L'Univers de Yuimen


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 Sujet du message: Les rues de la ville haute
MessagePosté: Sam 30 Jan 2010 14:08 
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Les rues de la ville haute


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Les rues de Caix Imoros, dans sa partie en surface, sont dangereuses, surtout pour les étrangers à la ville qui risquent à tout moment de se faire attaquer, il est fort conseillé de ne pas traîner car les voleurs attaquent pour quelques yus. La meilleure façon d'éviter les ennuis est de se déplacer en groupe et, là encore, le danger reste présent.

En plein milieu de la ville haute, un grand escalier descend vers les profondeurs, menant aux rues de la ville souterraine.

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 Sujet du message: Re: Les rues de la ville haute
MessagePosté: Sam 13 Fév 2010 23:06 
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Repérages des lieux.

Linquant se rend à l’endroit où doit passer le convoi, comme à son habitude, il essaye d'attirer le moins possible l'attention des passants. Le soleil est en train de se coucher sur la ville, le rayon du soleil frôlant l horizon, aveugle qui tente de progresser vers l'ouest. La noirceur de la ville est adoucie par la nuance de jaune orangé se dégageant du ciel crépusculaire. Dans cette lutte des couleurs, notre jeune elfe est perturbé. Cette mission a l'apparence d'un piège.

Une fois arrivé à l’endroit souhaité, Linquant décide de prendre de la hauteur pour étudier le terrain. Il se hisse sur le toit d’une petite maison qui lui permet d’accéder au faitage d’une habitation plus haute. Sans aucune difficulté, il grimpe à la force des bras sur la maison surplombant le quartier, en utilisant les irrégularités des briques, les rebords des fenêtres et sa volonté. Tel un rapace cherchant un rongeur dans la plaine, le voleur est à l'affut d'un avantage procuré par le terrain. Il pense en premier lieu à un moyen de fuite qui puisse lui permette de disparaitre comme une étoile filante s’effaçant dans la le ciel d’été. Suite à une inspection des lieux, il trouve une plaque qui conduit vers les profondeurs de la ville souterraine, pour gagner du temps lors de sa fuite : il préfère tout de suite ôter la crapaudine. En quittant la ruelle, il voit à l’opposé une grange entrouverte, il s’approche de la bâtisse et trouve un second moyen de s’échapper par les combles. A proximité des points de fuites, le prédateur prépare son piège, il dispose sur le bas côté de la chaussé des caisses qui vont permettre de le cacher pendant que les proies foncent dans la gueule du loup. En plus la cape elfique rendra l’effet de surprise plus grand. Bien que l’étau ne se referme sur les Enhoyw, Linquant ne sait toujours pas comment le premier assaut va se dérouler, il lui faudrait une idée qui fasse la différence, une astuce qui attire le regard. Dans cette situation de crise, aucune idée ne vient à Linquant, il ramasse, sans conviction, plusieurs pierres qui trainent, en les lançant il se dit que c’est toujours ça. Il essayera de trouver un moyen le moment venu.

En attendant, il se place derrière les caisses emmitouflé dans sa Cape Elfique avec quelques cailloux à proximité. Les rayons du soleil perdent de leurs intensités, l'humanité quitte les lieux pour laisser place aux ténèbres. La fraicheur de la nuit a l'odeur du sang et du métal s'entrechoquant. Le silence règne sur les lieux.


L'assaut éclair.

Au loin résonne, le bruit d'une diligence. Dans la nuit, on aperçoit quelques flambeaux se rapprochant. Linquant décide d'attendre que le convoi passe derrières les caisses disposées sur le trottoir pour les prendre à revers. Deux chevaux recouvert d’une couverture aux armoiries des Enhoyw tracte un coche dont la seul ouverture se situe sur le coté droit. Il n’y a aucune fenêtre, L’ensemble semble imprenable, le bois recouvert de pièces de métaux à certain endroit clé paraissent très résistants. Sur la porte du char, on retrouve les emblèmes des Enhoyw représentant trois têtes d’hydres d’un ton or sur un fond bleu. L’ensemble est escorté par quatre gardes ; postés de par et d’autre.


