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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 27 Sep 2016 05:48 
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Sans même le savoir, Hrist traquait une proie. Redevenue chasseuse, elle s'était dressée et silencieuse comme la mort, l'oreille au aguets du moindre bruit qui trahirait la présence d'un intrus, elle se déplaçait dans cette pièce toxique et abandonnée comme le ferait un courant d'air.

Le couinement qui venait à ses oreilles semblait venir d'un coin de la pièce mais il était trop faible pour être localisé avec facilité, ça revenait à chercher une souris de nuit dans une chambre. Sauf que son regard trouva au bout de quelques instants une forme singulière. Un caillou. Un caillou aussi long qu'un avant bras et qui, en approchant, semblait être la source de ces couinements. Hrist s'en approcha, l'arme au clair, prête à tuer mais soudain...

Elle cligna des yeux et lorsqu'ils se rouvrirent, il n'y avait plus rien. Aussi elle resta là, en silence, immobile, à chercher du regard où il avait bien pu passer. Elle regardait méticuleusement les coins et prêtait toute son attention aux sons qui lui venaient. Mais il n'y avait que l'écho glauque des goutes d'eau qui tombaient dans les flaques, bercées par un petit courant d'air aussi glacial que ce cloaque était humide.

" Bon... Je suis déjà trempée et gelée. Cet endroit est un vrai nid à rhumatisme. "
" Ce sont des égouts, Princesse. C'est pas la même piscine partout. "

Elle hésita un court instant puis, toujours sous le doute cracha un amer : " Je sais que j'ai vu quelque chose... Je suis pourtant pas folle. "
" Le dis pas trop vite surtout."
" Sois sérieuse un instant. "
" Je suis sérieuse comme une pneumonie chez un nourrisson. Et non, tes yeux ne te jouent pas des tours, j'ai bien vu quelque chose aussi. Mais il a complètement disparu. "

Hrist fit les cent pas dans la pièce, cherchant à comprendre. Frouillot avait-il été tordu au point d'ajouter un autre piège à son mécanisme ? Pourtant, il y avait bien le gaz toxique. La femme caressait le collier de perle rouge du bout du doigt, remerciant secrètement la magie d'avoir pu lui épargner une bien triste mort. Puis, son doigt toucha le présent de la Reine des Sylphes. Le pendant d'Uraj et si elle se souvenait bien, il avait pour faculté de pouvoir transporter de façon magique et instantanée quelqu'un d'un endroit à un autre. Et si... ?

Hrist ne se souvenait pas avoir entendu que ce genre de pouvoir était courant, surtout dans un monde où se meurt la magie. Alors si toutes deux avaient bien entendu et vu quelque chose disparaître...

La coincidence était trop forte et elle même n'y croyait pas vraiment mais au moins avait-elle découvert une nouvelle porte de sortie. Elle ferma les yeux, visualisant la pièce où elle se battait plus tôt avec Cromax.

La magie opéra. Il fallu un battement de cil et lorsque ses yeux s'ouvrirent, il n'y avait plus la pénombre. L'air n'était plus mortel et l'hydrométrie avait fortement baissé. Elle chercha du regard mais Cromax n'était pas là. Elle était seule dans la chambre, pouvant se changer à loisir, la majeure partie de ses affaires étant encore ici. Hrist abandonna sa cape et ses bottes ainsi que la Robe des Sylphes complètement trempée pour adopter sa tenue luxueuse et Ô combien inconfortable. Les bottes aux talons vertigineux et fins étaient certes jolies mais perchée sur celles-ci, la marche n'était pas impossible mais courir ou même marcher discrètement était toute autre chose. A chacun de ses pas, l'acier du talon mordait le sol et le faisait résonner dans la pièce.

Hrist termina par un brin de toilette et fit de ses longs cheveux noirs une tresse qu'elle laissa négligemment pendre sur son épaule et dont elle attacha l'extrémité avec l'aiguille d'argent.
Son reflet dans le miroir lui rendant une image assez comparable à celle qu'elle se faisait de la haute noblesse, elle attendit quelques instants que Cromax ne cesse de plaire aux foules et daigne revenir. Elle avait les poisons et même une bombe chimique, bien que sa mission n'eut été que de récupérer une seule dose, la Sindel avait pour le meurtre et le chaos, comme un semblant de folie des grandeurs.

Mais il ne vint pas. Cromax n'était pas encore là. La jeune femme passa la porte, espérant le voir arriver dans le couloir.

---------------

Utilisation du pendant pour revenir au Palais.
Sors de la chambre pour trouver Cromax.

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La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 27 Sep 2016 11:59 
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Les réponses d’Aaria’Weïla ne tardent pas à revenir, me faisant retourner dans cette réalité tangible qu’un instant nous avons quittée. Elle approuve ma prise de position pour Camiran, précisant qu’elle ne veut pas de bain de sang, et qu’elle apprécie pouvoir compter sur un allié supplémentaire éventuel. Il faut que je le recontacte, brièvement, une fois mon retour à Illyria, pour lui signifier l’accord de la noble Reine des Sylphes à son égard. Ça ne fera que le motiver davantage en ce sens. Elle approuve à demi-mot ma décision de choisir Hascan comme successeur à l’actuel Roi d’Illyria, citant quelques qualités conséquentes de ce que j’ai pu révéler sur lui. Mais je ne sais que trop bien ne pas le connaître suffisamment pour faire une conclusion définitive et si hâtive. Je devrai également le confronter à nouveau, sans sa demi-sœur pour prendre son parti et le défendre, cette fois. Une discussion d’homme à homme, qui détourerait les positions qu’il pourrait prendre en arrivant sur le trône, où je le hisserais par mes actions et celles de mes camarades aventuriers sur place dans la grande capitale humaine. Aaria s’étonne tout de même qu’Insilbêth ait été nommée régente, de par sa nature féminine, arguant les progrès culturels marqués de la cité. Je ne peux m’empêcher de soupirer, pensant très sincèrement qu’ils sont loin d’avoir été jusqu’au bout de cette démarche progressiste, puisqu’il lui est toujours interdit d’accéder au trône en qualité de reine, alors qu’elle aurait fait une majesté à la fois juste et respectée. Une succession que nul n’aurait pu contester : la lignée filiale directe du précédent roi. Et non pas des cousins véreux ou des bâtards opportunistes.

La noble Reine, ensuite, me recommande de garder un œil sur les actions de Hrist. Ce que je compte bien faire. Elle la décrit comme féroce, mais aussi capable de nous desservir par ses actions trop poussives et meurtrières. Je devrai la raisonner, et gérer sa soif de sang si puissante qu’elle a tendance à déborder sur la pertinence de son jugement. Elle me donne également des informations sur les autres aventuriers. Certaines que je sais déjà, comme la présente de Pureté et Faëlis à Illyra, mais également d’autres, innovantes, telle que la présence de Guasina, la lutine, dans le murs de la même ville. Earnar, cet elfe bleu si curieux et méfiant serait sur les terres d’Arden, la cité agricole humaine. Kerenn, lui, ce sindel intéressé par les Amants de la Rose Sombre, serait dans le désert de Shill, non loin de Sihle, la cité humaine s’apprêtant à faire une alliance avec Valmarin. Je crois pouvoir compter sur sa perspicacité pour retarder ou comprendre les actes d’alliance matriarcale du prince de Valmarin, s’il se rend sur place. Kalas, l’homme-loup, serait en compagnie de deux inconnus, Tartuffe et Meraxès, dans la forêt des elfes, à Aetelrhyt. Ce sont toutes les nouvelles qu’elle peut obtenir d’eux, par manque de moyen de contrôle sur leur position exacte. J’acquiesce du chef alors qu’elle me précise que Yuralria, la jeune chercheuse Ishtar, amie d’Ixtli, cherche actuellement une solution pour augmenter le pouvoir des pendants d’Uraj, pour nous permettre de communiquer entre nous. Je la salue de la tête en précisant :

« Ce serait fort pratique, à n’en pas douter. Mais ces informations sont pour l’instant bien plus que suffisantes. Lorsque Yuralria aura terminé, car je ne doute pas de sa science, je saurai qui contacter pour que ses actions soient pertinentes en fonction de sa position. »

À ma dernière question, cependant, elle se fait pensive, nostalgique. Elle n’y répond pas de suite, posant son regard calme sur l’horizon bleuté évanescent, faisant redescendre la ferveur de notre joyeuse envolée. Puis, après un moment de silence où le calme a retrouvé nos êtres, elle me précise avoir vécu une fois cette joie, avec quelqu’un, il y a fort longtemps. Quelqu’un dont elle ne cite pas le nom. Qui n’est sans doute plus là. Elle affirme que depuis, seul Jillian a pu comprendre son ressenti profond, sans qu’il puisse y accéder lui-même, de par sa mortalité. Sans me laisser répondre, elle bat subitement des ailes pour reprendre son envol et partir en piqué dans la masse nuageuse nous entourant. Je la laisse aller sans l’y suivre, songeant qu’elle a besoin de calme, de solitude. Je ne resterai sans doute plus longtemps en sa compagnie, conscient d’avoir ravivé d’anciennes peines. EN lieu et place, je reprends à mon tour mon envol, décrivant dans les cieux de larges courbes, comme pour m’entraîner à cette nouvelle maîtrise de mon corps changeant.

