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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Lun 11 Avr 2011 18:57 
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Elle se relève et grâce à Yuimen ne semble pas trop souffrir du choc, elle reprend même l'assaut ne s'attardant pas plus sur moi. Ce petit brin de femme, au visage angélique et enfantin part au combat avec la vivacité d'un félin, elle roule sur le côté, serre les dents quand la fourmi l'asperge de son jet acide et contre attaque avec célérité brisant la carcasse de l'insecte géant. Alors que moi je reste encore là, les bras ballant, hébété et surpris par ses aptitudes. Je dois me reprendre et moi aussi aider mes compagnons d'infortunes je serre les poings et cours vers ma fourche. Je la retire d'un geste vif, tandis que j'entends le sang giclé du corps de la fourmi agonisante comme une vieille bouteille qu'on aurait sabré.

Je me souviens d'une fois où j'avais fait le gros bras au marché, cela m'avait coûté deux côtes, mais dieu que la couche de cette femme était douce et en valait la peine. Là je sais que ce n'est pas réellement une parade amoureuse, mais ma fierté en prend un coup quand je vois mon manque d'initiatives. J'espère juste que cette fois si je ne me casserai rien.

J'aperçois la fourmi se rué vers Gurth, que Gaïa me pardonne, mais je ne peux laisser un homme, même le plus abjecte à la merci d'un tel monstre. Je jauge la distance, prend un peu d'élan et la lance de toutes me forces. Ma fourche s'envole dans le ciel, traverse le champ de bataille, je l'observe ébahie comme si le temps est suspendu et que je me trouve avec elle. Elle frappe de plein fouet, la fourmi, mais ne l'abat pas. Celle-ci sent s'enfoncer sur son flan les piques de l'arme, la déchirant et la stoppant dans son élan. Si pour la force on ne peut rien dire, je peux repasser pour la précision. Cela donnera du temps à l'ogre pour la finir.

Je souris bêtement heureux de mon coup, je me retourne vers la petite blonde pour lui sourire, mais je sens une vive douleur me plaquer au sol. C'est à ce genre de détail que l'on comprend que je suis un novice. Je tente de me relever, mais une de ses satané bête à surgit dans mon dos et tente de m'écraser de tout son poids. Les mains contre le sol, les bras tendu, à genou je tente de résister. Je n'ai jamais ressenti une telle puissance. Je perçois chaque grain de gravier et chaque pierres me lacérer tandis que mes muscles hurlent de douleurs contre l'effort que je leurs fait subir. Je ruisselle déjà de sueur alors qu'un gémissement guttural m'échappe, mais je tiens bon... encore pour combien de temps.

((( Il y avait 15 fourmis: 7 fourmis vivantes | 3 engagées (dont 1 stoppé une fourche dans le flan vers Gurth et une qui écrase ybeild de son poids) | 1 fourmi cuite, 2 tranchée en deux, 1 décapitée, 1 le crâne fendu, 1 morte décapité par une fourche dans sa colonne, 1 démembrée, 1 aux yeux crevés.)))

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Mer 13 Avr 2011 21:32 
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Le chaos avançait sur la ville et détruisait tout sur son passage. Gurth, pris dans le combat, n’était pas sans l’ignorer, même s’il n’admirait pas encore l’étendue de la pagaille qui s’amoncelait autour de lui. Un sourire sadique et plein de mauvaises intentions brillait sur son visage horrible et bouffi de haine. La peau pâle de son crâne, rougie et meurtrie par l’acide de ces insectes, lui donnait un air encore plus patibulaire, et un instant, alors qu’il regardait les exploits de ses congénères autour de lui, il eut une pensée pour Thimoros, dieu de la guerre, de la violence, et ses yeux blanchâtre se révulsèrent un instant, alors qu’il voyait le sang de ses compagnons, et l’intérieur jaunâtre de ces fourmis immenses. C’était un carnage, et rien ne pouvait plus lui faire plaisir.

Il regretta juste de ne pas apercevoir l’un de ces gnomes ridicule la tête fendue par l’une de ces terreurs à six pattes, et la cervelle dégoulinant sur l’ignoble feuille qu’ils portaient tous comme signe de distinction.

Mais il n’eut guère le temps de s’appesantir sur sa position. Le combat se poursuivait, et en tant que masse noirâtre imposante, il faisait une cible toute indiquée pour ces ennemies chitineuses. En effet, même si un cadavre décapité stagnait à ses côtés, la seconde fourmi était toujours là, prête à intervenir. Et pourtant, ce ne fut pas elle qui menaça le plus l’Ogre pour le moment. Un vif mouvement lui fit tourner la tête sur la droite, et il vit en l’espace d’une seconde le moine précieux juché sur l’insecte comme sur un destrier, et ce couple étrange se jeter vers lui avec toute la puissance d’une course sextupédique. Au dernier moment, Ringo bondit de son canasson improvisé dans une culbute qui frisait le ridicule, laissant la fourmi poursuivre sa course avec virulence.

