L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Les terres autour de Caix Imoros
MessagePosté: Sam 6 Déc 2008 23:29 
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Les terres autour de Caix Imoros


Une fois sorti des faubourgs de la ville en surface, vous arriverez à de vastes étendues. Il y a aussi possibilité de pénétrer, grâce à un grand escalier juste à l'entrée de la ville en surface, directement dans la ville souterraine.

Il y a des plaines côtières avec des longues plages de galets qui partent vers l'ouest et le sud, longeant l'océan.

En vous enfonçant dans les terres, vous vous retrouverez assez rapidement dans une forêt dense de grand feuillus.

On trouve relativement peu de monde dans les alentours de la cité, les Elfes Noirs préférant les profondeurs rassurantes de la cité. Si vous voulez voir quelques Shaakts regroupés, il faut plutôt aller voir dans les villages, même s'ils ne sont pas très nombreux et peu enclins à accueillir les étrangers.

Un voyageur a plus de chances de trouver des Orques, Sektegs ou autres troupes en armes que des Shaakts en train de labourer des champs ou couper du bois.

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Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
Pour toute question: Service d'aide
Pour les services d'un GM: Demande de service


Je suis aussi Lothindil, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


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 Sujet du message: Re: Alentours de la ville
MessagePosté: Dim 7 Déc 2008 14:57 
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Réveil pénible et difficile, j'ai mal de partout. Enfin, je suppose que je ne dois pas me plaindre, malgré le meurtre de mes deux parents, ma soeur m'a laissée en vie. Je me redresse difficilement, la fatigue, la faim et plein d'autres choses me donne une impression de faiblesse intense. A portée de vue, les murailles de la cité noire, ce qui fut ma demeure... Je reste assis ainsi longtemps, le dos à un arbre à regarder encore et encore la cité qui fut mienne. Dans ma main danse le poignard encore couvert du sang de mon père et de ma maudite mère.

"Que vais-je faire désormais?"

Aucune réponse, il fallait s'y attendre après tout. Je me retrouve devant un problème que je n'ai jamais vécu jusqu'à présent: devoir faire un choix. J'ignore où je suis exactement et le seul point de repère que j'ai, je ne peux pas y aller. Il paraît que retourner chez soi est une chose tellement simple que même les oiseaux, les chiens et les barbares savent le faire. Mais sont-ils aussi perdu que moi quand ils n'ont plus de chez soi? Je sais juste que je ne suis plus le bienvenu dans la cité qui m'a vu grandir et donc qu'il faut lui tourner le dos, comme j'ai tourné le dos à ma vie.

Je me lève donc et constate mon état déplorable. Je suis couvert de boue, les cheveux emmêlés et crasseux, de nombreuses cicatrices courent sur mon corps, marques des sévices effectués par ma maudite soeur (qu'aurais-je aimé la tuer...). Mais surtout je suis presque nu. Mon corps svelte voire maigre n'est couvert que d'un reste de tissus dont ma mère couvrait mon anatomie pour mieux me fouetter tout le reste. Je regarde alors le poignard dans ma main, celui-ci me paraît être une arme totalement dérisoire face au monde qui m'inquiète.

"Peut-être finalement que les sévices de ma soeur était mieux..."

Je regarde une dernière fois Caix Imoros, ayant une subite envie de revenir en arrière, de me jetter aux pieds de ma soeur et d'implorer sa grâce. La liberté me semble tellement pesante, tellement oppressante et tellement inquiétante. Mais je renonce vite à ce projet, sachant que son pardon serait une chose impossible et qu'elle me tuerait ou pire me laisserait mourir d'une terrible agonie dans la faille de la honte.

Tristement, je finis par tourner le dos à mon passé et commence à avancer. Les bouts de bois, racines et petits cailloux viennent se ficher dans mes plantes de pied. Ca fait mal, mais j'ai tellement l'habitude de souffrir, que je le sens à peine. J'avance donc, doucement vers nulle part je suppose. J'ignore tout d'où je vais, j'ignore tout du monde qui m'entoure et mon coeur n'est pas à l'émerveillement. J'aurais pu croire que la liberté me ferait du bien, qu'elle me comblerait de joie, mais ce n'est pas le cas. Pour l'instant, seul la haine et le désespoir hante mon coeur et mon esprit.

Je regarde à peine où je vais, ne voyant dans cette marée d'arbre que mon futur cimetière, comme pourrais-je survivre? Je ne sais rien faire, sinon obéir et subir la douleur. Les oiseaux savent chanter et voler, tous les animaux savent trouver leur nourriture,... Je ne sais même pas faire ça, comment le saurais-je d'ailleurs? Mes parents n'avaient finalement pas tort, je ne suis même pas un animal, je ne suis juste rien.

"Ouaïllllleeeeee!"

Quelque chose venant de m'entaille profondément la cheville me sort de mes réflexions philosophique pour revenir à un stade plus concret de mon existence. Je me retrouve au sol, une coupure courant de mon petit orteil au bas de ma cheville saigne. Je soupire, ça fait mal, ça saigne, mais ça doit pas être grave, enfin j'espère. (Ca serait idiot de mourir d'une entaille au pied après avoir survécu à une tentative de meurtre de sa propre soeur...) Ce qui m'intéresse le plus, c'est ce qui m'a blessé, après tout, on sait jamais, ça pourrait être utile.

Je fouille alors le sol et découvre le reste d'une épée rouillée et brisée, inutilisable en somme. La main noire en revanche accrochée à l'épée, bien que moisie et dans un état déplorable, est pour moi un réel signe d'espoir. S'il y a une main, c'est qu'il y a un corps derrière. Sans aucune forme de respect, je me mets tel un charognard à creuser le sol à la recherche du Shaak qui m'a blessé tout en étant mort.

Je n'ai pas à fouiller longtemps pour trouver ce que je cherchais. Certes, il est dans un état déplorable, il pue plus que moi... Mais il est habillé! Je l'extirpe du sol et entreprends de le déshabiller entièrement, étant bien décidé à pas faire le difficile pour ma tenue vestimentaire pour l'instant. Je parviens à récupérer sur son corps un pantalon un peu grand pour moi, déchiré par endroit, mais ça reste un truc qui couvre mieux que mon pagne. Je récupère aussi sa tunique, elle est tachée de sang, en partie moisie et déchirée, mais c'est mieux que rien.

La cape quant à elle, étonnement, malgré le sang dessus semble être en parfaite état. Je n'hésite pas un instant et la passe autour de mon cou, malgré une odeur complètement infecte. Je continue à piquer tout ce que je trouve sur ce pauvre hère qui a de toute façon moins besoin de ses affaires que moi. Je lui prends ainsi sa ceinture, où je trouve le fourreau de son épée, ça fera bien l'affaire pour mon poignard, en attendant d'avoir mieux. Je lui pique aussi sa besace, vide... Vide? elle semble bien lourde pour un truc vide. Je la fouille alors, tel un chien qui fouillerait les déchets à la recherche de quelque chose de comestible. Je finis par trouver une poche cachée, avec des sous. (A part que pour utiliser des yus... faudrait un magasin, une auberge, ou tout autre...) Je finis par lui piquer ses chaussures, un peu trop grandes pour moi, mais ça protègera toujours mieux que rien...

