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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Sam 6 Aoû 2016 23:08 
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L'homme a un phrasé étrange, comme ennuyé que les questions posées soient trop simples. Tina esquisse un sourire amusé. Elle a rencontré pas mal d'excentriques auparavant, mais jamais encore quelqu'un qui soit déçu de ne pas être assommé par des interrogations trainant en longueur. Il prend toutefois le soin de répondre à chacune d'elles. La brune apprend que la terrifiante arme est toujours en état de fonctionnement, et se trouve dans un hangar à l'intérieur du mur Ouest. La tulorienne s'effleure lentement le cou, plutôt incrédule. Permettre ainsi à de parfaits inconnus de savoir où une telle chose est conservée signifie soit que leur interlocuteur est inconscient des risques, soit une confiance aveugle dans ce qui tient l'arme à l'écart de la population. La belle n'en est que davantage curieuse au sujet de cette chose dévastatrice.

Le savant répond à la blondinette concernant ses lunettes. Elles ont la capacité de lui permettre de voir de très très près, y compris des... Organismes si petits qu'ils sont invisibles à l'oeil nu. Tina demeure dubitative. Il existe donc des choses de si petite taille ? En a-t'elle possiblement sur elle sans s'en apercevoir ? Déjà qu'une fourmi n'est pas toujours facile à voir... Et s'il existait aussi des fourmis pour les fourmis et ainsi de suite ? Cette simple pensée déstabilise l'humaine. C'est trop inconcevable pour le moment, et surtout, si cela fonctionne dans un sens... Cela signifie qu'elle est aussi la fourmi d'une autre forme de vie. Tina tortille une mèche sombre, tentant de se remettre de ce qu'elle vient d'imaginer. Lorsque le fondement d'une certitude est ébranlée, son instabilité se propage à tout ce qui s'est bâti dessus. Se savoir aussi vulnérable qu'un insecte ne l'enchante pas. Vraiment pas.

Elle s'efforce de masquer son désarroi en souriant gentiment lorsque l'homme leur apprend le fonctionnement du portail. Un objet qui permet de rapprocher deux points en façonnant un couloir, mais sans que cela affecte le reste du monde. Si Tina parvient à saisir le schéma, elle se sent dépassée par le côté technique de la chose. La belle se sent frustrée, comme si un savoir immense se tenait devant elle, mais alors qu'elle tente de s'en saisir à pleines mains, le tout file entre ses doigts, ne lui en laissant que des bribes.

Tant de choses à découvrir alors qu'elle se sentait jusque-là plutôt instruite par rapport à ses fréquentations... Tina a la sensation de retomber en enfance, à une période où tout ce qu'elle pensait maîtriser n'était en réalité que parcelle de vérité plus vaste encore. Une envie ou plutôt un besoin prend naissance dans un coin de son crâne : lorsque toute cette affaire sera terminée, elle demandera à rester. Au moins un peu, le temps d'apprendre ce qu'elle peut. De satisfaire cette curiosité.

Bien entendu, elle songe à son frère et aux Joyaux restés à Tulorim, mais ils sont débrouillards et ils peuvent compter les uns sur les autres pendant son absence.

( Cela ne coûtera rien de demander. Plus tard. )

Hynt change de sujet, évoquant celui de la jeune Yumiko avec un sacré entrain. En quelques mots, il apprend à la ronde que la fille de Shizune dispose de fluides d'ombre, et que ses complications sont liées au côté sauvage de ces derniers. Non seulement elle ne pouvait pas les contrôler, mais ils la mettaient en danger à force de circuler follement dans son corps. Et d'après l'homme, c'est seulement le troisième cas répertorié, et celui sur lequel il s'est penché.

Tina écarquille les yeux, ne masquant pas son incrédulité et sa surprise. Yumiko dispose déjà d'une force phénoménale, mais le savant leur apprend que l'armure qui la protège de sa propre puissance l'en prive également d'une partie. La tulorienne tente de saisir cette information. Elle n'a vu la jeune femme faire preuve que d'aptitudes physiques extraordinaires. Mais si elle savait également user de magie à ce même niveau, elle pourrait faire table rase de tous ceux qui se mettent en travers de sa route. Le grand Duncan a eu de la chance qu'elle n'ait fait que l'assommer. Yumiko doit certainement faire l'objet d'une étroite surveillance. Elle est jeune donc manipulable. N'importe qui d'un peu censé doit avoir songé au soldat surpuissant qu'elle ferait... Le cas de Yumiko intrigue grandement Tina, mais elle réserve ses questions le temps que leur interlocuteur termine.

Il poursuit donc sur les définitions demandées par la belle. La technomagie est l'usage de fluides afin de faire fonctionner les mécanismes, et est ce que les Sindeldi et Hafiz de Yuimen emploient. La technologie est l'usage de procédés sans magie, juste physiques, afin de créer l'énergie qui permet d'animer les engins ou encore d'éclairer sans feu. Si les humains ont basé leur civilisation sur la technologie physique, certaines choses dépendent encore de la technomagie. Le Canon en est un exemple.

Tina s'évente lentement, puis elle rassemble sa chevelure qu'elle dispose sur son épaule. Cela fait tout de même bien des choses à intégrer, et elle sent qu'il lui manque de nombreux savoirs pour poser des questions pertinentes. Pourtant, certaines lui viennent, mais chaque chose en son temps.

"Certains concepts sont effectivement un peu... Complexes à comprendre. Mais..."

Tina sourit et agrippe doucement ses mains devant ses hanches, affichant une mine douce et emplie de gratitude.

"Je vous suis reconnaissante pour vos efforts. Simplifier autant vos savoirs ne doit pas être une tâche aisée. Je suis navrée de ne pas avoir un esprit plus brillant pour échanger dignement avec vous, Professeur. Croyez que je le regrette grandement..."

La tulorienne baisse un peu les yeux, comme réellement attristée par la chose. Elle appose un bras sous sa poitrine, l'autre lissant une mèche sombre. Ses yeux vert d'eau finissent par se diriger vers les étranges lunettes du savant.

"Une chose que vous avez dite m'interpelle au sujet de Yumiko. Votre création permet de juguler les fluides excédentaires, mais que deviennent-ils ? L'armure est-elle également une sorte de... Portail vers un autre endroit ?"

La demoiselle en rouge incline un peu la tête, apposant la main auparavant occupée avec sa chevelure contre ses colliers.

"D'ailleurs, si vous avez la capacité de réduire le potentiel de quelqu'un, pour son bien j'entends, l'inverse est-il faisable ? Êtes-vous en mesure d'aider une personne à développer ses capacités fluidiques sans que cela lui porte préjudice ?"

Le ton est innocent, comme la simple question d'un être curieux. Toutefois, Tina n'est pas le genre de femme à parler simplement pour échanger des mondanités. Tant de choses à apprendre et si peu de temps, car il ne fait aucun doute que le Sergent Collin doit les attendre à côté. Songer à son embarras et sa timidité donne presque envie à la belle de couper court à l'entretien pour retourner gentiment le taquiner. Mais le moment viendra en temps voulu.

Après tout, l'adorable chou s'est lui-même proposé pour l'escorter, non ?




(1 140 mots)

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Dernière édition par Tina le Mer 24 Aoû 2016 11:34, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Lun 8 Aoû 2016 00:25 
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Le professeur nous répond, à moi et Tina. Il exprime d’abord son ennui par une phrase totalement cynique, que j’aime beaucoup d’ailleurs. En fait, plus je vois le Prof, plus je l’aime bien. Et la phrase suivante ne fait que confirmer mon ressenti à l’égard du Prof, puisqu’il me qualifie de “curieuse”. Je rougis légèrement de joie devant ce que je décidai de prendre comme un compliment. Qui ne m’a jamais été fait d’ailleurs, la curiosité n’étant pas réellement une qualité pour certains...mais bref.

Le Canon se trouve donc dans une partie du mur ouest, et en état de marche. Je ne m’approcherai jamais du mur ouest. Jamais de toute ma vie. Je préfère mourir de vieillesse tranquillement, tout doucement. Remarque, il n’a pas eu de problème, ou hésité à nous le dire. On pourrait aller fouiner de ce côté et faire exploser tout Izurith, (la ville, pas le monde) et s’échapper d’Izurith après. (le monde, pas la ville, mais vous êtes vraiment bêtes !) L’idée ne l’a pas effleuré ? Ou alors, ils ont un super système que lui même a construit, mais il s’en vanterait. Enfin, je crois, il n’a pas l’air d’être prétentieux. Pour l’instant. Ou ils ont un immense monstre qui mange ceux qui s’approchent de trop près. Ou...on va tous mourir !

A ce moment-là, je crois que je n’ai jamais autant eu envie de courir loin. Très très loin. Et si en fait on était de la pâtée pour chien izurithien ? Je voyais bien une petite boite avec ma photo dessus, et marqué : “Pâtée pour monstre goût elfe blanc”, produite par Valaï SARL. Ah non, quand même, il ne faudrait pas exagérer, personne, ou quoique ce soit d’autre n’avait pas le droit de me manger. Ils sont cannibales ici ? Ça ferait plaisir à beaucoup, ça leur rendrait même service, ils n’auraient pas à se salir les mains. Je reconnaissais volontiers être arrogante, énervante, mauvaise, inconsciente, stupide, têtue, mais quand même. Et avoir un sens de l’humour déplorable, ce qui n’était pas encore condamnable...si ?

Bon, donc en attendant ma mort prochaine, je pouvais au moins en apprendre plus sur ses lunettes qui sont donc des loupes servant à voir des organismes minuscules. Que nous ne pouvons même pas voir. Invisibles à l’œil nu. Je suis un peu déçue à vrai dire, je souhaitais, je m’attendais à ce que ces lunettes puissent faire des choses incroyables ! Avoir des informations sur tel objet, voir à travers les murs, à travers le tissu...euh, peut-être pas à travers le tissu tout de même, ce serait un peu étrange. Et un peu pervers.

Il se tourna vers Tina, pour répondre à sa question qui était scientifique, longue et compliquée. Ce à quoi on lui avait donné l’ordre de répondre, et qui le...satisfaisait ? Je ne savais pas vraiment ce qu’il voulait. Et je ne voulais pas vraiment le savoir, mais pourquoi ne devait-il répondre qu’à ce genre de question ? Était-ce parce qu’on lui avait interdit de parler des “petits soucis” que pouvait avoir causé le seigneur Tiret ? Je le savais !

Dès qu’il commença à parler du portail, je sentis l’ennui arriver, à vitesse grand V. Et puis pourquoi il disait point A et point B ? Pourquoi pas point N et point E ? Pourquoi ? Et donc, passage, relier les deux mondes, ne point affecter tel monde... que de science ! Je n’avais pas envie de comprendre moi ! Enfin si, mais pas ceci...ça ne m’intéressait pas, à vrai dire, de savoir comment le portail fonctionnait. Mais vraiment pas. Et dire qu’il m’avait qualifiée de curieuse…

Lui même le reconnaissant, c’était foncièrement ennuyant. Et il passa à Yumiko, enfin plus son problème, un sujet qui m’intéressait déjà un peu plus. Yumiko avait développé des fluides d’ombre à l’adolescence, en plus d’être un prodige. Des fluides d’ombre. Brrr. Et qui n’étaient pas “branchés” au bon endroit en plus. Au lieu d’être comme tous les autres mages un aspect “spirituel” d’elle même, ils partaient dans tous les sens, incontrôlables, sauvages.

Ce phénomène extrêmement rare n’était que le troisième répertorié sur Izurith, donc en tant que “scientifique” il a voulu observer ce phénomène. Est-ce qu’il serait capable de m’examiner moi aussi si il voit quelque chose qui l’intéresse ? Ah nan, il ne me touche pas ! Brrr. Et il a fait quelques “petits ajustements” sur elle en plus de construire cette armure qui limite sa puissance.

