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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Lun 8 Déc 2014 00:18 
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< Milice de Mertar

Carnet de Route J-2

L’ignorance est une plaie de l’âme, songeait Onor.

(Que Valyus m’emporte, je n’ai pas signé pour faire le poireau à côté de not’ noblesse merteranne.)

Plus il marchait et plus ça lui trottait que cette mission n’avait rien à voir avec le renouveau de la Nation Naine. Les bas fonds de l’ancienne Mertar pullulaient d’immondes abjections et il allait se retrouver des pâquerettes plein la bouche à musarder à la surface, peut être même croisé des humains voire pire des kenders !

D’un pas énervé, le thorkin retournait en direction de sa chaumière ; qui il l’espérait secrètement s’était remise en ordre toute seule, afin de prendre un repos bien mérité et de rassembler quelques affaires pour ce premier voyage à la surface. Mais surtout, le guérisseur voulait s’assurer au préalable de l’état de santé de l’oncle Som, cet étourdi étant certainement capable de se mettre en danger avec le parchemin que d’autres semblaient convoiter.

(Et ce demeuré de Dwif pour le secourir, ah par mes tresses y en aura pas un pour rattraper l’autre, c’est dire si à deux ils réunissent suffisamment de bon sens pour tenir le gousset d’un sekteg. En plus ils peuvent pas s’empiffrer. Il manquerait plus qu’ils se fouttent sur le pif tous les deux !)


Accélérant encore le pas, Onor déboula sur la Grand’Place et questionna prestement les badauds présents. Un vieux nain au cheveux courts ? Pas vu. Dwif le Piquant ? Il a pas montré sa face depuis hier. M’esquivant il passa par le Brasserie du Malt d’Or. On se souvenait d'eux, pour sûr, mais depuis la dernière soirée personne n’était repassé. De la Taverne de l’Enclume Étincelante à la boutique de magie, aux mêmes questions répondaient les mêmes négations. Dwif et Somorthor s’étaient volatilisés. Las de les chercher en vain, Onor regagna sa demeure sans conviction pour s'accorder du sommeil.
Arrivé au seuil de la porte, un vieux nain se tient immobile et droit comme un piquet, comme une sentinelle à son poste. L’Instructeur. Onor eut un frisson. Il savait qu’il lui faudrait se justifier, il savait qu’il voulait savoir mais aujourd'hui il n'avait rien envie de dire.

Par les ancêtres, pourquoi fallait-il que les thorkins de son entourage soient si peu « thorkins » par leur comportement. Lui-même se demandait parfois pourquoi il se sentait si différent et si proche en même temps de ses congénères.

- Onor, tu ne viens plus étudier la littérature et l’histoire, que t’arrive-t-il ?

- J’ai des affaires à mener, répondit-il en essayant de se frayer un accès à sa porte.

- Des affaires plus importantes que ton instruction ? Qu’est ce donc ?

- Ça ne te regarde pas.

La claque fendit l’air et vint s’écraser dans un bruit sourd sur mon visage. Tout ébahi par ce qui venait de se produire, Onor sentait au même moment monter en lui une rage indicible qu'il ne pouvait contrôler. Sur un cri enflammé, il se jetta poings fermés sur le vieil érudit dans la ferme intention de lui prodiguer un ravalement de façade digne des annales de la cité. Cette action se stoppa cependant au stade de l’intention, puisque un halo entoura au même moment la cible désigné, la transformant en lumière brute. Les yeux nyctalopes du guérisseur ne purent supporter une telle saturation de leur nerf. A genou désormais, il ne pouvait que maudire celui qui venait de l'humilier devant chez lui. Le halo diffus s’entremêlait à la silhouette de l’Instructeur le rendant de moins en moins « concret ». Un fantôme de lumière se tenait désormais en face du guérisseur, à peine remis du premier choc.

- Arrêtes ta sorcellerie ! Je connais bien là tes méthodes de couard !

Moi aussi j’apprends… se retenu-t-il de dire.

Le halo luminescent fit un pas en direction du thorkin. Irradiant l’ensemble de la voûte souterraine, l’étrange phénomène commençait à se faire remarquer par les voisins, quoi que trop peu curieux pour s’approcher de cette rupture profonde à leur obscurité chérie.

- Onor… mon pauvre Onor... je fais tout ça pour toi tête de mulet alors tu ferais mieux de rester coi et de m’écouter !

Onor acceptait sans peine le silence qui s’en suivi et en profitait pour se relever. La lumière baissa un peu d’intensité.

- J’ai pourvu à ton éducation depuis longtemps, je t’ai élevé comme un fils et t’apprécies comme un frère, un petit frère bien sûr…

Il semblait hésiter alors que le guérisseur restait circonspect à ses mots. En fait, celui ci avait encore trop mal aux yeux pour lui envoyer une rouste en pleine face, mais ce n’est pas l’envie qui manquait.

- Je dois te dire que je m’inquiète pour toi. Depuis ce que tu sais, tu n’es plus le même et ton attitude a changé. Alors je me dis que c’est ct’espèce de jeune penaud, cet emmanché sans cervelle qui te sert de compagnon de beuverie qui devait de tourner la marmite à l’envers et te taper sur l’enclume. Tu sais Onor, il est toujours temps de reprendre des études.

Encore une leçon de moral qu'Onor abhorrais par-dessus tout. Il avait une mission à faire et ce gâteux parlait de bouquin. Dans son malheur, Onor voulait quitter ce trou de Mertar et en même temps il ne pouvait s’y résigner qu’avec dégoût. Il aspirait à quelque chose de grand, accumuler des richesses, détruire des armées d’impie, honorer Valyus au plus haut point, relever la nation thorkine qu’elle retrouve sa puissance d’antan. Pas faire une promenade à Amaranthe. Si encore il pouvait lutter contre la vermine mais non, il fallait escorter la bourgeoisie. En plus le guérisseur ne maitrisait pas les armes comme Dwif ou d’autres, il ne s’en sortais qu’avec des sorts salvateurs, foutu magie ! Magie…magie…

- Euh…dis voir Instructeur.

- Ah ! On m’appelle !

La lumière disparue quasi instantanément et la nuit reprit sa place immuable dans le souterrain. L’Instructeur semblait suffisamment fier et imbu de lui-même pour que le thorkin puisse s’y risquer. En plus il avait deux jours à tuer.