Ainsi paré, je me sens déjà plus prêt à affronter le monde autour de moi, pas rassuré pour si peu, cependant. Je me demande à quoi je ressemble attifer dans des vêtements disparates, déchirés et surtout puant le cadavre à des lieux à la ronde.

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Thian Siyth, shaak, perdu près de Caix...


Dernière édition par Thian Syith le Jeu 11 Déc 2008 22:01, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Alentours de la ville
MessagePosté: Mer 10 Déc 2008 00:59 
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Je continue malgré tout ma route (enfin route... façon de parler), à travers la forêt. Je suis complètement perdu et me demande même si je ne tourne pas en rond depuis des heures. (Ca ne serait pas si étonnant...) La nuit commence à tomber, j'ignore totalement l'heure réelle, mais j'ai faim.

(La faim. Comment ils font les gens sans cuisine pour manger? D'ailleurs, que peuvent-ils bien manger? Y a rien dans ces bois? Ni personne d'ailleurs...)

Personne?
"Merde!"
Manifestement, non il n'y a pas personne. Le bruit guttural que j'entends, n'est pas une voix elfique et je ne tiens pas à rencontrer les personnes qui font ce bruit-là, ni même les animaux. Il semblerait que la peur puisse dépasser la fatigue physique et avant que j'ai réellement choisi ce que j'allais faire, je me retrouve à courir, très vite, plus vite que ce que je pensais pouvoir faire un jour. Je parviens à esquiver les racines et autres, par moment plus difficilement que d'autres.
Le bruit n'arrête pas, moins non plus. Courir, foncer, droit devant, pour éviter un danger qui n'en est peut-être pas un, tracer dans les bois, tel un fou-furieux. Je finis par trébucher et me retrouve vautrer au sol, dans la terre gluante et puante, n'améliorant en rien mon odeur déjà détestable. (Que je regrette l'odeur de la cuisine et du feu de bois dans la cheminée.)
Je vais pour me relever, mais le bruit s'est rapproché dangereusement et effrayé, je me fige. Plus aucun de mes muscles ne daignent répondre à mon appel, je reste bloqué, tétaniser par la peur qui me ronge les entrailles et me donne envie de vomir. Les bruits se rapprochent de plus en plus et me double soudain, passant à quelques centimètres à peine de moi. Des chevaucheurs, des sketegs montés sur des loups. (Pourquoi faut-il que la première chose vivante que je croise soit ces bestioles atroces.) Ma respiration semble s'arrêter le temps qu'il passe et le temps semble s'éterniser. J'ai peur d'être découvert, vu toutes les légendes qui ont bercé mon enfance sur ces créatures maudites. Je tremble, effrayé, mais ils passent, comme s'ils ne me voyaient tout simplement pas, ils passent. J'entends leurs voix atroces, sens l'horrible halène de leur loups géants. Mon corps daignerait réagir, je partirais en courant, mais il reste figé.

Ils finissent par passer et s'éloigner vers là où je courrais, mais moi je suis là, couché, en vie. Ils ne m'ont pas vu, ils sont juste passés. Il me faut quelques secondes encore pour parvenir à me redresser et à m'asseoir non loin. Je suis trempé, couvert de boue et de vêtements infects... et en plus j'ai toujours faim. (A défaut, t'est toujours en vie... Faut se bouger maintenant!)

Je finis donc par me lever et remonter la piste prise par les sektegs, j'ignore où ils vont, mais je ne veux pas y aller. Très vite, j'aperçois ce qui est une vraie piste, ressemblant à un chemin. Je suis encore très loin des ruelles pavées de la cité, mais je me sens plus à l'aise sur un vrai sentier. Je continue à marcher, encore et encore, négligeant ma fatigue. A défaut d'autre chose, les traitements de ma (maudite) soeur, m'ont appris à endurer pas mal de mauvais moments, ainsi qu'à être capable de me priver de nourriture pendant un ou deux jours.

La nuit est désormais totalement tombée, mais nulles étoiles ou lune n'est visible avec ces gros nuage. Je continue à avancer, traînant les pieds, la fatigue n'aidant pas. Le temps se refroidit, et malgré ma cape que je sers contre moi, j'ai froid. Je continue à mettre un pied devant l'autre tandis que le temps se dégrade de plus en plus. La pluie d'abord, puis une fine neige commence à tomber. (Il ne manquait plus que ça...)

A la limite de l'épuisement, je finis par me laisser tomber au bord du chemin et me roule en boule au pied d'un arbre. La fine neige devient une véritable tempête m'empêchant de voir au loin, et j'ai terriblement froid. Je suis comme mort et finis par plonger dans une méditation troublée.

(Pourquoi ai-je voulu cette liberté au point de tuer mes parents. Si c'était pour vivre ça, j'aurais mieux fait de rester et de subir... Après tout, peut-être que c'était mon destin et que les Dieux me punissent d'avoir voulu aller contre eux...)

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Thian Siyth, shaak, perdu près de Caix...


Dernière édition par Thian Syith le Jeu 11 Déc 2008 22:03, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Alentours de la ville
MessagePosté: Jeu 11 Déc 2008 20:20 
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La neige n'a pas cessé de tomber durant mon repos, fort troublé soit dit en passant. (Comment voulez-vous bien dormir par terre dans la neige?) Frigorifier, j'ai envie de me laisser mourir, là assis avec ce vieil arbre dont les racines me massacrent le dos en guise de pierre tombale. Je reste là, à attendre (mais attendre quoi? la mort ou autre chose?)... Les jambes repliées près de mon torse, les bras autour de mes genoux, le front dans le creux des coudes à la recherche d'un minimum de chaleur, je demeure fixe et j'écoute.

"Tu crois qu'il attend quoi là?" (Il parle de qui là?)
"La fin de la nuit pour demander asile?"
"Ou alors il attend des renforts." (Des renforts? Mais pourquoi j'attendrais des renforts?)
"Il est trop misérable pour faire partie des troupes!" (Des troupes, mais de quoi ils parlent?)
"Il porte la cape, regarde!" (Elle a quoi cette cape?)
"Il a très bien pu la voler."
"Tu parles... Il attendait sans doute pour la ranger juste avant d'entrer."
"Tu le penses vraiment?"
"Il vient de Caix, il ne peut amener que des malheurs!" (Ah non, enfin je pense pas...)
"On fait quoi alors?"
"On suit les ordres." (Les ordres?!)

