L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 17 Sep 2012 17:48 
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[:attention:] , RP comprenant une séance de torture "
Avant de retrouver Renton à l'auberge …. je vais m'attarder un peu dans les sombres ruelles de Dahràm, cela me donnera l'occasion d'observer de beaux spécimens à supprimer.
Pour l'instant à part quelques larrons et mercenaires en quête de frisson au rabais je ne remarque rien de plus qu'à l’accoutumée.
Je marche depuis quelques dizaines de minutes mais je ne remarque rien qui ne m'exalte vraiment, cependant me voilà proche de la place principale et le brouhaha d'un petite foule titille ma curiosité, je me faufile entre les jambes humaines, shaakts, gobelines et orques pour arriver au centre névralgique de toute cette attention, mais que vois-je ? Des instruments de torture, une estrade faite de vieilles planches à moitiés pourries ou calcinées, des troupes d'oaxaca...
Des exécutions publiques!?
Cette vision me remplit d'un mélange de haine et de joie, tant de mal exposé au yeux de tous, de la malfaisance comme si il pleuvait du sang d'elfe noir, je sens que je vais avoir beaucoup de travail ici, tant mieux, détruire le mal par le mal c'est ce que je fais de mieux avec une telle cruauté exacerbée je vais pouvoir m'en donner à cœur joie !
Voici le sentiment qui m'anime depuis la mort de ma maîtresse, ce qui me permet de mettre mes petites pattes d'aniathys l'une devant l'autre c'est le dégoût que je ressens pour ces êtres et l'impression de toucher la véritable justice du doigt quand ces vils personnes rendent leurs derniers souffles puants.
En ce moment même, se fait torturer un homme, je m'avance prudemment pour avoir le meilleur point de vue de l'abominable scène qui s'offre à moi, ainsi j'en saurai plus sur les troupes d'Oaxaca qui se trouvent à Dahràm pour l'instant.
L'humain d'une trentaine d'années est positionné en croix la tête en direction du sol attaché par du vieux cordage de marin à 4 poulies opposées, à priori c'est un écartèlement tout ce qu'il y a de plus banal, en vérité rien d'assez intéressant...
Je m'attarde un peu sur la place histoire de simplement vérifier les installations mises en place pour un potentiel sabotage, rien de bien complexe ni de bien solide.
Pendant que j'inspecte le matériel d’exécution, la torture avait pris de l’ampleur, en effet j'avais fortement sous évalué les compétences de notre bourreau, le simple écartèlement primaire qui ne consiste qu'à déchirer les ligaments n'était que la première partie du spectacle.
Je reconnus très rapidement les gestes du bourreau, il ne dispose que d'un vulgaire saut, un rat d'égout et une bougie, je ne vois qu'un type de torture où ces trois éléments sont nécessaires.
L'homme mit le rongeur dans de saut en fonte le positionna sur la poitrine du condamné et commença à brûler le fond du récipient avec la bougie, ce pauvre animal sentant la chaleur lui titiller la queue s'empresse de chercher une sortie pour ne pas succomber au feu, trouvant une paroi molle qui est le torse du résistant, creuse pour s’extirper du contenant brûlant.
Intelligent de la part du bourreau, allier ces deux tortures est très judicieux, l'impact est fort, parfait pour choquer la population et forcer les délations.
Le pauvre homme se tord de douleur, j’entends entre ses cris le bruit des griffes arrachant la chair, ce concert est insupportable je connaissais de vue ce résistant l'ayant rencontré lors d'un sabotage avec Renton à ma première visite de Dahràm, je suis intimement persuadé que c'était un homme bon et idéaliste, un guerrier de la liberté tel que lui, ne mérite pas de périr ainsi, savoir que ses intestins côtoient un pauvre rongeur lors du crépuscule de son existence provoque en moi un sentiment de rage, si je n'étais pas connu des services d'Oaxaca postés ici je l'aurai tué de mes propres mains pour qu'il puisse mourir comme il avait vécu : en homme libre !
J'en ai vu assez je peux me rendre à l'auberge retrouver Mon ami Humain M.Renton, il est temps que mon courroux s'abatte sur les pauvres âmes égarées à jamais que sont ces maudites troupes d'oaxaca.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mar 5 Fév 2013 16:17 
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Le cerveau en ébullition, Armand s’engouffra dans les ruelles de la ville. Il se forçait à ne pas faire demi tour pour retourner dans le « temple ». Malgré les souffrances qu'il y avait vécu, ou plutôt à cause d'elles, il était tenaillé par l'envie d'y pénétrer de nouveau. Pourtant il n'en fit rien. D'une part car il savait que Danika ne le recevrait pas comme l'un des siens, mais aussi car il n'était pas fait pour une vie cloisonnée. Il aspirait au grand air... Pourtant il ne pouvait oublier cette femme. Ni ce qu'elle lui avait fait, pas plus que son visage, qui hantait ses pensées. Il se pinça l'arête du nez avant de secouer la tête. L'image de la belle et dangereuse prêtresse s'imposait dans son esprit, et les pensées qu'il avait à son égard n'étaient en rien chastes. Aux visions de torture et de sang se mêlaient celles de sexe et de débauche, et il s'imaginait la prendre au milieu d'un festival de hurlements et de cadavres.
Cela ne lui ressemblait pas. Du moins, ce n'était pas lui, une semaine plus tôt. Mais il devait se soumettre à l’évidence. Il n'était plus le même, et il se sentait dominé par ses pulsions. Elle lui avait rendue ses affaires, et il s'étonna à glisser son doigt vers la lame de son poignard, appuyant jusqu'à s'entailler la peau tout en se passant la langue sur les lèvres. Il se mit alors à accélérer furieusement le pas, se mettant presque à courir pour chasser les visions malsaines qui le tenaillaient.
Les ruelles n'étaient pas réellement désertes et il passa sans s'arrêter devant mendiants et filles de joies crasseuses, ignorant leurs harangues désespérées. Il cherchait un endroit en particulier, et il l’atteignit sans difficulté.
Une unique lampe à huile illuminait l'entrée et, ce faisant, la sortie d'un soûlard titubant, débutant sa quête pour retrouver sa maison. Armand se rua vers la porte, la retenant avant qu'elle ne se referme, et pénétra dans l'établissement, salivant à l'odeur qui imprégnait l'air. Un mélange de nourriture et d'alcool, dans lequel il comptait bien se noyer...



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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Dim 12 Mai 2013 18:41 
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Le soleil avait ravivé la fange de Darhàm qui s'agitait comme un pullulement de moustique. La ville était encore plus puante que la veille. La jeune fille commençait à regretter d'avoir débarqué ici.
Son compagnon lui demanda ce qu'elle comptait faire et elle aurait bien été en peine de lui dire. Y avait-il vraiment une raison à ce qu'elle débarque ici ? Autre que de fuir le navire qui l'avait amené ? Si c'était le cas, elle ne s'en souvenait pas.

