L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 8 Mai 2016 14:31 
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L'endroit était aussi surchargé et aussi puant que le reste de la ville, mais malgré tout, il avait craint pire. Il s'agissait manifestement de la partie la plus luxueuse du port et nombre d'armateurs fortunés allaient et venaient ici. Tendant l'oreille, il surprit deux hommes en conversation. Des marins qui s'inquiétaient de la situation. Apparemment, le roi était en effet mal-en-point, et personne ne savait qui lui succéderait. Pour eux, personne ne voudrait de sa fille sous le seul prétexte qu'elle était une femme. La misogynie des humains ne cesserait jamais de le surprendre...

Finalement, cela confirmait ce qu'il savait. Hrist ne lui avait pas raconté totalement n'importe quoi... mais que faire ? Il avait toujours l'option de partir en bateau, loin d'ici... Après tout, chercher la source du drainage ici ou ailleurs, qu'est-ce que ça pouvait changer ? Il lui semblait une bonne idée de partir vers Ætelrhyt, la cité des elfes. Ce peuple, de par sa longévité, était probablement mieux à même de se souvenir des événements lointains.

En attendant, il pouvait bien explorer un peu la cité. Une idée germa : le drainage avait commencé il y a peu, semblait-il. Tout comme les relations humains/élémentaires. Même si les deux événements ne s'étaient pas produits en même temps, il pouvait y avoir un lien. Peut-être serait-il intéressant d'en apprendre plus sur le type d'échanges et de marchandises qui avaient cours.

Pour cela, il lui faudrait un personnage à même d'interroger les marchands. Sa condition d'elfe, encore une fois, ne lui facilitait pas la tâche... mais tant qu'il gardait le voile... n'était-ce pas les peuples du désert qui étaient voilés ? Ils avaient aussi la peau mate mais... oui il pourrait prétendre être un voyageur, assimilé à cette ville de Sible et travaillant pour un marchand de là-bas, s'intéressant aux marchandises élémentaires...

Mais d'abord, il lui fallait vérifier si une telle chose était possible. Il demanda à un passant l'emplacement d'une bibliothèque. Il fallait qu'il en apprenne plus sur les coutumes et les échanges commerciaux avec Sible...

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L'homme de toutes les femmes, la femme de tous les hommes
Lampadaire officiel de la quête 32

Le thème de Faëlis


Dernière édition par Faëlis le Mar 10 Mai 2016 20:18, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 9 Mai 2016 16:52 
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Etonnamment, je ne me lève pas avant les aurores, pour une fois. Il faut dire que les jours derniers ont été éprouvants, physiquement. Je me réveille néanmoins relativement tôt, aux premières lueurs de la journée, et me retrouve contrainte à attendre le gamin pendant ce qui me semble être une éternité. Je m'habille, prends mes affaires les plus importantes, cache les autres sous le lit et sort de ma chambre, la verrouillant derrière moi. Puis, quelques rations de nourriture en poche, et après avoir précisé au tavernier que je gardais bien la chambre pour le soir, je m'attable proche de l'entrée et... attends. Et attends. Grignotant quelque peu, observant inlassablement la porte, tapant de mon pied valide sur le sol de manière répétée ou encore jouant avec des mèches de cheveux, j'attends. Et je me fais diablement chier. Je ne peux pas m'absenter au cas où il viendrait pendant que je suis dehors, je n'ai rien à faire ici, il ne me reste qu'à donner des coups de couteau dans la table déjà usée, ou encore me mordiller les ongles, mâchonner une mèche rebelle, me curer les dents avec mon poignard, et attendre. Il me semble pourtant avoir dit tôt. Tôt ! par Phaïtos ! Tôt ! Tôt, c'est les aurores, quand le soleil se lève, quand les coqs commencent à jacasser, quand les commerces commencent à ouvrir ! Pas deux, trois, quatre heures après ! Merde !

C'est finalement après que tout le monde ici se soit levé que Jaral pénètre dans l'établissement.

« Ah, bah quand même ! » m'exclamé-je en me redressant, irritée de ne le voir arriver que maintenant, alors que j'avais dit tôt.

Aussitôt, nous nous mettons en route. Ou plutôt enfin, devrais-je dire. Nous parcourons donc les quartiers pauvres, nous enfonçant toujours un peu plus dans les bas-fonds de la cité, rencontrant mendiants et autres garçons des rues comme mon guide à chaque coin de rue. Quelle belle ville marchand, songé-je, en apercevant toute cette pauvreté qui n'a rien à envier aux tréfonds de Tulorim. Partout où les marchands sont les rois, les pauvres pullulent, se multiplient, grouillent et se regroupent dans des quartiers à l'odeur de mort, assez loin des riches pour qu'ils n'aient pas à subir la vue nauséabonde qu'ils ont pourtant eux-même créé. La cité des hommes, oui, mais pas de tous les hommes.

Les regards à notre encontre sont méfiants, suspicieux, mais ils ne restent que des regards, et tout le monde trace finalement son chemin sans nous accorder plus d'attention que cela. Pourtant nous devons former un drôle de couple, un gamin des rues vêtus de haillons et moi, mon arc en bandoulière, protégée par une armure qui, si elle est salie par le climat de ces derniers jours, n'en reste pas moins de manière évidente de fine facture. J'ai certainement plus d'argent sur moi que l'intégralité de ces quartiers n'en gagnent par semaine. Mais cela, heureusement, ils l'ignorent. Ou je ne serais plus de ce monde. Et je prends d'ailleurs conscience de la dangerosité de ma décision : si Jaral m'a trahi, et m'a tendu une embuscade, ils pourraient tous se débarrasser de moi et se partager le butin. Mon cœur se serre en imaginant un tel scenario et je me prends à regarder nerveusement autour de moi, comprenant que j'ai encore une fois agi sans réfléchir, ou en tout cas pas suffisamment. Je ne suis décidément pas habituée aux considérations des cités.

Mais nous arrivons, sans encombre, devant une grande bâtisse, servant certainement jadis de grange. Il n'y a, pour l'instant, pas eu d'embûche. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas dans un repaire de voleurs... Jaral retire une planche de bois d'un mur qui semble tenir par magie tant il est en piteux état puis s'engouffre à l'intérieur. Je le suis, quelque peu réticente mais sans le montrer, et il « referme » derrière moi. A l'intérieur m'attend une vision qui me rassure quelque peu : les seuls résidents du bâtiment sont des gamins pas plus vieux que mon guide. Si la pauvreté peut pousser à des extrémités, j'imagine cependant mal des enfants tenter de tuer quelqu'un, même pour de l'argent.

Les habitants de la grange lancent des regards méfiants, ou craintifs, vers mois, et déçus vers Jaral. Ils semblent lui en vouloir de m'avoir menée jusqu'ici à en croire leurs yeux, mais aucun ne fait quoique ce soit. Mon guide en salue néanmoins quelques uns, puis continue sa route vers des escaliers menant à un étage supérieur. Nous l'empruntons, et en quelques marches nous voilà face à une jeune humaine aux traits fins, très jeune mais moins que les autres résidents des lieux. Des cheveux courts noirs, des yeux presque aussi sombres et des vêtements d'un gris foncé, elle semble presque posséder mon muutos. En nous voyant, elle s'approche très rapidement et colle immédiatement une claque magistrale en plein sur la joue de Jaral. Je me doute très bien du motif de l'assaut : moi. Elle le confirme d'ailleurs aussitôt en demandant à mon guide comment il pouvait ramener « une extérieure » ici. Puis, sans attendre de réponse à cette question toute rhétorique, elle se tourne vers moi, main près d'un de ses poignards, et me questionne sur mon identité et le motif de ma visite, si je peux le formuler ainsi.