Le discours était fait en shaakt, la seule langue que je connaisse. Ce seraient donc deux shaakts qui parlaient ainsi? C'est impossible... Et pourtant, à peine quelques poussières de secondes plus tard, je vois trois ombres s'approcher. Ils doivent me croire endormis. A nouveau, je reste à attendre, mais je n'ai pas l'impression que les ordres soient en ma faveur sur ce coup-là.

Il se passe peu de temps avant que mon idée se confirme: deux shaakt apparaissent alors, armée de longue lance lourde, et surtout vêtu d'armures de cuirs et de heaume... (Des gardes? Je croyais que y avait des Shaakts que dans la cité...) Manifestement, ce sont pourtant bien des gardes et bien des Shaakt. Ne sachant que penser, ni que faire, je reste là sans rien faire. Ils continuent à s'approcher, sans doute ignorent-ils que je suis réveillé.

Comme pour la poursuite de la veille, c'est mon corps qui réagit avant que mon esprit daigne accepter la vérité et qui se redresse tout seul d'un coup. Comme le froussard que je suis, je m'encours dans la direction opposée. J'ai l'impression d'être une bête traquée par de trop nombreux chasseurs alors qu'elle désirerait juste se reposer, boire et manger. Enfin, comme une bête, je cours et détale à travers les bois. Je me moque éperdument des branches ou autre qui viennent abîmer mes haillons et mes membres, c'est ma vie que je cherche à sauver.

Un sifflement soudain m'inquiète et je ne peux m'empêcher de regarder derrière moi. (Une javeline) Ils m'ont lancée une javeline parfaitement maîtrisée et dirigée. Dans le même temps, je m'effondre, me bloquant le pied dans une racine dépassant légèrement du sol. Je me retrouve au sol, le nez dans la neige, la cheville douloureuse et immobilisée. La javeline quant à elle vient se planter à quelques centimètres à peine devant mon épaule.

"Tu l'as eu!"
"Je t'ai toujours dit que j'étais meilleur que toi à distance!"

Ils ne mettent guère de temps à me rejoindre.

"Meilleur à distance. Tu parles, tu l'as même pas touché!"

Je sens alors une main m'agriper les cheveux et me tirer ma tête en arrière tandis qu'une pointe de métal froide se fait sentir sur ma nuque. L'autre guerrier passe alors devant moi et vient s'accroupir devant moi...

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 Sujet du message: Re: Alentours de la ville
MessagePosté: Mar 16 Déc 2008 23:48 
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"Qui es-tu?"

Je m'attendais à de nombreuses questions... mais pas à une question si simple et si directe.

"Thian, Thian Saysstirs"

Je sens alors la pointe de métal s'enfoncer un peu plus dans ma nuque. Je tremble pour ma part, ne sachant pas quoi faire.
"C'est un espion des matriarches, je te l'avais dit!"
"Comment tu peux en être certain?"
"Tu as entendu son nom! Saysstirs, c'est une des matriarches!"
"Et tu crois réellement qu'un espion serait assez débile pour donner son nom à la moindre menace?"
"Et pourquoi?"
"Il sera torturé à mort par la matriarche s'il revient en l'ayant trahi!"
"J'ai pas attendu de trahir pour être torturé..." soupiré-je en espérant que, quelque soit l'issus, cette situation cesse rapidement.
"On t'a pas causé à toi!"
"Attends, il a peut-être des trucs à dire... n'est-ce pas, Thian."
"Je suis pas un espion. J'ai déjà trahi, j'ai tué ma mère et me suis enfui!"
"Et il aurait fait ça pourquoi le petit?"
"J'étais esclave, j'en ai eu marre."

J'entends les deux autres marmoner alors au-dessus de ma tête et je comprends à peine ce qu'ils racontent tellement je suis épuisé. Je voudrais dormir, simplement dormir pour toujours. Je hais cette liberté, je hais la soumission, j'ai faim, j'ai froid, j'ai soif... J'en peux plus et me demande encore pourquoi mon esprit refuse de laisser mon corps mourir en paix.

"Bon, relèves-toi!"

Je sens le guerrier au-dessus de moi se décaler et lever sa lance de ma nuque. (Il était temps...) Je tente de me relever, mais la fatigue, elle, est là trop présente. De surcroît, mon pied est toujours bloqué et douloureux.

"Si j'avais pu partir, je l'aurais fait non?"

D'un coup de pied sec sur la branche, ils parviennent à me libérer la cheville dans un craquement impressionnant. Durant plusieurs secondes, je me demande si c'est ma cheville, ou la racine... ou les deux en fait. (Je parierais sur la cheville sur ce coup.) Le guerrier qui m'a adressé la parole en premier vient et m'aide à me lever. Un lancement prend ma jambe complète et me fait hurler de douleur. (Gagné, c'est la cheville.)

"C'est sûr, c'est pas un espion, il est trop minable pour ça!" (Parce que tu crois que tes insultes vont me toucher sans doute?)
"On lui bande les yeux et on le ramène au village!" (Ahh, un abri, enfin...)

Pour l'abri, je verrais plus tard manifestement. D'un geste souple, le guerrier, sans me lâcher m'attache à son dos comme un vulgaire sac tandis que l'autre me bande les yeux d'un épais tissus, il en profite pour me bailloner.(Il aurait eu un moyen de me boucher les oreilles, il l'aurait fait...) Je me retrouve ainsi bringuebalant sur le dos d'un Shaakt dont j'ignore tout jusqu'au nom vers une destination dont j'ignore tout...

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 Sujet du message: Re: Alentours de la ville
MessagePosté: Mar 18 Aoû 2009 00:19 
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A quelques pas du village, nous nous arrêtons à une petite clairière caillouteuse. Rapidement, tous se mettent à la recherche de cailloux qu'ils rentrent dans la besace qui pend à leur ceinture.
"Pour les cailloux, le mieux c'est des galets les plus lisses possibles. Pour la taille, un creux de main est bien suffisant, mais tu peux aller jusqu'à la taille d'un poing."

Je tente de trouver ce qu'il faut pour viser au mieux et, je l'espère, apprendre à chasser. Je ne demande pas à tuer des sangliers ou des wargs, juste quelques lapereaux ou quelques pigeons me suffiront. (et encore, un à la fois et même pas tous les jours...) Je me retrouve bientôt avec un lot d'une quinzaine de pierres dans ma sacoches de ceinture. Ma lanière toujours en main me paraît une arme totalement dérisoire dont j'ignore toujours l'utilisation.(Espérons que ça viendra vite.)
"Bon, le nouveau, Il est temps de t'entraîner un peu, nous on va chasser cette nuit."
"Et je fais ça comment moi?"
"Le plus simple, c'est de choisir un arbre et d'essayer de le frapper. On t'appellera pour manger. Mais tu as intérêt à savoir viser demain."

Je ne tiens pas à savoir ce que voulait dire l'avertissement, mais j'ignore toujours comment manier la fine lanière qui pendouille dans ma main.

