Inscription: Dim 26 Oct 2008 16:27 Messages: 39606
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Fan-Ming – Salle à manger.Le visage du conseiller se décomposa à l’annonce des nouvelles de Xël. Celui du capitaine, en revanche, se courrouça davantage, et il prit la parole d’un ton cassant :
« Utilisez un autre ton en présence du Conseiller Tsu… »
Il se fit interrompre par le conseiller en question, sèchement.
« Stop ! N’avez-vous donc pas entendu ce qu’il a dit ? Je peux me passer de courbettes et autres politesse face à l’urgence de la situation. »
Il claqua des doigts, et une servante s’en alla de la pièce… Sans doute pour satisfaire la demande en bière du mage d’air. Puis, il croisa les doigts devant lui, semblant réfléchir, soucieux, avant de poursuivre d’un ton calme, mais grave.
« J’ai… déjà fait appel à Oranan pour qu’elle nous aide. Et c’est vous qu’elle a envoyé. Ne me conférez pas plus de pouvoir que je n’en ai, ou même que le Gouverneur n’en a. Oranan, si nous nous faisons attaquer ici, a toutes les chances de se faire assaillir sur Yuimen également, pour réduire à néant tout espoir de défense de la cité. C’est pourquoi ils n’ont pas voulu se séparer de l’armée. Ni de la milice, sensée défendre l’accès au fluide de l’intérieur. Pour la défense extérieure, ici, sur Aliaénon, nous avons l’armée de Fan-Ming et les samouraïs. Et… vous. Hors vous semblez dire que ça ne suffira pas. »
Il se tut, un instant. Il ne semblait pas avoir de solution.
« Comprenez ma position : le gouverneur, et moi par extension, sommes garants de la protection de cette cité. Je ne peux me permettre de l’abandonner pour mener mes troupes ailleurs, alors qu’il s’agit sans doute du but final d’Oaxaca. Nous ne devons pas tomber dans le panneau : vous dites q’elle a plusieurs armées. Qu’est-ce qui l’empêcherait, dès lors, de nous attirer à un endroit alors qu’une armée plus discrète nous passerait derrière pour assaillir Fan-Ming ? Je ne tiens pas à ce que nous nous battions ici, mais… c’est une réalité : nous ne pouvons abandonner cet endroit, sous aucun prétexte, ou c’est tout Yuimen qui sera menacé. »
La servante revint, munie d’un pichet de bière, qu’elle déposa devant Xël, le laissant se servir à sa convenance. Le conseiller poursuivit.
« Croyez-vous que nous restons les bras croisés ? Votre présence ici prouve le contraire. J’ai fait appel à nombre d’entre vous pour en apprendre davantage sur cette guerre, et prévenir les autres cités, et leur demander de l’aide. Vous êtes, aventuriers, les messagers de Fan-Ming. Les Hommes-Pâles d’Andel’Ys ont été prévenu, et relaieront sans doute l’information dans tout leur royaume. Esseroth… est tombée, mais du coup votre présence à Nagorin nous assure leur clairvoyance sur la situation. Il nous faut leur aide… J’ai également mandé d’autres aventuriers dans la forêt de Jollarsyth, en quête des elfes. Un d’entre vous préconisait de passer par Jesuir. La Lande noire… Elle est le siège de l’armée d’Oaxaca. Croyez-vous que nous puissions y faire quoique ce soit ? Il nous reste à couvrir l’est. Messaliah, la Cité Templière… Et éventuellement le royaume des montagnes de Sansarth. Mais pensez-vous vraiment que des peuples qui ignorent tout l’un de l’autre pourraient s’unir ? Les Esserothéens ont essayé cette voie… Et ils n’ont plus rien, aujourd’hui. Je n’ai pas de solution, hélas. En voyez-vous davantage ? »
Il s’exprimait avec toute la sincérité et la bonne foi dont il était capable.
[Xël : XP : 0,5 (post) + 1 (informations reçues, et tentative de faire bouger les choses). Mot : 1. Pétard.]
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