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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Lun 5 Déc 2011 16:05 
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Les couloirs des bas-quartiers de Mertar, Gogor les connaissait comme sa poche. Voilà de nombreuses années qu’il les entretenait à coup de pioche et de poutres en bois, avec ses collègues mineurs. Ils les agrandissaient, en refermaient certain, trouvaient des filons précieux de fer, d’or, de mithril… Ceux-ci n’étaient pour la plupart pas très étendus, mais ça avait généralement de quoi occuper l’équipe pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Sept nains, qu’ils étaient, dans l’équipe, armés de pioches, de sacs, de paniers, de marteaux et de pelles de fer. Six ouvriers, dont il faisait partie, et leur contremaître, Cole Atheral, alias « prof ». Leur modèle à tous. Lui, il broyait les pierres dans son poing. Enfin, c’était ce dont il se vantait sans cesse, en tout cas. Il savait en tout cas comment inspirer le respect à ses ouvriers-mineurs. C’était aussi le plus âgé de tous.

Quant aux autres, les surnoms n’avaient pas été si aisés à donner. Car tous les six restants étaient grincheux, paresseux, joyeux par moments, voire même un peu simplets. En tout cas, aucun n’était timide, pas même Stanley. Stanley était le meilleur ami de Gorog. Son surnom à lui, c’était Cul-Brique. Il le devait à sa prime jeunesse, lorsqu’il était encore peti…heu… lorsqu’il était encore imberbe. Sa mère, Michelle, l’avait fessé si fort que son derrière était devenu aussi rouge et dur que de la brique. Il en gardait encore les séquelles, comme il aimait à le faire voir à tout nain passant par là lorsqu’il avait bu quelques pintes de trop.

Même si leur équipe ne payait pas de mine, ils minaient de bon cœur tous les jours, chantant gaiement leur labeur, en chœur, au rythme de leurs coups de pioche.

« On pioche tic-tac tic-tac tic-tac dans la mine, le jour entier ! Piocher pic-pac pic-pac pic-pac, notre jeu préféré ! »

Un cliché ? Si peu. Au moins cela les motivait à piocher et piocher tout le jour, et à ne pas trop faire attention au mal de crâne qui martelait les tempes à chaque coup. Sitôt que Prof avait le dos tourné, deux nains se tournaient les pouces, alors que les autres comblaient le boyau de coups tintant et résonnant. Stanley et Gogog étaient souvent ceux-là, et vidaient outrageusement leur outre de bière dans leur vaste gosier, pour oublier leur migraine.

« Il faut soigner le mal par le malt ! » aimait à rappeler Gorog, alors que le liquide ambré et mousseux descendait le long de son gosier.

Aujourd’hui, ils étaient tous les deux déjà bien entamés lorsque la petite clochette salvatrice indiquant la fin de leurs heures de boulot sonna gaiement, acclamée par les cris et rires des Thorkins en congé. Il n’y eut qu’Argan qui continua encore et toujours à piocher joyeusement, ne répondant aux cris de ses collègues que par un « Heing ? » retentissant. Car oui, Argan, en plus d’éternuer tout au long de la journée, était sourd comme un pot. Et comme un pot de miel, encore bien. L’explication était évidente. Ils étaient tous près, matériel rangé et baluchons sur le dos, et lui continuaient encore son travail, inlassablement. Gorog grommela dans sa barbe rousse, et lui cria :

« Hé oh, on rentre du boulot ! »

Aucune réaction. Si bien que l’instant d’après, les six nains hurlaient à tue-tête : « Hé oh, on rentre du boulot !! »

Si un néophyte passait par là à cet instant, il eut pu croire qu’il s’agissait là d’une nouvelle habitude prise par les nains mineurs, pour célébrer la fin de leur travail. Enfin qu’importe, puisqu’Argan entendit, cette fois, la supplique de ses confrères, dont l’estomac grondait d’une seule voix, tant ils avaient tous faim.

