L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 354 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 ... 24  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 14 Juil 2016 15:09 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 23 Nov 2008 18:11
Messages: 2946
Localisation: Elysian
La délicieuse cadette de la famille d’Hyst semble trouver passionnante l’idée de m’écouter, vrombissant des paupières en exposant savamment le bleu troublant de ses yeux comme l’aurait fait un papillon butinant la plus belle des fleurs, et battant furieusement des ailes sans parvenir à s’en défaire. Elle répond à la moindre de mes remarques par une réaction allant dans mon sens, rougissant face aux compliments, riant subtilement face aux plaisanteries. Une jeune femme ayant appris à vivre dans le beau monde, et sachant fort bien manier l’art de la réception d’un invité prestigieux. À côté, Camiran le naïf gentillet de cour semble bien défait, ne sachant plus placer une seule bonne parole depuis l’arrivée de la belle. C’est donc sans grande surprise, quoi d’animé d’une pointe de regret, que je le vois se lever et nous gratifier d’une révérence d’au revoir. Il affirme être pressé, se souvenant subitement de l’un de ses devoirs. Je ne suis pas dupe : la situation l’embarrasse, et son trouble envers la jeune Thelie est évident. Il n’apprécie guère me voir jouer mon petit numéro de charme à son attention, sans pouvoir m’en vouloir pour autant, car elle n’est pas sienne. De quoi lui donner, en somme, une bonne raison d’aller fricoter avec Lenneth, ma charmante épouse, en somme. Nul doute que ce jeune huppé ne laisse pas passer l’occasion d’une revanche indirecte sur mon comportement de ce soir. Ce qui ne fera que servir nos plans initiaux, même si j’ai de plus en plus de mal à les considérer comme je les ai exprimés. Au lieu d’un duel à mort, pourrai-je alors lui proposer ce qu’il attend : son retrait à la course au trône, et l’opportunité d’œuvrer comme diplomate pour expier sa faute. Il saurait, sans doute, sauter sur l’occasion plutôt que de se retrouver face à moi dans un duel à mort, lui qui n’a pas l’air de manier la lame. Et quand bien même serait-il à ce point inconscient, qu’il trouverait vite la mort entre mes coups acérés.

Ne considérant d’ores et déjà plus le jeune Camiran comme une menace sérieuse contre l’accession au trône de Hascan, je le laisse s’en aller, non sans le gratifier de nouvelles salutations.

« Puisse la soirée vous être douce, ser. Et la nuit vous faire songer encore à ce dont nous devisions. »

Alors qu’il s’en va, sans demander son reste, vexé sans doute que je l’aie abandonné pour les beaux yeux de Thelie d’Hyst, je me penche vers la demoiselle avec un sourire charmeur pour lui murmurer :

« Ainsi voilà l'effet que vous pouvez avoir sur les hommes, déchainant leurs passions et leurs jalousies. »

Mon air entendu croise son regard malin, alors que sa bouche se mue en un sourire en coin. Silencieuse, et sans doute consciente de l’effet que j’ai décrit, elle me laisse poursuivre, alors que je rebondis sur ses propres propos, où elle m’indique être fort impressionnée d’avoir été si vite percée à jour. Minaude, elle me complimente ouvertement de ma sagacité, et explique ensuite qu’il est commun que les gens de bonne famille, nobles et courtisans, soient l’objet de convoitises politiques. Elle affirme, pour sa part, voir cela comme les clés du pouvoir, et non comme une quelconque marchandise, précisant que son paternel ne la forcerait jamais à épouser quiconque sans son propre accord. Une opportuniste, certes. Je l’ai bien remarqué. Mais à quel prix ? C’est mon devoir de le découvrir à présent.

« Ah oui ? Et quid de la vie que vous mènerez ensuite ? Je ne doute pas de votre volonté à régner sur ces terres, embellie d'une couronne régine, mais le feriez-vous vraiment avec n'importe lequel de ces prétendants ? L'on dit que l'un d'eux serait particulièrement engagé auprès de votre noble père. »

Devisant ainsi, j’ai conscience d’avoir l’air de prêcher le faux pour connaître le vrai, même si la vérité est toute autre, puisque jouant un jeu double, je suis déjà certain de mon affirmation, qu’elle désire apparemment ne pas confirmer, m’indiquant avec un air surpris qu’il ne s’agit peut-être là que de vulgaires racontars. Elle se permet, cependant, d’affirmer d’un air enjôleur qu’elle ne partagera jamais sa couche avec le premier imbécile venu, pas plus que les rênes du pouvoir, auxquels elle semble déjà attachée. Elle souhaite donc se faire silence, pour l’heure. Je respecte ce choix, et la laisse poursuivre sur sa propre curiosité, qui m’interroge subitement sur notre propre manière de procéder, en termes d’amour et d’unions, sur Eden. Elle se permet même de me questionner sur ma propre satisfaction de mon propre mariage. Une question fort peu délicate, non sans un brin de provocation de sa part. Jouant mon rôle, je décide de ne pas perdre la face devant sa témérité.

« Dans mon monde, très chère, les gens s'unissent par passion réciproque. »

Je plante mon regard dans ses yeux, enjôleur moi aussi.

« Il est certes des accords politiques et religieux, des alliances de grandes familles, qui découlent sur des "mariages" officiels, mais ceux-là n'entachent en rien l'importance des unions libres et consenties de deux êtres attirés l'un par l'autre. »

Puis, après un court instant, recentrant le débat sur son propre avis sur la question, je l’interroge :

« Avez-vous une préférence personnelle, entre ces prétendants ? Une passion secrète pour l'un d'eux ? »

La question semble la piquer au vif. Pour la première fois, je la vois sortir de ses grandes certitudes, de son rôle de séductrice affirmée. Le trouble voile instant son regard, et elle détourne les yeux, mal à l’aise. Sa voix se fait plus sèche, plus directe, moins enrobée de sucre pour me répondre.

« Ces choses-là ne sont pas pour nous, si nous sommes chanceux, nous les trouvons dans notre mariage, sinon... nous tentons de les trouver ailleurs. »

Il me semble avoir touché un point sensible. Une faille dans son être, qui semble lui tenir à cœur. Et non contraire à mes habitudes, devant une faille qui s’ouvre, je m’y engouffre sans tarder, plongeant dans le nœud du problème à bras le corps. Je réponds néanmoins à sa gêne par un sourire compatissant, signifiant ma volonté de ne pas la mettre mal à l’aise.

« Je vous présente mes excuses, délicieuse Thelie d'Hyst. Je ne voulais pas vous offenser. Je suis cependant de ceux qui pensent que nul, et surtout pas une Reine, ne doit aller contre ses sentiments profonds, pas même pour accomplir son devoir. Est-ce donc si éloigné de vos mœurs, que de privilégier le bonheur ? »

Ainsi, tout en la cueillant avec délicatesse, je poursuis sur ce sujet qui semble la fâcher, et sur lequel elle doit bouillir de donner son avis, malgré la réticence de l’évoquer avec un étranger. À nouveau, elle reprend son assurance et, tournant son regard vers le mien, m’affirme qu’ils ne sont pas élevés pour penser à leur bonheur, ici, à la Cour d’Illyria. Elle semble le regretter, précisant directement qu’elle considère cela comme un luxe qui ne leur est pas accordé, et me disant chanceux d’aimer mon épouse, et de l’avoir choisie en laissant battre mon cœur. Ainsi a-t-elle mordu à l’hameçon que je lui ai tendu. Prenant un air plus sérieux, je poursuis.

« Et qui dicte ces règles ? Vous êtes des gens de pouvoir, vous avez le changement au cœur de vos mains. Pourquoi ne pas en user, de ce pouvoir qui vous échoit, pour changer les choses ? »

Sans le vouloir, je laisse poindre une partie de ma propre personnalité dans ce rôle de composition de l’Amarthan d’Eden. Mon esprit libertaire surgit en pleine conversation, donnant encore plus de naturel à ce personnage fantoche que j’incarne. Éprouvée par cet élan, elle répond qu’elle ne pourra changer les choses qu’une fois reine, et que pour l’être elle devra elle-même y déroger, à ces lois idéales. Je ne peux la laisser aller vers cette conclusion, qui détruirait tout ce que je tente d’entreprendre à son égard. Je soupire ostensiblement avant de continuer.

« Vous semblez être une personne intelligente, Thelie d'Hyst, en plus de posséder un charme certain. Vous avez tout pour vous, en somme. Pourquoi dès lors vous sacrifier ? Vous dites vous-même que votre père ne vous fera épouser personne sans votre consentement. C'est que vous l'avez déjà, ce pouvoir du choix. Et c'est en l'exerçant que vous changerez les choses. »

Sa réponse se fait cinglante, sans plus de retenue. Comme si la confidence s’était installée entre nous, et que le masque de la société n’avait plus cours.

« Et qui choisirai-je ? Ce jeune Camiran, trop naïf et trop innocent pour le trône ? Leodos, le rusé mais peu intelligent, ce goret sans façons ? Hascan l'Inconnu, un homme de plus de dix ans mon aîné que je ne saurais manipuler à l'envie ? »

Comme toute réponse, je poursuis son propos, non sans un ton d’évidence oubliée.

« ... ou n'importe quel autre, si vous déclinez votre propre accès au trône. Qu'est-ce qui est plus important, pour vous, jeune demoiselle d'Illyria : le pouvoir ou le bonheur ? Je ne connais que peu ces personnes que vous citez, à part le sire Camiran que j'ai ce soir croisé. Mais si l'un est naïf et l'autre sans façon, le troisième semble, dans votre bouche, et Sithi sait comme elle est belle lorsqu'elle hésite, le bien moindre des maux. Avez-vous des vues si différentes, cet inconnu Hascan et vous-même, pour que vous ayez à le manipuler, une fois à son côté ? »

Et ainsi, l’air de rien, j’introduis en faisant mine de ne pas le connaître mon poulain pour la course au trône. De manière subtile, détournée, certainement pas forcée. Elle devra conclure elle-même que c’est le meilleur parti, sans se dire que je l’y ai amenée. Au moins a-t-elle donné son avis sur les trois principaux acteurs de cette chasse à la couronne. Sans surprise, elle voit Camiran naïf et inapte à la régence. Mais c’est sur Leodos que j’en apprends le plus. Rusé, je sais qu’il l’est, mais elle le décrit comme peu intelligent, et surtout, le qualifie de goret sans façon. Une sorte de personne détestable, s’il en est, traitant sans doute mal la gent féminine. Un parti détestable pour une jeune femme de charme comme Thelie d’Hyst. J’ai craint, un instant, qu’elle s’en satisfasse, et je suis fort aise d’apprendre son avis sincère sur la question. Avis qu’elle m’a refusé un peu plus tôt. Et de fait, elle semble désormais fragile et incertaine, là où précédemment elle était sûre d’elle et infaillible. Une corde sensible sur laquelle je continue de tirer. Elle finit par m’avouer préférer le bonheur du peuple au sien propre et au pouvoir sans sens, car elle a été élevée dans ce sens. Formule toute faite ? J’en doute, puisqu’elle la ponctue en affirmant n’être peut-être pas plus apte qu’une autre à diriger cette cité. Elle finit par conclure qu’entre tous, Hascan serait peut-être le moindre mal. Déjà une victoire en soi, mais pas suffisamment à mon goût. Aussi, je continue de m’engouffrer dans la brèche pour poursuivre sur cette voie.

