Guasina a écrit:
Gamemaster10 a écrit:
Guasina a écrit:
Et je ne vois pas l'intérêt à chercher à atteindre un nombre de mots !... moi, ce nset pas ce que je recherche
C'est chercher à se dépasser et à mieux dévelipper les situations ?
Et si on se dépassait par le choix des mots, par le sens des mots plutôt que par le nombre ?
Sinon, si on suit ta logique, on aurait pas à lire le texte, mais juste de dire : oh, il s'est dépassé, il a fait 5 000 mots.
Je n'ai rien contre les pavés, mais je pense (et ce n'est que mon humble opinion), qu'il faut plutôt chercher à faire passer notre message, à réussir à mettre l'ambiance souhaité, plutôt qu'un nombre de mots.
C'est partir du principe que je néglige la qualité au détriment de la quantité. Le but c'est justement de maintenir une qualité égale (voire de l'améliorer) tout en développant plus.
L'avancée possible n'est pas forcément infini, et toutes les situations ne se prêtent pas à être développées de la même manière. Ainsi un événement anodin bien développé pourra passer de (chiffre complètement au hasard, c'est pour illustrer) 200 à 500 mots sans faire pâlir la qualité. Si on passe à 1 000 mots, ça pourra paraître très superflu, forcé, exagéré et au final inutile, faisant baisser la qualité car celle-ci serait noyé dans la quantité. Mais un événement très important pourra toujours être résumé en 200 mots alors qu'il pourrait gagner en qualité à justement être mieux développé, en, disons, 1 000 mots. Ainsi au lieu de dire "Bidule avait peur de la mort" on peut expliquer pourquoi, on peut expliquer à quel point, on peut expliquer quel genre de peur, si ça le tétanise et le rend couard ou si ça le motive à se battre. Et de 200 mots vagues on peut arriver à une belle envolée lyrique de 1 000 mots qui non seulement est agréable à lire mais permet également de bien mieux cerner le personnage que si l'on s'était contenté d'un simple "il avait peur de la mort".
Bien sûr là je parle de ressenti, ça peut paraître hors sujet comparé à ce que je disais pour les combats. Mais pas du tout. Parce que si mes combats sont passés de 1 000 mots il y a un an et demi à 7 500 mots aujourd'hui c'est pour deux raisons. Premièrement il y a, tout simplement, plus de matière, plus d'ennemis ou plus forts, difficiles à combattre et faisant donc enchaîner les bottes, les esquives, les fuites et les plans... Mais il y a également, et c'est un point extrêmement important, le ressenti d'Anastasie qui a beaucoup plus d'importance que par le passé. Maintenant quand Anastasie combat des morts-vivants, elle ne se dit pas seulement "tiens, la prochaine attaque je la fais sur son flanc droit". Maintenant elle jubile de ses réussites, se morfond de ses échecs, j'explique au lecteur qu'elle a une parfaite confiance en ses capacités et pourquoi, je la fais sourire et narguer ses adversaires, se remémorer un passé pas si lointain dans lequel elle aurait été incapable de vaincre le moindre squelette alors même qu'elle vient d'en détruire une vingtaine les yeux fermés... Je développe non pas parce que "ololz je suis à 4 000 mots jsuis tro un roxxor" mais parce que c'est, selon moi, ainsi que l'on fait mieux connaissance avec Anastasie, qu'on la comprend, qu'on partage ses pensées jusqu'à, si je me démerde bien, que l'on devine ses pensées et ses réactions avant même que je ne les décrive.
Enfin bref, tout ce long pavé pour dire que développer est, selon moi, un procédé littéraire extrêmement important. Peut-être que j'abuse un peu avec Alistair, j'en sais rien. Mais demande à Cromax s'il préférait les posts de 300 mots de mon arrivée dans la 30 dans lesquels Alistair se disait "tiens je vais tuer ce mec" ou ceux de la fin de Quête dans lesquels j'expliquais pourquoi il s'énervait, pourquoi il s'impatientait et où l'on comprenait son processus de pensée en lisant mon post. Je suis presque sûr qu'il préférait les derniers.