Après quelques minutes, la blanche dragonne est de retour, et sans un mot effleure mon aile de la sienne. À nouveaux, nous sommes transportés vers un nouveau décor, que je reconnais sans peine, cette fois, tant il a su si vite devenir familier. Nous survolons les Crocs du Monde, dominant la belle cité, lointaine mais reconnaissable entre mille, d’Ilmatar. La Reine accroche ses pattes griffues à un éperon rocheux, où je me pose à mon tour dignement. Ses yeux sont tournés vers sa cité. Elle souhaite que je la laisse, sans aucun doute, mais sans le dire. Je baisse la tête, souriant de compréhension, et tâchant de capter son regard du mien.

« Moi, je crois te comprendre, noble Reine. Et toujours tu pourras faire appel à moi, si longues que soient nos vies. Je m’en retourne à Illyria au plus vite, ils m’attendent, là-bas. Merci pour cet instant, le plus pur et sincère que j’ai pu vivre depuis fort longtemps. À ton retour parmi les tiens, dis à Ixtli qu’il me tarde de la revoir. »

Et sans un mot de plus, je prends à mon tour mon envol. Et piquant à une vitesse vertigineuse vers les plaines humaines, je survole une dernière fois les Crocs du Monde. Un détail attire mon attention, loin en bas. Sur des éperons de glace géants, dressés vers les cieux comme des armes, des créatures comme celles que nous avons combattues dans les plaines d’Illyria sont perchées. Plus massives que celles que nous avons rencontrées, elles semblent monter la garde sur les Crocs, leur territoire sauvage, prêtes à fondre sur leurs victimes. Je me tâte un instant à descendre les voir mais… ça m’éloignerait de ma mission primale. La sûreté de ce monde avant tout. Mais je garde leur position dans un coin de la tête, pour y revenir plus tard.

Arrivé loin au-dessus de la grande cité des hommes, je change d’apparence pour en choisir une plus discrète, passe-partout. Celle d’un corbeau au plumage d’un noir profond. Croassant, je m’approche de la fenêtre du palais reliée à la chambrée qui m’a été confiée, dans les ombres de la nuit. Me perchant sur l’appuis de fenêtre, je jette un coup d’œil à l’intérieur, pour voir Hrist de retour de son expédition quitter la chambre par la porte. Aussi, je me hâte de passer à travers la fenêtre pour reprendre ma forme elfique et, assis contre celle-ci, j’apostrophe ma collègue sindel avant qu’elle ne soit trop loin.

« Lenneth, mon amour, où partez-vous donc en ces sombres heures ? »

Certain d’avoir attiré son attention, et fier de l’effet que ma subite apparition peut avoir sur elle, je vais à sa rencontre et, m’assurant que quiconque ne nous surveille ostensiblement, l’attire vers la chambre pour en refermer la porte, me glissant contre elle avec une lascivité provocatrice grisante, quand on sait son aversion pour la chose.

« Alors, chère épouse, où en sont nos plans ? Qu’avez-vous pu obtenir ? J’ai pour ma part nombre de changements à vous faire connaître. »

Mais d’abord, j’attends son rapport sur ses états de service.


[1279 mots]

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Mar 27 Sep 2016 14:27 
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Illyria – Docks

Faëlis, suite dans La Mer Scélérate


Illyria – Chez Frouillot

Pour Guasina


    La petite lutine se réveilla petit à petit en entendant une vieille voix rocailleuse parler. Elle était toute groggy et ses muscles ne réagissaient pas entièrement comme ils le devaient, mais grâce au sort de sa faëra, elle ne ressentait pas trop de douleurs.

    - Bon. L’un de vous va m’dire comme vous avez mis la main sur c’te chose, là. Dans un magasin de farces et attrapes ?

    Une voix enfantine lui répondit, celle de l’un des gamins qui avaient accompagné Guasina, Berus de son nom.

    - Mais non m’sieur, on vous jure, on l’a trouvée dans la rue !

    En ouvrant les yeux, Guasina découvrirait un visage peu engageant. Il s’agissait d’un vieil homme à l’air patibulaire, au haut du crâne dégarnit mais aux longs cheveux filasse et gris comme un ciel nuageux à l’arrière du crâne. Sa peau parcheminée était loin d’être de première fraîcheur et il y subsistait des traces d’une ancienne vérole. Son gros nez, lui, partait en éclaireur, rapidement suivit par des yeux d’un bleu glacé qui scrutaient la lutine apparemment allongée sur une éponge enrobée d’un bout de chiffon propre, sur une table, à l’intérieur d’un bâtiment.

    Image


    - Ah bah tiens, c’est que ça s’réveille maintenant. Vous êtes certain qu’ça parle ? Bon… Alors, t’as bien d’la chance d’être en vie, ma p’tite dame, parce que ce truc que t’as inhalé, bah c’était fait pour assommer un ch’val, alors un p’tit bout d’gras comme toi… Maintenant, tu vas p’têtre pouvoir me dire c’que tu faisais sous mon chez moi.


Illyria – Abords du Manoir de Leodos

    Avant que Leykhsa ne parte, Amaryllis lui avait tendu un paquet avec un grand sourire mutin, ajoutant dans un murmure au creux de son oreille :

    - Tiens mon bel oiseau, tu risques d’en avoir besoin.

    A l’intérieur, comme elle le découvrirait lorsqu’elle y mettrait le nez, se trouvait une sublime tenue, une robe magnifique quoi que laissant dénudée une grande partie de la gorge et les épaules, ainsi qu’une partie du dos. La couleur était d’un mauve clair satiné rehaussé de quelques broderies argentées.

    Le manoir de Leodos, comme Leykhsa pu le constater, était une grande demeure au sein de la ville, d’un luxe et d’un standing indéniable. Plusieurs gardes se trouvaient en faction devant l’entrée, constituée d’une porte grillagée donnant sur un jardin intérieur entouré de murs. Au centre du jardin après une allée buissonnante, se trouvait le manoir lui-même, grand et vaste.

    Image


    Le jardin semblait animé de quelques serviteurs et il semblait évident que le Baron s’y trouvait encore. Dans l’écurie, à côté, on pouvait voir des serviteurs apprêter lentement les chevaux, sans se presser. Ils n’avaient pas encore leurs selles posées sur leur croupe.

    Syrah regardait tout ça avec un sourcil levé.

    - Bon, on fait quoi maintenant ?


Illyria - Chambres du palais

Discutaillez, Hrist et Cromax, discutaillez donc.



[Hrist – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (retour aux quartiers), 0,5 (longueur) ;
Guasina – xp : 0,5 (sauvetage);
Faëlis – xp : 0,5 (discussion) ;
Leykhsa – xp : 0,5 (allée vers le manoir), 0,5 (longueur) ;
Cromax – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (discussion), 0,5 (retour à Illyria), 1 (longueur)]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 29 Sep 2016 07:10 
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La porte venait à peine de s'ouvrir qu'une voix retentit de derrière elle. Cette voix, elle la connaissait, c'était celle de Cromax ou plutôt, celle d'Amarthan. Hrist fronça doucement les sourcils puis se retourna, lui adressant un regard un rien sévère. (" Décidément... C'est pas mon jour. Je me fais encore rouler. ")

Elle observa la pièce qu'elle s'apprêtait de quitter avec attention, cherchant à détecter l'endroit où il avait pu se dissimuler si tel avait été le cas. Il avait probablement utilisé le pendentif d'Uraj mais dans quelles conditions ? Il était sensé rester au Palais et il n'était pas du genre à employer la magie impunément là où quelques minutes de marche suffiraient. La femme avait une mine perplexe et elle triturait du bout des doigts cette natte retenue par l'aiguille d'argent tandis qu'il s'approchait d'elle, toujours aussi provocateur.

Au moins prenait-il son rôle bien à cœur, mais la Murène le soupçonnait de faire du zèle juste pour l'irriter. Cromax se rapprochait encore, lui demandant ce qu'il en était de leur plan et confessant lui même avoir des nouvelles. Il ne donna cependant pas de suite, laissant à la femme le loisir de raconter ses... Mésaventures.

(" Aaaah... Il veut jouer la provocation hein. ")

La jeune femme activa les fluides magiques et d'un geste souple s'éclipsa de la trop grande proximité de Cromax pour s'approcher de la fenêtre et de son perron pour mieux comprendre comment il avait pu arriver jusqu'ici. Observant de haut en bas, elle constata avec amertume que les autres fenêtres étaient trop éloignées pour qu'il puisse tenter de passer de l'une à l'autre et que de ces hauteurs, il aurait fallu être complètement fou pour oser une telle ascension, à mains nues, qui plus est.

Se retournant brusquement vers lui, elle se décida enfin à dire :
" Bon... Tu as de ces entrées en matière, toi..."

Elle s'installa sur un fauteuil rembourré dos à la fenêtre à côté d'une autre assise, semblable à la première, et déposa sur la petite table basse les fameuses fioles récupérées chez le vieux Frouillot, rescapé d'une torture dont il n'avait pas idée.

" Je dois juste laisser le produit agir dans la nuit. Ce sera prêt au matin et je pourrais passer à l'action immédiatement. "

Elle tira également de sa robe une autre fiole, ronde, celle-ci semblait différente et Hrist passa le récipient devant son oeil, fermant le second pour observer Cromax à travers le verre, déformant le Sindel et lui donnant une allure amusante.

