L'Univers de Yuimen déménage !


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 Sujet du message: Prairie de Terain
MessagePosté: Mer 3 Mar 2010 19:57 
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Prairie de Téraïn


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Coincée entre la Talian à l'ouest, l'Asran à l'est et la forêt de Sarnass au nord, la plaine de Téraïn n'appartient à personne. Elle a été considérée comme un no-mans-land par les Tarouans et les Masanis, cela a été officialisé à l'arrivée des Sindeldi qui en profitèrent pour installer des camps à eux. Les Gamnains ne font que la traverser pour se rendre d'un camp à l'autre. Les Dryades ne se soucient pas des plaines et restent dans leur forêt.

La plaine en elle-même est composée de rochers et d'une herbe drue et dense qui vient écorcher la peau de qui y marche pied nu. Elle est cependant traversée de nombreux petits cours d'eau et c'est au détour de leurs méandres que vous trouverez des campements faits de tentes, habités par les Elfes Gris en formation. C'est effet dans cette plaine que se passe l'essentiel de la formation sur monde extérieure des prêtres et combattants de Sithi.

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Alors il y a une règle que je veux que vous observiez pendant que vous êtes dans ma maison : Ne grandissez pas. Arrêtez, arrêtez dès cet instant. Wendy dans "hook" (petit hommage à Robin Williams)
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 Sujet du message: Re: Prairie de Terain
MessagePosté: Ven 16 Avr 2010 10:14 
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Dès que nos chevaux commencent à fouler l'herbe au-delà du fleuve, je m'aperçois que l'écosystème est fort différent. L'herbe grasse et tendre sous les sabots laisse la place très rapidement à une herbe rêche à la limite de l'épineuse qui gène nos bêtes. Avec ennui, je me demande s'il ne faudra pas leurs soigner les jambes lors du bivouac. A coté de ça, la plaine devient très vite rocailleuse et les sabots viennent riper dessus ce qui nous force à ralentir l'allure malgré le pas très sûre de nos animaux.

"Elle est loin la forêt?"
"Une journée de cheval normalement."
"Normalement?"
"Si nous n'avons pas de problèmes avec les compagnies Sindels"
"Pourquoi aurions-nous des problèmes?"
"Seuls les recrues et les instructeurs sont autorisés dans cette zone, nous n'avons donc rien à faire là..."
"Ca nous sommes habitués, nous n'avons rien à faire sur cette planète. A défaut, y a moyen de les éviter?"
"Pas trop difficile, ils ont des grands campements visibles de loin et on les entendra sans doute avant de les voir."

Plus d'une heure plus tard, au détour d'un rocher massif, dépassant la taille d'un elfe à cheval, le doux son d'une petite armée vient interrompre celui de la brise et des claquement des sabots qui nous accompagnait depuis le passage du fleuve. Des cris d'ordre, des grognement de râleries, des cris d'apprenti essayant de jeter des sorts, des bruits d'armes,... en bref le brouhaha classique que peut faire une troupe d'une cinquantaine de personne en entraînement. Nous décidons alors d'obliquer vers la petite vallée à deux ou trois cents mètres du campement, nous devrions passer tranquillement par là-bas.
Au creux de la vallée coulent un ruisseau poisonneux dans lequel mon père guide son cheval. Quand je fais la même chose avec le mien, il se met à battre des oreilles de plaisir, manifestement l'eau doit soulager les morsures des herbes.

"On va s'arrêter quelques minutes, le temps que les chevaux se reposent."
"On est pas un peu proche du campement?"
"Oui mais c'est une des rares vallons où on pourra se reposer sans être trop visible. S'ils arrivent, on les entendra et il sera temps de pousser une pointe au galop."