Et en file, en train, en rang d’oignon – et ils en avaient l’odeur tant que l’apparence – ils se mirent donc en marche, Prof en tête, tenant la lanterne, en direction de la taverne la plus proche : l’auberge de la marmite d’or, où ils pourraient boire et se restaurer tout à leur aise. Gorog se sentait bien, parmi ces compagnons de toujours. Et s’il titubait, il savait qu’au moindre écart, Stanley le ramènerait sur le droit chemin. La pioche sur l’épaule, il avançait. Car telle était sa vie simple, réglée comme une machinerie de bronze, aux nombreux engrenages, auxquels il ne comprenait rien.

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Gorog, nain.

Le nez, c'est l'idiot du visage.


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Dim 15 Avr 2012 23:09 
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L'entrée de Mertar

Hurdrim était à présent à l’intérieur de Mertar. Il avançait au milieu des marchands itinérants et des riverains, cherchant la taverne la plus proche. Le sol était constitué de pavé, usé par le temps et les convois de marchands. Les rues étaient en fait des tunnels creusé dans la montagne au cours des siècles, aucune de ses galeries ne se ressemblaient, tantôt large, tantôt étroite, tantôt lumineuse, tantôt sombre et lugubre. Hurdrim passa devant une grande cours, bien que des aérations soient positionnées au dessus du bâtiment, l’odeur nauséabonde de boucs lui parvenaient tout de même à ses narines. Il s’arrêta un instant devant l’écurie, regardant les boucs gambader paisiblement dans leurs enclos, se disant qu’une monture lui serait d’une grande utilité mais étant donné l’état de ses finances il se ravisa. Ramené à la réalité, il s’éloigna de l’écurie et repris son exploration à la recherche de la taverne. Il errait dans les grandes galeries de la cité, regardant les marchands qui étalaient ça et là leurs marchandises.

Une impression étrange le gênait, il se sentait épié, les regards se détournaient sur son passage, les gens le dévisageaient, certains ricanaient.

« Si un type m’fait une réflexion j’le cogne » gromella-t’il à voix basse.

Hurdrim savait pourquoi il était la cible de regards, s’il était à Mertar c’était aussi pour cette raison, le manque de barbe lui faisant cruellement défaut. Il retenait sa colère, ne voulant pas se créer d’ennui, il continua son chemin, ne prêtant pas attention aux moqueries.

(J’ai plus qu’à m’débrouiller tout seul) comprit’il.

Hurdrim s’engouffrait toujours plus dans les profondeurs de la cité, c’est alors que de la musique parvînt à ses oreilles, puis des rires, le bruit de choppes qui s’entrechoquent, la taverne ne devait plus être bien loin. A chacun de ses pas la musique se faisait de plus en plus forte, soudain l’odeur de viande chatouilla délicieusement ses narines. Il arriva devant un bâtiment dont l’écriteau « Taverne de l'Enclume Etincelante » ballottait au rythme des chansons que scandaient les clients.

(J’y suis enfin arrivé), songea-t’il, satisfait.

La Taverne de l'Enclume Etincelante

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Dim 22 Avr 2012 16:16 
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Localisation: Portes de Kendra Kâr
La Taverne de l'Enclume Etincelante

La porte de la taverne dépassée, Hurdrim put voir les caravanes qu’il était sur le point d’escorter. Il s’agissait de deux charrettes quasiment vides, en effet il ne restait plus que les marchandises invendus, tirées par un cheval chacune. Le groupe de marchands était composé de trois hommes, celui qui avait fait la connaissance d’Hurdrim, très sympathique, de taille moyenne, un homme tout ce qu’il y a de plus normal. Un autre était noir de peau, un tatouage tribal sur le visage, il ne semblait pas vraiment aimable. Le dernier était petit et chétif, une cape le recouvrait intégralement comme si il cherchait à se cacher du regard des autres. Hurdrim remarqua que tous avait une arme sur eux. Devant son visage interloqué le marchand lui dit :

« En effet nous sommes armés, vous savez on ne sait pas ce qui peut nous arriver, mais si on à fait appel à vous c’est qu’en ce moment les routes jusqu'à Kendra Kâr sont vraiment hostiles, les goblins guettent les marchands qui reviennent de Mertar car ils savent que, une fois les marchandises vendus, leurs coffres sont remplis d’or. Nous sommes des proies faciles pour eux. » Avoua l’Humain.