" Et ça, c'est la solution de secours. Une bombe. Ne la fais pas tomber. " Dit elle, affichant à Cromax un grand sourire avant de la lancer vers lui, espérant secrètement qu'il la rattrape.

(" HEY !!! Si ça tombe c'merdier, le souffle va t'envoyer par la fenêtre ! ")

Mais il était déjà trop tard, la fiole explosive fila dans l'air vers Cromax, il ne lui restait plus qu'à la rattraper.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 30 Sep 2016 04:04 
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En voie de guérison ?


Petit à petit, je refis surface du néant dans lequel je fus plongée un certain temps. Combien de temps ? Quelques secondes ? Quelques minutes ? Quelques heures ? Je n’en savais rien. Mais toujours est-il que même les yeux fermés, je savais sans l’ombre d’un doute que je ne me trouvais plus dans les égouts. L’odeur, l’humidité, la température, tout y était différent. Et puis, il y avait les voix. Je reconnus sans peine celle de l’un des enfants qui discutait avec un homme à la voix enrouée. Cet homme, vraisemblablement incrédule aux paroles des enfants, leur demanda comment ils m’avaient trouvée. Il me qualifiait de chose, croyant un peu que les enfants s’étaient procuré une poupée dans un magasin de farceurs et qu’ils essayaient de le rouler. Bien que peu de douleur me tenaillait, je me sentais encore trop faible et étourdie pour intervenir. Je laissai Berus, dont j’avais reconnu la voix, expliquer au vieil homme de quoi il en retournait. Le petit lui raconta la vérité, ils m’avaient trouvée dans la rue.

(Suis-je un être si étrange pour les habitants de cette ville ? Et pourtant, il existe bien des lutins sur Elysian ! )

Après quelques minutes, j’ouvris mes yeux. Devant moi, me scrutant avec curiosité se tenait un vieil homme à l’allure sinistre. Atteint de calvitie avancée, il s’entêtait à conserver ses cheveux blancs qui lui restaient, d’une longueur que ma mère aurait jugée inappropriée. Ses sourcils étaient épais et les poils qui les constituaient étaient indisciplinés. Ses petits yeux bleus ne me quittaient pas et suivait le moindre de mes petits mouvements. Sa peau, ridée et crevassée trahissait son âge et ses maladies passées. On ne pouvait manquer son nez et ses oreilles, les seuls organes du visage, qui ne cessent de croître tout au long de notre vie. Sous sa petite moustache blanche non entretenue, je vis sa bouche bouger pour articuler quelques mots. Il avait remarqué mon réveil. Doutant de ma capacité de parole, il interrogea une dernière fois les enfants. Puis tout en me précisant que j’avais eu de la chance de ne pas trépasser, il me demanda sans préambule ce que je faisais sous sa maison.

Délicatement, je me relevai sur mes coudes et je constatai qu’on m’avait déposée sur une éponge recouverte d’un chiffon propre. Ce petit lit improvisé, mais douillet reposait sur une table.

Je le regardai enfin dans les yeux, et esquissant un faible sourire, je lui répondis :

« Tout d’abord, je dois vous remercier de m’avoir soignée. Je ne possède pas le moindre sou, par contre, je suis vaillante et dès que je me sentirai mieux, je pourrai vous dédommager en faisant de menus travaux et en vous rendant service. »

Me penchant vers les enfants, je leur dis à leur tour :

« Merci beaucoup, les petits, je vous récompenserai de votre bonne action dès que j’en aurai l’occasion. »

Puis, reportant mon regard sur l’homme qui m’avait soignée, j’entrepris de lui résumer mon histoire.

« J’ai rencontré les enfants dans une rue. J’ai un peu discuté avec eux et je leur ai demandé de me faire un peu visiter leur ville. Et puis, ils m’ont dit que les égouts renfermaient des fantômes. Ils semblaient inquiets et afin de les rassurer, j’ai décidé d’explorer ces couloirs souterrains. Après quelques minutes d’exploration, je n’ai rien vu qui pouvait ressembler à des fantômes. Dans ces sous-sols, il n’y avait que de l’eau, de la pierre, quelques rats, des insectes et sûrement d’autres bestioles. J’étais sur le point de rebrousser chemin lorsque j’entendis un grincement, puis un bruit de chute. J’ai pensé à ce moment que quelqu’un courrait un danger. J’ai donc couru vers la source du bruit, mais je n’ai rien vu. C’est à ce moment que je sentis un poison pénétrer dans mes poumons. Pris de panique, je pris la fuite. J’ai réussi à rejoindre les enfants, mais à bout de force, j’ai perdu connaissance. Je n’avais aucune idée de l’endroit où je me trouvais. »

J’avais raconté ma petite histoire d’une voix franche et honnête tout en regardant cet homme dans les yeux. Son allure, sa voix, son attitude ne m’inspiraient pas confiance, mais l’aura qu’il dégageait n’avait rien d’inquiétant. Cette couleur grise qui l’enveloppait ne dévoilait aucune méchanceté ou agressivité pour le moment. Une petite nuance de gris un peu plus foncé m’indiquait qu’il était un peu contrarié, irrité. Les enfants ne m’avaient pas conduite vers un homme accueillant et avenant, par contre, ils avaient choisi un homme qui pouvait me guérir.

Je me relevai lentement afin de prendre une position assise afin de le questionner poliment.

« Je m’appelle Guasina Roquin, je suis une lutine. Et vous, vous êtes le grand-père de l’un des enfants ? »

(((800 mots )))

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Guasina, protectrice d'âme


Dernière édition par Guasina le Jeu 13 Oct 2016 01:35, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 30 Sep 2016 08:36 
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Abasourdie, mais sans trop le faire remarquer, Hrist se tourne vers moi avec un visage sévère et dubitatif. Apparaître comme ça dans la pièce qu’elle vient de quitter avec la certitude de ne pas m’y voir a de quoi troubler, indéniablement, et je m’amuse de ce qui doit se passer dans son esprit en ce moment. Elle se défile vite de mon rapprochement subit en s’esquivant vers la fenêtre, vers laquelle elle se tourne un instant, comme pour m’éloigner même de sa vue. Ces rapprochements semblent toujours autant l’irriter, et je me plais de plus en plus à attiser cet état d’esprit chez elle.

Subitement, elle se retourne vers moi pour souligner la puissance de mon entrée en matière. Je lui réponds par un sourire enjôleur, levant un sourcil provocateur en la regardant s’asseoir dans un fauteuil proche de la fenêtre. Elle sort alors de sa besace une petite fiole, qu’elle pose sur la table basse en signe de victoire. Elle a le poison, et c’est une bonne chose. Elle explique qu’elle doit le laisser se former la nuit durant, et qu’il sera alors prêt à être utilisé dès le matin. Mais elle ne se contente pas de ça. Sortant des plis de sa robe une fiole, ronde celle-ci, à travers laquelle elle m’observe, lui donnant un air surprenamment ridicule, avec cet œil rendu difforme par le verre, elle m’explique qu’il s’agit là d’une « solution de secours ». Tout en me conseillant de ne pas laisser tomber le récipient, elle me l’envoie à la volée.

Soucieux de ne pas renverser ses précieuses découvertes, j’use peut-être d’un peu trop de zèle pour rattraper l’objet, activant sans le vouloir mon muutos d’air, et m’avançant dans la direction du lancer avec une vitesse… qu’un œil normal aurait du mal à percevoir. Fondant dans les airs plus vite qu’un rapace sur sa proie, je me saisis de l’objet, avançant instantanément de deux mètres vers elle, en un clin d’œil. J’observe aussitôt l’objet, comme si de rien n’était, sans rien y trouver d’intéressant.

« Une solution de secours, donc. Et qui a… quel effet ? »

Si c’est un poison qui donne de l’urticaire à toutes les personnes qui l’ingèrent, autant ne pas s’en servir. Insouciant, je lui renvoie la fiole d’une passe moins hasardeuse, plus ajustée. De sorte qu’il lui heurte avec délicatesse le sein si elle n’a pas les réflexes de l’attraper. Et quelle meilleure réception, plus douce et cotonneuse, que cette zone pour ne pas la briser ? Mais j’en suis déjà à la suite de notre entretien, jugeant le moment venu de révéler ce que moi-même j’ai vécu ici.

« Hélas, il va nous falloir changer de plans. Camiran n’est pas un danger. Suite à notre entretien d’hier soir, il m’est apparu qu’il ne souhaitait pas vraiment s’approprier le trône. Il se rétracterait de sa candidature, si je lui confirmais la possibilité de servir la cause de son monde tout autrement, en servant d’ambassadeur sur « notre monde ». Il voyagerait et rencontrerait élémentaires et vastes paysages sauvages. Il serait aux anges. Un poste qui, au vu de sa profonde naïveté, lui convient bien mieux que celui de souverain d’Illyria. »

Avant qu’elle ne s’emporte, et m’accuse de brimer ses envies meurtrières, je précise tout de même :

« Néanmoins, il nous faut toujours mettre fin aux jours de Leodos. La jeune d’Hyst ne compte pas aller forcément à l’encontre de la promesse de fiançailles proposée par son paternel, avec ce vieux grison inopportun. Il nous reste cependant à trouver une meilleure victime à faire accuser, ou à jouer de tant de discrétion que nul ne pourra nous suspecter d’avoir agi contre lui. Et en parlant de ce vieux baron, je ne l’ai pas encore aperçu. Je crois donc que nos objectifs les plus urgents sont de le rencontrer et d’en apprendre davantage à son sujet. Personnellement, je me dois aussi d’enquêter davantage sur Hascan, avant de le propulser sur le trône. Baser toute cette théorie sur la seule confiance envers la régente me semble un peu disproportionné. »

Mais elle ne m’a pas tout dit de ce qu’elle a fait cette nuit.

