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 Sujet du message: Re: Les rues et ruelles
MessagePosté: Sam 22 Juil 2017 00:34 
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Une rue calme. Une ruelle insalubre, d'où s'égoutte doucement l'humidité des gouttières branlantes trônant haut dans les maisons encastrées l'une à l'autre. A l'occasion, un voleur passe en courant, tourne la tête pour constater que personne ne le traque et reprend calmement son chemin en sifflotant un air guilleret, son larcin en main.

Entre les pavés humides, un verre se risque à une longue traversée, rampant à travers les butées de pierre, glissant entre les sillons parfois creusés. Soudain, quelque chose vient perturber sa grande épopée. D'abord un léger grondement, puis quelques grattements. Peu à peu, le pavé qu'il franchissait alors se met à bouger. Le ver se roule sur lui même, cherche un échappatoire, mais rien n'y fait. D'un coup puissant, il se retrouve soulevé de quelques centimètres. L'eau croupie et la terre molle s'engouffrent dans le trou, tandis que les pavé adjacents se font peu à peu repousser par une force invisible, souterraine.

Dans la ruelle tranquille, une main surgit du sol : écorchée, les ongles cassés, couverte de terre et de sang. Méthodiquement, elle creuse, bouscule, jusqu'à ce que les pavés semblent aspirés uns à uns plus bas : peu à peu, ce qui n'était qu'un petit creu dans le sol s'élargit pour révéler une arche et la silhouette d'une robe crasseuse et humide.

Peu à peu, à l'abri des regards, les phalanges lézardées de coupures, endolories, Vilglas se hisse tant bien que mal, prenant appui avec ses pieds sur les restes d'une ancienne fenêtre, d'une ancienne maison. Après avoir franchi le bon mètre le séparant de la route désormais enfoncée, il se laisse glisser sur le dos, ignorant l'humidité et la terre qui le recouvre, reprenant doucement son souffle, fermant lentement les yeux.

Il était dans le noir. Ses derniers mots résonnaient dans sa tête depuis quelques minutes déjà. Consumer, un terme qui lui était venu naturellement. Maintenant que le maître nécromant était parti, il revoyait dans sa tête la conversation en boucle. Il s'imaginait quelques réparties cinglantes, bien placées, des rebondissements de situation. Mais il ne se voyait pas faire grand chose de plus : il ne maîtrisait pas l'Ombre.

Le craquement de ses genoux lui rappelait combien de temps il était resté dans sa position de réflexion, et la nuit devait déjà être tombée sur la surface. Il lui fallait désormais partir.

Il entendait toujours les claquements osseux de l'aberration qui claudiquait plus loin, mais la pièce se trouvait être si vaste qu'aucun des deux ne semblait voué à se croiser si l'invocation poursuivait ses mouvements erratiques. Faisant route arrière à tâton, il s'approcha de la lueur d'une torche qu'il décrocha du mur, la dernière restante.

Ses premières avancées furent difficiles, car les embûches au sol lui apparaissaient maintenant clairement, et les dédales n'étaient guère plus qu'un immense charnier, mêlant carcasses animales et humanoïdes, même les rats morts tapissant la litière funèbre des lieux.

Par trois fois, il se perdit. L'obscurité était telle que sa torche n'éclairait pas à plus de quelques mètres, et les bas-plafonds avaient une fâcheuse tendance à l'enfumer, lui arrachant de violentes quintes de toux. Etrangement, les cliquetis cadavériques du squelette boîteux semblaient le suivre en tout lieu et pourtant rien ne se présentait jamais à lui. Son esprit devait commencer à lui jouer des tours.

Plusieurs fois, il se retrouva dans une alcôve illuminée, mais chaque fois, la voûte centrale avait cédé à une hauteur bien trop grande pour lui. Il avait déjà oublié l'idée d'appréhender les dédales souterrains et se contentait de reconnaître les rues et les lieux qu'il explorait. Il ne marchait pas vite, et la soirée tombait rapidement sur la ville qui s'assombrissait de plus belle. Bientôt il dû compter sur une approximation totale, et une chance maladive pour découvrir d'autres puits de lumière, toujours plus proches.

Enfin, l'occasion se présenta. Le tunnel était effondré, face à lui. Quelques timides racines pendaient au dessus de sa tête et, peu à peu, il avançait courbé, jusqu'à devoir échouer à quatre pattes pour attaquer le sol. Il pouvait entendre quelques bruits de course par moment, et chaque espoir l'enrageait de plus belle. Il creusait, creusait et creusait encore malgré la pression de l'obscurité totale et les cliquetis incessants qui semblaient se rapprocher.

D'abord, une poignée de terre s'effondra d'elle même, perçant l'obscurité d'un fin filet de lumière. Puis, alors qu'un ver se risquait au dessus de lui, ses doigts vinrent frotter avec frénésie sur la couche qui le séparait de l'air frais de l'extérieur. Il se faisait recouvrir en même temps qu'il approchait de son but, et toujours le danger semblait se rapprocher.
Alors qu'une main squelettique se dessinait peu à peu derrière lui, la fragile structure céda enfin et la ruelle s'affaissa dans un bruit de roulis de pavé et de mouvement de terre. Les fondations des maisons branlantes étaient en partie apparentes, et l'âme torturée qui le poursuivait lentement se voyait enfin enterrée.

Il rouvrit les yeux, épuisé, les mains ensanglantées par l'effort et le souffle court. Le roulis des pavés lui avait heurté la jambe et le crâne, faisant gonfler la première et saigner abondamment le deuxième. L'arcade était touchée. Doucement, il se redressa, s'adossant au mur décrépi suintant, observant sa robe terreuse déchirée que la pluie commençait doucement à laver.
Une silhouette se dessina doucement au bout de la ruelle. Au point où il en était, il n'avait plus qu'à se faire dépouiller. D'un sifflement, elle en alerta une autre, qui en alerta une autre. Cependant, il ne pouvait voir que cette silhouette là. Large, ample, vêtue d'une robe noire. Par sa démarche et l'esclave qui l'accompagnait les bras chargés de grimoire,
il s'agissait de l'acolyte. L'apprenti nécromant ne devrait pas être trop loin.

On le hissa doucement sur ses pieds, mais le fanatique fut vite contraint de se caler contre le mur, la jambe encore endolorie. L'acolyte l'examina un instant avant de récupérer les livres que son esclave transportait.


- "Il ne t'as pas fait de cadeau, hm ? Tu l'as cherché." lui infligea-t-elle, presque hautaine.

Vilglas se contenta d'observer l'esclave démuni, fixement. Sa rage bouillonnait toujours intérieurement, et cet individu dans un si piteux état lui renvoyait peu à peu sa propre image.