"Le groupe, on y va! Pas envie de finir dans le ventre d'un Warg cette nuit!"
"Et moi?" m'écriai-je en réalisant qu'on allait me laisser seul sans m'avoir montré comment je devais utiliser la fronde!
"Attends Nariss, laisse-moi au moins lui montrer une fois. Il se débrouillera."

Mon grand compagnon prend alors sa fronde, y place une pierre qu'il a pris au sol puis fait tourner son arme avant de la relâcher en partie. La pierre vole droit en direction d'un arbre, lui faisant tomber les quelques dernières feuilles.

"Maintenant à toi et tâche de ne pas trop t'éborgner, petit."

Je les laisse s'éloigner tout en tâchant de répéter le mouvement à vide. Plus j'essaye et plus cette arme me paraît dérisoire (Sans doute parce qu'elle l'est...). Dès que les autres Shaakts ont disparu de ma vue (J'espère que c'est pas de ma vie...), je fais un premier essai avec une pierre. Celle-ci s'envole comme prévu... pour retomber à quelques pouces de moi, et encore...

Je retente une seconde fois avec la même pierre, mais mon jet est encore plus déplorable. Ce coup-ci, la pierre vole droit... à la verticale et je ne dois qu'à quelques réflexes ma survie. (Ca serait stupide comme mort.)

Quelques heures passent, sans que ma pierre n'atteigne l'arbre que je tente désespérément de viser. Ca doit faire la troisième fois que je retourne récupérer mes cailloux puis que je recommence, encore et encore. A défaut d'être doué, on peut reconnaître que je suis persévérant. Les autres finissent par rentrer, quelques bestioles sous les bras. L'un ou l'autre oiseau, quelques rongeurs... (Maigre pitance, faudra s'y habituer,je suppose.)

"Alors le petit. Tu y arrives?"

Son ton est sarcastique, manifestement les autres y arrivent, eux. De rage, je retente une dernière fois, mais vers lui pour une fois. Mon projectile, contrairement aux autres fois, volent droit vers le shaakt. Celui-ci la détourne d'une frappe bien placée de sa pique.

"Et bah tu vois quand tu veux..."
"Viens manger maintenant. Avec cette lumière, tu n'arriveras à rien!"

Je n'avais pas réalisé que la lune était levée depuis longtemps et que la forêt, toujours couverte de son blanc manteau était devenue étrangement sombre. C'est en boitillant que je rejoins les autres, non sans avoir auparavant rempli ma bourse de petites pierres. La douleur de ma cheville ne s'est finalement pas arrêtée (Tu croyais réellement que t'allais guérir avec un bain?).

La femme qui m'a aidé à m'habiller me tend ma cape, lavée de sa crasse avant de m'inviter à la suivre dans sa cabane...

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 Sujet du message: Re: Alentours de la ville
MessagePosté: Dim 1 Nov 2009 01:42 
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Tous le groupe est rassemblé pour le repas. La compagnie n'est pas bien grande au final, une grosse vingtaine d'individu au maximum. Le repas est frugal, mais j'ai déjà mangé moins que ça, ça ne me gène pas plus que ça...

"Alors, tu t'en sors avec ton arme?"
"Ah ça oui... Il lui faudra du temps pour tuer un elfe, mais il sait viser, quand il le veut." (Comment ça quand il veut?)
"Ne fais pas attention, c'est une arme puissante quand on sait s'en servir..."
"Puissante? C'est jamais qu'une lanière de cuir?"
"Et c'est toi qui nous parle de pas dangereux? Avec les traces sur ton dos?"
"Oui, mais ça c'est les marques de fouet..."
"Bah c'est jamais qu'une lanière de cuir!"

Un rire éclate dans la salle, mais le souvenir est encore trop cuisant dans ma mémoire pour que j'y songe. Le repas se passe, puis la nuit sur une paillasse avec une fourrure puante en guise de couverture.

On me réveille au matin, je sors de ma torpeur qu'avec difficulté, trouvant le nid de paillasse qui me sert de lit manifestement plus confortable que le coin de sol où je dormais à la maison puis la chaleur de la fourrure si agréable. Après un rapide brouet en guide de déjeuner, je ressors avec ma fronde, bien décidé à être utile ce soir à la chasse.
Mes premiers tirs semblent aussi pitoyable que la veille, mais petit à petit, ils se rapprochent du tronc que je vise. Je heurte de plus en plus le tronc du milieu, et de moins en moins celui à coté, ce qui est un signe rassurant pour ma part.

"Il te manque la rage, cette volonté de tuer!"
"Mais je veux pas tuer!"
"Et tu as fait quoi pour arriver ici, si ton histoire est vraie?"
"J'ai tué..."
"Et bah, le premier pas est fait... J'ai tué mon premier elfe, y a quelques mois à peine, un garde des matriarches qui a voulu prendre mon arbalète. J'ai été laissé pour mort et ils m'ont pris mon arbalète. Mais la violence est toujours là. Prend ton arme pour tuer, petit! et tue!"

Il prend alors sa propre pique et l'envoie, tel une javeline, dans l'arbre en face de moi.
"Maintenant, décroche-moi cette arme avec ta fronde!"

Il ne me faut qu'une quinzaine d'essai pour y parvenir, ce qui fait rire l'elfe dont j'apprends qu'il se nomme Asriss au cours de la journée. Le soleil monte et descend dans le ciel tandis que je n'ai de cesse de m'entraîner. Alors que le soir arrive, mes tirs sont plus précis: à défaut de frapper l'arbre à chaque fois, ils sont dans un rayon d'environ un mètre...

"Tu viens à la chasse avec nous?"
"Tu crois que je pourrais?"
Mon estomac se sert d'angoisse et mon ton reflète le même état d'esprit, ce n'est pas de l'enthousiasme qui conduit ma question.(Dis-moi que tu rigoles...)
"Bah bien sûr! Tu crois qu'on t'a filé une fronde pourquoi?" (Mais ça va pas! Je vais en assommer un!)
Comme s'il lisait dans mes pensées, il poursuit :
"N'aie pas peur hein, t'as pas la force nécessaire pour nous faire mal..."
"Mais je vais servir à rien!"
"Rassure-toi. Quand t'as trente grives dans un arbre, si t'en rates une, tu t'en fous, tu chopes sa voisine!"

Je rattache ma cape et suis l'elfe noir qui rejoint le groupe de la veille. C'est en silence que les autres remplissent leur besace à cailloux, la mienne est déjà pleine et j'attends avec une forme d'impatience inquiète...