« Ce poison, tu l’as eu sans mal ? N’as-tu aucune nouvelle des autres aventuriers présents ici ? Faëlis, Pureté ? J’ai eu l’opportunité d’entrer en contact avec Aaria’Weïla, et elle m’a signalé que Guasina, une lutine, serait également présente en cette capitale. Ne sais-tu rien de leurs objectifs personnels ? »

Je passe vite fait, sans l’expliquer, sur ce contact opportun avec Aaria. Et je dévie le sujet sur un autre point :

« Elle m’a assuré que Yuralria travaillait sur un moyen qui nous permettra de communiquer facilement entre nous via les pendants d’Uraj. De quoi faciliter notre tâche, s’il en est. »

[798 mots]

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 30 Sep 2016 20:05 
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Avant que je ne parte, Amaryllis me tend une boite contenant une robe de fine facture. Une robe toute aussi extravagante que ses propres tenues. Une robe de pute, en un peu moins vulgaire, en somme. Je fronce les sourcils mais m'abstiens de tout commentaire, y compris d'un merci. Elle a peut-être raison, après tout, j'aurai éventuellement à me mélanger à la haute société d'Illyria dans les jours à venir, peut-être même ce soir. Et puis ce n'est pas comme si je n'avais jamais revêtu de tenue aguicheuse pour emmener un idiot loin de la foule et lui trancher la gorge. Ca ne veut pas dire que ça m'enchante.

La robe dans mon sac, je pars avec Syrah, et nous arrivons quelques temps plus tard devant le manoir du Baron Leodos. Grillagé, rempli de gardes, pourvu d'un jardin à la taille ridicule compte tenu du manque d'espace propre à toute cité d'importance (mais qui de toute façon ne vient jamais déranger les riches), je peux difficilement m'y tromper. Tout est luxueux dans la demeure, des haies bien taillées qui viennent border l'allée menant du portail à la bâtisse, au bâtiment en lui-même, capable d'abriter trois familles nombreuses sans peine, aux serviteurs qui parcourent le jardin en long en large et en travers pour contenter les désirs du maître de ces lieux.

Il est encore tôt, et le baron, visiblement, est toujours dans sa demeure, car quelques employés s'affairent à préparer des chevaux, qui ne sont même pas encore sellés. Autrement dit, j'ai sûrement une vingtaine de minutes, au bas mot, avant qu'il ne quitte sa résidence. Syrah, à côté de moi, me demande ce qu'on est censées faire à partir de là. Je hausse brièvement les sourcils avec une moue ennuyée.

« On fait profil bas, pour commencer. Parce que là on a l'air de deux connes avec nos haillons, et le but c'est pas forcément de se faire remarquer. »

Parce qu'en effet, toutes les demeures sont riches dans le coin. En fait, si je m'attendais bien à tomber dans ce genre de quartier, j'ai quelque peu sous-estimé la richesse du baron et de ses voisins. Et la sécurité aussi, d'ailleurs. Je fais signe à la petite de me suivre, et nous nous éloignons pour sortir de la partie la plus bourgeoise du coin, en direction d'un endroit pourvu de ruelles plus étroites et secrètes. Arrivée à destination, je me tourne vers elle et lui fais signe de mettre sa tenue de servante. Le début d'un plan commence à émerger dans mon esprit. Un plan un peu merdique, mais qui aura le mérite (peut-être) de m'aider à approcher le baron. Et à entrer dans sa demeure. Après tout, il paraît qu'il aime les belles femmes... Et il paraît que je suis belle.

Laissant tomber mes vêtements pour les fourrer dans mon sac, j'enfile moi-même la robe que m'a refilé la Gardienne de Nuit, prête à endosser mon rôle. J'en aurais eu besoin plus tôt que prévu. Bon... Je pue un peu pour une noble... Et je n'ai pas de poudre à nez... Non pas que je saurais l'appliquer, de toute façon.

« Envoie le parfum, » fais-je à Syrah.

J'applique le produit pour cacher l'odeur de sueur et de crasse que je dois trimballer, et, la gamine sur les talons, je repars en direction du manoir du baron. Ah, il me faut un nom... Un nom et une origine... Je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis... Merde, merde, merde. C'était quoi déjà... Valmarin ? C'est sur l'île là... Hmm, peut-être un peu proche, faudrait pas qu'il connaisse... C'est quoi l'autre, Arden ? Hmm, risqué aussi... Tout en cherchant un lieu d'origine pour mon personnage factice, je prends bien garde à laisser mes cheveux tomber sur mes oreilles et le long de mes épaules. Parce que je peux difficilement lui dire que je suis elfe, en tous les cas. Alors que j'arrive à proximité de l'entrée, je me décide finalement et approche les gardes, attitude de bourgeoise adoptée et sourire idiot sur le visage.

« Bonjour, » fais-je d'un ton enjoué. « Je suis Anna de Terreblanc... »

Un prénom de bourgeoise Kendrane, un nom de famille de bourgeoise Kendrane, avec en plus la particule pour qu'ils soient bien sûrs que je suis pas une peigne-cul... Si on ajoute le parfum, la tenue de pute – ou de noble ? Enfin dans la plupart des pays c'est du pareil au même – et l'air complètement stupide que j'arbore sur le visage, avec en prime une servante pour me torcher le cul, comme toutes les aristocrates du monde... Bah merde, si je ressemble pas à une bourgeoise, je vois pas ce qu'il faut que je fasse de plus. Minauder ? Acheter des vêtements au prix d'une maison ? Tabasser Syrah parce qu'elle m'a pas dit qu'il y avait un pli sur ma robe ?

« Je viens d'arriver en ville, et... » reprends-je, l'air quelque peu gênée, tout en désignant mon arc, toujours posé sur mon épaule. « La vérité c'est que j'ai entendu dire que Lord Leodos était un excellent chasseur, mais la plupart des hommes de la cité refusent de chasser avec une femme. »

Bon, étant donné la description que j'ai eue du bonhomme, il n'est pas impossible qu'il s'ajoute à ces nobles fictifs qui ont refusé ma compagnie, mais si je pouvais avoir un premier contact avec lui, être présentée, au moins, peut-être arriverais-je à en apprendre plus, à être invitée chez lui pour autre chose qu'une partie de chasse ou encore à le tuer sur le champ et me casser par la fenêtre... Bon, faut peut-être pas rêver. Mais quand bien même cette entrevue ne m'apporterait rien, rien ne m'empêchera de revenir plus tard en me faufilant avec moins de diplomatie, et plus de discrétion. Mais s'il est encore là, je veux en profiter pour faire ce que je ne peux faire sans sa présence : il sera toujours temps de planifier quand il se sera cassé. Je jette un coup d’œil à Syrah, qui malgré sa tenue semble un peu débrailler pour être la suivante d'une noble. Bon je trouverais bien un truc à dire pour expliquer ça.



(((1 032 mots)))

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Merci à Dame Itsvara pour la signature


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 3 Oct 2016 05:47 
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Cromax aussi vif qu'un éclair fondit sur la fiole l'empêchant de tomber et ainsi de le pulvériser et d'envoyer Hrist en vol plané jusqu'à la maison de Frouillot. Cèles se détendit un coup mais s'en alla bouder, parce qu'elle estimait qu'il ne fallait pas exagérer. Il l'observa un temps et lui demanda quels étaient ses effets.

Hrist lui adressa un regard étonné. Avait-il posé la question sérieusement ? Elle commençait à douter d'avoir dit qu'il s'agissait là d'une bombe mais ne rata pas l'occasion de lui envoyer une petite moquerie.

" Tu es donc innocent à ce point là ? " Dit-elle, détournant le regard pour se concentrer sur les petites fioles qu'elle alignait parfaitement sur la table de bois. Elle allait entamer sa réponse que Cromax fit un geste qui provoqua un ricanement de la part de Cèles, il venait de la lui relancer soudainement. Elle parvint bien sûr à la retenir mais préféra la ranger avant que la chambre, déjà un enfer de plumes, ne finisse en cendres.
" Une fois convenablement préparée, elle provoque ce qu'on appelle une explosion. Une réaction chimique très rapide amorcée par des composants. Plus les composants réagissent vite entre eux, plus le souffle de l'explosion sera puissant. Elle va créer un souffle de feu emportant avec elle une énergie si forte qu'on peut en mourir même sans être dans... Et bien... " Elle chercha le mot de la fin, quelque chose qui pourrait bien convenir à la situation.

" Lors de ton voyage à Oranan, tu as sans doute vu leurs feux d'artifices ? Et bien c'est comme ça. En moins festif. Enfin, sauf pour moi bien sûr. "

Cromax expliqua à Hrist que son plan avait quelque peu changé, le jeune Carminiran-quelque chose avait finalement eu une assez bonne bouille et un caractère assez niais pour que Cromax décide qu'il serait mieux ailleurs qu'ici. A savoir, ambassadeur d'Eden. En effet, persuadé que le jeune Noble serait ravi d'explorer des contrées inconnues et merveilleuses en échange de quoi, il oublierait simplement de convoiter le trône.