Comme elle ne répondait pas, il expliqua que pour sa part, il avait travaillé dans un navire marchand mais avait débarqué pour chercher à rejoindre un navire pirate de son peuple dont il avait entendu parlé, d'où sa facilité à quitter ses compagnons en leur cassant la figure.
Comme elle ne réagissait pas, il s'étonna :

« Ça ne te fait pas peur ? »

Elle haussa les épaules.

« Moura. »

« Oui, la piraterie, c'est aussi un peu la loi de Moura, la loi du plus fort. La déesse n'a rien contre, tant qu'on reste humble face à elle. »

Leyna sourit. Cela faisait longtemps que personne n'avait fait mine de comprendre ce qu'elle disait. Le navire que Valgan devait rejoindre allait bientôt faire escale à Darhàm, mais il expliqua ce qu'elle savait déjà, que les femmes n'étaient pas accepté à bord. La société des sang pourpre était exclusivement masculine. Les enfants venaient des femmes enlevés lors des razzia et les filles qui naissaient étaient données en offrande à Moura, d'où l'effectif très réduit de ce peuple.
Elle même n'existait donc que par miracle, bien que la mère de ses jours ne lui ai jamais expliqué précisément son origine.

C'est alors que Valgan sursauta.

« Nous sommes suivit... mes anciens compagnons d'équipages. Le patron ne doit pas être content de mon départ... »

Leyna ne prêta guère attention à ses dire, elle était surtout occupée à essayer de comprendre la complexité de la ville qui l'environnait de toute part. Aussi, il la prit par la bras pour l’entraîner.
Ils passèrent un certain temps à courir dans la ville et arrivèrent bientôt en vu du temple de Moura. Il s'agissait en réalité d'un immense navire échoué et aménagé. Ses courbes puissantes et ses riches décors en faisaient un joyaux détonnant avec la cité crasseuse dont il dominait la partie ouest.

« Moura ! » s'exclama Leyna avec admiration.

Il passèrent le pont qui traversait le milieu de la ville et ralentirent la cadence. Ils avaient réussi à semer les hommes qui les suivaient.
Il leur fallut encore dix minutes pour atteindre le navire richement décoré. Là, d'une traction, la semi-elfe arrêta son compagnon. Il y avait des peintures sur le navire, et elle voulait les examiner.
C'était si beau ! Une explosion de couleurs harmonieuses qui enflammaient son esprit. Sa mémoire Earionne se souvenait d'une partie de ce qu'elle voyait. L'exile de Luinwë, les merveilles d'Antalyä, la prise d'Omyre... et même des peintures récentes présentant la bataille de Pohélis. Les earions y étaient, décidés à se montrer digne de leur déesse. La lutte acharnée, les épées qui se croisent, le sang, la peur, la mort... et au sommet, l'affrontement était dominé par deux immenses reptiles volants, un blanc et un noir, et le ciel semblait devoir se fracasser dans ce choc de titan.
Hélas, Moura n'avait pas soutenu ses enfants et la bataille s'était perdu. Leyna y avait perdu sa mère.

Leur peuple ne s'était-il pas montré assez digne de la déesse ? Avait-elle refusé son soutient ? Ou peut-être avait-elle été contrecarré par l'infâme Thimoros...
Tant de questions... Leyna désespérait parfois devant la complexité du monde. Et les fresques pleines de poésie, volontiers guerrière, du temple faisaient s'élever son esprit et rugir des souvenirs qui expliquaient tout... et pourtant n'expliquaient rien.
Une perle scintillante naquit au bord de sa paupière et glissa doucement en une caresse salée avant de venir ensemencer le sol de la richesse de la déesse bleue.

« C'est beau, hein ? » approuva Valgan.

Elle ne prit même pas la peine de hocher la tête. Cela se sentait, à sa voix, que comme tous les non-earions, il ne pouvait percevoir tout ce que représentait ses peintures.
L'histoire des océans et de ses peuples étaient bien plus précieux qu'une couche de pigments artistiques.
Comme une somnambule, elle entra dans le temple.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Jeu 23 Mai 2013 21:03 
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Localisation: Aeroland
Ils étaient partis assez tôt et Leyna n'arrêtait pas de bailler. La jeune femme restait pourtant bien éveillée, motivée par sa lecture. L'expédition était minimale, constituée uniquement du prêtre, de Leyna, et de deux chevaliers, Brendan et un autre du nom de Lannec, un jeune colosse qui portait fièrement l'armure aux motifs de coraux indiquant qu'il était d'un grade un peu plus élevé. Le temple leur avait donné à tous des chevaux, le temps du trajet.

Leyna regarda d'abord avec appréhension ces grandes bêtes insondables. Elle aimait caresser les poissons et jouer avec les salamandres, mais cette grande chose puante semblait cacher un esprit retors sous ses airs dociles. Si elle montait sur son dos, ne serait-elle pas vulnérable ?
Brendan, toujours galant, s'agenouilla, lui offrant un soutient pour monter. Voyant son expression perplexe, il comprit qu'elle ne connaissait rien aux chevaux.

« Il faut que tu montes sur lui en amazone, c'est à dire assise sur le côté. »

Elle s’exécuta en pensant très fort à la déesse. Il fallait être forte !
Le prêtre semblait beaucoup s'amuser du spectacle. Lorsqu'elle fut monté en équilibre précaire, on lui expliqua comment guider la bête. Lannec levait les yeux au ciel en soupirant de façon bien audible, exaspéré par autant d'incompétence. Cela motiva la jeune fille et elle se trouva bientôt apte à diriger sa monture.
Tandis qu'ils se mettaient en route, elle se demandait déjà si Lannec existait pour une autre raison que l'énerver. Quelque chose lui disait que cet individu lui serait antipathique.
Mais avoir des gardes était indispensable, même à l’extérieur de la ville, tant les brigands étaient nombreux. Même si le clergé de Moura était en général craint et respecté, le danger était bien présent.

Les rues étaient toujours aussi bruyante et sales. Leyna était contente de pouvoir se concentrer sur le livre du Grand Pontife, même si elle n'y comprenait pas grand chose. Aussi, elle fut surprise quand ils s'arrêtèrent en cours de route devant une boutique. Elle lança un regard interrogateur au prêtre.

« Je viens de dire que nous devions prendre quelques fournitures magiques... »

Gênée, elle hocha la tête. Se détachant de sa lecture, elle les suivit. Le temple lui avait donné un petit pécule, autant que ça serve. Les biens matériels lui semblaient chose futile, mais la magie, en revanche, était le don précieux de Moura...