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 Sujet du message: Re: Alentours de la ville
MessagePosté: Mer 16 Déc 2009 20:45 
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Emmêlés dans un pitoyable embrouillamini, contorsionnés jusqu’à la rupture devant cette immortelle majesté, les arbres eux-mêmes levaient leurs griffes tremblantes face à la grandeur auguste de la citadelle, préférant souffrir sous le voile de ses ombres plutôt que d’entacher l’écrin froid de la promise d’obsidienne. Enroulés autour de leur lèpre affreuse, ils étaient rares à encore pourvoir frémir devant les remparts de Caix Imoros, fantômes égarés sans autre avenir que les dédales tortueux de leurs propres enveloppes meurtries. Armée en déroute et pétrifiée dans sa fuite, les arbustes étaient condamnés à la torture éternelle, à la merci d'invisibles et implacables ombres sadiques. Oona s’était forcée à lutter contre les éléments pour gravir la falaise menant aux contreforts de la cité de métal avant de s’accorder un peu de repos et cette première vision de forêt torturée ne lui annonça rien de bon. La jeune femme marchait à pas de velours au milieu de ces nains faméliques à tout jamais voutés sous le poids de l’insoutenable majesté qui les toisait sans vergogne et plus elle approchait, plus elle se sentait rapetisser pour finir par flirter avec une insignifiance bien connue. Epouvantails déplumés, privés de feuille et de bourgeon, écorchés de leur écorce qui, trop tendre, s’était faite dévorer par des rongeurs avides laissant alors s’étaler leur tronc d’une pâleur d’os, l’Aldryde aurait pu douter de leur survie, mais elle sentait bien en eux une sourde pulsation de vie. Une pulsation qui irradiait de leur sinistre présence pour les envelopper d’une dépression contagieuse, un éther suffoquant qu'ils n’avaient pas la force de retenir. Partout où elle posait les yeux, l’exilée ne pouvait distinguer autre chose que ces squelettes torves et misérables, ils semblaient encercler la majestueuse cité comme pour renforcer encore sa magnificence, morts-vivants végétal dans lesquels la narcisse de jais pouvait s’enivrer de sa beauté froide.

Oona avançait au ralenti, comme hypnotisée par ces monstres foudroyés conservés dans leur propre larme de cire, elle doutait vraiment de leur immobilité s’attendant à chaque instant à tomber dans en piège, à sentir des griffes crisser dans son dos. Mais rien n’advint et elle sortit des bosquets suppliciés plus inquiète, se demandant qu’elles pouvaient être les créatures capables d’échapper aux cendres du temps.
Désormais s’élevait devant la jeune femme une muraille d’une rigueur impeccable de plusieurs mètres de hauteur. Elle déploya ses magnifiques plumeaux d’ivoire et entama son ascension jusqu’à ce qu’une fatigue inexplicable la frappe en plein vol et la force à se laisser planer au sol. Et même là, le vertige ne passa pas, elle voulut alors boire un peu d’eau dans sa gourde confectionnée dans un long coquillage entortillé et corrodé par le ressac. Mais le fin cône de nacre lui sembla soudain d’une lourdeur extrême et l’idée de devoir en ôter le capuchon d’écorce pour le porter à sa bouche l’épuisa, la guerrière le laissa choir sans s’en rendre compte. Oona leva un instant la tête vers cette noire falaise lisse et elle sut que l’ascension serait impossible, d’ailleurs elle douta que quoique se soit d’autre à part respirer puisse être à la portée de ses forces consumées jusqu’au dernier brandon. L'aventurière devinait à peine qu’une force énorme pesait de tout son poids mort sur ses épaules en s’insinuant dans son crâne pour le remplir d’un épais gruau de langueur jusqu’à en éjecter toute sa matière grise à l'extérieur. L’Aldryde ne pouvait s’expliquer cette pesanteur vicieuse qui s’était emparée de son corps et plus elle cherchait, plus ses pensées ralentissaient, comme s’attardant en une pause mortelle dans la jungle de son esprit pour observer le chemin parcouru et se désespérer de la piste à tracer. La jeune femme se força à faire un pas en avant quand soudain même le maintient de l’équilibre lui sembla vain, lui échappant totalement alors qu’elle chutait les deux genoux en avant, la tête baissée, prête à être libérée par le couperet final.

L’exilée ne sut combien de temps elle resta ainsi. Tout ce qui s’imposait à son cerveau, s’embourbant dans une glaise mortelle, était l’inanité absolue du présent et l’absurdité de toute option future. Elle était perchée dans une absence de réalité brumeuse sans horizon, à l’agonie des temps, qui, fatigués de leur tumulte, s’aggloméraient en un charmant néant méphitique. Plus rien n’avait de sens et le rien était désormais souverain, le piège de léthargie se refermait tout entier sur le frêle oiseau. Mais quelque chose pourtant l’empoigna au fond du trou nihiliste dans lequel elle chutait, attirant son attention neurasthénique par une douce lueur de luciole.

Le petit ange comprit qu’il faisait à nouveau nuit et qu’elle était couchée sur le flanc très proche du mur d’enceinte, sur le bord d’une petite douve, à peine une rigole d’évacuation. Et devant elle, de petits vers, collés à la paroi, scintillaient en zébrant le noir infini de courbes enchanteresses. Le sol ondula. Déplaçant la morne montagne de son esprit pétrifié, Oona parvint, dans un réflexe de survie, à analyser plus profondément la scène. En lieu et place de scolopendres luminescents, elle reconnut de minuscules symboles qui couraient à la base de la muraille pour conter une histoire dont l’exilée commençait à peine à saisir la dangerosité. Les ondes d'une mer de Styx roulaient depuis ces ridicules fanaux magiques pour attirer l'aventurière en perdition droit sur les récifs moux d'écume de pourriture, pénétrant son regard de droguée absente pour donner le cap mortel à l'équipage envouté de son cerveau.

La nuit était lourde de nuages, autant de promesses de pluie, et les faisceaux des runes eurent tout le loisir de charmer mortellement la jeune femme alors que le sol, imperceptiblement vibrait et se contorsionnait dans la petite douve. Ne comprenant même plus la raison pour laquelle elle fixait ces étranges symboles, n’ayant même plus une quelconque idée du mot raison, elle laissa ses yeux se soumettre à la gravité et rouler dans leurs orbites jusqu’au sol que l’exilée contemplait dans la force d’une transe perverse. Les radiations verdâtres des runes déferlèrent alors sur son corps pour le nimber des reflets les plus funestes, pour le couvrir d'un suaire aux angles crus. Les images des foules de cloportes bavant, de vers nécrophages aux courbes alanguies et autres charognards ensommeillés s’extirpant de la douve mit des éternités à atteindre son cerveau. Ce dernier baignait déjà dans une humeur bien trop vaporeuse pour entreprendre quoi que se soit et bientôt la foule de minuscules fossoyeurs eut tout le loisir de grimper jusqu’à l’Aldryde.
Ils cavalaient avec toute la célérité de leur petites pattes grotesques sur le frêle corps immobile, le palpant de leurs antennes encore crottées de leur dernier repas ou bien se contorsionnaient libidineusement le long de ses jambes, humant son parfum de vie directement par les pores suintants de leur peau diaphane. La foule terrifiante enveloppait tout doucement et sans brusquer la proie bien trop fraîche à son goût, pour la faire lentement descendre vers la tombe déjà creusée à l’attention de toutes les vermines trop curieuses. C’était presque une danse, un tango mortel et sensuel où lorsque l’on se faisait emporter c’était vers sa perte, transi d’une léthargie bienheureuse, paralysé par la vaste supercherie du monde.