Hrist resta l'observer silencieuse, le temps qu'il termine et secoua doucement la tête de désapprobation.

" Cromax... Tu... Enfin. Tu sais qu'on ne vient pas d'Eden. N'est-ce pas ? Alors je pense que promettre à ce jeune garçon un poste qui n'existe pas est plutôt... Non ? Vraiment ? Parce que je crois qu'il... Tu sais quoi ? Laisse, je m'occupe de son cas. Toi tu pourras enquêter à ta guise sur Hascan, La Régente et Léodos, assure toi de savoir quelles fleurs il veut sur sa tombe ainsi que son épitaphe, parce que il y a de bonnes chances que ses derniers mots ressemblent à Aaaaargeeeuueuh... Graaaalrd. Glarg. Beurk. "

Avait-elle fait avec une grimace enfantine avant de ricaner doucement, ravie de sa blague. " Alors, Léodos par poison... Catamaran par... J'en sais rien encore. Je suppose que tu vas me demander quelque chose de propre donc je pensais à l'étouffer. Ou le tuer avec l'aiguille. Ca, ça ne laisse quasiment pas de trace. "

Elle savait que ça provoquerait une résistance chez Cromax, s'il le pouvait, il rassemblerait tous ces nobles et ces prétendants ennuyeux autour d'une table et organiserait des conversations politiques. Hrist elle aurait fichu la moité au cachot, l'autre dans le caniveau et aurait laissé la Régente sur place, femme ou pas femme, quiconque protestant se retrouvant empalé, il n'y aurait pas eu beaucoup de Nobles vindicatifs...

" Je n'ai pas eu de mal à avoir ce poison. Je l'ai acheté à un alchimiste de la pègre, Pureté semble les avoir déjà rencontrés sérieusement, elle travaille pour eux de ce que j'ai pu voir. Aucune de nos couvertures n'a été compromise dans la rencontre. "

Elle souriait face au ridicule de la situation. Il fallait reconnaitre qu'il y avait matière à rire, ils se trouvaient dans la plus grande ville de ce monde et sur qui elle tombe le soir même, la compagne de voyage. Enfin, c'était un heureux hasard qui vaudrait à la jeune demi-elfe une gifle phénoménale lors de leurs retrouvailles, sans plus de conséquences.

" Je n'ai pas revu Faëllis, je ne suis même pas retournée à l'auberge où je lui avais loué une chambre pour pouvoir le retrouver. J'ai préféré faire au plus vite."


Son regard cependant se fit plus concerné lorsqu'il mentionna la Reine des Sylphes et une Lutine du nom de Guasina. Ce nom ne lui était pas inconnu mais elle ne savait pas par où commencer.

" Comment ça ? La Reine est ici ? Ca aussi ça fait partie du plan ? "

Elle préféra oublier de préciser qu'elle avait rencontré une petite créature dissimulée qui avait usé de magie pour disparaître. La coincidence aurait été trop abrutissante, d'abord Pureté et ensuite Guasina ? Le hasard ne pouvait pas être aussi moqueur, elle devait certainement faire erreur et il n'y avait rien dans ce sous sol, peut-être que c'était le choc ou la fatigue qui avait fait cette hallucination... Elle même n'y croyait pas.
" J'ai utilisé mon pendentif pour revenir. Et toi aussi, non ? "

Dit-elle, sentant qu'elle avait passé trop de temps à réfléchir en silence, comme pour changer de sujet et faire oublier qu'elle avait probablement croisé le chemin de cette Guasina... Voici. Ses souvenirs revenaient peu à peu. Extirpés d'une fosse oubliée de sa mémoire. Guasina, petite lutine. Alors comme ça, elle n'était donc pas morte.

" Communiquer serait un plus oui... On... On pourrait également savoir si quelqu'un s'en est servi dernièrement ? "

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 7 Oct 2016 02:35 
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Hrist m’explique, comme à un enfant, ce que sont les bombes et quels sont leurs effets. Peu coutumier de ce type d’armes, j’en ignorais effectivement jusqu’à l’existence, avant qu’elle ne m’en apprenne plus. Une explosion dévastant tout sur son passage dans un déluge de flammes. Rien de bien positif en soi, en somme. La force brute sans aucune finesse. Le chaos, sans autre nom. Je m’avoue sans peine méconnaitre le sujet, précisant tout de même :

« Mes rares séjours en la cité ynorienne ne m’ont pas laissé le loisir d’observer de telles choses. Aussi ne connaissais-je pas l’existence de ces bombes. Cela ressemble fort à de la magie, en vérité. »

Un aveu de faiblesse ? Non. Je ne peux tout connaître, quand bien même viens-je d’être fait semi-divin par Yuimen en personne. Après l’exposition de mon plan, la sombre grise observe un instant de silence, avant de finalement répondre. Et ses mots sont… hors de propos. Méjugeant mes conclusions et faisant fi de mes paroles. Elle me parle comme à un gosse qui n’aurait pas le sens des responsabilités, arguant que puisqu’Eden n’existe pas, Camiran doit tout de même mourir, de sa main pendant que je me chargerais de Leodos et Hascan. D’une enquête à leur propos, en tout cas. Et sans attendre mon approbation, elle évoque déjà la manière qu’elle aura de mettre fin aux jours du jeune premier idéaliste et rêveur, un peu benêt sans doute, mais pas méchant pour un sou, et encombrant moins encore. Je fronce les sourcils et serre les poings devant un tel manque de respect envers la vie d’autrui. N’a-t-elle donc pas de cœur ? N’a-t-elle donc pas de cervelle, non plus ? Car si les deux meurent subitement maintenant, à l’aube de leur accès probable au trône, les soupçons se retourneront directement sur Hascan, si nous ne nous sommes pas fait découvrir pour l’instant.

Je reste pour l’instant muré dans le silence, mais ma mine fermée et grave signifie déjà beaucoup : je ne cautionne pas ses paroles. Pas du tout. Par chance, elle change de sujet et me donne le temps de préparer me réponse, sans doute rude à son propos, mais mesurée, au moins, grâce à ce temps de réflexion. Ainsi, j’apprends qu’elle n’a pas recroisé Faëlis. Le manque de rumeur concernant la venue d’un tel personnage au palais signifie qu’il a compris le message et s’est sans doute déporté vers une autre destination, ou d’autres projets directs que la situation politique précaire d’Illyria. Peut-être, de son côté, a-t-il avancé sur le drainage des fluides magiques. Elle affirme cependant avoir été en contact avec Pureté, qui serait entrée en contact avec la pègre locale et aurait infiltré ses bords. Bien, c’est une bonne chose que d’avoir un allié s’occupant de la partie sombre et cachée de la cité. Quelqu’un qui, je l’espère, contrairement à Hrist, ne mettra pas en péril mes projets par simple et brutale soif de sang.

Elle s’étonne ensuite d’apprendre que j’ai parlé à la Reine, s’inquiétant de savoir si elle se trouve à Illyria, et si tout ça est prévu. Elle évoque l’hypothèse de l’utilisation du Pendant d’Uraj pour le voyage que j’aurais pu faire, et me questionne sur les utilisations éventuelles de ces derniers artefacts. Je soupire en secouant la tête, un peu défait.

« Comment le saurais-je ? J’ignore même si cette communication mutuelle sera possible. Yuralria y travaille, mais j’ignore quand et comment ça nous sera transmis. Quant à mon retour ici et mon entrevue avec la Reine, non, rien de tout cela. Elle n’est pas à Illyria, et je n’ai pas usé des pouvoirs de ce pendentif. Tu ne sais pas tout de moi, Hrist, tout comme j’ignore une bonne partie de tes œuvres sombres. Et il est des secrets que je ne peux révéler présentement. »

Un manque de confiance, peut-être ? Très certainement. La dame noire est fourbe et malveillante. Pas le genre de personne à qui l’on confierait de lourds secrets, sous peine de les voir retournés contre soi-même, par chantage ou menace pure. Je poursuis néanmoins, raffermissant le ton de ma voix pour qu’il soit sévère et inflexible.

« Quant à Camiran, tu n’en toucheras pas un cheveu. Il restera en vie. Qu’importe Eden ou Yuimen pour lui, il ne connait ni l’un ni l’autre. Il rêve de voyages et de nouveaux paysages. Il rêve de magie. Et ça, nous pouvons lui offrir. Il n’est plus un obstacle, d’aucune sorte. Il peut même se révéler être une aide précieuse dans le domaine de la diplomatie entre les Hommes et les Elémentaires. Est-ce bien clair ? Je considèrerai toute transgression à ces paroles comme une trahison pure et simple. »

Je dégaine aussitôt ma rapière de l’ombre pour en menacer ouvertement mon « épouse », la pointant vers sa gorge de manière équivoque pour clôturer d’un ton sombre :

« Et je n’apprécie pas du tout, du tout les traîtres. »

Je soutiens son regard, sans rien rajouter, sans baisser mon arme, attendant pour ce faire d’avoir son assentiment. La reine du meurtre reconnait-elle une menace mortelle, lorsqu’elle la voit ? Si elle me trompe, si elle me trahit, je n’aurai aucune pitié pour elle. Et rien ne saura m’empêcher de la traquer pour lui arracher la vie avant qu’elle ne commette d’autres exactions compromettant notre mission en ce monde.