L’Ogre se tint prêt à recevoir dignement cette ennemie, dague à la main, et lèvres retroussées dans un grognement effroyable, mais ce fut sans compter l’intervention du paysan, qui envoya sa fourche habilement dans la carcasse de l’animal, qui sans mourir, se vit nettement ralenti, voire même stoppé dans sa course, à l’instant où il allait percuter l’obèse sanguinaire. Il n’en fallut pas plus à Gurth pour achever cet animal ridicule, d’un coup de poing désarmé sur le sommet de sa tête triangulaire, d’une telle puissance qu’il fit exploser sa mince carapace crânienne, répandant une fois de plus cet infâme liquide jaune et visqueux. La fourmi qui lui faisait toujours face, depuis maintenant deux morts, fut à nouveau coupée dans son élan par cette intervention, et elle recula à nouveau de deux pas, se retrouvant dos à l’orque, qui venait elle-même d’achever l’une de ses ennemies, la démembrant vivement. Gurth en fit d’ailleurs les frais, lorsqu’il fut percuté par deux pattes de l’animal, qui rebondirent lamentablement sur sa bedaine gonflée de graisse. Une fois de plus, il grogna, regardant d’un œil mauvais la guerrière à la peau verte. Mais il n’allait pas arrêter là son carnage : il devait rendre la pareille à Ybeild. Non pour aider celui-ci, mais juste parce que ça l’amusait, de tuer ainsi sans vergogne toutes ces choses informes.

Il se saisit donc de la fourche du kendran, pour l’envoyer à son tour de toute sa force vers la grosse fourmi qui écrasait le fermier. La précision du lancé de l’Ogre était douteuse, mais la fourmi était tellement grosse qu’il ne pouvait pas la manquer. Aussi, si son tir ne tua pas la bête, il lui percuta néanmoins trois de ses six pattes, les brisant sous le choc. Et la fourmi s’étala de tout son long sur l’humain, pour l’écraser encore davantage qu’il ne se faisait déjà. Pour le plus grand plaisir de l’Ogre, qui ricana sombrement de la déveine de son partenaire improvisé.

Mais très vite, son regard se tourna à nouveau vers la fourmi qui lui faisait face, et qui était toujours dos à l’orque, dans une position de sandwich un peu suicidaire…

((( Il y avait 15 fourmis: 6 fourmis vivantes | 2 engagées (dont une qui écrase ybeild de son poids, les pattes brisées) | 1 fourmi cuite, 2 tranchée en deux, 1 décapitée, 1 le crâne fendu, 1 morte décapité par une fourche dans sa colonne, 1 démembrée, 1 aux yeux crevés, 1 au crâne explosé)))

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Gurth Von Lasch - l'Ogre de Tulorim

Je hais les testaments et je hais les tombeaux ;
Plutôt que d'implorer une larme du monde,
Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.
(Baudelaire - Le mort joyeux)


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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Sam 16 Avr 2011 01:58 
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Son marteau nain entre les mains, la guerrière parcourue du regard le champ de bataille afin de faire un bref bilan des bestioles restantes. Notre vieille dame ne mit pas longtemps à s’apercevoir que les insectes, assez faciles à abattre, diminuaient en nombre assez rapidement et qu’à ce rythme, le combat ne durerait plus longtemps. Elle en avait tués deux et ne comptait pas s’arrêter là, quitte à achever une fourmi blessée par un autre de ses compagnons imposés. Elle venait d’acquérir une nouvelle arme et avait bien l’intention de s’en servir aussitôt.

Notre créature verte n’eut pas à chercher longtemps sa prochaine victime puisqu’une autre fourmi, dotée d’une carapace un peu plus sombre que les autres, recula de deux pas vers Virina. Le destin de cet insecte était scellé, devant lui se trouvait le gros et ignoble Gurth et derrière se tenait la garzok qui ne connaissait pas la pitié, mais plutôt le plaisir de tuer. Celle-ci toute heureuse à l’idée d’en assommer une par derrière, évitant ainsi les mandibules acérées de l’insecte, croisa le regard mauvais de l’ogre qui émit un malveillant grognement probablement destiné à la guerrière. C’est ainsi du moins qu’elle l’interpréta. Elle ne fut pas sans remarquer le plaisir dont semblait se délecter l’affreux barbu, dans sa robe de bure noire, devant un tel carnage. Bien qu’elle partageait son plaisir de tuer, elle n’avait pas l’intention de partager la fourmi qui se tenait devant elle. L’invertébré ayant pris conscience de la présence de la grande créature verte derrière lui, souleva son abdomen présentant ainsi à la guerrière son dard venimeux.

Non intimidée, Virina tenant toujours son marteau à bout de bras, tourna sur elle-même en accélérant. Elle fit ainsi trois tours avant de faire heurter son marteau contre l’abdomen désormais suspendu de l’animal. La puissance du coup fut tel que la partie arrière de la fourmi s’arracha du reste de son corps pour aller atterrir sur le toit de la petite maison d’un pipapoum. Cette fourmi privée d’arrière train continuait pourtant de bouger. Virina ne lui donna pas la chance de riposter. Sans perdre de temps et se donnant un élan, elle sauta sur le thorax de l’handicapé et leva bien haut son gros marteau dans les airs, dans le but de le laisser tomber lourdement sur la tête de sa victime. Ce faisant, elle dévisagea le gros obèse en lui souriant de toutes ses dents, lui signifiant ainsi que c’est elle qui allait mettre fin aux jours de la bête à six pattes.