« Anna, » fais-je, simplement. « Tu es Syrah je suppose ? »

Je décide d'adopter le même ton familier qu'elle ; après tout, elle a raison, les formules de politesse interminables c'est pas ma tasse de thé non plus. Mais pourquoi suis-je venue, au juste ? Ca, moi-même je me le demanderais presque. Pour m'approcher un peu plus de ce groupe que je soupçonne influent, les Mâchefers, mais je n'étais pas avancée sur comment les convaincre hier, je ne le suis pas plus aujourd'hui. Autant dire que si je lui demande de but en blanc de rencontrer son supérieur, il y a peu de chance pour qu'elle accepte. Il va falloir que je la joue fine sur ce coup là ; manque de bol, c'est pas mon point fort, les ronds de jambe et les mensonges.

« Je vais pas tourner autour du pot, » commencé-je, décidant de tenter la franchise, « je dois parler à l'Affranchi. Jaral m'a prévenu que ça risquait pas de se faire sans motif valable, mais ce que je peux dire ne peut être entendu que par lui. C'est relatif aux histoires du trône. »

J'espère que mon argument saura la convaincre, mais étrangement j'en doute. Mais bon, advienne que pourra.


(((1099 mots)))

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Merci à Dame Itsvara pour la signature


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 10 Mai 2016 16:04 
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Localisation: Derrière Cromax
Le temps de quelques secondes, Hrist pensait que Cromax ne l'accompagnerait pas. Elle avait déjà pu amorcer quelques mètres dans le couloir et même trouver un valet qui accepta de la conduire jusqu'aux jardins. C'est alors qu'elle se demandait où il pouvait bien être, ces fameux jardins, elle qui avait imaginé de petits parcs coquets en ville, là où les nobles iraient flâner. C'est à ce moment que Cromax regagna Hrist, sans un mot, passant son bras sous le sien pour mieux l'accompagner et chassant du bout de souffle un vestige de volaille.

La jeune femme ne s'était pas arrangée en sortant, cette plume ne devait pas être la dernière et le valet avait été bien poli de ne pas tirer une mine étonnée en voyant ce manque d'élégance. Sans dire un mot, ils le suivirent. Le jeune valet les conduisit au travers de nombreux couloirs et escaliers aux dorures divines et aux rampes si habilement taillées qu'on eut peine à croire qu'il s'agisse là du travail de la main d'un homme.

Au passage, ils croisèrent quelques personnes et en entendirent d'autres oeuvrer dans le palais. Un bruit de couvert qu'on installe, un claquement de porte, des consignes administrées et des demandes exhaussées... Tout un petit monde qui s'agitait et grouillait autour d'eux, deux outsiders qui venaient en ces terres commettre l'irréparable au nom d'une stratégie orchestrée le temps de quelques instants.

Hrist de son côté, faisait le vide dans sa tête, elle aimait à se projeter dans l'avenir pour mieux anticiper les situations, envisageant toujours le pire afin d'avoir de quoi répondre aux dangers et aux menaces de façon très réactive.

Si Léodos devait mourir en buvant un poison, il faudrait s'assurer que le dit poison ne finisse pas dans le verre d'un autre alors qu'ils trinqueraient. Pour se faire, elle envisageait d'empoisonner son propre verre et de triquer avec Léodos, renversant par la même occasion de son breuvage empoisonné dans celui du Baron.

Si la Régente ou Hascan buvaient le verre, il faudrait qu'elle ait assez de temps pour administrer un contre poison mais pour ça, il fallait déjà trouver quelque chose dans les jardins.
Hrist qui ne connaissait pas ce monde se doutait bien qu'elle trouverait au mieux quelque chose de semblable, quelque chose qui se rapprocherait d'une des nombreuses plantes toxique qu'elle connaissait. Sinon, il faudrait improviser, elle avait bien sûr sa lame empoisonnée et il aurait été confortable de la faire tremper dans un liquide afin d'en extraire la substance nocive, mais elle n'avait jamais fait ça jusqu'à présent et ne préférait pas expérimenter au cours d'une mission aussi délicate, de plus, le poison de la Vieille Rengaine n'est pas aussi virulent qu'un poison réalisé par ses soins, l'arme offre un avantage certain en combat mais de cette façon, perdrait tout son intérêt.

Lorsqu'ils arrivèrent enfin, après avoir gravit de nombreuses marches, ils débouchèrent sur une petite porte de bois que le valet ouvrit sans piper mot. Et là, ils virent les jardins.

Suspendus à plusieurs mètres au dessus du sol, derrière lesquels s'étendait la Cité des Hommes sous un ciel bleuté. La hauteur offrait une température que Hrist devinait agréable pour le jardin et les plantes les plus fragiles étaient à l'abri derrière des murets sur lesquels se brisait le vent froid de l'altitude.

Hrist en eut le souffle presque coupé, la beauté de ces lieux semblait féérique, divine, organisé avec soin et intelligence, la Noblesse de ces lieux pouvait errer et se laisser perdre au détour d'une ballade au grès des tapis de gravier qui coutoyaient les parterres de fleurs et de plantes. L'air était pur et sentait agréablement bon. Vêtu de parfums enivrants de fleurs chargées de pollen et de fruits mûrs sous un soleil printanier.

Dans ce splendide jardin, attendait quelque part une jolie fleur aux fruits ou à la racine mortelle. Il ne restait plus qu'à trouver.
" Restons ensemble, ça sera moins suspect. Tu sais à quoi ressemble une... Disons, un aconit, un muguet ou encore une datura ? Une belladonne ? Hm... De la noix vomique peut-être. Il n'y a qu'avec ces plantes que je pourrais faire quelque chose de foudroyant sans perdre trop de temps à sa conception. "

Hrist s'avança doucement vers la première allée, un peu au grès du hasard, se laissant guider par la nature et le ballet de guêpes et de mouches qui volaient de toute part.

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Recherche de plante toxique identifiable.

Belladonne, Datura, Aconit Napel, Noix vomique, muguet, lierre, bouton d'or, champignons...

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750 mots

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La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mer 11 Mai 2016 15:33 
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Il est trop tôt, encore, pour penser à autre chose qu’à la crise de succession d’Illyria. D’autant que si Hrist et moi nous penchons sur le problème ici-bas, c’est avec la certitude que d’autres œuvrent, sur tout Elysian, à d’autres points majeurs dont nous ne savons peut-être rien, mais qui concernent de près ou de loin le drainage et la stabilité politique et vitale de ce monde menacé par l’extinction, la discorde, la guerre. Ainsi, même l’union secrète, mais critique, de Sihle et de Valmarin peut attendre un peu. Ainsi ai-je compris, en tout cas, la réponse fugitive et insouciante de la princesse à l’égard de ma question. Et à raison : le mariage n’arriverait sans doute pas dans la journée. Et quand bien même, avant ou après, il sera encore temps de les raisonner et d’en comprendre les intentions réelles, pour les ajuster fermement si besoin est. À grands coups de dagues empoisonnées et de lames acérées, pour le plus grand plaisir de Hrist, s’il le faut vraiment.