Et puis la guerrière s’enfonça dans ce doux charnier sans véritablement en avoir conscience, plongeant au milieu des cadavres et des mourants plein de félicité qui mâchonnaient leur langue exsangue en guise de dernier repas alors que déjà la pourriture partait à l’assaut du festin tiède et bientôt à point. Soudain quelque chose se passa, un appel primal, la toute dernière sirène de son alarme vitale retentit en elle au point de faire imploser sa matière grise et la fit réaliser qu’elle était en train d’être mener à l’abattoir.
Oona mit sans doute des heures à comprendre la nature de l’alerte car à chaque fois qu’elle renonçait à s’atteler à la plus naturelle et la plus difficile des tâches, survivre, une entité supérieure hurlait en elle avec toute la puissance de l'imminence de la fin. Alors la jeune femme se forçait à s’intéresser au spectacle si vain qui se déroulait autour d’elle et d'y réagir, n’étant même plus persuadée de sa place sur scène, ayant abandonnée les concepts de l’action elle-même. La guerrière comprit toute l’intensité et toute la puissance qui pouvait résider en un premier geste car au moment où elle l’effectua, la gangue de léthargie qui l’emprisonnait vola en éclats d’un seul coup. Toutes les informations restées bloquées durant ces heures vaporeuses se déversèrent en elle comme si elle n’avait jamais rien contenu et que l’ensemble de l’univers la pénétrait de toutes ses significations les plus cachées, pour emplir ce nouvel espace prometteur de tous ses secrets de polichinelles.

L’Aldryde suffoqua, son cœur s’emballa, elle crut revenir à la vie et pourtant c’était bien sa fin qui l’assaillait de toute part. L’exilée se débattit de toutes ses forces, extrayant la majeure partit de son corps de l’étron mortel avec un immonde bruit de succion y perdant malheureusement une de ses bottes. Puis vinrent les odeurs, les sensations et les douleurs qui propulsèrent son esprit au plus haut de ses capacités, tout proche d’un pinacle de vérité absolue qui étrangement s'évanoui au moment même où elle se libérait. La jeune femme roula sur le flanc, toussant, crachant, trop consciente du tapis d’immondice qu’elle était devenue et de la proximité d’une vieille amie qu’elle n’espérait plus jamais revoir. C’est à quatre pattes presque qu’elle s’éloigna, refusant de se retourner, et qu’elle s’écroula au milieu des arbres rabougris qui l’accueillirent en silence au retour de son ordalie. Epreuve dont ils étaient les gardiens muets, conscients de l’horreur de ce secret létale qui les marquait au plus profond de leur âme chaque jour davantage.

Le lendemain, en proie à une fringale démente, Oona avait dévoré tout ce qui passait à sa portée cherchant avant tout à se remplir de quelque chose, à rembourrer les parois de son armure interne qui peinait de plus en plus à remplir son rôle. Les souvenirs de la veille étaient encore bien trop confus dans son esprit et elle n’était surtout pas encore prête à y faire le tri, préférant les refoulés dans ses recoins les plus secrets malheureusement déjà envahis de visages haineux et autres faces meurtries. N’osant affronter à nouveau l’inquiétante muraille captieuse, l’exilée voulut passer par le port qu’elle avait entrevu lors de son ascension deux jours auparavant. Mais avant de se jeter du haut de la falaise pour aller narguer les flots belliqueux, l'aventurière profita de la beauté inquiétante du panorama que lui offrait le surplomb. De ce perchoir martyrisé par les embruns acides, l’Aldryde pouvait embrasser une grande partie de la cité hautaine et admirer l’entrelacs délicat de ses multiples tours acérées griffant le ciel damasquiné de chrome. La cité fortifiée était la vivante et froide image de ses habitants ayant délaissés les bassesses de la matérialité horizontale propre aux rampants, pour se consacrer exclusivement à l’excellence de la verticalité concupiscente qui, loin de toute considération phallique, était et resterait à jamais la marque de leur supériorité, leur sombre épitaphe gravée de majuscules impériales. Chaque tour écrasait les passants de son implacable rectitude pour ensuite se draper d’un infini lustre miroitant de noirceur et, au final, se couvrir gorge et tête, d’une multitude de roses de pierre parcourues de démons grimaçants. Un jardin suspendu et pétrifié, un Eden gothique à la seule portée des puissants dont les monuments célestes parfois communiquaient par de minces corniches jetées avec réticence dans le vide.

La ville des Shaakts ressemblait ainsi à une immense toile d’araignée âgée s’étendant avec une lenteur calculée entre des troncs de pierre décapités par l’orgueilleuse résidente qui ne pouvait souffrir qu’on la toise davantage et que l’on fasse écran aux regards des dieux envieux de sa grandeur tellement proche de l’immortalité. Oona resta longtemps à observer ce tableau millénaire alors que parfois, sur ces minces chemins de traverse, se dressaient des voiles noires torturées par les embruns larmoyants. Autant d’elfes noirs drapés dans leur ego menaçant, observant avec le plus grand dédain, les faibles mortels défiler en hordes loqueteuses. Ils étaient les terrifiants seigneurs de cet oppressant monde de silence et de convenances où, le petit ange allait vite l’apprendre, chaque pas était une épreuve.

Le manège était bien rôdé et alors que le soleil parvenait enfin à imposer son zénith rayonnant à la région qui se para soudain de tous les camaïeux sombres de sa palette, après plusieurs heures d’observation donc, Oona se décida à passer à l’action. La jeune femme comprit rapidement pourquoi la surveillance était si relâchée et les esclaves si disciplinés, il suffisait qu’un seul garde, sombre héron à l’affût, inonde de son regard perçant les minces terrasses cultivées de ce coté-ci de la falaise pour que les travailleurs frissonnants retrouvent leur âpre ardeur. En effet, il ne semblait pas y avoir d’organisation particulière, aucune chaîne ne sonnait mollement et aucun fouet ne rythmait le labeur, les surveillants régnaient par la simple terreur qu’imposait leur allure de gargouille infernale. L’Aldryde traversa donc les champs où poussait une étrange friche buissonnante à l’odeur si musquée qu’elle dut refaire surface de nombreuses fois pour avaler une goulée saine et ainsi surveiller sa progression. Elle repéra une colonne d’humains à l’âge indescriptible, cassés en deux et en train de cueillir avec une perfection qui paraissait des plus naturelles, des fleurs toutes fraîches écloses aux parfums entêtants. La guerrière les évita le plus discrètement possible et glissa le long d’une vigne épineuse d’un orange malsain pour atterrir sur la terrasse en-dessous. Un tintement sourd la fit sursauter et elle se retourna alors pour recevoir sa première leçon de vie Shaakt.