Nous descendons donc du dos de nos montures sans pour autant les desseller ou ôter harnais et licol, ce qui ne semble pas plaire à Harniän qui me lance un regard noir avant de partir boire et rafraîchir ses pattes dans l'eau fraîche. Mon père et moi nous profitons de la pause pour se servir dans les stocks de légume, de fruits, de viande, de pain, de fromage et de miel gracieusement fourni par Yuimen à mon père pour le bon accomplissement de notre mission. Ce repas frugal, mais équilibré s'avère un pur délice pour nos corps rompus par la cavalcade dans Tahelta. Je prends le temps de regarder le ciel pour avoir une idée de l'heure, il doit être onze heure du matin maximum. Si nous en avons pour une journée de marche, nous arriverons à la forêt après le crépuscule.

(Vous arriverez bien avant le crépuscule, en milieu d'après-midi au maximum, rassures-toi pour ça...)
(Comment ça?)
(En temps de Yuimen, le soleil ne se couchera pas avant quinze ou seize heures encore.)
(Que veux-tu dire par là?)
(Autre monde autre loi, tu n'as toujours pas compris ça? Une journée dure quarante-cinq heures ici dont quinze heures de nuit pour trente heures de jour. Et ça ne fait qu'une que douze ou treize heure que le lever de soleil a eu lieu.)

Je soupire, manifestement les journées vont me paraître plus longues que prévues et j'espère que mon corps va s'habituer rapidement à ce rythme de vie, car je n'aime pas dormir au soleil moi.

"Tu savais qu'un jour dure quarante-cinq heures ici?"
"En échelle de Yuimen sans doute. Parmi les dryades où tu as l'intention de te rendre manifestement, elle dure neuf périodes ou Stra, dont trois nocturnes. Chaque période est divisée en 15 sous-périodes ou Mitra."

J'aurais mieux fait de me taire, mon père ne semble pas s'étonner le moins du monde de la situation tandis que je me demande encore pourquoi les Dieux ont fait un système aussi compliqué.

(Tu attribues trop de pouvoir aux Dieux.)
(Comment ça?)
(Tu vas pas commencer comme ton père, non plus.)

Je lui renvois mentalement une nouvelle interrogation muette portant autant sur la première que sur la seconde affirmation d'Anouar. Celle-ci se mure dans un silence qu'elle brise devant mon insistance.

(De toute façon, vous êtes tous comme ça dans ta famille. Même Leona cherchait à comprendre tout et tout le temps. Toujours à poser des "pourquoi?" et des "comment", comme si ça vous vouliez tout savoir.)
(Plus on en sait, plus on pourra se préparer.)
(Je vois pas ce que la création des mondes par les fluides pourraient t'aider à te préparer.)
(Par les fluides?)
(Oui, par les fluides, bien sûr par les fluides. Tu crois que tu peux utiliser tes pouvoirs pourquoi? Parce que ton corps parvient à capter les fluides du monde qui t'entoure.)
(Tu veux dire que tout est composé de fluide?)
(Non, ce que je dis c'est que les fluides sont partout, pas qu'ils composent tout. D'ailleurs tu sais de quoi est composé la matière, hein.)
(Comment ça?)
(Ce que tu coupes et reconstitues quand tu changes la matière, c'est ça le coeur réel de la matière...)
(Ouaahhh)

J'avais jamais regardé le monde ainsi moi. Durant plusieurs secondes, j'en viens à me demander si tout est fait ainsi, si par mon pouvoir je pourrais modifier l'air pour en faire de la roche ou changer l'eau en terre ou des fleurs en métal ou du bois en chair,... Mais je suis interrompue par deux évènements simultanés : mon père qui se redresse brusquement en se ruant sur gris-acier et ma faera qui m'insulte copieusement, me traitant de folle, de malade, de tarée et autres adjectifs très agréables à entendre. Suivant mon père, je bondis littéralement sur Harniän qui semble ravi de pouvoir repartir d'un aussi bon pied et qui, vu le battement de queue et d'oreilles semblent m'avoir tout pardonner de lui avoir laisser le licol au cou. Nous partons au galop tandis que la menace se précise. Nous avons en effet été repérés par une bande de jeunes apprentis -pas plus de 80 ans- venus chercher de l'eau au ruisseau vu les outres et les tonnelets. En soit, c'est une chance pour nous car le temps qu'ils réalisent que nous n'avons rien à faire là et qu'il faudrait nous attaquer, nous avons fui, loin d'eux.