Mais la question n’est pas encore là, du coup. Et alors que le serviteur qu’a apostrophé Lenneth nous mène vers des jardins dans l’enceinte du palais, je ne peux que m’étonner de la direction qu’il prend. Alors que la logique veut que nous descendions à hauteur du sol pour voir la terre porter ses plus belles beautés naturelle au rang d’art, c’est vers les hauteur du palais qu’il nous emmène par un long escalier qui n’en finit pas de monter. Lorsqu’il ouvre, finalement, une porte vers l’extérieur, laissant la lumière solaire éclairer notre passage, je soupire de soulagement. Non pas qu’il m’est difficile de monter quelques étages, au vu de ma forme physique, mais bon. Il y a rire, et rire.

Par chance, l’endroit où il nous mène, avant de nous y laisser avec déférence, est d’une grande beauté, et d’une ingéniosité parfaite.

(Des jardins suspendus !)

Et pas n’importe lesquels, en plus. Une vaste zone est aménagée là afin de donner l’impression d’une nature retrouvée, balade agréable pour les nobles du palais en recherche de paix et de sérénité. Fausse impression, bien sûr, puisque tout doit être contrôlé à la moindre brindille pour un sentiment de perfection, de plénitude ambiante, renforçant à chacun des pas sur ces petits sentiers de graviers entre les différents massifs un sentiment d’intimité et d’abandon où tout parait possible.

Je me demande vraiment ce que Hrist peut bien attendre de moi, dans un tel lieu. D’autant qu’il ne semble pas foncièrement bondé de monde. Si elle n’avait pas insisté pour que je vienne, sans doute aurais-je été à la recherche des deux autres prétendants au trône, Camiran et Leodos, pour voir un peu de quoi ils ont l’air et préparer de manière la plus opportune possible le plan que nous mettrons en marche sitôt que mon épouse de toujours aura préparé son poison. Car je l’ai bien compris, telle est la raison de notre présence ici, comme me le confirme bien vite l’elfe grise : trouver de quoi le concocter. Plantes communes et simples aux vertus macabres et nécrosantes. La nature est bien cruelle, souvent, dans ses moyens de défense. Et les humains et elfes bien plus encore, dans leur utilisation de celle-ci. La servante de Xenair précise que nous serons moins suspects ensemble. Effectivement, si nous avons l’air d’un couple profitant d’une balade au clair des jardins, sans avoir d’autre occupation, ça paraitra crédible. Même si elle aurait aussi pu invoquer ses maux pour prendre l’air, seule et isolée de tous, dans des jardins pleins de quiétude.

La demande qui suit, par contre, m’arrache malgré moi un petit hoquet surpris. Non contente de m’enlever à mes obligations, elle me demande de l’épauler dans sa tâche, et de repérer des plantes pour la confection du poison. Elle en cite quelques-unes : belladone, aconit, datura, muguet... Des noms que j’ai déjà entendus, mais que je ne saurais fichtre pas distinguer au sein d’une masse végétale. Libérons les clichés : même si je suis elfe, je ne suis pas sylvain, et mon mentor vert m’a surtout appris la survie plutôt que l’art de tuer par les plantes. Aussi, je la regarde d’un air bête avant de lui avouer :

« Heu. Pas vraiment, non. J’avoue ne m’y connaître que peu en horticulture. Le muguet, c’est pas des petites clochettes blanches ? »

C’est le seul, en vérité, dont je connais l’apparence. La digitale aussi, qui n’était pas présente dans sa liste, avec ses colorées grappes de clochettes venimeuses et aux feuilles à la létalité avérée. Aussi, d’un regard peu convaincu, je cherche ces joyeuses clochettes de la mort, maigre apport à la science sans doute bien plus fournie de Hrist sur la question. Tout en errant sur les sentiers, et prenant l’air de lui susurrer des mots d’amours mielleux, je murmure :

« Je compte commencer notre plan au repas de ce soir, où j’espère que nos cibles seront présentes. Il faudra éloigner Camiran de la salle pendant quelques temps, le temps que je parvienne à pénétrer ses appartements. Peut-être pourrais-tu le mener ici ? Personne ne vous surprendrait… Une fois mon méfait accompli, vous pourriez redescendre. Séparément si c’est possible, afin que nul ne trouve cela suspect. »

Tout en avançant, je laisse descendre ma main sur son délicat fessier, restant toujours dans mon rôle, ô combien plaisant, de mari libidineux. Il faut bien expliquer l’état de la chambre, après tout.

(Vil profiteur.)

[907 mots]

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 12 Mai 2016 02:55 
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Fronde terminée !


Avec entrain et application, les petits garçons découpaient leur morceau de cuir, s’arrêtant de temps en temps pour vérifier si la taille correspondait à celle de leur main. Très concentrés, ils tiraient presque tous la langue, sauf le plus grand qui lui retenait son souffle. Leur sourire s’effaça rapidement et se changea en une moue sceptique lorsque je leur annonçai qu’ils devaient tenir parole en effectuant la corvée promise au commerçant, père de Berus, de surcroît. Mais ma posture et mon regard imposait mon autorité et ils n’eurent le choix que d’obtempérer.

C’est donc dans un concert de ronchonnement qu’ils retournèrent à la boutique. Je les suivis de près afin de superviser moi-même les travaux. Le père, surpris d’une telle générosité subite, leur proposa avec méfiance quelques corvées. Discrètement, afin de ne pas être vu par le commerçant, je me faufilai, puis entrai à la suite des enfants. Je les regardai s’exécuter sans lambiner et c’est un sourire de satisfaction qui éclaira mon visage. Du coin de ma petite cachette, je pus voir le père surpris et content du travail des enfants. Au bout d’une heure, leur corvée terminée, ils l’annoncèrent au tanneur, qui reconnaissant leur offrit de petites friandises.

(C’est un homme honnête.)

Fiers d’eux même, les enfants s’approchèrent de moi. Ils étaient temps de passer à la seconde étape. Nous sortîmes donc de la boutique et je grimpai sur une caisse de bois afin d’être bien vu de tous pour poursuivre mes explications.

Tout d’abord je fouillai dans mon sac et en sortis une épingle à chapeaux. Je pris ensuite un à un les morceaux de cuir des enfants et j’y pratiquais les trous avant de leur redonner.

« Il vous reste maintenant à y insérer les plus fins lacets de cuir que vous avez. »

Cela dit, je les invitai à m’encercler afin que je puisse observer leurs travaux et corriger les petits défauts au besoin. Après quelques minutes, ou chacun avait réussi cette étape, j’annonçai la suite :

« Bravo, vous avec bien travaillé, il ne reste plus qu’à tresser chaque extrémité. »

Démontrant la même patience que ma grand-mère avait eu pour moi lors de mes apprentissages de couture auprès d’elle, je pris trois lacets et je leur montrai comment les croiser afin d’obtenir une belle tresse suffisamment serrée. Avant que le plus jeune ne se décourage devant cette tâche qu’il trouvait ardu, patiemment, je pris son ouvrage et poursuivis le tressage. Lorsqu’il ne resta plus que quelques brins à tresser, je lui remis afin qu’il éprouve la fierté de terminer lui-même sa fronde.
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Lorsqu’ils eurent terminé, je passai en revue leur fronde respective et m’assurai que les derniers nœuds étaient bien solides.

« Bravo, vous avez bien travaillé ! Avant que je vous montre comment vous en servir. J’aimerais que vous me fassiez un peu visiter votre ville. Je suis de nature curieuse, j’aimerais que vous me montriez des choses insolites dans votre ville ou encore des gens qui sortent de l’ordinaire, ça me plairait beaucoup ! »
Terminai-je avec un grand sourire charmeur et des yeux pétillants.

J’avais fait beaucoup pour ces petits, j’espérais qu’ils me rendent la pareille.