QUI LIMITE SA PUISSANCE ? Ah parce qu’elle est encore plus puissante que ça ? J’espère que c’est une blague ! Et si elle sortait de l’armure, son corps se briserait, donc c’est grâce au Prof qu’elle est encore en vie, ce qu’il n’oublie certainement pas de nous rappeler. Et il nous propose de donner plus de détails techniques, si déjà nous avons compris ce qu’il avait dit. Je ne lui ferai pas ce plaisir.

Il expliqua à Tina la différence entre la technologie et la technomagie, utilisée par nos sindeldis et nos Hafiz, dont les aynores et cynores sont des exemples. Leur technologie, celle d’Izurith n'utilise pas de magie, c’est un procédé physique qui peut être utilisé par tous d’après le Prof, si vous avez évidemment les bons matériaux. Le Canon est un exemple de technomagie, et il fit une parenthèse sur le fait que les personnes nées avec des fluides préfèrent toujours la technomagie, jugée plus flexible.

Tina me prend de vitesse, et partage ses pensées. Elle regrette de ne pas être assez intelligente pour comprendre le savant, qui doit se fatiguer à simplifier. Je partage totalement son point de vue, moi aussi je n’ai pas un esprit aussi brillant que celui du savant. Elle pose alors la question suivante : où vont les fluides qui sont en excès ? Dans un portail ?
Je dois avouer que la question est assez pertinente, mais pas autant que celle qu’elle pose après, c’est à dire : est-il possible d’aider une personne à développer ses compétences fluidiques, puisqu’il est possible de les réduire. Question que je n’attendais pas du tout d’une part, mais qui témoigne d’une intelligence remarquable. Est-ce qu’on peut mesurer l’intelligence d’une femme à la taille de sa poitrine ?

Oui, la jalousie est un vilain défaut, mais quand même ! C’est injuste !
C’est à ce moment-là que je me rends compte que c’est à mon tour de parler, et aussi que je raconte n’importe quoi. Je m’éclaircis donc la gorge, et commence à parler.

“Merci beaucoup Prof, je me range à l’avis de Tina, décidément vous êtes trop intelligent pour nous. Je vais probablement vous ennuyer, mais pourquoi ne voulez-vous répondre qu’aux questions scientifiques, mortellement ennuyeuses et longues ? Est-ce parce que vous ne voulez pas répondre à d’autres questions ou parce que vous ne pouvez pas répondre à d’autres questions ? Je suis très curieuse moi Prof, même énervante, pour ne pas être vulgaire. Vous l’avez dit vous même. J’aimerais savoir ce qu’il se passe exactement ici. Je suis peut-être paranoïaque, mais j’ai l’impression qu’il se trame quelque chose ici. Alors soyez honnête avec moi, avec nous, comme je le suis avec vous Prof. Avez-vous quelque chose à cacher ?” dis-je en le regardant dans les yeux.

Je souhaitais savoir ce qu’il se passait réellement. Moi, tout ça ne me disait rien.

“Je n’ai pas d’autres questions, Prof.” déclarai-je calmement, d’un ton un peu triste.

Je voulais juste une vérité. La vérité.


[1214 mots]

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Mer 10 Aoû 2016 07:51 
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Le Sergent Collin anticipa les craintes de Phyress et désigna les objets sur la table comme une sorte de cadeau d'accueil. La curiosité du petit Gobelin n'était donc pas mal placée, mais Phyress n'était plus à une boulette près.

" Un téléphone ? " Se demandait Phyress en récupérant l'objet entre les mains. Il s'agissait d'un petit engin qui possédait une carapace de verre qui s'illuminait de l'intérieur. Là où n'importe quel paysan aurait jeté l'objet par terre en criant à la Satanerie tandis qu'il le piétinerait, Phyress, elle, le trouvait absolument passionnant. Léger et magnifique, elle n'avait jamais encore pu toucher quelque chose d'aussi extraordinaire. Ses petits doigts de tisseuse appuyèrent un peu au hasard sur les étranges symboles qui apparaissaient derrière la surface immuable et froide de ce verre magique.

Selon Collin, il permettait d'appeler un autre appareil, il suffisait pour ça d'y entrer une bonne série de chiffre. Il s'agissait donc d'un numéro personnel propre à chaque téléphone. On lui expliqua la méthode et son objet fut alors inauguré de deux " identifiants " un moyen de joindre le Sergent et la Femme aux traits Oraniens qui avait accompagné le petit groupe jusqu'au Seigneur Alvéoles.

Phyress pianotait un peu au hasard jusqu'à ce que l'objet se mette à vibrer dans ses doigts. Elle craignait alors avoir fait une autre bêtise mais se rendit compte que lorsqu'elle appuyait sur les petites aspérités métalliques situées sur les côtés de l'engin, celui-ci se mettait à remplir une jauge sur l'écran, plus cette jauge se remplissait, plus le petit son que l'appareil émettait se faisait fort. Lorsqu'elle le descendit au minimum, l'objet se mettait alors à vibrer entre ses mains.

Elle resta un temps à le scruter, ignorant ce que Collin disait à ce petit gobelin jusqu'à ce qu'il ne s'adresse à elle en particulier. Le Sergent venait d'ouvrir une armoire renfermant plusieurs tenues, il avait conseillé à la Grenouille de se camoufler totalement du fait de sa race. Phyress étant humaine n'aurait donc pas besoin de se vêtir ainsi mais il fallait reconnaître que sa tenue faisait tâche et qu'il serait important pour elle d'avoir de nouvelles frusques.

Elle observa ses loques et céda à la tentation, répondant maladroitement, une fois de plus.

" Phyphy. Ress. Non. Phyress. Je m'appelle Phyress. Je crois que... Et bien, de là où je viens malheureusement, nous n'avons pas le loisir d'avoir des vêtements de rechange et les miens sont très usés."

Et encore, sa tenue était raide de crasse, moite, poussiéreuse et sentait mauvais, elle ne grouillait pas encore de vermine, c'était déjà un grand confort que beaucoup dans les campagnes ne connaissaient pas.

Elle s'approcha du Sergent, observant ce que renfermait cette précieuse armoire pour avoir idée de ce qu'elle pourrait avoir à se mettre.

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Lun 15 Aoû 2016 13:36 
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L’heure était venue pour notre petite compagnie de quitter les lieux, où nous nous étions finalement peu attardés, malgré l’intérêt poussé du Seigneur Valaï de nous avoir fait venir ici, dans sa salle de conseil de guerre, pour répondre à quelques questions à peine, qu’il aurait très bien pu satisfaire en nous en montrant un peu plus dans son immense palais sans vie ni âme. Était-ce de la vantardise que de montrer ostensiblement que l’on possède des salles qui ne servent à rien d’autre qu’à se poser quelques minutes pour supplanter une conversation au débotté ? Un luxe, à n’en pas douter. Se rendait-il compte, ce seigneur menacé, que c’était sans doute ce même luxe d’espace qui faisait que dehors, les gens se marchaient dessus sans avoir la place de vivre réellement ? Tant d’espace pour un seul homme, comment imaginer qu’il puisse en rester suffisamment pour les autres, dès lors ?

Quoi qu’il en soit, nous fûmes invités à nous lever et à quitter l’endroit, imitant le maître des lieux qui nous mena à nouveau dans ces couloirs sans vie en compagnie du Sergent Colline. Il profita de la promenade pour répondre, tour à tour, à nos remarques et interrogations. Il commença par parler de la passation de pouvoir, filiale comme une royauté, bien qu’alors la famille régnante fût choisie par vote. Et c’était sans doute tout le nœud du problème : il n’avait pas de descendant, et les maisons opposées s’impatientaient de sa longue vie, espérant au plus vite accéder au pouvoir au décès du présent Seigneur d’Izurith. Je ne pus m’empêcher quelques réflexions personnelles à ce sujet. Sur la patience des futurs dirigeants, déjà : Valaï n’était pas dans une forme exceptionnelle. Malgré ses modifications physiques, l’homme était sur ses vieux jours, et il ne faudrait pas une décade pour qu’il passe l’arme à gauche. Pourquoi cet empressement subit ? La génération actuelle n’était-elle faite que d’arrivistes véreux et assoiffés de pouvoir ? Le problème était peut-être tout autre : la menace elfe, puisqu’elle fut nommée ainsi par notre hôte, poussait certains à aborder de vifs changements de politique interne. Le bon seigneur était peut-être dépassé dans sa politique quotidienne, trop enfermé dans son palais et ses craintes pour voir les réels soucis de son peuple. Je me passai, pensif, de tout commentaire, gardant pour une fois ceux-ci pour moi.

S’ensuivit, aux suites des questions du petit gobelin au surnom de racine, un historique un peu fantasque des quatre héros de la résistance d’alors, dont les noms nous furent donnés : Aël, Col et Säan, et le Docteur Hynt, dont le neveu, Karl Hynt, le fameux scientifique évoqué plus tôt, allait bientôt nous recevoir pour répondre à nos questions. Seul rescapé de ces glorieuses familles du passé, puisqu’apparemment, aucun n’aurait eu de descendance. Héro à plein temps, ça empêche apparemment certaines autres disciplines…

Moins anecdotique, la suite évoqua la raison des elfes de venir reconquérir la cité. Ils voulaient tout simplement se barrer, se tirer de ce monde inhospitalier qu’ils auraient eux-mêmes réduit au néant, et à cette ville unique, en dévastant les contrées extérieures et en ensevelissant le fluide de transport les ramenant chez eux. Je fronçai les sourcils, méditatif. Pourquoi se fendre d’une guerre aux retombées rudes en pertes si c’était seulement pour quitter la cité et aller voir ailleurs ? Pourquoi ne pas arriver, finalement, à un arrangement qui pourrait évacuer ceux qui le désireraient, humains comme elfes, et laisserait suffisamment d’espace à Izurith pour accueillir ceux qui souhaiteraient y rester ? C’était sans doute un jugement hâtif de la situation, ne prenant pas en compte tous les éléments de réponse, par méconnaissance de ce monde inhospitalier, mais ça tombait, en tout cas pour le moment, sous le sens.

Je n’écoutai que d’une oreille ses réponses à Yuélia, plongé dans une réflexion que ses propres remarques firent naître chez moi. Il n’y avait que des humains à Izurith, et des bâtards d’elfes et d’humains. Des sang-mêlé. Ainsi, si Yuélia aurait sans doute le moyen de passer inaperçue dans la foule, ça allait être bien plus complexe pour moi : entièrement noir de peau, avec un visage clairement pas humain, ni elfique : pour quoi ces gens allaient-ils me prendre ? Une chose était certaine : il était pour moi hors de question de me grimer, de dissimuler mon visage parmi ces gens. Je n’étais pas leur ennemi, et ils devraient le comprendre : par les mots, si possible. Par une force plus convaincante, si ça ne passait pas. À ce titre, je ne comprenais pas l’intérêt de dissimuler leur capacité de voyager entre les mondes, surtout si c’était déjà l’une des raisons de la menace elfique. Puisque le Sergent Colline semblait être celui qui s’occuperait de tous ces détails pratiques, je gardai pour moi mes remarques, une fois de plus, pour me laisser porter dans la suite de ces couloirs de métal et de lumière froide. D’autant que, alors que nous avancions toujours, les yeux de Valaï se posèrent sur moi pour répondre, enfin, à mes propres remarques.