(Modifier la terre en pierre ou en métal c'est une chose. Modifier une matière pour en faire une autre totalement différente comme de l'air ou de l'eau pour en faire de la terre c'est une autre paire de manches. Quant aux végétaux et à la chair, c'est encore nettement plus complexe que des minéraux. N'en demande pas trop à la magie, tu risquerais de t'y perdre...)

Malgré l'argumentaire de ma faera, l'idée me paraît toujours aussi tentante et même un peu plus de par l'interdit posé par Anouar. Est-ce elle qui redoute les effets ou est-ce une grande loi inconnu de tous mais qui gouverne les mondes, je l'ignore.

Trois heures après la halte au ruisseau, nous apercevons pour la première fois. Sa couleur malgré la distance détonne par rapport à la plaine. La prairie est d'un vert jaunâtre tandis que la forêt est d'un vert émeraude à la limite du bleu. Mais au-delà de ça, elle semble emmetre une lumière variable en fonction des endroits. Plus encore qu'à la simple lecture du livre, je comprends pourquoi Leona a voulu aller là-bas car je ressens une profonde attirance pour cet endroit et dans mon corps, je sens mes fluides vibrer. Je jette un regard vers mon père qui me sourit.

"Tu es bien une druide. Aucun druide ne peut-être insensible à la vue de cette forêt. Mais je te le dis, méfie-toi de ce lieu, tu peux t'y perdre comme tu peux y gagner bien plus que ce que tu es venu y chercher."
"Je ne cherche rien, mais je sais que j'y trouverais quelque chose."

C'est une conviction intime que j'ai en posant le regard sur les lointaines frondaisons. Cependant, nous devons continuer notre route avant d'y arriver. La suite de la journée se passe sans évènement notoire, nous croisons quelques campements mais parvenons à éviter toute rencontre fortuite qui risqueraient de nous écarter de notre but. Anouar a raison, nous parvenons à l'orée de la forêt alors que l'après-midi n'est pas encore finie, amis, sur le conseil de mon père nous dressons un bivouac à l'extérieur pour nous reposer avant de pénétrer dans le domaine végétal immense qui nous attend.

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 Sujet du message: Re: Prairie de Terain
MessagePosté: Lun 19 Avr 2010 23:39 
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Mon père m'avertit qu'il vaut mieux que j'évite de toucher à la forêt pour prélever du bois pour le feu et que j'ai tout intérêt à trouver du bois mort à l'orée et à ne pas pénétrer au-delà de la vue de la plaine seule. Je hausse un sourcil et les épaules, mais Anouar vient confirmer cette inquiétude, m'expliquant que je pénètrerais dans la forêt quand il le faudrait et pas seule en tout cas.
Je décide donc de suivre ces suggestions en ne m'avançant pas trop dans le bois. Cependant, dès que j'y pénètre, je comprends les avertissements cumulés de mon cher paternel et de ma faera. Cette forêt m'attire et me transperce non comme des flèches mais comme un fluide que j'absorberais. Mais au-delà de cette sensation fort déplaisante venu d'un lieu matériel, j'ai l'impression d'être déjà venue et d'avoir risqué ma vie et mon âme en ces lieux. Mon corps tremble et des frissons parcourent mon échine; cette forêt m'effraye et m'attire en même temps. Elle représente ce que je cherche depuis longtemps, mais aussi ce que je crains depuis autant de temps sans que je puisse savoir si c'est la même chose ou non.

(Tu verras ça plus tard, pour l'instant, il faut du bois.)