(((526 mots)))

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Dernière édition par Guasina le Dim 15 Mai 2016 21:49, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 13 Mai 2016 22:49 
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Earnar décida d'abandonner la vieille femme qui était allée chercher des pistes sur l'identité des potentiels casseurs de sa maison, il était temps qu'il se rende à Illyria et qu'il agisse pour le bien d'Elysian, pas uniquement pour celui des élémentaires. En tant qu'assassin, il savait qu'il valait mieux être fidèle à soi-même plutôt qu'à ses commanditaires. En règle générale, ils cachaient toujours de vilains petits secrets ou omettaient "malencontreusement" de donner un renseignement crucial. Tel commençait déjà à être le cas de la maladie de Souffle-de-l'Aube due à une ancienne magie, magie qui aurait dû disparaître chez les humains en principe, puis les artéfacts de la déesse Meriarvi qui détenaient une parcelle de son divin.

Il y avait beaucoup d'informations à vérifier et à compléter, c'est pourquoi Illyria était la destination rêvée. Lorsqu'il arriva enfin à destination, il perdit en partie espoir, la cité était immense, peut-être deux fois la taille de Kendra-Kâr et pourtant cette cité était déjà très grande. Earnar pénétra dans les faubourgs qui formaient comme une muraille protectrice autour de la muraille de la cité. L'earion devinait déjà comment était structuré la cité. Plus on montait et plus les quartiers riches devaient être présents, une hiérarchie simple et intemporelle avec d'une part un ordre protégé tandis qu'un autre se trouvait sans protection à l'extérieur des murailles.

Earnar pressa sa monture, le chemin avait été long, exténuant et peu propice à un sommeil tel qu'il l'avait connu à Elivagar notamment. Pourtant, il était résolu à continuer, le soir n'étant pas encore tombé sur la cité côtière. En parlant de côte, il aperçut une partie de la mer bordant la cité marchande. Lorsqu'il traversa les portes de la cité au bout de plusieurs heures, il se demanda où il devait aller pour être parfaitement utile à leur enquête.

Il avait vu les traces et il ne faisait aucun doute que Cromax était ici à jouer les ambassadeurs sans nulle doute auprès de l'impuissant roi Coryphème incapable de choisir sa succession. Se rendre au palais était dangereux, contrairement aux autres membres de l'équipé, les humains se diraient tout de suite qu'il vient d'Elivagar, même si cette couverture était préférable à celle de l'ambassadeur ou au marchant venu d'un autre monde.

Il pouvait toujours essayer de contacter les gens de l'ombre, des assassins et des voleurs tel que lui même pour en apprendre plus sur les autres cités humaines et sur la possibilité de rencontrer d'autres earions puisque le Conseiller lui avait affirmé qu'il y en avait eu à Illyria. Cependant, la logique voulait de se séparer et de parcourir ce monde pour en apprendre plus sur le phénomène de drainage avant que même les humains ne le ressentent. Il décida donc de rejoindre le port cherchant à se diriger en direction de la berge au gré de l'odeur saline. Il devait voir les navires en premier lieu et peut-être rencontrer les capitaines s'ils se trouvaient dans leur bâtiment, sinon une auberge de marin était la meilleure des destinations.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 15 Mai 2016 14:30 
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Illyria – Université

Pour Faëlis


    Faëlis parvint à trouver une bibliothèque excentrée, de l’autre côté de la cité, alors que la fin de journée approchait. Elle se trouvait en réalité dans un bâtiment qui semblait destiné à l’enseignement de diverses matières mais était ouverte au public.

    L’intérieur était de lumières tamisées dans des braseros protégés afin qu’aucune cendre n’ait la moindre chance de toucher les livres. Les livres s’étendaient sur deux étages et au centre se trouvaient plusieurs tables sur lesquelles des personnes étaient penchées sur leurs travaux.

    A côté de l’entrée se trouvait un bureau où un jeune homme était assis. A l’entrée de Faëlis, il hocha la tête à son encontre et dit :

    - Peut-on vous aider, monsieur ?


Illyria – La Planque


    Syrah ne répondit pas à Leykhsa mais la regarda entre ses yeux plissés. Elle laissa passer un moment durant lequel elle semblait analyser la semi-elfe, comme si elle en prenait la mesure. Syrah finit par enfin prendre la parole.

    - Je pourrais te faire rencontrer une autorité supérieure… Mais si je t’amène là-bas et que ce que t’as à leur dire ne leur convient pas, c’est sur moi qu’ça retombera. Je trouverai ça pas très sympas. Alors dis-moi, Anna, qu’est-ce que j’y gagne, moi ?

    Elle avait sorti l'un de ses poignards et s'était adossé au chambranle, se curant les ongles. Jaral, lui, se tenait toujours debout et semblait avoir envie de se cacher dans le premier trou de souris venu.


Illyria – Jardins suspendus

    Alors que le jour s’étiole lentement vers le crépuscule, le couple se déplace dans les jardins suspendus d’Illyria, joyaux de la cité des hommes. Alors que le regard de Hrist saute de plantes en plantes, elle en distingue de nombreuses dont elle ne connaisse pas les propriétés. Certaines, à l’image de cet amour-en-cage au calice bleu nuit, ressemblent cependant à des fleurs dont elle a la connaissance, bien qu’aucune ne soit en tout point similaires à des plantes yuimeniennes. Son regard se pose ainsi sur un arbrisseau picoré par de nombreux oiseaux ressemblant à une viorne aux fleurs à sept pétales d’un bleu vif, non loin se trouve une morelle noire aux baies d’un blanc neigeux. Encore un peu plus loin se trouvent des belladones aux baies écarlates ou encore une chélidoine qui, loin de présenter des fleurs jaunes s’orne de corolles mauves.

    Rien, cependant, ne permet à Hrist de savoir si ces plantes sont aussi vénéneuses sur Elysian que sur Yuimen.


Illyria – Entrée des égouts

Pour Guasina


    A la question de Guasina, les gamins se regardèrent avec un air entendu et acquiescèrent vigoureusement, comme s’ils étaient contents d’avoir tous eu exactement la même idée.

    Ils firent signe à Guasina de les suivre et s’engagèrent dans les ruelles de la cité des hommes, marchant à toute vitesse alors que le soleil annonçait la fin de l’après-midi. Au bout d’une dizaine de minutes de marche, ils arrivèrent dans un lieu peu traversé par les badauds, devant des escaliers qui semblaient s’enfoncer dans le sol avec une porte de ferraille rouillée. L’un des enfants s’avança et fit quelques tours avec la serrure qui finit par cliqueter et ils ouvrirent la porte.

    Image


    - Là, c’est notre planque. Y paraît que c’est les égouts, mais on a jamais osé aller très loin. Y paraît qu’ils sont hantés…

    La première pièce avait tout de l’aspect sombre que pouvaient priser les enfants en mal de sensation fortes et il y avait là quelques signes que les enfants s’y retrouvaient de temps à autre. Dans la pièce, il y avait également une autre porte en barres de fer que les enfants annoncèrent ne pas pouvoir ouvrir, mais la lutine, petite comme elle l’était, pouvait se faufiler entre les barres.


Illyria – Auberge des Docks


Pour Earnar


    Lorsqu’Earnar arriva au port, il put constater que celui-ci était tout simplement gigantesque et occupait une grosse partie du front de mer d’Illyria. Il y avait là toutes sortes de navires, allant des navires de guerre aux navires marchands ou encore aux simples bateaux plus humbles de pêcheurs, tout dépendait de la partie des docks qu’il choisissait. Il put néanmoins remarquer que ceux qui semblaient dominer étaient les navires marchands.