L’exilée n’avait pas pu voir au milieu des feuilles grasses et encore gluantes de rosée, la véritable nature de ces cordes végétales car à quelques mètres sur sa droite, pendus dans le vide, se trouvaient des dizaines de corps à divers états de putréfaction. Leurs membres mous émergeaient de manière erratique de la peinture ocre et sale comme autant de messages à l’encontre des fuyards et des incapables, car il s’agissait bien de simples travailleurs balancés négligemment dans le vide et éventuellement retenus par les caprices pervers de la nature. En effet, Oona entrevoyait les restes des tenues loqueteuses que portaient les esclaves autour d’elle, distinguant même une besace gonflée dont le contenu avait germé, emplissant les lambeaux tristes d’une cage thoracique pourrie de chatoyantes couleurs obscènes. En revanche pas une seule tête ne venait offrir son sourire, son dernier pied de nez à ses geôliers immortels.

Tout en se faufilant au milieu d’une nouvelle garigue odoriférante, de timides souvenirs des Bois Sombres tentèrent d'attirer la jeune femme vers les horreurs infinies qui peuplaient pareils lieux et s'adonnant aux mêmes genres de débauches barbares. Puis, l'espace d'un instant, se distrayant de l'observation du triste ballet des travailleurs, elle songea au destin du vieil orme qu’elle avait quittée. N'osant espérer qu'il ait survécu, elle préféra envisager une mort plus héroïque que celle que lui réservait la maladie affamée de spleen qui avait déjà emportée tout son peuple. Enfin, le petit oiseau trouva de quoi faire son abri et plongea dans un très gros fagot de bruyère qui ne tarda pas à être hissé sur les épaules décharnées d’un esclave qui emboita bientôt le pas à ses camarades de malheur pour entamer le retour vers leur sinistre prison.

Le silence était total et c’est avec une docilité incompréhensible que tous descendaient de leur terrasse respective pour former une véritable caravane humaine d’une bonne centaine de personnes. Plus ils avançaient, plus le chemin devenait escarpé au point qu’un seul individu pouvait tout juste avancer de front, tanguant dangereusement entre la paroi suintante de la falaise d’un coté et le vide de l’autre mais le plus souvent sur une très mince crête tortue. Et cependant les esclaves devaient faire des cabrioles insensées quand, au milieu du sentier infernal, se tenait un cerbère impassible enroulé dans son cuir impeccable d’où seuls s’échappaient les tisons de son regard méprisant. Oona ne doutait pas que personne n’aurait eut ne serait-ce que l’idée d’aider un imprudent, elle sentait bien que chacune des mules priait en silence pour qu’il n’y ait aucune chute et donc aucune sanction supplémentaire. L’exilée elle-aussi surprit son angoisse grandissante alors qu’à chaque pas de sa monture involontaire, les gravillons chutaient silencieux et résolus droits dans les flots d’encre. Finalement la caravane passa une colonne d’une beauté entêtante où s’emmêlaient, dans des jets d’obsidienne, les terrifiantes figures des divinités Shaakts bénissant une de leur fille qui marchait au milieu d’une armée d’ennemis vaincus, aveuglés par une terreur suppliante et vaine. Ils venaient de pénétrer Caix Imoros, la rose de jais, quintessence du raffinement empoisonné des elfes noirs.

(Des alentours ...)

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Et sur moi si la joie est parfois descendue
Elle semblait errer sur un monde détruit.

Oona

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 Sujet du message: Re: Les terres autour de Caix Imoros
MessagePosté: Sam 13 Fév 2010 23:23 
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Le repos du guerrier

Linquant ne rentre pas chez lui, comme à chaque fois qu’il remplit une mission, il préfère éviter de montrer à d’éventuels poursuivant où il réside. En général, il se rend dans les bois, ou il à aménager une repère dans un arbre. C’est l’endroit préféré de Linquant, ici il peut se retrouver, laisser retomber la pression. La cabane doit mesurer 10 mètre carré, juste la place de se détendre et se ravitailler. Les alentours sont truffés de pièges ou de systèmes d’alarmes, des clochettes accrochées dans les buissons dévoileront la position des assaillants, Linquant a préparé le terrain de façon qu’aucunes cachettes ne puissent être utilisées. Plusieurs cordes sont tendues, la moindre vibration déclenchera un explosif. C’est le seul lieu où Linquant est rassuré, content que la mission soit un succès, il se laisse bercer par le vent.


[Suite]

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 Sujet du message: Re: Les terres autour de Caix Imoros
MessagePosté: Lun 25 Oct 2010 23:53 
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Mésaventure au cimetière de Dahràm



Après des heures, qui lui paraissaient comme des années, de marche, Vaema arriva à l’aube de la forêt. Sans savoir ni comment, ni pourquoi cela lui était nécessaire, elle avança d’un pas franc malgré la fatigue qui la tenaillait depuis cette étrange aventure. La forêt était flegmatique, seul le chant des oiseaux titillaient cette paix naturel qu’offrait le vent balayant les branches disperser tout autour d’elle. La fraîcheur de se souffle apaisait ces nausées de moins en moins urgentes. La jeune femme continuait d’avancer pendant quelques minutes, assez pour s’enfoncer profondément dans la forêt et pourtant, elle ne s’y était jamais autant aventurer. Elle vit une souche d’arbre entouré de lumière libérée par l’apogée du feuillage, un peu plus loin, il y avait un petit cours d’eau ruisselant sans cesse et se déversant dans un bassin plus loin. Dans ce même bassin, une chute venait y pondre son nid. Vaema venait de trouver son petit coin de paradis, qui jadis la terrifiait tant. En effet, plusieurs fois dans son enfance elle entendait des histoires d’horreur se produisant au cœur de la forêt, plusieurs meurtre, viole ou même des disparitions se faisait recenser à l’endroit même ou elle venait d’élire son refuge.
- James…
Encore un moment de solitude à regretter son précieux frère, son cœur se resserrait à chaque fois que son nom, son regard ou même son odeur lui revenait à l’esprit, mais cette fois-ci elle ne pleurerait pas, la force lui manquait et elle ne pu empêcher ses yeux de se fermer, la laissant couler dans un sommeil profond.