Anouar me tire brusquement de mes méditations, c'est à ce moment-là que je m'aperçois que j'étais restée les yeux rivées sur une fleur d'un bleu luminescent. Le pollen qui s'en échappe est venu danser autour de moi, m'hypnotisant à moitié. Seul le terme féérique me vient en songeant à ce que je vois devant moi. Je lève la tête vers ma faera et celle-ci m'indique de regarder mes jambières. En plus du métal naturel, le pollen est venu se coller et semble pousser littéralement, achevant de m'englober les jambes.

(N'aie pas peur, et observe.)

Les minuscules peluches qui viennent chatouiller mes jambes se mutent en lianes puis en fleurs du même bleu. Mais au-delà du changement d'apparence, j'ai l'impression d'être plus légère encore que je ne le suis en réalité. Ces spores sont inquiétantes et à la fois rassurante comme toute cette forêt. Je me hâte de ramasser du bois mort au sol avant de ressortir à la lumière du jour et de rejoindre mon père.

"Tu sais ce qui m'a fait ça?" Demandé-je à mon père tandis que le repas chauffe sur un doux feu et que le soleil descend sur la plaine.
"Une des nombreuses fleurs de cette forêt je suppose."
"Tu es au courant du pouvoir des fleurs?"
"Oublies-tu que je suis déjà venu ici? Mais méfie-toi, cette forêt a pu changer tes jambières, elle est capable de te changer de la même manière."
"Tout comme ça a été le cas de Leona, elle a trouvé bien plus que la sagesse dans cette forêt."

La nuit finit par tomber tandis que nous dévorons notre repas, dans la forêt derrière nous, des bruits : des tambours, mais aussi des chants,... Mon père ronchonne et se roule en boule prêt à dormir tandis que je me tourne vers la masse forestière en poussant mon sens de l'audition. C'est tout un peuple que j'entends indistinctement, les voix sont plus aiguës que celles des Sindels. Il a sa musique aussi et ses instruments, mais une autre variété de sons vient heurter mes tympans, plus profonds, plus sourds et plus attirants encore.

(C'est le chant de la forêt que tu entends-là. Ecoute-le bien, il y a peu de chance que tu l'entendes un jour pour toi.)
(Pour quoi ou pour qui chante-t-il?)
(Un nouveau magicien est né dans la forêt. C'est un chant d'accueil.)
(Ils le savent dès la naissance?)
(Non. Mais parfois la forêt elle-même permet à un être de naître magicien.)
(La forêt?)
(Oui, un être du Peuple peut tenter de renaître dans la forêt, mais beaucoup en meurent.)
(Tu veux dire qu'on peut volontairement mourir et renaître?)
(Oui, mais encore faut-il que la forêt accepte de te faire renaître. Tel est le danger de cette forêt.)
(Mais où est le danger alors...)
(Parce qu'il faut mourir avant de savoir si la forêt veut de toi.)
(Est-ce que quelqu'un a déjà essayé hors du peuple?)
(De nombreux elfes gris, et la plupart sont morts.)
(La plupart? Ca veut dire que tous les magiciens ne sont pas du peuple de la forêt?)
(Une seule hors du peuple a survécu pour dire vrai.)

Je sens dans le ton de ses pensées qu'Anouar désirerait me cacher la suite, mais mon coeur a déjà compris pourquoi je suis ici et pourquoi cette forêt m'attire et me révulse autant. Me détachant de mon ouïe, je me retourne vers mon père en me demandant s'il sait ce que je dois faire ici, s'il l'ignore ou s'il le devine simplement.

(Il s'agit de Leona, n'est-ce pas?)
(Oui...)

Une larme coule de mes yeux, je sais ce que je suis venue faire ici désormais. Mais j'ignore si je le désire ou si je l'appréhende. Je ressens dans les sons de la forêt un appel et cela m'empêche de dormir. Durant les heures de repos de mon père, je reste là à contempler auditivement cette forêt, à laisser les bruits colorer mon esprit n'apaisant pas pour autant mes craintes.