Une fois encore, il souligna la pertinence de mes propos, tout en indiquant qu’ils n’étaient cependant pas exacts. Sûr de lui, il indiqua que les précisions triviales sur la nature de nos récompenses ne valaient que pour ceux qui étaient là pour l’appât du gain, déjà convaincu que son camp était le bon, ouvert même à une alliance modérée avec les elfes, et que les idéalistes dans mon genre trouveraient peu d’intérêt aux autres opportunités. Confiant, il détailla un peu plus son point de vue sur la question, affirmant qu’il était prêt à passer des accords avec les elfes, pourvu que ceux-ci restent hors de la cité. Une vision fort fermée du mot « accord », qui confirmait chez moi sa vision de la question d’une entente cordiale difficile. D’autant, tel qu’il l’expliqua alors, qu’elle était entre autre motivée par de la rancœur amère : les marques sur son corps et la disparition de son héritier étaient les faits des elfes. Je soupirai. Aveuglé par une haine passée, il l’était, comme certains en face, sans aucun doute. Et cela obscurcissait son avis sur la question, indéniablement, confirmant qu’il ne possédait pas l’absolue vérité, et certainement pas la solution miracle à tous les problèmes ici. De là à dire que d’autres camps la possédait, c’était un pas que je ne voulais pour le moment pas franchir, mais j’avais au moins aperçu les limites de cet homme au passé marqué par le drame d’une guerre : la mort et la souffrance pouvaient changer un homme, et le borner au-delà de toute limite. Ainsi, je gardai la conviction certaine que ce camps n’était peut-être pas le meilleur, idéologiquement parlant. Même s’il était normal que ce dirigeant en soit convaincu. Conscient de la stérilité d’un débat sur la question avec un être foncièrement pour sa propre vision, et c’était légitime, j’abandonnai là mes remarques sagaces, et le laissai partir accueillir d’autres aventuriers, nous laissant entre les mains du Sergent Colline.

Ce dernier ne tarda pas à nous mener dans un nouvel endroit, où ceux qui trouvaient les décors déconcertants jusqu’ici allaient être gâtés par cette nouvelle salle, parcourue d’objets et de meubles aux apparences les plus étranges et déconcertantes les unes que les autres. À quoi pouvaient-elles donc servir, toutes ces machines et tuyauteries alambiquées ? On se serait cru dans une brasserie aseptisée, ou chez un herboriste maniaque à l’excès. Sans doute un mélange des deux, en vérité, en y ajoutant cette « technologie » dont ils ne cessaient de vanter les mérites sans en voir les limites.

Le militaire à la belle gueule nous présenta au professeur Hynt, précisant qu’il répondrait à nos questions concernant la technologie, celle-là même qui était à l’origine de leur perte. L’homme en question était assez sombre de peau, aux cheveux noirs et crépus. S’il n’était pas vêtu de cette longue veste blanche et noire, et s’il n’avait pas à la place des yeux un curieux binocle mat, il m’aurait fait penser au mystique peuple des Gardiens de Yuimen, les Hafizs. Il partageait avec eux ce curieux grain de peau, inusuel chez les humains, et qui se rapprochait, un peu, mais pas trop, du mien, ténébreux. Colline nous abandonna vite en sa compagnie, fuyant les sciences pour se préparer à répondre aux questions purement techniques, dans la salle suivante. Fenouil le gobelin et la jeune kendrane ingénue le suivirent directement, apparemment peu enclins à évoquer les détails trop scientifiques de ce monde. C’était compréhensible, en soi, et sans doute aurais-je fait pareil si je n’étais pas si curieux d’en apprendre davantage sur ce dont déjà, j’avais décidé de me méfier.

Yuélia, franche et directe comme elle semblait coutumière d’être, ouvrit le bal des questions au professeur Hynt. Elle s’intéressa d’abord au Canon qui dévasta ce monde, dans des temps reculés. Et puis, plus trivialement, à ces binocles qu’il avait sur le nez. Plus posée, Tina de Tulorim s’intéressa à la porte qui nous mena ici, sur Izurith, depuis Yuimen. Idée fixe, elle avait déjà été remballée par Valaï sur la question, et persistait sur celle-ci face à celui qui, peut-être, pourrait y répondre. Semblablement, elle s’intéressa à la différence entre la technologie et la technomagie, distinction qu’avait également faire le seigneur Valaï dans son introduction au monde. Silencieux, observateur, je décidai d’attendre les réponses à ces questions avant d’en poser d’autres. Il ne fallait pas assaillir ce pauvre homme qui nous voyait ainsi débarquer en plein sur son lieu de travail, aussi subitement qu’arbitrairement.

Le bonhomme ne semblait d’ailleurs pas enclin à notre présence, et nous le fit sentir dès sa première intervention, rudoyant un peu la naïveté de certaines questions posées. Amer, il accepta cependant de se plier au jeu des réponses, et indiqua que le Canon était toujours en état de marche, dans son hangar du mur Ouest. Sans celui-ci, les elfes seraient sans doute déjà passé à l’offensive. Je trouvai curieux qu’ayant été victime de celui-ci, ils n’aient pas cherché à le démembrer pour éviter qu’il soit encore utilisé, mais je passai sur cette erreur historique sans m’y attarder : les détenteurs d’un pouvoir, fut-il destructeur, ont toujours du mal à s’en débarrasser. Il serait encore bien temps d’aller mettre mon grain de sel dans ce hangar ouest, le moment venu. Car je restais convaincu que nul ne devait posséder une telle chose : ni humains, ni elfes. Quelle qu’en soit l’utilisation, ou la non-utilisation. Son existence même remettait à elle seule en cause la notion de liberté, sur ce monde.

Quant aux lunettes, le scientifique indiqua qu’elles servaient à voir, d’un simple ordre de la pensée, l’infiniment petit. Des organismes invisibles à l’œil nu, à l’origine, sans doute, de leur maîtrise de la technologie. Des binocles fort intéressants, pour qui trouvait utile de voir ces micro-organismes. Ça restait néanmoins peu pratique dans la vie de tous les jours, à moins de vouloir regarder un morpion dans le blanc des yeux avant de l’écraser d’un revers du pouce.

Les questions de la jolie tuloraine vêtue de rouge sembla davantage le motiver. Au moins, avec elle, il n’avait pas besoin d’user de ses lunettes grossissantes : un aveugle ne louperait pas l’opulence de la belle. Sans entrer dans les détails techniques, il précisa que l’objet ayant servi à nous emmener ici « rapprochait » deux points physiques éloignés artificiellement, l’espace d’un instant. Conscient de l’incongruité de cette sentence, bien que j’en compris assez bien le concept, sans savoir cependant ce qu’il y avait derrière pour permettre cela, il se fendit d’une explication plus didactique sur la question, qui n’apporta pas grand-chose à mon niveau de compréhension. Bien que je comprenne la nature de son intervention, nous avions ici de jeunes oreilles à instruire, j’aurais préféré qu’il se penche justement sur les détails techniques qui rendaient cette opération possible. Qu’à cela ne tienne, j’aurais bien l’occasion de revenir lui en parler plus tard. Puisque mes compagnes ne le firent pas, je précisai néanmoins une remarque sur la réalité tangible de l’affirmation qu’impliquaient ses propos.

« Cela signifie donc que nous faisons, aussi éloignés puissions-nous être, partie de la même réalité physique. Nous trouvons-nous toujours sur le même monde, sur un continent tellement éloigné des autres que nous ne pourrions l’avoir découvert ? Ou sur un autre monde, éloigné dans l’espace, sur l’une de ces planètes ou étoiles qu’à l’œil nu nous pouvons observer depuis Yuimen ? »

Je marquai un court instant de silence avant de poursuivre sur le même sujet.

« Est-ce que cela signifie qu’outre l’emploi de cette technologie, il serait possible de lier les deux mondes par un voyage interplanétaire plus traditionnel que l’usage de cet appareil formidable ? »

Même en voulant la masquer, l’inquiétude perçait mon regard et mon ton. L’existence d’autres mondes, d’autres peuples, d’autres réalités que la nôtre, cela remettait tellement de choses en question. Notamment dans ma théorie du Sang-Ancien. À quoi bon chercher l’origine de la vie, les âmes primales, quand on sait pertinemment qu’elle existe ailleurs également, depuis peut-être plus longtemps ? Je secouai la tête, reléguant à plus tard cette ardue réflexion, pour écouter la suite de son discours concernant Yumiko, ce bijou de technologie à laquelle il semblait avoir ôté toute humanité. Possédée par les fluides d’ombre pendant son adolescence, d’une manière inhabituelle et différente de l’utilisation que les mages de notre monde en ont, elle fut menée à Hynt pour qu’il la répare à sa manière. Un terme qui me donna quelques frissons d’horreur : comment pouvait-on avoir l’assurance et la certitude de pouvoir « réparer » la nature de quelqu’un. Un propos dérangeant amenant de nouvelles questions éthiques que je repoussai une fois de plus à plus tard. Inutile de parler d’éthique avec cet homme : il semblait ne tirer que fierté de son intervention auprès de la petite Yumiko.

Il affirma néanmoins, circonstance atténuante, que sans son intervention elle serait sans doute morte. Le principe était simple : il l’avait cerclée d’une armure enfermant ses fluides sauvages, réduisant sa puissance réelle, mais lui permettant de se contrôler. La question de l’éthique se posait encore : est-il sain de maintenir en vie ce qui doit mourir par la force des choses ? Ce qui est par nature suffisamment puissant pour s’autodétruire avant de détruire tout le reste ? La fierté était lisible, dans le regard du scientifique. Pourtant, je ne pouvais passer à côté de toutes ces répercussions morales.

Vinrent alors les explications de la différence entre magie, technologie et technomagie. Il usa d’exemples concrets parfaitement compréhensibles pour expliciter la différence, précisant que la science des sindeldi et hafizs pour faire voler leurs aynores et cynores était de la technomagie : l’usage de la magie, de la puissance des fluides, pour autre chose que de la magie brute. La technologie, elle, semblait user de procédés physiques contrôlés par des machines, du matériel adapté. Je levai un sourcil :

« C’est donc la source d’énergie qui diffère entre la technomagie et la magie. Car les sindeldi qui usent des fluides pour faire voler leurs machines, ce me semble, ne sont pas forcément mages. Ils utilisent pareillement à ce que vous expliquez ici des outils leur permettant d’utiliser les fluides sans en avoir la maîtrise naturelle. Je me trompe ? Si je suis dans le vrai, comment nommez-vous cette énergie que vous utilisez ? D’où la tirez-vous, si ce n’est des fluides ? »

Les deux demoiselles avouèrent leur incompétence à trop comprendre ce qui se passait ici. De mon côté, ça m’intéressait trop pour en faire l’aveu, qui serait en plus inexact. SI je n’étais pas apte à comprendre tout ce qui m’entourait, j’avais saisi tout ce que cet homme avait dit, et restais avide de connaissances concernant cet endroit. Quelques nouvelles questions furent posées, sur Yumiko, sur ce qu’il advenait de ses fluides en surplus, sur la possibilité d’augmenter le potentiel de quelqu’un. Des questions qui, quoiqu’encore une fois dérangeantes moralement, étaient pertinentes dans ce moment.

Yuélia, elle, fit sa Yuélia. Maladroite, elle accusa à demi-mot le scientifique de nous cacher quelque chose. Paranoïaque, elle avait l’impression d’un complot. Je la regardai de mes yeux noirs, décidant de répondre moi-même à cette affirmation d’une voix calme, posée.

« Evidemment qu’il se trame quelque chose, c’est la raison pour laquelle nous sommes là, jeune Yuélia. Quant au Professeur Hynt, rien ne lui a obligé à tout nous dire sur tout. Il a le droit à avoir ses secrets, comme chacun de nous. Je crois qu’il ne souhaite répondre aux questions scientifiques car il n’a guère de temps à octroyer aux autres questions que nous pourrions avoir, auxquelles d’autres pourraient apporter des réponses. »

Je me tournai ainsi vers l’homme noir, pour lui poser à mon tour mes questions.

« Sans vouloir, donc, abuser de votre précieux temps, professeur Hynt, j’aimerais, si vous le voulez, que vous m’expliquiez quelles sont les utilisations concrètes de cette source d’énergie sur ce monde. Nous avons vu d’étranges accoutrements sur vos soldats. Des armes surprenantes, notamment celle de Yumiko. Sont-ils dépendants d’une utilisation active de cette énergie, ou n’a-t-elle fait que permettre l’accès à la connaissance permettant de les créer ? Nous savons que vous avez parcouru nos terres. Quels conseils auriez-vous, au niveau des connaissances technologiques, toujours, pour des néophytes totaux en ce domaine ? De quoi devons-nous nous méfier ? Quels sont les dangers dûs à cette technologie que nous pourrions rencontrer en parcourant la cité ? Comment nous en prémunir ? »

Je craignais que mes questions soient trop techniques et pas assez scientifiques, mais l’un n’allait pas sans l’autre, et je tenais à avoir la dimension théorique avant d’obtenir, de la part du sergent Colline, des détails plus pratiques sur notre expédition. J’espérais, ainsi, avoir été clair dans ma demande : je ne voulais pas ici des exemples pratiques, mais la théorie de base nécessaire à notre bonne compréhension de ce que nous serions amenés à rencontrer sur ce monde. Et ça, c’était son domaine, sans aucun doute.