[893 mots. Total : 1691 mots.]

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Sam 8 Oct 2016 21:01 
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Visiblement Cromax était un personnage terriblement ennuyeux. Hrist observait sa mine déconfite et ses yeux étonnés tandis qu'il secouait la tête comme pour chasser les idées néfastes qu'elle venait de lui adresser. Il avait beau dire que Camiran n'était plus une menace, un obstacle, mais qu'il se contenterait bien de Yuimen, incapable de faire la différence entre Eden et leur monde. C'était peut-être vrai si on mettait de côté la technologie Elfe qui n'était pas omniprésente dans la plupart des villes de Yuimen si on faisait abstraction des Aynores les reliants, mais pour apprécier des villes d'hommes aux bas-fonds glauques et des cabanes de bouse donnant sur des champs de blé aux récoltes moisies, des granges où pourrissent des sacs d'haricots et de blé sous un déluge de pluie... Pour ça, inutile d'aller si loin. Cromax avait fantasmé son monde, celui d'Eden et Elysian. Hrist se demandait si elle parviendrait à le ramener à la raison.

Il commença à s'emballer de nouveau, mettant un point d'honneur à le laisser en vie sans quoi il la considérerait comme traître. Puis, ponctuant ses élans d'honneur et de bienveillance il tira sa rapière démoniaque dont il glissa la pointe glacée sous la gorge de la femme, toujours assise.

Elle observa interloquée le spectacle, cherchant dans son regard s'il plaisantait ou s'il était définitivement si peu enclin à montrer un peu d'infamie.

Faute de trouver la raison de ce cirque, elle éclata de rire faisait ouvertement fi du sérieux qu'il lui affichait. S'attendait-il réellement à ce qu'elle s'excuse ou qu'elle se soumette ? Il aurait pu faire preuve de plus de clarté en indiquant ses plans mais puisqu'il essayait d'imposer sa volonté sans faire plus d'explications, Hrist eut alors l'intention de lui offrir une petite leçon d'infamie.

De sa main, elle attrapa la lame tranchante de l'épée de Cromax et l'appliqua encore plus sur sa gorge. Entre ses doigts, une sensation de chaleur se fit sentir. La peau venait de se couper sous la pression de ce fil glacé et acéré, laissant passer un filet de sang écarlate se glisser sur le métal assoiffé. La pointe de l'arme qu'elle dirigeait à son cou de cygne entailla doucement la peau blanche déjà signée d'une antique cicatrice. La douleur commençait à lui pincer les nerfs mais au lieu d'en grimacer, elle en riait toujours. Alimentée d'une sévère pulsion d'adrénaline, la femme sentait déjà le métal ouvrir sa peau et le sang couler vers sa poitrine.

" Alors Cromax... Seigneur de l'Ombre. Qui crois-tu impressionner avec tes grands airs. Tu sembles oublier à qui notre allégeance appartient et si tu avais été moins avare en renseignements, je n'aurai pas à prendre moi même des décisions. Qui portera le chapeau de la mort de Léodos alors ? Ca aussi, tu comptes le garder pour toi où je dois menacer la vie de quelqu'un d'autre pour te faire entendre raison ? "

Ses yeux rieurs prirent une autre lueur, bien plus froide. Son regard avait beau avoir cette magnifique et envoutante leur violette, il n'avait jamais cependant perdu tout éclat de vie et de bienveillance. Illuminé à la simple lueur de quelques chandelles fantomatiques dansant au gré du vent, cet étrange cinéma prit des proportions odieuses. L'homme menaçait sa femme et celle-ci, moqueuse, allait lui faire comprendre que son manège était voué à s'arrêter.

" Tu ne sembles pas comprendre que nous sommes pareils. Nous allons tous deux jusqu'au bout des choses. Il n'y a que la méthode qui change, Cromax. Tu as dégainé ton arme maintenant, tueras-tu ton épouse ici même ? Vas-tu achever tes plans ? Est-ce que tu te rends compte que ton comportement est encore plus destructeur que le mien... Si tu m'avais simplement demandé d'épargner Carmimachin sans te montrer aussi stupide, je l'aurai fait volontiers car ma mission est de t'assister et ça, je ne peux pas le faire si tu as des secrets. Aussi sombres soient-ils. "

Ses lèvres grimacèrent et elle lui cracha une remarque acerbe au visage.
" Misérable petit puceau de l'infamie."

(" Je sens que ça promet des aventures heureuses c't'histoire. ")
(" Il comprendra bien qu'il a besoin de moi pour faire ce que son cinéma lui interdit de faire. ")
(" Et s'il décide de te tuer ? ")
(" Bof. Ca ne sera qu'une troisième mort. Et comme j'ai plus d'humour que lui, je reviendrais tuer tous les aventuriers de Yuimen et j'emporterai moi même ce monde dans un hiver de tourmente qui donnera à ce drainage l'air d'être un beau matin d'été. ")

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Dim 9 Oct 2016 18:50 
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Illyria – Chez Frouillot

    - Et bah mon colon, c’est vrai qu’ça parle ! Et c’est qu’ça s’arrête pas en plus de ça. P’têtre que mon petit brouillard n’était pas assez chargé, en fin de compte…

    Ainsi répondit Frouillot aux paroles de Guasina, sa voix toujours fort bourrue. Il lança un regard critique aux enfants, puis à la lutine avant de leur dire :

    - Bon, les chiards, laissez-moi avec votre jouet, on a à parler, elle et moi. Aller, détalez ou j’vous fais avaler des vers !

    Les gamins le regardèrent un instant avec peur, ne sachant pas s’ils devaient le prendre au sérieux, avant de regarder Guasina, de la saluer en lui disant qu’ils traineraient à l’endroit où elle les avait trouvés si elle avait besoin d’eux avant de détaler comme de petits lapins, sans demander leur reste.

    Il tourna ensuite ses yeux sur la lutine, avec, dedans, la sombre promesse qu’il ne croyait pas tout ce que disait la lutine. Il se plaça devant elle, les bras croisés, le regard dur et pensif.

    - J’ai bien quelques p’tites tâches qui pourraient être faites par un être aussi p’tit qu’toi et dont j’aurais bien besoin, pour qu’tu m’paies mes services qui sont jamais gratuits. Dis-moi quand tu s’ras assez r’mise, pour que j’t’indique cette tâche. Mais avant, dis-moi de quel foutoir tu viens, p’tite chose. J’ai jamais vu des trucs comme toi à Illyria. Ça respire, ça babille et ça ressemble à un humain, mais en miniature. Pour t’répondre, nan, j’suis pas l’grand-père des gamins, j’suis l’alchimiste Frouillot, Mâchefer de son état.


Illyria – Manoir de Leodos

    Les deux gardes se regardèrent, regardèrent Leykhsa, sa suivante, puis se regardèrent de nouveau avant de hausser les épaules. Ils se gardèrent bien, cependant, de regarder sa poitrine, préférant la regarder dans les yeux ou regarder le sol. Visiblement, ils ne considéraient pas Leykhsa comme étant une menace potentielle pour leur maître. Du moins acceptèrent-ils de la laisser entrer dans le manoir, mais l’un d’eux l’accompagna en lui faisant signe de la suivre.

    Il l’accompagna jusqu’au bout du jardin où il s’enquit auprès d’un serviteur où se trouvait le Seigneur Leodos. Le jeune homme lui indiqua qu’il était encore dans le manoir. Le garde acquiesça et fit signe à la jeune femme et sa servante de le suivre encore, jusqu’à l’intérieur du manoir. Ce dernier, comme on pouvait s’y attendre, était luxueux et regorgeait de bibelots et de trophées de chasse. Le garde les emmena jusqu’à une salle d’attente où il leur demanda de patienter quelques instants avant d’aller prévenir le baron de leur arrivée. Le garde revint quelques instants plus tard pour les emmener dans un nouveau salon. Ce dernier était chaleureux, occupé par un gigantesque âtre dans lequel brûlait un feu. Plusieurs trophées se trouvaient encore ici, y compris une tête de cerf aux ramures gigantesques. Leodos se trouvait nonchalamment assis sur un canapé devant une table basse entourée de différents fauteuils. Lorsqu’il avisa de la présence de Leykhsa, il la regarda de pied en cape avant de sourire. Un sourire prédateur. L’homme lui-même était vêtu d’habits de chasse, assurément riches et le montrant sans peine, des vêtements qui mettaient sa musculature en avant.

    Image


    - Approchez donc, Ma Dame. Dites-moi, que puis-je avoir l’honneur de faire pour vous ? Il ne me semble pas avoir encore eu l’occasion de poser les yeux sur votre si joli visage, dit-il avec aise, comme s'il avait l'habitude de traiter avec de nouvelles têtes.


[Hrist – xp : xp quand je pourrai vous màj ;
Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (mensonges par omission), 0,5 (longueur);
Leykhsa – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (arrivée masquée), 1 (longueur) ;
Cromax – xp : xp quand je pourrai vous màj]


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Lun 10 Oct 2016 15:57 
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La réaction de ma menace tout à fait sérieuse à l’encontre de la grise ne tarde pas à éclater, alors qu’elle agrippe ouvertement la lame de ma rapière de sa main nue, s’écorchant au passage sur le métal tranchant, et amenant la pointe de l’arme plus près encore de sa gorge, qui se secoue de spasmes rieurs alors qu’elle éclate de rire. Sans résister, je la laisse faire, maintenant toutefois une prise ferme sur la fusée de l’arme. Ma mine est fermée, sévère, et ses rires me déplaisent au plus haut point, tout comme les paroles qui suivent, dans sa bouche pleine de fiel. Elle m’insulte, affirme n’être pas impressionnée par moi. Elle me rappelle notre allégeance. La sienne, en l’occurrence, n’étant pour ma part qu’allié à Oaxaca, sans être sous sa coupe. Elle affirme, mais j’ai du mal à la croire, qu’elle n’aurait pas dû prendre de décision si j’avais été assez clair sur mes propositions d’action.