- "Il avait raison. Tu devrais poser un peu les livres et te mettre à exécution, on l'a tous fait." poursuivit l'acolyte.

L'esclave leva doucement les yeux vers lui alors que le fanatique se redressait doucement. Sa main se tendit pour rencontrer l'épaule de l'homme fébrile qui se posa immédiatement en soutien. Il pouvait sentir l'homme bien plus qu'un simple toucher. Il pouvait sentir le fluide vital qui coulait en lui, du simple pouls sous ses doigts jusqu'aux plus petites ramifications de son être. L'enchaîné le regarda alors avec une certaine inquiétude. Lui ne détachait pas son regard de l'être chétif.

- "Tu m'écoutes ? Bah, allons donc aux thermes, on n'aura pas tout à fait perdu notre journée." soupira sa compagnonne.

Il sentait, dans son propre corps, deux fluides distincts. Son énergie vitale battait en lui comme un torrent, et s'écoulait sur son visage depuis son arcade sourcilière. Sa chaleur lui permettait de le distinguer de l'autre fluide, plus sombre, plus froid, qu'il sentait aussi naturellement en lui. Son usage était pour lui comme une respiration : une habitude non réfléchie qu'il ne contrôlait pas plus que cela. Et ce n'était qu'en se rendant compte de cette sensation qu'il parvenait à la maîtriser.

- "Je vais le consumer." souffla-t-il alors, tandis que sa poigne se faisait plus ferme sur l'épaule de son porteur terrorisé.

L'apprenti nécromant s'approcha alors de quelques pas, visiblement intrigué par le comportement de son camarade, bousculant presque l'acolyte de côté, elle qui s'apprêtait à rétorquer.

Doucement, la sensation de son fluide sombre se mélangea à celle de son fluide vital. Les pulsions se mélangeaient, le flot se fit égal. Comme une expiration forcée, celui-ci vient s'insuffler soudainement dans le corps du pauvre esclave qui n'eut pour réaction qu'une violente contraction de ses muscles et un gémissement plaintif avant de s'effondrer au sol, tremblant.

Si l'expérience avait été douloureuse, elle n'était absolument pas concluante. Il n'avait pas consumé l'homme, et ne l'avait même pas blessé. La marque froide de sa main avait laissé sur l'épaule nue une véritable gerçure à la forme de chacune de ses phalanges, impregnée dans la chair martyrisé de son cobaye.


- "Echec cuisant." fit l'une.
- "Poursuis." fit l'autre.

La dernière voix l'emportant, Vilglas se saisit de son ouvrage de prédilection pour commencer à le feuilleter, revenant sur les chapitres traitant des mouvements de fluide.
De longues minutes de silence s'abattirent sur le groupe tandis que l'esclave malmené se hissait à genoux pour implorer tout le panthéon des dieux, suppliant chaque divinité de le tirer d'affaire. A genoux, torturé, affamé, il paraissait terriblement vieux. Il ne devait pas être plus vieux qu'une quarantaine d'années.

Lorsque la main de Vilglas s'apposa sur lui, une certaine douceur en émanait. Son coeur qui battait jusque là la chamade s'apaisa doucement, tandis que chaque pulsation propageait dans son corps une certaine fraîcheur, le calmant doucement. Fermant les yeux, il céda à la prière, implorant plus calmement, récitant des litanies entières tandis que l'ombre de son bourreau semblait le recouvrir. Le soleil, rasant, éclairait pourtant la mauvaise direction.

Vilglas était satisfait. Il en avait oublié l'ombre, et de nombreux passages de son ouvrage soulignait son importance. Tout juste émergé des ténèbres, il avait oublié de les adopter.
Alors qu'il se concentrait intensément, son bras commença à trembler doucement, le Traité semblant peu à peu lui peser une tonne. L'apprenti nécromant, passionné par la découverte de la magie noire, vola alors à son secours, récupérant à demain l'ouvrage qu'il maintint alors à vue du fanatique.

Cette fois, Vilglas suivit soigneusement les grandes lignes. Son fluide obscur s'accordait à nouveau à son fluide vital, et maintenant que son ombre magique recouvrait l'homme agenouillé, il se sentait naturellement versé dans ce dernier, de la même manière que son sang coulait le long de sa tempe. Mais cette fois, le flux arriva également en sens inverse. Il lâcha doucement prise tandis que les prières se transformaient en grands cris,
en suppliques puis en plaintes laconiques. Vu de l'extérieur, l'ombre semblait enserrer d'une large embrassade leur martyr, à la façon d'une pieuvre éthérée. Pour les plus sensibles à la magie, un véritable canal s'était formé entre les deux, le fluide sombre circulant dans l'esclave et s'en extirpant avec son fluide vital. Ainsi drainé, la vie quittait peu à peu le corps déjà fébrile pour revigorer le fanatique.

Lorsque l'ombre se rétracta et qu'il fallut l'aide des deux mages obscurs pour soutenir le poids mort de Vilglas, l'ancien serviteur ne ressemblait guère plus qu'à une carcasse vide,
le regard pâle, la carcasse squelettique, recroquevillé en d'ultimes soubresauts dans une position foetale, presque momifié.

Vilglas, lui, mit un petit temps à encaisser le contrecoup, n'ayant jamais expérimenté la fuite de sa magie. Une fois ses esprits retrouvés, il se sentit tout simplement mieux. Plus éveillé, la jambe dégonflée n'ayant gardé que son aspect bleuté par l'impact. Son arcade ne saignait plus, et quelques revers de manche révélèrent une résorption qui n'aurait aucunement besoin de sutures.

L'acolyte ne dit mot, le nécromant se fendit d'un grand sourire et, après restitution des ouvrages à leur propriétaire, tout trois s'en allèrent se relaxer aux thermes fêter le début d'un long apprentissage.


((Tentative d'apprentissage du sort évolutif "Ombre Vampirique"))

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 Sujet du message: Re: Les Rues et les Ruelles
MessagePosté: Jeu 16 Nov 2017 22:50 
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En entrant dans la ville noire, les deux voyageurs furent immédiatement frappés par la nauséabonde puanteur ambiante. Bien qu'ils était habitués à cette senteur infecte un mois seulement auparavant, ce voyage semblait avoir purifié leurs narines et cette odeur de carcasse putréfiée mêlée aux déjections des divers habitants, du hideux garzok au répugnant rat d’égout. C'est dans cet air vicié que le guerrier annonça au garçon la suite des évènements.

"On va aller au Rat Putride, j'ai besoin d'y acheter quelque chose. Tu m'y attendras jusqu'à ce que je sortes du temple, j'y resterai plusieurs jours... J'espère seulement moins longtemps que la dernière fois."

