L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Dim 11 Jan 2015 16:30 
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Vérité décevante !


Arrivée à proximité de la cellule, je souris en voyant la dame qui chantonnait, heureuse de ne pas avoir fait erreur sur la personne, il s’agissait bien d’Hortense. Sa voix légèrement enrouée, mais étoffée et puissante, était juste et agréable. J’aurais pu passer des heures, silencieuse à ses côtés, à l’écouter. Mais trop contente de l’avoir enfin retrouvée, je choisis de l’interrompre.

« Hortense, vous allez bien ? »

Au son de ma voix, la mince dame aux cheveux bruns en broussailles s’arrêta brusquement et se retourna vivement vers moi arborant un magnifique sourire. Défraîchie et plus ou moins propre, elle n’avait pas la même allure que lorsque je l’avais rencontrée. La saleté cachait la pâleur de sa peau, ses pommettes plus saillantes trahissaient une maigreur nouvelle, mais les étincelles dans ses jolis yeux bruns ne l’avaient pas quittée.

Sans attendre mon compagnon, je franchis la distance qui nous séparait, passant entre deux barreaux de fer, courant sur le sol de terre battue et sautant sur son lit de paille, relativement propre malgré tout. Toujours le sourire aux lèvres, légèrement penchée vers moi, elle me répondit de bon cœur, mais tout en chuchotant afin que notre conversation ne puisse être surprise par de tierces personnes.

« Bien contente de te revoir petite lutine, je suis heureuse de voir que tu as pu échapper à la vilaine Chimay ! … Et pour répondre à ta question, je vais bien et je sortirai d’ici dans peu de temps sois en certaine ! »

La tête légèrement incliné sur le côté gauche, je fronçai les sourcils. Ses affirmations ne purent qu’augmenter la longue liste de questions que j’avais déjà en tête à mon arrivée. Mais il y en avait une qui me tracassait plus que les autres et je m’empressai donc de la poser pour en avoir le cœur net.

« Ce Rochefort, il ne s’est jamais présenté ! …. Vous vouliez vraiment me vendre à cet homme ? »

C’était d’une voix tremblante chargée d’émotions que j’avais prononcé ces derniers mots. Dans le fond de mon cœur, je me doutais bien, ou du moins j’espérais, qu’elle ne faisait pas le commerce de lutins. Mais bien malgré moi, un petit doute persistait, trahissant à la fois mon insécurité et mon hypersensibilité. J’avais besoin d’être rassuré.

Un silence s’installa un court moment entre nous deux. Hortense me regardait dans les yeux et fronçait les sourcils à son tour. De mon côté, je me tenais immobile, mes yeux rivés sur elle, ma respiration bloquée, attendant avec impatience les mots qui allaient trancher la question une fois pour toute.

« Je devais t’épargner, je ne voulais pas te mêler à mon histoire. J’ai donc pensé à te dissocier de moi, te faisant passer pour ma prisonnière. Et afin de te venir en aide, j’ai tenté de faire appel à mon grand ami. En fait, il ne mesure que trente centimètres et il se nomme David, c’est un lutin bien sûr ! »

Elle me sourit tendrement avant de poursuivre :

« Rochefort n’est qu’un nom de code que nous utilisons à l’occasion lors de situations particulières. J’avais rendez-vous avec David à cette auberge cette journée-là. Lorsqu’il a entendu l’aubergiste chercher un Rochefort de la part d’une Hortense qui ne me ressemblait guère, il a compris que quelque chose ne tournait pas rond. Il a suivi les évènements sans intervenir et a assisté à ta délivrance. Te croyant entre bonnes mains, il a fait sa petite recherche pour me trouver. Après de vaines tentatives, il a su que je m’étais fait emprisonnée. Il est donc venu ici, en empruntant probablement le même chemin que toi. »

C’est suspendu à ses lèvres que j’avais écouté son court récit. Mais malgré ces réponses, des questions demeuraient. S’il était son ami, pourquoi l’avait-il donc laissé croupir ici ? C’est donc d’une voix teintée de reproche envers ce soi-disant ami que je ripostai :

« Mais pourquoi, il ne t’a pas libéré ! Je ne partirai d’ici sans toi, il n’est pas question que tu moisisses ici, accusée injustement de crimes que tu n’as pas commis. »

Hortense esquissa un léger sourire alors que ses yeux exprimaient une certaine tristesse.

« Patience petite lutine ! Pour le moment, je suis plus en sécurité ici que dehors. Chimay et Orval pensaient m’anéantir en m’emmenant ici, mais sans le savoir, elles m’ont sauvée la vie. Les nains sont dures, mais justes, ils m’apportent à manger et ne me torture aucunement. Et puis, j’ai réellement commis un meurtre, plusieurs mêmes, mais là, n’est pas la question. »

Ces révélations me laissaient sans voix. Certes, je ne connaissais Hortense que depuis peu, mais mon instinct me dictait de faire confiance à cette jeune femme. Malgré tous les efforts, je ne pouvais imaginer Hortense en vulgaire criminelle. J’ouvris une fois de plus la bouche pour lui faire part de mon incrédulité, mais elle me devança :

« Allez part et ne t’occupes plus de moi. Si tu restes ici, tu risques de tout faire gâcher. »



Ce disant, de son index droit, elle me poussa légèrement. J’étais un peu têtue, mais pas idiote pour autant, je compris qu’il était préférable que je parte. C’est donc à contrecœur que je l’écoutai. Effectuant un petit saut, je regagnai le sol pour me diriger hors de la cellule sans accorder le moindre regard à la guerrière.