    Il parvint à trouver une auberge à marins dans laquelle quelques hommes étaient attablés, occupés à boire et à manger sur l’heure du midi. La taverne n’était cependant pas bondée. Il y avait là plusieurs tables auxquelles étaient attablées plusieurs groupes. Il n’y avait là que des hommes. Au comptoir se trouvait l’aubergiste, un homme replet possédant néanmoins un cou de taureau et des muscles massifs et impressionnants. De part et d’autre de la pièce vaquaient des serveuses qui semblaient être tout autant des filles de joie.


[Cromax – xp : 0,5 (intériorisation) 0,5 (recherche), 0,5 (longueur) ;
Hrist – xp : 0,5 (intériorisation), 1 (recherche et trouvaille d’herbes), 0,5 (longueur) ;
Guasina – xp : 0,5 (découverte), 0,5 (longueur) ;
Faëlis – xp : 0,5 (bibliothèque) ;
Leykhsa – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (négociations), 1 (longueur) ;
Earnar – xp : 0,5 (recherche sur les docks), 0,5 (longueur)]

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Une question ? Par ici.
Pour une demande de commentaire, de dirigé,
par là.
Pour une demande d'intervention ou de sévices,
de ce côté.


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 15 Mai 2016 22:42 
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Égouts hantés


Debout sur la petite caisse de bois, ma tête légèrement inclinée sur le côté droit, j’observais les enfants. D’un commun accord, sans même prononcer un mot, ils avaient choisi l’endroit qu’ils voulaient me faire visiter en premier. Voulant sans doute garder la surprise ou le suspens, ils ne me donnèrent aucune explication se contentant de me faire signe de les suivre avant de s’engager dans les ruelles. Leur pas était rapide et je dus courir à petits trots afin de ne pas les perdre de vue. Mais ce n’était pas la première fois que je devais suivre des humains, ma bonne forme physique de lutine me permit de garder le rythme sans trop de peine. Je me permis même de jeter de petits coups d’œil réguliers au ciel pour m’assurer que Torti me suivait toujours. Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes à l’extrémité d’une ruelle qui se terminait étrangement par un vieil escalier de pierre qui semblait plonger dans les profondeurs souterraines de la ville. C’est le petit trapu nommé Berus qui s’approcha de la lourde porte de fer rouillée, et tout en relevant quelque peu sa casquette, il entreprit de la déverrouiller. Quelques tours plus tard, la serrure céda et la porte s’ouvrit. Le chef de la bande m’expliqua que c’était leur planque. Ils avaient entendu dire que c’était les égouts, mais ils n’avaient jamais osé y pénétrer plus loin que la première pièce. Ce que je jugeais prudent de leur part, ils n’étaient après tout que des enfants, surtout que la rumeur circulait que les égouts étaient hantés.

« Hantés ? C’est possible ! Mais pourquoi donc que les gens affirment ça ? Ont-ils remarqué des phénomènes particuliers ? »

Tout en demeurant calme, je me sentais excitée intérieurement. J’osais espérer que cette histoire d’égouts hantés révélerait plutôt un phénomène lié au drainage des fluides. Mais je m’abstins d’être trop optimiste, il arrive trop fréquemment que les gens évoquent les fantômes lorsqu’ils ne peuvent expliquer un phénomène, même le plus banal. Quoi qu’il en soit, ma curiosité était piquée.

J’écoutai donc les informations que me donnèrent les enfants tout en faisant des yeux le tour de cette pièce sombre, leur planque. Tout au fond, se trouvait une seconde pièce dont l’accès était entravé par la présence d’une porte de fer tout en barreaux. Les enfants m’avouèrent avoir tenté de l’ouvrir sans succès. Je n’avais aucun talent pour crocheter les serrures, mais ce n’était pas nécessaire puisque ma petite taille me permettait de passer entre deux barreaux.

Croyant fermement que mon enquête pourrait enfin avancer, j’expliquai aux enfants la décision que j’avais prise.

« J’ai bien envie d’aller explorer cet endroit de plus près. Je ne partirai pas longtemps. »

Je m’arrêtai quelques secondes, songeuse, puis pointant du menton mon choucas qui nous avait suivi jusqu’au pas de la porte., je poursuivis.

« Ce choucas, qui nous suit depuis le début, est mon compagnon, j’y tiens beaucoup, ne le chassez surtout pas, mais protégez-le des chats. Je pars quelques minutes explorer ces égouts. Dès mon retour, nous commencerons votre apprentissage à l’utilisation de vos frondes. »

Cela dit, je leur piquai un petit clin d’œil avant de me faufiler entre deux barreaux.
Prudemment je m’avançai dans la pièce, plissant des yeux afin de mieux discerner ce qui se trouvait.

(((552 mots )))

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 16 Mai 2016 19:32 
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Il était malaisé de parcourir les rues, surtout s'il fallait éviter de se salire. Aussi belle soient-elles, la cuirasse d'Alfy et les brassards et le casque d'Ilmatar finiraient par être souiller dans toute cette crasse. Mais finalement, à force de chercher et de demander son chemin, il arriva à un bâtiment de taille honnête, dont sortait des élèves empressés de rejoindre leurs loisir. Une sorte d'école du peuple ? Finalement, cette ville avait au moins le mérite de fournir une éducation convenable à son peuple. Sans doute pourrait-il trouver ce qu'il cherchait ici...

Il s'engagea dans le bâtiment sombre, illuminé de brasero tenus soigneusement éloignés des étagères de livres. Un jeune homme était occupé à classer ses papiers tout en surveillant l'entrée. Faëlis s'approcha en inclinant la tête :

« Bien le bonsoir ! Je suis à la recherche d'un ouvrage portant sur les coutumes de Sible et la nature des échanges commerciaux de cette ville avec Illyria, dans la cadre d'un travail d'étude personnel. Pourriez-vous m'indiquer où je pourrais trouver tels renseignements ? »

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L'homme de toutes les femmes, la femme de tous les hommes
Lampadaire officiel de la quête 32

Le thème de Faëlis


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 16 Mai 2016 19:39 
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Malheureusement pour elle, Cromax ne connaissait pas grand chose aux plantes et à la science qui entourait la nature. Il le reconnu sans détour, précisant même que le muguet pour lui n'était que de petites clochettes blanches, certes il avait raison mais la tueuse avait imaginé, sans savoir pourquoi, qu'il avait plus de ressources qu'il ne le disait.

Quoiqu'il en était, ils arpentaient tous deux les allées de ce magnifique jardin, passant sous de grands portails, veillant tels des archontes sur ces paisibles lieux. Le silence du jour déclinant avait quelque chose de magique, des petits insectes organisaient un ballet improvisé sous la tutelle des lucioles et des papillons de nuit qui dansaient autour des dernières sources de lumière.

Hrist répondit avec douceur à Cromax, lui expliquant que ce n'était pas dramatique s'il n'avait pas de connaissances en herboristerie. Chacun son travail, après tout et elle préférait que ça soit ainsi, de telle sorte qu'il ne puisse prendre le travail pour lui et lui donner des directives là où il devrait se contenter de l'épauler.

Au grès des chemins, Hrist trouvait quelques plantes semblables à celles qu'elle connaissait. Une belladonne aux feuilles violacées et verdâtre sur laquelle avait poussé de jolies baies noires, semblables à des cerises, à ses côtés une jeune morelle noire dont les baies étaient encore dures et luisantes, elle avait reconnu la morelle, cousine de la jolie belladonne grâce à ses feuilles et ses petites fleurs jaunes singulières. Cependant, ses baies étaient d'un blanc digne des neiges immaculées de montagne.