Agissant ainsi, elle tentait de provoquer l’ogre, comptant sur son tempérament agressif. Puisqu’une fois les fourmis mortes, elle avait l’intention de se mesurer à lui !

((( Il y avait 15 fourmis: 6 fourmis vivantes | 2 engagées (dont une qui écrase ybeild de son poids, les pattes brisées et une autre qui amputée de l'abdomen qui est en sandwich en Gurth et Virina) | 1 fourmi cuite, 2 tranchée en deux, 1 décapitée, 1 le crâne fendu, 1 morte décapité par une fourche dans sa colonne, 1 démembrée, 1 aux yeux crevés, 1 au crâne explosé)))

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Ven 22 Avr 2011 03:29 
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Le jeune moine regarda alors la scène avec stupéfaction. Alors qu'il croyait que l'Ogre de Tulorim allait ne faire qu'une bouchée de cette fourmi, il regarda, béat, la fourche du fermier siffler dans les airs et venir occire ou presque la fourmi endiablée. Ringo détacha presque son regard de la scène qui se passa ensuite et émit un "Yuurk" dégoûté en voyant l'ogre trépaner vivement son ennemie enfourchée. Et comme s'il s'agissait d'un jeu de paysan dans une quelconque foire au boudin, l'Ogre massif renvoya la fourche à son propriétaire, mais avec moins d'assurance. Le pauvre fermier, déjà écrasé par une autre fourmi, le fut d'autant plus que la fourche la faucha aux pattes et qu'elle vint s'écraser encore plus sur lui. En arrière plan, il vit la jolie demoiselle blonde fractionner une autre fourmi en deux avec sa dague puis s'essuyer le front sans s'apercevoir que juste derrière elle se tenait une autre fourmi, prête à la décapiter avec ses énormes mandibules de chitine. Ringo ne réfléchit pas vraiment et se mit à courir droit vers la demoiselle, sans se soucier à présent de ce qu'il se passait autour. Dans sa course vers le sauvetage de cette superbe hybride elfique, il croisa une longue touffe de cheveux noir qu'il identifia de suite à Amako et bien qu'il avait une forte et soudaine envie de taquiner le grand brun d'Oranan d'une main aux fesses franche et souriante, il continua de courir en laissant s'échapper ses pensées grivoises...

Malheureusement, le moine se rendit vite compte qu'il était trop loin pour arriver à temps et il stoppa net son élan, joignit ses index à ses majeurs, prit une forte bouffée d'air, et mima avec ses mains le geste d'un archer qui bandait son arc. Alors que son bras s'écartait de son confrère musclé, une sorte de flèche lumineuse naquit entre eux et soudain, fila dans les airs, frôlant de près la demoiselle et fracassant la fourmi sournoise qui en tomba raide morte sur le côté. Satisfait de ce tir d'excellence, il reprit sa course et ne tarda pas à arriver près de Miha et d'Ybeild, toujours aux prises avec sa fourmi trijambiste.

"Tenez bon, leur nombre diminue grandement... Lorsque nous vaincrons ces affreux poneys oaxaciques, je guérirai vos blessures. Mais jusque là, tenez bon..."

Tout en parlant, Ringo prit la fourmi d'Ybeild par les antennes et la souleva comme un lapin qu'on prenait par les oreilles...

"Mademoiselle, à vous l'honneur...", rajouta-t-il vivement en présentant l'abdomen de la fourmi...

La fourmi pesait en effet son poids et si pour amuser la galerie, Ringo pouvait la soulever, il savait aussi qu'il ne tiendrait pas longtemps à porter cette fourmi à bout de bras...



((( Il y avait 15 fourmis: 5 fourmis vivantes | 2 engagées (dont une en mode lapin, les pattes brisées et une autre qui amputée de l'abdomen qui est en sandwich en Gurth et Virina) | 1 fourmi cuite, 2 tranchée en deux, 1 décapitée, 1 le crâne fendu, 1 morte décapité par une fourche dans sa colonne, 1 démembrée, 1 aux yeux crevés, 1 au crâne explosé, 1 avec un trou fin parcourant son crâne de devant à derrière)))

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Sam 23 Avr 2011 13:32 
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Je sent plus mes bras, mes muscles sont tendus et la douleur irradie mon corps trouvant des ramification que je ne soupçonne même pas. Je ressent chaque goutte de sueur prendre naissance, se déplacer lentement sur mon visage, avant de tomber sur ce sol aride. Je vais mourir, cette idée me reviens à l'esprit, je la radote, elle me harcèle comme pour me faire plier.

Finalement ma fourche revient et frappe mon agresseur, lui arrachant trois pattes, elle s'affale de plus belle sur moi. Son sang s'écoule de ses blessures, suintant sur moi et sur la terre qui devient meuble. Je sent la bête gémir dans mon coup, son poids porter sur mon dos. Je relâche un instant, un bref moment de faiblesse et me retrouve le front contre le sol. Je respire la terre et la poussière, mélange de ma sueur et du sang de la fourmi. J'étouffe, c'est fini.