Cette rencontre venait de clore un chapitre de ma petite vie, mais en traversant les barreaux de la cellule, j'étais loin de me douter qu'une autre aventure ne tardait à débuter.

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Dernière édition par Guasina le Ven 16 Jan 2015 05:19, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Ven 16 Jan 2015 00:48 
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Adrayk avait suivit l'échange d'un air qu'il espérait détaché. Bien entendu il n'en était rien, il était suspendu aux lèvres des deux femmes. L'émotion de la lutine était palpable même aux travers de ces murs emplis de mensonges, de haine et de souffrance. On devinait aisément que la trahison avait laissé un goût amer dans la voix de Guasina.

Adrayk ne savait que dire, il regarda sa compagne, lui jetta un sourire compatissant qui s'effaça rapidement.
Il entendait des bruits de pas dans le couloir... S'agissait-il des gardes qui venaient faire un tour de garde suite aux vociférations du vieillard ? A moins qu'il ne s'agisse de quelque chose de plus funeste encore... La dite Hortense avait prit congé de la lutine en parlant de tout gâcher. De quoi pouvait-il s'agir ? Une évasion en train de se préparer ?

Dans tous les cas, mieux valait de ne pas rester ici. Agrippant un bras de la lutine, il lui montra du doigt le couloir d'où émanait les pas.
Adrayk n'avait pas envie de finir sa carrière de guérisseur prématurément dans une prison glauque, sans lumière, et sans verdure... Fini les couchers de soleils, encore moins les levés. La seule chose qu'il verrait serait les visages et les matraques des matons. Il n'avait définitivement pas envie de rester plus longtemps que cela dans ces lugubres couloirs.

A moins qu'il ne soit paranoïaque et que les gardes avaient quitter le fou et qu'ils repartaient vers leur poste de garde. Adrayk avait, à n'en pas douter, des tendances paranoïaque. La paranoïa avait au moins l'avantage de forcer la prudence. Restait à présent à savoir, si sa paranoïa avait raison d'être ou non...


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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Sam 17 Jan 2015 17:53 
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Sortir d'un chapeau !


C’est le regard humide, la gorge serrée et quelque peu contrariée, que je laissais, bien malgré moi, la jeune dame amaigrie à son propre sort, tel qu’elle l’avait souhaitée. Bien que déçue de ne pouvoir lui venir en aide après le long chemin que j’avais fait pour la retrouver, je respectais son choix d’agir sans moi.

En tournant le dos à la dame, je fis face à Adrayk, ce fidèle compagnon, qui ne m’avait plus quittée depuis notre rencontre à l’auberge. Ce dernier, compatissant, me fit un léger sourire qui ne dura guère longtemps. Non loin de nous, de nouveaux bruits de pas l’avaient alerté. Plus rapide que moi, il me montra du doigt l’origine du danger, puis m’agrippa le bras, me tirant dans la direction opposée.

Sans manifester la moindre opposition, je le suivis dans la course folle le long du sombre corridor. Revenant sur nos pas, longeant les cellules, je revis les divers occupants, le chasseur au visage marqué, puis la cellule ne contenant qu’un chapeau vide, puis…. Je m’arrêtai brusquement tirant à mon tour mon compagnon dans la nouvelle direction que je venais de prendre. Il ne servait à rien de courir inutilement, se cacher pourrait s’avérer beaucoup plus utile.

C’est donc cette idée en tête que je bifurquai vers cette cellule vide pour y pénétrer et nous faufiler sous le grand chapeau noir.

C’est alors qu’une voix chaude et puissante de femme d’âge mûre nous interpella :

« Vous ne trouvez pas que nous sommes trop à l’étroit, trois sous ce chapeau-là ? »

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Ven 23 Jan 2015 01:48 
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Adrayk conduisait la course vers ce qu'il se souvenait de leur porte d'entrée, qu'il espérait seulement être sa porte de sortie. Le petit caneton devais attendre sa maîtresse avec impatience là haut tout seul.

C'est à grandes enjambées de lutins qu'il parcourais les couloirs de la prison. Il n'était pas question de ralentir, uniquement de courir le plus loin possible de cet endroit. Mais pour cela il fallait retourner dans la cellule du fou...
Il venait seulement de se rappeler de celui-ci. Il serait très étonnant que ce dernier leur fasse un bon accueil après avoir brûler sa rétine.
Ralentissant sa course effrénée afin de réfléchir, le petit lutin sentit sa compagne de voyage s'écarter du chemin tracé pour se diriger vers une cellule vide à l’exception d'un vieux chapeau.

Il allait lui crier de repartir vers la sortie, lorsqu'il entendit les bruits de pas s'approcher à grand pas. Ne suivant que son instinct de survie, il plongea à la suite de Guasina sous l'abri de fortune.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'ils entendirent une voie un brin moqueuse s'éleva de sa gauche. Un petit couinement sorti bien malgré lui d'entre ses lèvres.