Cromax, s'agrippant à elle comme une sangsue amoureuse commençait à lui expliquer l'urgence de la situation. Il escomptait mettre en marche son plan sur l'heure, ce qui laissait à Hrist un temps très court pour la réalisation du poison et sans possibilité de pouvoir l'essayer sur un sujet avant.

La jeune femme grimaça, se demandant si trop précipiter les choses ne risquait pas plutôt de faire rater le plan déjà échafaudé à la hâte. Cependant, ce qui garda la femme silencieuse quant à ses doutes c'était bien la confiance qu'elle avait pour cet infernal duo qu'ils formaient. A eux deux, ils pourraient faire changer les choses, Cromax dans la lumière et elle dans l'ombre.

Elle se détacha de Cromax lorsqu'il commençait à descendre la main un peu trop bas à son goût pour se baisser vers le parterre de fleurs face à la belladonne et à la Morelle. Il ne lui fallait que quelques baies, celle de la morelle étaient moins toxiques que celle de sa cousine, aussi un mélange des deux lui permettrait d'être sûre que le produit serait radical.

" En si peu de temps... Est-il vraiment nécessaire que mon poison soit au point ? Je voudrais avoir plus de temps histoire de ne rien laisser au hasard. Si tu veux de quoi dissimuler des preuves, tu pourrais éventuellement disperser quelques une de ces baies toxiques dans sa chambre, mais s'il est incapable de confectionner un poison, il sera vite disculpé et au final, les doutes retomberont sur nous deux. "

Elle soupira un instant et dit, penaude :
" Je peux conduire Carminian ici, bien sûr. Mais je te préviens que s'il devient trop entreprenant... "

Elle jeta un regard au contrebas des hauteurs desquels ils se trouvaient.
" Tu crois qu'il retombera sur ses pattes ?"

Ayant entre ses doigts quelques baies à la toxicité sans doute suffisante pour tuer quelqu'un, elle dissimula le tout pour ne pas se faire prendre avec ça.

" Donc... J'éloigne l'ahuri de la pièce, tu te rends dans ses appartements... D'ailleurs, on ignore où ils se trouvent, et tu y dépose quoi ? Un faudrait un échantillon de poison, similaire à celui que je vais employer mais je ne l'ai pas encore et ça ne se fait pas en quelques secondes un poison efficace. Un amateur se contenterait de les broyer et les diluer dans du vin mais... " Elle poussa un léger soupir, pensive. Se demandant si quelque chose dans ce plan leur échappait... Qu'en était-il de sa victime, elle ne savait encore rien de lui et ne l'avait pas encore vu, Carminian serait à éliminer aussi mais sans pour autant le tuer.

" Ou alors... Du Medor Noir. C'est extrêmement rare et difficile à trouver. Je vais avoir besoin de temps et de ressources pour mettre la main sur une telle chose, mais si je vais en ville, je pourrais bien trouver quelque chose d'intéressant, il y a bien la pègre et les assassins qui pourraient me donner quelque chose de déjà fait, ça serait un gain de temps et au moins, on ne trouverait pas de preuve de notre inculpation dans la chambre. Ah, et tu ne veux pas connaître les effets du medor noir. Crois moi sur parole. "

Avait-elle terminé avec un joli sourire.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 17 Mai 2016 12:27 
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Lorsque l'earion arriva près des quais, il put voir une myriade de navires, il reconnut à la coque fuselée et à la ligne de flottaison haute des navires de guerre mais également des embarcations de pêcheurs à la ligne de flottaison plus basse et principalement des navires marchands.

Illyria n'était pas une cité marchande pour rien et de surcroît, les bateaux avaient l'air de bonne facture, s'il avait suffisamment d'argent pour acheter un navire marchand, il pourrait acquérir une identité fiable auprès de toutes les cités. Peut-être même qu'il pourrait se faire passer pour un marchand en dévoilant sa véritable nature d'elfe.

Se faufilant au sein de la foule compacte sur les docks, il arriva près d'une auberge pour les marins, ce qui signifiait un potentiel équipage à recruter ou une potentielle embauche sur un navire de guerre ou un navire marchand. La taverne dans laquelle il pénétrait n'était pas bondée, ce qui n'était pas plus mal lorsqu'on était un elfe au milieu d'humains.

Au comptoir, il vit l'aubergiste, un homme replet et au cou de taureau accentuant son côté massif. Des serveuses ou plutôt des filles de joie servaient les marins aux mains baladeuses. Il se souvenait du mépris de la vieille femme lorsqu'il lui avait signifié son dégoût pour le sexe à tout va des humains et de sa réponse comme quoi il valait mieux faire l'amour que la guerre. Non, Earnar ne pouvait définitivement pas comprendre le goût immodéré des humains pour le sexe effréné alors qu'il y avait tant de choses à réformer à Elysian et également sur Yuimen. Il s'installa à une table au fond de la salle et attendit qu'une serveuse passe pour lui pour l'attraper au niveau du poignet fermement mais en veillant à ne pas lui faire mal.

- Vous devez être là depuis quelques temps déjà, vous savez si un navire marchand est en vente à bon prix ? Et vous devez connaître les rumeurs que se racontent les marins sur les différentes cités et à Illyria, non ?

Avisant l'aubergiste qui n'allait sans doute pas tarder à intervenir s'il ne commandait pas quelque chose à boire ou à manger, il glissa à la serveuse:

- Servez-moi votre meilleure bière, je vous prie et je saurais récompenser généreusement les informations que je cherche.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 17 Mai 2016 16:42 
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Notre bucolique balade au sein des parfums enchanteurs des jardins suspendus se poursuit, non sans se parer d’une odeur macabre, celle du poison qui coulera de nos recherches jusque dans les veines du seigneur Leodos le Vieux, dit l’opportuniste. Alors que nous défilons dans les allées, et que Hrist se soustrait à mes mains baladeuses sans sembler oser commenter celles-ci, ni s’ouvrir à la caresse pour autant, bien que j’eusse préféré l’une de ces deux réactions à l’indifférence totale et à la fuite, les cieux se parent de l’orangé crépusculaire de la fin de journée.

(Ah ouais, tu aurais préféré qu’elle te retourne une énorme claque ?)

(Ou qu’elle m’agrippe la fesse en retour, d’une main ferme et désireuse.)

(Là, t’espère… Yuïa doit avoir béni le sang de ses veines. Et je ne dis pas ça pour sa spécialité dédiée à la beauté.)

(Sans doute est-ce dur. C’est ce qui rend la chose croustillante, le défi plaisant. Mais oui, une réaction vive, passionnée même dans la hargne, aurait été une bonne occasion d’entamer un jeu malsain tout à fait plaisant.)

(Note, c’est peut-être préférable qu’elle puisse se tenir. Au moins elle n’agira pas de manière effrontée et non-contrôlée dans des situations qui pourraient l’offusquer.)

Effectivement, c’est une chose notable. Un point positif à son choix de me fuir plutôt que de me confronter. Ayant noté mon inaptitude à la connaissance et à la récolte florale morbide, elle m’a assuré posément qu’elle ne voit aucun souci à ce que je ne m’y connaisse pas. Je l’accompagne donc dans les allées, suivant ses mouvements, m’attardant sur les mêmes corolles colorées et parfumées, évitant cependant de m’y pencher pour les toucher, de peur qu’elles soient particulièrement urticaires ou empoisonnées. Elle doit être de celles à admirer les fleurs non pour leur beauté, mais pour leur efficacité à faire passer un être de vie à trépas. Ça ne serait guère étonnant.