« Et qui d'autre que vous, alors ? Quoiqu'il en soit, quel que soit votre choix, je suis intimement convaincu que le bien de votre peuple passe d'abord par le vôtre, Thelie d'Hyst. Car on ne peut répandre le bien qu'en l'étant soi-même. Hélas, le moindre mal n'est pas le bien, bien qu'il soit mieux que le pire. Pourquoi ne pas apprendre, de votre côté, à connaître ce Hascan. Peut-être vous plaira-t-il ? »

Brouiller les pistes, encore et toujours. Faire en sorte qu’elle croie que je ne la pousse pas vers lui, tout en lui donnant l’impression d’elle-même défendre cette solution. Si elle ne trouve aucun nom à citer en réponse à ma première question, la réponse à la seconde est à la fois troublée et laconique :

« Peut-être… »

Elle doute. Ses convictions s’effritent. C’est bien parti, je pense. J’ai su mener mon char où je voulais qu’il aille. Je lui envoie un sourire compatissant, doux.

« Vous êtes sage. J'ai du mal à vous trouver le moindre défaut. Vous feriez une bonne Reine, indéniablement. Mais rappelez-vous toujours que le bonheur de votre peuple ne saura être que le reflet du vôtre, ma Dame. Votre père, que je ne connais point, pourra-t-il comprendre cela ? »

Et là, elle se livre sur le sévère Graves d’Hyst, son père, comme elle l’aurait fait avec un confident. J’apprends ainsi quelques précieuses informations sur cet être dont je ne savais que peu jusqu’à maintenant. Ainsi l’aurait-il élevée seul, sa mère étant morte en couche. Une éducation stricte, rigoureuse et sévère d’un homme inflexible et peu enclin à dévoiler ses sentiments. L’amertume d’un veuf qui se retrouve seul pour élever un enfant où il reconnait les traits de sa défunte épouse. Toute la souffrance d’une vie résumée, si bien, en une simple phrase. Car la manière dont elle la ponctue signifie tout : autrefois, il aurait été un mari aimant et attentionné, fort différent de l’être qu’il est maintenant. Un sensible refoulé, vivant son deuil plus difficilement chaque jour. Une humanité qu’il pourrait retrouver, dans le couple de sa fille, s’il ne considère pas sa demande comme un simple caprice. Une faille chez un homme qui m’aurait sans doute paru froid au premier abord. Je pose une main délicate sur celle de ma comparse de tablée.

« Vous êtes suffisamment fine et le connaissez assez pour ne pas faire passer cela pour un caprice. Je n'ai aucun doute sur ceci. Sachez, ma Dame, que vous aurez tout mon soutien, et celui des miens, si vous prenez la décision du cœur. Celle qui compte vraiment. Car c'est à ça qu'on reconnaît un vrai dirigeant. Un argument auquel, je crois, même le plus amer saurait être sensible. »

Et elle non plus, à n’en pas douter. Espérons que fine, elle le soit suffisamment pour comprendre que l’intérêt politique qu’un émissaire d’un autre monde porte envers l’avenir de sa fille soit une gageure d’avenir pour le Royaume tout entier. Si, comme elle l’a dit, il se soucie du bien du peuple, sans doute cela sera-t-il peser dans le flot de ses pensées. Pourtant, le regard que la demoiselle me lance alors est étrange. Elle s’inquiète de savoir pourquoi un être venu de l’Outre-Monde, comme moi, peut bien s’intéresser à son bonheur personnel. Sans doute n’ai-je pas été suffisamment clair. Peut-être trop subtil. J’explique un peu plus précisément mon point de vue sur la question. Celui d’Amarthan, en vérité.

« Comme je vous l'ai dit plus tôt, votre bonheur sera celui de votre peuple. Et il n'est de peuple plus rentable qu'un peuple heureux. En tant qu'émissaire des miens, il est de mon devoir de faire en sorte d'optimiser les relations, leur trouvant des causes communes, des similarités. Je doute les miens satisfaits d'une alliance avec un royaume dirigé par le dépit. »

Des paroles bien calculatrices, pour le coup. Et qui semblent toucher chez elle un thème plus aisé. Car aussitôt, elle retrouve sa confiance et son sourire, et affirme, sourire en coin, que ça, elle peut le comprendre. Je lui renvoie son sourire, et la main posée sur la sienne soulève celle-ci de la table pour l’amener une nouvelle fois à mes lèvres, dans un nouveau baiser délicat, quoique suave.

« Alors j’en suis fort aise, noble demoiselle. Il se fait tard, cependant, et je vais devoir vous quitter. Vous êtes pleine de raison. N'hésitez à aucun instant à venir me trouver, si d'aventure vous avez besoin d'une aide, en ce sens. Quelle qu'elle soit. »

Et alors que je me lève, je la salue une dernière fois.

« Au plaisir de vous revoir, Thelie d’Hyst. »

Et sans plus de cérémonie, je quitte la salle à manger sans demander mon reste, sous le regard des derniers curieux terminant leur souper ou cuvant discrètement leur vin. Sans m’attarder, je me rends dans ma chambrée, comme pressé d’y retrouver Lenneth. En vérité, j’aimerais avoir de ses nouvelles, pour voir comment j’œuvrerai le restant de cette nuit. Mais lorsque je pénètre les appartements qui nous ont été dédiés, ils sont vides de sa présence. J’y entre en soupirant, ajustant ma coiffure, et tentant d’ingérer toutes les informations de ce jour, dans un plan plus général. Une synthèse de rigueur.

[2733 mots]

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 15 Juil 2016 15:33 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 17 Nov 2008 23:14
Messages: 6165
Illyria – Auberge de la Cosse de Sig

    L’aubergiste lança à Faëlis un regard en coin, mais lui répondit tout de même, après tout il s’agissait d’un aubergiste d’une auberge luxueuse, il ne convenait pas de poser des questions à ses clients.

    - Monsieur, si je puis me permettre, Hascan n’a pas « soi-disant » des liens de parenté avec le roi, ces liens sont très clairement avérés. Il figure parmi les prétendants en bonne place de devenir roi. Ces derniers temps, il délègue ses activités commerciales pour passer tout son temps au palais, en compagnie de sa demi-sœur, la Princesse. Cependant, si vous vous intéressez au commerce, peut-être devriez-vous vous rendre au Comptoir Commercial.


Illyria – Les égouts

    Si la créature s’agitait en apercevant la petite lutine, elle sembla pourtant réceptive à la chanson de Guasina car, petit à petit, elle se calma pour rester complètement silencieuse en observant la lutine. Parallèlement, Guasina pu voir, par le biais de sa lecture d’âmes, une aura de peur violette petit à petit laisser place à une aura d’appréhension orangée qui se mua en aura incertaine parsemée de tâches de douceurs cependant rapidement refoulées comme si la créature craignait de les ressentir.

    Elle resta ainsi debout, les bras ballants, incertaine de la conduite à tenir. Si Guasina tentait de s’approcher d’elle, elle se reculerait avec crainte en se couvrant le visage, mais ne fuirait pas. Sa peur était si puissante qu'elle rendait aux yeux de la petite lutine son aura presque palpable.


Illyria – Antre des Mâchefers

    Amaryllis fit signe à Leykhsa de la suivre et, toutes deux, laissant tous les autres derrières, descendirent d’un étage pour arriver au rez-de-chaussée puis encore d’un étage pour arriver dans une sorte de tunnel sous la maison. La prostituée s’y engagea sans hésiter et, au bout d’une dizaine de minutes de marche par ce dédale de couloirs dans lequel Leykhsa pu apercevoir quelques portes, elles parvinrent à destination.

    Amaryllis sortit un trousseau de clefs à l’aide duquel elle ouvrit une porte bardée de fer et elle s’engagea dans l’escalier. Une fois arrivée en haut, elle poussa la porte et laissa entrer Leykhsa.

[Suite juste en-dessous]


Illyria – Chez l’alchimiste Frouillot

    Frouillot regarda Hrist d’un air peu amène, puis finit par grogner et se déplacer pour laisser la jeune elfe entrer dans la maison. L’intérieur était d’une propreté contrastant considérablement avec l’apparence extérieur de la maison. On y trouvait des monceaux impressionnants de produits en tout genre enfermés dans des bocaux et disposés sur un mur dans des petites cases bien définies. A côté se trouvaient quelques plantes en train de sécher et au milieu de la pièce trônait une gigantesque table sur laquelle se trouvaient d’autres bocaux, des béchers, fioles et autres ustensiles du parfait petit alchimiste.

    - Alors comme ça elle veut des poisons, des poisons létaux en plus ? ça peut s’trouver, pour peu qu’on y mette le prix. Elle veut quoi comme effet ?

    A peine eût-il prononcé ces mots qu’une porte qui se trouvait derrière lui s’ouvrit, laissant entrer deux femmes. La première n’était autre que Leykhsa, sa compagne d’aventure. La seconde était une femme à la prestance et au port altier. Sa peau avait un grain fin et lisse, dépourvu de défauts et de longs cheveux blonds étaient adroitement coiffés, auréolant un visage gracieux orné d’yeux céruléens. La femme était vêtue d’habits moulants et d’un corset mettant en valeur sa poitrine tandis que ses jambes étaient masquées sous une jupe dont l’avant était assez transparent pour permettre d’en observer les courbures délicates. Elle avait tout de la courtisane de luxe, jusqu’aux manières lascives.

    Image


    Leykhsa, en entrant, pu constater la présence de Hrist, ainsi que celle d’un homme, ou plutôt, un vieux briscard édenté. Il s’agissait d’un vieil homme à l’air patibulaire, au haut du crâne dégarnit mais aux longs cheveux filasse et gris comme un ciel nuageux à l’arrière du crâne. Sa peau parcheminée était loin d’être de première fraîcheur et il y subsistait des traces d’une ancienne vérole. Son gros nez, lui, partait en éclaireur, rapidement suivit par des yeux d’un bleu glacé qui scrutaient d’un air étonnement alerte ses alentours et qui voyait manifestement la venue des deux nouvelles femmes d’un mauvais œil.

    Image


    - Ah ben voyons ! C’est ça, v’z’avez qu’à tous rappliquer, c’est vrai qu’c’est un moulin, ici, et qu’j’ai qu’ça à faire de m’occuper d’vos problèmes ! râla-t-il.

    La courtisane, loin de se démonter, esquissa un sourire.

    - Frouillot, je te présente Anna, Anna, Frouillot. Frouillot, mon chou, j’ai besoin de toi, alors cesse tout de suite tes simagrées et fini vite tes affaires avec la dame.

    Son regard se tourna vers Hrist à qui elle sourit, ce sourire ne remontant pas jusqu’à ses yeux. Frouillot, quant à lui, vitupérait dans sa barbe et il semblait que le terme de « bécasse bouchée, baveuse et stupide » sorte à plusieurs reprises.


Illyria – Chambre de Hrist et Cromax

[Haha ! t’as cru que tu étais màj, hein ? Et bah naaan, va falloir attendre l’ouverture d’un nouveau topic !]


[Cromax – xp : 0,5 (intériorisation) 0,5 (discussion), 1 (convaincre Thélie), 2,5 (longueur) ;
Hrist – xp : 0,5 (demande de poisons) ;
Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (chansonette), 0,5 (lecture d’état d’âmes) 0,5 (longueur) ;
Faëlis – xp : 0,5 (questions) ;
Leykhsa – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (discussion), 1 (convaincre mâchefer), 2,5 (longueur)]

_________________
Image


Une question ? Par ici.
Pour une demande de commentaire, de dirigé,
par là.
Pour une demande d'intervention ou de sévices,
de ce côté.