J'ai quitter le village de stroumph, je suis petit dans ma chambre, il fait nuit. Sur mon lit je serre cette peluche miteuse que l'on s'est repassé de génération en génération. J'entends mon père crier en bas, j'ai peur, je sais qu'il en a après Lyallia, il est toujours en colère contre elle, quand il prononce son nom, sa voix est porté par l'aigreur. La porte s'ouvre, c'est elle, si belle, si gentille, pourquoi est elle habillé? Elle à un sac, elle me regarde, son regard cacher sous sa capuche, je l'aperçois à peine. Elle m'embrasse sur la joue, elle sourit.

"N'est pas peur Ybeild, je serais toujours avec toi, sèche tes larme et relève toi."

J'ouvre les yeux, la bouche pleine de terre étouffe mon crie de rage. Mes bras se remette en marche porté par l'énergie du désespoir. Encore une fois je ressent cette colère au fond de mon cœur, elle hurle, tel un animal en cage, il est temps que je la laisse s'échapper. Mes muscles se bandent, et peu à peu dans une clameur haineuse et salvatrice, je me relève, j'entends l'insectes, gigoter prise de stupéfaction et de peur. Je finis par me relever, la bestioles sur le dos, le corps tendu, sales mélange de terre, de sang et de sueur. L'une de ses amies regarde étonné, sa compagne dans les airs, gesticulant frénétiquement sur mes épaules. Je sais que je ne tiendrais pas plus longtemps.

Mon corps brûle, je suis essoufflé, épuisé, mais mon esprit reste bloqué sur ma sœur. Je me souviens peu de ce soir, mais je sais qu'elle ne m'a jamais dit cela. L'ais-je inventé, où m'as telle réellement parlé? Je reste là, mes bras me font mal, je reprend mon souffle tandis que le combat continue autour de moi.



((( Il y avait 15 fourmis: 5 fourmis vivantes | 3 engagées (dont une en mode lapin les pattes brisées jetée sur une congénère surprise et une autre qui amputée de l'abdomen qui est en sandwich en Gurth et Virina) | 1 fourmi cuite, 2 tranchée en deux, 1 décapitée, 1 le crâne fendu, 1 morte décapité par une fourche dans sa colonne, 1 démembrée, 1 aux yeux crevés, 1 au crâne explosé, 1 avec un trou fin parcourant son crâne de devant à derrière)))

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Dernière édition par Ybeild le Sam 7 Mai 2011 21:42, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Mar 26 Avr 2011 22:12 
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La fourmi, prise par deux fronts, n’était pas dans la plus agréable des positions. Devant elle, un homme rustre, immense et repoussant grognait, montrait les dents et s’approchait dangereusement, un ténébreux poignard à la main. Derrière, une orque à la beauté douteuse brandissait un marteau qui ferait pâlir de peur n’importe qui se verrait confronté à sa proximité. L’insecte n’avait pas énormément de solutions face à ce double problème imposant. Elle devrait faire avec, et assumer son attaque belliqueuse sur ce village aux apparences paisibles désormais broyées sous le joug d’une fourmilière en colère, au nom de Thimoros le Noir.

Ainsi, la six-pattes claqua des mandibules pendant que son abdomen se soulevait dangereusement pour transpercer la guerrière verte d’un dard d’où suintait un fétide poison. Celle-ci, loin de plier sous la menace, s’arma de son courage et de son arme pour asséner un coup monumental qui démembra la fourmi de la moitié de son corps, qui s’en alla valdinguer sur les toits des alentours. Non fière de son coup, elle souleva à nouveau son marteau en regardant Gurth d’un air de défi guerrier. L’obèse ne pouvait comprendre ces mœurs reposant sur l’honneur et la primauté. Pour lui, seule la mort et la souffrance primaient. Et la colère, et la dévastation. Ainsi, il se crut malin de déjouer les plans de l’orque, pour l’encolérer encore davantage qu’elle n’était déjà. Une inquiétante lueur luisit dans ses yeux pâles, et son bras armé fit un mouvement ascendant qui, en plus de transpercer le crâne chitineux de la fourmi, lui donnant ainsi la mort, envoya le cadavre réduit en plein sur la guerrière juste derrière, non sans l’arroser copieusement du sang jaunâtre et gluant de cette créature désormais renvoyée à la terre.

L’ogre éructa et cracha par terre en regardant fixement dans les yeux de l’orque. Non pas d’une lueur de défi, mais avec toute la force qui l’habitait, et il se dressa de son immense carrure pour surplomber la peau-verte en brandissant son poignard encore maculé de la cervelle substantielle de l’insecte.

((( Il y avait 15 fourmis: 4 fourmis vivantes | 2 engagées (dont une en mode lapin les pattes brisées jetée sur une congénère surprise | 1 fourmi cuite, 2 tranchée en deux, 1 décapitée, 1 le crâne fendu, 1 morte décapité par une fourche dans sa colonne, 1 démembrée, 1 aux yeux crevés, 1 au crâne explosé, 1 avec un trou fin parcourant son crâne de devant à derrière, 1 broyée et dispersée, au crâne explosé.)))