Linquant remarque que trois gardes ont une démarche assez particulières, accablés sur eux mêmes, leurs mains sont placées sur leurs ventres et non sur le manche de leurs épées. Cela doit être le résultat du poison d’Erfgui. Les convoyeurs sont équipés d’une tenue légère qui leur permettent de voyager plus facilement, leurs seules protection est une cotte de maille caché sous leur tunique bleu arrivant à hauteur de genoux cachant à moitié leurs pantalons noirs. Le seul garde ne semblant pas être victime du médicament d’Erfgui se trouve à l’arrière, Linquant espère qu’il ne se trompe pas et qu’il s’agit bien de l’espion de la Sage, car cette erreur d’interprétation pourra lui être fatale.

Sans perdre de temps, Linquant quitte sa planque avec la vivacité d'un félin, se lance arme au poing sur le premier garde. A sa hauteur, la lame de sa dague coupa la gorge de l'homme ainsi que les cordes vocales avec force et vitesse, l’empêchant de prévenir ses compères. Linquant attrape le cadavre et le place sur son épaule avant de se cacher derrière la diligence qui continu à avancer. En même temps, le deuxième garde assurant la défense de l'arrière ligne, avance vers la porte de diligence toute en faisant signe à Linquant de rester en position. Notre espion explique aux gardes restants que leur collègue a trop mal au ventre pour marcher et qu’il va se reposer à l'intérieur. Lorsque les gardes reprennent leur chemin, Linquant en profite pour se glisser par la porte ouverte et y dépose l’Elfe qui expire son dernier souffle de vie.

A l’intérieur Linquant reprend son souffle, en observant le petit coffre en chêne dont les arrêtes sont recouverts d’un métal gris. Malheureusement, l’ouverture est protégée par une serrure magique. Il est impossible pour un simple voleur d’ouvrir un tel cadenas. Seul solution : embarquer le butin et son contenant sous le coude. Enveloppé dans sa cape de dissimulation, Il quitte le convoi vers la ruelle où se trouve le passage vers la ville souterraine. A pas de loup, il s’éclipse sans un bruit laissant les gardes arriver bredouille dans la cité des Enhoyw.


[Suite]

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 Sujet du message: Re: Les rues de la ville haute
MessagePosté: Jeu 14 Juil 2011 06:06 
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À peine avions nous franchis le grand escalier que nous nous retrouvions dans les rues d’en haut. Je les savais dangereuses pour avoir entendue des tonnes d’histoires à leurs propos, mais elles m’indiquaient également le chemin de la liberté. Je suivai mon guide en silence, attendant que l’on rejoigne le dénommé Estelmist. Cette personne me semblait de trop, déjà que la présence d’Adrennor m’était gênante. Néanmoins, je n’en dis rien.

Nous nous rapprochions des portes de la ville, je les voyais au loin, mais nous bifurquions vers une autre rue. Sans doute qu’Estelmist nous attendait quelque part en ville. Je continuais de suivre en silence, grognant intérieurement de la présence des deux gêneurs.


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 Sujet du message: Re: Les rues de la ville haute
MessagePosté: Dim 15 Déc 2013 23:53 
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Inscription: Jeu 12 Déc 2013 00:56
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Localisation: Caix Imoros
un rendez-vous sinistre

Wyk avait fini par réussir à s'extirper de la foule pour rejoindre la rue de la ville haute. Un coup d’œil suffisait à poser l'ambiance de l'avenue. La chaussée était parsemée de feuille morte, s'envolant au gré du vent. Diverses flaques d'eaux boueuses recouvraient la voie. La roche des multiples bâtisses était d'un gris terne. Recouverte d'une épaisse couche de mousse verdâtre, probablement dû aux vents marins, les murs étaient poisseux et humides.
Peu de personnes honnêtes parcouraient les rues à cette heure et Wyk en était conscient. Prenant garde à ne pas se faire surprendre par une quelconque embuscade, il marchait d'un pas certain afin de rejoindre la ville souterraine.