« J’comprend. »

Les deux autres hommes finir d’atteler leur cheval, il était bientôt temps de partir.

« Nous allons être deux par charrettes, vous et moi sur celle-ci et les deux autres sur celle qu’ils sont en train de préparer. » Expliqua le marchand.

«Très bien. »

« Après vous. » Lança le marchand en indiquant la charrette.

Hurdrim inspecta l’engin qui allait leurs servir de voiture

(Comment j’vais monter sur s’truc ?) S’interrogea Hurdrim en voyant la hauteur à laquelle était placée l’assise.

Il s’appuya sur la charrette et c’est non sans difficulté, qu’il grimpa sur le porteur en bois. Le cheval sembla légèrement perturbé par le peu de délicatesse dont Hurdrim fit preuve. Il s’assit et attendit que son compagnon humain soit installé. Tout le monde était installé, il était temps de partir. L’homme empoigna fermement la sangle et fouetta l’arrière du cheval afin de le faire avancer. Les deux charrettes avancèrent, l’une derrière l’autre, le convoi se dirigeant à présent vers Kendra Kâr.

(((HRP : je ne fais pas de post dans le sujet "La Porte de Mertar" car il y a peu de chose à dire à part « ils passent par là » en gros, je n’en vois pas l’utilité donc la suite est directement dans "Route entre Kendra Kâr et Mertar".)))

Route entre Kendra Kâr et Mertar

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Ven 21 Sep 2012 14:20 
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Je marche à côté de mon cheval dans une rue bondée de personnes, je peux entendre le bruit de chaque pas sur les pavés de la route. Je cherche mon chemin pour trouver le forgeron le plus proche de moi. Je suis sûr de trouver de l’équipement de qualité auprès des seigneurs nains, car ils ont un savoir-faire de la forge qui est inégalable malgré les compétences des autres peuples.

Je ne suis pas forcément très à l’aise d’être milieu des nains sachant que je risque à tout instant de me faire découvrir et d’attirer l’attention de tout le monde et surtout de la milice. Je ne sais pas encore ma réaction si je me fais découvrir. Je pense que je me remettrais en selle et lancerait toutes brides tendues Xéolian afin d’échapper aux soldats, mais je ne suis pas encore dans cette situation. J’arrive devant un panneau qui va pouvoir m’aider dans mon orientation.

Il semble que je ne sois pas très loin du forgeron local. Je m’y rends calmement pour ne pas attirer les soupçons. Quand j’arrive à côté du bâtiment, je reste immobile quelques instants tellement je reste estomaqué par la taille de la forge ainsi que le monde qui rentre et sort. Il semblerait que ce soit aussi un lieu de culte pour eux. Je passe la porte pour découvrir ce qu’il y a derrière.

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Trois êtres distincts pour une seule âme et une destinée


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Jeu 27 Sep 2012 21:17 
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Artiel resta un moment stoppé net au passage des grandes portes à la vue de la cité naine. La splendeur de l'endroit exaltait le savoir faire des nains, leur grande habileté à tailler la roche et leur goût de l'art. Des puits de lumières éclairaient les larges rues pavés remplis de voyageurs, de commerçant avec leurs charrettes et d'autres personnes naines, humaines et d'autres races. Le « melting-pop » ne semblait gêner personne et d'ailleurs, nul ne faisait attention à son voisin de rue mise à part les gardes de petite taille patrouillant ci et là.

Il se remit en marche d'une allure nonchalante, masquant son étonnement face à cette vue afin de ne pas être prit pour un « touriste » et d'éviter de se faire remarquer. Bien que ne pas se faire remarquer ne signifiait pas grand chose au vu de la majorité écrasante de personnes de petites tailles . Le brouhaha ambiant le gênait très fortement de part son habitude à errer en pleine nature et il décida de se séparer de l'allée principale pour s'enfoncer dans d'autres plus petites et donc forcément plus calme.