Elle s’inquiète, subitement, de faire porter la culpabilité du meurtre de Leodos à quelqu’un, alors qu’elle-même prévoyait de massacrer Camiran, le suspect initial de notre plan, aujourd’hui mis à mal par mon enquête. Son raisonnement n’a aucune sorte de logique. Elle veut tuer, répandre le sang, sans considérer les conséquences de ses actes. Cette femme est complètement givrée. Sanglante et incontrôlable. Un boulet à traîner, un obstacle face à cette montagne déjà si rude à gravir que les soucis d’Elysian.

Son rire cesse néanmoins, et la lueur de ses yeux d’améthyste se fait plus froide, glacée. Elle affirme une fois de plus que nous sommes tous deux pareils, allant au bout des choses. Et si elle n’a pas tort sur la conclusion, la pensée qui l’y a amenée est erronée : je n’ai rien à voir avec cette psychopathe. Je ne fais pas le mal par pur plaisir, je ne le fais que lorsqu’il est nécessaire, que lorsqu’il offre un outil pratique pour arriver à mes fins. Elle tente de me troubler, de me déstabiliser, jouant la carte de la provocation, mais ça ne prend pas. Pas avec moi. Je ne mords pas à son hameçon empoisonné. Aussi, lorsqu’elle m’insulte de nouveau tout en me demandant de lui révéler mes secrets, je sens la colère gonfler en moi, la hargne serrer ma mâchoire et faire frémir ma nuque de petits picotements. Elle veut jouer ? Hé bien soit, jouons. Sans attendre, je prends instantanément sa propre apparence, la scrutant avec ses propres yeux violacés, avec son même air de dédain assuré. Et avec sa voix que je m’exclame, délogeant violemment ma lame de ses mains, sans considération pour ses doigts, certainement meurtris sévèrement par mon geste brusque :

« Idiote ! Tu ne sais rien de moi, ou de qui je suis. Je ne prête allégeance à rien ni personne. Seigneur Sombre je suis, oui, mais bien plus libre que les Treize âmes damnées de la Reine Noire. Bien plus libre que tes maîtres, qui te soumettent. Si tu n’es pas capable de fomenter un crime sans que l’on te suspecte, craignant pour ta sécurité, c’est que tu es une bien piètre assassine. Moi, je peux faire porter le chapeau à qui bon me semble, sans le moindre souci. »

Je change une nouvelle fois d’apparence, arborant d’abord celle de Faëlis, puis celle de Aaria’Weïla, et enfin, celle de Camiran. Je la toise tout en essuyant ma lame sur le revers de ma besace, pour la rengainer.

« Camiran restera vivant parce que je l’ai décidé. Et qu’il sera tout aussi bon diplomate sur Yuimen qu’il ne l’aurait été sur Eden. Même lui serait assez logique pour préférer notre terre natale à un monde n’existant plus, détruit de l’intérieur. Mais peut-être trouves-tu des excuses parce que tu ne te sens pas capable de faire ce que je te demande, tuer Leodos. Es-tu si faible, si inutile, pour te retourner ainsi contre moi ? »

Je reprends ma forme elfique, l’air grave, concluant la situation :

« Tu iras tuer Leodos, de la manière qui te semblera la plus opportune. Et moi je m’assurerai des arrières de Camiran tout en enquêtant sur Hascan. Une fois cela réglé, et parce que je suis magnanime, je te laisserai tuer toi-même le Roi, si ça te chante. Mais d’ici là, tu t’abstiendras de tout meurtre supplémentaires sur des personnes qui peuvent avoir leur importance. J’espère être clair. »

Je la lorgne avec mépris et défi. Puis, je précise, puisqu’elle veut connaître mes secrets.

« Ne te défile pas, tueuse. Je suis désormais de la même essence divine que ténébreuse Oaxaca. Si tu me trahis, tu brûleras. »



    [771 mots. Total : 2462]

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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 13 Oct 2016 02:11 
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Payer ses dettes


Lorsque j’eus terminé mes explications, le vieil homme se fit un commentaire à voix haute qui me rendit perplexe.

(Son petit brouillard, pas assez chargé… j’étais sous sa maison…)

S’agissait-il de l’empoisonneur ? Et les bruits de pas ? Je ne voulais pas passer aux conclusions trop vite. Je gardai donc cette information dans un petit recoin de ma mémoire, prête à y recourir le moment venu.

Lorsque d’une voix renfrognée, il renvoya les enfants sans ménagement, je l’observai plus attentivement. En fait, je m’intéressais surtout à son aura. Possédant cette aptitude depuis peu, je n’étais pas encore experte dans la matière, mais je me fiais à mon instinct, et il ne dégageait aucune agressivité ou violence, pour le moment.

Les enfants intimidés par l’homme au visage peu avenant hésitèrent un moment, puis me jetèrent un coup d’œil.

Pour les rassurer, je leur piquai un petit clin d’œil et malgré le brouillard qui hantait encore ma tête, je fis un effort pour leur sourire. Ils m’indiquèrent que je les trouverais au même endroit.

« D’accord, j’irai vous voir si peu, dès que j’aurai payé ma dette. »

Puis, le vieillard, non dupe, se plaça devant moi, les bras croisés, le regard dur qui me faisait penser à celui de ma grand-mère lorsqu’elle n’était pas convaincue de la véracité de l’histoire que l’on venait de lui raconter. Mais je vouais une confiance aveugle en ma grand-mère, ce qui n’était pas le cas de cet inconnu, bien qu’il m’ait sauvé la vie. Il se nommait Frouillot et était alchimiste de métier. Les enfants avaient dû vaincre leur crainte afin de m’emmener vers celui qu’ils croyaient le plus compétent pour me soigner.

(Braves petits !)

Frouillot accepta mon offre de lui payer en effectuant de menus travaux pour lui, spécifiant qu’ils n’offraient jamais ses services gratuitement. Était-ce de ma part, un préjugé par rapport à son allure ? Mais sa réponse de m’étonna nullement. Malgré son air bourru, il me laissa le temps de me reposer, lui demandant de me prévenir lorsque je serai assez remise.

Cependant, ma présence dans cette ville l’intriguait, il voulait savoir d’où je venais, il n’avait jamais vu des êtres de mon acabit dans sa cité. Je me devais de lui répondre, tout en restant prudente.

Après quelques efforts, je pris la position debout, et en profitai pour mieux regarder, discrètement, la pièce dans laquelle je me trouvais, puis la tête légèrement penchée sur le côté gauche, j’entrepris d’éclairer sa lanterne.

« Je vous dois bien sûr des explications, monsieur. Je suis une lutine. Et vous avez raison, nous ne sommes pas nombreux sur Illyria, je me demande bien si je ne suis pas la seule. Si ce n’est pas le cas, les autres se cachent drôlement bien. Comme tous les lutins, je suis dotée d’une curiosité sans borne, ainsi à dos de mon choucas, je me suis rendue ici à Illyria. S’il n’y a pas de lutins sur Illyria, il en est autrement sur Elysian. Mais je ne peux dévoiler l’endroit où se trouvent mes semblables, afin de les protéger et de ne pas mettre leur vie en danger. »

Ma tête me faisait encore mal, mais je sentais la douleur se dissiper lentement.

« Accordez-moi encore quelques minutes et je pourrai effectuer cette tâche afin de payer ma dette. Mais d’ici là, vous pourriez m’expliquer en quoi elle consistera. »

(((565 mots- Guasina debout sur la table, observe discrètement et avec attention, la pièce dans laquelle elle se trouve, à l’affût de tout ce qui pourrait lui être utile )))

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Guasina, protectrice d'âme


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Jeu 13 Oct 2016 22:39 
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Localisation: Derrière Cromax
Cromax vit rouge à ses propos. La colère le gagnait, il était certainement bon dans le cinéma et les approches en fanfare mais pas pour cacher ce qu'il ressentait, ses yeux ne savaient trahir et la colère noua sa mâchoire et ses traits se firent plus durs encore. La provocation de Hrist avait au moins l'avantage de délier un peu sa langue. Mais il avait probablement un coup d'avance dans son spectacle puisque soudainement, ses traits changèrent, se fondirent, perdant en taille et en largeur pour adopter une forme plus gracile et légère, un portrait identique, un reflet de miroir.

Il venait de prendre les traits de la Murène qui, ouvrant de grands yeux, avait tout imaginé de sa part sauf ça. Il arracha de ses doigts la lame déjà ensanglantée, lésant la grippe de Hrist au passage. La douleur perça mais la jeune femme parvint à contenir une grimace, ayant connu bien pire.