(Bon j'ai deux jours pour trouver Erion, d'après la description du maître, il ne devrait pas être dure à trouver. Pour ce qui est du voyage, nous ferons probablement une escale dans un des villages aux alentours de Caix Imoros. Ceux vivant dans les campagnes auront peut-être des informations relatives au culte d'Oaxaca que nous ignorons en ville. Mais bon pour le moment, si je pouvais trouver de quoi alourdir ma bourse durant ces deux jours, ce ne serait pas de trop.)

Wyken continuait à rêvasser pendant que ses jambes l'emmenaient à sa destination. Par le plus grand des hasards et une bonne dose de chance, aucun brigand n'était venu perturber le Shaakt. Après peu de temps il pouvait déjà entrevoir le passage qui menait à la ville souterraine. Wyk glissa une main dans sa veste et en sortit un passe.

(Bon avec ça je vais pouvoir retourner dans ma ville souterraine. Avant de partir avec Erion, il ne faut pas que j'oublie de m'en débarrasser. Pour un homme censé être banni de tout lien Shaakt, posséder un tel passe serait étonnant.)

Une milice implacable

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 Sujet du message: Re: Les rues de la ville haute
MessagePosté: Mer 15 Oct 2014 19:03 
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Inscription: Jeu 9 Oct 2014 22:08
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Localisation: Caix Imoros


Les rues commençaient à s'animer alors qu'Adam avançait en rasant les murs au maximum de ses capacités.
Il ne pleuvrait pas ce soir apparemment... Le ciel était découvert et la lune avançait rapidement, faisant son chemin à travers les étoiles.

( Ce n'est pas bon... Je suis trop grand. Voyons... Qui sont ceux que l'on ne regarde pas?
Les esclaves? Non.
Les nobles? Ils sont en groupes.
Les marchands? Ils ne sont pas beaucoup mieux protégés que les esclaves et ont l'argent pour embaucher des gardes.
Et les touristes sont encore plus en danger que moi...
L'argent... L'argent permet d'être en groupe... Les groupes... C'est la seule solution viable... Mais je suis seul.)


Les pas d'Adam claquaient beaucoup trop fort à son goût sur les pierres pavés noires de la rue menant à la demeure de sa maîtresse.

( Doucement... Prends ton temps... Silencieusement...)

Un énorme groupe arriva alors dans son dos, l'obligeant à se coller au mur le plus proche afin de ne pas gêner sa progression: Une femme shaakt richement habillée accompagnée d'une seconde plus jeune, sa fille peut-être, et encerclée de quatre hommes shaakt armés jusqu'aux dents! En queue du groupe, une dizaine d'esclaves humains, elfiques et orcs transportaient de lourdes caisses.

( Et si...)

Prit d'une inspiration aussi subite que risquée, L'hiniön tenta une expérience: Il rattrapa discrètement le groupe, ôta sa capuche et se plaça juste derrière lui, espérant donner l'illusion d'en faire partie!

En quelques minutes, il arriva étonnement sans encombres à destination et quitta le groupe avec facilité... Surpris qu'aucuns des membres de ce dernier n'ait fait une quelconque réflexion sur sa présence.
D'un autre côté, il était naturel que les esclaves se fichent totalement qu'un autre esclave soit derrière eux et l'avant du groupe, les shaakts, semblaient jusqu'à éviter du regard leurs propres esclaves... Dans ces conditions, rien de compliqué à se mêler à eux!

Regardant le groupe s'éloigner en direction des quais, Adam se permit un léger sourire... Oui cette méthode fonctionnerait parfaitement... Et lorsqu'elle ne serait pas valable et bien... Il courra!

Devant la porte de sa nouvelle prison, il se concentra sur la suite à venir...

Vers les habitations...

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 Sujet du message: Re: Les rues de la ville haute
MessagePosté: Sam 25 Oct 2014 22:20 
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Inscription: Jeu 9 Oct 2014 22:08
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Localisation: Caix Imoros


Orio et Adam s'engagèrent à travers les rues de la ville haute de Caix Imoros...