Il observait les environs tentant de ne louper aucune miette de la somptuosité des lieux tout en prenant garde à ne bousculer personne. Il slalomait entre les chariots et les passants calculant chaque passage, chaque millimètre prêt où il pouvait passer, ou ne pas passer sans se heurter à un obstacle.

Il arriva enfin prêt d'une forge, reconnaissable au marteau et à l'enclume comme emblème extérieur et entreprit de faire quelques achats. Cependant, il s'arrêta net lorsqu'il vit le Shaakt devant lui conversant avec une naine. Sa mémoire s'emballa à la vue de l'être à la peau sombre, des souvenirs lui revinrent en mémoire sans qu'il puisse en comprendre le sens et le contexte.

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Artiel Til'ursöe - Rôdeur d'un autre monde


Aurore éblouissante,
Beauté réconfortante.


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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Ven 28 Sep 2012 10:21 
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Lénac passa devant toi, pour te montrer le chemin arrivant rapidement dans une ruelle qui se terminait sur un éboulement. Il passa dans une petite cavité où un rayon de soleil éclairait ce trou. Il déposa délicatement Deubeilara contre la paroi et s'agenouilla à ses côtés pour faire pression sur sa blessure au cou. Il tourna ensuite la tête vers toi.

- "Si tu as un quelconque moyen de le soigner, fais-le sinon il va se vider de son sang."

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Dim 30 Sep 2012 20:50 
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Suite à notre fuite de l'auberge délabrée, M. nombril nous conduit dans une petite impasse à l’abri des regards.
Lenac dépose Deubeilara dans le creux d'un monticule de décombres créés par un éboulement.
"Mon inconnue aux cheveux rouges", j'ai maintenant découvert son nom, mais je ne me rappelle toujours rien du passé que nous avons en commun.
Cependant je sens que cet homme m'a toujours protégée, aujourd’hui c'est lui qui a besoin de moi, je ne le décevrai pas.
Je vais le soigner grâce à mes pouvoirs de soin que m'a offerte la divine Gaia.
Je me concentre sur cette blessure, le sang coule à flots et je perçois la peur m'envahir. L'effroi de voir cet être faiblir me transperce de part en part telle une lance chauffée à blanc.
Je me dois de me concentrer davantage, sinon je ne serai jamais capable de le sauver.
Je pose ma respiration,je ferme les yeux, je fais le vide, je sens les flux d'une énergie lumineuse parcourir mon corps et se concentrer sur mes mains au contact de la gorge de Deubeilara.
Une fois que j'ai fait abstraction de la peur et de tout se qui m'entoure, ces vers me viennent comme une évidence :

"Quand, arborant ce coeur qui va bientôt s'éteindre
vous persistez à vous noyer dans votre bonté
Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre
La véritable beauté.

Quand un souffle d'amour traverse votre poitrine,
Sur des flots d’espoirs vous tenant au bras
de cette lugubre Beauté, lorsque des mains divines
Vous retienne ici bas.

Vous l'avez touché du doigt,
elle vous laisse cependant
réintégrer le mortel d'ici bas,
mon immortel, mon amant."


Je réouvre les yeux, une lumière intense jaillit de mes mains ensanglantées, j'ai réussi à le soigner, je n'avais jamais réussi à développer un tel pouvoir auparavant...

"amant" ? ai-je appelé Deubeilara mon amant ? je n'étais pas moi même, j'ai du être possédé par la déesse Giai...

Je retire soudainement mes mains de la gorge de mon "patient" et je me mets à caresser machinalement mon petit chaton à mes cotés.
Je recouvre ainsi sans m'en rendre compte son blanc pelage de grossières tâches rougeâtres.

"Tu ne te rends toujours compte de rien ? La réponse est pourtant sous tes yeux !"

Quoi ?! Encore cette voix, c'est celle que j'avais entendue au temple de Gaia...