S'il avait ramener sa victime en ville, il restait encore à procéder au sacrifice. Cela faisait des jours qu'il cherchait dans son esprit les meilleurs moyen d'infliger un maximum de douleur tout en maintenant sa victime en vie. S'il avait vu de multiples sacrifices durant son année au temple, il ne savait pas quels moyens seraient laissé à sa disposition. Or, il le savait, plus on a d'outils divers et variés pour infliger de la souffrance, plus nos possibilités s'agrandissent et parmi elles, celles permettant de garder la victime en vie. Car c'était bien là que résidait la difficulté dans son cas. Mutiler un corps encore et encore, n'importe qui en était capable pourvu qu'il ait l'estomac solide et le cœur dévoué à la tâche. Mais à force de déformations et amputations, le sujet pouvait mourir d’hémorragie bien trop rapidement. Et kurgoth, ne pouvant manipuler les fluides d'ombres, était incapable d'utiliser la magie pour torturer sans laisser de séquelles qui pourraient jouer en sa défaveur. C'est en effet pour compenser cet handicap dans l'art sombre de la torture que le guerrier voulait s'assurer d'avoir à sa disposition un équipement minimal pour faire durer l'offrande à Thimoros.

Son sac possèdait déjà une corde pouvant faire office de fouet ou de garrot. Il pouvait également utiliser ses armes pour amputer ou faire de lourds dégât au corps de la jeune femme. En récupérant le poignard qu'il avait confié à Eden, il obtenait un outils plus adéquat pour agir avec une précision presque chirurgicale. Ce qu'il désirait, c'était un tonneau de sang de Thimoros. Non seulement la boisson était nommée après son dieu, mais celle-ci était si forte qu'elle servait à enlever la rouille des armes. Il en avait fait l'expérience avant d'entrer au service du temple et cette brûlure infâme qui avait dévoré ses boyaux serait, selon lui, tout à fait appropriée si l'on l'appliquait méticuleusement sur chaque plaie qu'il ouvrirait dans le corps de l'humaine. L'effet ne serait certes pas comparable à l'orcryte mais il savait pertinent qu'un produit aussi puissant que celui qui lui fut injecté ne serait pas mis à sa disposition... à quoi bon juger ses capacités si on lui donne d'avance un succès assuré.

Ressassant ainsi, une nouvelle fois, ses pensées sur la cérémonie de ce soir, il en fut brutalement sorti lorsque son compagnon lui indiqua qu'ils étaient arrivé devant le Rat Putride.

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 Sujet du message: Re: Les Rues et les Ruelles
MessagePosté: Lun 20 Nov 2017 11:58 
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Les deux colosses fendaient la foule chargés de leurs précieux colis sous les derniers rayons de lumière qui disparassaient entre les tours de mages et les habitations lorsque Kurgoth senti remuer sur son épaule. Le fanatique ne ralentit pas sa marche, tout en sachant que le bovin jetait un regard inquisiteur sur lui.

"C'est trop tard pour te débattre. Tu es à Omyre à présent. Enfuis toi et tu seras traquée jusqu’à finir vendue au grand marché, peut-être comme esclave, mais plus probablement en morceaux de viande sanguinolente. Nous serons bientôt au temple alors repose toi, tu auras besoin de tes pouvoir pour te soigner..."

Alors qu'il lui murmurait ces mots, le guerrier sentit la jeune femme se raidir. son corps commença ensuite à être parcouru par de légère secousses alors qu'il entendait ses sanglots étouffés dans le brouhaha ambiant. Kurgoth jeta ensuite un coup d'oeil au minotaure dont il sentait le regard peser sur lui et lui adressa d'un ton sévère:

"Quoi? Occupes toi donc plutôt de ton tonneau car tu subiras le même sort qu'elle si tu le renverse!"

Il se rendit compte alors de la transformation subie depuis son retour en ville. Là dehors il était faible et connaissait la peur, il tentait d'éviter les problèmes pour espérer atteindre son objectif. Mais ici il n'y avait plus de raison d'avoir peur. Il voyait le temple dans les derniers rayons solaires à quelques enjambées seulement. Il avait réussi. Il ne lui restait plus qu'une chose à faire: se montrer cruel. Il allait mettre en pratique tout ce qu'il avait appris ici durant cette année pour faire souffrir l'humaine. Tout ce qu'il avait connu de plus vicieux et douloureux serait réutilisé à sa manière et personne ne l'arrêterait. Il ne lui restait qu'une chose à faire pousser la lourde porte pour prouver sa valeur et sa dévotion à Romthaars’t.

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 Sujet du message: Re: Les Rues et les Ruelles
MessagePosté: Lun 27 Nov 2017 17:36 
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Le prêtre s'arrêta quelques instants sur le parvis du temple. Il était enfin libre, libre d'aller où bon lui semble, libre d'exercer sa vengeance tant attendue. Alors qu'il s'avançait dans les rues bondées, les dernières paroles de Romthaars’t lui revinrent à l'esprit. Sa robe de prêtre n'était en rien une armure et son gilet de cuir ne lui protégeait guère que le torse. Kurgoth décida donc d'aller s'acheter un équipement un peu plus adapté à sa situation et, sentant que son sac à dos était déjà bien rempli, vendre tous ces objets inutiles.

Marchant ça et là à la recherche d'une boutique, il reconnut la forge de Galdrünk où il avait déjà vendu son surplus de matériel avant d'entrer au service du temple. Les souvenirs de cette vente émergèrent de son esprit, il se rappelait de cette forgeronne désagréable qui lui avait fait ravaler sa fierté...

(Je rentrerais bien là dedans uniquement pour lui faire la peau à cette vieille ratte... )

Balloté par les mouvements de foule à cause de son sac à dos sur le point de déborder, il chassa cette idée de son esprit momentanément, il avait besoin de nouvelles pièces armures et des quelques yus que pouvaient valoir son bric-à-brac pour payer sa formation à l'antre des exclus qu'il devinait ne pas être gratuite. Le barbare pris une grande inspiration pour se calmer au moins suffisamment pour ne pas sauter à vue sur la commerçante la lame au claire et poussa la porte de bois pourri.

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 Sujet du message: Re: Les Rues et les Ruelles
MessagePosté: Mer 29 Nov 2017 15:16 
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Kurgoth ressorti de la forge bien embarrassé, il lui restait sur les bras un bâton magique qui était totalement inutile et deux petits cailloux, apparemment magiques eux aussi, dont il ne savait que faire. Le pire étant sans doute qu'il ne savait pas où il pourrait vendre ce matériel a priori inutile pour un prix correct. Le barbare se mit alors à errer en ville à la recherche d'un bâtiment ressemblant à ce qu'il pourrait imaginer être une boutique pour magiciens. Il se perdit rapidement dans le dédale des ruelles chaotiques, mais continua de marcher pendant plusieurs heures jusqu'à ce qu'il percute un individu de petite taille par dessus lequel il faillit basculer. Se retournant pour étrangler celui qui s'était ainsi placé sur son chemin, il crut reconnaître Eden qui s'éloignait avec sa bourse.