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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
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Le seigneur Valaï prend le temps de nous répondre un à un, d'abord à la vieille personne au teint bleuâtre et à l'accent rustique. Il nous explique ce qu'est la Science et la Technologie, du moins il tente car ça ne me parle pas vraiment. C'est technique tout ça, m'aurait dit mon ami Kagnar le Torkin. L'élément intéressant est qu'il y un nombre considérable d'armes technologiques sur Izurith, dans tous les camps du monde et qu'on devrait pouvoir s'en fournir. Le seigneur se tourne vers moi, visiblement amusé par mes premières questions. Il me répond pour la nourriture et je ne comprends pas vraiment ce qu'est de la nourriture artificielle ? Comme du pain peut-être, transformé ? Ils ont peu de légumes et de viandes, on se contentera donc de ce qu'il y a, mais je suis troublé par cette information. Quant au repos et aux commodités pas vraiment de changement par rapport à Yuimen ou même Asflhon que j'ai connu précédemment et c'est plutôt rassurant, tout n'est pas inconnu dans ce pays.

Il continu avec mes questions plus sérieuses, Izurith est à la fois la ville et le monde, car tout le reste n'est plus habitable. La ville rassemble l'entièreté de la population humaine depuis des siècles et des siècles. Car tout ce qui est au dehors est devenue inhabitable. Le Seigneur est la personne la plus importante du monde, nous avons face à nous ce qui semble être le roi d'Izurith. C'est un grand honneur, nous sommes attendus avec espoir dans ce monde. L'homme dirige toute la partie humaine, seul les elfes sont exilés en dehors, prouvant qu'il doit rester des poches viables, des oasis ? Un désert sur tout le monde ? Que de mystères, que de désastres et de malheurs concentrés sur un seul monde. Je garde silence par politesse et par retenue, impressionné par le Seigneur Valaï et surtout son rang.

L'homme poursuit, répondant dans l'ordre aux questions sans oublier aucune nuance, prouvant une organisation et une intelligence brillante. Cette fois-ci au troisième de notre groupe, qui en comptait quatre à l'origine. Tiens, où est donc passé le géant Ynorien au fait ? Plus complexe, son explication concerne ce qui nous entoure. Clairement je n'y comprends rien, juste que ce sont des machines qui nous fournisse l'air et la chaleur suffisante. Grand bien leur fasse, un bon feu ferait l'affaire ou de bonnes fenêtres en journée, mais j'ai la désagréable impression qu'il n'y a plus de bois dans ce monde, ni d'air à respirer. Une angoisse me prend, mais je me contrôle en pensant à ma mission première. Je n'arrive à comprendre de la suite de la réponse au guerrier, qu'il y a en ville des opposants clairs au système en place et qui sont contre la technologie. Y aurait-il une alternative à leur façon de vivre ? Pourquoi être contre quelque chose indispensable sur leur monde ?

Le seigneur Valaï ayant répondu à toutes les questions du petit groupe, poursuit en parlant de l'histoire de leur monde. Tout allait bien avant l'arrivée des Sildels et Shaakts. Les elfes ont vite profité de leur avance technique pour prendre en esclavage le monde et les humains. Il nous parle d'une arme terrible, le Canon, qui peut détruire des kilomètres en un seul tir... Quelle folie... Voici comment leur monde est devenu un désert, mais ils sont fous ici, pourquoi avoir faire ça ? Pourquoi ? Je suis très perturbé et ça doit se voir vu mon agitation, pourtant je ne dis rien et laisse notre hôte poursuivre. Il nous explique que l'esclavage des siens a duré des millénaires, jusqu'à la révolte il y a sept siècles de ça, où quatre de leurs héros ont pu fournir des armes pour se rebeller. Il y a eu un grand massacre d'elfes et une prise de pouvoir des hommes. Depuis il y a eu quelques tentatives de reprendre le pouvoir, mais les hommes veillent, même si, parmi les leurs, certains sont en train de négocier avec l'ancien ennemi pour partager le pouvoir, ou bien accéder avec eux. Enfin le Seigneur Valaï nous dit ce qu'il attend de nous, nous devons savoir pourquoi et comment il y a cette conspiration et surtout qui est derrière tout ça. Nous avons carte blanche...

Bien, on fait quoi de cette carte blanche ?
(Tu peux tout faire ça veut dire, crétin !) La faera semble très aimable.
(Ah, merci Aakia, il est compliqué avec tous ses mots nouveaux.

Je réalise aussi qu'il parle bien notre langue même s'il est d'un autre monde. Est-ce qu'il a une faera, ou une technologie comme ils disent ? Est-ce si important finalement ? Pas le temps de réfléchir, le Seigneur va nous confier à un gradé de l'armé, un certain Sergent Collin pour les détails techniques, mais si on a encore des questions il est temps de les poser.

Je n'hésite pas, pressé de savoir pleins de choses. "Oh excusez-moi Seigneur Valaï, mon langage aurait été plus correct si j'avais su qui vous étiez. Mais j'ai encore beaucoup de questions. Votre monde est ravagé, c'est un désert n'est-ce pas ? Est-il encore possible de le refaire naitre ? J'imagine qu'il ne serait pas dur de vous faire parvenir graines, semis, plantes, arbres et arbustes ? J'ai des notions assez fortes en herboristerie et peut-être en quelques années d'effort et de patience vous pourriez retrouver un monde plus accueillant. Si on peut vous aider avec nos moyens, celui-là est facile à mettre en place." Je continue à poser mes questions. "Dans le même sens, vous avez accès à d'autres mondes par votre porte technologique, si j'ai bien compris, pas seulement sur Yuimen ? Pourquoi ne pas aller sur un autre monde le coloniser ? Ou alors vous débarrasser définitivement de vos ennemis elfes en leur proposant un exil définitif sur ce nouveau monde ? Oh j'imagine que je suis bien naïf de vous proposer ça, pardonnez-moi." Mais je poursuis encore. "Vous avez parlé d'une arme terrible, le Canon, j'espère que vous ne l'avez plus, quelle folie que d'utiliser une telle chose !" Je pense alors à mon grand frère Naren qui a déjà utilisé des armes terribles pour gagner des batailles et son éternel réplique si on le contestait : la fin justifie les moyens. Mais comment concevoir ça sur une telle échelle, c'est aussi puissant qu'une punition divine. Je fini enfin : "Toute la population humaine réside en ville, l'extérieur est invivable ou l'on peut le parcourir ? Car j'ai compris qu'il y avait des elfes sur le monde, ils vivent dans des poches viables c'est ça ?" Sur ce, je m'arrête dans mes questions, même si d'autres me brûlent, conscient que j'en ai peut-être trop dit et attendant des réponses du Seigneur ou des autres aventuriers.


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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Jeu 18 Aoû 2016 02:45 
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On dit de certains voleurs que leur main est plus vite que l’œil. Dans le cas de Fenouil, on peut dire que sa main plongea sur le petit rectangle plat dès que son oreille affûtée entendit l’accord de la part du sergent Collin. Donc lorsque l’œil s’aperçut de ce qui se passait, Fenouil avait le tléfun bien en main et tout en écoutant les directives du soldat, ses doigts pianotaient du mieux qu’ils pouvaient sur la surface froide du verre. Fenouil n’avait pas assez de ses deux yeux pour observer ce mystérieux objet magique pas plus grand que sa main. Collin lui expliqua qu’il pouvait faire deux fonctions : appeler et consulter une carte. Pour appeler, il leur fallait d’abord choisir une série de symboles parmi la dizaine qui lui était proposé. Bien que sous les doigts de Collin, cela semblait facile, ceux du gobelin ne semblaient pas maîtriser la pression à exercer sur la plaque de verre. Ainsi, parfois aucun symbole ne s’inscrivit alors que d’autres fois, il en apparaissait toute une série. Fenouil affectionnait tout particulièrement le symbole qui représentait un petit pain torsadé, il choisit donc comme numéro le : 88 88 88 88 et le transmis aux autres. Lorsqu’il fut le temps d’enregistrer les autres numéros dans son répertoire, il tendit son petit tléfun à Collin pour que ce dernier lui prête ses doigts souples pour terminer cette délicate opération, tout en lui souriant candidement.


Lorsque ce fut fait et qu’il récupéra son nouveau jouet, et bien qu’il avait reçu les directives précises pour consulter la carte, il ne put s’empêcher d’agrandir et de rapetisser celle-ci, se demandant comment les gens de ce pays avaient fait pour insérer une si grande carte dans un si petit objet.

Fenouil avait encore les yeux rivés sur sa nouvelle acquisition lorsque le sergent Collin lui parla de ses cicatrices. A l'inverse de ce qu’on aurait pu penser, les elfes n’avaient pas tous contribué à cette défiguration, nombre d’humains, des malfrats pour la plupart, avaient fait leur part. Et contrairement à celle du Seigneur Valaï, elles ne nécessitaient apparemment aucune réparation.

Et puis, ouvrant une armoire contenant des combinaisons, il s’adressa à Fenouil, en faisant l’erreur de l’appeler messire gobelin. Le petit être vert qui n’acceptait pas cette nomination regarda d’abord derrière lui, à gauche et puis à droite, feignant de chercher ledit gobelin. Puis tout en offrant un sourire naïf, et employant un ton avenant :

« Je ne vois pas de gobelin, ici ! »

Il haussa les épaules puis rajouta :

« Je suis Fenouil, juste Fenouil. Et je trouve ces combinaisons très jolies. »

En effet, à son arrivée au camp au sud de Bouhen, Fenouil s’était intéressé d’un peu trop près à ces combinaisons, de sorte qu’il avait passé à un cheveu d’être expulsé. Ainsi, c’est sans surprise qu’il hocha joyeusement la tête

« J’aimerais bien une combinaison intégrale. »

Dans l’attente de recevoir ladite combinaison et de l’enfiler, il se tourna la tête vers la timide jeune femme blonde habillée pauvrement, qui venait tout juste de se présenter.

« Enchantée Phyress ! » Lui dit-il.

Il ne se présenta point puisqu’il venait de le faire quelques minutes plus tôt, lorsqu’il avait nié appartenir à la race des gobelins.


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Dernière édition par Fenouil le Dim 28 Aoû 2016 18:25, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Mar 23 Aoû 2016 14:55 
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Palais – Laboratoire (Yuélia, Tina, Vadokan)


    Les yeux du Professeur Hynt s'illuminèrent aux louanges de Tina... enfin, c'est ce que l'on pouvait deviner au vu de ses traits, largement adoucis par les paroles de la belle.

    « C'est avant tout une différence de connaissances, » concéda-t-il avec une fausse modestie évidente. Revenant sur la question de Tina, il reprit la parole : « Non, l'armure de Yumiko n'est pas un portail, c'est une batterie. »

    Il se mordilla la lèvre inférieur, contrarié.

    « Mais ça ne vous avance pas à grand chose... Disons qu'elle stock les fluides instables de Yumiko. Evidemment, il faut de temps en temps la vider, sans quoi la surcharge serait dangereuse. »

    La seconde question de la belle en rouge provoqua un sourire carnassier chez lui.

    « Développer le potentiel, voilà une idée intéressante. Que vous n'êtes pas la première à avoir eu, évidemment. Mais les expériences actuelles ne sont pas très probantes. Je peux tout juste vous proposer les catalyseurs de magie habituels. Un peu votre équivalent technomagique des bâtons et baguettes. Voyez avec le Sergent Collin, je suis sûr qu'il trouvera quelque chose dans le stock des Forces Spéciales. »

    L'intervention de Yuélia provoqua, elle, une moue ennuyée au Professeur. Heureusement, Vadokan vint rapidement à sa rescousse, ravivant une expression neutre sur ce que l'on voyait de son visage.