"Et pourrais tu avoir l'amabilité d’arrêter de salir ma fourrure avec tes mains recouvertes de sang humain."

Avec effroi je me redresse et je hurle :

"Mais, tu parles !!"

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Dim 7 Oct 2012 11:08 
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Grâce à tes soins divins, Deubeilara se remet relativement vite de cette vilaine coupure à la gorge. Tu pourras même voir un sourire apparaître sur son visage en remerciement pour ton action. Cependant il te regarda bizarrement tout comme Lénac au moment où tu t'exclamas de toutes tes forces. Le guerrier au bâton ouvrit grand la bouche de surprise tournant frénétiquement la tête de gauche à droite cherchant un quelconque intrus dans cette rue. Puis reposant le regard sur toi, il prit la parole.

- "Est-ce que tout va bien ? Tu devrais peut-être te reposer après ce que tu viens d'accomplir."

De toute évidence, il n'avait pas compris que tu parlais au chat.

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Dim 28 Oct 2012 12:01 
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Chapitre IV : Le Fusil de Mertar

Sujima n'eut pas beaucoup d'explications à apporter en plus, vis à vis de cet homme. Elle avait simplement été suffisamment curieuse pour laisser traîner ses oreilles autour de la ville. Elle ne s'était basée, au départ, que sur des rumeurs. Mais à force de renseignements, faisant grand usage de ses talents de discrétion, elle avait réussi à trouver l'endroit où vivait le nain qui était tellement au courant de la légende qui entourait ce Fusil. Selon certains, il était le seul à Mertar capable de manier la technologie des elfes gris pour reconstruire cette arme.

Goont et sa fille s'étaient donc mis en chemin vers cette nouvelle aventure. Karl, Lür et Porick, eux, étaient restés en arrière pour nettoyer l'endroit et se débarrasser des corps des soldats d'Oaxaca. Ce n'était pas tant un problème pour le mage qui se rendait bien compte, désormais, que la menace était loin et qu'elle ne le frapperait pas directement à moins de rester sur place encore plus longtemps.

"Je sais pour les feux d'artifices à Darhàm, tu sais." dit Sujima à un moment, après une longue marche.

"Comment?" s'exclama son père, terriblement gêné par cette découverte.

"J'ai regardé dans les affaires de Tôhko. Je sais qu'il y avait une livraison importante à Darhàm et j'ai vu la petite fusée découpée dans sa chambre. Quand j'ai vu les os croisés, le blason de la ville dans le ciel, j'ai su qu'il ne pouvait que s'agir de toi. Vu la manière dont tu es parti après avoir vu Lùthian..." Un autre silence passa alors qu'ils traversaient la Grande Place. "J'ai trouvé ça noble de ta part."

Quand ils s'écartèrent de tous les badauds qu'il y avait autour d'eux, s'engageant dans les rues sombres et tortueuses de Mertar, la jeune acrobate en profita pour tendre un petit objet à son père. En le prenant, il se piqua le bout du doigt et identifia alors la chose comme une broche. Un objet dont le métal était de qualité, mais pourtant, le bijou n'était pas particulièrement beau. Les explications de Sujima l'éclairèrent alors.

"Je sais, ce n'est pas vraiment joli, mais ça te sera utile. C'est une broche élémentaire. Tu dois accrocher ça directement sur ta peau. Je te conseille de le faire avant de dormir, parce que ça te fatiguera beaucoup et tu n'auras plus la capacité d'utiliser tes fluides pour de longues heures. Mais après ça, non seulement tu seras plus puissant, mais tu pourras en plus utiliser les fluides de terre pour lancer des sorts d'autres éléments ! Mais pas de vent, comme c'est opposé à la géomancie..."

Il était donc normal que ce bijou ne soit pas fait pour être beau. Il devait se porter sous les vêtements. Mais en tout cas, l'ynorien ressentait une certaine vibration qui, effectivement, annonçait une belle expérience magique.