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Ven 25 Oct 2013 22:16 
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Localisation: Darhàm
Nous marchions au milieu, le sol étant légèrement moins boueux, de ce qui semblait être la rue principale. En fait, la ville était très étroite, les maisons étaient proches et les groupes de personnes devant les bâtiments rendaient l'endroit encore plus oppressant. Cette rue était plus large et devait sans doute traverser la ville de tout son long. Je voyais de nombreuses ruelles qui partaient de cette grande avenue, elles étaient toutes plus sombres les unes que les autres, peu engageantes.

J'avançais près de Goliath, qui montrait sa tête des mauvais jours, ça me rassurait un peu. Je n'avais pas vraiment peur, j'étais plus, inquiète. L'ambiance sûrement. L'odeur aussi, un mélange de poissons pourris, de vase, d'alcool, d'urine et de vomi.


« Faut qu'on trouve une bonne auberge. »

« Hm, je ne pense pas qu'il y ait quelque chose de bon ici. »

Je rie, « oui, c'est pas faux. »

Une homme vint à notre rencontre. Habillé de simples haillons sales et déchirés, il portait une bouteille à demi pleine dont le contenu devait sûrement être de l'alcool.

« Vous voulez vous réchauffer ? Quelques massages ? Une bonne soirée virile ? »

Je souris nerveusement.

« Ca ne nous intéresse pas. »

« Vous êtes ensemble ? Pas de souci, plus on est nombreux, plus il y a de possibilités. »

« Nous ne nous répéterons pas. »

Goliath était plus persuasif que moi, le type s'en alla vers un autre groupe.

Finalement, nous arrivâmes devant une auberge. Un groupe de prostitués filtrait les entrées. Plusieurs mains caressèrent les biceps de mon garde du corps qui cette fois-ci se laissa faire. Je souris, ça reste un homme, et nul reste insensible aux caresses et aux gloussements.
Goliath passa la porte en premier, je le suivis, mais je sentis soudainement une main empoignée mon intimité à travers mon pantalon puis remonter vivement jusqu'à mes fesses. A peine je fis volte face, surprise, que les portes à battants de l'auberge se fermèrent devant moi, la coupable restant cachée dans le groupe, dehors.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mer 13 Nov 2013 16:49 
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Localisation: Mertar
[:attention:] scène violente et choquante

Sildarim marchait dans les rues de la ville, pensif.

L'ambiance durant le souper avait été étrange. Koa et Tim n'avaient cessé de se lancer des coups d'oeils complices. Sild, lui, avait mangé en silence, fixant son assiette. Il se sentait très mal à l'aise vis-à-vis de ce qui s'était passé l'après-midi. Cela aurait été pure hypocrisie de prétendre qu'il n'avait pas apprécié ce moment, mais sa conscience ne le laissait pas en paix. Evidemment, ce n'était pas la première fois qu'il avait des rapports sexuels, mais auparavant il ne l'avait jamais fait sans être profondément amoureux de sa partenaire. Le rodeur avait toujours considéré cet acte comme l'accomplissement final de la relation amoureuse. Cependant, dans le bois, ce qui s'était passé n'avait rien de comparable. Il avait succombé au charme envoutant d'une créature, certes belle et attirante à se damner, mais pour laquelle il savait que son cœur ne battait pas. Pire, la présence de Tim avait transformé ce moment en quelque chose de malsain: Le plaisir de l'acte uniquement pour le plaisir de l'acte. Même les animaux ne se conduisent pas ainsi. Cet écart dans son code de conduite lui était pénible et il regrettait. Il avait laissé son assiette à moitié pleine et était sorti de la maison juste après le repas, sans mot dire.

Au bout de vingt minutes de marche, il s'était arrêté au bord de la berge du fleuve qui coupait la ville en deux. Repérant des docks en construction, il se rendit sur le chantier et s'assit sur un bloc de pierre au bord de l'eau. L'échafaudage en cours de construction au-dessus de lui le protégeait de la pluie qui venait de commencer à tomber. C'était une bonne chose, cela l'aidait à remettre de l’ordre dans ses pensées.

Qu'est ce qui t'arrives, mon ami ? tu n'as pas ouvert la bouche de tout le repas…

C'était Tim, qui l'avait suivi.

Et bien, pour faire court, disons que je regrette ce qu'on a fait cet après-midi. Je pense que c'était mal.

À la grande surprise du semi-elfe, qui s'attendait à ce que son ami se fâche ou se moque de lui, Tim resta silencieux un instant, avant de répondre d'un ton compréhensif:

Je craignais que tu réagisses ainsi. On se connaît pas depuis très longtemps, mais j'ai eu l'occasion de comprendre comment tu fonctionnes. Je te fais mes excuses de t'avoir attiré la dedans. En fait c'est Koa qui a insisté. Je te jures Sild, je sais pas ce qui m'arrive, je crois que je suis complètement fou de cette fille, tellement fou d'elle que j'accomplirais le moindre de ses désirs sans réfléchir. Je n'ai jamais ressenti cela pour personne. Par contre je ne sais pas du tout ce qu'elle ressent pour moi...

Le rôdeur se tourna vers son ami, étonné. Il avait l'air parfaitement sérieux, presque perdu même. Il garda pour lui le fait que la jeune femme, l'après-midi même, n'avait pas hésité à se donner à un autre homme, en sa présence ! Il ne voulait pas le perturber d'avantage.

Quelle scène touchante, vraiment… je regrette d'avoir à vous interrompre, j'aurais aimé entendre la suite !!

C'est alors qu'une dizaine de bandits surgirent de partout autour des deux hommes. Acculés au fleuve, ils bondirent sur leurs pieds, dégainant leurs armes et se tournèrent vers la voix. Sild l'avait reconnue, mais ce n'est que quand sa propriétaire s'avança dans la faible lueur de la lune qu'il en eut la confirmation: c'était Maï, la tueuse faisant partie de la confrérie Nal Hakeb qu'il avait affronté à Hidirain. Il donna discrètement un coup de coude à son ami et chuchota:

À mon signal, tient-toi prêt.

Je t'avais dit qu'on se retrouverait, semi-elfe. Mais ne t'inquiète pas, je ne suis pas là pour te tuer… Du moins pas tout de suite. Pourriez-vous rengainer vos armes, tous les deux, je ne veux que discuter.

Le rodeur jeta un coup d'œil autour de lui, il y avait environ dix adversaires dont certains armés d'arcs, le combat tournerait obligatoirement en leur défaveur. Le semi-elfe s'exécuta donc, imité par Tim qui était resté silencieux, attendant la suite des évènements.

Bien, je suis contente que tu te montres raisonnable. Ecoute je sais pourquoi tu es ici et ce que tu recherches. Mais saches que tu te mêles d'évènements qui te dépassent. Mes chefs m'ont donné l'ordre de t'offrir une chance de repartir chez toi, en bonne santé et riche de 10'000 yus. La seule chose qu'ils attendent de toi, c'est que tu me remette le talisman que tu as volé quand tu as fui Khonfas, et que tu renonce à ta quête. C'est un marché plus qu'équitable, alors réfléchis bien avant de répondre je ne te ferai cette offre qu'une seule fois.