    « Exactement. Mon temps est précieux, et tout ce que vous pouvez savoir de moi, vous pouvez le savoir du Sergent Collin ou de Shizune. »

    Il choisit donc ce moment pour rebondir sur les questions, nombreuses et techniques, de Vadokan, non sans une certaine satisfaction sur le visage. Son ennui premier semblait avoir définitivement disparu face à ces sujets attentifs.

    « Il est assez difficile de savoir exactement comment fonctionne notre univers, si complexe et étendu, mais, effectivement, il semblerait que nous soyons sur le même plan de réalité physique. Mais nos différentes planètes sont bien trop éloignées pour être observées l'une depuis l'autre. Cependant, savoir si la planète d'origine des Sindeldi et des Shaakts est sur notre même plan est quelque chose de compliqué, le sujet est toujours sujet à discorde. Certains pensent qu'il existe différents univers comme celui-ci, certains qu'il n'y en a qu'un seul, mais tellement gigantesque que plusieurs milliers de monde seraient habitables. »

    « Concernant le fait de rejoindre Yuimen depuis Izurith, la question est plus compliquée. Premièrement parce que nous ne connaissons pas les coordonnées exactes de votre planète. Mais deuxièmement, et surtout, parce qu'un tel trajet prendrait certainement plusieurs siècles, si ce n'est millénaires, quand bien même nous en aurions les ressources. Il n'est ceci-dit pas à exclure que cette barrière technologique soit passée un jour. »

    « Pour en revenir à la technomagie, c'est effectivement, principalement, sa source d'énergie qui diffère de la technologie. Ceci dit, je ne connais pas bien l'emploi de la technologie Sindel et Hafiz sur votre monde, ils gardent très bien leurs secrets... Mais ici, la création d'un outil technomagique doit passer par un manipulateur de fluide.Certains outils peuvent ensuite être, ou non, manipulés par n'importe qui, mais nous n'avons encore jamais réussi à créer ces outils sans l'aide d'un détenteur de fluide. Contrairement à la technologie qui ne demande que des connaissances. Ceci dit, oui, dans les faits, c'est la source d'énergie qui diffère. Cette source d'énergie c'est l'électricité, entre autres. Mais pas sauvage, non, une électricité contrôlée qui traverse nos installations. »

    Les dernières questions de Vadokan semblèrent moins intéresser le Professeur, mais il consentit néanmoins à répondre sans montrer de signe d'irritation.

    « Les utilisations concrètes sont difficiles à lister : la technologie est partout, tous les jours dans tous nos outils du quotidien. Cette technologie a effectivement servi a créer et à apprendre à créer ces armures et armes que vous avez pu voir, mais la plupart fonctionnent sans utilisation active d'énergie, même s'il y a quelques contre-exemples. Les dangers liés à la technologie, voilà encore quelque chose de difficile à lister. Disons que la technologie en soi est rarement dangereuse. En fait, évitez juste de toucher les fils de cuivre reliés à nos machines, conducteurs de courant. En dehors de cela, faites attention aux armes à énergie : que ce soit des sabres modifiés ou des pistolets – voyez cela comme des arbalètes à énergie – un choc pourrait vous faire bien plus de dégât que vous ne l'auriez cru au premier abord. Mais la plupart des vêtements que vous offrira le Sergent Collin devraient offrir une certaine protection face à ces chocs. »

    Ses explications enfin terminées, le Professeur les dévisagea tour à tour, attendant d'autres questions, ou bien leur départ.


Palais – Salle de préparation (Fenouil, Phyress)


    Aux paroles de Fenouil, Collin se gratta la joue, décontenancé.

    « Vous n'êtes pas... un gobelin ? »

    Il changea cependant vite de sujet, affichant un sourire avenant à l'encontre de Phyress, qui venait de se présenter gauchement.

    « Nous avons beaucoup d'accoutrements différents, mais vos missions étant potentiellement dangereuses je vous recommande l'une de celles-ci, offrant une certaine protection. »

    Dans la penderie étaient entreposés toutes sortes de vêtements étranges, mais il en pointait quelques uns en particuliers.

    [HJ : Vous pouvez choisir entre celle-ci, celle-ci, celle-ci et l'armure complète des soldats du campement. Il y a toutes les tailles, étrangement, même celle de Fenouil. Et, oui, il y a plus de choix féminins que masculins, j'en suis désolé.]

    « Messire Fenouil, si vous voulez cacher votre visage je vous suggère soit l'armure des Forces Spéciales, que nous portions au campement, soit celle-ci ainsi que ce casque. Cet ensemble est moins efficace que notre armure complète, mais vous pourrez vous balader avec plus librement, l'autre étant connu comme étant notre armure officielle. C'est donc un choix important : allez-vous privilégier la qualité de l'armure ou la discrétion ? Le même choix s'applique à vous Dame Phyress, que vous décidiez ou non de porter un casque. »


Palais – Salle de Conseil (Aliéron, Lelma, Ama A'as)


    Quand Aliéron et Ama A'as restèrent muet, Lelma lui recommença la valse des questions. Le Seigneur Valaï afficha un sourire avenant avant d'y répondre.

    « Je vais bientôt devoir vous laisser aux mains du Colonel Shizune. Mais je suppose que je peux me permettre de vous offrir un peu plus de temps. Notre monde est effectivement ravagé et désertique. Ce ne sont que des plaines grisâtres à perte de vue. Mais effectivement, il serait possible de le faire renaître. Malheureusement de simples semis ne suffiraient pas, la planète manquant de nutriments pour les nourrir, ou alors le processus durerait des millénaires. Cependant nos scientifiques travaillent sur un processus de terraformation. C'est un concept compliqué à expliquer, mais il permettrait de libérer des genre de nutriments condensés qui redonneraient petit à petit vie à la planète. Seulement avec la menace elfique, toute sortie de la cité est prohibée, même pour nos soldats les plus aguerris. De plus, ce serait leur donner un avantage que nous ne pouvons nous permettre de céder. »

    « En fait, si, nous n'avons accès qu'à Yuimen. Tout simplement parce qu'il faut des années – de longues et nombreuses années – pour calibrer notre portail et le changer de place. Autrement dit, Yuimen sera notre seule destination possible pendant encore des décennies. »

    « Le Canon est encore entre nos mains. Malheureusement, nous ne pouvons, pour des raisons de sécurité, nous en défaire. Mais, ne vous en faites pas, il est bien à l'abri dans un hangar extrêmement bien gardé. »

    « Concernant l'extérieur, disons qu'il n'est pas impossible de le parcourir, mais il est extrêmement difficile d'y trouver des ressources y permettant la survie. Les elfes ne vivent pas dans des lieux particulièrement accueillants, il n'y a pas de poche viable permettant à une civilisation de s'épandre à l'extérieur. Non, je dirais qu'ils survivent à l'aide de la technologie : ils ont réussi à trouver quelques sources de nourriture, maigres mais presque suffisantes pour ne pas s'éteindre. »


    [HJ :
    Citation:
    « vous pouvez suivre le Sergent Collin, il vous servira de guide jusqu'à votre sortie du Palais »
    Heu... Oubliez cette bourde à la fin de votre dernière MàJ, j'ai oublié d'éditer ce passage. C'est donc le Colonel Shizune et pas le Sergent Collin, qui vous servira de guide.
    Sinon cette màj est un peu vide, désolé, mais ça vous laisse l'occasion de poser quelques questions supplémentaires. Ca rebougera à la prochaine normalement, quand Aliéron sera reviendu.]


[Ama A'as : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations)
Tina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 1 (bonus longueur)
Yuélia : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 1 (bonus longueur)
Phyress : 0,5 (introspection) ; 0,5 (oubli : portable)
Vadokan : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 3 (bonus longueur)
Lelma : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 1 (bonus longueur)
Fenouil : 0,5 (introspection) ; 0,5 (oubli : portable) ; 0,5 (bonus longueur)
Aliéron : Absence justifiée]

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Mer 24 Aoû 2016 11:33 
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La tulorienne patiente après avoir pris la parole, se concentrant sur ce que les autres arrivants demandent. Si la belle a fait dans la subtilité en flattant à demi-mot leur interlocuteur, l'elfette affirme avec la brutalité d'un docker charriant son fardeau que le savant est juste trop intelligent pour elles. Fait-elle de l'ironie ou le pense-t'elle vraiment ? La belle n'a guère le temps de s'en soucier que la blondinette se met à pratiquement agresser leur interlocuteur, persuadée qu'il cache des choses. Mais quel être doué de raison n'a pas ses petits secrets de toute façon ? Et pour les découvrir, il faut amener la personne à les dévoiler d'elle-même, pas tirer sur un pan du tissu les recouvrant comme un chien le fait avec les vieux chiffons.

Son attitude est rattrapée par les questions intelligentes de son chaperon. Un peu trop savantes d'ailleurs, puisque Tina a un peu de mal à voir où il veut en venir avec certaines. Etre dans la même réalité physique ? Etre dans un monde éloigné, comme une planète ou une étoile ? Est-ce seulement possible de vivre sur quelque chose de lumineux et de si petit à l'oeil nu qu'on ne peut pas mettre un doigt dessus ? La brune est frustrée une nouvelle fois. Vadokan est sage, ou du moins il en a l'air. Il ne parlerait pas de telles fables sans certitudes.

La tulorienne finit par avoir trop de difficultés à suivre, et ne se reprend que lorsque le Professeur leur répond. L'armure de Yumiko n'est pas un portail, mais une batterie... Soit... Bien... Entendu... Mais qu'est-ce donc qu'une batterie ? Devant la pointe de confusion que la belle commence à ressentir, le savant a la décence d'expliquer. La protection de la jeune fille amasse les fluides instables à l'intérieur, mais cela nécessite de la vider de temps en temps pour qu'elle ne déborde pas. Voilà qui est donc plus clair. La tenue est donc une sorte de seau, tel ceux que l'on place sous la fuite d'un toit, le temps de le faire réparer. Sauf que la Yumiko est apparemment irréparable.

L'homme à lunettes esquisse un sourire presque animal, carnassier quant à la question du développement du potentiel. D'autres que la tulorienne ont déjà eu cette idée, mais les résultats n'ont guère l'air probants. Toutefois, il lui propose de parler au Sergent Collin, et de demander des catalyseurs issus des réserves des Forces Spéciales. L'équivalent des bâtons de sorcier. Tina acquiesce, se demandant tout de même s'ils possèdent des versions moins encombrantes que de longues tiges de bois, qui ont parfois du mal à passer les portes.

Hynt répond enfin au sang-mêlé, employant des termes un peu difficiles d'accès parfois. Elle comprend simplement que la question des origines elfiques en Izurith est encore sujette à débat, que faire le trajet Yuimen-Izurith prendrait des siècles, chose qui intrigue la belle. N'ont-ils pas fait le voyage en un simple pas ? Il doit évoquer autre chose, sans doute.

Tina sent son intérêt poindre lorsqu'il est mention de technomagie, et surtout de la nécessité d'un manipulateur de fluide pour créer des outils employant cette forme de puissance. Toutefois, la source d'énergie principale de ce monde est encore plus surprenante : de l'électricité. Pas la forme sauvage de la foudre qui frappe les arbres ou les gens assez idiots pour sortir en pleine tempête, mais une forme domptée, voyageant apparemment dans des filins de cuivre.

Le savant poursuit en expliquant que le Sergent Collin devrait leur offrir des tenues aptes à les protéger de chocs issus des armes courantes en Izurith. Là, Tina ne peut s'empêcher de jeter un regard un peu chagriné vers la porte. Si la situation en vient à l'usage de la force, c'est qu'elle aura échoué. Elle se reprend vite, s'amusant de ce que le jeune homme balbutiant pourra leur offrir.

N'ayant pas d'autre questions intéressantes, Tina se permet une légère révérence.

"Je vous suis reconnaissante pour votre temps, Professeur. Pour ma part, j'ai beaucoup appris. Je n'ai guère plus à vous demander. Je vous souhaite une bonne journée."