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 Sujet du message: Re: Prairie de Terain
MessagePosté: Sam 24 Avr 2010 23:22 
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Il fait encore nuit quand mon père s'éveille, il me trouve face à la forêt, n'ayant pas bouger depuis plus de deux heures. Sans avoir dormi, je me sens pourtant parfaitement reposée, autant que peut l'être quelqu'un qui sait ce qu'il doit faire, mais qui, au fond de lui, ne désire pas le faire. Ce n'est pas une quelconque forme de fatigue qui se dessine sur mes traits, mais bien de la détermination et ce malgré le fait que je n'ai pas dormi depuis le voyage en aynore.
Mon père vient me voir et s'accroupit à coté de moi, posant sa main sur mon épaule. J'ai les yeux fermés, mais je l'ai entendu comme j'entends toujours le chant grave, calme et profond de la forêt au loin devant moi.

"Tu entends la beauté de ce chant?"
"J'ai renoncé à entendre ce chant, ma fille. La forêt ne chante plus pour moi."
"Tu veux dire que tu ne l'entends plus?"
"Ce n'est que vent dans la forêt pour moi."
"Mais tu es druide, tu dois entendre pourtant."
"Mon refus m'empêche d'entendre. C'est ainsi que cette forêt agit quand on s'oppose à son appel."
"Pourquoi as-tu refusé si elle t'a appelé?"
"J'avais peur qu'elle me trouve trop lâche."

Sa voix trahit des souvenirs sombres pour lui, mais j'ai besoin de savoir, j'ai besoin de comprendre ce qui s'est passé pour mieux deviner comment agir moi-même.

"Lâche? Comment ça lâche?"
"Je me suis vu comme je l'étais. J'ai trahi et j'avais déjà trahi. Je me suis enfui, elle avait raison, j'étais lâche et je l'avouais par ce geste de fuite."
"Qui te l'a dit?"
"La forêt elle-même."

Le discours de mon père me paraît décousu soudain et m'inquiète plus qu'autre chose. Finalement, il me semble plus raisonnable de jouer au téméraire et d'en savoir le moins possible avant d'y aller, mon coeur battant déjà bien assez fort dans ma poitrine pour que je lui donne une raison d'augmenter son rythme.

"Elle est loin la ville dryade?"

La question n'a pour seul objectif que de changer le sujet pour éviter de penser à la lâcheté et aux trahisons de mon père.

"Trois à quatre heures de cheval au maximum."
"Dans combien de temps devons-nous partir pour atteindre la ville à l'aube?"
"Bien trop d'heures pour deux elfes insomniaques. Pourquoi veux-tu arriver à l'aube?"
"Ca ne se fait pas d'arriver de nuit."
"Forêt qui chante, étranger enchante."
"C'est quoi cette phrase encore?"
"Proverbe dryade. Tant que la forêt chante pour la renaissance d'un mage, tout étranger est le bienvenu dans la cité. En pratique, c'est à peu près le seul moment où on peut entrer dans la cité sans difficulté."
"Alors en route!"

J'ouvre enfin les yeux et vais prendre mon sac avant de sauter sur mon cheval sous le regard surpris de mon père.

"Et le déjeuner?"
"En route, il nous faut arriver avant la fin du chant. Si j'avais su, nous serions parti dès qu'il a commencé."

A nouveau, je reprends le rôle dominant face à mon père qui s'exécute. Dans notre société, il a un rôle de chef de famille et ses descendants lui doivent obéissance, mais notre relation est tout autre. Il est le gardien déchu, relégué au rôle de garde du corps tandis que je suis la gardienne. Tacitement, les rôles se sont inversés comme si la bénédiction de Yuimen m'avait donné tout pouvoir sur les autres ermites. Je me demande si les trois autres gardiens ont le même rôle que moi et en vient à me demander les conflits que cela pourra engendrer entre nous au final.

(Chacun de vous a une fonction différente. La tienne se centre sur Leona pour l'instant.)

Nous continuons notre route dans la nuit profonde de Sor-Tini en direction de Niestim. Lirelan nous fait tourner au bout de plus de trois heures en direction du coeur de la forêt. Il nous faut même pas dix foulées pour que nous entendions les bruits caractéristiques d'une ville faisant la fête.