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Sam 16 Juil 2016 14:53 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 28 Juil 2012 11:08
Messages: 959
Localisation: Elysian
À sa grande surprise, l'elfe appris que l'homme était renommé et logeait même au palais ! Les bâtards étaient bien traités, ici, apparemment...

(J'imagine que c'est à ça qu'on reconnaît qu'on est sur un autre monde... ce sont des originaux, ici !)

Bon, cela dit, il n'allait pas se plaindre, ce brave homme avait bien le droit à un peu de reconnaissance. Après tout, il avait un peu de sang royal... En attendant, inutile d'espérer le rencontrer : il passait son temps au palais. En revanche, il y avait, selon l'aubergiste, un comptoir commercial qui pourrait se révéler intéressant pour les bonnes affaires. Bon, au point où il en était, Faëlis n'avait pas grand-chose d'autre à faire qu'aller voir comment se portait le commerce des marchandises élémentaires. Et puis, si des objets interdits avaient pu être amenés à transiter par cette ville, il était fort possible qu'ils soient passé par là.

Il demanda donc le chemin dudit comptoir et s'y rendit sur le champ. À la lumière de ce nouveau jour, voilà qu'il parcourait de nouveau cette ville. Il aurait aimé dire qu'il la connaissait maintenant comme sa poche, mais, en vérité, elle était si vaste qu'une vie entière ne serait sans doute pas suffisante ! Les humains aimaient décidément beaucoup se marcher dessus...

_________________
Image

L'homme de toutes les femmes, la femme de tous les hommes
Lampadaire officiel de la quête 32

Le thème de Faëlis


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 18 Juil 2016 17:09 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 23 Nov 2008 19:12
Messages: 26620
Localisation: Tulorim
Faisons connaissance


Certaines astuces fonctionnent sans que l’on en connaisse le mécanisme, et il en était de même pour la musique. Je ne pouvais en expliquer le fonctionnement, mais une chose certaine, la musique s’avérait apaisante en règle générale et cette fois ne fit pas exception. Alors que je l’observais, sourire aux lèvres, je la vis se calmer peu à peu. La posture de son dos se modifia pour en reprendre une plus naturelle, ses grognements cessèrent et progressivement ses bras devinrent près de son corps, ballant. Je sentais qu’elle m’observait et cela ne m’importunait point. Nous étions en train de nous apprivoiser mutuellement, de prendre connaissance de nos nombreuses différences.

Au-delà, de son apparence physique, de son maintien, je m’attardai à l’analyse de son aura. Cette dernière s’avéra si puissante, qu’en plus de l’apercevoir, je la ressentais au plus profond de moi. D’abord, violette, elle se mua momentanément en orangé qui fut tacheté d’une teinte plus pâle, plus nuancée. Son agressivité avait fait place à la peur, puis à l’inquiétude face à l’inconnue. J’avais l’impression de l’avoir légèrement amadoué, mais je savais cet état fragile, alors je ne tentai pas de m’approcher davantage. Je me contentai de m’asseoir sur le sol froid et humide, tout en douceur, évitant toute brusquerie, et ce, sans cesser de chanter. Cette chansonnette m’était également bienfaisante, et avait par conséquent concouru à conserver mon calme. Je la laissai donc me bercer en ne retenant pas le haut de mon corps qui doucement suivait le rythme de la mélodie. Puis, sans me presser, tout en dodelinant doucement la tête, je fouillai dans mon sac pour en sortir un petit abricot. Poursuivant ma mélodie, je fis rouler le petit fruit dans sa direction, attendant sa réaction.

La créature regarda mon petit présent, mais ne fit aucun mouvement dans sa direction. Elle ne ressentait peut-être pas la faim, ou bien, n’était-elle pas au courant qu’il s’agissait d’un aliment. Son regard s’attarda plutôt sur moi. Et d’une voix lente et apparemment douloureuse, elle me posa la question la plus élémentaire qui soit : « Qu’êtes-vous ?»
Je ne répondis pas immédiatement. Il ne s'agissait pas ici que de me nommer, mais de lui expliquer à quelle espèce j’appartenais. Je ne savais pas ce que j’étais autorisée à dévoiler, mais je ne voulais pas mentir, alors je choisis tout simplement l’honnêteté.

« Je me nomme Guasina, je suis une lutine venue d’un autre monde. Tous les individus de ma race ont à peu près ma taille et mon allure. Je suis une protectrice d’âme. Je suis ici pour vous apporter mon aide. »

J’avais parlé d’une voix douce et calme et d’un débit normal. J’avais remarqué les taches de sang sur le linge blanc qui lui servait de vêtement et je me questionnais sur son état de santé, mais je me retins de m’en approcher ou lui poser des questions, il était beaucoup trop tôt.

« Et vous, qu’êtes-vous ? »

Ma question fut simple et posée avec le même calme. Patiemment, j’attendis une réponse de sa part, observant discrètement son aura.

((( 512 mots )))

_________________
Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Jeu 28 Juil 2016 03:40, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 18 Juil 2016 17:17 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 30 Juin 2015 09:36
Messages: 222
Amaryllis me fait signe de la suivre, et nous descendons toutes deux d'un étage, laissant là mon escorte sans plus un mot. Arrivées au rez-de-chaussée, nous continuons notre chemin vers le sous-sol, qui s'avère être un long tunnel caché sous la maison. Le voyage m'a tout l'air d'être long, surtout avec ma jambe en plâtre, qui m'oblige à claudiquer tout le long, aussi profité-je de ce moment pour la questionner innocemment concernant les Mâchefers. Après tout, c'est une organisation criminelle, rien ne les retire de la liste de ceux drainant le fluide. Et si ce Schah y est pour quelque chose, l'une de ses deux bras droit doit être la mieux placée pour savoir. Mais elle est méfiante, et maline, il s'agit surtout de ne pas mettre les pieds dans le plat. Je réfléchis quelques instants, tâchant de formuler une entrée en la matière peu douteuse, avant de finalement prendre la parole, l'air de rien.

« Alors, comment une femme aussi jeune que toi est arrivée si haut dans une organisation si puissante ? »

J'emploie le ton de celle qui tente simplement de combler un blanc, mais je ne suis pas certaine de l'avoir particulièrement convaincue, car elle ne me répond qu'à moitié, voilant son ascension derrière son « talent et son culot » sans plus de précision. Elle est très probablement arrivée jusque là en sachant user d'informations diverses, alors je suppose qu'elle me voit venir sans trop de problème avec mes questions innocentes. Pour autant, je ne m'avoue pas vaincue si tôt. Après une grimace réprimée, je reprends.

« Et pour l'Affranchi ? Tu ne semblais pas en penser le plus grand bien tout à l'heure. »

Soit j'avais tort, et elle n'est pas si prudente que cela, soit elle considère cette information comme anodine, car elle me répond sans le moindre problème. Non, elle ne s'entend pas très bien avec lui, notamment car il pense que les Mâchefers devraient rester en dehors de la politique de la cité. Je hausse un sourcils. Sans être dans les petits papiers de la noblesse, je vois difficilement comment garder un tel empire du crime à flot sans se faire balayer sans sommation par les forces locales. D'un autre côté, je suppose que s'occuper de ces affaires ne doit pas être sans danger : si le baron Leodos apprenait qu'ils voulaient se débarrasser de lui pour soutenir la candidature de Camiran, sans doute piocherait-il dans ses réserves personnelles pour nuire à leur organisation. Mais en serait-il seulement capable, simple baron qu'il est ? Je ne sais pas encore très bien à quel point ces Mâchefers sont puissants. Simple organisation opportuniste d'Illyria, ou véritable empire du crime en place dans la majeure partie d'Elysian ?

Quelque chose me fait tiquer cependant. Gardienne de Nuit, elle doit s'occuper majoritairement des cambrioleurs, des assassins et des prostituées. Pourtant, c'est bien Syrah, cheftaine d'une troupe de voleurs des rues, qui m'a menée à elle.

« Je suppose que j'ai eu de la chance de tomber sur toi et non sur lui alors. Pourtant, les gamins voleurs sont plus de son ressort, non ? » demandé-je.

Sans même prendre la peine de mentir ou d'éluder la conversation, Amaryllis me confie avoir des informateurs parmi les siens. Elle risque peu, je suppose, premièrement parce qu'il fait sans doute de même, mais également parce que je ne sais même pas à quoi il ressemble. Pour autant, je ne peux m'empêcher de voir une certaine opportunité derrière leur rivalité. Il me faudra en savoir plus, et certainement rencontrer le bonhomme, mais si je dois en apprendre plus sur les Mâchefers et le Schah, les monter l'un contre l'autre pourrait m'être utile.

Je me mordille l'intérieur de la joue. Voilà, je me reprends à penser comme une politicienne le plus naturellement du monde. Je m'agace toute seule. Et pourtant, cette idée me paraît censée. Et c'est bien ce qui me dérange : est-ce que toutes ces personnes, tous ces comploteurs, ont des raisons valables de jouer au jeu du mensonge et de la cour, qu'elle soit royale ou criminelle ?

« Tu pousses le vice à faire de la politique jusqu'au pas de sa porte ? » demandé-je avec un ricanement. Car ce jeu d'espionnage, d'informateurs, c'est bien de la politique. « Je suppose que vous ne devez vraiment pas vous entendre, en effet. »

C'est son tour de rire. Elle me confirme qu'il se sait très bien observé, et qu'il fait de même sans le moindre état d'âme. Mais j'y vois là une occasion de sauter sur le sujet qui m'intéresse réellement.

« Et le Schah laisse une telle inimitié s'épanouir entre ses deux bras droit ? » fais-je innocemment.

Sa réponse me surprend, mais seulement une poignée de secondes. Elle me confie que leur chef encourage même cette adversité, se sentant plus en sécurité avec des bras droit en froid qu'alliés : lorsqu'ils sont occupés à se mener une guerre interne, ils n'ont pas le temps de s'allier pour prendre sa place.

« Il fait donc parti de ces personnes qui s'entourent de personnes intéressées plutôt que dignes de confiance ? »

Cet état de fait m'attristerait presque si j'avais quelque chose à faire de leur organisation. Mais cela n'en reste pas moins déplorable : quel est donc l'intérêt de diriger un tel empire si c'est pour le faire complètement seul, sans personne sur qui réellement compter ? Je ne comprendrais jamais le plaisir que prennent ces gens à s'enrichir sans autre but que celui de s'enrichir. Lorsqu'ils ont plus d'argent, plus de pouvoir, ça ne leur sert qu'à en obtenir plus encore, sans autre finalité que de se voir affublé d'un superlatif pompeux. Le plus riche, Le plus puissant, Le plus influent... Ha ! La bonne blague. Jusqu'au jour où l'on finit la gorge tranché, et où l'on se retrouve à baigner dans ses propres excréments comme n'importe qui d'autre. Qu'auront-ils laissés d'autre, alors, que des rivaux se gargarisant d'avoir hérité du fruit de leur travail ? Enfin, si l'on peut nommer cela un travail.

Amaryllis laisse échapper un sourire carnassier à mes paroles, expliquant que le monde des Mâchefers est un monde rude. Je ne peux empêcher un reniflement dédaigneux. Exactement les mêmes que les nantis.