La brune sourit avec chaleur, puis elle fait quelques pas en direction de la porte où le timide gradé est censé les attendre. Avant d'y parvenir, elle se tourne une dernière fois vers le savant.

"Si, en vérité. Juste une chose..."

Tina joue négligemment avec le collier de son aïeule avant de reprendre la parole.

"Puis-je assumer que ces fluides 'superflus' retirés à Yumiko permettent de créer ou d'alimenter certaines inventions technomagiques ? Le Canon, par exemple ?"

Question innocente encore une fois ou pas, seule Tina le sait. Mais il est certain que dans un monde qui a l'air aussi épuré et fonctionnel, simplement jeter quelque chose d'aussi intéressant que des fluides serait inconcevable.

Elle a beau avoir hâte de savoir ce que le Sergent leur a préparé, ce simple détail taquine sa curiosité. Mais dès qu'elle aura eu sa réponse, elle quittera la salle. Quand bien même cette rencontre l'a enrichie de savoirs, elle a aussi ouvert des portes et des horizons trop flous pour elle. Plus tard, lorsque sa tâche sera achevée, elle formulera sa demande. S'il suffit de faire en sorte que le Savant se sente réellement supérieur pour lui arracher cette esquisse de sourire, Tina sait comment le mettre de bonne humeur pour longtemps.




(889 mots)

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Dernière édition par Tina le Ven 2 Sep 2016 21:31, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Dim 28 Aoû 2016 18:27 
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Les réponses du petit gobelin surprenaient souvent et cette fois-ci ne fit pas exception. La tournure de son raisonnement et de ses remarques laissait souvent à réfléchir. La notion de race s’avérait plutôt une affaire d’âme et de cœur que d’aspect extérieur pour le petit gobelin. Ainsi, lorsque Collin, décontenancé, l’interrogea sur son appartenance raciale, Fenouil se contenta de sourire. Et heureusement pour la petite créature verte, le soldat changea rapidement de sujet en s’adressant à Phyress, lui présentant leurs divers accoutrements en faisant ses recommandations personnelles.

Puis se tournant vers Fenouil, il lui suggéra des costumes au cas où que le gobelin désire cacher son visage. Heureusement pour le soldat, Fenouil n’en prit aucunement ombrage. Pas encore un adulte, il aimait le côté ludique de la chose, voyant ce costume intégral comme une espèce de déguisement. Et puis, l’expression : Armures des forces spéciales, plaisait beaucoup à Fenouil.

(L’armure des forces spéciales ! )

Fenouil, les yeux tout ronds, regardait avec admiration, l’armure noire que lui présentait le Sergent Collin. Lui plaire, n’était pas le mot, il l’adorait et s’imaginait déjà dedans, se pavanant fièrement

« J’aime bien cette armure-ci ! Je privilégie donc la discrétion ! »

Dit-il avec entrain allongeant la main vers le costume présenté afin de le toucher et sentir la texture de ce tissu fascinant. Sans perdre une seconde supplémentaire, Fenouil cherchera activement sa taille. Lorsqu’il en trouva une qui semblait correspondre, il se mit à la recherche d’un casier vide. Et puis, par souci de pudeur, ne voulant dévoiler son intimité devant la jeune demoiselle, il entra dans la case étroite et la referma. Il était plutôt à l’étroit, mais sembla s’en accommoder. Phyress et Collin purent entendre à quelques reprises quelques petits soupirs et puis aussi les coudes, genoux ou la tête de Fenouil qui se heurtaient sur les parois de son minuscule vestiaire improvisé. Après quelques minutes, un Fenouil tout souriant en sortit. Il se chercha du regard un miroir pour s’y admirer. Content de ce qu’il vit dans la surface réfléchissante, il s’affaira ensuite à trouver la taille adéquate pour le casque. En tant que gobelin, sa tête s’avérait plutôt grosse. Mais après quelques essais infructueux, dont un où il craint un petit moment que sa tête demeure coincée, il trouva la taille idéale pour sa tête surdimensionnée. Ayant terminé pour sa part, il rangea son tléfun dans une des poches de son nouveau costume, s’asseya sur une des chaises disposées autour de la table et y déposa le casque choisi.

Tout en demeurant un témoin muet, mais attentif, il regarda les différents costumes que Collin proposa à la jolie et menue Phyress. Pour sa part, il préférait le costume muni d’un petit boléro blanc et donc un pan de tissu rouge enveloppait une partie de la poitrine. Il aimait bien aussi les motifs sur le reste du costume noir moulant. Discret, il ne fit aucun commentaire, le choix appartenait à la jeune demoiselle et non à lui. Cependant, l’expression de son visage avait trahi en partie ses pensées.

(((509 mots)))

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Fenouil, larron origine voleur


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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Dim 28 Aoû 2016 19:20 
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Àma garda le silence pendant que le Seigneur Valai répondait aux questions du guerrier humain. Elle ne fut pas surprise d’entendre que les alentours d’Izurith était ravagés à un point de non-retour. Les citadins semblaient trouver la vie en Izurith, avec son environnement technologique aseptisé si normal… Alors, lorsque leur interlocuteur avait expliqué qu’il s’agissait du dernier bastion de vie sur ce monde étrange, la rodeuse en avait déduit que le reste de la planète devait ressembler aux Enfers de Phaitos. Et c’était donc dans ce cadre que vivaient les ennemis héréditaires des humains de ce monde.

Àma n’éprouvait cependant aucun semblant de pitié pour ces derniers. Pas plus qu’elle ne ressentait la moindre sympathie pour ces humains longtemps opprimés et aujourd’hui maître de leur destin. Izurith n’était tout simplement pas son monde ; elle se contrefichait des souffrances et espoirs de ceux qui le peuplaient.

Néanmoins, elle avait une tâche à effectuer. En Izurith comme sur Yuimen. Et son instinct lui soufflait que dans les deux cas la piste menait vers cette arme extraordinaire, apparemment ancienne mais d’une puissance sans égale ! Elle n’avait pas voulu donner l’impression d’y accorder trop d’importance auparavant. Mais le Seigneur Valai avait mentionné le Canon pour la seconde fois, et la vieille elfe saisi l’occasion pour demander ce qu’elle n’avait pas osé avant :

- S’cusez l’interruption. Mais v’là qu’vous nous parlez encore de c’Canon … Et vous dites qu’y a pas s’inquiéter ? A mon âge – Àma marqua une pause qu’elle hésita à ponctuer d’un glaviot sur le sol immaculé de la salle de réunion – on s’l’ ai entendu dire des tas d’fois ça : « Vous en faites pas » « Tout est sous contrôle » « Circulez y a rien à voir » … Et chaqu’ fois, j’te l’donne en mille : Tout s’ casse la gueule, et les trouffions en souliers vernis et dentelles ( comme vous aut’ ), ils ont plus qu’ leurs yeux pour pleurer. Enfin non, c’est les pov’ gens comme Bibi qui trinquent en général…


Àma sentait que ses pensées s’égaraient… Le souvenir de réacteurs d’Aynors qui fondaient lui revenait, flous et ponctués d’ellipses, du fond de sa mémoire défaillante. Il y avait eu les explosions d’étables aussi, lorsque les abrutis d’ingénieurs Taheltan s’étaient mis en tête de réformer le logement du bétail en Thilîn afin d’entasser les vaches dans des étables à mezzanines entrainant une accumulation de gaz instables. (Bande d’abrutis !...). Ses yeux lançant des éclairs, l’ancienne éleveuse fit un tour de salle pour regarder les autres. Ne comprenaient-ils pas où elle en venait ?

- Donc s’cusez moi, mais quand vous m’dites « Vous en faites pas », moi j’vous dit « Carabistouille ». C’est just’ment vot’ assurance qui m’inquiète : vos gardes, là, i’ sont réellement loyaux à vot’ camp ? De quels moyens disposent vos opposants pour s’introduire dans l’abri ? C'est eux qui l’ont inventé c’ Canon apparement, alors p’tet qu’i' peuvent l’ maîtriser d’une manière qu’ vous ignorez. A distance par example, ça doit êtr’ possible avec vot’ « technologie » qui ouvr' les portes sans qu’on les touche… Et d' simples gardes, ça suffit face à la menace ? Quelles aut’ protections peuvent êtr’ mises en place ?... Et j’peux continuer pendant des heures !...

Àma passa une langue sur ses lèvres sèches avant de conclure.

- P’tet qu’vous pourriez tout simplement m’indiquez c'est qui qu'est en charge d’ la sécurité d’ vot’ arsenal ? Histoire qu’ l’histoire ne s’ répète pas : un peuple aux abois qui met la main sur les armes d’ ses oppresseurs pour les renverser… Ça vous rappelle que’que chose ? insinua-t-elle finalement avec un sourire malicieux.

(((600 mots)))

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Dim 28 Aoû 2016 23:13 
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Le seigneur de ce monde se montre très compréhensif à mes nombreuses questions et y répond sur un ton cordial. Il prend le temps de me décrire son monde, vastes étendues désertiques où tout est mort. Ce qu'il me dit m'intéresse particulièrement, il serait possible de refaire naître son monde par une technologie appelée terraformation. Ma simple idée ne suffit pas, naïf que je suis, tant son monde a été ravagé. Par quoi ? Je m'en doute, mais sans confirmation. Mais apprendre qu'il y a un espoir est un grand soulagement. Je n'arrive toujours pas à me faire d'un tel désastre. Comment imaginer un monde sans rien, sans arbres, sans fleurs, sans animaux, sans nature ? Mais comment concevoir la vie sans tout ce qui est le fondement de tout ? Je plains sincèrement ces hommes qui vivent ici, ces enfants qui ignorent tout. Qui ne peuvent même pas courir dans les prairies en fleurs, qui ne peuvent même pas pécher les poissons de la rivière, ni manger les bons produits de la terre. Que la folie qui a touché ce monde n'arrive jamais ailleurs, quelle horreur !

Une autre information importante est que les elfes vivent au dehors de la ville et qu'ils ont rendu toute sortie humaine très dangereuse. Clairement si ce monde veut être sauvé, deux solutions existent. Une, complexe qui demandera du temps : c'est de négocier la paix entre les peuples. L'autre rapide et définitive est de supprimer le problème... En exilant ou éliminant les elfes. C'est évidemment une solution que je ne peux me résoudre à accepter. Je n'ai qu'une partie de l'histoire, et chacun peut raconter ce qu'il veut pour prendre le pouvoir sur l'autre. Le monde n'est-il pas assez vaste pour deux ? Il ne peut pas y avoir de coopération entre les races ?

(C'est vrai que chez toi il y a coopération avec les Thyus et un partage de votre monde !)

(Mais ce n'est pas pareil, ils nous ont attaqués et envahi !)

(Quel idéalisme quand c'est chez les autres... )

Je ne relève pas, sans doute a-t-elle raison, comme d'autres fois. Il est difficile d'être objectif quand la situation nous touche personnellement. Mais cette fois je me dois d'être le plus objectif possible et tenter de résoudre leur problème.

Il me confie aussi que Yuimen est le seul monde auquel ils ont accès car leur technologie demande beaucoup de temps pour créer leur portail. Je pensais vraiment qu'ils avaient accès ailleurs, mais non, seul Yuimen est accessible de par leur monde. Voilà pourquoi ils nous ont demandé de l'aide, alors que nous sommes si loin d'eux en termes de connaissance techniques. Là encore ça m'étonne, est-ce si difficile d'aller de monde en monde ? Sur Yuimen les histoires et les mythes en font parfois mention et il semble qu'il y a plusieurs fluides vers d'autres mondes. Mon frère sait des choses, mais n'a pas voulu m'en dire plus. Mais bon c'est une information importante à tenir en compte, impossible par exemple d'offrir Yuimen à un des peuples, car ils sont trop nombreux et créeraient trop de problèmes...

(Pourtant y a de la place pour tout le monde, et encore plus dans les autres mondes.)

(Déplacer un problème n’est pas une solution !)

(Pour une fois tu as raison je dois le reconnaitre.)