"Hé gamin! C'est moi par Thimoros! Kurgoth!"

Lorsqu'il prononça son nom, le garçon se retourna avec un regard incrédule. Il s'agissait bien d'Eden et il venait de le dépouiller. Quand l'enfant réalisa son erreur, il en laissa tomber la bourse pleine de yus au sol et se mit à bafouiller alors que le garzok le soulevait de terre en le prenant par le col.

"Euh, bah euh... C't-à-dire que... Qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour attirer ton attention hein! Il me semble que t'étais sensé me récupérer au Rat Putride et je suis obligé de te voler pour que tu me remarques..."

La tentative verbale de l'humain pour retourner la situation fut interrompue par un cri de douleur. Kurgoth venait d'écraser de tout son poids la main du sekteg qui s'approchait dangereusement de ses yus. Celui-ci, relevant les yeux vers l'imposant prêtre de Thimoros, bredouilla une excuse.

"Ah messire! Je crois que vous avez échappé votre bourse! Laissez-moi la ramasser, ne vous salissez donc point à l'empoigner alors qu'elle trempe dans la crasse de cette ville nauséabonde!"

Devant l'air impassible du garzok, la peau verte tendit une main hésitante vers la bourse au sol. Sentant que le poids du garzok sur sa main l'empêchait de fuir, il essuya la bourse de cuir sur ses guenilles puis la tendit à son propriétaire en grimaçant de douleur. Kurgoth replaça les yus à sa ceinture puis chassa le segtek en l'envoyant rouler au sol d'un brusque mouvement de sa jambe. Retournant son attention sur l'enfant , il déclara avant de le relâcher:

"Au lieu d'me raconter des mensonges si peu crédibles, amène moi plutôt quelque par où j'puisse vendre le bâton magique qu'est dans mon sac."

Eden réfléchit quelques instants en faisant la moue puis se mit en chemin, encourageant le garzok à le suivre.

"Hmm j'ai entendu parler de Bagzog qui vendrait des bijoux magiques mais c'est à l'autre bout de la ville. J'pense qu'on f'rait mieux d'aller voir le vieux Occulus. Suis moi, c'par là."

L'enfant mena ainsi son mentor au travers des rues d'Omyre et ils arrivèrent, après quelques minutes de marche, devant une bâtisse aussi branlante que les autres ne se distinguant que par le "Occulus" marqué en lettre de sang au-dessus de l'entrée. Eden refusa cependant de rentrer, prétextant que le vieux Occulus aurait tendance à transformer en rat les fouineurs qui entrent dans sa boutique poussiéreuse. Après avoir recommandé à son apprenti de ne pas trop s'éloigner, Kurgoth poussa la porte et entra dans la boutique sombre.

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 Sujet du message: Re: Les Rues et les Ruelles
MessagePosté: Jeu 30 Nov 2017 12:57 
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"Alors? Ça s'est bien passé? Toujours aussi fou le vieux Occulus?"

Kurgoth tourna la tête à gauche, puis à droite où il vit Eden adossé au mur en terre séchée, jonglant avec une bourse qu'il venait probablement de dérober. Refermant la porte, ou plutôt l'amas de planches clouées entre elles, derrière lui il s'avança dans la rue puis répondit.

"J'ai appris qu'y fallait m'méfier des cailloux dans mon sac, 'paraît qu'c'est des runes et qu'ça peut faire des dégâts. Pour sa folie j'en sais rien, mais vu la poussière à l'intérieur c'probable ouais... 'tout cas, l'est pas passé loin de la crise cardiaque quand il a vu à quel point j'y bitais en magie""

Alors que le garçon commençait à éclater de rire, le garzok le coupa tout net dans son élan.

"Bon! On y va! Ramène moi aux portes de la ville."

"Euh... t'es sérieux là? Il va faire nuit... sortir maintenant c'est le meilleur moyen d'y rester..."

L'enfant ne semblait pas du confiant à l'idée de sortir maintenant mais Kurgoth voulait rejoindre d'antre des exclus au plus vite pour s'entraîner.

"On va à l'antre des exclus. On est juste après Ghwar je te rappelle, et au cas où t'’aies pas remarqué, les nuits sont très longues, en c'te période."

"Mais, mais, on peut très bien y aller demain matin! T'es quand même pas à un jour près pour tuer ton mentor! T'sais même pas où il est!"

Le garzok se retourna alors vers l'humain en grimaçant de frustration...

"Très bien! Et tu proposes quoi?!"

Eden hésita un instant, comprenant que s'il ne trouvait rien de suffisamment intéressant à proposer, Kurgoth pouvait très bien sortir seule de la ville de nuit et qu'il serait alors bien plus compliqué de le rejoindre, les abords de l'antre des exclus étant, d'après les soulards du Rat Putride, encore plus dangereux que ceux d'Omyre. Le Rat Putride... telle était justement sa proposition.

"Ben... on pourrait passer la nuit au Rat Putride! On mange un bon coup avant de repartir et demain matin on en profite pour acheter des provisions à l'aubergiste!"

Le barbare réfléchit à la proposition de longues secondes durant lesquelles l'enfant tentait d'avoir l'air aussi confiant que possible, avant de finalement lui faire part de sa décision.

"Très bien, attends moi là-bas.Tu t'feras tuer en quelques secondes dans l'antre des exclus... Attends moi au Rat Putride, je passerai t'y chercher..."

"C'est ça ouais... comme tu devais venir me chercher en sortant du temple... Heureusement que j't'ai volé par accident sinon j'restais seul à moisir dans ce trou à rats..."

La réponse du prêtre de Thimoros ne satisfaisait pas le jeune voleur et il avait raison sur le fait que Kurgoth ne comptait pas venir le chercher.

"Va falloir qu'tu comprennes... Y'a qu'la mort qui t'attends s'tu m'suis. Mon entrainement fini, j'vais r'trouver mon mentor pour m'venger... mais j'suis même pas certain d'y arriver. Tu tiens vraiment à te r'trouver seul dans un camp de garzoks au milieu des dûchés... tu finiras tout juste en bouillon pour les troupes le soir même, oublies ça."

L'enfant se sentant rejeté une fois de plus, laissa éclater sa colère.