« Ce n'est pas un monde différent de celui de la noblesse, il me semble. Vous vous tirez dans les pattes en vous faisant passer un coup pour des amis un coup pour des ennemis, vous vous nuisez pour le simple plaisir de monter d'un rang dans la hiérarchie et vous exploitez les pauvres pour votre propre richesse. Ce n'est pas un monde plus rude pour vous que pour les personnes qui vous rapportent tout cet argent et toute cette influence. »

Cette fois, la Gardienne de Nuit éclate de rire. Elle m'accuse d'être prompte à juger, démentant mes paroles. Elle m'a pourtant reçu dans un endroit plus que luxueux, et il m'a fallu traverser maints quartiers ne puant ni la pisse ni la merde pour arriver ici. Mes yeux étaient bandés, mais je sais reconnaître un quartier pauvre à un quartier riche au bruit et à l'odeur. Sa situation n'a rien de comparable à celle de Syrah et de Jaral.

« J'ai vu la planque des gamins qui m'ont accompagné, j'ai vu ta planque, mon jugement n'est pas si prompte que ça. »

Mon ton est quelque peu acerbe, mais je ne le regrette pas. Elle ne se rend même pas compte de sa position, tout comme les ducs, les barons et les marquis ne se rendent pas compte que pas une pièce de leur fortune ne leur est mérité. Exactement les mêmes connards profiteurs d'un côté que de l'autre, et exactement la même façon de minimiser la différence de rang comme si elle n'était pas de leur fait, comme s'ils n'y pouvaient rien.

Pour autant, Amaryllis ne se défait pas de son sourire et me fait remarquer que ce que j'appelle sa planque ne l'est peut être pas forcément. Comme si cela changeait quoique ce soit. Qu'elle y dorme, qu'elle y bouffe ou qu'elle s'y fasse forniquer pendant des heures ne change pas grand chose à mon propos, et le fait qu'elle ne le voie même pas peut difficilement me faire réviser mon avis sur la question.

« Peu importe, je n'en ai vu aucun sur un trône... »

Non, à la place ils s'entassent dans une grange ruinée, ils se vêtissent de haillons et ils n'ont que la peau sur les os. Mais elle n'est pas mieux lotie qu'eux ? Sa vie n'est pas meilleure, n'est pas plus enviable ? Ce n'est pas avec leur argent, ou avec l'argent de ses putes qu'elle permet à son corps de prendre ces courbes et qu'elle achète ces vêtements riches ? Elle éclate d'un nouveau rire qui me débecte au plus au point, sans me répondre. Comme je l'imaginais, elle n'accorde pas le moindre crédit à mes paroles. Comme si j'avais proféré quelques énormités bien loin des réalités.

Je réprime un autre reniflement. Je me suis laissée emporter et n'ai finalement pas réussi à la mener où je le voulais. Il va du coup me falloir changer d'approche si je veux lui tirer les vers du nez.

« Je voulais savoir... quel est le rapport des humains d'Illyria avec la magie ? Y croyez-vous ? »

Elle me déclare que c'est un rêve depuis longtemps abandonné, avant de me retourner la question. Evidemment, que j'y crois, sur Yuimen c'est une chose on ne peut plus courante. Et après tout, je me suis moi-même découvert de tels pouvoirs très récemment. Mais entre la réalité et ce que je dois lui dire, il y a un pas que je dois veiller à ne pas franchir. Pour autant, cette réponse doit rester positive : les élémentaires manient la magie, et je ne suis pas certaine que ce soit un secret particulièrement bien gardé. Si je viens de leur part, évidemment que je dois croire en la magie. Sans compter que je devrai peut-être bientôt lui montrer que je la manipule également.

« Oui. Auprès des élémentaires, l'existence de la magie n'est ni un doute ni une légende, » expliqué-je. Puis, tâchant de réorienter la conversation, je reprends. « C'est la première fois que je mets les pieds dans le monde des hommes, je ne sais que trop peu comment vous abordez votre héritage perdu. N'y a-t-il pas la moindre trace de magie au-delà des Crocs du Monde ? Des sorciers, ou que sais-je, des anciens artefacts ? »

Ces quelques derniers mots sont ajoutés innocemment, mais ils sont pourtant les plus importants. Elle me lance un regard en coin, visiblement peu satisfaite de ma réponse, mais elle répond néanmoins à ma question sans prendre la peine de me relancer. Elle me dit que certains artefacts existent effectivement, et qu'elle a déjà eu vent de quelques manifestations sortant de l'ordinaire, mais elle-même ne semble pas en savoir bien plus. Je poursuis mon interrogatoire, toujours aussi innocemment. Son discours a quand même attiré mon attention.

« Des manifestations sortant de l'ordinaire ? » demandé-je. « Y en a-t-il eu récemment ? »

A cette question, elle me répond avec nonchalance, comme si elle-même se fichait de ces manifestations. Il y en a apparemment régulièrement, mais la plupart sont de simples phénomènes de foire. Certainement des artistes ambulants essayant d'attirer l'attention du public par quelques tours de passe-passe en appelant cela de la magie ancienne, ou ce genre de conneries. Je fais la moue, quelque peu déçue par cette conversation jusque là.

« Et des artefacts ? Vous êtes une organisation d'influence, je suis sûre que vous avez dû mettre la main sur votre lot de bizarreries. »

Si la conversation a été ouverte jusqu'à présent, cette réponse y met un terme. Elle me répond que cela ne me regarde pas, ce qui m'apparaît comme plus que suspicieux compte tenu des révélations qu'elle a pu faire jusqu'à présent sans la moindre retenue. Des informations relatives à l'organisation interne des Mâchefers et aux problèmes qu'elle rencontre avec son homologue ont été lâchées sans le moindre problème, et pourtant la voilà qui me refuse une réponse concernant les possessions de leur organisation ? Je décide de ne pas insister pour ne pas attirer sa suspicion, mais quelque chose me paraît louche. Cela n'a pas forcément de rapport avec ce sur quoi nous enquêtons, peut-être même est-ce complètement différent, mais s'ils n'avaient pas eu le moindre artefact, elle se serait contenté de dire non. D'ailleurs, si la question lui était apparue anodine et sans conséquence, elle aurait très certainement également dit non. Pour qu'elle refuse d'en parler plutôt que de simplement mentir ou dire la vérité sans que je ne puisse déceler le vrai du faux, c'est que cette question a attiré son attention. Il me faudra enquêter plus en profondeur là-dessus lorsque j'en aurai terminé avec le baron Leodos. Pourquoi pas en rencontrant l'Affranchi ? Prêcher le vrai du faux, user de sa rivalité avec Amaryllis ? En tout cas, je ne peux décemment pas laisser passer cela sans autre forme de procès. Il faut que j'en apprenne plus.

Après être passées devant quelques portes, qui je n'en doute pas mènent vers d'autres de leurs commerces et de leurs planques, nous arrivons finalement à destination. Amaryllis sort un trousseau de clés et entreprend de déverrouiller une porte bardée de fer. De l'autre côté, je peux entendre un homme parler de poison létal, et quelques secondes plus tard nous sommes à l'intérieur. Un intérieur qui m'apparaît comme la description parfaite de ce que l'on pourrait attendre chez un alchimiste, d'ailleurs : plein de bizarreries et de plantes et propre à souhait. Quoique ce dernier point n'est peut être pas si attendu que cela.

A l'intérieur se trouvent également un vieil homme à la denture plus que douteuse ainsi qu'une femme toute camouflée de noire. Malgré la tenue, je ne mets pas bien longtemps à la reconnaître Hirst ! Quelles sont les chances ? Alors que ma guide s'occupe de commander à l'alchimiste, qui effectivement n'a l'air ni commode ni facile à vivre, insultant tout à fait ouvertement sa patronne à plusieurs reprises, je tâche d'attirer l'attention de la sindel avec le plus de naturel possible. Je doute qu'elle fasse l'erreur de montrer que l'on se connaît, mais dans le doute je préfère parler la première pour lui faire comprendre que c'est bel et bien le plan.

« Anna, en effet, » me présenté-je, autant au dénommé Frouillot qu'à Hirst, à laquelle je lancé-je un regard discret mais lourd de sens.

Mais il me faut maintenant trouver une astuce pour lui donner rendez-vous sans qu'Amaryllis ne se pose de question. Pour autant, si je suis trop évasive, elle risque de ne pas comprendre le message. Un véritable travail de mesure, pour lequel je suis généralement plutôt mauvaise.

« J'espère que ces poisons sont destinés au tenancier de l'auberge Des bouches, des Goûts, » fais-je innocemment – ou du moins l'espéré-je. « Ca ne devrait pas être permis de vendre de la si mauvaise bouffe. »

La cité est grande, il ne sera peut-être pas aisé pour elle de retrouver cette auberge, mais au moins sait-elle maintenant où j'habite. J'affiche finalement un léger sourire.

« Quoi ? N'ayez pas l'air si surpris, nous sommes entre gens malhonnêtes, ou nous ne serions pas là. »



(((2 564 mots)))

_________________
Image

Merci à Dame Itsvara pour la signature


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 22 Juil 2016 03:28 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 20 Avr 2010 21:13
Messages: 12962
Localisation: Derrière Cromax
Un léger courant d'air traversa la rue, emportant avec lui quelques feuilles mortes et tout autant d'odeurs nauséabondes arrachée à la tiédeur d'un caniveau putride. Frouillot se décida enfin à lui laisser assez de place pour qu'elle puisse gagner l'intérieur. A en juger ses manières, il ne fallait pas s'attendre à beaucoup mieux de la part de cet homme. Hrist savait que les alchimistes passaient beaucoup de temps dans leurs ouvrages et à travailler, une application minutieuse qui demande de la discipline et de la concentration. Elle même avait, sous la tutelle de Katalina, donné beaucoup de temps à la confection de ce que les deux femmes appelaient " les parfums " La petite ombre de la mort sagement confinée dans une fiole de verre, prête à noyer la frêle étincelle de vie.

Frouillot avait quelques points communs avec Katalina. Sauf peut-être la conception du rangement. L'intérieur était sombre et différent de ce qu'elle voyait aux Termes d'Omyre. Chez elle, Hrist avait pour habitude d'avoir des plantes fraiches et de le traiter directement en sélectionnant la partie la plus nocive de la plante. Cela pouvait être un fruit de belladonne, une graine de datura ou la racine blanche d'un aconit. Autant de sciences et de connaissances au service même de la mort. Frouillot n'avait que quelques plantes séchées en bouquet sur une table où étaient rangés de façon soigneusement bordéliques béchers, fioles et rangement de tout genre. Sur les murs en revanche, il était plus difficile pour Hrist de distinguer ce que renfermait les fioles opaques et poussiéreuses.

Il prit de nouveau la parole, annonçant sans trop se mouiller qu'il avait probablement ce qu'il lui fallait mais qu'elle devrait y allonger le prix. Il commençait même à devenir sympathique en lui proposant des effets. Hrist n'attendait pas cette question. Levant un sourcil étonné, elle répondit en haussant les épaules :

" Et bien... Je trouve les effets du vitriol passionnants mais je voudrais que mes victimes restent un peu en vie. Je voudrais un effet de... Quelques minutes. Je pensais à une essence de belladonne qui emporterait quelqu'un en peu de temps. Il aurait quelques suées, des palpitations et finirait par sentir son corps lâcher et finalement... " Elle glissa le doigt le long de son cou en silence.

" Sauf si vous avez une pierre de Medor noir... "

Elle avait demandé ça sans trop de conviction puisqu'elle ne s'attendait pas à en trouver une dans ce cloaque. Déjà que Katalina ne parvenait pas à mettre la main dessus... Elle comptait même demander au sujet des bombes incendiaires lorsque la porte s'ouvrit, laissant passer deux femmes dont l'une d'elle s'adressa à Frouillot, lui présentant sa compagne dans la foulée. Hrist avait machinalement détourné le visage afin de ne pas être trop vue. De ce fait, elle n'entendit premièrement que le nom d'une jeune femme. Anna. Mais lorsque la curiosité fit que ses yeux se braquèrent sur les nouvelles arrivantes, elle reconnu l'une d'elle comme sa compagne d'aventure. Pureté, cette jeune femme qu'elle avait cru morte, lâchement abandonnée par Faëlis.