- Dis voir ton truc là de lumière.

- Incroyable n’est-ce pas, s’enorgueillit-il.

- Ouai pas mal…, tu peux me l’apprendre ?

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Onor, Thorkin, Guérisseur


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Mar 10 Fév 2015 22:06 
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Depuis les habitations de Mertar

La fière cité Thorkin étalait le dédale de sa conception arachnéenne dans toutes les dimensions de l’immense caverne qui l’abritait. Les chemins de pierre se tenaient là, suspendus au-dessus d’antiques abysses insondables. Ils joignaient entre elles habitations et bâtiments, taillés à même les parois et les piliers imposants de cette immense ville dans la montagne.

Des lanternes creusées dans les parois du lieu, soigneusement entretenues, éclairaient la fourmillante vie qui en était l’apanage: des Thorkins de toute âge, tout sexe et de toute occupations constituaient le sang de la cité, marchant sans peur sur les chemins que suivaient déjà leurs aïeux. L’odeur vive de nourriture, la chaleur des forges, le mouvement des cheveux soignés d’une jolie Thorkin, les rires et les voix tonnantes des marchands hélant le client, emplissaient l’endroit d’un foisonnement de sensations.

Tarkin se laissa porter dans le flot, provoquant quelques grognements parmi les citadins tant son barda prenait de la place sur les étroites routes. Son objectif : la Bibliothèque de Mertar. Il ne pouvait partir sans saluer l’un de ses vieux amis.

Cheminant sans hésiter dans cet environnement familier, c’est sans y penser que ses pieds trouvèrent le chemin de la forge de maître Fraor. L’imposant nain battait, sous les yeux juvéniles de la nouvelle génération d’apprenti, le fer brûlant qui deviendrait un fier ouvrage. Tarkin se revit dans cette assemblée silencieuse et admirative, observant le feu de la forge et le travail du maître, dont chaque coup de marteau forgeait autant son caractère que l’ouvrage. C’était aussi le lieu heureux de la naissance de Dworkilin et des plus grandes fièvres créatrice.

Ayant laissé sa nostalgie dans son sac avec ses autres émotions, Tarkin continua sa route sans ralentir de trop au travers des méandres de pierre, pour voir enfin la grande bibliothèque se dessinant dans l’une des parois de la cité.

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Tarkin Malachite / Guerrier Thorkin / Machiniste Curieux


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Jeu 12 Fév 2015 14:46 
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Depuis la bibliothèque de Mertar

Parcourant de nouveau les chemins vertigineux de Mertar, Tarkin s’oubliait dans la foule éphémère, tentant de dépasser la peine de la séparation de son passé pour se concentrer sur la passion sourde qui motivait son avenir. Il partait, c’est vrai : mais c’était pour accomplir son rêve. Peu de thorkins se versaient dans l’art de la magie, et bien qu’habiles artisans, beaucoup préféraient la lame franche d’une hache aux délicats entrelacs de la mécanique. Pour lui, qui désirait créer une machine capable de produire de la magie, création presque divine et sans aucun doute d’une ambition démesurée, Mertar ne pourrait lui prodiguer qu’une partie de la connaissance nécessaire. Il espérait le monde suffisament vaste pour que ceux qui savent existent, et qu’il puisse ainsi réaliser ce rêve mégalomaniaque.

Perdus dans ses réflexions, Tarkin emprunta quelques petites rues dont il avait le secret. Il espérait ainsi gagner du temps en rejoignant la grande place plus vite qu’en empruntant les grandes artères, forcément plus fréquentées. Il ne vit pas la silhouette sombre qui se détacha du mur après son passage et qui le suivit d’un pas feutré, se rapprochant un peu plus à chaque seconde…

‘’Par Gaïa, qu’est ce qui…’’

Trop tard, Tarkin se retourna. Trop tard pour éviter le choc avec l’inconnu.

‘’ Ho m’sieur, j’vous d’mande pardon! Je n’vous avais pas vu ! ‘’

Le mensonge évident de cette personne transparaissait clairement dans sa voix. Une jolie voix féminine par ailleurs, bien que marquée par un jargon rude, qui contrastait avec le reste de son aspect : sale et négligé, une odeur d’ordure émanait d’elle, faisant froncer le nez de Tarkin. Malgré la large cape miteuse qui recouvrait son corps et le capuchon masquant ses traits – la rendant encore plus suspecte -, on pouvait aisément deviner là une Thorkine.

‘’ J’pensais à tout un tas d’trucs s’avez, je n’vous avais pas r’marqué! S’iouplait, s’oyé pas trop méchant avec moi !‘’

Tarkin n’était pas dupe sur le ton narquois de l’inconnue, mais la dégaine du personnage ne lui inspirait guère confiance. Ne sentant néanmoins nulle agressivité de la part de celle-ci, il lui pardonna afin de reprendre sa route :

‘’ Pas de problème, je ne prend pas ombrage d’une si légère maladresse. Sur ceux, je dois prendre la route au plus tôt ‘’

Tournant les talons prestement et s’éloignant, il ne put qu’entendre l’inconnue dire :
‘’ Oui, bon voyage, Tarkin. Nous nous reverrons. ‘’

A l’annonce de son nom, d’une voix soudainement débarrassée de son pesant jargon, Tarkin se retourna d’un seul tenant, la surprise emplissant ses yeux verts. Mais déjà, plus aucune trace de l’inconnue.

Fuyant l’Incompréhensible et cette annonce presque prophétique, Tarkin reprit sa route de plus belle, sans remarquer le léger poids supplémentaire dans sa poche…

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Tarkin Malachite / Guerrier Thorkin / Machiniste Curieux


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Sam 18 Avr 2015 20:53 
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Prête à tout !


Prête à en découdre contre mon adversaire, je pris mon arbalète en main, campai mes pieds fermement au sol et le défiai :

« N’avancez plus, je ne reculerai devant rien pour protéger mon caneton ! »


Ce qui était à moitié vrai en fait. Certes, je tenais mordicus à protéger mon petit, mais je connaissais sciemment mon incapacité à tuer froidement dans ces conditions.
Une fois de plus, mon adversaire me rit au nez, persuadé de mon incompétence.

« Tu es peut-être bien déterminée, petit avorton. Mais tu es dans l’incapacité d’exécuter de tels tirs de précision. Retourne à l’entraînement et laisse-moi profiter de la bonne chaire de canard. »

Cette fois, il ne riait plus. Sa voix s’était voulue des plus menaçantes. Contrairement à moi, il mettrait son plan à exécution sans hésitation.