Tim, lança un regard interrogateur à Sild.

(Ainsi, ils ignorent l'intervention de Xantor à Khonfas ?, c'est lui qui a la flûte d'os… Décidément, les évènements s'enchaînent… )

Et bien, j'ai peur que ce ne soit pas possible, ce n'est pas moi qui l'ai.

Tu mens ! Tu as été constamment sous surveillance, du moment où tu as posé le pied sur la Brise d'Azure, jusqu'à ton arrivée dans cette misérable cité, et je sais que tu ne l'as pas vendu. Mais c'est la réponse que j'attendais. Vous autres, tuez-les et récupérez ce que nous sommes venu chercher !

Elle avait cependant donné son ordre trop tard, car à l'instant où elle finissait de parler, le pied de Sildarim frappa violemment le côté de la poutre qui soutenait l'échafaudage au dessus d'eux. Le bois pourri se brisa net et la lourde structure s'écroula sur leurs assaillants. Au même moment Sild donnait le signal. Les deux hommes se jetèrent dans la rivière glacée et nagèrent sous l'eau. Quelques flèches fusèrent dans leur direction, mais sans les toucher. Une fois hors d'atteinte, ils se hissèrent sur la berge. Ils attendirent quelques instants, mais il n'y avait plus aucune trace de leurs ennemis.

Bien joué Sild, heureusement que tu avais repéré ce morceau de bois pourri, sinon on aurait fini en pelotte à épingles.

Tim, elle a dit qu'on était sous surveillance à notre arrivée dans cette ville…

Oui et alors ? Tu crois que… non… KOA!!!

Les deux hommes se précipitèrent vers la maison. Alors qu'ils tournaient à l'angle de la rue, ils aperçurent la porte entre-ouverte. L'intérieur semblait avoir subi un tremblement de terre, mais la première chose qu'ils virent fut le corps sans vie de la jeune femme, baignant dans son sang. Les tueurs de Nal Hakeb lui avaient tranché la gorge. Tim serra le cadavre de la jeune femme contre sa poitrine. Sild resta à l'entrée, ne sachant que faire pour soulager la peine de son ami.

C'est alors qu'il entendit un gémissement à l'étage. Il se précipita et trouva Bou assise sur le sol dans le coin de la chambre, à moitié nue, les vêtements déchirés et une dague ensanglantée à la main. Elle était visiblement en état de choc tandis qu'à côté d'elle se trouvait le corps éventré d'un humain portant la marque des assassins. Il prit la jeune femme dans ses bras et l'emmena vers le lit, vérifiant qu'elle n'avait aucune blessure grave. Elle parla entre deux sanglots, le serrant de toutes ses forces.

Mon dieu, Sild, ils sont arrivés juste après votre départ. Leur cheffe nous a demandé ou tu étais. Nous ne savions pas, alors ils nous ont frappées. Comme nous ne disions toujours rien, l'un d'entre eux a posé une lame sur le cou à Koa. Je l'ai supplié, j'ai dit que nous ne savions pas mais… Il lui a tiré la tête en arrière et...

La jeune femme éclata en sanglot, tandis que Sild la serrait dans ses bras.

Je suis désolé Bou…

Ensuite l'un d'entre eux est arrivé, disant qu'ils avaient retrouvé ta trace. Ils sont tous parti, mais leur cheffe a donné l'ordre à l'un des hommes de me tuer puis de les rejoindre. Cette ordure m'a emmené à l'étage en me tenant par les cheveux et m'a jetée sur le lit.

Elle renifla, la tristesse faisant place à la rage sur son visage.

Il a arraché mes vêtements et m'a frappée. Il voulait me forcer. A ce moment, j'ai attrapé ma dague sous mon lit, et je l'ai saigné comme un porc. Je veux qu'ils paient, ces monstres. Je veux qu'ils meurent, tous jusqu'au dernier.

Le semi-elfe serra la jeune femme contre sa poitrine, mais il savait que rien ne pourrait alléger sa souffrance, à part la vengeance, et encore.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Sam 12 Avr 2014 02:30 
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Inscription: Jeu 8 Sep 2011 14:36
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Telle une ombre à cette heure avancée de la nuit, Vectelion réussi à franchir les portes de la ville sans encombres, peu heureux de retrouver les rues moroses de Darhàm. Pas un vent ne soufflait entre les murs de la ville alors que Vectelion jetait des regards partout ou il le pouvait. Sentant une pointe d'appréhension le traverser à l'idée de replonger brusquement dans le danger, il se concentra et sillonna silencieusement les contours et carrefours de Darhàm. Avisant une discrète impasse plongée dans la pénombre, l'encapé désirait se mouvoir dans l'obscurité pour réfléchir et élaborer un plan.

Se creusant l'esprit afin de dénicher Ander, il se donna deux bonnes heures de réflexion, à l'abri des regards. Vectelion avait besoin d'informations pour mener à bien son contrat, une source qu'il aurait su trouver un mois plus tôt. Mais aujourd'hui? Partant de l'idée que les Kor Sand'Hor aient fait le ménage, le nombre d'indicateurs devait s'en trouver réduit. Énumérant dans sa tête quelques uns de ses informateurs, l'encapé avait peu de chance de retomber sur l'un d'eux. De plus, beaucoup possédaient une notoriété trop importante pour que Vec' ne se présente de suite à eux.

Finalement, au levé du jour, le choix s'était avéré restreint pour Vectelion. Assurant la sécurité de sa personne et de sa notoriété, deux personnages se présentaient à lui. Le premier était un milicien véreux, Ulric Skön. Une fouine infiltrée à la garde que Vectelion avait eut à espionner pour le compte d'Ander, justement. Le visage de cette crapule à l'allure de sauterelle était marqué dans l'esprit de Vec'.
L'encapé n'était pas enchanté de rencontrer ce frêle esprit, Skön trempait ses sales doigts dans tout ce qui sentait le yus. Il aurait dénoncer son propre frère pour mettre la main sur une pièce... Heureusement, Vec' n'avait jamais eut à communiquer avec lui, Les Kor Sand'Hor avaient donc dû l'épargner.

Quand à la deuxième personne... hé bien Vectelion n'irait la voir quand cas d'urgence. S'il savait pertinemment où dénicher cet informateur, l'imprévisibilité de ce dernier pouvait lui jouer des tours, et lui coûter chère...