*******************************************************************

Un rayon de soleil passa sur son visage et brusquement, sonna le réveil de la belle. Vaema ne pu réprimer un petit bayement encore somnolant, mais se leva néanmoins. L’humaine se dirigea vers le bassin et avec sa main, balaya l’eau pour en évaluer la température. L’eau était clair et fraîche, idéal pour y prendre un bain. La jeune femme s’assura préalablement qu’il n’ait aucun spectateur, elle n’était pas timide mais n’aimait pas trop se faire voir nue. Ayant jugée les environs sécuritaires, elle revint au ruisseau, déboutonna son par-dessus, le plia avec soin et le déposa sur un rocher à quelques centimètres plus loin. Vaema répéta l’exercice jusqu’à ce qu’elle soit dénudé entièrement de la tête aux pieds. Au contact de l’eau, sa peau s’hérissait, apparemment elle avait mal évalué la froideur de l’eau, mais elle prit tout de même le temps de se décrasser. Frémissante, elle décida de joindre l’agréable à l’utile, elle empoigna une de ses irremplaçables dagues, regarda Frémissante, elle décida de joindre l’agréable à l’utile, elle empoigna une de ses irremplaçables dagues, regarda l’eau attentivement. Celle-ci était d’un translucide épatant et laissait apparaître les quelques poissons vivants là. Vaema n’avait jamais pêché de sa vie, mais puisqu’elle comptait partir seule à la recherche du meurtrier de son frère, elle serait mener à subvenir à ses besoins comme elle le pouvait. La jeune femme était une très bonne cuisinière, elle avait apprit très jeune et rapidement. Après des centaines d’essaies, peut-être même plus, elle attrapa un minuscule poisson. Elle allait pouvoir manger! Vaema sortie de l’eau et partie récupéré des branches mortes pour lui faire un feu. Entre temps, elle avait creusé un trou près de ses vêtements, déposé de l’herbe fraîche à l’intérieur et elle y avait déposé son butin. La jeune femme retourna à sa souche et y partie un feu digne de l’homme des cavernes.
- Hum, ça va être bien bon!

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 Sujet du message: Re: Les terres autour de Caix Imoros
MessagePosté: Mar 26 Oct 2010 00:29 
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Tout est calme, tu n'entends rien à part le chant des oiseaux et le bruit de la cascade, mais il semblerait que tu ne sois pas seule pour autant. En étant un peu attentive, tu pourras voir que quelqu'un se cache derrière un buisson tout proche. C'est une petite fille d'une dizaine d'années tout au plus, avec de longs cheveux bruns, de grands yeux verts et un petit nez retroussé. La fillette est toute sale, comme si elle avait passé plusieurs jour dans cette forêt paisible, mais dangereuse et qui plus est, elle est maigre et semble regarder avec envie le poisson que tu viens d'attraper. Cependant, elle semble effrayé et n'ose pas s'approcher.

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 Sujet du message: Re: Les terres autour de Caix Imoros
MessagePosté: Mar 26 Oct 2010 01:40 
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Vaema venait de terminer la cuisson de son festin et s'apprêtait à en déguster les saveurs quand elle aperçût quelqu'un. Elle n'était pas folle, elle avait vu quelque chose, mais elle avait pourtant veillé que personne ne soit dans les environs la veille. Vaema aurait dû vérifier ce matin également, maintenant c'était trop tard quelqu'un, ou quelque chose, l'observait. La jeune femme éprouva une certaine gêne quand elle se rappella de sa nudité. Elle se rua sur ses vêtements et les enfila sans tarder. En s'approchant elle distingua les traits d'une jeune fille d'à peine dix ans, maximum, les cheveux longs et sales. La petite ne semblait pas très bien alimenté et dévisageait le poisson que Veama avait pêché plus tôt. La jeune femme ne put s'empêcher d'avancer vers la petite en lui tendant la main, après tout, ce n'était qu'une enfant, elle ne devait pas être bien méchante.



- Bonjour, je m'appelle Vaema, mais tu peux m'appeler Vae...toi tu t'appelles comment? Que fais-tu ici, tu es seule?


Vaema ne put s'empêcher de trouver étrange le fait qu'une petite fille soit abandonnée dans un lieu si malfamé.



(Que fait-elle ici et pourquoi est-elle ici, seule...)


-Tu sais, ce n'est pas un endroit pour jouer ici...

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 Sujet du message: Re: Les terres autour de Caix Imoros
MessagePosté: Mar 26 Oct 2010 02:46 
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La petite fille ne te répond pas, elle semble même prendre peur et, en se mettant à trembler, recule d'un pas. Son regard est terrifié et ne semble ni vouloir, ni pouvoir te dire le moindre mots. Pour seules réponses, tu auras un grognement sonore provenant du ventre de la fillette, ainsi que de petit aboiements aigus dont l'origine n'est autre qu'un petit chien tout blanc (bien que tellement salle, son pelage ne soit plus vraiment blanc), qui, le postérieur relevé, semble t'invectiver avec énergie, il veut, sans aucun doute possible, protéger la fillette.

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 Sujet du message: Re: Les terres autour de Caix Imoros
MessagePosté: Mar 26 Oct 2010 23:05 
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Vaema n'obtint aucune réponse, mis à part le gargouillis de l'estomac de la petite et un hurlement du petit chien sale qui semblait s'inquiéter pour la petite. La fillette ne semblait pas comprendre un mot de ce que la jeune femme lui disait, ou bien ne pouvait pas y répondre. Peut-être que la petite ne parlait pas la même langue que Vaema, mais pour l'instant ce n'était pas important, visiblement elle mourait de faim. Vaema sentait que la petite était effrayée et cette hypothèse se concrétisa quand elle l'aperçût reculer d'un pas. Elle tenta une approche différente.

-Toi, faim?

Tout en gesticulant le mieux possible pour se faire comprendre, elle lui montra son minuscule poisson.

(Tant pis si je ne mange pas ce soir, la p'tite semble affamé et moi je sais très bien me débrouiller toute seule pour me trouver à manger...)
Elle déposa son festin sur un rocher non loin de là.

-Moi laisser ça ici. Toi prendre si tu veux...

Sur ces paroles, en prenant garde au chien, elle recula lentement et retourna à son campement improviser. La jeune femme s'inquiétait du sort de la petite, mais comme à chaque fois qu'elle essayait de lui parler, elle semblait prendre peur. Peut-être qu'en s'éloignant, elle obtiendrait plus de résultats. Elle s'assit au bord du feu se laissant bercer par la chaleur, en attendant de voir la suite des évènements.


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 Sujet du message: Re: Les terres autour de Caix Imoros
MessagePosté: Mer 27 Oct 2010 13:44 
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La petite fille s'approche timidement du poisson, te jetant régulièrement des regards inquiets. Si seulement il t'étais possible de le voir, tu aurais aperçu une étincelle de joie dans les yeux vert de l'enfant. Saisissant délicatement le petit poisson, elle le coupe en deux et en donne un morceau à son chien avant de littéralement engloutir celui qui reste.
Elle te regarde, s'approche de toi timidement, inquiète, mais sans doute reconnaissante. Elle si tiens devant toi, un air de profonde gratitude apparait sur son délicat visage tout sale, puis elle te tend un petit bracelet de verre avant de lâcher un petit "Merci"

Sa petite voix aigüe est en parfait accord avec la jolie fillette qui doit se cacher sous cette couche de crasse qui reste là, devant toi, sans bouger, alors que son petit compagnon te lèche la main en signe de reconnaissance.

(((HRP: Bracelet de Verre (End+1) Ajouté à ta fiche !)))

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