(Retourner à l’entraînement...)

Il ne pouvait se douter à quel point je m’étais entraînée aux côtés de mon paternel. Dotée d’une persévérance inégalable, je n’avais manqué aucune séance. Patient et talentueux, mon père nous avait montré toutes les ficelles du métier d’archer à moi et à mon frangin. Ce qui m’impressionnait le plus lors de ces exercices, c’était lorsqu’il nous prédisait très précisément où sa flèche se ficherait. Certes, tout archer de talent pouvait viser une petite cible et l’atteindre de sa flèche sans difficulté. Cependant, prédire avec extrême précision la cible en question avant l’exécution demandait une assurance certaine de la part du tireur et obtenait en retour une absence complète de doute du côté du public.

Un sourire narquois se peint alors sur mon visage polisson parsemé de taches de rousseur. Je venais de trouver le moyen infaillible de prouver le sérieux de mes menaces.
Je brandis mon arme vers le gros nain incrédule et annonçai mon attaque :

« Pouce gauche ! »
Prédisais-je tout juste avant de laisser mon carreau filer. Le gros nain eut juste le temps d’ouvrir sa grande bouche, que mon projectile avait atteint la cible, et ce, bien avant que son rire ne put être déployé. Un cri de douleur se fit entendre, suivi du cliquetis de sa dague touchant le sol de pierre. C’est donc avec une certaine amertume dans la voix qu’il me défia :

« Coup de chance ! »

Encouragée par ma première réussite, je récidivai sans hésiter, visant un très court instant, tout en lâchant mon carreau tout de suite après m’être exclamée : « Index droit ! »
Le nain n’eut le temps d’esquiver que le carreau fit mouche. Une fois de plus, il fut désarmé et son cri de douleur trahissait à présent une rage grandissante.

« Encore de la chance ! » Cria-t-il. Mais je n’étais pas dupe, l’assurance dans sa voix avait à présent disparu et une certaine frustration l’avait remplacée. J’allais donc annoncer fièrement : « Haut de l’oreille droite ! » Lorsqu’il me chargea sans attendre mettant ainsi fin abruptement à la petite démonstration de mes talents d’archer.

Cette fois, c’est lui qui me prit de cours, ou plutôt m’empoigna violemment de sa grosse main calleuse afin de m’envoyer valser au loin. Ma descente au sol fut aussi rapide que ma montée, mais par chance, mon agilité de lutine me sauva la vie, puisque je pus me placer en boule, protégeant ainsi ma tête, juste avant de toucher le sol. Je roulai donc sur quelques centimètres, amortissant ainsi le choc moins douloureux que prévu, mais éprouvant tout de même. Débarrassé, croyait-il, de ma présence, il s’était remis à la chasse au canard, poursuivant mon petit Pataud, qui tentait d’échapper à la poigne ferme du gros lutin affamé.

Sans perdre une seconde supplémentaire, je courus rejoindre mon adversaire, et tentai du mieux que je pus de l’immobiliser en encerclant sa grosse cheville gauche de mes petits bras de lutin. Ma tentative fort louable s’avéra tout de même un échec. Ma force ne pouvait égaler celle du nain qui n'essaya même pas de me dégager de là, me promenant comme si rien n’était courant toujours derrière sa proie. Par deux fois, il passa tout près d’attraper Pataud, mais le petit caneton réussit à s’échapper en donnant de violents coups de bec sur les doigts boudinés du vilain.

(Si seulement, j’étais de sa taille ! )


Une idée me vint enfin et je décidai donc de lâcher prise afin de la mettre à exécution. Sans perdre une seconde de plus, je fouillai dans mon sac afin d’y extirper une petite fiole renfermant un liquide vert. J’avais obtenu cette étrange potion dans le laboratoire d’alchimie lors de mon pénible séjour dans le bagne maudit. Je fixai la bouteille un court moment avant d'appuyer le goulot de la fiole contre ma bouche prête à en avaler une bonne gorgée. Puis, un souvenir surgit de ma mémoire, me rappelant que la potion avait certes augmenté ma taille, mais en contrepartie, mes vêtements étaient demeurés ceux de lutin et je m’étais retrouvée nue. Ne voulant me retrouver dans une telle situation embarrassante, j’éloignai la fiole de ma bouche et la rangeai dans ma besace. Pendant ce court moment d’hésitation et de réflexion, le nain avait réussi à attraper le volatile. Le tenant fermement entre ses deux mains, sans se préoccuper de moi, il s’apprêtait à emprunter la bifurcation de droite, qui le mènerait probablement chez lui.

Sans réfléchir, sans me préoccuper de la vie de ce vaurien nain, je brandis mon arbalète armée et visai sa nuque. Un carreau pourrait en temps normal traverser le cou de l’adversaire et le saigner à mort. Là, n’était pas mon intention. De la même manière que j’avais observé mon père faire à plusieurs reprises, je pris une grande respiration afin de concentrer toutes mes forces à l’extrémité de mon carreau l’enveloppant pour ainsi dire. Il s’était éloigné, mais demeurait toujours à portée de tir. Toujours aussi concentrée, j’appuyai sur la gâchette et libérai le carreau qui fila directement sur la nuque du nain, et agit tel un objet contondant. Sans s’être rendu compte de ce qui lui arrivait, le dénommé Maturin s’effondra au sol, inconscient, libérant du coup sa proie ailée.


((( Utililsation des aptitudes rp : amortissement de chute améliorée,
Tentative d’apprentissage de la CCAJ : Assommoir : L'attaquant concentre son ki de manière à pouvoir faire une attaque puissante qui déstabilise l'adversaire qui chute et s'assomme. (for+1/lvl; [25+lvl]% que la cible s'assomme en tombant, restant inactive durant [lvl/6] tours, minimum 1. Il lui faut de toute façon 1 tour pour se relever avant de pouvoir combattre à nouveau) )))

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Jeu 23 Avr 2015 02:24 
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Et le temps passe


Les semaines suivantes s’écoulèrent paisiblement. Après mon aventure avec le nain nommé Maturin, j’étais retournée à la milice rejoindre Adrayk. Peu de temps après la sorcière était revenu chercher sa petite protégée que mon ami lutin avait soignée au mieux de ses connaissances. Et puis, aucun incident majeur ne s’était produit. Mon caneton avait terminé sa croissance, et petit à petit avait appris à voler et était devenu un magnifique canard arborant de somptueuses couleurs.