Au moins, l'Elfe désinfecté avait tenu parole, il n'avait pas tué la jeune femme et ça méritait bien un sursis pour lui.

L'autre femme annonça à Frouillot qu'elle avait besoin de lui, visiblement elle avait une certaine autorité sur l'alchimiste des Mâchefers, donc peut-être même une tête pensante de cette pègre. A cette heure, Hrist ne savait pas vraiment comment prendre la situation. Elle ne doutait pas des intentions de la jeune Pureté mais n'avait aucune confiance envers les Mâchefers. A dire vrai, elle s'apprêtait même à tuer Frouillot avant que les deux femmes ne fassent irruption. La cheffette adressa à Hrist un sourire que la jeune femme ignora, reportant son regard dans le vide. Le doigt effleurant déjà la paume de sa dague Tueuse de Mage.

Pureté avait sans doute créée un contact avec eux, ce qui serait malvenu d'altérer ce qu'elle avait pu élaborer en tuant les deux Mâchefers. Mais d'un côté, tous deux avaient vu son visage et elle ne pouvait pas laisser un témoin derrière elle. Le dilemme commençait à peser. De plus, elles avaient déjà compris le but de sa visite lorsque la charmante Anna demanda si les poisons étaient réservés pour le tenancier de l'auberge Des Bouches, des Goûts. Encore un magnifique nom de cloaque où l'on rince de la viande déjà saoule d'alcool frelaté.

Hrist dégluti en réfléchissant. Qu'est-ce qu'il lui restait à faire ? Un carnage et se débrouiller pour confectionner le poison elle même ? Et Pureté dans tout ça... Certes la jeune femme était peu être plus à l'aise dans ce genre d'endroit qu'elle ne le serait au Palais et il valait mieux garder un atout sur place. Mais Hrist sentait sa lame la démanger. Aucun témoin, aucun témoin, aucun témoin... Ces mots résonnaient dans son esprit dès qu'elle portait ses yeux sur la femme ou le vieillard.

Pureté coupa sa concentration en levant les épaules et ajoutant d'un air presque amusée qu'ils n'avaient pas à se sentir gênés, car entre gens malhonnêtes, il était inutile de faire quelques façons que ce soit.

Hrist se pinça l'arrête du nez et dit à Frouillot, reprenant les propos de la belle Pureté :
" Malhonnêtes ou pas, j'avais espéré un semblant de discrétion Frouillot... Je suis pas venue acheter des navets. Tenez vieil homme. Servez-vous la dedans. "

Puis, vers les deux autres femmes :

" Enfin.. Qu'importe. Je n'en ai pas pour longtemps, je vous laisse à vos besognes. Mais il faudra vous trouver quelqu'un d'autre pour tuer ce tenancier, j'ai de plus gros poissons à ferrer. "

(" Un très gros poisson... ") Se disait-elle, affichant un début de sourire narquois déjà lourd de conséquences pour la suite. (" M'en fiche, je passerai mes nerfs dans l'auberge qui m'a renseigné sur l'existence de cet imbécile. ")

Cela dit, Hrist piquée de curiosité se demandait bien ce qu'Anna pouvait bien fomenter comme plan. Est-ce qu'elle avait pu mettre un pied dans la pègre ? Cette femme essayait-elle de l'embaucher pour en faire d'elle un atout. Mais un atout pour quoi ? Que pouvait bien chercher une pègre ? Sur ce monde ou comme ailleurs, les hommes et femmes de mal et de bien cherchent souvent le pouvoir.

Et que cherchaient les Murènes, déjà ? Ah, oui. La domination mondiale.
-----------

+ 1000 mots

Achat de 6 poissons létaux plus de bombes incendiaires si possible !

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 22 Juil 2016 16:29 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 17 Nov 2008 23:14
Messages: 6165
Illyria – Ruelles d’Illyria

    Alors que Faëlis cheminait tranquillement dans un radieux soleil naissant jusqu’au comptoir, il fut soudainement frappé à la tête. Un coup puissant, si puissant en réalité que le jeune elfe vit un voile sombre tomber sur ses yeux et les ténèbres l’engloutir.

    Durant un temps qu’il ne parvint pas à déterminer, il fut à plusieurs reprise sorti, puis renvoyé dans l’inconscience alors qu’il avait la sensation d’être balloté par des bras puissants. Ses bras étaient liés, de même que ses pieds et dans sa bouche se trouvait un tissu l’empêchant de crier. Il était impuissant.

    Au bout d’un temps incertain, il fut jeté sans ménagement sur le sol, dans une pièce parfaitement obscure. Lorsque l’elfe de lumière se réveilla, il n’y vit goutte. Il pouvait cependant avoir l’impression de se trouver dans un cachot avec une forte odeur d’embruns. Autour de lui, les murs étaient froids et humides et il pouvait entendre le couinement lointain de quelques rats. Il n’avait pas été détaché, aussi il ne pouvait rien faire d’autre que de ramper sur le sol si l’envie lui en prenait.

    Y avait-il une présence dans les ténèbres qui l’entouraient ?


Illyria – Les égouts

    La créature prit de longues et lentes respirations, comme si elle tentait d’absorber les mots de la petite lutine. Son aura était plus lumineuse, plus confiante, mais une certaine inquiétude semblait y planer, teintant la lumière de ténèbres violacées. Elle finit par prendre la parole.

    - Alors… la Fin du Monde… approche, dit ce aurait pu sembler être un homme de sa voix lente et douloureuse. Les Hérauts sont là… Mais l’issue, elle, est incertaine…

    La créature marqua un nouveau temps de pause.

    - Je fus un homme… Jusqu’à ce qu’Elysian en décide autrement… Je suis… l’Oracle de l’Avenir Incertain.


Illyria – Chez Frouillot

    A la remarque de Leykhsa sur l’auberge, Frouillot se contente d’un reniflement dédaigneux. Amaryllis, elle, tourne le dos au groupe pour regarder le contenu des bocaux, semblant indifférente à ce qu’il se dit derrière elle.

    - Elle veut quoi la p’tite dame, plutôt qu’de déblatérer un ramassis d’conneries ? lâcha le charmant vieil homme.

    Amaryllis se tourna vers Leykhsa et lui adressa le sourire d’une petite fille ravie.

    - Qu’est-ce que tu préfères, ma chérie ? C’est le moment de te faire plaisir, c’est la maison qui régale…

    A Hrist, Frouillot répondit :

    - Ah bah en voilà, une femme comme j’les aime. Au moins elle, elle sait c’qu’elle veut. Si j’étais plus jeune, p’têtre ben…

    Il hausse ses épaules voutées avec un rire narquois et commence à farfouiller dans ses bocaux, ignorant la pochette tendue de Hrist. Il sort deux fioles qu’il remplit de quelques ingrédients à l’aide de longues pinces et de pipettes, aussi bien secs que liquides, tant est si bien qu’à la fin de ses manipulations, il se retrouve avec deux contenus fort différents. L’une des fioles est remplie d’un liquide blanchâtre légèrement nacré dans lequel flottent quelques herbes, l’autre, elle, contient un liquide gris foncé, légèrement plus pâteux. Il lui tend les fioles avant de retourner farfouiller dans ses affaires, jusqu’à ressortir un autre flacon qu’il manipule, lui, avec le plus grand soin. Il en verse quelques millilitres dans un autre petit récipient, jusqu’à ras-bord en prenant bien soin de ne pas laisser d’air. A côté, il récupère une petite pochette de poudre blanchâtre et cristalline. Il tend également les deux à Hrist. Durant toute l’opération, relativement longue, les yeux d’Amaryllis restent fixés sur ses gestes avec un intérêt tout professionnel, comme si elle comprenait de quoi il était question. Frouillot récupéra la monnaie dans la bourse de Hrist en lui expliquant ce qu’il lui proposait.

    - Les deux fioles, faut les laisser infuser durant la nuit et, au matin, les mélanger. Le liquide obtenu sera parfaitement transparent, incolore et inodore, complètement indécelable. Il transmet la mort en quelques minutes avec les effets qu’tas d’mandé, ma p’tite donzelle, t'en as pour six utilisations. L’autre flacon, lui… Ben c’t’à dire qu’j’ai pas d’bombe incendiaire, ça manque d’finesse, m’vois-tu. Alors j’ai ça. Le liquide, c’est un explosif à manipuler avec soin, mais si tu l’fais pas tomber, tu d’vrais pas avoir d’problèmes avec. Pour l’activer, ‘lui faut cette poudre. Une pincée et la fiole explose au bout d’une demi-heure. Deux pincées, un quart d’heure, trois pincées, cinq minutes. Et ça fait un beau feu d’artifice.


[Hrist – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (achat), 0,5 (longueur) ;
Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (longueur) ;
Faëlis – xp : 0,5 (comptoir) ;
Leykhsa – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (questions), 0,5 (tentative de communiquer avec Hrist), 2,5 (longueur)]

_________________
Image


Une question ? Par ici.
Pour une demande de commentaire, de dirigé,
par là.
Pour une demande d'intervention ou de sévices,
de ce côté.


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 22 Juil 2016 17:50 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 30 Juin 2015 09:36
Messages: 222
Malheureusement, il me semble que ma tentative de planification de rendez-vous avec Hrist passe inaperçu aussi bien pour les Mâchefers que pour elle. Premièrement, elle se plaint auprès de Frouillot de son manque de discrétion, et ensuite elle me dit qu'il faudra trouver quelqu'un d'autre pour assassiner le tenancier. Je fronce les sourcils. A moins que ce ne soit un message pour me dire qu'elle n'en a pas le temps ? Qu'elle refuse, tout simplement ? Ou n'a-t-elle juste pas compris mon sous-entendu ? Peu importe, dans les deux cas la conséquence reste la même : elle ne viendra pas à l'auberge où je dors, et réitérer mon invitation ou même tenter quoique ce soit de suspicieux dans ce genre là ne va faire qu'attirer l'attention d'Amaryllis. Elle n'est pas stupide, et je n'ai pas besoin qu'elle comprenne que j'ai un lien quelconque avec Hrist. Elle se tourne vers moi d'ailleurs, après que le dénommé Frouillot m'ait accusé de « déblatérer des conneries ». C'est mieux ça plutôt qu'il ne comprenne la teneur de mon message, ceci-dit.

La Gardienne de Nuit me donne carte blanche concernant les poisons, puisque je n'aurai pas à payer pour eux. Je ne réfléchis qu'une poignée de secondes avant de prendre la parole. Si seulement j'avais de quoi concocter un Doigt de Phaïtos, je n'aurais pas besoin de tout cela, mais je doute pouvoir y parvenir en pleine ville. De plus, trouver un cheveu de ce Leodos me semble être une tâche plutôt ardue. Quoique... Un oreiller, c'est rarement très bien gardé. Enfin bref, de toute façon je n'ai pas les ingrédients, et quand bien même Frouillot aurait une fiole vierge de ce poison par ici, ça ne s'appellerait pas le Doigt de Phaïtos.