Cromax encore une fois, snobant la sobriété se montra au moins tout aussi insultant qu'elle ne le fut à son égard, lui lançant au visage qu'elle n'était peut être pas à la hauteur tandis que lui pouvait faire son travail sans problème, Hrist eut un petit sourire amusé, se disant que ça, elle attendait toujours de le voir, qu'en attendant, c'était à elle de faire ses basses besognes.

Les traits de Hrist se changèrent de nouveau pour adopter une forme toujours en finesse, plus masculine quoique... Celle de Faëlis, cet elfe désinfecté que Hrist espérait ne jamais revoir. Puis celle de la Reine des Sylphes, puis avant même de savoir si l'illusion était parfaite, celle de Camiran que Hrist reconnu également sans trop de problème.

(" Et bien... ")
(" C'est dangereux ça, il pourrait se faire passer pour moi sans problème et me faire porter le chapeau... Remarque, avec un don pareil, moi aussi je peux faire porter le chapeau de mes crimes à qui je veux. ")

Cromax continuait à être avare dans ses secrets mais donna quelques précieuses informations comme quoi il souhaitait voir Camiran en ambassadeur sur Yuimen, persuadé que ça serait là un excellent diplomate. Hrist n'en était pas si sûre. Camiran lui rappelait trop Faëlis et si il connaissait le même accueil sur Yuimen que Faëlis sur Elysian, on aurait tôt fait de trouver sa carcasse blondinette dans un caniveau couvert de mouche et le fondement en choux-fleur encore fumant...

Mais ça, c'était son problème. Si Cromax faisait capoter le plan à vouloir épargner tout ce qui a une bonne bouille, c'était aussi son problème. Ce monde là ou un autre, Hrist n'y avait pas vraiment d'intérêt. Il lui demanda si elle ne se sentait pas capable tuer Léodos, chose qui ne la surprenait pas vraiment, il n'avait pas l'air très adroit en provocation, là où elle le faisait virer au rouge, Cromax lui accrochait un sourire presque narquois au visage. Elle comprit aussi qu'il n'avait pas une grande connaissance des poisons, il y avait devant lui de quoi assassiner une tablée entière, Roi, Reine, Régente, Dauphin, Diplomates, Nobles, Trésoriers, Chambellans et il en resterait même pour creuser une garnison de gardes, valets et écuyers. Si elle le voulait au dîner, tous tomberaient et le trône de cette grande cité serait vacant.

Mais Cromax n'avait peut-être pas assez de connaissance en matière de poison pour estimer que la dose était trop importante pour une seule et unique personne. A vrai dire, Hrist se souvint qu'il avait grimacé un jour où elle lui avait parlé des poisons, il ne devait pas aimer ça. Il avait d'ailleurs tout l'air d'être le joyeux pédant à donner une gifle du revers du gants et ordonner témoin au petit matin.

Elle ne lui répondit rien, pas même lorsqu'il lui dit, grand Seigneur qu'il était, qu'elle pourrait tuer le Roi lui même si ça lui faisait plaisir. A dire vrai, la femme ne comprenait pas vraiment.
(" Alors je peux pas tuer Camiranmachin pour éviter qu'on soit suspecté, mais le roi j'ai le droit... ")
(" Comprend rien de ce qu'il dégoise. Il doit être énervé. ")
(" Et puis 'franchement. Si Catamaran est si malléable que ça, autant lui coller les miches sur le trônes et ça ferait un bon appui pour le commerce. Déjà.")
(" Oui mais si on peut le manipuler, d'autres le pourront aussi. ")
(" Comme Valmarin ? On lui offre un nouveau monde, je vois pas ce que les autres cités auront de mieux à offrir. Et si Valmarin n'est pas d'accord, on fout le feu à la famille Royale et on pend les restes à la fenêtre du château. Généralement ça marche bien. ")

Elle fit une petite moue boudeuse de ses lèvres, il était trop énervé et montait sur ses grands chevaux pour qu'elle lui réponde avec davantage de provocation, même si l'envie ne manquait pas.
(" Donc si je comprends bien, on ne tue pas Léodos pendant le repas ? ")
(" Pourquoi pas, il a bien dit comme ça m'arrangeait. Il doit croire qu'un meurtre se prépare en deux minutes. Mais si on ne doit pas me reconnaître ni nous suspecter, il faudra bien plus de préparations que ça, comme quoi il ne pense pas à tout.
")

(" En même temps, on ne change pas un plan à la dernière minute. On a déjà perdu pas mal de temps, toi à chercher les poisons et lui à enquêter. Une fois qu'il aura fait ses recherches sur Hascan, il pourrait encore changer de plan et faudra ENCORE s'adapter à ses souhaits. Il a pas justement dit que les autres généraux te soumettaient ? Il croit faire quoi ce grand cornichon métamorphe avec ses grands airs.") Acheva-t-elle en ricanant.

Hrist délia enfin sa langue et avança d'un pas, envoyant son regard dans celui de Cromax l'espace de quelques secondes. Ainsi était-il de la même essence qu'Oaxaca ? Elle en doutait fortement, la Reine Noire n'aurait pas eu autant de remords et de retenue sur l'élimination de ceux qui s'opposaient à elle. Et pire encore, elle n'avait jamais travaillé avec un supérieur qui n'avait pas confiance en elle et qui ne réalisait pas qu'elle ne s'opposait pas à lui, mais que c'était l'inverse. Xenair avait envoyé sa tueuse la plus prolifique lui prêter main forte et voilà que Cromax essayait de mettre une muselière à la Murène. (" On chasse pas le bouloum avec une hallebarde... C'est dommage de gâcher les talents pour jouer à l'épouse discrète. ")

" Je ne m'oppose pas à toi, c'est regrettable que tu sois incapable de voir qui sont tes alliés ici. N'oublie pas que j'ai signé de mon sang notre pacte, et tant pis si tu ne me crois pas à la hauteur, c'est vrai, Xenair aurait envoyé n'importe qui pour te prêter main forte... Qui sait, si ça se trouve je suis novice. Une touriste, c'est ça. Je visitais Omyre et j'ai répondu un peu naïvement à l'appel d'un grand type en turban. Et me voilà. "

Elle ricana et passa derrière Cromax, récupérant de sa main ensanglantée deux coupes dans lesquelles elle servit un vin rouge et parfumé.
" Tu as des tours intéressants, ça je te l'accorde, Seigneur de l'Ombre, mais tu sembles oublier ou ne pas te rendre compte que jusqu'à présent, je n'ai pas levé la main sur quiconque. Pas même celui qui m'a vendu le poison alors que je pouvais parfaitement couvrir mes traces... Et non. Dans l'intérêt de ce plan je ne l'ai pas fait. "
(" Heu... De mémoire c'est pas exactement comme ça que ça s'est pass..")
(" Ta gueule. ")

Elle lui tendit une couple pleine de vin, le calice sanguinolent de sa main encore lésée par le métal tranchant de sa rapière.

" Camiran vit. Léodos meurt... Mais qui porte le chapeau ? Si je dois tuer un noble sans me faire reconnaître, je vais avoir besoin d'un minimum de préparation. Sinon je le ferais au dîner, comme convenu plus tôt avec le poison. Au moins pour ça, j'ai ce qu'il faut. Quant au Roi... Il va bien se débrouiller tout seul, ton enquête n'est pas terminée, tu auras peut-être besoin de lui encore en vie le temps d'affiner les détails, admettons que tu trouves quelque chose de... Troublant chez le prétendant légitime... Ca serait dommage de faire bousculer les choses. " Acheva-t-elle en buvant une gorgée de vin, attendant les derniers détails que Cromax voudrait bien lui dispenser.

(" Je vais vraiment devoir garder un oeil sur lui. Et aussi me trouver une assurance solide. Pourquoi pas la Reine ou encore Dupoisson, il avait l'air de bien l'aimer celle-ci.")


------------
1400/

3500 mots au total

_________________
La petite ombre de la Mort à Elysian.

Alors, j'ai établi ma couche dans les charniers,
Au milieu des cercueils,
Où la Mort Noire tient le registre des trophées qu'elle a conquis.


Némésis d'Heartless


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 Sujet du message: Re: Illyria - Cité des Hommes
MessagePosté: Ven 14 Oct 2016 21:56 
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Illyria – Chez Frouillot

    Frouillot, aux paroles de Guasina, croisa les bras en s’adossant à un meuble et la toisa d’un œil torve et critique.

    - Et qu’est-ce qu’ça vient faire dans not’cité, une lutine ? Ta tâche va être d’aller récupérer des ingrédients alchimiques très rares dans un endroit où, moi, j’peux pas aller, alors que ta p’tite taille s’ra parfaite .

    Les observations de Guasina lui apprirent qu’en effet, il devait y avoir un monceau de choses qui pourraient lui être utiles dans la pièce, si seulement elle avait la moindre idée de comment les utiliser. En effet, les murs étaient remplis d’étagères elles-mêmes remplies de bocaux divers, de toutes les tailles et de toutes les formes, avec des contenants aussi divers que variés, allant du liquide complètement transparent à une mélasse légèrement luminescente en passant par celles qui semblaient bouger toutes seules. Il y avait également une table sur laquelle trônait une multitude d’outils visant à faire des mélanges d’alchimie. Il y avait également plusieurs outils, comme les lunettes, des gants épais en cuir, qui semblaient indiquer que ce qui se trouvait dans les bocaux pouvait être très, très dangereux.


[Guasina – xp : 0,5 (introspection), 0,5 (mensonges par omission), 0,5 (longueur)]


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