La lune dévoilait malicieusement son premier croissant et ses faibles rayons se mélangeaient aux torches, disposées tous les dix mètres... Les différentes boutiques et bâtiments en grande partie allumés finissaient de compléter les lumières d'ambiances des rues... Une ambiance aussi lugubre qu'inquiétante.

Suivant docilement Orio, deux pas derrière lui, l'hiniön gardait le silence comme ordonné. Les rues étaient bondées de visiteurs divers et variés mais avec une caractéristique commune: Une aura de danger.
Des sektegs, des orcs, quelques esclaves liykors noirs et bien entendu un grand nombre de shaakts entraient et sortaient des bâtisses, se croisaient, se jaugeaient...

Adam repensa à l'achat qu'Orio allait effectuer: Un nouvel esclave. Mais dans quel but?
Tous les rôles étaient déjà attribués avant même l'arrivée de l'elfe blanc... Qui se révéla être un investissement à but politique avant tout, puis de divertissement personnel pour la maîtresse shaakt.
Elle ne semblait pas se lasser de son jouet, tout au contraire même, ce qui ouvrait la porte à d'autres possibilités: Un autre outil politique? Peut-être avait-elle besoin d'un messager? Ou bien voulait-elle étoffer les rangs de ses guerriers avec de la chair à canon?

( Quoi d'autres... De quoi manque-t'elle donc?)

Il y'avait là une réponse importante dans l'esprit de l'hiniön, sans qu'il sache vraiment pourquoi... Quelque chose dans cette action aussi banale que l'achat d'un esclave captait son attention.
Ses pensées furent néanmoins vite perturbées par le brouhaha grandissant de la rue, passant de simple murmure à un vrai vacarme: Déjà, Orio et lui étaient arrivés sur la place du marché aux esclaves...

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 Sujet du message: Re: Les rues de la ville haute
MessagePosté: Mar 2 Déc 2014 02:54 
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La Sindel venait à peine de passer les portes de la ville qu'elle abandonna son cheval non loin de celles-ci. Hrist préférait se déplacer à pied c'était aussi un excellent moyen pour elle d'évaluer la distance qui la séparait des portes aux autres endroits où elle se rendrait. Chose qu'elle avait répété de nombreuses fois à Oranan et dans toutes les villes qu'elle ne connaissait pas et qui pourrait se révéler être dangereuse.

La ville avait quelque chose de sinistre, les ombres qui se glissaient dans de petites ruelles étroites et tordues lui évoquaient vaguement Omyre mais l'architecture était unique. Tout était sinueux, branlant, bancal comme si on avait bâti une tour sur de la glaise et qu'au fil des âges, elle s'était penchée et affaissée.

La rumeur disait que les Shaakts ne sortaient vraiment que la nuit, un peu comme les chats. Hrist en avait déjà compté quelques uns en milieu de journée car le soleil était encore haut, mais elle s'imaginait vaguement à quoi ressemblerait cette ville au soleil couché. Sans envisager de demander son chemin, elle amorça sa descente dans la première ruelle venue, se sachant déjà observée.

Caix Imoros était une ville encore mal-connue par la tueuse, elle savait bien de quoi son commerce était constitué et quelle était la nature des noirauds, mais elle ne connaissait que peu de son histoire et de ses croyances.

Elle ne le vit pas encore, mais deux ombres encapuchonnées suivaient déjà la femme.

Hrist observait les devantures et essayait de repérer où se trouverait une éventuelle auberge qui accepterait de recevoir une étrangère comme elle. Quelques odeurs de poisson lui flattèrent les narines et elle se rendit compte que ses maigres repas et son voyage lui avait creusé l'estomac et qu'elle ne souhaitait, à cette heure, qu'un bain et un endroit où elle pourrait dormir au sec et y avoir un repas chaud.

Devant elle, deux Garzoks la regardaient avec insistance avant de détaler comme des lapins. Derrière elle, des bruits de pas feutrés qui se rapprochaient rapidement.
Les sens de la tueuse s'agitaient déjà, elle se retourna brusquement et dans un mouvement souple répété des centaines de fois, tira la vieille rengaine.