"Alors c'est comme ça hein?! J'te sers de guide dans cette ville puante! J'te sers de porteur dans ces foutues montagnes où j'ai failli finir gelé! Mais dès qu'y s'passe un truc intéressant c'trop dangereux pour moi! Ou bien j'suis trop jeune pour te voir torturer des gens! Au final j'passe mon temps à t'attendre dans un rade qui sent la pisse moisie!"

Devant le regard impassible du garzok, le jeune humain pris un grande inspiration avant de reprendre son déversement de frustration à l'égard de celui qu'il prenait jusque là pour son mentor, les larmes commençant à envahir ses yeux.

"J'viens d'Omyre j'te rappelle! J'réussis à survivre ici sans toi donc j'en ai vu des vertes et des pas mûres avant d'te rencontrer! Au final t'm'as rien appris! Juste de n'faire confiance à personne car t'vaux pas mieux qu'un autre! T'sais quoi? Casses-toi! Vas t'faire buter comme un con dans les montagnes! J'peux survivre ici! J'tiendrai à coup sûr plus longtemps que toi! Qu'est-ce t'as à répondre à ça hein? J'écoute gros vert!"

"J't'ai jamais d'mandé d'me coller aux pattes. C'toi qui m'a suivi pour arrêter d'être seul. Adieu."

Le garzok tourna les talons et se dirigea vers la porte de la ville, laissant l'enfant en pleurs au milieu de la rue.

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 Sujet du message: Re: Les rues et ruelles
MessagePosté: Ven 5 Jan 2018 20:17 
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2. Accord


***


Les yeux de Brush semblaient luire d'un regard énigmatique, mais traduisant tout de même l'émerveillement. Par ici, tout n'était que chaos, tout n'était que désordre. Des esclaves courraient avec des caisses entre les mains afin d'exécuter le plus vite possible leurs tâches. Des regards froids et menaçants de personnes qui ne l'étaient pas moins traduisaient de ne pas s'approcher d'eux. Et il faisait froid. Un vent presque glacé traversait les ruelles alors que Brush et Rekh marchaient dans ces dernières.

- C'est comme ce que j'imaginais, mais en mieux.
- Ah oui ?
- Ici, tu te sens chez toi. Entouré du danger comme c'est le cas ici, je deviens le danger. Et j'aime ça.
- Alors, Brush, que dirais-tu de prêter main forte à ma tribu des Shaggar ?
- Vous comptez faire quoi ?
- Je t'explique, nous avons, ma tribu et moi, trouvés une grosse bâtisse dans Omyre. C'est un assez gros bâtiment pour accueillir tout le monde. Et il y a moyen que tu viennes avec nous, toi aussi. Nous allons combattre dans un premier temps pour nous faire une place dans notre quartier d'Omyre. Il s'agit de nous aider face à ceux qui veulent envahir notre chez-nous car plus on est nombreux, plus ce sera facile à intimider les nuisibles qui veulent s'incruster. Vivre ici, ce n'est pas facile. Il y en a toujours pour venir chez toi te casser les pieds. Et même si t'as une clé pour fermer ta porte, ils seraient capables de te la défoncer ! Du coup, par solidarité, nous sommes tous allés vivre en Omyre pour aider ceux qui y habitent à la base.
- Mais j'ai déjà ma tribu
- Ce n'est pas grave. Il ne s'agit pas de nous rejoindre, il s'agit juste de combattre en notre nom. Ce n'est pas la même chose. En échange, tu verras ta gloire augmenter. Avec nous, tu pourras t'emparer de ce que ta vie simple dans une tribu reculée t'a toujours refusée. Alors, t'acceptes ou tu refuses ?
- J'accepte ! C'est une chance pour moi.
- Très bien. Je vais t'amener près des miens. Tu pourras faire connaissance avec ceux que tu ne connais pas, et retrouver ceux que tu connaissais déjà.
- C'est une excellente chose, mon ami Rekh.
- Par contre, on est allé trop loin. Faut faire demi-tour pour arriver à l'habitation en question.
- Comme tu veux.


(Si mon ami tient ses promesses, mon avenir devient d'un coup éclatant. Et je sais qu'il va tenir ses promesses. Je vais enfin défendre plus qu'un lopin de terre perdue. Et je sais dorénavant que la gloire m'attend !)


***


Mais alors que les deux garzoks firent demi-tour, ils virent une silhouette se cacher rapidement derrière un mur.

- T'as vu ce que j'ai vu Brush ?
- Non. Pourquoi ? C'était quoi ?
- Quelqu'un nous espionne. Je m'en occupe !


Rekh sortit ainsi sa hache et chargea vers la silhouette. N'ayant même pas besoin de sa hache, Rekh passa l'espion à tabac et le laissa inconscient sur le sol.

- Tu te rends compte, Brush ? Il voulait nous voler nos bourses !
- Ah bon ? Je comprends pourquoi on t'appelles Tête-Brûlée.
- Tête-Ardente, pas Tête-Brûlée.
- Soit. Faut aller chez ceux de ta tribu.
- Alors, continuons.


***


(((La suite : La Tribu Shaggar)))

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 Sujet du message: Re: Les rues et ruelles
MessagePosté: Sam 6 Jan 2018 12:46 
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Les artères de la ville vomissent leur foule, mal digéré, morceau disparate de race rejetté et conspué par le monde.

C'est ici qu'ils ont trouvé un espoir, une bannière sous laquelle ce rattaché, la magicienne noire a fait d'eux sont armé, sa force. Tout dans la ville ressent sa présence, de la tour ténébreuse qui écrase les habitations aux marchés ouverts et ambulants ou règne une anarchie bien ordonnée.

Orok le perçoit dès qu'il sort de la milice, le fluide qu'il a emprunté lui laisse un gout amère et la vision de cette mégapole accentue ce sentiment. Il est loin de sa maison, de son monde, de ses terres empourpré du sang de Ter Zignok lui-même.

Il est du peuple élu, descendant d'un clan privilégié, il le sait. Il toise la masse grouillante de ses congénère certains reconnaisse en lui une ethnie éloignée, mais d'autres l'ignorent. Ils sont mourants, ils se sont fourvoyés dans des croyances païennes. Il les méprise, il serre les poings, faisant un vœu, celui d'être et de tout faire pour devenir celui qu'il doit être. Celui qui redressera le peuple choisi par Ter Zignok.
Il descend les marches, du bâtiment officiel, une à une.

Le ciel rougi par le sang et les ténèbres de la nuit, s'écrase sur la ville. l'architecture renvoi a la population son image, reflet honnête, désabusé, face à la foule hirsute qui pullule dans les ruelles. Parfois étroit, de temps à autres artères puissantes, toujours sombres, insalubres, témoin silencieux de bagarre violente et de passage à tabac, les rues s'entrechoquent en lignes et perpendiculaires absconses formant un réseau immense de coin et recoin derrière les remparts d'Omyre.