J'ai la confirmation qu'ils ont encore leur arme absolue, le fameux canon, mais qu'ils le gardent en sécurité dans un hangar bien gardé. Intervient alors la vieille femme bleue, qui dans son langage peu compréhensible se demande si c'est bien prudent et si toute la sécurité est faite autour de cette arme aux ravages inimaginables. Son discours est réfléchi, je la laisse intervenir en toute politesse, comprenant ses peurs et appréhension. Elle semble si vieille, mais malgré son accent et sa façon de parler très rustique, elle semble avoir une vraie expérience de vie. Ne jamais sous-estimer les personnes, c'est bien ce que m'a dit Caffreen et je commence à comprendre pourquoi. Qui l'aurait pris au sérieux en la regardant ? Qui l'aurait remarqué, même si son aspect physique est étrange pour moi ? Je laisse le seigneur lui répondre et lui expliquer, mais je me doute que rien ne la fera changer d'avis, et j'avoue partager ses craintes. Jamais ne doit franchir le portail ce genre d'armes, car fous sont les combattants d'un côté comme de l'autre. Je me dois de garantir la sécurité de Yuimen avant tout.

Le seigneur Valaï fini de m'expliquer les conditions de vie à l'extérieur de la grande ville. Il n'est pas impossible de sortir, mais très dangereux car il y a peu de ressources pour survivre. Les elfes vivent dans des zones avec quasi rien, mais avec la technologie nécessaire pour survivre. Est-ce de vraies conditions de vie ? Comment peut-on accepter ça ?

(Vous avez fait pareil avec les Thyus !)

(Mais non, ils nous ont attaqué, on ne les a pas exclus !

(Et pourquoi penses-tu qu'ils vous ont attaqué ?)

Sacrée Aakia, que veut-elle me dire à la fin ? Elle est de mauvaise humeur et intervient sans prévenir dans mes réflexions. Il vaut mieux que je ne relève pas, car sinon nous serions partis dans des débats interminables.

Je remercie alors le seigneur Valaï pour toute ces précieuses informations : "Merci Seigneur Valaï pour toutes vos réponses, il est important pour nous de savoir où nous allons. J'espère que nous allons pouvoir vous aider et ramener paix et prospérité pour tous sur votre monde." J'insiste sur le tous, car dans mon idée c'est d'opter pour la première solution, longue, contraignante mais juste. J'ignore si ça sera possible, mais je m’emploierai à faire tout pour y arriver. "Je vous souhaite le meilleur et que votre terraformation soit un succès, pour que vos enfants aient la joie d'avoir une nature sur tout votre monde, c'est très important, bien plus que des conflits ancestraux."

N'ayant plus de question, je vais auprès de la Colonelle qui nous attend au bout de la pièce pour nous diriger ailleurs afin de nous expliquer en détail notre mission.


(1016 mots)

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Lun 29 Aoû 2016 05:36 
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Le sergent présentait à la Grenouille ainsi qu'à Phyress quelques tenues. La penderie en était pleine mais il tirait la manche de certaines armures afin de mieux en dévoiler l'aspect. C'était étrange, Phyress se souvenait des illustrations et de jolies gravures représentant des armures mais ces dernières lui paraissaient bien plus lourdes et rigides que celles qui remplissaient la penderie. La jeune femme restait pensive, cherchant de l'oeil l'objet de ses désirs.

On ne lui avait encore jamais rien offert d'aussi précieux et sa paranoia s'agitait, lui laissant croire qu'il lui serait demandé des choses ingrates qu'elle serait mal avisée de refuser par la suite. Mais n'était-ce pas ce que le Lord Alvéole avait dit au début ? Qu'ils étaient grassement récompensés ? C'était fort probablement là un acompte en plus d'une marque de bienvenue et une assurance de son confort en ces lieux.

La Grenouille se jeta dans le lot de parures et fouilla bien vite après s'être assuré de la belle matière de ces étranges protections. Phyress avait beau les inspecter, elle ne parvenait pas à en deviner l'origine ni la matière. Un peu au hasard et avec moins de conviction que le Gobelin, elle fouilla jusqu'à en sortir une qui semblait lui plaire à l'œil.

Le petit Fenouil se déroba à son regard et c'est avec son nouveau trésor sous le bras qu'il se glissa entièrement dans une petite cabine étroite toute faite de métal. Malgré sa petite carrure, il semblait qu'il ne soit pas du tout à son aise pour enfiler l'armure si on en jugeait les bruits de bataille qui émanaient de ce casier. Phyress se pinça la lèvre d'un air un peu mal à l'aise puis à son tour, de glissa derrière un rideau suspendu afin de pouvoir se préparer en toute discrétion.

Elle fit tomber à ses pieds ses frusques usées et raides de crasse, contemplant l'oeil torve et triste son corps maigre et fatigué avant de soupirer et de le faire disparaître derrière de nouveaux vêtements. Le contact était étrange; en rien semblable à la chemise de chanvre qui grouillait de saloperies. C'était... Proche du corps, une sorte de seconde peau qui la mettait assez mal à l'aise. Ceci dit, il était improbable de refuser une telle offre, n'ayant jamais vu pareille création et n'ayant pas non plus le luxe de pouvoir décider, elle se décida à sortir au bout de quelques minutes, rapidement accueillie par un Fenouil tout sourire.

Phyress un brin décontenancée se contenta de hocher la tête, un demi sourire aux lèvres et demanda tout simplement :

" Vous pensez que ça fera l'affaire ? "


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Phyress opte pour cette tenue

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Mar 30 Aoû 2016 13:43 
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Si il rabroua rapidement Yuélia sur la nature de ses demandes et répondit rapidement aux interrogations de la plaisante Tina, précisant quelques détails sur l’armure protégeant Yumiko et proposant qu’elle demande au Sergent Colline de se fournir en catalyseurs magiques pour l’aider dans sa maîtrise de la magie et des fluides, ce qui me confirma son penchant pour les arts arcaniques, le Professeur Hynt ne tarda pas à se rabattre sur mes propres questions curieuses et sans doute un peu trop techniques pour être aussi brièvement abordées. Un éclat d’intérêt, masqué par ses épais binocles au pouvoir si curieux, passa sur son visage alors qu’il entamait le discours formant sa réponse. Car il s’agissait bel et bien d’un vrai discours ne laissant échapper aucun détail, un flux continu de paroles et de mots qui se suivirent et auxquels je dus me raccrocher sans m’autoriser la moindre perte d’attention, sans quoi je risquais de perdre le fil de sa réponse en m’interrogeant sur un terme de vocabulaire qui ne m’était pas accessible. Même en partageant la même langue, ce qui était déjà une incongruité étonnamment pratique, le contact entre deux cultures si diamétralement opposées n’était jamais aisé. Il n’y avait qu’à voir la haine séculaire que les Ynoriens et les Garzoks partageaient alors que le fondement de leurs valeurs guerrières n’était somme toute pas si différent que ça, basé sur l’honneur, la valeur et la force.

Ainsi, il confirma l’existence commune de nos deux mondes sur le même plan physique de la réalité. Qu’il en existe plusieurs me sembla évident, mais cette nouvelle me donna malgré tout quelque peu le vertige quant à la possibilité de si nombreuses existences nous entourant sans que nous ne soyons capables de les discerner. Nos planètes respectives, en revanche, semblaient trop éloignées pour qu’un voyage physique direct soit envisagé, que ce soit avec leurs connaissances ou les nôtres. Ce n’était pas plus mal : je voyais d’un œil prudent les rapprochements trop invasifs qu’il pourrait y avoir entre nos deux mondes.

Le débat reprit sur le thème de la technomagie, et les sources énergétiques y étant mêlées. Il confirma que certains objets, quoique pourvus de fluides, pouvaient être utilisés par le commun des mortels, même ceux n’ayant jamais été en contact direct avec la puissance magique. La différence, subtile, tenait dans le fait que si la technomagie nécessitait d’office l’intervention d’un expert en fluides pour la création d’un objet en usant, la technologie ne nécessitait que la source du pouvoir, nommée électricité, et une personne lambda pour la maîtriser selon un processus accessible à tous. J’opinai du chef, comprenant la subtilité dans ses propos. Une question me vint, cependant, me taraudant l’esprit depuis sa nomination du nom de l’élément régissant leur technologie. Je la retins alors qu’il peinait à me donner des exemples concrets d’utilisation de cette technologie dans leur quotidien. Il n’eut pas de réponse plus juste que « pour tout », ou peu s’en fallut. Il termina ses dires par un conseil avisé : ne pas toucher les câbles de cuivre nus, particulièrement conducteurs. Les armes à énergie étaient aussi à éviter au possible, ou en tout cas leurs dégâts, mais il assura que les protections que Colline nous fournirait sauraient nous en protéger.

Tina me devança dans la reprise du flambeau de parole, et je la laissai remercier le scientifique et faire mine de partir avant de lui poser une ultime question sur l’armure de Yumiko, qui semblait particulièrement la perturber. À sa suite, je glissai la mienne, unique.

« Vous évoquiez, un peu plus tôt, l’électricité. Sur Yuimen, je manie les fluides de Foudre, qui me semble-t-il forment une certaine utilisation de ce même élément. Pourrais-je, par une intervention volontaire ou accidentelle, perturber vos systèmes et surcharger vos créations technologiques ? Non pas qu’il soit dans mon intérêt de le faire à tout va, mais situationnellement, ça pourrait être pratique de le savoir. »

Cette fois, je ne me trompai pas sur la nature de ma question : elle avait beau être plus technique que théorique, elle mettait en avant les fluides de notre monde, que Colline ne connaissait sûrement pas. Une fois que le chercheur aura répondu à ma question, je me dirigerais à mon tour, aux suites de Tina, dans la pièce voisine pour rejoindre le Sergent Colline et son matériel adapté à notre périple en leur cité.


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[730 mots.]

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Mer 31 Aoû 2016 15:39 
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Le savant prit une fois de plus la parole pour offrir une réponse aux questions de Tina, après avoir été caressé dans le sens du poil par la « Madame » en rouge. La seule tâche de rouge dans cet environnement incolore. C’est bizarre que le sang soit de la même couleur, non ? Au moins la tâche de sang aurait le mérite de passer inaperçue quand…mais je m’égare.

Mes pensées mises de côté pour le moment, il déclara que Yumiko, ou plutôt son armure, était une sorte de batterie. Qu’il fallait vider de temps en temps ou cela devenait dangereux, comme une bombe à retardement. Je parie que pour le bien fondé de l’intrigue Yumiko aurait des problèmes et mourrait. Bof, ça faisait cliché.

Il apporta ensuite des réponses en ce qui concernait la possibilité d’augmenter le potentiel magique, en ajoutant que Tina n’était pas la première à poser la question. Il n’avait à nous proposer que les catalyseurs de magie habituels, leurs baguettes technomagiques quoi. Il fallait demander au sergent Collin, qui nous attendait avec Fenouil et…euh…la demoiselle humaine.

Quand je pris la parole, une moue ennuyée apparut sur son visage, moue qui disparut quand Vadokan prit la relève. Qui revenait à la vie. On dirait qu’il s’était absenté pour ne revenir que maintenant. Il tenta…à vrai dire, il tenta de me museler. Phénomène intéressant, car Vadokan, en qui j’avais toute confiance, ne l’avait jamais fait. Donc ça voulait dire qu’il fallait que je ferme mon clapet. Pour une fois. Je décidai donc de rester en retrait, passant derrière lui. Autant le laisser faire, il était plus âgé…et par ailleurs, suivre ses conseils était la solution la plus…enfin bref.

Et cela provoqua également une réaction du Prof, qui répondit que son temps était trop précieux. Mouais, j’attendais de voir ça.