« Vous ne trouvez pas que nous sommes trop à l’étroit, trois sous ce chapeau-là ? »

Ils n'étaient plus les seuls êtres de 20cm et de framboises dans cette prison. S'agissait-il d'une prisonnière ? Ou de la personne dont Hortense avait parlé ?
Bien entendu que non, elle avait d'UN lutin...
Comme dans la cellule précédente, il était très difficile de distingué quelque chose dans la pénombre ambiante, d'autant plus sous un chapeau.
Bafouillant du mieux qu'il pouvait, Adrayk réussi à souffler :


Quii... êtes...vous ?

Un long silence accompagna sa question. Des gardes passaient devant la cellule au pas de course. Plus personne ne bougeait, n'osait respirer. Adrayk sentait qu'on lui chatouillait le bas du dos, cela ressemblait à une plume. Il se décalât légèrement afin d'éviter tout mouvement incontrôlable... Il était épouvantablement chatouilleux.
De cette position, il pouvait presque voir leur hôte, il devinait des oreilles très rondes, une couleur de peaux très pâle même dans la nuit. Mais surtout une paire d'ailes, enfin il devinait que c'était une paire, il ne voyait uniquement que l'aile droite, pleine de plumes...
Il s'agissait à n'en pas douter d'une Aldryde. Il connaissait ses voisines, il les craignait presque. Il avait eu vent que c'était souvent de redoutables sorcières qui prennent l'apparence de belles jeunes filles pour attirer les lutins.
Mais il ne s'agissait que de légendes, n'est-ce pas ?


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Dernière édition par Adrayk le Sam 18 Juil 2015 10:47, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Sam 24 Jan 2015 18:39 
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Proximité non désirée !


Il est inutile de préciser, je présume, que dans un endroit si exigu que l’intérieur d’un chapeau de sorcière, il n’était pas nécessaire de hausser le ton de la voix pour se faire entendre, un simple murmure suffit. Ainsi, même l’auditeur curieux possédant une excellente acuité auditive n’aurait pu entendre qu’un faible chuchotement rappelant le couinement d’un rongeur. Un individu passant non loin de la cellule apparemment vide n’aurait jamais deviné que trois êtres vivants et pensants se cachaient sous le couvre-chef apparemment abandonné sur le sol de terre battue.

Tel un lutillon découvert alors qu’il croyait sa cachette ingénieuse, je sursautai émettant un léger hoquet de surprise. Même si l’endroit s’avérait assez restreint, nous étions tout de même trois à l’occuper. Et la propriétaire de cette voix intimidante nous le rappela sans détour.

Embarrassée par la situation dans laquelle, j’avais entraîné mon compagnon, je ne réussissais pas à trouver les mots qui justifiaient notre intrusion.
Mon acolyte, apparemment aussi intimidé que moi si je me fiais à son élocution, fut plus prompt à fournir une réponse. Bref, il questionna plutôt la mystérieuse femme en lui demandant de décliner son identité.

« Ah ! mais vous d’abord ! » Rétorqua cette dernière.

« C’est que c’est un peu chez moi ici, puisque je surveille ce chapeau en l’absence de sa propriétaire. Vous êtes les invités et moi l’hôte ! »

Tout en l’écoutant, je plissais des yeux tentant de discerner un tant soit peu notre interlocutrice. La faible lumière qui pénétrait sous le chapeau, combinée à la dilatation de mes pupilles, me permit, au bout d’un certain temps, de distinguer une silhouette menue pourvue d’ailes blanches. Pour en avoir vu une lors de mon aventure sur les îles flottantes dans les nuages, je devinais qu’il s’agissait d’un aldryde. Espérant que celle-ci soit plus aimable, je me décidai à me présenter d’une voix trahissant ma nervosité.

« Je me nomme Guasina, je suis une lutine. Nous avons pénétré dans cette geôle sans permission afin de libérer une amie. Mais les bruits dans le couloir nous ont effrayés et nous nous sommes réfugiés ici. »

L’aldryde répondit :

« Et vous ? »

Il était évident qu’elle s’adressait à Adrayk. Je me pipai mot, laissant le loisir à mon compagnon de se présenter lui-même.

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Ven 30 Jan 2015 01:03 
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Si Adrayk avait pu, il serait tombé sur ses augustes fesses d'ahurissement. L'aldryde non loin de se démonter des deux intrus poussait les lutins à respecter les règles les plus simple de savoir vivre. S'il y avait bien un moment avait tendance à oublier ce genre de politesses, c'était précisément celui où tous les gardes de la prison cherchaient activement deux lutins.

« Je me nomme Guasina, je suis une lutine. Nous avons pénétré dans cette geôle sans permission afin de libérer une amie. Mais les bruits dans le couloir nous ont effrayés et nous nous sommes réfugiés ici. »

Ainsi Guasina avait choisi de passer sous silence le moment passé avec Hortense. Ne voulant pas reproduire le fiasco de l'épisode du vieil homme, Adrayk se plia aux seuls renseignements de la lutine. Prenant un inspiration, il tendit l'oreille vérifiant les bruits venants du couloirs et se présenta.

A mon tour donc... Je me prénomme Adrayk, guérisseur de formation, lutin de condition, et compagnon de voyage de Guasina. Veuillez m'excuser, ma description est un peu sommaire mais il n'y a que peu à dire.