Cela lui change, de ses grottes, de sa campagne, ce monde lui fait renâcler, il crache cela gène personne. Il rentre dans la vague, évite les coups d'épaule, glisse entre les voleurs et des prostituées l'appelant par un bruit de succion synonyme de baiser langoureux avenir et possible si on y met une pièce.

Comme chacun de son espèce il est à la deuxième phase de son éducation, jeune, il a été rejetté par sa mère. Abandonnée dans des traverses souterraines, il a dû se battre, manger les siens, se recouvrir du sang de Ter Zignok, pour survivre. Mais après un an, il retrouva le chemin de la tanière du clan, et même si cela était interdit, il put voir une certaine once de fierté dans les yeux de son père. Aujourd'hui, il porte toujours cette fierté, dans les venelles d'Omyre.

Il s'arrête, il regarde à droite et à gauche frénétiquement. Il est perdu, il s'en veut, mais se pardonne rapidement. Il ne connaît pas la ville, a quoi bon s'en vouloir pour des futilités. Il reste immobile dans l'ouragan, des passages et des cri. Demander son chemin n'est pas faisable et il n'en a pas envie. Alors il se fie à son instinct et entre plus profondément dans les rues.


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 Sujet du message: Re: Les rues et ruelles
MessagePosté: Sam 6 Jan 2018 16:35 
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Très vite, il comprend qu'il est suivi. Deux, ou trois peut-être, il sent leur odeur d'alcool, ils ont vu une nouvelle tête, ils veulent lui souhaiter la bienvenue. Soit, ils doivent apprendre qui il est, mais trois cela fait beaucoup, il doit se méfier faire attention.
Il s'arrête dans une veinule, sombre et crasseuse, à l'ombre des toitures et au bruit des gouttières suintantes leur eau pestilentiel amène le sol.

Il se retourne et ils sont effectivement trois. Deux orques et un méprisable humain qui se frottent déjà les mains. Il n'y en a qu'un qui est mesuré. L'humain est malingre, un voleur, un profiteur aux cheveux crasseux brun qui profite de ses deux acolytes pour voler et détrousser. Les deux autres sont des orques de bonne factures, la peau verte, le crâne rasé, un œil non averti aurait put dire qu'ils sont jumeaux, avec leurs deux grosses canines sortant de leur bouche. Mais, Orok sait qu'il n'en est rien, pour les autres races les garzok se ressemble, ils sont justes victimes de la même haine qu'on leur incombe.

Il les toise, attend patiemment. La peau verte restée en retrait reste prudente et alerte ses acolytes sur ses doutes.

Grumm, valdir on ne devrait peut-être pas...

Tais-toi donc ! On est trois, et même si tu te chies dessus, on reste deux.

L'humain à parler d'un ton sec, il se tourne vers celui qui s'appelle Grumm, il hésite, mais accède à la demande de l'humain. Orok les méprise, ils sont sous l'emprise d'une sous-race quelle honte. Le voleur ne sait pas se battre il laisse l'initiative à Grumm, le garzok s'élance il a dégainé dans le même mouvement. Orok admire sa technique, les garzok sont tellement supérieur, il esquive le coup et dégaine sa lance pour répondre, alors que le glaive de Grumm tombe dans la boue et éclabousse les protagonistes. Mais au moment de répondre, c'est l'humain qui agit, fourbe et trompeur, il frappe sur le flanc Orok d'un coup de pied qui l'envoie tomber dans cette même fange. Il se redresse, il est en colère, la lâcheté de son ennemi exacerbe ses sens.

Grumm relève son glaive et frappe, Orok contre, il fait tournoyer sa lance autour de lui comme un jongleur. il contre-attaque et Grumm évite lui aussi l'attaque de plusieurs pas de retrait. Les deux se rendent coup pour coup, Orok apprécie son adversaire sa victoire en saura que plus douce. Mais, l'humain, c'est encore glisser, il frappe insidieusement Orok dans le dos et cette fois si d'une dague qui l'entaille. Il grogne et Grumm en profite pour le frapper d'un violent coup de poing qui lui arrache un cri de douleur. Il tombe, grogne, se relève à la grande surprise de ses agresseurs, l'humain veut en profiter, il veut l'empêcher de se relever.

Orok si attend, il attrape la jambe qui devait lui molester le thorax, sort sa dague la plante dans la cuisse. Le voleur hurle comme une pucelle. Orok ressort la lame et la replante dans les parties génitales, voilà qui fera de lui une vraie femme se dit-il. Il remonte la lame d'un trait le long de l'aine, sectionne la veine iliaque qui se déchire sous sa force. Il trace un sillon qui grimpe sur l'abdomen, jusqu'à diaphragme, l'ouverture, laisse tomber les viscères et l'intestin se repend déjà sur les genoux de sa victime, médusé de voir ses entrailles s'extirper de son corps.

Il sent son sang couler sur sa main, il ressort et se redressant complètement frappe encore méticuleusement. Avec une précision chirurgicale il sectionne la carotide en dernier et laisse retomber le cadavre encore agonisant dans la merde du sol Omyrie.

Les deux Garzok sont médusé, attentiste. Orok sent sa blessure le brûler, mais cela l'excite au contraire. Une impression vaut souvent plus qu'un combat et le massacre de leur ami laisse sans voix les deux Garzoks.

vous êtes méprisable, nous sommes le peuple élu de Ter Zignok et vous vous rabaisser à cette chose.

Il désigne le corps noyé dans la flaque de terre et de sang.

Ok calme toi, vieux! Dit le troisième resté en retrait. Je ne sais pas d'où tu viens, mais ici cela marche comme cela. On ne veut pas d'ennui, juste survivre.

Il plisse les yeux, la réponse le satisfait qu'à moitié.

On a commencé un combat, seul les plus fort survive.

Il s'avance, mais Grumm recule de deux pas

Écoute, on fait un marché. Tu nous laisses et on te refile un plan que l'autre maccabé nous avait fait zieuté.

Il fait signe de continuer.

Sur Valdir, tu trouveras une carte qui indique l'emplacement d'une relique, une épée légendaire. On était avec lui pour cela, on allait lui tirer et le faire nous-même. Mais tu es le plus fort et on se soumet.

Orok est septique, il plisse les yeux.

Vas-y regarde, tu trouveras une carte, elle te mènera jusqu' la forêt.

Il est fatigué de les écouter et son envie de se battre s'est estompé. D'un signe il acquiesce et se penche vers le cadavre. L'air encore enfermé dans son corps, crée des petites bulles de sang noirâtre qui s'éclate à la surface. Il les observe fasciné et le retourne tandis qu'il entend les deux autres s'en aller.