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Gurth Von Lasch - l'Ogre de Tulorim

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Mer 27 Avr 2011 01:50 
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Tout en essuyant mon front je pouvais constater l’état de la situation. Le nombre de fourmis géantes diminuait et leurs corps jonchaient le sol un peu partout. Mes camarades tenaient bon et s’avéraient être des guerriers redoutables. La grande garzok donnait des coups avec de multiples armes et l’Ogre de Tulorim déversait sa haine du monde sur les insectes grandissimes. J’étais loin d’être aussi acharnée qu’eux, la passion de la guerre ne m’habitait pas comme elle faisait partie de leur être.

Alors que je reprenais mon souffle, je sentis quelque chose siffler près de moi au point qu’un souffle effleura ma peau rosée par l’effort. Soudain, un éclat lumineux jaillit. Dans l’obscurité naissante l’effet fut grandiose, un peu comme un feu d’artifice lancé dans le ciel pour une quel contre festivité. Je me retournais pour voir ce qui s’était passé et vis la fourmi gisant sur le côté, morte. Une aura de lumière se dissipait là où elle avait été touchée, de la magie était à l’œuvre de son trépas. Le responsable arriva au pas de course, Ringo, le jeune moine avait abattu l’insecte avant qu’il ne m’atteigne de ses mandibules meurtrières par derrière. Je lui adressais un sourire en guise de remerciement, sans son intervention, je serais en fâcheuse posture avec la fourmi géante. Il partagea des paroles réconfortantes en se dirigeant au secours de paysan. Je prenais conscience de son état, écrasé Ybeild suffoquait sous un futur cadavre auquel il manquait une rangé de pattes. Un moment je crus que s’était finis pour lui, mais avant que sa fin ne soit arrivée, le jeune homme parvint à soulever le poids mort par les antennes et le kendran eut une bouffé d’air supplémentaire. J’avais eu peur qu’il n’y arrive pas, voir mourir un compagnon était une vision que je ne voulais pas avoir.

Le jeune moine me présenta le corps de la bestiole, elle n’avait pas encore rendu l’âme et il voulait que je la libère de ses souffrances. D’un coup d’œil étonné par sa proposition, je vis que malgré son corps vigoureux il ne tiendrait pas éternellement la fourmi en l’air. J’acquiesçai et plantai ma dague dans la chair de la bête à l’endroit où sa carapace se faisait moins abondante. La lame dans son corps fit se convulser l’insecte, mais il perdit la vie. Je retirais en vitesse ma dague de son abdomen dégoulinant de liquide jaunâtre et allait voir l’état du fermier.

« Vous tenez le choc? Je suis désolée d’être parti si vite après l’autre fourmi géante. »

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~ Miha ~ Chasseuse de Prime ~ Niveau 7 ~


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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Mer 4 Mai 2011 02:36 
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Enivrée par la passion des combats, Virina était au comble du bonheur et affichait désormais en permanence ce sourire niais qu’on peut observer parfois chez les amoureux. Il n’y avait aucun autre endroit, ni aucun autre moment qu’elle se sentait plus vivante, même si paradoxalement, il s’agissait du lieu le plus susceptible de lui enlever la vie.

Virina n’eut pas le temps de laisser tomber son arme sur le crâne de la bestiole condamnée, que l’ogre, une lueur de méchanceté dans les yeux, la prit de court en assénant un puissant coup de poignard sous les mâchoires de la fourmi. L’arme puissante de l’homme obèse réduisit en charpies la grosse tête de l’insecte désormais décédée.

Non seulement Virina ne put achever la fourmi, mais en plus, elle reçue en plein visage les morceaux épars de la carapace, arrosée qu’un liquide visqueux jaunâtre peu appétissant pour le commun des mortels. De sa main libre, Virina enleva la gluante substance qui lui obstruait les yeux, se lécha la main et parut satisfaite du goût.

L’homme prénommé Gurth ne se contenta pas de souiller la guerrière. Sans quitter la garzok des yeux, il cracha par terre, pour ensuite brandir son arme meurtrière vers la guerrière. Celle-ci n’attendit pas davantage pour se précipiter sur l’ogre le marteau en l’air bien décidée à assommer ce dernier avant que sa dague ne fasse d’autres dégâts et ne blesse Virina.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Sam 7 Mai 2011 21:46 
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Je souffle à plein poumon, j'ai pas été dans un état pareille depuis les vendange d'été du père Tesloin. J'avais dû monter et descendre cette foutu colline au moins une centaine de fois et à l'époque je n'étais pas encore taillé comme je le suis. Je remarque qu'aveuglé par ma rage, je n'avais pas vue que le moine m'était venue en aide, seul j'aurais surement faibli à mi-chemin. Il prend mon fardeau et l'offre en pâture à la voleuse. La petite blonde donne le coup de grâce à la fourmi, elle visionne rapidement son point faible et d'une geste limpide et vif, pourfend la bête de sa dague. Elle se rapproche de moi, une fois la mise à mort fini, je l'observe élégante et féline, taché du sang de ses ennemis, une légerté et une innocence insolente parant son visage. Quel paradoxe, je n'aurais jamais imaginée la belle aussi douée au combat et à l'inverse, je suppose que personne ne me pensai aussi gauche avec ma carrure.