Observant les premiers rayons percer les nuages, le tumulte de la ville se réveillait. L'atmosphère morose qui régnait sur Darhàm était éternelle aux yeux de Vec'.
Lorsqu'il vit le passage des premiers habitants devant sa cachette, il se dévoila enfin chapeau baissé. Prenant la direction de la milice, c'est avec une petite angoisse que Vectelion décidait d'attendre quelques heures, sans trop d'espérance. Et puis si par chance il croisait Skön, fallait-il encore le faire chanter.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 28 Avr 2014 17:51 
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Localisation: Darhàm
Et quelle ville mes amis, des maisons faîtes de pierres en granit brut pour les plus riches aux maisons de bois et au toit de chaume pour les plus démunis (et donc les plus faibles ne l’oublions pas !).
Les rues sont des plus animées, on y ressent une âme de liberté propre aux villes des voleurs et des assassins, l’anarchie règne en maître le chaos est parfait et magnifique ! Je ne ressens même pas la domination d’Oaxaca hormis son sens étrange de la décoration de la place publique qui, il faut bien l’avouer ressemble plutôt à un abattoir. Ici ou là on croise des prostitués tentant de vendre leur service (certaines ont largement dépassé la date limite de consommation ou ressemble plus à des tonnelets de bière qu’à des muses). Je croise dans ces rues et ruelles de nombreux gueules cassés mercenaires pirates brigands détrousseurs… Des types comme moi donc ! Je m’y sens chez moi ! Des marchands de bibelots tentent de me vendre tout et n’importe quoi des cruches des pichets en passant par des épées des arbalètes et autre instrument utile à l’exercice de mes fonctions. Mais de cela je ne peux guère profiter en effet je n’ai guère d’argent sur moi n’oublions pas que je viens de me lever sur une plage entouré de goéland et des restes de mes anciens camarade. Je sais par conséquent ce que je dois faire si je veux gagner de l’argent, racketter un de ces commerçants. L’opération requiert un certain savoir-faire il faut dans un premier temps repérer sa victime… En effet dans ce genre d’opération tout bon fourbe qui se respecte doit suivre quelques règles de base s’il veut s’adonner de nouveau à une telle pratique en solitaire, il faut écarter tout marchand accompagné de garde et où de garde du corps. Il faut aussi éviter de prendre le forgeron et le vendeur d’arme en chasse, les deux savent sans doute manier leurs instruments c’est plus vendeur !
Là ! Voilà ma future victime, un ptit gros ! Il a les cheveux roux et bouclés, il porte une tenue en soie et semble un brin trop sûr de lui dans les affaires ! Il est parfait ! Je décide donc de le prendre en chasse et en filature dès la fin de la journée… J’attends donc… J’attends… Je vole une pomme sur une étale de marchand pour me nourrir…
Ca y est, il décide ranger sa petite échoppe remplie d’un bric à braque. Les rues se sont pas mal dépeuplées, ce qui est plus que positif pour quelqu’un comme moi.
Le voilà qui prend la direction du port,

(((Toi mon coco tu cherches de la compagnie un peu sale)))

J’imagine que ce n’est pas raisonnable de se faire prendre avec des femmes de petites vertus quand on est un « honnête » marchand (encore faut-il qu’un marchand honnête puisse exister…). Si je dis ça c’est qu’au fur et à mesure de ma filature il prend de plus en plus de chemins coupes gorges, or pour un homme tel que lui ça revient à tendre le bâton pour se faire battre, j’en déduis ainsi que la gâterie en vaut la peine. C’est dans la rue du Rasoir que je décide de passer à l’action. Je me rapproche en pressant le pas et au moment où il se rend compte de quelque chose je sors de l’ombre pour l’interpeller :
« Olà messire on est pressé ? »

« Mais qu’est-ce que !!?? Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? »

«Hahahaha essaie même pas de courir porcinet ou je t’arrache les parties »

Sur ce je sors mon coutelas histoire de montrer à ce guignol que je ne plaisante pas.

« Allez-vous en et il n’y aura pas d’histoire, je ne sais pas ce que vous me voulez mais je vous conseille de partir »

« Il n’y aura pas d’histoire ? Ah ça non il n’en y aura pas ! Si tu cries je t’arrache les cordes vocales et j’ai ouïe dire que c’était douloureux et mauvais pour les affaires »

« Mais que me voulez-vous !!? »

« Mais que crois-tu que je veuille hein ? Une tranche de ta cuisse ? L’adresse de la coquine chez qui tu te rends ? Ta petite tenue douce et soyeuse ? Un peu de compagnie ? Nan à moins d’être complètement abrutis il va de soit que j’ai des aspirations plus portés sur ta bourse. Je suis en effet légèrement à cours et à ce qu’ai pu en voir tes affaires ne vont pas si mal. »

« Vous m’avez suivi juste pour une bourse ? Mais je ne peux m’en séparer !! »

« Non tu ne veux pas t’en séparer ce n’est pas pareil moi par contre je la veux et je peux la prendre ce qui induit qu’elle n’est plus à toi et si tu ne veux pas ressembler à une tranche de viande fraîchement sortie de chez le boucher je te suggère de méditer sur ce que tu veux et ce que tu peux »

Aussi incroyable que cela puisse paraître l’imbécile tente de me renverser avec force et il y réussit en plus ! Je tombe sur le sol avec surprise, rien de grave juste une chute c’est plus mon orgueil qui vient d’en prendre un coup. Il essaie dès lors de me plaquer au sol mais n’ayant pas suivi le même régime alimentaire que lui je me déplace avec bien plus d’aisance et grâce à une roulade sur le côté où j’ai d’ailleurs le temps d’apercevoir la surprise et la crainte dans les yeux de porcinet. Je me remets sur les pieds et empoigne ma lame. Il retente une charge, mais cette fois ci l’effet de surprise n’y est plus je fais un pas sur le côté et au moment où la collision aurait dut se passer j’ai une magnifique ouverture au niveau des cotes flottantes. J’y insère ma lame profondément et avec force, au début j’ai l’impression de couper du beurre jusqu’à ce que ma lame rencontre une de ses côtes qui finit par craquer. La douleur stoppe net mon adversaire qui s’effondre au sol en éructant des sons pas très chantants. Je ne compte pas prendre le thé avec le type agonisant juste là sous mes yeux où même engager la conversation, je lui tranche donc la gorge d’un coup sec. La besogne ainsi faîte je fouille sa tunique de soie et en sort une petite bourse, je n’ai guère le temps de m’attarder ici et décide de rebrousser chemin plus vite que je ne suis arrivé.
Je connaissais déjà Dharàm du temps où j’étais marin sur le Narval c’est bien pour cela que j’arrive à me repérer dans cette ville. Je me dirige donc vers l’endroit où je suis susceptible de trouver un nouvel embarquement. La taverne !!