« Quelque chose qui tue sans trop de douleur, » demandé-je simplement. « Mais rien qui ne prenne plus d'une minute à tuer, je ne veux pas qu'il ait le temps de se faire soigner : les riches ont toujours un soigneur à portée de main, ils ont bien trop peur de mourir. Donc du rapide, mais qui procure la mort la moins douloureuse possible. Et j'en voudrais trois doses, au cas où. »

Si je suis d'un naturel rageur, et que j'ai pu faire souffrir des personnes par simple haine par le passé, c'étaient des erreur, car la mort se doit d'être un simple passage d'une vie à l'autre. S'il n'y a pas d'autre solution que la souffrance, alors soit, la mort prime sur le bien être, mais je ne veux pas être celle qui fait hurler inutilement ses victimes. Tant qu'il meurt, c'est l'essentiel.

Avant qu'il ne se tourne vers Hrist, cependant, la douleur de ma jambe se fait rappeler à moi, et j'en profite pour lui en parler :

« Avez-vous quelque chose pour aider à guérir ma jambe ? » demandé-je.

Pendant ce temps là, Frouillot sert Hrist, non sans une remarque grivoise à son égard. Du genre que s'il était plus jeune, il en aurait bien fait son quatre heure. Je fronce de nouveau les sourcils, haineuse. Ma réaction est plus due à ma rancune envers l'attitude généralement si sexuée des hommes qu'à mon envie de défendre cette femme que je connais et apprécie, du peu que j'ai pu en voir, mais j'aime à penser que ce dernier point n'y est pas pour rien non plus. Toujours est-il que je ne peux retenir une remarque sèche et insultante.

« Si tu étais plus jeune tu ne serais certainement pas assez beau pour faire quoique ce soit d'elle pour autant, alors garde tes propos répugnants pour les seules catins qui voudront de toi et occupe toi de ma commande. »

Encore une fois mon tempérament a eu le meilleur de moi-même, mais il est parfois particulièrement satisfaisant de dire ce que l'on pense de personnes aussi méprisables. Je ne lâche pas mes yeux noirs de son regard, pour lui faire comprendre à quel point il m'écoeure. J'espère juste que ça ne l'empêchera pas de s'occuper de ma commande, ni de ma jambe, ou qu'Amaryllis a assez d'emprise sur lui pour le forcer.



(((685 mots)))

_________________
Image

Merci à Dame Itsvara pour la signature


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Sam 23 Juil 2016 15:29 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 28 Juil 2012 11:08
Messages: 959
Localisation: Elysian
Les elfes ont la vie longue, et on disait qu'ils pouvaient parler pendant des années d'un arbre et de chacune de ses feuilles. Si tel était le cas, Faëlis pourrait parler des humains, de leurs qualités et de leurs défauts, pendant un bon siècle. Il se targuait maintenant d'une certaine expertise, notamment vis-à-vis de leur vulgarité. Quelqu'un de polis et de respectable doit faire bonne figure aux visiteurs, les inviter à entrer de bon cœur et leur offrir de rester pour le repas. Bien sûr, avoir de tels comportements avec tous peut vite devenir lassant, aussi, un bonjour poli peut déjà représenter un excellent moyen de nouer des relations ou, tout simplement, de montrer une bonne composition et d'éviter les accrochages. Ainsi se conduisaient les personnes au comportement bien élevé.

Taper sur la tête de quelqu'un, lui attacher les mains dans le dos et le jeter dans un cachot puant était tout, sauf un comportement bien élevé.

Franchement, les humains étaient censés avoir quitté la barbarie depuis longtemps, sur Yuimen. Les qualifier de civilisés serait peut-être légèrement abusif, mais ils se débrouillaient plutôt bien. Mieux que certains nobles hinion corrompues, il fallait l'admettre. Visiblement, ce monde n'avait pas encore atteint les standards de Kendra Kâr.

Le pire était qu'il n'avait rien vu de qui l'avait emmené ici. Des bandits ? Il y avait comme une odeur de mer... des pirates ? Non merci, il avait déjà goûté aux pirates du coin ! Bon, pas de panique. On ne l'avait pas tué, c'était déjà un début... Son réflexe fut de penser qu'on pourrait demander rançon, mais... sa famille était un peu trop loin pour payer. Non, il fallait qu'il s'en sorte lui-même. Peut-être y aurait-il moyen de discuter ?

En attendant, il était plongé dans l'obscurité... que faire ? S'il avait eu les mains détachées, il aurait au moins pu faire briller son muutos pour vérifier sa chevelure avec son miroir, si tant est que ces sagouins ne lui aient pas pris... mais l'un dans l'autre il valait peut-être mieux éviter de faire appel à la magie sans être sûr de la nécessité absolue. Pour l'instant, il ne savait rien et ne voyait rien d'où il était. Il fit d'ailleurs connaître le fond de sa pensée en mots particulièrement crus :

« Il y a quelqu'un ? Ce comportement est fort malvenu, je tiens à le préciser. »

Faisant jouer ses muscles, il chercha à sentir le poids de sa sacoche et de ses équipement pour savoir s'il les avait toujours. En même temps, il força sur ses liens. Il doutait fort de sa capacité à les briser, les humains étaient peut-être malpolis, mais ils savaient s'y faire en nœuds, surtout dans un environnement marin... mais ils pouvaient avoir sous-estimé sa force. Il ne perdait rien à essayer.

(((467)))

_________________
Image

L'homme de toutes les femmes, la femme de tous les hommes
Lampadaire officiel de la quête 32

Le thème de Faëlis


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 29 Juil 2016 03:15 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 20 Avr 2010 21:13
Messages: 12962
Localisation: Derrière Cromax
Pendant que Frouillot réalisait ses échantillons, Hrist observait la femme qui accompagnait la fameuse Anna. Elle n'avait pas l'air bien terrible, ce qui pouvait être là une dangereuse façade comme sa plus fidèle Murène, Katalina. Par ailleurs, Anna ne semblait pas malmenée ni conduite ici contre sa volonté. Et si elle cherchait des poisons, elle aussi, c'est que sa mission devait ressembler à celle de Hrist. Qui allait-elle tuer ?

(" AH ! L'ironie voudrait que ça soit Léodos. Hey ! Ca serait pas TROP marrant ça ? Imagine un peu ! Faite la course à celle qui le creuse le plus vite. ")

Frouillot mélangeait plusieurs liquides avec soin. Passant l'une des mixtures liée à une seconde pour les verser méticuleusement dans une fiole. Le vieil homme avait encore les doigts agiles, dopé par ce sentiment d'avoir en face de lui une femme s'y connaissant, il avait même tenté de bafouiller que s'il avait quelques années de moins... Ce qu'il ignorait, c'est que la femme qu'il avait en face de lui était très probablement plus âgée que lui.

Pureté ajouta à ses soins une autre commande, différente de celle de Hrist. Là où la Sindel préférait un peu de spectaculaire, Anna elle avait désiré quelque chose de plus rapide et de préférence sans douleur. C'était tout à son honneur mais le dîner allait être d'un chiant. S'il fallait écouter Cromax baver à quel point son honneur le conduisait à lutter corps et âme pour ce monde et voir la princesse machin tirer une gueule de trois pieds de long comme lors de l'échange dans son cabinet, si personne ne décidait à crever en vomissant des flots de sang et en se chiant dessus de façon carabinée, elle ne tiendrait pas jusqu'au dessert avant de céder à la tentation de tuer tout le monde.

Mais le carnage de la famille royale ne faisait pas partie du plan, dommage !

Hrist sentait de nouveau l'envie de mort, de Mort même. Avec une pulsion de plus en plus brutale qui animait ces sens. Et pour ça, toutes les raisons étaient bonnes, le manque de discrétion de Frouillot suffisait à lui tout seul pour qu'elle fasse brûler ce cloaque et tout ceux qu'il abritait. Mais Pureté... Hrist était partagée entre le soulagement de la voir et la colère car c'était la seule personne qui à cette heure protégeait les Mâcherfers d'un carnage total et d'un incendie criminel. Et elle n'était pas d'humeur à faire dans la dentelle, vraiment pas.

Frouillot présentait les créations, assurant qu'il suffisait de mélanger les deux mixtures pour en faire un poison intracable et que l'autre ne convenait pas à sa subtilité légendaire, à en juger son franc parlé, et qu'il s'agissait plus d'une bombe, un peu comme les explosifs d'Oranan mais à retardement. C'était drôlement futé. Plus on ajoutait de pincées de poudre, plus le temps avant explosion était court. De quoi tendre un parfait piège; un peu comme la flamme lente de Katalina. Ce magnésium en bloc dissimulé dans une gourde plein d'huile qui coulait goutte après goutte. Lorsque la dernière goutte d'huile s'écoulait, laissant entrer l'air, le magnésium s'enflammait. Certes, ce n'était pas une boule de feu de maître magicien, mais dissimulé derrière un rideau ou dans des draperies, le petit feu conduisait rapidement à un incendie plus gros et plus difficile à tracer ***.

Mais tous deux furent interrompu par Pureté qui visiblement ne parvenait pas à digérer la remarque de Frouillot. Hrist y était restée indifférente mais elle, non. Pureté se laissait visiblement trop conduire par ses sentiments et ces émotions. Elle n'avait pas assez de froideur ou d'indifférence, peut-être même de maturité mais Hrist se souvenait qu'il s'agissait là de sa première véritable expérience en matière de quête et d'aventure... Peut-être allait-elle se faire pardonner.

De toutes façons, Hrist était trop occupée par sa soif de meurtre. Elle récupéra les fioles, les rangeant dans sa cape, le visage toujours à demi dissimulé et lorsque son doigt toucha le doux pommeau de sa lame, elle demanda à l'assemblée :

"... Dites moi Frouillot... Parviendriez-vous à me reconnaitre si on vous demandait qui est venu dans votre repaire aujourd'hui ? "

Puis, vers la femme Mâchefer :
" Et vous, chère inconnue ? "

Elle avait volontairement ignoré Pureté. Avec un peu de chance, ils comprendraient qu'elles s'étaient déjà rencontrées... Hrist jubilait d'avance. Elle raffermit ses doigt autour du manche de la Tueuse de Mage, prête à tuer l'alchimiste si sa réponse venait à lui déplaire.

Et il en faudrait peu.
--------------------

*** Technique utilisée par les résistants Français dans les bureaux nazis lors de la II Grande Boucherie. Une sorte de grenade incendiaire à retardement faisable avec les moyens du bord.



------------

784 mots

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 2 Aoû 2016 21:54 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 23 Nov 2008 19:12
Messages: 26620
Localisation: Tulorim
Un oracle !



La capacité de distinguer l’aura était nouvelle pour moi, je devais donc apprendre à l’analyser, à discerner les nuances, les différences, bien qu’instinctivement, je ressentais ce que l’aura représentait. Au fil de notre rencontre, je vis son aura devenir plus lumineuse, elle semblait plus confiante en ma présence. Par contre, la petite pointe orangée représentant l’inquiétude demeurait toujours présente, quoique moins intense.
Au bout de quelques longues, profondes et lentes respirations, la créature ne se présenta pas immédiatement, de sa voix qui me semblait masculine, elle commenta d’abord mes propos. Devant mon annonce d’appartenir à un autre monde, elle affirma que la fin du monde approchait, précisant que si les héros étaient là, l’issue n’en était pas moins incertaine.

Immobile et muette, je me contentai de pencher la tête de côté. J’attendais, la suite, sans savoir s’il y en aurait une ou pas, mais je ne voulais surtout pas la brusquer ou l’interrompre.

Puis, cet individu de l’ombre plutôt étrange m’expliqua qu’il avait déjà été un homme jusqu’à ce que Elysian en décide autrement.