((( vers Niestim)))

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 Sujet du message: Re: Prairie de Terain
MessagePosté: Mer 15 Déc 2010 18:54 
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Intervention GMique :


Voici pour trancher un peu, j'ai essayé d'avoir des probabilités adaptées à la situation que tu m'as décrite :

Devenir du père à l'issue de la grande bataille : 36
Entre 1 et 30 : Il est mort
Entre 31 et 70 : Il est dans le coma profond pour plusieurs jours (3 ou 4) et personne n'arrive à le réanimer, même pas par magie, la plupart le portant pour mort.
entre 71 et 100 : Il survit bien que grievement blessé

Devenir de Styrka à l'issue de la grande bataille : 82
Entre 1 et 50 : Il est mort
Entre 51 et et 80 : Il est dans le coma profond pour plusieurs jours (3 ou 4) et personne n'arrive à le réanimer, même pas par magie, la plupart le portant pour mort.
Entre 81 et 100 : Il survit bien que grievement blessé

Devenir des Dryades à l'issue de la grande bataille : 10000 dryades lvl 3 en moyenne VS 300 ennemis lvl 12 en moyenne
10000*3 - 300*12 = environs 6000 survivants.
4000 dryades mortes.


convaincre le chef : 76
Réussite : De 1 à 40
Echec : De 41 à 100

convaincre les sous-chef : 32
Réussite : De 1 à 40
Echec : De 41 à 100

Lothindil arrêtée : 44
Oui : De 1 à 40
Non : De 41 à 100 --> Tu évites l'arrestation grâce aux sous-chefs qui te soutiennent mais qui ne peuvent rien faire pour lancer à la guerre les elfes gris à tes côtés, hélas !

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Chibi-Gm, à votre service !


La règle à lire pour bien débuter : c'est ICI !
Pour toutes questions: C'est ici !
Pour vos demandes d'interventions GMiques ponctuelles et jets de dés : Ici !
Pour vos demandes de corrections : C'est là !
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 Sujet du message: Arrestation
MessagePosté: Dim 19 Déc 2010 19:52 
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Chevauchant comme une folle à travers la prairie, je cherche à rejoindre au plus vite le campement des elfes gris que nous avons croisé. Laissant Harniän faire ce pourquoi il est fait, je tente de réfléchir à ce que je vais bien pouvoir raconter au prêtre de Lune. Plus je réfléchis, plus je m'aperçois que je suis dans la mouise. Comment pourrais-je convaincre un chef militaire aussi puissant qu'un prêtre de Lune de me suivre pour attaquer des orques alors que je n'ai rien à faire sur cette planète, que je n'ai aucune accréditation et en réalité pas plus de crédits vis-à-vis de lui qu'un adolescent de 90 ans. Cependant, Yuimen a été clair, c'est mon travail de convaincre les elfes gris de partir au combat, il doit savoir ce qu'il fait.

Le crépuscule est tombé quand j'arrive là où on s'est attardé avec mon père, le temps de faire boire les chevaux. Je ne prends pas le chemin qui descend à la rivière, mais le second, celui qui mène au campement orque. Je sers les poings sur mes rennes et ramène mon animal au trot, puis au pas. Je replace ma cape sur mes épaules, cachant mon épée, mais non mon bâton de magicien, ni mon arc en bois rouge d'ailleurs.

"Halte-là !"

Je stoppe mon cheval calmement. Je m'attendais à trouver une sentinelle, je ne me suis pas trompée. Deux jeunes recrues, manifestement encore en formation, moins de 100 ans donc, m’interpellent avec leurs lances rouge-doré dans le crépuscule. Elles portent les armures argentées, les capes bleues brodées d'arabesques argentées. Je soupire devant cette garde si ridicule, je pourrais les tuer d'un sort ou d'un coup d'épée, mais je ne suis pas là pour blesser quiconque.