S’abaissant pour récolter quelques baies sombres et sans doute vénéneuses, elle s’enquiert du besoin à réaliser pour le soir-même son poison, afin de mettre en place la première partie du plan que j’ai décrite plus tôt, craignant que de simples baies disséminées dans ses appartements ne suffisent pas à inculper Camiran pour empoisonnement. Je fronce les sourcils, méditatif, alors qu’elle poursuit son explication. Il est vrai que l’utilisation du poison, d’une dose finale de celui-ci, comme elle l’indique peu après, serait plus inculpante que de simples ingrédients séparés. Et elle n’a pas tort, bien sûr. Elle évoque ensuite l’utilisation d’un autre poison, nommé le Médor Noir, qui serait extrêmement difficile à trouver, et rare. Elle quémande temps et ressources pour s’en procurer en ville, auprès d’une guilde d’assassins, contactée via la pègre locale. Peut-être un contact avec Pureté pourrait-il être effectué, si elle a réussi à intégrer les bas-fonds de la cité comme prévu initialement.

Elle clôture par un sourire satisfait, disant vouloir me masquer les effets du Médor noir, et m’assurant pouvoir mener Camiran ici lorsque je le lui demanderai, à l’ombre de regards indiscrets. Elle précise cependant que s’il se montre trop entreprenant, elle n’hésiterait pas à le balancer par-dessus bord. Je pince les lèvres à cette idée, levant un sourcil pour lui indiquer mon désaccord.

« Hmmm au contraire, si cet imbécile est suffisamment bête pour approcher une femme mariée, gifle-le, et au nom de ton honneur bafoué, je le défierai en duel, lorsqu’il sera accusé. Le noble art du duel doit exister, en ce monde, n’est-ce pas ? Ainsi nous aurions un coupable d’empoisonnement dont nous pourrions nous passer du jugement, et que personne ne regretterait. Deux morts dans les prétendants au trône en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. »

L’idée ne manquait pas de panache, mais Camiran devait vraiment être un imbécile fini, tel qu’il a été décrit, cependant, ou particulièrement ivre pour oser faire des avances à l’épouse d’un ambassadeur puissant. Je poursuis cependant :

« Ne sois donc pas si secrète. Je suis sûr que j’adorerais entendre les effets de ce poison. Effectivement, cela vaudrait-il peut-être le coup de retarder la première phase du plan le temps que tu trouves ton poison définitif, que je pourrai intégrer en faible dose dans sa chambrée une fois acquis. Penses-tu pouvoir œuvrer cette nuit à sa recherche ? Nous pourrions même enquêter ensemble, en ville, sous le couvert de la nuit, si tu me donnes des indications suffisamment précises. Et nous profiterions du dîner de ce soir pour ne faire que rencontrer ces deux cibles de nos conspirations de l’ombre… Coller un visage sur ceux qui bientôt n’en auront plus. »

Ça retarderait un peu le programme général et final, et risquerait d’augmenter les risques sur d’autres plans du monde, comme le drainage ou le mariage du prince de Valmarin avec la princesse de Sihle, puisque nous serions coincés ici, à Illyria, pendant tout ce temps, mais le jeu en vaut sans doute la chandelle. Et puis, il nous faut espérer parvenir, une fois le poison acquis, à une réalisation rapide des différentes parties du plan. Ça me semble une bonne chose, en vérité.

« Qu’en penses-tu ? Crois-tu qu’il est préférable que j’enquête, ici-même, sur les différents prétendants au trône, cette nuit, comme le Seigneur Leodos, Camiran, mais aussi le Grâve d’Hyst et éventuellement Hascan, ou que je t’accompagne dans un périple citadin ? »

Et je précise, au cas où :

« Même si je brille en société, j’ai également quelques efficaces aptitudes pour l’espionnage et les coups dans l’ombre. À l’inverse de l’herboristerie, les coups fourrés et les visites discrètes ne me sont pas inconnues. »

J’ai hésité un instant lui révéler ma visite nocturne du palais d’Ilmatar, lors de laquelle j’ai tant appris sur Aaria’Weïla, mais également sur son général, Jillian, ainsi que sur la plupart des ambassadeurs présents ce soir-là, comme la chercheuse en sorcellerie Yuralria ou encore l’ardent duo d’Ekhiis, le glorieux Malakbêl et sa sœur, la sulfureuse Marikani, et leurs armes attestant de leurs évidentes capacités guerrières. Je me contente d’attester mes propos d’un regard entendu, qui ne laisse pas l’ombre d’un doute sur la congruité de mes propos achalandés.

[1022 mots]

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mer 18 Mai 2016 03:03 
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Cromax, peu à peu étouffa les quelques doutes de la jeune tueuse. Il avait continué d'improviser un plan à la minute qu'il exposait à sa compagne. Il reconnu une fois de plus son habilité à trouver des solutions rapidement aux problèmes hypothétiques évoqués par sa femme. Si Carminian se montrait trop entreprenant avec elle, il lui suffirait de crier au scandale et ainsi, offrir à Cromax l'opportunité de le défier en duel. A sa question, elle répondit aussi hésitante que lui et haussa les épaules.

" Je... Oui je crois bien que ça doit se pratiquer. Il y a bien des assassins qui viennent essayer de désosser le Roi, alors un petit duel... Je pense que ça fera des cheveux blancs à personne. " Elle fit une moue hésitante, vraiment, ils avaient fort à se renseigner sur les us de cet univers qui ressemblait en bon nombre de chose au leur.

Elle enchaîna en esquissant un sourire radieux.
" Oh ! Tu vas voir. Le Medor Noir est un minéral, mais pas comme le mercure, c'est plus... Une pierre toute simple qu'il suffit de briser et de tremper dans l'eau. Si quelqu'un se rince les mains dans cette eau, elles en sortent lacérées en de centaines de petites coupures, c'est loin d'être mortel sur la peau... Mais une fois avalé."

Elle hésita un temps avant de lui envoyer une question rhétorique, prenant un peu de son sérieux habituel.
" Tu crois qu'un mestre serait capable de remplacer toutes ses entrailles ? Une fois qu'il aura bu la première gorgée, il s'en sera fini."

Mais il ne fallait absolument pas trinquer, Hrist n'était pas sensible aux poisons mais elle craignait assez ce minéral pour ne pas avoir envie d'essayer de vérifier jusqu'où allait son immunité. La mort par ce poison était sale, elle avait vu ses effets une fois, lors d'un meurtre orchestré de main de maître par Katalina, sa seconde aux Thermes d'Omyre.

Elle avait fait empoisonner un marchand qui était tombé à genoux, se tenant la gorge, vomissant du sang, le visage rouge pivoine, les yeux écarlates, les veines saillantes, il peinait à respirer et chacun de ses souffles emportait avec lui des crachats de sang qui inondaient ses narines et ses lèvres. Il avait passé quelques minutes à agoniser avant que le sang perdu n'ai raison de son cœur. En tout cas, sa mort n'avait rien eu d'enviable. Et ce souffle... Cette respiration à la fois sifflante et pâteuse dans cette mélasse de chairs lésées et de ces muqueuses gonflées d'irritations... Hrist n'était pas une petite nature, mais elle avait été un rien mal à l'aise en voyant ça.