(Elysian en décide ? Parle-t-il de son monde ou d’une créature portant ce même nom ? )


Puis enfin, il se nomma : « Je suis l’Oracle de l’Avenir »


(Un oracle ! )

J’avais vaguement une idée de la fonction d’un oracle, mais je n’en étais pas vraiment certaine. De mémoire, à ce que j’avais entendu, il s’agissait d’un être qui pouvait répondre à nos questions concernant l’avenir. Et puis, celui-ci avait précisé qu’il était l’oracle de l’avenir... de l’avenir incertain.

J’avais devant moi quelqu’un qui pourrait répondre à mes questions, mais je n’avais pas la moindre idée de ce que je pouvais lui demander, et puis ces taches de sang me déconcentraient, je m’inquiétais pour cet oracle, même s’il était un pur étranger.
Sur le même ton calme, d’un débit plutôt ralenti afin de l’aider à me comprendre. Tout en demeurant assise, je m’informai d’abord de son état.

«J’aimerais bien vous poser des questions sur l’avenir. Mais d’abord, je m’inquiète de votre santé, vous semblez blessé, je peux faire quelque chose pour vous aider ? »

De sa voix lente et douloureuse, l’Oracle me répondit :

« Il n'y a... plus rien à faire pour m'aider. »

« Vous étiez un homme... un retour en arrière est possible ou pas ? Est-ce votre désir ? »


« Mon désir... n'est plus... car ce qui est fait ne peut être défait. »

Il restait là sans bouger, statique. Ce que je venais de comprendre, ou plutôt de déduire, c’est que son sort en était jeté, il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Et puis, de toute façon, rien dans sa voix ne semblait suggérer qu’il voulait y changer quoi que ce soit. En fait, sa nature avait considérablement changé et il ne semblait plus habiter le moindre désir. Je me forçai donc de faire abstraction du sang qui maculait son drap et j’enchaînai mes questions.

Tout d’abord, je me devais de tenter de comprendre de quelle manière, l’oracle pouvait m’être utile.

« L'oracle de l'avenir incertain... je ne suis pas certaine de comprendre, cela suppose que vous pouvez répondre à mes questions sur l'avenir, cet avenir qui sera incertain, car il dépend de nos actions ? »


Je peux... répondre à certaines questions... Mais pas à d'autres... Certains avenirs sont plus sûrs que d'autres... qui le sont moins. Qui sait... ce que nous réserve le futur ? Chaque action... si petite soit-elle... peut avoir de lourdes conséquences.

Je le regardais, songeuse, je pouvais certes lui poser des questions sur l’avenir, mais je devais être consciente que rien n’était figé dans le temps, tout dépendrait des actions que nous allions faire. Comme il venait de le préciser, la moindre action pouvait entraîner de lourdes conséquences. Je sentis alors un poids sur mes épaules, trop consciente de la responsabilité qui m’incombait. Je pris une grande respiration pour me calmer avant de poursuivre.

« Pourquoi dites-vous que la fin du monde arrive ? »

« Car ce monde... est arrivé à un tournant... Il n'existera plus tel qu'il est... à présent. »

Cette fois-ci sa réponse me rassura, puisqu’en fait, le monde existerait toujours, mais d’une façon différente et c’était en quelque sorte ce que nous souhaitions, puisqu’il était en train de tomber en ruine, par le drainage continu des fluides.


J'aimerais aussi comprendre ce qui arrive avec le drainage des fluides et ce que je dois faire pour résoudre la situation

«Chaque être... est libre de choisir ses actions... Je ne suis le guide d'aucun.»

Je ne pus à ce moment réprimer une moue de déception, j’avais beaucoup d’espoir en cet oracle et il ne m’apportait que peu de réponses. Peu de réponses satisfaisantes en ce qui me concernait.

« Pouvez-vous me donner une piste à suivre ? Un nom de personne apte à m'aider, afin de poursuivre mon investigation ? »

« Tel... n'est pas mon pouvoir... Je peux révéler certains avenirs... Mais rien de la sorte. »

Je tournais en rond et n’avançais à rien, j’éprouvais une certaine difficulté à comprendre ce que je pouvais demander à cet oracle. Tout en demeurant assise, je décidai de garder le silence un moment et me fermai les yeux afin de mieux me concentrer. Il me fallait réfléchir. Une opportunité se présentait à moi. Rencontrer un oracle, n’était pas chose commune, il suffisait que je trouve le moyen d’en tirer profit, mais pour cela, il me fallait prendre le temps de mettre en place mes idées.

(Il est l’oracle de l’avenir incertain… Il peut donc prévoir ce qui arrivera si tel ou tel acte est posé… je dois trouver la bonne question cette fois !)

Et c’est à ce moment que ma conscience décida d’intervenir.

(Et pourquoi faudrait-il que cette fois soit la bonne ? Tu es limité à un nombre de questions précises ? Je n’ai rien entendu de tel ! )

Il arrivait quelquefois à ma conscience de prendre un air légèrement condescendant et cela m’irritait légèrement.

(Mais, je ne peux pas tout de même y passer la nuit ! ) Répliquai-je

(Et pourquoi pas ! Tu es donc si pressé de rentrer chez toi ? )

Une fois de plus, ma Conscience avait raison. Quelque peu contrariée, je décidai de ne point lui répondre tout en suivant tout de même son conseil.

« Elysian subit actuellement un drainage des fluides, j’aimerais savoir ce qui arrivera à cette planète et à ses habitants si le drainage ne cesse pas ? »

J’allais refermer la bouche, lorsqu’une autre question me vint en tête.

« J’aimerais aussi savoir ce qui arrivera à ce monde et à ces habitants si le drainage des fluides s’arrêtent.»

Des questions générales et imprécises, mais je n’avais d’autres idées pour le moment, peut-être viendraient-elles en écoutant les réponses de l’Oracle.

« Et si je poursuis mon exploration du tunnel, risquai-je de rencontrer des gens qui pourront m’aider »

« Est-ce que l’un des aventuriers de Yuimen risque de rencontrer la ou les responsables du drainage des fluides, s’il poursuit dans la voie qu’il s’est donné jusqu’à présent et si oui, qui sera cet aventurier ? Et survivra-t-il ? »

C’est tout ce que j’avais trouvé pour le moment. Je regardais l’Oracle, pleine d’espoir, espérant secrètement que ma conscience avait raison et qu’il ne mettrait pas un terme à mon interrogatoire, même s’il était mené gentiment.

(((1242 mots)))

_________________
Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Mar 23 Aoû 2016 19:46, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 8 Aoû 2016 12:12 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 17 Nov 2008 23:14
Messages: 6165
Illyria – Cachot

    Dans sa cellule noire, Faëlis ne voyait pas grand-chose, ça, c’était certain. Il avait été allégé de ses affaires et reposait sur une paille puante et grouillante.

    A l’exclamation vigoureuse de son déplaisir à se trouver en ces lieux, un type ouvrit une porte, située à l’extérieur de sa cellule, éclairant le cachot de la bougie qu’il tenait à la main. Faëlis pu alors constater qu’il était dans une cellule solitaire sans aucune fenêtre donnant sur une salle dont les seuls ornements étaient une table et quatre chaises. Le nouveau venu, un homme entre deux âges à qui il manquait plusieurs dents, s’approcha de Faëlis et le regarda longuement sans le moindre commentaire. Il finit par lâcher une miche de pain et poser un broc d’eau dans la cellule de Faëlis avant de dire :

    - T’vas pas tarder à embarquer, mon p’tit gars, alors mange, parc’que tu sais pas quand tu pourras de nouveau.

    Sur ces paroles, il détourna les pieds et s’éloigna, laissant la bougie sur la table, largement hors de portée de la cellule de l’elfe. Ce n’est qu’alors que Faëlis pu entendre un petit bruit provenir de derrière lui, dans la même cellule, comme de la paille que l’on écrase. En se retournant, il pourra constater qu’il ne se trouve pas seul. Dos à lui, recroquevillée sur elle-même, se trouve la silhouette d’une femme. Ses cheveux blonds cascadent dans son dos tel autant de petits fils dorés reposant sur une tunique qui autrefois dû être d’un blanc d’albâtre mais qui n’était à présent que maculée de crasse. Il ne pouvait voir son visage, caché entre ses bras, mais, lorsque finalement elle leva la tête, ce fut une bien étrange personne qui se présenta à ses yeux.

    Le bas de son visage était semblable à celui d’une humaine, quoi qu’avec la délicatesse des traits elfiques qui se retrouvaient également dans ses oreilles pointues et la douceur de ses traits. Cependant la ressemblance s’arrêtait là car le haut de son visage était recouvert d’une fine fourrure mouchetée, orné de deux yeux d’un bleu grisé qui le regardaient, écarquillés. Elle semblait tout aussi captive que lui.

    Image


Illyria – Les égouts

    A la première question de Guasina, l’Oracle prit une grande et douloureuse inspiration avant de répondre.

    - Si le drainage se poursuite… Elysian s’enfoncera dans un cataclysme… Et des cendres de ce monde en naîtra un nouveau.

    La seconde réponse vint plus rapidement après la première.

    - Les avenirs en ce cas sont… nombreux… Cela dépend d’où le drainage s’arrête… le cataclysme sera peut-être… seulement partiel… Peut-être ce monde… retrouvera-t-il son ancienne forme… Peut-être ne s’en remettra-t-il pas. Les avenirs sont… nombreux.

    Le regard de l’Oracle se perdit dans l’obscurité des couloirs lorsque Guasina mentionna la poursuite de son exploration. Ses épaules, cependant, semblaient se voûter petit à petit comme sous le poids de ses révélations sur le futur.

    - Des rencontres peut-être tu feras… Des objets peut-être tu trouveras…

    A la dernière question, il répondit avec un mince filet de voix :

    - Aucun… des aventuriers… n’a rencontré de responsable… Ni n’est sur le point d’en rencontrer… Mais les avenirs sont vastes… Tout dépend de l’avenir et des choix….


[b]Illyria – Chez Frouillot

    Frouillot s’apprêtait à remplir la demande de Leykhsa lorsque celle-ci prononça ses derniers mots et un sourire très lait s’installa sur le visage du vieillard. Il ramassa une fiole toute simple, contenant un liquide d’un noir profond et le tendit à la semi-elfe.

    - [color=#0040BF]Ça, c’est pour toi ma bécasse, amuse-toi bien avec.

    Il lui tourna ensuite le dos, manifestement, il n’accèderait pas à ses autres demandes et Amaryllis ne semblaient pas déterminée à agir en faveur de la jeune femme. Son visage gardait cette même expression amène.

    A la question de Hrist, cependant, le rictus de Frouillot se mua en un tout autre sourire qui, lui, se retrouvait dans ses yeux. Oh, la grimace sur son visage était tout aussi laide et cela contribuait à rendre son expression plus sinistre encore.

    - J’l’aime bien, cette petite, j’l’aime bien, dit-il. Tu peux r’venir me voir quand tu veux, ma p’tite, j’suis certain qu’on trouv’ra d’quoi faire affaire. T’aurais p’têtre même un ou deux trucs à m’apprendre et j’suis certain d’en avoir des tonnes.

    Amaryllis elle aussi souriait. Son sourire à elle, au contraire de l’alchimiste, ne se transmettait pas à ses yeux. Elle était adossée à l’un des meubles de la pièce, les bras croisés. L’image même d’une personne sur son propre territoire ne craignant pas un instant les menaces, assurée de son propre pouvoir.