Il ne pouvait s'empêcher de penser aux légendes, et avait presque peur de trop en dire. Il ne voulais pas que la sorcière puisse avoir la moindre emprise sur ses sentiments...
Un léger silence c'était installé. Adrayk et Guasina attendait la présentation de leur hôte, tandis que l'aldryde les fixaient, la mine impénétrable. Adrayk, n'étant pas patient du tout, se fit entendre


Et vous ? Qui êtes vous ?
Comme si elle n'avait pas entendu la question, l'aldryde sortie de sa contemplation.
Sans permission dites vous ? Tout ce remue-ménage est-il de votre fait ?
Qui donc êtes vous venus voir ? Je suis curieuse....


Durant son laïus, le guérisseur pris le temps de scruter les faits et gestes de la créature.
Il était étrange qu'une aldryde reste cloîtrée dans une cellule et surtout dans ce chapeau. S'il y a bien un point commun entre les aldryde et les lutins étaient leurs désirs de liberté.
Tout en regardant parler leur hôte, Adrayk nota qu'un frisson parcourait tout le corps de celle-ci. L'intégralité de son maigre corps avait vibré pendant une demi-seconde. Tout son corps ? Non, Adrayk l'avait remarqué, une des ailes avait échappé à ce saut d'humeur et avait laissé un sourire figé de douleur.


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Dernière édition par Adrayk le Sam 18 Juil 2015 10:25, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Lun 2 Fév 2015 02:40 
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L'homme avait enfin cessé de crier, les gardes s'en étaient sans doute occupés et le calme était revenu dans la geôle.

Sous ce chapeau particulier où il était plus coutumier d'y retrouver une tête de sorcière, discutaient en toute quiétude trois êtres de petite taille dont une pourvue d'ailes blanches. Adrayk se présenta comme il se doit soulignant au passage ses talents de guérisseurs.

Puis le silence s'installa, l'aldryde omettant de se présenter à son tour. Décidément, la politesse ne semblait pas entrer dans les mœurs de cette petite race ailée. Mon fidèle compagnon revint cependant à la charge lui demandant une fois de plus de décliner son identité. Mais la demoiselle éluda encore sa question préférant nous tirer les vers du nez quant à la raison de notre intrusion furtive dans cette prison.

(Son comportement est louche !)

Ma conscience ne se manifestait pas souvent, mais lorsqu'elle le faisait, ses commentaires sinon ses conseils s'avéraient judicieux. Je demeurai alors silencieuse, faisant appel à ma mémoire, réfléchissant et analysant les maigres informations qu'elle avait bien voulu nous transmettre.Tout au début de la conversation, la petite avait précisé qu’elle surveillait le chapeau de la sorcière en son absence. Il arrivait à ma grand-mère de me parler des aventures qu’elle avait partagées, avec sa grande amie, la sorcière Thérésa. Et s’il y avait une chose que j’avais retenue de toutes ses histoires, c’était bien que les sorcières ne se séparaient de leur chapeau que lors d’une situation exceptionnelle. Et puis si cette sorcière était partie pourquoi n’avait-elle pas amené son amie ? Pourquoi cette dernière ne s’était tout simplement pas envolée pour passer entre deux barreaux de la fenêtre. L’aldryde nous cachait évidemment un renseignement important. Esquissant un sourire invisible de mes compagnons puisque l’obscurité était trop importante sous le couvre-chef, je fis la proposition suivante :

« Le calme est enfin revenu, nous pouvons donc sortir de notre cachette ! »

Ce disant, je soulevai le chapeau. La petite voulut bien s’interposer, mais ce fut trop tard, j’avais déjà retiré le chapeau et aperçu l’aile brisée de la petite aldryde. Je me tournai donc vers Adrayk, lui seul pouvait venir en aide à la demoiselle sans nom.

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Sam 21 Fév 2015 20:18 
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Guasina avait prit le guérisseur par surprise, il ne pensait pas sortir de leur cachette avant longtemps. Si un garde rodait, il leur serait impossible de rester invisible. Ils seraient alors à leur tour piégés en ces murs.
Se sentant hésiter, son regard croisa celui de Guasina qui le convint dans son choix. Dans ses yeux il voyait le même désir de liberté, rentrer, sentir l'odeur de la forêt, la sensation bienveillante des chênes bicentenaires.

Soulevant à son tour le chapeau, Adrayk sorti de sa cachette et se dirigea vers sa comparse. Avant d'arrivé à sa hauteur, il sentit qu'on le tirait par le tunique. L'aldryde, à l'origine de l'arrêt du guérisseur, à son tour entra dans la lumière. Adrayk avait vu juste, non seulement son aile était replié sur elle même, mais en plus à sa base elle prenait une courbe étrange.


Oh.... Vous souffrez....

Il ne s'agissait pas d'une question, dans la lumière la douleur se lisait sur son visage. Adrayk commençait à comprendre que pour les aldrydes, les ailes étaient comme les chapeaux des lutins : absolument indissociables.
Le petit guérisseur se devait de l'aider, tant pis pour la liberté qu'il souhaitait retrouver dès maintenant.
Jetant un regard désolé en arrière vers Guasina et se retourna vers sa nouvelle patiente.
S'approchant du membre endolori, il commença à examiner la blessure.


Comment vous êtes vous fait cela ? Expliquez moi.

Laissant l'aldryde s'exprimer, détourner son attention et son esprit vers son histoire au lieu de le voir s'approcher avec la ferme attention de réduire cette fracture. Il empoigna l'aile fracturée et...