Elle n'espérait pas trop trouver ce trésor en ce monde, mais Illyria était immense, il y avait bien un poison mortel qui trainait bien là, quelque part, prêt à être acheté.
Une fois en sa possession, elle pourrait en donner assez à Cromax pour qu'il puisse cacher la preuve dans la chambre du futur condamné. Il se proposa même de l'accompagner, tout bon compagnon qu'il était mais... Hrist craignait que cela ne compromette les choses, principalement leur discrétion. Une ombre achetant un poison serait plus discrète que deux, et il serait plus facile de justifier l'absence d'un des deux ambassadeurs que les deux, surtout si la Régente demande à les voir pour s'entretenir avec eux de la situation qui se prépare à Valmarin.

" Je pense qu'il vaudrait mieux que je sois seule. Notre absence à tous les deux pourrait paraître suspecte, d'autant plus que nous venons tout juste de gagner la confiance de la Régente et de son demi-Frère... Non, je pense qu'en effet, il vaudrait mieux que tu restes ici. Quant à moi, ma présence déjà discrète sera moins remarquable. " Lui avait-elle envoyé accompagné d'un clin d'oeil moqueur.

" Donc, pour clarifier. Ce soir, nous dînons avec deux cadavres et lorsque la nuit tombe, je m'éclipse pour récupérer un poison mortel et toi, tu t'arranges déjà pour justifier mon absence et ensuite pour te renseigner. Nous avancerons déjà plus vite pour ne pas retarder notre plan. S'il est échoué à cause d'un manque d'empressement de notre part, j'ai peur que nous n'en trouvions pas un autre aussi bon à temps. "

Elle poussa un petit soupir, observant la ville qui s'étendait sous la nuit tombante et continua :

" Je vais bien trouver quelque chose. Tu as un foulard ? Que je cache bien mon visage. J'ai la capuche mais je me dois d'être d'une discrétion à toute épreuve. "

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1532 mots.

Récupère des baies de belladonne et de morelle

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 20 Mai 2016 12:18 
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Syrah me regarde un moment sans répondre, me confirmant plus ou moins son identité par son mutisme. Non pas que j'en ai douté un moment. Après un petit moment de réflexion, pendant lequel elle m'observe suspicieusement, les yeux plissés et semblant analyser chacun de mes gestes, elle prend finalement la parole. Elle me confirme qu'elle pourrait effectivement me faire rencontrer une autorité supérieure, mais, comme je l'avais deviné, elle ne semble pas particulièrement ouverte à la question, ou du moins pas sans autre motivation que celle de m'aider. A juste titre, elle me dit que si je froisse les autorités supérieures en question, c'est sur elle que les répercussions tomberont, et que ce risque mérite compensation. Quelle genre de compensation ? Ca, elle ne le dit pas. Si c'est uniquement un dédommagement pécuniaire, je suppose que je pourrais y remédier assez facilement, au regard de la réaction du petit à la simple vue d'une pièce en or. Si c'est autre chose, tout dépend de quoi.

Finalement, elle s'installe face à moi, sortant l'un de ses poignards avec lequel elle se cure les ongles, attendant visiblement une réponse.

« Je peux te payer, si c'est bien ce que tu me demandes, » commencé-je. « Je ne saurais pas trop te donner autre chose qu'un peu d'argent. »

Je m'arrête quelques instants, montrant Jaral, qui semble vouloir tout faire sauf attirer l'attention sur lui, d'un geste de la tête, avant de croiser mes bras sous ma poitrine.

« Il m'a dit que l'Affranchi semblait se moquer des histoires de succession. Mais on ne contrôle pas un réseau de banditisme dans une cité si importante sans faire un peu de politique. Alors ce que je t'offre, ce n'est rien d'autre qu'un peu d'argent. Mais vois les choses de cette manière : si je rencontre tes supérieurs et qu'ils aiment ce que j'ai à leur dire, c'est aussi sur toi que ça retombera. »

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Merci à Dame Itsvara pour la signature


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 20 Mai 2016 16:30 
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Hrist, poursuivant sa recherche de fleurs toxiques, approuve mon plan pour, s’il commet la bêtise d’approcher son personnage de Lenneth un peu trop cavalièrement, que j’attire en duel singulier le fielleux Camiran. Je ne sais pas encore comment ça peut se goupiller avec mon autre plan, mais ça doit pouvoir avoir son petit effet sympathique, qui libérerait la voie au trône pour Hascan, qui saurait qui remercier pour cela. Comme quoi, finalement, même si je m’en suis toujours tenu bien loin, les intrigues de cour, c’est rigolo. Bon, après je ne dis pas que je pourrais y rester sur le long terme. Un jour à peine dans le palais, et je ressens déjà un manque d’air, d’aventure, d’action. Trop de blabla, pas assez d’actes. Voilà ce qu’on peut aisément reprocher à toutes les noblesses de tous les royaumes dans tous les mondes. La diplomatie, ça a du bon… Mais à un moment, il faut que quelqu’un frappe du point sur la table, ou plante un poignard dans un dos un peu trop encombrant. C’est ainsi, et pas autrement, que les choses évoluent. Et je me surprends moi-même d’en faire le constat.

À ma demande, la grise ténébreuse me décrit le poison qu’elle a nommé Médor noir. Un poison minéral qui occasionne des centaines, des milliers de petites coupures insoignables une fois ingéré. Des lacérations bienvenues, sans aucun doute. Elle évoque, non sans un humour noir notable, la fatalité d’une mort prochaine, à moins de remplacer toute la tuyauterie digestive du moribond victime de ce poison… terriblement efficace.

« Bien. Il ne reste « plus qu’à » le trouver, du coup. Espérons que les assassins locaux soient aussi versés que toi dans la minéralogie létale. »

Car au final, ce projet, bien que plaisant, n’est qu’une éventualité dépendant des trouvailles de l’elfe, une fois la nuit tombée. Rien ne dit qu’elle trouvera les guildes sombres qu’elle évoque, d’ailleurs. La pègre n’est pas toujours si aisée à contacter, dans une grande ville. Même si elle y est fort répandue. Surtout si elle y est fort répandue, en vérité.

À ma question sur le fait de l’accompagner, elle précise qu’elle sera sans doute mieux seule, et que je serai plus utile au palais, au cas où on nous y chercherait. Le côté officiel, toujours. Bien que mes actes seront sans doute bien officieux, et mes objectifs importants pour notre plan : trouver les appartements de Camiran, ceux de Leodos, visiter le tout… en espérant qu’ils ne soient pas trop surveillés.

Elle résume brièvement notre plan, et j’acquiesce de la tête sans répondre oralement. Effectivement, nos objectifs du soir se résument à ça. Il sera aisé pour moi, au vu de ses maux officiels et mensongers, d’invoquer un besoin de repos pour ma charmante épouse.

Le regard sur le crépuscule étendant ses ombres sur les ruelles, basses, de la ville, elle s’enquiert de savoir si j’ai en ma possession un foulard pour se masquer le visage. Je réfléchis un instant à sa demande, mais finis par secouer la tête.

« Rien de tel, non. Mais je gage que ça ne sera pas le plus complexe à trouver, un simple bout de tissu. Rien que notre chambrée doit en regorger. »

Levant les yeux vers les cieux orangés, je note à son attention :

« Ne trainons plus trop longtemps ici, et allons rejoindre les parties publiques plus peuplées de ce palais. Il serait dommage que nous rations l’appel au repas, ou quelque rumeur et autre esclandre inopportun par une trop longue absence. »

Cueillant à l’arrachée une rose en bouton, au rouge sombre comme celui du sang, je la hume un instant, profitant de son parfum, avant de la tendre à ma moitié, ouvrant mon bras pour qu’elle s’y pende, dans une marche de couple aussi privée que solennelle qui nous mènera à travers les couloirs du palais pour trouver des salles plus peuplées.

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