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Dim 31 Mai 2015 13:35 
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La journée semblait devoir être comme un autre, mais, hélas, les ombres du passé ne sont jamais loin...

Alors que tu discutes tranquillement, de petits crissements se font entendre. Tu as l'impression de recevoir des graviers sur la tête, mais tu auras beau regarder autour de toi, tu ne vois aucun gamin farceur... en revanche, tu vois d'horribles choses noir sortir du mur derrière toi. Des scolopendres qui se tortillent en agitant leurs antennes.

"Mais d'où sortent ces sales bêtes !" s'exclame ton interlocuteur.

Des scarabées tombent du plafond. Ce sont eux, les graviers qui t'agressent, et certains commencent à te mordre. Sous tes pieds, la terre se déforme et les insectes se mettent à grouiller.

Il faut te rendre à l'évidence, le temps béni de la paix est fini. Les serviteurs d'Aerq t'ont retrouvé. Tu n'as plus d'autres choix que de reprendre ta fuite avant que le fou d'Omyre n'envoie pire que de petits arthropodes contre toi...

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Chibi-Gm, à votre service !


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Mar 2 Juin 2015 03:20 
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Départ précipité


Ce matin-là, comme tous les matins précédents depuis quelques semaines, je faisais ma marche quotidienne dans les rues de Mertar. Celle-ci prenait fin habituellement tout près de l’entrée de la ville où je retrouvais un vieux nain nommé Gardo avec qui j’aimais bien échanger quelques mots.

« Si ce n’est pas ma petite lutine ! » Me dit gentiment le vieillard me voyant approcher. Certes, les nains vivent beaucoup plus vieux que les lutins, et ma grand-mère passerait pour une jeune lutine comparée à Gardo, mais ce dernier, arborant une magnifique barbe blanche qui toujours bien peignée descendait sur sa bedaine ayant apparemment comme rôle de tenter de la camoufler, s’avérait être l’un des doyens de la cité. Il entrait dans la catégorie des barbes blanches, titre consacré aux nains de plus de quatre cents ans. Mon vieil ami affirmait approcher de ces cinq cents ans, mais personne n’était assez vieux pour le confirmer.

« Que m’apportes-tu de bon ce matin ? » Poursuivit-il.

« Un petit pain chaud, comme tous les matins ! » Lui répondis-je en souriant. J’avais en effet pris l’habitude de lui rapporter son petit déjeuner que me donnait l’aubergiste chaque matin à son attention.

« Rien de neuf ? » Le questionnai-je. Après lui avoir déposé le pain dans sa main droite, je grimpai dans la gauche qu’il me tendit afin qu’il m’installe délicatement sur son épaule.

Ayant atteint cet âge plus que vénérable, l’ancêtre n’avait plus suffisamment de validité pour travailler. Ainsi, il se postait sur un petit tabouret de bois tous les matins tout près des grandes portes de Mertar, il s’assurait ainsi d’être le premier informé de ce qui se passait à l’extérieur de la ville souterraine. Si ses jambes étaient à présent défaillantes, ce n’était point le cas de sa mémoire.

«Frisco est arrivé sur son petit poney roux, y a à peine quelques minutes de ça. Il dit qu’une charrette de marchands de Kendra-Kâr était en route, il les a dépassés et il avait une journée d’avance sur eux. Tu pourras sûrement faire partie de leur voyage de retour si tu le désires. En charrette, le trajet sera plus sûr et moins fatigant. »

Bien assise tout près de son oreille, les jambes battantes dans le vide, je l’avais écouté d’une oreille distraite. Il était certain que j’avais hâte de retourner à Kendra-Kâr pour retrouver ma famille, mais cela me peinait un peu de le quitter, je m’étais liée d’amitié avec ce nain de quelques générations mon aîné. Et puis, tout comme moi, il avait un petit protégé. Dans son cas, il s’agissait d’une corneille qu’il nommait Bavarde. Il affirmait même qu’ils étaient si près l’un de l’autre qu’ils s’échangeaient leur pensée. Je ne croyais pas qu’il était possible de converser ainsi avec un animal, mais je n’osais lui dire de peur de le contrarier, de l’offenser. Si faire semblant de causer avec sa corneille lui apportait une certaine distraction et le coupait de sa solitude, je ne voulais pas le priver de ce passe-temps.

Je poussai donc un long soupir avant d’enfin lui répondre :
« Je partirai donc demain, il me tarde de retrouver ma famille… mais d’un autre côté, j’ai passé des moments agréables avec vous et je vais m’ennuyer ! »

Il tourna légèrement sa tête vers moi et me sourit.

« La vie doit suivre son cours, petite Guasina, tu es encore jeune et tu rencontreras encore beaucoup de gens et tu vivras d'innombrables d’expériences nouvelles. »
Je lui rendis son sourire puis glissai de son épaule pour atterrir sur ses cuisses et ensuite sauter au sol ou mon Pataud se posa à mes côtés.

« On se revoit donc dem… Vous entendez ? » Un petit crissement particulier avait attiré mon attention.

« Non, rien d’anormal… mais il est vrai que mon ouïe n’est plus ce qu’elle était ! » Répondit-il joyeusement.

Demeurant silencieuse, je tendis l’oreille de nouveau et Gardo tenta de faire de même.
Le bruit se répéta une fois de plus, mais beaucoup plus intense, il n’y avait plus de doute, il provenait du mur sur lequel était adossé le thorkin.

« Cette fois, je l’entends ! » S’exclama-t-il fièrement après un petit moment. Et il était plus que temps puisque le mur devenait tout craquelé et une multitude de fins graviers étaient propulsés sur nous. Mes yeux agrandis, ronds comme des billes, je fixai la pierre et je vis avec horreur d’affreuses scolopendres se tortillant pour tenter de s’extirper de leur prison rocheuse.

« Sales bêtes ! » S’écria mon ami tout en se levant précipitamment, enfin le plus rapidement que lui permettaient ses vieilles jambes.
Aux arthropodes, s’ajouta une pluie de scarabées. Comme si cela ne suffisait pas, la terre meuble du sol se mit à gigoter de nombreux insectes variés. Chose curieuse, ses bestioles agressives ne s’en prenaient qu’à moi, tentant de me mordre de leurs mandibules acérées. Je dus sautiller sur place pour les éviter.