Je volais donc pour échapper à mon attaquant quand soudain, ARGHHHHHHHHHHH !

La douleur poignardante la jetta à terre sur les genoux les yeux humides. Sans attendre la réaction de colère qui allait sans aucun doute éclater contre le guérisseur, Adrayk s'agenouilla contre sa patiente, apposa ses mains contre l'ancienne blessure.
La guérison ne devait pas être longue, il s'agissait simplement d'un sort mineur pour réduire la douleur.
Bien sur elle ne pourrait pas reprendre le vol dès maintenant, mais au moins elle pourrait marcher sans souffrir le martyr à chaque pas.

Arrivé dans sa clairière psychique, il s'assit en tailleur dans les hautes herbes - pour un lutin bien entendu - entama sa préparation mentale avant d'atteindre la concentration suffisante.
Enfin, la lumière bleue tant attendue s'échappa des ses paumes telle une rivière de montagne sortant de son lit après des neiges abondantes.
Le rictus de douleur de l'aldryde se réduisait au fur et à mesure que les étincelles pénétraient dans l'aile endolorie.


Je.... Je ne sais pas si je devrais vous remercier ou transformer en un rongeur quelconque de m'avoir bernée comme cela.

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Dernière édition par Adrayk le Sam 18 Juil 2015 10:50, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Dim 22 Fév 2015 22:28 
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Il y a des moments où il faut savoir faire preuve de discrétion, se retirer afin de préserver l’intimité et c’était justement le cas ici. En soulevant brusquement le chapeau de sorcière, j’avais dévoilé au grand jour ce que l’aldryde anonyme tentait de dissimuler, sa blessure à l’aile gauche.

Ne pouvant rien faire pour elle et sachant que Adrayk était le lutin de la situation, je reculai de quelques pas me rapprochant ainsi du mur fond de la cellule pourvu d'une fenêtre. Je demeurai silencieuse afin de faire oublier le plus possible ma présence pour permettre au guérisseur de se concentrer pour exercer son art.

Puis, alors que j’étais perdue dans mes pensées, un son nasillard, provenant de l’extérieur, parvint à mes oreilles et me mit sur le qui-vive. Silencieusement, je me tournai vers la fenêtre et je tendis l’oreille. Le son se répéta et je pus confirmer mes soupçons, il s’agissait de mon rejeton Pataud qui cancanait. Quelques semaines auparavant, je n’aurais pas fait attention à ce cri d’alarme qui ne se serait pas distingué des autres de la rue. Mais j’étais mère à présent, mère d’adoption, mais mère tout de même et je reconnus le cri de mon petit au travers de tous les autres sons.
Sur le bout des orteils, m’octroyant un demi-centimètre de plus, le cou étiré, j’essayais tant bien que mal et en vain de voir ce qu’il en retournait. Si mon petit était en danger, je devais me précipiter à son secours. Reculant d’un pas, je n’agrandis que légèrement mon champ de vision, mais suffisamment pour voir ses pattes de canard passées devant l’ouverture et d’autres plus grandes le poursuivre. Dès ce moment, j’en oubliai l’aldryde et le lutin, seule la survie de mon Pataud m’importait.

Ma besace au sol, c’est à deux mains que je fouillai hâtivement dedans pour en sortir la pelote de laine récupérée lors de mon aventure sur l’île flottante dans les cieux. J’attrapai donc une de mes aiguilles à tricoter de taille humaine et j'y attachai l’extrémité de ma laine. Je testai la solidité de celle-ci en tirant dessus. Formée de six brins, elle saurait résister à mon poids et bien davantage.

Je pris donc un petit élan et je projetai ma lance improvisée à travers la fenêtre. Sans difficulté, mon projectile se rendit jusqu’à la fenêtre et passa entre deux barreaux. Puis doucement, je tirai sur mon bout de corde pour ramener l’aiguille à tricoter. Tout se passa comme je l’espérais, placée perpendiculairement aux barreaux de métal, mon aiguille y resta fixée. J’enfilai mon sac en bandoulière, j'attrapai ma corde à deux mains et commençai mon escalade. Cet exercice s’avérait plutôt facile pour des êtres de ma race. De plus, mes pieds appuyés contre le mur facilitaient ma montée, sans oublier que mon état d’esprit me fournissait toute l’adrénaline nécessaire pour escalader ce mur de pierre.

Suivant un rythme cadencé, je montai sans relâche le long de ce mur de pierre humide et poisseux. Obsédée par l’idée de rejoindre mon protégé au plus vite, le souffle coupé par l’effort, je me souciais peu de la corde de laine qui brûlait mes mains. En moins de deux, j’étais sur le rebord de la fenêtre et une seconde plus tard, dans la rue souterraine à chercher du regard mon petit canard.

Ma recherche ne fut point vaine, le petit caneton cria de plus belle dès qu’il me vit tout en se dirigeant droit vers moi de sa démarche maladroite. Mais il n’était pas seule, à ses trousses, un gros nain le poursuivait canne à la main.

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Lun 16 Mar 2015 04:17 
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Instinct maternel (partie 2)


Petite lutine contre barbu ventru. Mère protectrice contre ventre affamé. Ma tête relevée, la sienne baissée, nous nous défions du regard.
Puis rompant le silence, d'une voix grasse et forte, il m'ordonna de débarrasser le plancher.