"Merci beaucoup... Mais puis-je te demander où et comment tu as pu trouver un tel objet?"

"Heu... Dans une boutique magique..."

"Tu n'aurais pas dû utiliser ton argent pour moi, tu sais..."

"Heu... Je..." bégaya Sujima en prenant un air terriblement embarrassé.

"Tu l'as volé?"

"Heu... Non...?" répondit la jeune fille, presque sur le ton d'une question.

Hivann poussa alors un long soupir exaspéré... C'était effectivement une très bonne intention venant de sa fille, mais il avait de plus en plus le sentiment d'avoir sali ses enfants en commettant lui-même ce genre d'actes. Enfin... Du moment qu'elle n'avait pas été prise sur le fait, c'était le principal. Et ce n'était pas comme si elle avait volé beaucoup d'autres choses.
Mais la jeune fille ne semblait pas vouloir entendre de sermon. Car déjà, elle avait commencé à presser le pas, marquant une certaine distance avec le géomancien. Après une petite centaine de mètres, elle s'arrêta devant une bâtisse relativement isolée par rapport à la rue.

"C'est ici !"

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Dernière édition par Hivann Goont le Lun 21 Jan 2013 11:08, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Dim 4 Nov 2012 11:14 
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Ta fille s'approche de la porte d'entrée, une porte en bois assez large, et frappe. Il n'y a aucune réponse pendant plusieurs secondes, puis un cliquetis se fait entendre et une petite trappe s'ouvre dans la porte, au niveau de ton buste. Une paire d'yeux y apparait.

"Qui est-ce ?"
"C'est moi Umordîl. J'ai des questions à te poser."
"Ah, c'est toi. Entre, entre !"

La paire d'yeux disparait et la trappe se refermer. Tu entends un lourd verrou être ouvert puis la porte bascule sur son axe, laissant apparaitre dans l'entrebâillement un nain au visage couverte d'une épaisse barbe assaisonnée. Il est habillé de vêtements citadins simples et d'un tablier tâché.

Sujima pénétra sans hésiter dans la maison du nain, et ce dernier t'invita d'un geste de la main.

"Monsieur Goont son père, j'imagine ?

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Lun 5 Nov 2012 00:52 
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Sujima s'était montrée étrangement confiante en frappant à la porte du nain qu'elle avait mentionné. C'était une chose qui avait plutôt étonné Hivann, compte tenu du peu de temps que sa famille était ici. Elle se comportait comme si elle était déjà habituée à l'endroit, alors qu'il fallait le dire, c'était sombre, sale et pas franchement rassurant. Au lieu de ça, elle avait foncé droit vers son but, sans une once d'hésitation. Une trappe s'ouvrit, laissant entrevoir deux grands yeux. La jeune fille surprit encore un peu plus son père en tutoyant le nain, jusqu'à l'appeler par son prénom. Mais c'était surtout la réponse du nain, avec une pointe d'exclamation et de sympathie qui fit sourciller le vieux mage. Ils avaient l'air de se connaître depuis un moment...

Les deux Goont entrèrent alors dans la bâtisse. Le géomancien put identifier un peu mieux son interlocuteur. Un être de petite taille, bien bâti, mais pas franchement raffiné. Sa barbe était épaisse, peu entretenue et clairement sale. Quant à ses vêtements, ils n'avaient absolument aucun rapport avec le goût des textiles que l'on trouve en Ynorie. Il était difficile de croire qu'un être aussi détaché vis à vis de son apparence pouvait avoir des informations sur une arme qui était supposée renfermer une puissance exceptionnelle...
Mais dans tous les cas, Goont était suffisamment humble pour faire fi de cette apparence et s'inclina respectueusement devant son hôte.

"C'est bien cela. Se rendant compte qu'il ne connaissait pas son nom de famille, il justifia son impolitesse tout en impliquant une subtile question qui lui apprendrait de quelle manière Sujima aurait noué des liens aussi personnels avec un nain depuis seulement une semaine. Je ne m'attendais pas à ce que ma fille connaisse jusqu'à votre prénom, maître nain."