« Les serviteurs d’Aerq m’ont retrouvée ! » M’exclamai-je, tout en évitant les morsures de mes prédateurs.

« Je crains que tu doives devancer ton départ Guasina ! »
J’aurais aimé avoir le temps de faire mes adieux aux nombreux nains avec qui j’avais fraternisé pendant mon séjour dans la ville souterraine. Mais le vieux sage avait raison, le temps pressait, et si je tardais trop, des bestioles plus voraces risquaient de me rejoindre. C’était donc avec regret que j’annonçai tout en me dirigeant vers les grandes portes.
« Je pars donc immédiatement, vous saluerez les propriétaires de l’auberge de ma part. »

« Je n’y manquerai pas ! » Me cria-t-il alors que je m’éloignais en courant, suivi de près de Pataud.

--> sur les routes entre Kendra Kâr et Mertar

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Ven 26 Juin 2015 21:05 
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Un étrange symbole

Mon « entrevue » avec notre captif n’avait en rien éclairci la situation, bien au contraire. Du moins, je pouvais exclure l’hypothèse qu’il ne s’agissait que de quelques bandits. De simples criminels n’auraient mutilé de la sorte les leurs afin qu’ils ne puissent parler. Et cet étrange symbole qu’il portait… Il pourrait sans doute m’apporter une piste pour retrouver la trace de ceux qui semblaient vouloir notre peau. Je pris la décision d’aller enquêter de mon côté et de chercher sa signification, tandis que mon oncle Böl allait du sien. Quant à mon père, encore blessé, il restait à notre troglodyte.

Ne sachant pas par où commencer mes recherches, je pris le chemin de la bibliothèque de Mertar. J’y trouverais sans doute un peu de documentation sur la symbolique.

Je marchais dans les tunnels de la cité, empruntant un chemin bien connu vers le centre de la ville. Sous mes pas, le sol de roche polie fit bientôt place aux dalles, tandis que les couloirs s’élargissaient au fur et à mesure que je me rapprochais des plus grands axes. Après de longs instants à déambuler dans le dédale de tunnels qui m’avait vu grandir, j’arrivais enfin aux quartiers les plus fréquentés. Ceux-ci étaient pareils à de gigantesques cavernes creusant la montagne. Les larges corridors des rues étaient percées des deux côtés de portes et d’échoppes diverses. Certaines façades étaient sculptées et couvertes de bas-reliefs, renforcées par des colonnes de pierre. D’autre, plus sobre, se contentaient de roche polie, avec parfois une inscription en runes annonçant le propriétaire des lieux gravée dans celle-ci.

Bientôt, je vis la façade de la bibliothèque taillée dans le roc, et pénétrai sans plus tarder à l’intérieur.

Recherches à la bibliothèque

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Ven 26 Juin 2015 22:08 
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Recherches à la bibliothèque

Une fois sorti du bâtiment, je repris le chemin de tout à l’heure en sens inverse, perdu dans mes pensées. Je marchais tel un automate, sans réellement prêter attention à ce qui se passait autour de moi. J’eus tôt fait de quitter les grands axes bondés de Mertar, et je marchais à présent dans l’un des nombreux boyaux qui creusaient la montagne en tous sens. Ces rues là étaient bien moins peuplées, et je ne croisais un thorkin qu’occasionnellement.

Après une longue marche en solitaire, je distinguai soudain Böl, mon oncle, à l’autre bout du tunnel. Celui-ci m’appela :

« Woder ! Viens ici, je te cherchais partout ! »

Intrigué, je m’approchai de mon parent, me demandant ce qu’il pouvait bien vouloir me dire. Peut-être avait-il avancé dans son enquête de son côté ? En tout cas, je l’espérai. Il m’adressa à nouveau la parole mais, cette fois-ci, il chuchotait.

« Ecoute, j’ai réussi à remonter la trace de nos assaillant pendant que tu t’amusais avec tes livres. J’ai même pu localiser leur repaire. »

« Mais comment as-tu… ? »

« Chut, m’interrompa-t-il, fais moins de bruit. J’ai mes sources, c’est tout ce que tu dois savoir. »

Intrigué, je me taisais. Comment avait-il pu faire tout cela en une journée à peine ? Il enchaina :

« Les gusses qui nous attaqué n’étaient qu’un petit aperçu de la bande. Le groupe au complet a installé sa planque dans la ville basse, dans l’ancienne Mertar. »

Des bandits dans les ruines de l’ancienne ville ? Tout cela me semblait de plus en plus étrange.

« Je connais le coin. Ecoute, rejoins-moi demain à Luit-Roche* près du puit. Ne le dis à personne ! Tu m’entends ? Nous aurons besoin de l’effet de surprise. J’apporterai de la corde pour descendre et des torches. Tu as tout compris ?»

J’opinais de la tête.

« Bien, sois là à l’heure. »

Et il me laissa là, perplexe, avant de disparaitre dans les tunnels.

*Moment correspondant à peut-près à l'aube dans le cycle de vie nanesque

Vers le rendez-vous

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Sam 15 Aoû 2015 02:45 
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Localisation: Aux grandes portes de Kendra-Kâr
-Godril avait prévu ce voyage depuis longtemps, les cités naines ne pourraient pas rendre riche facilement quelqu'un comme lui, comment arnaquer des gens aussi malins que soi? Il avait donc décidé de prendre la route vers Kendra-Kâr qui, du moins il l'espérait, ferait sa fortune. Pour effectuer ce dangereux voyage, il avait pris la décision de partir avec une colonne de marchand qui redescendaient chargés de minerais, sa proposition était d'échanger sa protection du convoi contre rémunération, et donc d'effectuer le voyage avec eux. Le commerçant Kendran lui avait expliqué comment quitter Mertar.

Il leur faudrait descendre un col glacial et ses montagnes, une tâche difficile même pour une caravane marchande. Ainsi Godril et quelques guerriers de Mertar furent engagés pour la protection du convoi. Lokri Grogrilfind, le plus expérimenté des quatre Thorkins, répétait sans cesse le trajet et connaissait l'endroit comme sa poche. Sa maitrise des armes permettait à elle seule d'assurer le convoi.