[Hrist – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (JMCMB), 0,5 (longueur) ;
Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (questions), 0,5 (demandes de vision), 1 (longueur) ;
Faëlis – xp : 0,5 (tentative de s’échapper) ;
Leykhsa – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (poison), 0,5 (longueur)]

_________________
Image


Une question ? Par ici.
Pour une demande de commentaire, de dirigé,
par là.
Pour une demande d'intervention ou de sévices,
de ce côté.


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 9 Aoû 2016 13:48 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 28 Juil 2012 11:08
Messages: 959
Localisation: Elysian
Tous ses efforts furent vains. Il n'avait plus aucune lame, ni son armure, et pas même son miroir ! Ses cris semblèrent cependant entendus... mais seulement par un homme particulièrement laid, qui lui apporta du pain et de l'eau. On le traitait vraiment comme un vulgaire criminel !

Mais il n'eut pas le temps d'en placer une : l'homme annonça qu'ils allaient bientôt « embarquer » et qu'ils feraient mieux de manger le peu qu'il leur apportait, avant de se retirer. Il ne resta bientôt que la faible lumière de sa bougie qui passait par la grille de la porte.

Alors que l'elfe allait se plaindre à grand bruit, quelque chose bougea derrière lui. Une femme ? Il n'était pas seul ! Elle devait dormir depuis tout à l'heure et il l'avait sans doute réveillé comme un goujat ! Enfin, ainsi, elle pourrait aussi profiter du repas.

Dans un premier temps, un cru avoir affaire à une semi-elfe, tant la distinction entre humain et elfe semblait légère, mais il remarqua bientôt que ses oreilles en pointes ainsi qu'une bonne partie de son visage tâché de crasse étaient couverts d'une mince fourrure. Une humoran ? Est-ce que cela existait sur ce monde ? Il plissa les yeux, se contorsionna et parvint tant bien que mal à se mettre debout, pied joint, pour s'incliner légèrement :

« Bien le bonjour, mademoiselle. Excusez-moi de ne pouvoir vous honorer de meilleure révérence, mais ces rustres semblent n'avoir qu'un sens des convenances très limité ! » lança-t-il allègrement.

Son sens naturel de l'équilibre lui permettait de tenir à peu près correctement ainsi. À voix plus basse, il ajouta :

« Ne vous inquiétez pas, nous trouverons un moyen de sortir, j'en suis sûr ! En attendant, n'hésitez pas à prendre l'essentiel du pain. Mon dernier bon repas est sans doute plus proche que le vôtre. Puis-je savoir qui vous êtes, si ce n'est pas indiscret ? Et si vous avez une idée d'où nous sommes ? »

Tout en disant cela, il se dirigea à cloche-pied vers la porte. Le verrou était bien sûr à l'extérieur, mais il y avait aussi une poignée à l'intérieur. Se mettant dos à la porte, il commença à y frotter ses liens, cherchant un moyen de les accrocher et de les démêler.

_________________
Image

L'homme de toutes les femmes, la femme de tous les hommes
Lampadaire officiel de la quête 32

Le thème de Faëlis


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 18 Aoû 2016 16:16 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 30 Juin 2015 09:36
Messages: 222
Le gros porc qui sert d'alchimiste aux Mâchefers n'apprécie aucunement mon commentaire, comme je m'en étais doutée. Il me sert un sourire nauséabond, me fourre une fiole dans les mains, certainement le poison demandé, et me dit de me débrouiller avec cela, laissant ma jambe sans traitement. Je grimace, tiraillée entre l'envie difficilement répressible de lui planter une flèche dans la joue et de tourner jusqu'à ce qu'il me fournisse le traitement adéquat et la crainte de froisser Amaryllis, dont j'aurai encore probablement largement besoin. Je finis par me calmer et m'empêcher de commettre une autre connerie, sauvant, je l'espère, ma relation encore très faible avec la Gardienne de Nuit sur qui je mise quelques espoirs concernant l'avenir.

Enfin, jusqu'à ce que Hrist, prouvant une nouvelle fois son tempérament quelque peu dangereux, pour ne pas dire instable, ne menace les deux Mâchefers très ouvertement. Je fronce les sourcils, quelque peu décontenancée par cette attitude aussi belliqueuse. Il est assez clair que ces deux personnes font partie de la criminalité de la ville, et ils n'ont aucune raison de se méfier tout particulièrement d'elle sur un plan de rapport de force. Autrement dit, les menacer aussi directement à une contre trois aurait toutes les chances de provoquer une rixe. Et elle semble le mesurer, c'est bien là que je ne comprends pas. Pourquoi chercher la confrontation de cette manière. D'ailleurs... D'ailleurs elle ne m'a pas posé la question... Nous avons toutes deux déjà été légèrement étranges durant ce bref échange, si elle commence à m'exclure de ses menaces nul doute que la calculatrice Amaryllis trouvera cela louche. Et je ne sais comment écarter cette maladresse efficacement. Si je réponds comme si j'avais été visée, cela pourrait très bien mettre cette écart derrière nous comme pointer du doigt ce détail que la Gardienne de Nuit n'a pas relevé. Si j'ignore tout simplement la joute verbale, alors les soupçons de cette dernière, s'ils existent, pourront s'étoffer.

Mais est-ce seulement une maladresse ? Frouillot répond avec une certaine bonhomie aux menaces de la Sindel, lui proposant même de revenir dès qu'elle le désire, tandis que j'observe les traits camouflés de ma compagne d'aventure. Elle a déjà menacé deux membres d'une organisation criminelle alors même qu'elle était en sous-nombre, si bien que j'en viens à me demander si ce n'est pas la lutte qu'elle cherche. Alors cet oubli en était-il un ? Je serre imperceptiblement les dents alors que le gros porc termine sa phrase. Un lourd silence pourrait s'installer, si je ne fais rien. Un silence dangereux qui pourrait permettre à Amaryllis de trop réfléchir quant à ce qui vient de se passer. Au moins aucun des deux n'a-t-il répondu clairement à la provocation de Hrist, aucun des deux n'a commis de geste irréparable. Mais si mes soupçons concernant la Sindel sont fondés, alors rien ne me dit qu'elle quittera cette pièce sans faire d'histoire. Et pourtant, j'ai besoin qu'elle le fasse. J'ai besoin qu'elle s'en aille, maintenant, qu'elle ne commette pas d'impair. Alors, prenant un risque qui je l'espère sera le dernier, je prends la parole pour lui faire comprendre qu'il faut qu'elle parte enfin, avant de provoquer un véritable bain de sang.

« Les grandes personnes ont besoin de parler maintenant, » lui fais-je d'un ton condescendant, « retourne donc mendier devant les portes du palais et laisse nous seuls. »

L'arrogance dans ma voix et mes propos est là avant tout pour noyer les soupçons quant à notre potentielle amitié, mais ce n'est pas le plus important dans mon message. J'espère qu'elle comprendra où je veux en venir. « Laisse nous seuls », pour lui faire comprendre que je veux éviter le bain de sang, pour lui demander de ne pas s'engager sur cette pente glissante, pour lui faire comprendre que j'ai besoin de ces deux là, où au moins d'Amaryllis... Et les portes du palais pour lui donner un nouveau lieu de rendez-vous. Je ne sais pas si elle a fait fi de mon premier message subliminal ou si elle ne l'a simplement pas compris, mais j'espère celui-ci à la fois plus subtil et plus parlant pour elle.

Sans plus attendre, tentant de faire oublier la présence de la Sindel parmi nous, je me tourne alors vers la Gardienne de Nuit, remettant le sujet de ma jambe sur le tapis.

« Tu sais bien que la tâche sera compliquée si je ne possède qu'une jambe valide. J'obligerais bien moi-même ton laquais à me donner de quoi la soigner mais j'ai peur que tu le prennes mal. Alors je te laisse le soin de lui faire comprendre que tu as besoin de moi entière, sinon je devrai m'occuper de le convaincre moi-même. »

C'est à mon tour de proférer des menaces, mais contrairement à Hrist j'ai pu voir, ou en tout cas apercevoir, la façon de penser de cette femme. Et je doute qu'elle s'offusque de mes paroles si facilement.



(((819 mots)))

_________________
Image

Merci à Dame Itsvara pour la signature


Haut
 

 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 19 Aoû 2016 04:42 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 20 Avr 2010 21:13
Messages: 12962
Localisation: Derrière Cromax
Introduction musicale

La situation qui suivait fut aux yeux de la jeune Sindel des plus troublantes. Elle qui avait ouvertement menacé les Mâchefers se voyait à peine gratifiée d'une réponse. Frouillot ricana en grimaçant et dit qu'elle pouvait revenir à sa rencontre pour faire affaire. Sa réaction était des plus singulière, à tel point que Hrist se demandait si elle avait été assez claire dans ses propos, ne parvenant pas à identifier une trop grande confiance en soi de l'alchimiste ou un manque de crédibilité de sa part.

La femme qui accompagnait Pureté ne pipa mot. Elle restait calmement adossée contre un meuble sans même daigner lui répondre. Frouillot avait-il tout dit ? Était-ce là l'importance qu'ils avaient à lui accorder ? N'était-elle à leur yeux qu'une vulgaire donzelle qui s'essayait aux poisons ?

Hrist déportait son regard sur les trois personnages, cherchant un indice dans la situation qui lui ferait entendre la raison de cette indifférence. Mais Pureté interrompit brutalement cette réflexion avec un propos lancé d'un ton arrogant et désagréable. Ces dires ne firent qu'accentuer ce malaise que l'Anima Noire ressentait. D'abord, elle fut traitée de minette, de petite ou peu importe ce qu'elle sous-entendait, Pureté venait manifestement de la rabaisser devant les deux Mâchefers. Puis, comme si cela ne suffisait pas, elle l'envoya carrément jusqu'à mendier devant le palais.

Le palais ?
(" Oops... ")
(" Tiens donc... ")

Hrist passa du chaud au froid en un éclair. Elle qui se sentait humiliée d'être ainsi snobée décida de ne pas laisser cette chance et cette opportunité de faire un petit carnage. Même si Pureté n'avait pas fait attention, elle venait de trahir une chose qui avait été dite plus tôt par Cromax et elle même. Qu'ils se rendraient au Palais. Même si la jeune femme l'avait probablement dit pour éviter d'avoir à essuyer un affrontement, elle et sa jambe blessée, Hrist n'en attendait pas moins. Et une fois que les deux Mâchefers seraient morts, elles auraient le loisir de discuter sans craindre d'être écoutée...

La jeune Pureté se tourna donc vers la femme Mâchefer qui n'avait pas donné une seule expression depuis son arrivée, essayant de lui faire entendre raison quant à la gravité de sa blessure et de la nécessité des soins qui devaient lui être prodigués sans attendre. Hrist n'attendant plus de réponse, elle profita de cette interruption spontanée et tira sa lame, la Vieille Rengaine en direction de Frouillot. Un geste souple et vif qu'elle avait déjà effectué tant de fois...


-------------------

Cible : Frouillot

Attaque droit à la gorge - Perce-Âme :
50+[lvl de Silmeria-lvl de la victime]*3 % de tuer sur le coup; si ça ne tue pas sur le coup, attaque à for+2/lvl.
Utilisable 1 seule fois par combat et par victime, Consomme la quantité de PKi nécessaire à une CC de niveau maximum, se passe toujours en début du tour.

Doublée avec :

Insaisissable : (Skill de classe) L'assassin se fond dans les ombres et fait preuve d'une agilité quasi-démentielle pour éviter nombre des coups de l'ennemi (+0,75/lvl aux esquives pendant lvl/2 tours.).

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 354 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 ... 24  Suivante


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016