Elle me demande si je vais bien et j'avoue que cela me calme un peu, cette haine inconnue qui me dévore s'atténue peu à peu, tandis que je fixe ses yeux. J'en oubli ma soeur.

Je suis sale, plein de terre, le corps griffé à de multiples endroits, dégoulinant de sueur. Je relève mes cheveux qui gène ma vue.

"Merci, sa va, il en faut plus pour m'abattre"


(ou pas)

C'est la première fois que je frôle la mort et j'avoue que la sensation ne me plait pas.


"et vous ?"


Je donne le change, autours de nous il ne reste plus que quatre fourmis, elles hésitent à s'engager dans la bataille. Gurth et Virina commence à s'échanger des mots d'amour et la vision de leur duo me laisse esquisser un sourire.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Jeu 12 Mai 2011 01:19 
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Ma voix sembla apaiser le paysan et le rouge écarlate qui parait son visage se dissipait en même temps qu’il reprenait un souffle normal. Je remarquais qu’un instant il me fixait, mais je n’en me sentis pas mal à l’aise, sans doute était-il désarçonner par les évènements. Il me répondit en faisant le bravache, prétendant qu’il en fallait plus pour venir à bout de ses muscles. Pourtant, j’avais vu un instant plus tôt qu’il n’y arriverait pas seul et il lui avait fallu l’aide du jeune moine pour se sortir de là saint et sauf. Néanmoins, j’étais heureuse qu’il se porte bien et souris quand il me demanda à mon tour si les bestioles ne m’avaient pas trop maltraitée. Une brûlure tout au plus recouvrait ma jambe et la fatigue d’une longue marche refaisait surface, maintenant que le combat s’achevait et que le nombre de fourmis géantes diminuait.

« J’arrive à tenir le coup. »

J’inclinais la tête de façon positive pour renforcer mes dires.

« Il ne faut pas se démoraliser, le combat achève. »

L’homme s’était mis à regarder au loin et souriait. Curieuse, je regardais ou il posait son regard. Je fus contrariée par ce que je voyais, mais en même temps ça ne me surprenais pas. L’ogre, dans son immense haine livrait combat à la grande guerrière verte. Celle-ci avait le sourire fendu aux lèvres et semblait apprécier d’être attaqué par un présumé allier. Je savais depuis le début que le seigneur Von Lasch ne nous apporterait rien de bon, voilà qu’il se battait contre nous au lieu de détruire les dernières fourmis. Le sourire que j’avais sur les lèvres s’en alla et je serais les dents face à ce fâcheux spectacle.

« Qu’est-ce qui leur prend! Il reste des fourmis et eux ils s’attaquent! »

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Jeu 12 Mai 2011 22:07 
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L’orquesse ne sembla pas bien prendre le fait que le terrible Gurth Von Lasch lui pique sa proie. Elle se fit arroser des débris organiques de l’animal crevé, et s’en débarrassa furieusement en regardant l’obèse avec colère. Cette sainte colère qui était dédiée au dieu sombre Thimoros le grand, roi de la guerre et des souffrances. Et cette rage déborda de la peau-verte. Elle assaillit l’Ogre de Tulorim avec son marteau, et tenta de le frapper à la tempe.

Gurth n’étant pas né de la dernière pluie s’attendait bien sûr à ce qu’une guerrière orque à l’esprit belliqueux lui saute dessus de la sorte. Il mit son bras gauche en protection de son coup violent, et ce fut son avant-bras qui ramassa tout le choc douloureux de l’arme de la barbare aux cheveux gris marécageux. La douleur était vive, mais il n’y réagit pas. Il avait l’habitude de béatifier toute douleur pour la consacrer à ses dieux du mal. La souffrance faisait partie de sa vie depuis longtemps. Mais ce n’était pas une raison pour que l’assaut mené contre lui reste impuni : il n’était pas faible, et cette orque allait le vérifier bien vite.

Il emplit sa dague de la plus sombre des magies, priant Thimoros pour qu’il lui confère son souffle le plus dévastateur. Lorsqu’elle fut pleine du sortilège sombre, Gurth avança sa main frénétiquement vers la guerrière, et fit déferler le souffle sombre du Dieu mauvais.

Hélas, sa précision n’était pas puissante : le souffle évita l’orque pour aller percuter avec force et dévastation une fourmi encore vivante qui allait attaquer le duo belliciste. La fourmi explosa littéralement, ne laissant qu’une bouillie infâme et fumante, aux chairs nécrosées, sur le sol.