"Donnez-nous vos armes et descendez de cheval !"

Je soupire, même pas un bouclier magique en protection avant de s'approcher d'un inconnu armé et à cheval, ces jeunes sont des inconscients et ont de la chance que je ne cherche pas querelle aujourd'hui.
Doucement, je détache mon arc, mon bâton et mon épée et leur tends ainsi mon équipement, sans mouvement brusque avant de mettre pied à terre.

Nous avons à peine fait une vingtaine de pas en direction du campement qu'un cri retentit :

"C'est elle ! C'est un des deux cavaliers qui se sont enfuis y a 2 semaines !"

Cette voix-là est sans doute celle d'un des jeunes qui ont cherché à nous arrêter, mon père et moi alors que nous nous rendions vers les dryades.

(Ils en ont mis du temps pour me reconnaître.)
(Ca fait quinze jours, quand même et t'as changé de coiffure.)
(Oui, mais mon cheval, ma cape, mes équipements sont les mêmes !)

"Mettez-la aux arrêts !"

C'était moins prévu, mais pour le moins prévisible malgré tout. Une voix issue de nulle part, se décide à m'arrêter, c'est sans doute un gradé vu le ton autoritaire. Les deux jeunes me regardent sans trop savoir quoi faire, encombrés de mon matériel.

(Tu comptes faire quoi ?)
(Si je m'enfuis ou que j'attaque, je perds toutes les chances de les convaincre. Je vais donc les aider.)

Connaissant les coutumes des Sindels, je détache ma cape que je laisse choir au sol. J'ôte mon sac trop lourd de mon épaule et ôte mes bracelets de protection ainsi que mes jambières et mon diadème. Debout, les mains tendues, j'attends, un sourire au coin des lèvres, les cordes qui arrivent.

"Bon, vous obéissez, où il faut que je vous attaque pour que vous réagissiez."

Manifestement, ils ne sont pas habitués à avoir une personne qui vient gentiment se livrer et craignent un piège. Je soupire en hochant la tête, si j'avais voulu leur faire du mal ça ferait déjà longtemps que je l'aurais fait et qu'ils n'auraient rien pu faire. Un supérieur à la cape vert émeraude arrive enfin et regarde la situation l'air de n'y rien comprendre. C'est un bel elfe mâle, à peu près du même âge que moi, les yeux bleus, le nez fin, les oreilles un peu longues à mon goût cependant. Contrairement aux recrues, leur chef, après les avoir houspillés, se décide à m'attacher les mains avec une vulgaire corde.

(Heureusement que je ne suis pas dangereuse, je pourrais briser cette cordelette sans difficulté, en fait, je pourrais les attaquer les mains attachés sans plus de difficulté.)
(Oui, mais tu n'en feras rien.)

"Venez avec moi, on va vous placer dans une cellule en attendant votre audition."
"Si vous y tenez.... Je verrais le prêtre de Lune quand ?"
"Vous connaissez les prêtres de Lune ? Nous n'en avons jamais parlé aux dryades !"
"Parce que j'ai l'air d'être une dryade peut-être ?"
"Vous avez l'air d'une vulgaire métisse. C'est étrange d'ailleurs. J'ai jamais entendu parler d'elfe gris ayant des rapports avec les dryades. C'était votre père ou votre mère qui nous a trahi ?"
"Mais de quoi parlez-vous, apprentis de Lune, mes deux parents sont de notre peuple, mon père était voyageur, ma mère est maîtresse artisane."
"Oh, ne vous fâchez pas... Mais les apparences sont trompeuses."

Nous entrons alors dans le campement des elfes gris, passant une herse de bois. J'ai donc été repéré de loin manifestement. Ca me rassure un peu sur la capacité militaire des elfes gris, je dois l'avouer, car je commençais à avoir peur.