Devant l'étrangère, deux ombres dont une se jetaient sur elle. Elle eut un bref mouvement de recul et évita un coup de gourdin qui visait sa tête, vivement, elle accueillit le premier agresseur d'un coup de lame sous ce qui devait être la cage thoracique. L'ombre cria avant de tomber mollement. C'était des Shaakts. L'autre ombre lâcha son gourdin et de sa manche s'éjectèrent deux lames courbées qu'il devait utiliser comme des griffes de prédateur en combat.

Les jambes fléchies, prêt à bondir sur la Sindel, le Shaakt encapuchonné ne bougeait plus. Les deux adversaires se toisaient en silence. L'éclat rouge des yeux dissimulés sous sa bure noire rencontraient le visage presque impassible de Hrist qui n'était qu'à moitié surprise d'un tel accueil. Le Shaakt recula avant de disparaître dans l'une des nombreuses ruelles sans demander son reste.

La ruelle était devenue déserte. Les doigts ensanglantés, Hrist retourna le cadavre du bout de sa botte et observa son visage. Un elfe noir, assez jeune visiblement aux traits tirés et marqués d'une violente douleur. A en juger sa blessure, la pointe de la lame avait percé le cœur et si ça n'avait pas été le cas, le poison aurait eu raison de lui avant la nuit.

« Ton ami a eu plus de bon sens que toi, on dirait... »

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La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


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 Sujet du message: Re: Les rues de la ville haute
MessagePosté: Lun 8 Déc 2014 15:20 
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Localisation: Derrière Cromax
Le noir total.

Basculée vulgairement sur l'épaule d'un mâle, le corps déchu de la femme était baladé dans les ruelles. La destination était évidente, les Shaakts prenaient un plaisir certain à vendre leurs ennemis vaincus comme esclaves pour servir de jouets à d'autres elfes noirs qui pourrons torturer à loisir. A ce jour, Hrist perdue dans la douleur et la souffrance ne voyait plus que ça comme destinée. Elle avait échappé à ce destin à Tulorim, puis à Omyre mais voilà que la fatalité revenait et lui offrait le même scénario, cette fois-ci dans le pire endroit existant sur terre.

Ses souvenirs embués de malaise étaient entrecoupés. Elle vit le ciel et le sol en fonction de comment elle était transportée. Elle vit parfois les jambes de ses ravisseurs qui marchaient sur les pavés sombres et luisants de la cité Shaakt.

Quelqu'un viendrait-il ? Omyre était-elle si loin ? Est-ce qu'un courageux Garzok reconnaitrait l'emblème d'une de ses sœurs d'arme et lui prêterait-il main forte ? De tous les garzoks devant lesquels le comité passa, aucun d'eux n'y prêta attention.

Aucun ? Il y avait bien quelques humains. Ivrognes et violents, ils erraient dans les rues cherchant à dépenser quelques Yus en alcool, de préférence très fort ou pour mettre la main sur une jolie arme qui résisterait au sel marin et à la corrosion de la mer. Ces hommes riaient aux blagues bien épaisses et chantaient parfois de sinistres chansons que l'on entendait parfois résonner au large lors de nuits sans lune. L'un de ces hommes portait deux sabres à la garde et plusieurs dagues accrochée partout sur de nombreuses bandes de cuir à la poitrine et aux cuisses. Un bicorne perché sur d'épais cheveux grisonnants juchés sur une barbe noire et fournie, il s'appelait Von Klaash.

Les chants cessèrent. Les marins n'aimaient pas trop les Shaakts, ils passaient le plus clair de leur temps à les éviter en toute autre occasion que pour la vente d'esclave et l'achat de denrées. Le Capitaine Von Klaash quant à lui détestait presque tout le monde mais lorsqu'il vit le corps inerte de Hrist à l'épaule d'un garde Shaakt, il serra la mâchoire et son visage prit une expression terrible.