"Mais les Kendrans ne reconnaissent jamais la supériorité d'un nain, héhéhéhé", avait rigolé Lokri lors de leur première rencontre.

Ils arriveraient enfin au lac qui marquera la fin du voyage de la caravane. De la il s'arrangerait pour "trouver" une embarcation qui lui permettrait de descendre le fleuve jusqu'à environ 20km à pied de Kendra-Kâr, et atteindre cette dernière quelques heures après.

Alors qu'il parcourait les derniers mètres le séparant de la caravane, Lokri l'invectiva :

"Alors camarade, prêt pour ton premier voyage?!"

"Bien sur, j'ai même prévu toute ma bouffe :

J'ai huit litres et demi de bière, un pain entier, un petit sac de patate, un pot de confiture trois boites d’œufs, cinq pièces de viande.

Pour le petit déjeuner: deux tranches de pain, deux œufs, quatorze cuillères de confiture, une bière.
Pour le repas de midi: une tranche de pain, deux œufs, une pièce de viande, deux bières.
Pour le goûter: une tranche de pain, sept cuillères de confiture, une bière.
Pour le dîner : une tranche de pain, deux œufs, une pièce de viande, cinq patates, trois bières.

Vu qu'on a trois petit déjeuner, trois repas et... Lokri? Tu fais chier à pas écouter, pourquoi tu fais ça...?"


Après avoir retrouvé Lokri qui était parti charger les derniers minerais, Godril prit place à ses côtés pour défendre la caravane. Cette dernière s'ébranla ensuite et quitta Mertar, Godril repensa alors aux bons moments qu'il avait passé ici et ceux qu'il ne vivrait jamais ou en tout cas, pas ici. Il reprit vite ses esprits et se concentra sur la route, l'heure n'était pas aux souvenirs.

Vers la route entre Kendra-Kâr et Mertar

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Mar 25 Aoû 2015 20:49 
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Cité secrète

Une fois la porte franchit, les deux compères évoluent dans un tunnel relativement étroit. Korben explique qu'ils ne sont pas entrés par la grande porte de la ville. Il existerait moult passages secrets dans la montagne. La grande porte n'est destinée qu'au commerce. Ils débouchent enfin dans des ruelles, d'étranges puits de lumière irradient les pavés d'une lumière claire et fantomatique.

La cité s'étire en hauteur dans une immense caverne. Là où la roche à été trop creusée, d'immenses piliers soutiennent les plafonds. Les habitations fleurissent sur les parois et autres monticules, formant un dédale labyrinthique assemblé par une multitude de ponts.

L'urbanisme semble anarchique, ils montent et descendent des escaliers taillés dans la pierre, traversent des suites de passerelles jonglant avec le vide. Pour un peuple passant son temps à picoler, Daemon trouve certains passages périlleux.

Les rues sont animées, les Thorkins sont joyeux et conviviaux. Korben salue de nombreuses personnes sur la route et s'arrête plusieurs fois pour compter une histoire farfelu de combat dans les marais. Néanmoins les nains restent froid à la vue du semi-efle, il l'ignorent la plus part du temps. Certains d'entre eux insistent à le dévisager, s'interrogeant sur ses yeux semblables aux Shaakts, ce qui le met très mal à l'aise.

Ils continuent leur ascension au cœur de la cité, au fil des étages, les maisons s'embellissent et les quartiers sont plus actifs. Ils débouchent enfin sur une grande avenue pavée, en face se distingue la grande place.


La grande place

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Dernière édition par Daemon le Dim 27 Sep 2015 17:53, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Lun 31 Aoû 2015 10:12 
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Nous empruntons un escalier encastré dans la roche qui nous amène devant une passerelle. Celle-ci, mène à la ville basse qu’il va falloir traverser pour arriver dans la partie haute où réside mon père. Les parois du tunnel sont lisses, un travail d’orfèvre, pas une imperfection ne se laisse voir. Des odeurs parviennent à mes narines, celle du métal qu’on chauffe, la boulangère préparant son pain dans le sous-sol, et dont la fenêtre ouverte laisse échapper des parfums appétissants.

(Qu’il est bon d’être chez soi, avec les siens…)

La route est dorénavant recouverte de dalles de granit, de part et d’autre sont creusées des tranchées destinées à évacuer les immondices. Des habitations et des étals bordent le chemin pavé, je salue de la tête des visages familiers, adressent quelques sourires charmeurs aux naines que je croise. Je continue de progresser à travers la cité, Daemon collé à mes basques. De nouveau il nous faut traverser des passerelles étroites pour atteindre une plateforme retenue par d’énormes chaines en acier. Tout au bout, un escalier menant vers la ville haute, nous l’empruntons et après un court passage dans une galerie, accédons à une autre route, elle aussi entièrement pavée.

« Nous voilà arrivé dans la ville haute ! » dis-je avec un ton enthousiaste

La ville basse n’est pas dénuée de charme, mais le contraste avec la ville haute est évident. A la vue du Palais Royal, situé en hauteur, un sentiment de patriotisme s’empare de moi, mon sang ne fait qu’un tour. Nous gravissons quelques marches pour déboucher sur une grande place, des étals sont éparpillés un peu partout, des forgerons, des tanneurs, des prêteurs sur gage. Je ne perds pas mon rythme et part en direction d’une intersection donnant sur une petite avenue à droite de la grande place. J’aperçois le renfoncement qui abrite la porte en métal de mon foyer, un tonnelet de bière est gravé dessus, symbole de ma famille. J’active le mécanisme et la porte coulisse vers la gauche, j’entre, Daemon à ma suite. Le hall d’entrée fait office de salle d’exposition, des têtes d’animaux empaillées trônent sur les murs, la hache familiale dont la lame fut forgée à partir de mithril rouge est soutenue par des crochets sortant de la façade.

(Père doit surement être confortablement installé dans son fauteuil.)