Et Gurth ramena son arme à lui en grognant contre Virina…

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Gurth Von Lasch - l'Ogre de Tulorim

Je hais les testaments et je hais les tombeaux ;
Plutôt que d'implorer une larme du monde,
Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.
(Baudelaire - Le mort joyeux)


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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Ven 13 Mai 2011 18:36 
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Dans ce champ de bataille, la pagaille commençait à poindre et Ringo ne savait plus très bien où donner de la tête. Entre la vieille orque et le gros plein de muscle qui voulaient visiblement en découdre, le fermier et Miha qui s'entretenaient comme lors d'un rendez-vous galant à la Maison Rouge, Petite Louve, seule au milieu de la place et Amako qui, il fallait l'admettre, joutait comme un dieu et se démarquait bien plus que ses autres camarades lancés eux aussi dans le combat, Ringo se demanda un instant s'il n'était pas simplement toujours en train de rêver. Pourtant son bras le lançait encore et lui confiait, en quelque sorte, qu'il était bel et bien réveillé. A ce moment précis, il aurait voulu se multiplier. Pour aller vers l'orque et l'ogre et leur dire qu'ils auraient bien le temps de croiser le fer, pour aider Petite Louve à sortir de ce champ de bataille, pour taquiner un peu le fermier et aussi pour observer Amako manier son sabre avec dextérité. Tout dans sa tête devenait de plus en plus brouillon et il n'arrivait plus vraiment à prendre de décision. Quelle était la chose la plus importante ? Obtenir une rapidité conséquente fut la première réponse qu'il trouva alors qu'une fourmi s'approchait de Ringo, Miha et du fermier. Cette dernière, par ses gestes et sa façon de se déplacer, semblait bien plus maline que ses congénères et à tout point de vue beaucoup plus rapide et dextre...

Seul Ringo la voyait arriver, il devait faire vite, encore plus vite que lorsqu'il sauva Miha d'une décapitation certaine. Sans vraiment s'en apercevoir, tout son corps tremblait et luisait étrangement et son esprit bouillonnait comme jamais. Comment autant de pensées pouvaient asséner son esprit en même temps ? Et comment pouvait-il comprendre, analyser et répondre à autant de questions en aussi peu de temps ? Le sourcil perplexe, il se demanda même par quel prodige le temps semblait s'être presque arrêté. Ses pieds le menèrent rapidement derrière Miha et Ybeild, son corps laissant derrière son passage, une sorte de trainée lumineuse et scintillante. Tout semblait au ralenti, les cheveux de Miha flottaient curieusement, la bouche d'Ybeild oscillait tout doucement, et plus loin en arrière plan, la fourmi occise par l'ogre tombait avec fracas sur le sol, mais au aussi au ralenti... La tête pivotant sur le côté, il se surprit à éviter un coup de mandibule, puis attrapa cette dernière, la fit dévier de sa course et asséna à cette fourmi rapide un violent coup d'épaule en pleine tête...

Là, le temps reprit son cours normal. La fourmi vola brusquement en arrière, ratatinée par ce violent impact qu'elle venait de subir. Dans son oblique de vol, on put entendre les craquements de son exosquelette céder sous la pression et Ringo, lui, se contenta d'observer ses bras, toujours scintillants, avec un air bien perplexe...

"Est-ce que je suis en train de devenir un pétard de chez Uzuki ?"



(((Apprentissage d'accélération scintillante)))

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Mar 17 Mai 2011 03:58 
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Je regardais les deux géants se livrer combat avec colère, je ne comprenais pas ce qui leur prenait. Nous faisions partie de la même équipe, mais peut-être que les hommes sont trop belliqueux pour s’entendre entre eux et les autres races. La garzok ne semblait pas se décourager de cette attitude et semblait aimé y prendre part. Elle fit s’abattre son marteau sur l’ogre, mais il ne ronchonna pas, aucun signe de douleur ne trahi son visage. À croire qu’il était insensible à tous, même à la souffrance. Il ne se laissa cependant pas faire et cracha un souffle mortel en direction de la femme verte. La bourrasque n’heurta pas la guerrière, mais une fourmi sournoise qui allait attaquer les deux géants par derrière. Elle éclata au moindre contact avec le souffle de l’ogre, à croire que son halène était aussi putride que son âme, si seulement il en avait une, et répandit ses morceaux une peu partout autour. C’était dégoutant. Je détournais la tête, de toute façon je ne pouvais pas empêcher le mangeur d’enfants et la guerrière de se battre. Je risquais de me prendre un coup plus terrible qu’une morsure de fourmi géante.

J’entendis un son tout aussi dégoutant que le spectacle de la fourmi qui explosait, des craquements osseux. J’en eus des frissons tellement le son me levais le cœur. Non loin le cadavre d’une fourmi au crâne défoncé gisait au sol. Ringo était là lui aussi et il regardait ses bras comme s’ils étaient des membres étrangers. En les voyant je restais aussi perplexe, ils luisaient comme les étoiles dans le ciel. Le jeune moine ne savait visiblement pas non plus ce qui lui arrivait. Je m’approchais de lui et de ses bras lumineux.

