Elle ne parvient pas à l'esquiver - du moins totalement - : par un jeu de jambes astucieux et un balancement adroit en arrière tout en se tournant, elle ne le bouscule qu'un peu, du bout du coude.

L'homme malgré tout se retourne, les sourcils froncés. Mais la petite fille se relève déjà après s'être inclinée en signe d'excuse, et repart aussitôt, fredonnant de plus belle. Les mots sont presque incompréhensibles, intentionnellement de par sa manière de les prononcer, mais on distingue clairement le même rythme qui mène ses pas, parfois hésitant, mais toujours complet.

Pas vu, pas pris, mon très cher ami,
Ta bourse est remplie, mais quand vient la nuit,
Tu tombes dans mon piège, qu'est-ce qui la protège,
Que je n'puisse trancher, de ma dague affilée ?

Pas vu, pas pris, ainsi va la vie...


Elle continue ainsi son passage dans les ruelles de la ville. Étrangement, personne n'a jamais fait attention aux paroles de cette chanson qu'elle répète lors de ses passages dans les rues fréquentées. Sa voix se perd sans doute bien trop vite au milieu des bruits de pas, des discussions diverses, et des cris d'effroi, lorsque certains remarquent que leur bourse est, soudainement, plus légère : tout ce qui fait la particularité de cette jolie petite ville en somme.

Elle tend l'oreille pour récolter tous ces bruits, ces sons, cette musique étrange. Elle semble heureuse au milieu de ce brouhaha changeant, le volume et la confusion engendrés variant, et elle de son côté adaptant la vitesse de sa chanson, et donc de ses pas, en fonction de tous ces éléments, de manière à se glisser imperceptiblement, avec sa chanson, dans l'ambiance d'un tout, auquel elle ajoute ainsi sa touche personnelle.

Lorsqu'elle croise quelqu'un qui s'approchait trop, et en particulier quelqu'un qui pourrait la reconnaître, elle modifie en conséquence les paroles de sa chansonnette, pour les rendre aussi innocentes que possible :

Mon ami le chat, allait voir là-bas,
S'il y avait de ses amis, qui pourrait jouer avec lui...
Mais le méchant chien, chassa vite le chat,
Comme chien et chat, comme chien et chat, comme chien et chat...


Puis, elle recommence aussitôt la première comptine, le seul indice dévoilant ce changement étant son ton qui diffère entre les deux. Elle continue son chemin, en direction du temple de Phaïtos, la trajectoire incertaine et presque virevoltante entre les passants la guidant malgré tout vers ce lieu. Mais en chemin, alors qu'une jeune femme fait un pas de côté pour l'éviter, elle ne peut s'empêcher de tendre sa main vers la ceinture de cette dernière, l'air de rien. Ce genre de personnes sont, d'après elle, les cibles parfaites pour un petit larcin : leur manque de force d'esprit se montrant par leur incapacité à filer droit dans la rue, sans parvenir à s'imposer devant la petite fille qu'elle est.

Elle prend le risque...


Résolution : ici

Suite : ici

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Thème musical


Dernière édition par Yurlungur le Ven 11 Déc 2015 18:59, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Ven 11 Déc 2015 11:17 
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Intervention GMique pour Yurlungur Elvent


La jeune femme ne cille pas lorsque tes doigts attrapent sa bourse. Elle regarde droit devant elle et avance d'un pas déterminé sans se rendre compte de la légèreté nouvelle de sa ceinture alors que tu t'en vas avec ton gain sans éveiller le moindre soupçon.


La bourse contient 30 yus.

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