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Ven 19 Sep 2014 08:23 
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Je déambule dans les rues, mon cœur est déchiré de la perte de Xéolian. Je me dois de me ressaisir, je ne dois pas me montrer faible, je suis un puissant de ce monde. Je regarde la misère de cette ville, les rues et ruelles sont dévastées, elles n’étaient pas sûres auparavant, mais maintenant c’est encore pire. Je ne dois pas intervenir si je vois quoique ce soit, je ne veux pas être à nouveau repéré par la milice.

Mon équipement est en bien piteuse état, il serait temps que je m’achète quelque chose de mieux. Je vis avec des haillons et de l’équipement dépassé ou usé. J’aperçois une boutique où je pourrais peut être trouver ce qui m’irait pas trop mal.

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Trois êtres distincts pour une seule âme et une destinée


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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Jeu 18 Juin 2015 16:13 
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A moi l'aventure!

Deamon quittait l'agitation des rues du quartier marin, à son grand plaisir les ruelles étroites sont à l'abri de la chaleur estivale. Il s'arrête quelques instants contemplant un étal de volailles, et achète deux poulets grillés à la grosse vendeuse. Leurs carcasses aplaties et fendues sur le long leur donnent un aspect de gros crapauds grillés.

Un peu plus loin dans une rue non fréquentée, Deamon fait escale dans une piteuse cabane construite à même la route. Gorafk l'accueille avec entrain, son seul ami dans cette ville grouillante. Le mendiant est un sektegs plutôt âgé et repoussant, Deamon a toujours été seul ici, arrivé dans la cité il n'eut d'autre choix que de mendier. C'est ainsi qu'il rencontra le petit être verdâtre. Gorafk était clochard par choix, rejetant le travail, il gagne sa vie par des combines dont lui seul à le secret.
Daemon lui offre un poulet avant de commencer le sien, le sektegs jubile et déchiquette la viande d'une manière impressionnante.

« Je pars en ville acheter de quoi m'équiper ! »
« Ouhh. Alors ton voyage va enfin commencer. » lui répond Gorafk ne quittant pas son repas des yeux. »
« Oui, j'ai économisé énormément de yus en deux ans ! Je me rends dans la boutique magique du quartier, mais j'ai beau chercher, je ne trouve pas la devanture... »
« Bwahahaha.. répond-il en lui postillonnant des morceaux de volaille au visage. C'est normal, car de l'extérieur rien ne la distingue des autres masures. En partant, d'ici remonte la rue jusqu'au bordel Wiehl, ensuite à droite et à gauche jusqu'à la fontaine septentrionale. C'est juste à coté de la taverne du chat jongleur. »
S'essuyant le visage avec sa manche, Daemon affiche un air amusé et satisfait.
« Je peux toujours compter sur tes conseils Gorafk ! J'y vais alors, portes-toi bien ! »

Deamon quitta l'abri sans perdre un instant et prit la direction de la boutique magique des mille et un lampions.

Une vielle enseigne rouillé là-bas.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Jeu 18 Juin 2015 16:32 
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Une vielle enseigne rouillé là-bas.

((( [:attention:] RP comportant des nichons.)))

Arrivé dans une rue commerçante, Daemon découvre une grande enseigne de cordonnier. La façade affiche de superbes boiseries peinte d'un rouge vif, accompagnés de riches vitraux, ce genre de batîment est rare dans cette ville. Attiré par tant ce luxe, il s'y approche. Le vendeur d'une carrure imposante est d’ailleurs sur le palier affairé à ses occupations.

« Bonjour, vous vendez des capes elfiques ? »

La grosse moustache de son interlocuteur frémit, il se retourne brièvement pour dire :  « On ferme. »

Ne l'ayant pas entendu, Deamon enchaîne. « Car en fait si je pars dans des contrés hostiles... »

« J'ai dis on ferme, tu ne vois pas que la nuit tombe ? » Lui répond le cordonnier d'un air agacé.

En effet, d'un regard vers l'ouest Deamon découvre un merveilleux panorama, le soleil caressait l'horizon reflétant son image dans les remous du fleuve. Toute la ville arborait de chaudes couleurs. Du haut de cette colline on distingue tout Dahràm, le temple Phaïtos constitué de pierres sombres domine tout un quartier, on vois aussi les larges quais où grouilles les habitants entre les grands entrepôts.

« Excusez-moi, bonne soirée... » Le commerçant ne daigna même pas lui répondre.

Déprimé de rentrer bredouille, Deamon traîne des pieds pendant que les enseignes se ferment une à une. Descendant la rue, il s'arrête devant un bordel, jamais il n'y avait mis les pieds mais la curiosité le chatouille. Passant sa main dans la poche, il caresse sa bourse (de yus). Une prostituée se dirige vers lui, ses vêtements ne semblent qu'ornementaux car on y distingue tout.

« T'es perdu ? Viens donc passer la nuit avec moi, avec une bouille comme la tienne j'peux volontiers t'faire une réduction. »

Rougissant à vue d'oeil, Deamon n'arrivait pas à quitter ses petits seins sautillants des yeux, mourant d'envie de les mordiller. L'humaine n'est pas vraiment très jolie, du moins de visage. Mais son corps élancé et mince compense largement.

« Alors mon chou ? »

A présent écrevisse, il détalla en courant prononçant dans un bégaiement de maladroites excuses. La prostituée le regarda fuir de manière condescendante avant de rejoindre son lieu de travail.

Sinistre fontaine.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Jeu 18 Juin 2015 16:52 
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Du haut de cette colline.

((( [:attention:] RP contenant des scènes violentes.)))

La nuit était tombée, Deamon parcourt les ruelles en direction de son domicile, l'obscurité ne le dérange pas, au contraire. Seul de maigres lampes à l'huile éclairent les rues désertes, des papillons de nuit virevoltant au-dessus des flammes.

L'écho des tavernes résonne des musiques festives, des rires, des cris. Prenant un raccourcit, il coupe par les ruelles obscures. Cette fin de journée n'était pas glorieuse... Daemon souffre d'une grande solitude, la plupart des gens ne le calculent même pas, et quand c'est le cas, c'est pour l'envoyer balader. Séchant ses larmes, il marche de manière déprimée, regardant ses pieds.

« Tiens, tiens, regardez quoi voilà. »

Surpris il redresse la tête, écarquille les yeux.

(OH NON...)

« C'est le ptit froussard de s'aprem' ! »
« GYAHAHAHA ! Mais oui ! » rétorque son frère.

(Les frères Mercor!)

Daemon feint de ne pas les avoir remarqués, il continue son chemin le regard tourné vers le sol. Les truands réagissent vite et sans pincettes, l'attrapant par le col, ils le tirent dans l'ombre.

« Mais lâchez-moi ! Je ne vous ai rien fait !»

« GYAHAHA, il est tordant c'lui là, comme si nous nous embarrassions de raisons.»