Une fouille rapide lui permet de voir que ce que disait le compère de Grumm est vrai. La carte est sale, mais indique un lieu, une direction et donne d'autres informations. Le destin semble lui sourire, le reste de l'inspection lui donne une bourse pleine de pièce qu'il prend.

Il laisse la dépouille, rien d'autre n'est bon sur celui là et les immondices se mélange déjà à son corps. Il crache dessus, Ter Zignok n'accepte pas ce genre de sacrifice.

Il a un but maintenant, il sort de la rue, tourne un peu en rond avant de retrouver l'artère principale.
Il achète quelques rations de nourriture et sort de la ville.


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 Sujet du message: Re: Les rues et ruelles
MessagePosté: Sam 13 Jan 2018 20:51 
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5. Départ d'Omyre


***


"- Regardez ! Rekh a été blessé ! Et si les Bessehir revenaient ?"
"- Il nous faut de l'aide !"
"- Brush, t'es l'ami de Rekh."
"- Oui."
"- Retourne vers ta tribu, les Akahir, et demande-leurs de nous prêter main forte dans ce conflit ! Il faut qu'ils viennent nous aider. Et il faut que les Bessehir comprennent qu'on ne bat pas si facilement les Shaggar."
"- Ils ne voudront jamais me suivre."
"- De toute manière, on va t'escorter. Baz ? Forosh ? Accompagnez Brush."
"- J'accompagne mon ami !"
"- Non Rekh, t'es trop dans un sale état pour ça."
"- Si !"
"- Bon, d'accord, si tu insistes."


Le soir était tombé sur Omyre. Des ombres semblaient se mouvoir au sein des rues visibles depuis la grande bâtisse des Shaggar. Ces ombres, bien qu'on imaginait bien qu'il ne s'agissait pas de personnes mais d'illusions d'optiques, se montraient menaçantes comme jamais. Elles rampaient par-dessus les charpentes des bâtiments de la ville. Elles se cramponnaient aux amas de briques posées les unes au-dessus des autres. Et le ciel, déjà bien nocturne en cette heure avancée de la journée, virait du bleu foncé au noir. On pouvait déjà voir un certain nombre d'étoiles briller. Ces dernières, sans l'accompagnement de la lune, éclairaient la crasse omniprésente sur cette ville sale, dans laquelle il faisait difficilement bon vivre.

Brush devait donc être accompagné. Il connaissait plutôt bien Forosh. C'était un cousin de Rekh qu'il avait quelques fois eut l'habitude de croiser lorsqu'ils étaient enfants. Baz, par contre, il n'en avait que peu entendu parler. Et ils s'étaient à peine rencontrés ce soir-là.

(Retourner auprès de ma tribu me sera aisé. Par contre, j'aurai bien plus de mal à les convaincre d'aider les Shaggar. Je sens qu'il va falloir que j'improvise, ou que je trouve une solution miracle. Mais laquelle, je n'en ai aucune idée. Et ça m'étonnerai que je trouve.)


"- On y va Brush ?"
"- Allons-y."


La bande de garzoks partirent ainsi et parcoururent les ruelles d'Omyre afin de retourner auprès des grandes portes de la cité.

"- Et on fait comment pour sortir maintenant qu'on est rentré ?"
"- Les gardes devraient nous laisser passer."
"- Ah bon ?"
"- Ça se voit que tu n'es jamais allé en Omyre, Brush, les gens sont tranquilles, dans cette ville !"
"- Halte là !"
"- Oui ?"
"- Oui ?"
"- Oui ?"
"- Oui ?"
"- Vous allez où là ?"
"- Rejoindre une tribu vivant à l'extérieur de la ville, gardes."
"- Pourquoi ça ? Vous n'êtes pas la tribu des Shaggar ?"
"- On va juste raccompagner notre ami auprès de ceux de sa tribu."
"- Allez, sortez, mais on vous retient !"


Et les quatre orques franchirent les remparts.

"- Et du coup, si ils ne nous laissent pas revenir en Omyre, on fait comment ?"
"- Relax Brush ! Lorsqu'on devra retourner en Omyre, il y aura d'autres gardes que pour le moment. Et ils ne nous reconnaîtront pas."


***


(((La suite : Ne te perds pas.)))

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 Sujet du message: Re: Les rues et ruelles
MessagePosté: Mar 6 Mar 2018 12:57 
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Le barbare avançait à grandes enjambées dans les rues boueuses et pestilentielles d'Omyre quand il lui sembla être légèrement retenu au niveau du sac à dos. Se retournant d'un geste, puisqu'il connaissait la sureté inexistante de la ville, le garzok se retrouva face à un jeune adolescent de son espèce habillé en guenilles. Le jeune pickpocket avait les cheveux noirs hirsutes et la face recouverte de boue séchée, tout comme les loques qu'il portait. Il rappela immédiatement au prêtre la période de sa vie durant laquelle il fut rejeté de son clan et n'avait pas encore croisé la route de feu Olur. Le jeune garzok tenta de s'enfuir en profitant de la confusion de son aîné, mais ce dernier l'attrapa par la tignasse et le souleva du sol pour le ramener à lui. Plantant ses yeux dans ceux de la furie hurlante qu'il tenait à bout de bras, il y perçut quelque chose lui rappelant son ancien compagnon, Eden. Une vague de souvenirs concernant le jeune humain submergèrent son esprit et s'il n'avait encore rien décidé concernant ce pickpocket-ci, le souhait de l'aider en le sortant de cette fange naquit en lui. La grande brute réfléchit un instant pendant que la teigne se débattait vainement, toujours tenue dans les airs par la grosse main brune, puis le prêtre dit, d'un ton presque paternelle:

"Ça t'dis pas une vie meilleure que ça p'tit gars? Tiens prends ça, file à l'antre des exclus et donne-la à Maître Krungr, de la part de Kurgoth. Si t'as de la chance il comprendra et pourra p'tet même t'apprendre à te défendre."

Tout en parlant, le barbare reposa le jeune garzok au sol, détacha la tête putréfiée d'Olur qui pendait encore à sa ceinture et lui la tendit. Le voleur des ruelles regarda le visage décomposé avec un dégout non dissimulé puis tendit une main hésitante vers les cheveux restants du défunt en demandant:

"Il va rien m'arriver là-bas? J'te préviens, si c'est un piège..."

"Si c'est un piège t'es trop jeune et faible pour t'en sortir vivant, et j'aurais pu te dévorer sur place si telle était mon intention. A toi de voir gamin, soit tu continues à crever la dalle dans ces ruelles puantes, soit tu livres ce colis avec une chance d'apprendre à te défendre auprès des meilleurs combattants qui soient."