"Bouge de là ! Un bon repas de canard m'attend juste derrière toi et je ne me priverai pas de t'écrabouiller afin d'arriver à mes fins pour combler ma faim.

Je n'en étais pas à mon premier affrontement contre un individu de plusieurs fois ma taille, j'en avais à présent pris l'habitude depuis mon départ de mon village natal. J'avais combattu ma réplique parfaite, une couleuvre, des lapins carnivores, des sangliers, des gargouilles, des soldats squelettes, un bourreau composé de chaînes entièrement, un immense monstre même pour des humains de grandes tailles. C'est donc aucunement intimidé que je lui répondis les sourcils froncés.

"Je ne vous laisserai pas faire ! Ce caneton se prénomme Pataud et il est mon protégé ! "

Ne me prenant nullement au sérieux, il s'esclaffa. Je n'étais qu'une petite lutine devant ce balourd trapu. Cherchant un plan, j'observai mon adversaire. Habillé sobrement de vêtements de travail usés, plus court qu'un homme, les membres disproportionnés, la bedaine prédominante, un cou large surmonté d'une énorme tête ronde, une longue chevelure grise nattée dépassant de son chapeau gris élimé, de petits yeux de porcins dissimulés derrière d'épais sourcils broussailleux, une barbe poivre et sel abondante et en bataille, un gros nez rougi par l'abus de l'alcool, une bouche toujours ouverte prête à beugler sans arrêt. Un nain.

Insultée, je sortis mon arc, le bandai et le visai.

"Tu penses que tu peux me faire mal avec ton arc de minus. "
Me nargua-t-il tout en dégainant son poignard.

(Oh que oui ! Pas seulement le blesser, tu peux le tuer facilement d'une simple flèche au coeur)

Ma conscience n'avait pas tort, je pouvais me débarrasser sans peine de ce nain trop gourmand et impoli. Mais il y a une différence majeure entre pouvoir et vouloir. Mon intention n'était pas de le tuer, ou de le blesser, mais seulement lui faire peur, ce qui n'avait apparemment pas fonctionné. Mon père, excellent archer et lutin possédant une force exceptionnelle, nous avait mis en garde. Posséder une force surlutine, ou des aptitudes d'archers hors normes impliquait aussi un grand sens des responsabilités. Il fallait faire preuve de discernement et ne pas utiliser nos capacités à mauvais escient.

Je me ressaisis donc et rabaissai mon arme. Mon vis-à-vis prit sans doute ce geste comme une capitulation et tenta de me contourner pour atteindre le caneton. Rapide, je relevai mon arc, je visai et laissai échapper une flèche qui fila au-dessus de sa tête pour pénétrer dans son chapeau et l'emmener au loin.

"Raté", cria le nain. Trop idiot pour comprendre que j'avais délibérément visé son couvre-chef comme signe d'avertissement.

Et c'est là, juste au moment où il allait tenter de m'écraser de sa grosse botte feutrée que le chef de la milice intervint.

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Dernière édition par Guasina le Sam 18 Avr 2015 21:20, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Dim 29 Mar 2015 02:29 
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Instinct maternel (partie 3)


Aussi trapu et poilu, que tous les nains, le milicien, qui s’adressa à nous, se distinguait par une barbe blonde plutôt courte et bien entretenue ainsi que des vêtements d’officiers.

« Cessez ce grabuge immédiatement où je vous enferme dans ma cellule la moins confortable ! »
Terminant son avertissement, il plissa les yeux, il m'avait reconnu :

« Je t’avais dit de déguerpir petit avorton ! » Il jeta un coup d’œil aux alentours cherchant sûrement mon compagnon. Puis il reprit :

« Fais comme ton petit ami et éloigne-toi d’ici ! » Il se tourna enfin vers mon assaillant :
« Et toi, Maturin, retourne chez toi, ta femme t’y attend sûrement avec un bon repas que tu prendras plaisir à engloutir. »

Ne sachant quoi répliquer, je préférai me taire, je n’avais aucune envie de narguer l’officier, encore moins de le provoquer. Les nains ayant la réputation d’être prompt à s’enflammer pour des riens et être enclin à la bagarre, je choisis la prudence, me contentant d’obtempérer en hochant de la tête en signe d’acquiescement et je m’éloignai à regret. Apparemment, le dénommé Maturin choisit la même option, non sans auparavant, grommeler dans sa barbe.

(Adrayk va me chercher ! )

J’aimais bien la compagnie de ce nain guérisseur et j’avoue qu’après avoir vécu plusieurs aventures auprès d’êtres de races variées, mais toujours plusieurs fois ma taille, j’appréciais la présence à mes côtés de quelqu’un comme moi, me donnant parfois l’impression de ne pas avoir quitté mon petit village.

Je décidai donc de prendre la rue située devant moi dans le but bien arrêté de bifurquer un peu plus loin pour rebrousser chemin. Sans hésitation, cantonnant à tue-tête, mon petit pataud, me suivit se dandinant de sa démarche maladroite. Discrètement, je jetai un coup d’œil à droite afin de voir ce que faisait le gros lutin. Son couvre-chef en main et ma petite flèche en mille morceaux à ses pieds, il filait vers la droite, d’un pas pesant, sans demander son reste.