Deamon se débat, mais l'emprise sur son col ne bouge pas d'un pouce. Affolé il n'a pas le temps de réaliser ce qui se passe, un poing s'écrasant sur son visage l'expulse sur un tas de planches et de toiles. L'amas amortissant sa chute n'est autre que la cabane de Gorafk, le sektegs se réveille et sort en beuglant, découvrant le semi-elfe et les deux assaillants.

« MA CABANE ! QU'EST CE QUE VOUS FAITES !? »

Encore sonné par le choc, Deamon découvre son ami aux mains d'un des pirates, la gorge serrée par celles-ci. La créature verte suffoque, haletant tristement. Il assiste impuissant à la scène, jusqu'à ce qu'un craquement creux le pétrifie, la carcasse inerte du sektegs tombant lourdement.

Sa vue se trouble, en larmes Deamon revit cette nuit sanglante. Il s'approche à quatre pattes de la dépouille de son ami, mais l'un des hommes l'attrape à la gorge, le plaquant contre les planches. Il commence à le fouiller et met la main sur sa bourse. Après avoir estimé son poids il l'a lance à son frère.

« OHHH ! Regarde ça frangin, il y a au moins deux mille yus ! Voir même plus ! »

« Noonn, rendez-moi ça ! » s'exclame Deamon avant de recevoir une seconde mandale.

« Je te laisse te charger de lui, rejoins-moi à la taverne. » Répond le pirate après avoir refermé la bourse en cuir, il s'éloigne petit à petit disparaissant dans l'ombre.

Son frère lui répondit d'un sinistre ricanement, Deamon toujours étranglé sent l'emprise insisté, le pouce de l'agresseur s'enfonçant au haut de sa gorge. L'homme semblait beaucoup s'amuser à le voir se tortiller ainsi, de l'autre main il continue à le torturer, puis retire son futal.

Deamon résigné émit un râle de désespoir et de terreur, les larmes inondant son visage, en un souffle abdiquât. Son désespoir se mue en haine, l'esprit devenu confus il en appel à ces divinités.« Phaitos... Thimorooosss... » Ce dernier souffle envahie tout son système respiratoire, une légère fumée violette s'échappe de ses lèvres, comme animé de vie, puis remonte jusqu'au visage de l'assaillant.
Dans un hoquet d'incompréhension, l'agresseur recule.

« WWWWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO » Deamon redressé expulse un nuage violet et mouvant sur sa cible. Le Souffle de Thimoros frappe l'assaillant de plein fouet, pénétrant sa bouche, ses narines, agressant sa peau. Ce sort est son dernier héritage, le seul que sa mère eu le temps de lui léguer.

Titubant, Daemon se relève les bras ballants alors qu'une légère fumé violette s'échappe encore d'entre ses lèvres, ses yeux affichent une expression meurtrière.

Ce n'est pas la première fois qu'il assiste impuissant à la mort d'un de ses proches. Étrange moment pour relativiser, pourtant Daemon pend conscience de sa faiblesse. « Un minable docker de Dahràm qui souhaite détruire les familles nobles d'Atha Ust, alors qu'il est incapable de tenir tête à deux pochtrons. Pitoyable... »

Le pirate, comprenant qu'il vient d'être frappé par un sortilège, prend peur face à ce brutal changement de comportement. Il se redresse et recule doucement, laissant l'autre dans son délire.

« Il est grand temps de changer de vie »

L'effet du sort se faisant sentir, l'homme tombe à genoux son corps ne répondant plus. En un fin bruit métallique Deamon dégaine profitant de la faiblesse de son adversaire, et d'un trait lui tranche la gorge.

Profondément changé, Deamon s'éloigne calmement de la sinistre fontaine écarlate.

Voici le chemin.

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Dernière édition par Daemon le Jeu 16 Juil 2015 04:40, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Lun 22 Juin 2015 16:24 
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Plouf !

L'étrange individu parcourt à présent les ruelles de la ville, Deamon le suit à une distance respectable évitant de se faire remarquer. Toujours encapuchonné, l'homme semble accompagné d'un chien à l'aspect des plus repoussant, il titube et semble vraiment malade. Les gens s'écartent, voire même fuient à l'arrivée de son maître, Deamon n'a toujours pas eu le loisir d'apercevoir son visage, mais les réactions des passants présagent du pire.

Quittant une rue commerçante, il s'enfonce dans de sombres ruelles effrayant même les plus redoutables bandes. (Mais où va-t-il?) Après quelques minutes de marche les voici de retour dans la même rue commerçante. (Je rêve, nous tournons en rond. Serait-il possible que... qu'il a détecté ma présence?) Les appréhensions de Deamon ce confirment, l'être se retourne et lui lance un regard sinistre. Dans la panique Daemon recule anarchiquement pour s'écrouler dans un étale de pommes, la vendeuse trop horrifiée de voir l'homme encapuchonné approcher n'ose même pas lui faire des reproches.

Le voici face à lui, son visage est pale et creusé sans parler de ses yeux vitreux. Tout dans son allure est terrifiant, ces vêtements sont en lambeaux, une amulette d'ossements apporte une petite touche coquette mais dans sa main il y a... Dans sa main demeure un crâne humain ! Terrorisé Deamon empoigne discrètement la garde de sa dague. L'ombre funeste tend une main osseuse en sa direction pour enfin articuler :

« Pauvre jeune homme, vous vous êtes fait mal ? »

Porté par l'incompréhension Deamon se relève de lui-même.

« Non, non... Vous... ne me tuez pas ? »

Surprit, son interlocuteur s'élance dans un long rire à vous glacer le sang.

« Hahahahaha ! Qu'il est amusant. Non, jeune homme, en réalité il y a bien longtemps que j'ai mis les pieds dans cette ville, à ma grande honte je me suis égaré. »

La peur quitte Deamon pour laisser place à la curiosité.

« Vous êtes un nécromancien ? »

« Comment l'as tu deviné ? Muhahahahaha !»

« Eh bien vous vous parez d'ossements, vous tenez dans votre mains un crâne, votre chien à l'air plus mort que vivant et vous ponctuez toutes vos phrases d'un rire sardonique... »

Toujours hilare : « Niahahahaha ! Vus sous cet angle en effet. Mais mon chien Poppy est tout à fait vivant! N'est ce pas Poppy? »

L'affreux clébard lui répond d'un jappement.