De ce qu'elle se souvient, Hrist n'avait que des bribes d'un violent combat. De robustes marins qui tabassaient à main nues ou armés de quelques coutelas ou sabres courts des Shaakts. Von Klaash avait pourfendu une femelle et souleva son corps au bout de son sabre en poussant un hurlement de rage et de colère si puissant qu'il fit fuir le reste des gardes.

On embarqua Hrist évanouie avec le plus grand soin.

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 Sujet du message: Re: Les rues de la ville haute
MessagePosté: Dim 17 Avr 2016 15:15 
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Le marché d'esclaves

Les rues de la ville empestaient la fumée, la sueur et la crasse. Elles étaient emplies d’une masse toujours plus dense de shaakts allant en tous sens, ainsi que de hordes d’esclaves au regard craintif marchant d’un pas pressé, tout en prenant gare à ne pas bousculer la mauvaise personne.

Après avoir été acheté au marché aux esclaves, Ulfr avait été emmené au sein d’un véritable convoi dans les artères aussi tortueuses que dangereuses de la cité. En plus des quatre porteurs de la litière, dont il n’avait toujours pas pu voir l’occupant, il était escorté de deux soldats shaakts équipés chacun d’une épée longue qu’ils portaient au côté, ainsi que d’une armure en cuir noire. Ceux-ci ouvraient la marche devant la litière, n’hésitant pas à bousculer les badauds qui avaient le malheur de se trouver sur leur chemin. Ulfr suivait la marche derrière les porteurs, les poignets toujours enchainés, en compagnie de l’orc qui avait été acheté en même temps que lui. Derrière eux, deux garzorks armés d’une simple matraque fermaient le convoi tout en assurant sa sécurité.

La procession avançait en silence, à l’exception des deux soldats beuglant à gorge déployée de s’écarter à qui voulait bien l’entendre, avec un succès pour le moins mitigé.

« Dur' Kâr »

Ulfr se retourna vers l’orc à côté de lui qui venait soudainement de prendre la parole, le regard interrogatif. Son compagnon était tout aussi grand que lui et partageait la même musculature imposante que développent tous ceux pour qui « vie » rime avant tout avec « lutte », mais les ressemblances entre les deux esclaves s’arrêtaient là. Le garzok possédait une peau olivâtre d’une teinte sombre et parsemée d’une myriade de cicatrices. Sa bouche épaisse laissait s’échapper une paire de canines rappelant les défenses d’un sanglier et sa face, partagée en deux par un profond sillon qui partait de son arcade sourcilière gauche pour venir s’arrêter sur son menton, témoignait d’une existence rude et de nombreux combats.

« J’me nomme Dur' Kâr. Comme on est dans le même merdier, toi et moi, autant faire connaissance. T’pourras peut-être m’être utile, si ça s’prouve. »

« Je ne vois pas comment, répondit le fenris, on nous emmène pour être utiles à d’autres, pas à nous. »

Sa diction était encore maladroite. Il avait dû apprendre la langue commune sur le tas, par nécessité, après qu’il ait été réduit en esclavage. Les sonorités de cette langue étaient bien différentes du dialecte que parlent les Phalanges de Fenris, et son accent transparaissait dans chacun de ses mots. L’orc poursuivit :

« J’sais bien, ça. Ecoute un instant : toi, tu as peut-être l’intention de passer le reste de ta misérable vie ici, mais ce n’est pas mon cas. Alors, au cas où tu aurais l’intention de t’tirer de cette maudite ville un jour, on ferait p’tet bien de coopérer, nous deux, non ? »

L’orc s’interrompit un instant avant de reprendre :

« Et donc, l’albinos, comment on t’appelle ? »

« Ulfr, répondit-il. »

Il baissa un instant le regard sur le croc de loup qu’il portait en pendentif, dernier souvenir qu’il gardait de sa tribu. Il lui avait été remis lorsqu’il avait rejoint le cercle des guerriers, comme le veut la tradition. C’était juste avant que les siens ne soient décimés.

« Du clan des Loups de la Lune, ajouta le fenris »

«Jamais entendu parlé. »

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