Bien que la lumière du soleil commençait à me manquer, je n’avais pas détesté le séjour passé dans cette ville souterraine naine qui différait de toutes les autres cités par ces multiples niveaux, ainsi que par ses ponts et passerelles permettant de se rendre d’un lieu à un autre. Cependant, ne pouvant plus rien faire pour Hortense, il était temps pour mon caneton et moi, de quitter cet endroit.

C’est ainsi que j’errai quelques minutes dans cette rue, avançant à un bon rythme pour une personne de ma taille, saluant les jeunes enfants au passage. Puis, lorsqu’une voie à ma droite se présenta, je la pris afin de revenir sur mes pas, pour retrouver mon compagnon et la petite aldryde.

Je venais à peine d’emprunter le chemin de retour qu’une vision d’horreur me fit face. Le gros Maturin, son chapeau sur sa tête grise, son sourire narquois, et un filet de bave qui lui coulait sur sa longue barbe. Il voulait manger du canard pour dîner et les paroles du milicien ne semblaient pas l’avoir découragé. J’aurais aimé rebrousser chemin ou trouver une cachette pour moi et mon protégé, mais il était trop tard, il m’avait repéré et même si je partais à courir, Pataud ne serait capable de distancer son boucher. La fuite devenant à présent impossible, je me devais d’affronter ce gros nain têtu et pansu.

-->suite

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Dim 25 Sep 2016 11:27 
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Je me réveille, la tête dans le vague et le corps dans un état peu enviable. Je sens le doux contact du coton sur ma peau et jette un bref regard circulaire pour me rendre compte que je suis dans la milice. J'essaie de me redresser quand une voix familière m'interromps soudainement.

"T'lève pas bordel ! Tu va rouvrir ta satanée blessure, elle m'a donné assez d'mal comme ça !"

Je braque mon attention en direction de la source de cette voix ferme et constate que je ne me suis pas trompé. Bornurd, le médecin rattaché à la milice me fait face, l'air mécontent et bourru, comme à son habitude. Il s'approche de moi tandis que je retire doucement la couverture qui couvre mon torse. J'y découvre des sutures qui courent sur toute mon entaille, finement fait, c'est là l'oeuvre d'un expert en sa matière.

"Merci à toi Bornurd. On dirait que j'te dois la vie." dis-je d'un voix étouffée.

Le doc' se contente de grogner et d'un doigt, passe sur ma blessure refermée avant de s'estimer satisfait. Il frappe dans ses mains et la porte de la chambre s'ouvre aussitôt. Un sourire illumine alors mon visage quand je vois entrer mes gars, Korben, Hirsold, Grind et Dum.

Le chef de mon unité est le premier à parler, s'exclamant que j'ai pas intérêt à lui r'faire pareil frayeur ; puis vient les autres qui sifflent en constatant ma cicatrice et me propose un peu d'bibine pour me revigorer. Le doc' hurle alors et leur interdit d'me donner de l'alcool avant de pester contre l’imbécillité des guerriers.

"Bon, tu vas devoir rester ici encore quelques jours. Dès que tu t'sens prêt, viens m'trouver, on nous a assigné une mission plutôt... sympathique ! Je t'expliquerai les détails l'moment v'nu." m'explique Korben.

Je veux lui répondre mais mes yeux se ferment aussitôt, ma bouche est de coton et je retombe dans les affres réparateurs du sommeil de plomb.

La période qui suit me fait alterner entre vague conscience et repos, et ce pendant plusieurs jours. Je récupère lentement mais sûrement de ma blessure, retrouve une santé de fer et me sent finalement prêt à en découvre de nouveau. Je quitte donc un matin la salle de soin tout en remerciant Bornurd, lui demandant où se trouve mon armure. Il me convie à voir Korben qui a tout gardé et après avoir hoché de la tête, je me dirige vers la sortie pour trouver mon officier.

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Chef : Qu'il y a-t-il de mieux dans la vie ?
Guerrier : L'immense steppe, un rapide coursier, des faucons à ton poing et le vent dans tes cheveux.
Chef : Faux ! Conan, qu'il y a-t-il de mieux dans la vie ?
Conan : Écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes.
Chef : C'est bien.



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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Dim 25 Sep 2016 12:10 
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Je sors dans le couloir et oblique vers la droite, en direction du bureau des officiers. Je me hâte et marche d'un pas rapide, saluant au passage les miliciens que je croise.J'arrive au bout de quelques minutes dans la salle sobrement meublée. Une grande table de pierre entourée par de nombreuses chaises est en fait, le seul mobilier présent.

Korben se lève à mon apparition et se précipite vers moi avant de me donner une claque dans le dos.

"D'retour parmi les vivants à c'que j'vois ! Content d'te voir Thror. Viens t'asseoir rapidement." termine-t-il en me désignant une des chaises. J'obéis sans tarder et il continue sur sa lancée. "V'là l'topo, on doit aller dans la vieille ville dès aujourd'hui. Le p'tit Pergrin, fils de Gruk, un des membres du conseil, s'est perdu et d'après les gosses avec qui il traîne, il s'rait allé dans l'ancienne Mertar. Une équipe a déjà été dépêchée mais on n'a pas de retour d'leur part d'puis plusieurs jours, la situation devient donc urgente." m'explique-t-il en faisant craquer ses jointures.