Il déclara ensuite que savoir si la planète d’origine des elfes était dans le même univers que le leur n’était pas possible, et que le sujet était même à l’origine de débats. Que rejoindre Yuimen depuis Izurith prendrait des siècles. Que la différence entre la technologie et la technomagie était principalement sa source, et que la création d’un outil technomagique passait obligatoirement par un détenteur de fluides même si elle pouvait ensuite être utilisée par un parfait moldu. Euh, non, par une personne qui ne possédait pas de fluides, contrairement à la technologie qui elle ne demandait que des connaissances. Que la technologie était tellement présente qu’établir une liste de ses possibilités d’utilisation prendrait des jours, et qu’elle n’était pas dangereuse, sauf quand il s’agissait d’armes. Mais les vêtements que le sergent Collin nous donnerait nous protégeraient.

( En fait, la magie n’est pas mauvaise en soi. C’est l’utilisation qu’on en fait. )

Cette phrase, la préférée de ma mère, était juste une preuve de plus que la magie est la technologie sont extrêmement similaires. Ma mère. Et dire que je devais être en train de la chercher. Une petite larme coula, larme que j’essuyai vite afin que personne ne la voie. J’avais passé la majeure partie de ma vie sans elle, je pouvais bien me débrouiller toute seule maintenant…non ?

Il avait fini désormais, et attendait soit des questions soit que l’on parte. Mon choix étant de rester jusqu’à la fin pour entendre les autres puis partir, je ne bougeai d’un millimètre, contrairement à Tina qui visiblement voulait partir, souhaita une bonne journée au savant avant de lui poser une dernière question. Elle voulait savoir si les fluides de Yumiko servaient à alimenter et créer des choses, comme le Canon.

Vadokan reprit la parole, pour poser une question que je trouvais vraiment intéressante. Maniant les fluides de foudre, lui serait-il possible de perturber leur système ou surcharger leurs créations ? Si oui, ses fluides lui seraient vraiment utiles, contrairement aux miens. Quel dommage d’être née avec des fluides de feu ! Je ne l’enviais pas, mes fluides pouvant éventuellement servir à cramer la figure de celui qui s‘approcherait de trop près, mais dans cette situation, dans ce contexte, il était plus intéressant d’avoir des fluides comme les siens.

Est-ce que Tina avait des fluides de foudre ? Oui, parce qu’en partant du principe qu’elle avait été la première à parler d’un moyen d’augmenter la puissance magique, elle devait sûrement en avoir aussi. Mais lesquels ? Je lui poserai la question plus tard, mais avant, je devais écouter la réponse du Prof.

[734 mots]

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 Sujet du message: Re: Palais (Izurith)
MessagePosté: Jeu 1 Sep 2016 15:12 
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Palais – Laboratoire (Yuélia, Tina, Vadokan)


    A l'ultime question de Tina, le visage de Hynt s'étira doucement en un grand sourire entendu. Sa réponse, cependant, ne se fit pas aussi avenante que ses traits.

    « Il est des choses que vous n'avez pas besoin de savoir pour accomplir votre tâche, très chère. »

    Sa réponse était sans équivoque : il n'en dirait certainement pas plus à ce sujet. Il se tourna alors vers Vadokan pour répondre à sa dernière question.

    « Théoriquement, les installations sont protégées pour empêcher ce genre de problème. Mais ça c'est théoriquement. Dans les faits, quelqu'un doté d'une grande puissance magique, retirant les protections pour attaquer directement les branchements ou réitérant sa magie à plusieurs reprises, peut effectivement perturber certaines de nos installations, le plus souvent en les surchauffant. La plupart des bâtiments disposent cependant d'une source d'énergie annexe pour remplacer la première en cas de problème. Mais dans certaines situations, ça peut effectivement fonctionner. »

    Finalement, comprenant que ses invités en avaient terminé, il se tourna sans un mot vers ses machineries, reprenant son travail sans aucun respect pour leur présence.

    [Suite juste en dessous]


Palais – Salle de préparation (Fenouil, Phyress, Yuélia, Tina, Vadokan)


    Pendant que Phyress et Fenouil se changeaient, Yuélia, Tina et Vadokan arrivèrent dans la salle de préparation. La pièce était toute aussi étrange que la précédente, mais au lieu des divers appareils aux fonctions mystérieuses, elle était pleine de placards bourrés de vêtements en tout genre qui dépassaient des portes, mal rangés. Il y avait également une table centrale avec des appareils tout aussi étranges mais bien plus petits que ceux du Professeur Hynt entassés dessus, et des chaises tout le tour, dont une occupée par Collin. Celui-ci se leva à leur arrivée, leur tendant à tous un des petits appareil éparpillés sur la table. C'était des petits objets rectangulaires pourvus d'une grande vitre. Collin leur en expliqua l'utilisation, leur montrant à quoi ils servaient et comment on s'en servait. Il y avait une fonction carte ainsi qu'une fonction appel.

    [HRP : Je vais pas vous expliquer comment fonctionne un téléphone hein. Donc partez du principe qu'il explique tout ce que vous savez sur eux, au niveau fonctionnement. Ils peuvent avoir un répertoire et ils ont une carte intégrée, rien d'autre. Concernant la carte, je vous la donnerai plus tard, quand Collin abordera le sujet. Elle sera de toute manière assez minimaliste de par la nature de la cité. Je vous expliquerai tout le fonctionnement sur un autre sujet bientôt. Puisque Fenouil en a déjà pris l'initiative, vous pouvez tous choisir un numéro si vous voulez.]

    Après leur avoir expliqué comment appeler et comment enregistrer des numéros dans le répertoire, Collin leur donna le sien, personnel, ainsi que celui de Shizune. Après cela, il s'approcha d'un placard ouvert pour leur présenter des tenues.

    « Nous avons beaucoup d'accoutrements différents, mais vos missions étant potentiellement dangereuses je vous recommande l'une de celles-ci, offrant une certaine protection. »

    Dans la penderie étaient entreposés toutes sortes de vêtements étranges, mais il en pointait quelques uns en particuliers.

    [HJ : Vous pouvez choisir entre celle-ci, celle-ci, celle-ci et l'armure complète des soldats du campement. Il y a toutes les tailles, étrangement. Et, oui, il y a plus de choix féminins que masculins, j'en suis désolé.]

    « Messire Vadokan, si vous voulez cacher votre visage je vous suggère soit l'armure des Forces Spéciales, que nous portions au campement, soit celle-ci ainsi que ce casque. Cet ensemble est moins efficace que notre armure complète, mais vous pourrez vous balader avec plus librement, l'autre étant connu comme étant notre armure officielle. C'est donc un choix important : allez-vous privilégier la qualité de l'armure ou la discrétion ? Le même choix s'applique à tous, que vous décidiez ou non de porter un casque. En fait, vous pouvez même garder vos vêtements actuels si vous le voulez, comme nous vous l'avions déjà fait remarquer, il y a toute sorte de mode à Izurith, vous passerez inaperçu presque quoiqu'il arrive. »

    Il se tourna finalement vers Fenouil et Phyress, qui avaient terminé de se changer.

    « Oui, ça ira parfaitement, » dit-il à la jeune femme en réponse à sa question nerveuse. Puis, s'adressant à Fenouil : « Votre allure, inconnue sur Izurith, pourrait vous apporter de la méfiance, voire de l'animosité, donc votre casque sera très utile. Cependant, vous devriez penser à une excuse à fournir si quelqu'un vous voit sans celui-ci. »

    Il se tourna finalement vers toute l'assemblée pour reprendre la parole, s'adressant à tous.

    « Est-ce que quelqu'un a besoin d'une arme ? »


Palais – Salle de Conseil (Aliéron, Lelma, Ama A'as)


    Aux paroles d'Ama A'as, le Seigneur Valaï fronça les sourcils, visiblement mécontent. Il resta cependant courtois, répondant calmement aux craintes de la vieille elfe.

    « Je comprends vos peurs, et pour ne rien vous cacher, les partage partiellement. Cependant, il n'y a personne en qui j'ai plus confiance que les personnes en charge de la sécurité du Canon. »

    Il se tourna vers le Colonel Shizune à ce moment là, lui faisant un signe de la tête. Quelques secondes plus tard, celle-ci était près de la table, faisant face aux Yuiméniens.

    « Le Canon est sous ma protection et celle de ma famille, » expliqua-t-elle. « Son accès est proprement impossible, et la famille Hynt est à l'origine du dispositif empêchant son utilisation, et s'occupe de son entretien et de sa mise à jour, empêchant toute personne d'utiliser le Canon à des fins malhonnêtes. »
    « Nous aimerions, nous-mêmes, nous débarrasser de cet engin de mort, croyez-moi. C'est cependant impossible, car il est la seule menace empêchant les Sindeldi d'utiliser la réplique du Canon qu'ils ont construit après leur exile. Nous sommes dans une impasse : une action militaire de notre part et ils tirent sur nous, dévastant une partie de la ville. Une action militaire de leur part et nous faisons de même. C'est pourquoi nous agissons dans l'ombre, eux comme nous, depuis des siècles, tentant de faire pencher la balance de notre côté par la diplomatie ou les opérations secrètes. Mais si nous nous débarrassons du Canon, ils pourront tirer sur nous sans la moindre crainte, dévastant cette cité pour mieux s'en emparer par la suite. »

    Son discours terminé, il se tourna vers Aliéron pour répondre à ses questions.

    « Les Sindeldi et les Shaakts vivent tous au même endroit. Et, oui, vous pouvez sortir de la ville si vous avez l'autorisation de la Maison Kobayashi ou la mienne. Donc si votre mission le nécessite. »

    « Les héros de la résistance nous sont bien connus, oui. Ils se nommaient Dame Aël, Messires Col et Säan, et, enfin, le plus célèbre d'entre eux, le Docteur Hynt. Le Professeur Hynt, le plus éminent des savants de notre ère, est un descendant direct du neveu de ce dernier. De ce que nous en savons, la résistance a existé pendant des siècles au sein d'Izurith, sans grand succès toutefois. Mais c'est le Docteur Hynt qui a fait pencher la balance de notre côté, en offrant la technologie aux hommes. Nous n'avons que peu d'informations quant aux circonstances de cet exploit, mais l'effet à été immédiat : des millions d'humains armés se sont débarrassés sans le moindre problème des elfes. De ce que nous en savons, aucun elfe n'était impliqué dans l'exploit du Docteur Hynt, cependant. Et concernant des vêtements et des armes... »

    Il se tourna de nouveau vers Shizune, qui hocha la tête.

    « Suivez moi, je vais vous mener jusqu'au Professeur Hynt pour ceux qui le veulent, et jusqu'à la salle de préparation pour les autres. »
    « Pardonnez mon manque d'hospitalité, mais je dois aller me reposer, maintenant. Bonne chance à vous aventuriers, nos espoirs reposent sur vous. »

    Sans un mot, Shizune tourna les talons et les mena à travers les couloirs pendant un peu plus d'une minute, jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'intérieur de ce qui ressemblait vraisemblablement à un laboratoire.

    Image


    A l'intérieur se trouvait un homme d'un cinquantaine d'années, penché sur des dispositifs étranges.

    Image
    (Cliquez pour la version grande)


    « Professeur Hynt, » appela Shizune. « Je vous présente les aventuriers venus nous aider. »

    Puis, à ceux-ci.

    « Voici le Professeur Hynt. Il répondra à vos questions, mais uniquement celles relatives à la technologie et à ses théories... savantes. Pour tout ce qui est technique, c'est avec moi qu'il faut voir. Pour ceux qui veulent, ou quand vous aurez terminé, je serai dans la pièce d'à côté. »

    Et elle tourna les talons pour se rendre dans la pièce adjacente.



[Tina : 0,5 (introspection) ; 0,5 (téléphone) ; 0,5 (bonus longueur)
Yuélia : 0,5 (introspection) ; 0,5 (téléphone) ; 0,5 (bonus longueur)
Vadokan : 0,5 (introspection) ; 0,5 (téléphone) ; 0,5 (bonus longueur) ; -0,5 (retard)
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Fenouil : 0,5 (introspection) ; 0,5 (équipement) ; 0,5 (bonus longueur)
Lelma : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 1 (bonus longueur)
Ama A'as : 0,5 (introspection) ; 0,5 (informations) ; 0,5 (bonus longueur)
Aliéron : attribution de l'xp quand le post sera mis à jour.]

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