« Où souhaitez-vous vous rendre ? »

« Au temple de Thimoros jeune homme. »

« Et bien c'est exactement à... l'autre bout de la ville. Dans le quartier des marins, j'crèche là-bas. Je vais vous y conduire. »

Le nécromant était aux anges : «  Merveilleux, je ne vais pas te faire perdre ton temps, invoquons une monture pour gagner du temps. »

Une aura mortuaire déferle dans la rue, sous les cris des passants apeurés le prêtre sombre commence à psalmodier d'une voix d'outre tombes. Sous ses pieds des glyphes se répandent pour former un sceau et dans un fracas monumental un nuage de fumés et des lueurs rougeoyantes tourbillonnent. Le monde semble s'écrouler jusqu'à ce que le nécromant crie : « Viens à moi ! Petit Poney !! »
Un magnifique étalon s'extirpe du tumulte, son sombre pelage accentue ses yeux rouges, sa mâchoire inférieures, à moitié décrochée, pendouille tristement tandis que ses côtes apparentes confirment que cette monture n'appartient pas au royaume des vivants.

Deamon s’attelle derrière le propriétaire de la monture et sans attendre ils partirent en trombe en direction du quartier des marins, le tout ponctué d'un terrifiant rire du mage noir.

Les reliques de l'Ombre.

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Dernière édition par Daemon le Jeu 16 Juil 2015 04:41, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mar 14 Juil 2015 18:44 
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A quoi bon rester ici.

Daemon avance d'un pas ferme vers les portes de la ville. Des vents puissants provenant du sud rafraichissent cette journée caniculaire. Son large manteau sombre virevolte, ses cheveux fouettent son visage, tandis qu'il distingue enfin la grande porte de la ville, au-delà de la foule.

Avant de partir pour ce long voyage, Daemon à prit soin de s'équiper comme il se doit, s'armant de nourriture non périssable comme des poissons salés, de viande séchés, du pain et moult fruits secs. Sans oublier sa gourde évidemment. Toutes ses affaires sont enfermées dans un gros baluchon, qu'il porte par-dessus son épaule.

Un dernier regard en arrière, la ville est comme toujours effervescente. Au loin il aperçoit, peut-être pour la dernière fois, le port et la large baie parcourue de moutons soulevés par le vent. Tandis que les nuages poursuivent leur course, Daemon reste figé un long moment au-dessous d'un tourbillon de mouettes, imprimant ce paysage dans sa mémoire.

Les adieux achevés, il reprend sa route sans remord. Alors que les passants défilent autour de lui, un d'entre eux crispe Daemon, qui le suit d'un regard effaré.
(Il n'y a pas de doute, c'est bien lui...)
D'un pas d'autant plus déterminé, il met son départ entre parenthèses, car une dernière tâche doit être accomplie.

Il va commencer à s'habituer aux filatures, hier c'était le nécromancien, à présent il a retrouvé la trace du second frère Mercor. A distance respectable, se camouflant du mieux qu'il le peut au cœur de la foule, Daemon ne quitte pas le malfrat du regard.

Voici qu'il rentre dans une auberge, ou une taverne, Daemon ne connaît pas ce coin de la cité.

(Il entre dans un bâtiment, que faire... Je risque de me faire repérer.)

Il décide d'attendre l'individu à la sortie. Mais après quelque temps, des hommes postés à l'entrée le dévisagent d'un air mauvais. Daemon n'a plus le choix, partir ou entrer.

(Je dois entrer discrètement, détecter sa présence, et trouver un coin sombre pour l'épier. Sinon, il risque de me reconnaître.)

Prenant son courage à deux mains, Daemon se dirige vers la taverne n'osant défier du regard les hommes au palier. D'un pas assuré, il pénètre dans la taverne. Enfin, il essaye... Le bras d'un gros pirate lui bloque le passage.

« Cette taverne n'est réservée qu'a certains équipages, t'es qui toi ? »

(Zut, une taverne pirate, bon tant que j'y suis.)

« Je suis un membre d'équipage de la Dotha Noire ! » Daemon a passé ces deux dernières années sur les quais, de ce fait il connaît le nom de chaque bateau.

« Ha oui ? Alors explique-moi pourquoi je ne t'ai jamais vu sur notr' navire ? »

( Merde... )

Le pirate l'attrape par la peau du dos, l'introduisant dans la taverne en beuglant.

« Hey capitaine, ya s'gringalet qui s'prétend des nôtres ! » exhibant Daemon à l'assistance comme un vulgaire chat de gouttière, le pauvre est tétanisé. Parcourant la salle de long en large du regard, il n'y distingue pas le Mercor.

« Bwahahaha, peu importe fait le rentrer. » Plutôt dociles ces affreux pirates.

Enfin à terre, Deamon se dirige vers le comptoir.

« Qui y-a-t'il a l'étage ? »

Essuyant ses verres, le tavernier le dévisage de manière hautaine. Il rétorque comme une évidence : « Le bordel pardi ! »

« Ah... C'est combien ? » demande Daemon camouflant une petite honte.

« Ça dépend de tes attentes mon gars, va donc voir sur place. » dit-il d'un signe de tête indiquant l'escalier.

Daemon monte à l'étage, un long couloir richement orné, à l'instar du rez de chausser, s'étend devant lui. (Chaque porte doit conduire à une chambre.) Les bruits ambiants confirment son hypothèse. Évoluant doucement, guettant des indices, il ne trouve qu'une seule chambre ouverte et reconnaît assis sur une chaise, de dos, son assaillant de l'avant veille.

« Ce n'est pas trop tôt ! » gueula Mercor sans se retourner. Deamon referme la porte calmement et dégaine sa dague le plus silencieusement possible. Toujours derrière le fauteuil, il pose sa main sur l'épaule nue, caressant délicatement cette peau brûlée par le soleil, déplaçant ses doigts jusqu'aux lèvres de Mercor.

Un véritable bal des ombres...

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Dernière édition par Daemon le Ven 17 Juil 2015 09:14, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Les ruelles de la ville
MessagePosté: Mer 15 Juil 2015 18:29 
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Schezalle quitta rapidement les écuries pour s'enfoncer dans le labyrinthe tortueux des ruelles de la ville, cotoyant la misère de cette ville aux abords pour autant pleins de richesse. La mixité sociale n'était pas absente de Gwadh et tout comme ici, on avait tendance à dissimuler les moins biens lotis.

Théoriquement, bien que son manque de richesses actuel puisse la placer plus proche de cette population qu'elle ne le voudrait, ce n'est ce qu'elle cherchait dans ces lieux, pas un refuge, mais au contraire une solution à sa pauvreté récente. Si les jeux politiques incessants de Gwadh lui avaient appris quelque chose, c'est bien qu'une chose n'est véritablement votre propriété que tant que vous vos mains dessus.

Honorant brièvement Vashalbarath pour l'idée que la déesse lui avait soufflé, elle attendit les heures sombres de la nuit avant se placer en embuscade près d'une artère de circulation importante, espérant que la victime que la déesse araignée glisserait dans sa toile serait plus prompt à lui céder ses richesses qu'à les défendre.



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Récit - #4080BF
Parôles - #8040FF


Dernière édition par Schezalle Auvryndar le Mar 4 Aoû 2015 15:21, édité 4 fois.

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