"Donne moi mon équipement et on y va !" rétorqué-je aussitôt, plein d'entrain.

Korben me sourit et se lève avant d'me faire signe de le suivre. Il m'amène à travers les couloirs et escaliers de la milice et s'arrête devant le stock d'arme. Il m'fait signe de l'attendre et ressort quelques minutes plus tard avec mes pièces d'équipements que je revêt sans attendre.

Finalement prêt, je cogne dans mes poings gantés et d'un ton décidé, prévient Korben que je l'attends dehors pendant qu'il va chercher mes camarades. Ce dernier hoche la tête et s'met à courir en braillant que je suis d'retour. Cela me met de bonne humeur et dès que je croise un collègue, je le salue avec chaleur, heureux d'être d'nouveau apte à m'battre.

Je sors finalement après cinq minutes de la milice et hume l'air. Je me sens bien, en confiance. La prochaine mission qu'on nous a assigné promet d'être exaltante et riche en aventure, ce qui me rend euphorique. Je pense déjà à son aboutissement, à la gloire qui va recouvrir l'escouade et moi-même, ainsi qu'à la satisfaction d'avoir aidé la cause Naine.

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Chef : Qu'il y a-t-il de mieux dans la vie ?
Guerrier : L'immense steppe, un rapide coursier, des faucons à ton poing et le vent dans tes cheveux.
Chef : Faux ! Conan, qu'il y a-t-il de mieux dans la vie ?
Conan : Écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes.
Chef : C'est bien.



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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Dim 2 Oct 2016 17:29 
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Sa logeuse, une vieille thorkine, n’est pas encore levée lorsqu’il descend à la cuisine. Gorim trouve toutefois au coin du fourneau une marmite de ragoût, du pain dans la huche, du fromage frais dans une jatte. Après s’être servi deux bonnes louches du ragoût, il découpe sur un coin de la taille un oignon en lamelles qu’il étale sur une bonne tartine de fromage. Pas question de se rendre à la milice le ventre vide.

Chemin faisant, il pense avec fierté au commentaire du sergent sur son tir contre le sekteg, et à la convocation pour prendre une mission directement de sa part. L’occasion de se distinguer se présente enfin, c’en est peut-être fini des tâches collectives de garde, longues et calmes mais peu propices aux promotions. Et puis les missions donnent parfois l’occasion d’une prime. Il est satisfait de l’arc qu’il s’est offert avec ses soldes, pour l’heure débandé dans son étui de toile cirée, mais il aimerait bien se procurer une arbalète. Lors d’un entraînement, il a eu l’occasion de constater les dégâts que cela pouvait infliger à une armure, et malgré la cadence de tir moins élevée, il imaginait déjà quel usage il pourrait faire d’un poste convenablement défendu…

Un peu avant d’arriver aux portes de la milice, il ajuste son tabard, resserre sa ceinture d’un cran : pas question de passer pour un thorkin négligé. Délaissant la grande porte, il se faufile par l’entrée des gardes, et salue les deux camarades en faction. Nombreux sont les habitants de Mertar qui viennent, pour une raison ou pour une autre, se plaindre aux, ou des, miliciens, et le hall est encombré dès le matin.

(Nous les protégeons, ils pourraient se montrer plus respectueux, au lieu de toujours venir chouiner devant les gradés après avoir pesté contre les gars du rang…)

Une fois à l’intérieur, les poignées de main, salutations et rapides conversations d’usage distribuées à la ronde, il se rend immédiatement auprès du sergent. L’impatience n’est pas un de ses traits de caractère, Gorim aspire simplement à faire ses preuves, et avancer un peu dans sa condition. Son beau-frère développe bien son affaire, et il ne veut pas que sa sœur ait à rougir de lui comparé à son mari.

« Gorim, au rapport, sergent ! »
annonce-t-il, en effectuant un salut qu’il espère impeccable.

- 2 -

_________________


Dernière édition par Gorim le Lun 3 Oct 2016 19:07, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Milice de Mertar
MessagePosté: Dim 2 Oct 2016 22:29 
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Intervention pour Gorim - Première mission de milice



Le thorkin à la forte barbe brune auquel tu t'adresses, assis dans un fauteuil à haut dossier, se masse le coin des yeux. Visiblement, il a déjà eu affaire à son lot de nains mécontents et grogne en t'entendant arriver. Toutefois, à ton salut, il daigne te regarder. Mieux, ses yeux couleur boue sourient presque. Contrairement à sa bouche, que tu ne vois presque pas.

"Enfin une chose qui m'fait pas friser la barbe, par Kubi ! Repos, apprenti Gorim."

Il inspire profondément puis se met à bouger des parchemins et des tablettes. Tu peux l'entendre grommeler un peu puis finir par mettre la main sur une missive.

"Voilà. Tu connais Karmina, la serveuse de l'Enclume Étincelante ? Eh ben elle est venue nous dire que des fûts de bière avaient disparu de la taverne. Et pas n'importe lesquels ! Des tonneaux de fête, prévus pour l'inauguration d'une nouvelle galerie. Je te charge de les retrouver."

Tu le vois réfléchir une seconde, frissonner des pieds à son casque rond puis toussoter.

"Le plus tôt sera le mieux. Va voir Karmina, et discrètement. Faudrait pas que les mineurs l'apprennent trop vite."

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