"Pff, si tu me laisses pas le choix, je vais le livrer ton crâne moisi. Mais il serait p'tet temps d'ouvrir tes yeux le vioque... J'suis une fille, bordel!"

La gamine profita alors de la surprise provoquée par sa dernière tirade pour arracher la tête d'Olur des mains de son assassin avant de disparaître dans la foule. Ce dernier resta un instant pantois avant de reprendre sa route un peu pensif. Il réalisa au fil de ses pas qu'il n'avait encore jamais eu l'occasion de côtoyer de femmes, quelle que soit la race, en dehors de Galdrünk chez qui il n'a fait que commercer brièvement et la shaakte qui l'utilisa comme sac de frappe à l'antre des exclus. S'il en était au point de ne plus pouvoir déterminer le sexe d'un individu d'un coup d’œil, comme ce fut le cas avec cette gamine, il songea qu'il serait sage de prendre le temps de s'y intéresser s'il souhaitait un jour engendrer une descendance.

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 Sujet du message: Re: Les rues et ruelles
MessagePosté: Mer 28 Mar 2018 12:04 
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Sitôt dans la rue, Kurgoth pris la direction de la forge de Galdrünk. Ne sachant ce qui l'attendait vers ces "étrangers", Kurgoth voulait avoir un maximum de place dans son sac à dos en cas de besoin, ou de pillage si l'occasion se présentait. Or le barbare transportait avec lui une kitranche de bucheron, une kikoup et l'immense kitranche de feu son mentor. Cette dernière lui semblant de meilleure qualité, il avait donc pour but de revendre au meilleur prix ses anciennes armes.

Tout en marchant dans les rues vers l'échoppe qu'il connaissait, le prêtre mis en pratique les maigres capacités de lecture qu'il avait acquis au temple qu'il venait que quitter pour déchiffrer la missive censée assurer sa survie. S'il ne put savoir si ses difficultés à cette tâche venaient de son entrainement quasi-inexistant ou de l'écriture un peu brouillonne, il parvint néanmoins à comprendre le texte. D'après ce dernier, les "étrangers" auraient signés des accords avec les principales puissances de Yuimen, mais surtout de Nirtim, pour que tous ceux souhaitant leur apporter leur aide soient autorisés à traverser leurs terres, quelques soient leurs origines et les conflits en cours à condition qu'ils ne commettent aucun crime. "Crime", un mot mystérieux dont Kurgoth allait devoir trouver la signification. Cette missive permettrait apparemment aussi de voyager gratuitement via la mer ou les airs, mais le barbare ne s'attarda pas sur cette partie du texte, doutant que quiconque ne reliât Omyre et Bouhen par ces moyens.

Lorsque Kurgoth termina son déchiffrage, il se trouvait déjà devant la forge de Galdrünk. Bien qu'il doutait fortement que ce parchemin puisse lui sauver la peau, il le rangea toutefois au fond de son sac à dos et entra chez la commerçante.

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 Sujet du message: Re: Les rues et ruelles
MessagePosté: Ven 30 Mar 2018 11:20 
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Sitôt sorti de la forge, Kurgoth se dirigea vers les portes de la ville à grandes enjambées, canalisant ainsi sa frustration vis-à-vis le de la commerçante. Enfermé dans ses pensées, il percuta une colonne d'individus de diverses races, tous vêtus de haillons et attachés pas une lourde chaîne. Son regard assassin descendit alors sur le malheureux qui était resté sur son chemin, un humain plutôt chétif et visiblement terrifié qui semblait ne pas être suffisamment nourri par ses esclavagistes. Ses réflexions sur le parchemin qu'il avait reçu ré-émergèrent dans son esprit et ce hère pourrait sans doute y répondre. De son épaisse main brune, le garzok releva d'un geste l'humain par le col déchiré de ses guenilles et l'interrogea en plongea son regard sanglant dans les yeux du malheureux.

"Dis-moi l'humain, dans ton pays, c'est qu'on appelle un "crime" ?"

Son interlocuteur, qui s'attendait plutôt, de part sa condition actuelle, à devoir platement s'excuser de s'être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment qu'à répondre à une question aussi étrange ne put que regarder fixement son interlocuteur avec un mélange de crainte et d'incompréhension. D'un mouvement du poignet, le barbare secoua l'humain afin de lui remettre les idées en place et ainsi obtenir une réponse.

"Alors? C'est quoi un "crime" dans ton pays? Réponds!"

"Je... C'est-à-dire... Un crime c'est... Désobéir aux lois... Gravement... Genre euh... Tuer ou attaquer des gens... Voler du bétail, piller des villages... Ce que font les bandit et les peaux-vertes, pardon votre peuple... En gros c'est ça... Et euh, désolé d'avoir été sur votre chemin... Les chaînes ça aide pas..."

"Qu'est-ce qui se passe là? Qui vous a dit de vous arrêter?"

Alors que l'humain commençait à s'excuser, l'esclavagiste fit irruption, contrarié de voir que sa marchandise s'était arrêtée. Identifiant Kurgoth comme responsable de ce contretemps, il commença à le réprimander.

"Hé toi là, on parle pas avec la marchandise. On a pas que ça à faire nous. Si tu veux un copain, tu l'achètes, sinon tu dégages."

Le prêtre de Thimoros ressenti alors une violente envie d'offrir cet imbécile à son dieu, mais, alors que ses doigts se rapprochaient de son arme, il vit s'approcher une troupe en armure aux couleurs de la ville, semblant être attirée par les cris du marchand. Préférant éviter de devoir affronter un détachement de la milice dans la rue bondée, pour d'évidentes raisons liées à la place dont il aurait besoin pour manier son arme, il se ravisa et remarqua, en parcourant des yeux la file d'esclaves, un sekteg disgracieux et bedonnant.

"Grrr, très bien. Je vais prendre le p'tit gros là, mais vu son état j'en donne pas cher."

Le garzok esclavagiste regarda sa marchandise en faisant la moue puis consenti à vendre la demi-portion pour quelques dizaines de yus que le barbare lui jeta avec mépris. Dès que sa nouvelle acquisition lui fut apportée par un associé du négociant, Kurgoth lui brisa la nuque d'un mouvement sec et le chargea sur son épaule pour s'en servir comme repas durant son voyage. Satisfait de sa vente et totalement indifférent à l'avenir de ses marchandises une fois vendues, l'esclavagiste remis ses biens en marche en direction du marché tandis que le prêtre de Thimoros reprenait la direction des portes de la ville, réfléchissant à cette notion de "crime" qui lui paraissait absurde.

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