Je me retourne et dit à Daemon :

« Ne t’avises pas de toucher quoi que ce soit. Contente-toi de me suivre, d’être silencieux comme une carpe et de faire ce que j’te dis. »

Je vais vers le salon et ma prédiction s’avère exacte, mon père est affalé sur son fauteuil à boire une bière dans sa chope favorite. Il tourne la tête vers moi, j’ai l’impression qu’il me sonde, puis son regard inquisiteur est détourné par la silhouette derrière moi. Après de longues années auprès de la garde de Mertar, Thrôrond a su affuter sa vue et déceler chez chacun les détails utiles. Et ces yeux sont facilement reconnaissables pour quiconque ayant déjà eu affaire avec les Shaakts… Mais la courtoisie impose certaines règles, et dévisager ses invités n’en fait pas partie. Il braque de nouveau son regard sur moi et m’lance :

« Tient Korben ! T’es d’retour ! Qui t’accompagnes ? »

Je réponds :

« Il se nomme Daemon, un semi-elfe. »

Je me baisse et lui chuchote : « Il n’paie pas d’mine mais il va m’rendre riche. »
« Dans ce cas bienvenue ici Daemon ! Si vous voulez bien nous excuser un instant.»
Il m’entraine dans une pièce à part et pose ses mains sur mes épaules en me couvrant de son regard compatissant.

« Que s’est-il produit Korben ? Quelle aventure t’a coûtée ton œil ? »

Je lui relate l’histoire depuis ma rencontre avec Daemon jusqu’à nos péripéties dans le marais, ma nuit d’ivresse, la chasse au monstre imaginaire en compagnie d’un ami, mort durant l’assaut de petits monstres, eux bien réels…

« Tu vas t’en remettre ! La vie est ponctuée de tragédies, c’est ce qui apporte le piment, même si ce n’est pas forcement agréable c’est parfois nécessaire…Pour grandir. Tu as perdu ton œil et un ami, c’est douloureux, pour ton estime de toi en particulier. Mais ne culpabilise pas, sers toi de cette expérience. Pour mûrir. »

Il me fait signe et nous retournons dans la salle commune rejoindre Daemon.

« J’ai des choses à régler avec mon père, va visiter notre superbe cité. »


« D’accord je vais trouver une auberge en ville. » me répond Daemon en levant les yeux au ciel

« Va à la marmite d’or et je t’y retrouverais demain. »

Je pars avec mon père en direction de la taverne.

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J'suis tête en l'air... Merci à Dame Itsvara pour c'te superbe signature !


Korben's Song.


Dernière édition par Korben Bière Brisée le Lun 31 Aoû 2015 14:28, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Lun 31 Aoû 2015 11:26 
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L'aventurier spéléologue

Corde et lanterne en poche, Daemon entreprend de trouver cette fameuse auberge nommée la Marmite d'Or. Ne sachant pas vraiment où aller, il interpelle un couple âgé :

« Bonjour messire Thorking, madame, il s'incline d'une maladroite révérence, connaissez vous l'auberge de la Marmite d'Or ? »

La dame lui porte un air hautain et l'ignore complètement, mais son compagnon est bien plus abordable. Il le renseigne très aimablement :

« Mais bien-sur jeune homme. Cet établissement est très connut ! Il se trouve dans les quartiers bas de Mertar, cela me rappelle ma jeunesse quand j'étais mineur, saviez vous que les... »

Sa bourgeoise interrompt son récit et lui fait signe de s'éloigner. Après l'avoir remercié, Daemon prend la direction des quartiers inférieurs.

Pensant prendre un raccourci, il se perd. Un dédale obscur de ruelles s'étend devant lui, les éclairages publics se font rares et le peu de nain qu'il croise n'ont pas l'air commodes... La mains sur le pommeau de son poignard, il arrive dans une nouvelle galerie et un détail attire son attention. Un étrange symbole rouge feu orne la porte en bois d'une petite maison, maison aplatit par deux autres plus imposantes. Une vitrine poussiéreuse laisse deviner qu'il s'agit d'une boutique. La curiosité l'emporte sur la prudence, il s'y engouffre.


Le Bazar Magic de Mertar

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Dernière édition par Daemon le Dim 27 Sep 2015 18:12, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Mar 1 Sep 2015 22:48 
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L'auberge de la Marmite d'Or

Après un réveil difficile et un petit déjeuné insipide, Daemon patiente un long moment devant l'auberge. Son humeur est au plus bas, la nuit n'a pas été régénératrice, le comportement des nains à son égard est loin d'être cordial, de plus son compagnon de route lui pose un lapin...

Daemon sait que l'aube se lève, mais l’absence d'astres dans les galeries le trouble. La ville est baignée d'une lumière pâle sortant de trous sur les parois.

(Mais d'où sort cette lumière?)

Il examine l'un d'eux situé en hauteur, sans parvenir à tirer la moindre conclusion. Cette cité est une source immuable de curiosités, mais il ne s'y sent pas à son aise. L'aubergiste sort de sa demeure et allume un lampion sur la façade de l'établissement.

(C'est ainsi qu'ils simulent le cycle jour/nuit.)

Constate Daemon. En effet, une myriade de petites lueurs chaudes naissent dans l'immense caverne. Il distingue certains pans juste avant indiscernables.

A ce moment, Korben arrive en traînant des pieds. L'état de ses yeux indique que sa soiré était mouvementée. Daemon, furieux d'avoir attendu, lui laisse l'initiative de la conversation pour mieux lui tomber dessus. Mais le nain ne l'aborde même pas, continuant sa route d'un pas las. Le semi-elfe fulmine, pas une excuse, pas une salutation, pas même un regard.

(Courage, le supplice de sa compagnie s’achèvera bientôt.)

Il se contente ainsi de le suivre en silence. Ils arrivent ainsi sur une grande artère, qui débouche dans une magnifique et titanesque galerie, où des piliers s'entassent et s'alignent, créant des effets optiques à couper le souffle.


Un simple bout de cuir

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Dernière édition par Daemon le Dim 27 Sep 2015 18:22, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Dim 6 Sep 2015 18:35 
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Alors qu’il s’est déjà éloigné de la place et qu’il se rapproche de la périphérie de la citée, perdu dans ses pensées, il est soudain bousculé et aperçoit à sa droite l'ombre d'un humain qui se glisse rapidement entre les passants. S'il n'avait entendu le faible tintement des yuis, sans doute ne se serait-il rendu compte de rien. Mais son regard, mue par un réflexe conditionné chez les Thorkins, se porte immédiatement sur sa bourse, ou plus exactement là où aurait dû se trouver sa bourse. En un éclair, il comprend, relève la tête, aperçoit la silhouette déjà éloignée et se met en chasse discrètement.
Le voleur, semblant penser avoir commis son forfait en toute impunité, plutôt que de s'enfuir loin, s’arrête tranquillement deux rues plus loin, pour regarder un étalage. Plus Morte s’approche du voleur, plus il commence à se précipiter vers sa proie. Sûr de la tenir, Morte pointe un doigt accusateur et s'apprête à crier "au voleur!" pour que les autres passants l'aident, mais l'homme se retourne, voit sa victime et se rendant compte du danger reprend sa fuite. Malgré ses courtes jambes et son souffle lourd, le nain ne perd pas de vue la silhouette qui démarque largement dans la foule.
Sûr de tenir sa proie, Morte pointe un doigt accusateur et s'apprête à crier "au voleur!" pour que les autres passants l'aident, mais l'homme se retourne, voit sa victime et se rendant compte du danger, prend la fuite. Malgré ses courtes jambes et son souffle lourd, le nain ne perd pas de vue la silhouette qui se démarque largement dans la foule.