(((>>> Les campements)))

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 Sujet du message: La double armée
MessagePosté: Ven 18 Fév 2011 10:48 
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C'est libre comme l'air, mais malheureusement sans troupes que je m'élance au plus loin du campement. J'ai la gorge et le ventre noués, la mission a été un échec, je le sais. J'ai tout échoué sur ce coup-là, mon père est dans le coma et je ne peux aller le sauver alors qu'un seul de mes sorts suffiraient, la moitié du peuple dryade a été décimé et les elfes gris trop carriériste ne bougeront pas le petit orteil.

(Convaincre les elfes gris, mais comment suis-je sensée faire ça, j'ai pas de pouvoir, même pire que ça.)
(Il te faut trouver Naémin, c'est la seule solution.)
(Et je fais comment pour le trouver ? Il peut être n'importe où !)
(Il traîne souvent à Kendra Kâr...)
(Kendra Kâr... et je fais comment pour trouver un elfe gris dans cette grande ville sans renseignement ?)
(Qui t'a dit que tu n'en avais pas.)
(De quoi tu parles encore !)
(Réfléchis un peu... Où as-tu rencontré le prince ?)
(Nyr ! Yuimen pourra m'aider !)

Je sais un peu plus qu'avant où et comment je vais faire pour retrouver le prince. Pendant ce temps, Harniän avance au galop à travers la prairie, avalant les kilomètres à sa vitesse maximale, je n'ai pas une seconde à perdre, il me faut avancer, encore et encore. Nous grimpons une colline, la dernière avant le fleuve. J'arrête mon animal le temps de faire le point sur la situation qui m'attend. Celle-ci est peu réjouissante, dans la nuit d'obsidienne qui nous entoure, dû à une nouvelle lune, des feux de camps, des dizaines de feu de camps luisent au loin, derrière la ville où les gardes ne dorment pas, des feux sur chaque tour.

(Mariasin est assiégée, je ne pensais pas qu'ils iraient si vite)
(Moi non plus à vrai dire...)

Mon attention est retenue par un lot de lumière plus loin encore dans la plaine.

(C'est quoi ça, là-bas ?)
(Tu veux que j'aille voir ?)
(Non, j'aurais besoin de toi sous peu.)

Isolant ma seule vue, je me concentre dans la direction du point lumineux qui s'agrandit et se divise. Ce n'est pas une lumière, mais une centaine de feux de camps répartis dans la plaine, à facilement cent kilomètres plus au nord.

(C'est l'armée que tu avais repéré, n'est-ce pas ?)
(Oui, je le pense.)
(Mais qui sont ceux en face de nous alors ?)

Ma vue n'est pas assez puissante pour que je puisse voir en détail les êtres regroupés autour du feu à 10 km de nous, mais au fond de moi, je sais qu'il ne s'agit pas d'alliés. Je reviens à une vue plus normale, un peu affolée. Quelque chose en moi résonne en me disant qu'il est trop tard, que c'est déjà perdu.

(Sor-Tini est peut-être perdu, mais pas le Naora !)
(Où est Gilmiry ?)

Pour la première fois depuis très très longtemps, c'est l'image de ma petite soeur qui me revient. Gilmiry, la petite princesse de ma mère, qui voulait devenir prêtresse de Lune, ou à défaut guerrière. Tant de choses nous séparent et pourtant, à l'instant, j'ai envie de la serrer dans les bras et de lui dire que tout ira bien, elle n'a que 80 ans, cette année d'ailleurs...

(Elle est sur cette planète, à coup sûr.)
(Alors Sor-Tini n'est pas perdu. Je refuse de croire ça !)

Ma détermination est telle que mon corps se couvre de poils dans l'instant et à l'instinct. Je souris songeant à quel point le mélange animal et végétal doit être particulier tandis que je sors mon épée et me couvre, moi et mon cheval d'une armure de plantes, aussi rêches que les herbes au sol et m'élance droit vers le fleuve, là où nous avions traversé à gué avec mon père... et surtout droit vers les pavillons.


(((>>> Descente en plaine)))

_________________


Je suis aussi GM14, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


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