Goont s'avança un peu plus. Le toit de cette maison était bas et le mobilier était à la fois large et abaissé, à l'image et l'utilité des nains. Aussi, il ne se permit pas de s'assoir maintenant. En revanche, il voulait garder une raison formelle à sa venue.

"Sujima m'a dit que vous auriez quelques informations à me donner... Vis à vis d'une arme qui n'est plus dans cette ville."

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Dernière édition par Hivann Goont le Lun 21 Jan 2013 11:11, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Lun 5 Nov 2012 11:03 
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"Je pense que vous seriez étonné par ce que sais votre fille, monsieur Goont."

Malgré son apparence sale et sa demeure malpropre, ce nain est des plus aimable avec les visiteurs. Il vous propose, à ta fille et toi, de vous installer, tout en vous proposant de boire quelque chose.

"Qu'aimez-vous boire pour discuter ?"

En attendant votre réponse, il vous tourne le dos pour aller chercher quelque chose dans une grande étagère (grande pour un nain). Il fini par en sortir un livre poussiéreux, rouge et relié de cuir. Il l'epoussette un instant, puis le pose sur son fauteuil, avant de vous regarder.

"Votre fille m'a parlé de votre... recherche. C'est ambitieux, vous savez ? Peu sauraient le trouver, encore moins y parviendrai, et seulement une infime partie pourrait l'utiliser. Pensez-vous en être capable ?"

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Lun 5 Nov 2012 15:16 
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En voyant l'expression sur les visages de mes compagnons, je comprend que l’incompréhension est le maitre mot de cette étrange situation.
Apparemment "deb" et "M. Nombril" n'ont pas pris en compte l’éventualité que je parle à un "chat", tant mieux, et de mon coté je me suis éventuellement trompée à propos de cette voix dans le temple de Gaia.
A priori ce que je croyais être une intervention divine n'est au finale qu'un étrange "chaton", quoi qu'il en soit nous réglerons sa plus tard.

"Oui je croie que M. Nombril à raisons, je ferais bien de me reposer, cette intervention magique de ma part m'a complétement épuisé."

Je me tourne vers ce chat doué de parole qui m'accompagne et lui chuchote de façon que les hommes à nos cotés ne remarque pas le fait que je parle à mon "chat" :

" Toi, tu vas avoir des explications à me fournir, j’espère que tu a préparé ton argumentation !"

...

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Dim 11 Nov 2012 14:24 
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Dirigé de Belookane


Les deux garçons te regardèrent faire avec cette boule de poil qui te suit docilement.

(Tu auras des explications en temps voulu petite demoiselle. Pour le moment repose-toi, tu en as besoin.)

- "Tu as raison, nous sommes tranquille ici pour le moment. Reposez-vous tous les deux, je monterais la garde pendant ce temps-là au cas où la milice serait à nos trousses."

Aussitôt Lénac se posta à l'entrée de l'anfractuosité ou vous aviez provisoirement élu domicile afin de surveiller les allers et venus des passants.


(((HRP : Ici tu réponds que tu t'endors et je te réveillerais par la suite. Ton chat t'a parlé par télépathie et non ouvertement.)))

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 Sujet du message: Re: Les Rues
MessagePosté: Mar 13 Nov 2012 15:21 
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Inscription: Jeu 26 Jan 2012 12:05
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Localisation: Mertar
Nous reposer nous fera effectivement le plus grand bien.
Dans cette étrange situation je suis complétement perdue, mes pensée s’entremêle comme une pelote de laine et je soupçonne ce petit chat de bien s'amuser avec.
En espérant que le sommeil me portera conseil, je m'assoie au coté de Deub, il me laisse volontairement poser ma tête sur son épaule et ainsi reposer le poids qui pèse sur les miennes.
Alors que mes compagnons surveillent l'état de mon évidente somnolence, je me sens être portée vers un monde plus doux, le pays des songes m'accueil dans un cocon chaud ou les rêves remplaceront ma réflexion.

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L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.


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