"Au voleur! Arrêtez l'humain, il m'a volé ma bourse!" S'essouffle Morte.

Soudain, la silhouette oblique à gauche et disparait dans une ruelle. Morte arrive finalement au tournant, il se retrouve seul face à un tunnel sombre dont surgit tout à coup un lourd projectile. Il tombe à la renverse et roule avec ce qu'il comprend être un humain sur lui. L'amas de cuir et de chair s'arrête de bouger, et écrasé par le poids de l'autre, Morte s'étouffe. Soudain l'humain est soulevé en l'air, et une main généreuse saisit le nain par l'épaule pour le relever.

"Eh bien, maître nain, excusez mon manque de délicatesse, je ne m'attendais pas à vous voir arriver si vite au coin de la rue." S'esclaffe d'une voix rauque l'ombre qui l'a remis debout, et qui tient toujours à bout de bras le voleur.

Morte est à bout de souffle, et prend une seconde avant de répondre. La voix s'échappe d'une large capuche sombre, s'élevant bien à un mètre quatre-vingt-cinq. Le reste de la silhouette est couvert par des vêtements de toile vert sombre et brun. Autour de la taille, une ceinture en cuir retient le fourreau d'une dague au pommeau richement décoré. Les méninges de Morte tournent à pleine vitesse pendant ce lasse de temps, car il semble reconnaître la voix. S'il reconnait un humain, il ne peut l'avoir rencontré qu'à un endroit: l'échoppe de maître Darum. Soudain, le déclic.

"Monsieur Koriac!? Mais que... Merci bien de votre assistance!" Puis ; sans perdre de temps, il se tourne vers le voleur, et fouille fiévreusement ses poches pour y retrouver sa bourse.

"Oh, mais c’est vous Morte ? Haha, quelle heureuse coïncidence ! Dit-il en baissant sa capuche, Et l’homme laisse s’échapper un rire franc et tonitruant. Je vous ai entendu crier dans la rue, et voyant cet individu à deux doigts de me foncer dedans, j’ai décidé d’aider à rendre justice ! Je n’avais pas reconnu votre voix, mais je suis heureux d’avoir pu vous aider !"

Samson Koriac, l’aimable humain, est un marchant itinérant qui parcourt Nirtim de ville en ville pour y vendre et acheter armes magiques et reliques. Toujours souriant et affable, c’est un bon commerçant et il s'adresse aux autres comme le ferait un vieil ami. Bien que cela soit rarement toléré de la part des étrangers, même les Thorkins se laissent séduire par cet homme et tolèrent son comportement. À chaque fois que son chemin le mène à Mertar, il se rend à l’échoppe de Boroz Darum. Les deux hommes se sont connus il y a longtemps et il est souvent cité dans les aventures que le mage nain conte à son apprenti ; ils auraient exploré le sud et l’est du continent et en auraient tiré de grandes richesses.

Le grand humain tient encore le voleur, mais a laissé son mètre soixante retrouver la terre ferme. Le petit, selon les critères humains, a cessé de se débattre, et reste muet, spectateur des retrouvailles, un regard noir vissé sur l’homme encapuchonné. Le Thorkin et le géant reportent leur attention sur le captif.

"Morte, je crois que ce jeune homme est à votre merci. Que devrions nous faire avec lui?"
"La canaille ne devrait pas grouiller dans les rues! Se met à grogner le jeune nain. Je vais l'amener à une patrouille de la garde!"
"Voilà une bien dure punition pour un petit crime, ne pensez-vous pas?"
" Tu ne laisseras pas offenser." Récita religieusement Morte
"Voyons, voyons, ami Thorkin, je vous prie de ne pas être si dur. Nous ne sommes pas toujours à même de choisir ce que l’on a à faire pour subsister. Déclare Samson d'un ton bienveillant. Moi-même j'ai parfois eu à subtiliser de quoi pouvoir vivre."
"Mais je ne peux le laisser partir sans punition, cet énergumène a essayé de me subtiliser ma bourse!"
"C'est encore un jeune homme, peut-être devriez-vous être plus clément. C'est grâce à un homme au grand cœur, que j'ai pu devenir l'homme que je suis. Alors que je lui avais subtilisé un objet, il me prit en flagrant-délit, mais décida de ne pas me couper la main comme il l'avait insinué. Il me dit que c'était la dernière chance que les dieux m'accordaient sur terre et m'offrit de travailler pour lui."
"Il est hors de question que j'engage ou que j'emploie quelqu'un qui m'a volé."
"Personne ne vous l'demande", lâche le voleur, laissant sa voix de jeune garçon, dans les quatorze ou seize ans, se faire entendre pour la première fois.

Samson gifle violemment le gamin pour son insolence. Morte fulmine.

"Je ne vous demande pas tant que cela, c'est déjà faire preuve d'honneur et de cœur que de le laisser partir." Et en disant cela, Samson a lâché l'épaule du jeune voleur, qui reste immobile une seconde avant de partir en courant dans la ruelle, vers les ténèbres.

L'assurance et le charisme du marchand a vite raison de la colère du Thorkin, mais Morte sait qu'il reconnaîtra le visage du voleur et saura se souvenir de ce qu'il s'est passé.

"Soit, laissez-le donc partir", se sent-il obligé de grommeler en assentiment.
"Vous avez l'âme d'un grand Thorkin, Morte Baar. Peu de vos semblables auraient fait preuve de tant d'indulgence. Venez donc avec moi à la taverne, que je vous offre une bière!"

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Morte: Mage de Terre, Thorkin, niv.1


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