« Un pétard je ne sais pas, mais en tout cas, vous nous avez sauvez encore une fois. »

Je lui adressais un clin d’œil sans malice et m’en allais plus loin. Il ne restait plus qu’une fourmi et elle hésitait à venir à nous, alors pourquoi ne pas aller la chercher? Il y avait aussi cette étrange pyramide que formaient les pipapoums un peu plus loin, je me demandais ce qu’ils pouvaient bien fabriquer pendant que nous défendions leur village? Nous le saurions sans doute plus tard, pour l’instant je chassais une fourmi! La repérer ne fut pas compliqué avec la taille qu’elle avait. Elle était près de ses congénères décédées les premières, elle semblait reculer petit à petit, ne sachant pas quoi faire. Elle m’avait repéré, mais je crois qu’elle me jugeait trop loin pour que je l’attaque. Elle ne savait pas ce que j’avais en tête à ce moment-là. De ma main libre, je ramassai une poigné de petits cailloux et lui lançai. Si la moitié de mes projectiles l’atteignirent ce fut bon, mais ce n’était pas ma qualité de lanceuse que je prouvais à cet instant. Je cherchais à irriter l’insecte pour qu’il vienne à moi, je l’attendais ma dague bien serré dans mon poing. La bestiole ne mit pas longtemps à réagir, car elle fonçait droit sur moi une seconde plus tard. Elle arrivait vite, peut-être un peu trop pour moi, car en la voyant arrivé je me figeai. Au dernier moment possible je me poussai sur le côté, ne réussissant qu’à lui entailler une antenne. Je roulais dans la poussière et une fois arrêté je criais à mes coéquipiers que la menace fonçait sur eux.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Lun 23 Mai 2011 22:44 
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Un combat s’était déclenché entre ses deux êtres qui ne demandaient que la confrontation, et qui bien évidemment se réjouissaient d’une telle situation. Bien que d’un œil extérieur, le gros chauve et la créature à la peau verte semblaient habités par les même sentiments, il n’en était rien. Leur propension vers le combat était le même, mais leur motivation tout à fait opposée.

Virina était différente de ce gros homme, mais elle n’en était pas davantage l’antagoniste. Alors que ce dernier semblait se nourrir des malheurs des autres, Virina n’en avait cure. Sa notion du bien et du mal était toute concentrée sur sa petite personne. Le seul bien qui lui importait était celui prodigué à elle-même.
Dénuée de sentiment ? Envers autrui, oui effectivement.

Son envie de se battre l’avait emporté sur le discernement, et Virina venait de s’attaquer à beaucoup plus fort qu’elle. Victime du coup de marteau, Gurth n’en resta pas là. Hargneusement, il chargea ses mains sombres de magies et la dirigea contre notre abrutie. Ce souffle puissant et dévastateur causa bien des dégâts à la fourmi située derrière Virina. Heureusement pour la dame verte, pour une raison obscure, le géant avait raté son tir. Notre guerrière s’en sortit presqu’indemne puisque son bras fut à peine touché par la déflagration. On ne peut en dire autant de l’insecte qui était passé rapidement de spectateur à proie.

Gurth grogna et Virina, inconsciente de la puissance de son adversaire, s’en réjouit. Il venait tout juste de lui donner le signal que les hostilités n’étaient pas terminées.
Son marteau à la ceinture et son kikoup haut dans les airs, Virina lança un cri de guerrière avant de charger.

Son action fut coupé en pleine course, avant même d’avoir pu frapper l’adversaire, puisque de toutes les fourmis, il en restait une qui n’avait pas été terrassée. Et cette dernière, en colère et blessée par la jeune dame blonde, avait eu la mauvaise idée de se placer sur le chemin de Virina. Ainsi, au lieu de s’abattre sur l’homme au crâne rasé, le kikoup coupa en deux la dernière survivante, mettant ainsi fin au combat.

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 Sujet du message: Re: Chapitre 2 Le village, le vieillard et le vilain.
MessagePosté: Mar 24 Mai 2011 17:02 
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La bataille se poursuivait autour du couple belliqueux. Le moine faisait des ravages, sauvant mièvrement des demoiselles en détresse, tout en admirant les prouesses armées d’Amako le guerrier pédant. Le coup manqué de l’Ogre qui avait ravagé une des dernières fourmis combattantes n’avait fait qu’effleurer l’orque contre qui il grognait. Celle-ci n’en fut visiblement pas apeurée, inconsciente stupide qu’elle était, et follement, elle tenta de réattaquer le monstre humain, armée de ses deux armes impressionnantes. Cependant, il se passa une chose à laquelle ni l’un, ni l’autre ne s’attendait. La dernière survivante du monde des hyménoptères fut coupée net dans son élan. Et littéralement, d’ailleurs, puisqu’à la rencontre du Kikoup de la Garzok guerrière, deux parties scindées roulèrent sur chaque côté du Sieur Von Lasch.

Elle ne parut cependant pas se satisfaire de ce meurtre formique, et Gurth trouva son comportement délicieusement violent. Cependant, le fait que cette violence soit dirigée contre lui l’exaspéra quelque peu. Elle n’avait aucunement réagi à ses tentatives grognantes de stopper contre lui tout assaut, aussi décida-t-il de passer à la vitesse supérieure.

Il avança sa grande poigne vers l’orquesse, et lui saisit fermement la mâchoire et le haut de la gorge pour la ramener vers lui. D’une voix sombre et lugubre, dans laquelle pointait plus qu’ostensiblement la menace, il lui dit :

« Ça suffit, maintenant. Garde cette rage contre nos ennemis, femelle. »

La domination était chose courante, chez les orques. Surtout dans le sens humain puissant – orque servile. Aussi cette remarque pouvait passer… ou pas.

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Gurth Von Lasch - l'Ogre de Tulorim

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